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Lutte contre les fake news ou censure d’État?

Ces derniers temps, on ne cesse de nous rebattre les oreilles du danger que les «fake news» (c’est-à-dire les fausses nouvelles, en français plus usuel !) feraient courir à la démocratie.

Tout récemment, un rapport officiel a été publié par le Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) et l’Institut de recherche stratégique de l’école militaire (IRSEM) sur ce thème.

Ce rapport fourmille d’informations fort intéressantes, mais il a été résumé à l’usage des journalistes d’une façon assez sommaire.

En gros, il faut retenir que les méchants Russes menacent nos belles démocraties, en s’ingérant frauduleusement dans les processus électoraux, en France comme aux États-Unis.

Tout ceci est assez fantaisiste.

On voit mal les sites Russia Today ou Sputnik en armes de destruction massive. Et, surtout, on voit mal pourquoi ce qui est «bien» avec CNN, Al-Jazeera ou TV5 Monde serait nécessairement mauvais avec RT.

Tous les grands Etats ont des structures pour diffuser leur vision du monde à l’étranger. Cela me semble assez logique.

Et le téléspectateur sait bien qu’un événement peut recevoir plusieurs interprétations.

Je dois confesser, quant à moi, que je regarde régulièrement les médias anglo-saxons et les mé­dias russes pour essayer de comprendre leur vision du monde et surtout ce qui se passe chez nous – car on sait que la presse du Macronistan, admirable servante de notre belle démocratie, est cependant légèrement déficiente pour présenter les réalités qui fâchent.

Bref, ce fantasme de l’ingérence russe me semble farfelu. Et je n’arrive pas à comprendre pourquoi la lutte contre les « fake news » est devenue ainsi prioritaire. Nous ne sommes plus capables d’envoyer 400 soldats sur un théâtre d’opérations extérieures, mais nous dépensons des millions pour nous prémunir de la vision russe du monde sur les réseaux sociaux! Curieuse priorité militaire!

À vrai dire, cette histoire de «fake news» est fondamentalement une histoire de censure: il ne doit rien subsister sur le marché des médias qui contredise la belle saga d’Emmanuel Macron, progressiste sauveur de l’Europe menacée par l’ascension des populistes.

Mais quand donc nos «élites» comprendront-elles que c’est fini? Le vieux monde de l’ORTF est derrière nous. On peut sans doute le regretter. Après tout, cette époque nous a tout de même donné Audiard, qui était d’un autre calibre que les «humoristes» contemporains. Mais, enfin, le fait est là.

Dieu sait si je me heurte souvent à l’État et à la répression sur internet (depuis 2013, je n’ai jamais eu moins de 4 procès sur le dos!), mais, s’il y a une chose dont je suis sûr, c’est que cette répression n’a aucune chance de museler les opinions dissidentes. Elle ne le peut déjà pas en Chine communiste. Comment le pourrait-elle chez nous où les gouvernements voudraient censurer sans assumer?

En tout cas, la meilleure preuve que ce ne sont pas les fausses nouvelles, mais bien les opinions dissidentes qui sont visées, c’est que, régulièrement, les médias d’État sont pris en flagrant délit de désinformation. Ainsi, récemment, France Inter a faussement annoncé la mort du cinéaste Costa-Gavras. Plus récemment encore, l’AFP a évoqué une chasse à l’étranger dans les rues de Chemnitz en Allemagne. Manque de chance, le procureur allemand, saisi du dossier, ne voit rien qui y ressemble. Est-il besoin de dire qu’en ce cas, les démentis sont d’une remarquable discrétion?

Alors, Messieurs les censeurs, si vous avez – comme moi – un problème avec les fausses nouvelles, essayez donc la liberté, plutôt que la censure, pour démonter les mensonges!

Guillaume de Thieulloy

Texte repris du siteles4verites.com

Pour lutter contre les « fake news », Facebook note ses utilisateurs

29/08/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Saviez-vous que chaque utilisateur de Facebook est noté sur une échelle de 0 à 1 ?

L’objectif du réseau social de Mark Zuckerberg serait de mesurer le niveau de fiabilité de ses utilisateurs notamment pour mieux lutter contre le phénomène des « fake news ».

Tessa Lyons, une responsable en charge de la lutte contre la désinformation, l’a confirmé au Washington Post. Cela permet au site d’identifier les personnes qui signalent un article comme faux, alors que l’information qu’il mentionne est bel et bien vérifiée.

« Il est courant qu’une personne nous dise que quelque chose est faux simplement parce qu’elle n’est pas d’accord avec ou qu’elle cherche à cibler un éditeur en particulier », affirme-t-elle.

Vu sur Twitter

Fake news : «La presse anti-Trump prise à son propre piège»

Publié le

Une loi sur les « fake news » dont personne ne veut, par Francis Bergeron

Personne n’aime se faire piéger par de fausses nouvelles. Personne n’apprécie ces mensonges, jetés en pâture à l’opinion publique, qui font les gros titres d’un jour, avant d’être démentis en trois lignes microscopiques le lendemain. On se souvient du poignard SS de Jean-Marie Le Pen, oublié dans une chasse d’eau de Bab el Oued il y a un demi-siècle, de Dominique Baudis qui assassinait des prostituées, ou de Saddam Hussein qui possédait des armes secrètes pointées sur Israël.

Interdire les fake news est un vieux rêve. Les « marcheurs » se sont jetés sur l’idée d’une loi répressive, qui serait mise en œuvre en période électorale.

Si la loi passe, il s’agira de condamner « toute allégation ou imputation d’un fait, dépourvue d’éléments vérifiables de nature à la rendre vraisemblable ». Mais qui va apprécier le caractère vraisemblable ou non de l’information présumée fausse ou manipulée ? Et qui va-t-on condamner ?

On l’a vu avec les lois mémorielles : il y avait, au départ, l’idée que l’apologie de crime est insupportable, mais à l’arrivée nous trouvons des systèmes d’autocensure qui affectent jusqu’aux historiens eux-mêmes, et qui interdisent jusqu’à la contestation du sionisme, ce qui n’a évidemment aucun rapport.

Ce que craignent à juste titre le Front national comme les « Insoumis », les Républicains, ce que dénonce en une Le Monde, ce que rejette le quotidien des milieux d’affaires Les Echos, c’est que ce texte sera très difficile à appliquer équitablement. En outre un tel texte constitue tout simplement une atteinte aux libertés, une atteinte supplémentaire, serait-on tenté d’écrire.

Il existe des textes sur la diffamation, sur l’injure, sur la protection de la vie privée. Ces dispositifs seraient parfaitement suffisants s’ils étaient utilisés avec mesure et avec impartialité. Quant aux enjeux électoraux que représentent des fake news, diffusées quelques semaines ou quelques jours seulement avant le scrutin, on les comprend bien. Mais aucune enquête sérieuse ne peut se faire en quelques semaines.

L’élection de Trump, le Brexit, c’est grâce aux fausses nouvelles

On le voit, ce texte de loi se heurte, pour la première fois depuis le début du quinquennat, à un très large front du refus. Macron veut cette loi opérationnelle pour les élections européennes de mai 2019.

« La démocratie est vulnérable en période électorale », estiment en effet les conseillers de l’Elysée. Pour eux, l’élection de Trump, la majorité des voix britanniques pour le Brexit sont le résultat de fausses nouvelles habilement distillées dans l’opinion.

Lors de la présidentielle, Macron a souffert d’une rumeur relative à une prétendue liaison avec le jeune et sémillant président de Radio France, Mathieu Gallet. A cette occasion, il s’en était pris à des « organes d’influence et de propagande mensongère ». Cela ne l’a nullement empêché d’être élu, et à ce jour il est lui-même largement soutenu par des « organes d’influence ». En Italie la Ligue et le Mouvement 5 étoiles ont prévu un « code d’éthique », qui interdira aux personnes appartenant aux loges une place dans l’exécutif. Macron, lui, ne prévoit pas de s’intéresser, par le biais de cette future loi sur les manipulations d’informations, aux réseaux d’influence qui gravitent autour de Collomb, de Ferrand, de Nyssen, de Patriat, de Schiappa, etc.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Vu sur Twitter

Loi sur les «fake news» : «Nous vivons un moment qu’Orwell aurait adoré prophétiser»

Publié le
9ème cérémonie des Bobards d’Or, le 12 mars à Paris

La loi anti « fake-news » annoncée par le gouvernement peine à voir le jour

25/05/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En discussion en ce moment à l’Assemblée nationale, la décriée loi anti fake-news, qui a pour objectif de lutter contre les fausses rumeurs, notamment lors des campagnes électorales, butte sur des difficultés.

Pourtant le ministre de la Culture, Mme Nyssen, justifie ce projet en considérant que « la capacité de discernement des citoyens ne suffit plus ». Néanmoins, lors des discussions, les parlementaires peinent à définir ce qu’est une fausse nouvelle ou une fausse information. Et l’avocat Thierry Vallat, spécialisé dans le droit du numérique, signale une faille juridique majeure de ce projet de loi: si l’Etat peut en quelque sorte dénoncer une fausse nouvelle propagée par un internaute, rien ne permet de juger l’intentionnalité de l’acte en question.

Cette loi risque de devenir un boulet pour le gouvernement, qui dans tous les cas, porte une atteinte à la liberté d’expression et à celle de la presse.

[Vidéo] Fake news, désinformation et Union européenne

07/05/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Le Brexit, l’élection américaine, l’affaire Cambridge Analytica ont dévoilé des pratiques d’influence jusqu’alors inconnues sur les réseaux sociaux.

Pour en débattre, Rachel Marsden de Radio Sputnik recevait François-Bernard Huyghe, spécialiste de communication et de cyberstratégie à l’IRIS.


Proposition de loi visant à lutter contre les fausses nouvelles, le SPIIL émet des réserves

Le Syndicat de la presse en ligne qui réunit 148 éditeurs de presse « tout en ligne » éditant 175 publications, comme La Lettre A, Les Jours, 8ème étage, etc., présente souvent des vues pertinentes sur le monde de la presse et sur les législations qui la régissent. L’Observatoire du journalisme reprend sans réserve les commentaires du Syndicat sur les dangers de la nouvelle proposition de loi en discussion au Parlement. Le communiqué du SPIIL se trouve ci-dessous.

La proposition de loi (PPL) visant à lutter contre les fausses nouvelles prévoit la création d’une procédure de référé judiciaire permettant de suspendre dans les 48 heures, en période électorale, la diffusion d’informations “manifestement fausses”, propagées de manière artificielle et massive, et “de nature à altérer la sincérité du scrutin”. Le Spiil soulève le risque de détournement de cette procédure pour empêcher la diffusion de certaines informations et ainsi nuire à la liberté d’expression.

Le Spiil s’était jusqu’à présent tenu à l’écart des différents débats suscités par l’annonce par le Président de la République d’un projet de loi visant à lutter contre les fausses nouvelles, lors de ses vœux à la presse en janvier dernier. D’abord parce que le texte n’avait pas encore été rendu public, et surtout parce qu’il considère que le sujet des fake news ne concerne pas les éditeurs de presse : professionnels de l’information, ils assument la production, la vérification et la diffusion de leurs contenus, contrairement aux plateformes.

Pourtant, à la lecture du projet de texte, le Spiil s’inquiète du risque pour la liberté d’expression que présenterait la mesure de référé prévue à l’article 163-2-1. Détournée de l’esprit de la loi, cette procédure pourrait constituer le moyen de faire supprimer des informations publiées par la presse. En effet, même sous le contrôle du juge, elle interviendrait en dehors des dispositions de la loi de 1881 qui garantit le juste équilibre entre liberté d’expression et protection des personnes et des institutions. Le jugement d’un tel délit, en dehors de ce cadre juridique, fait encourir le risque d’une non prise en compte des principes de la liberté d’expression et de la liberté d’informer.

C’est pourquoi le Spiil demande à ce que les sites de presse en ligne soient exclus du dispositif prévu à l’article 1er de la PPL visant les “services de communication au public en ligne”. Il rappelle que les éditeurs de presse ne relèvent que du cadre juridique de la loi de 1881 sur la liberté de la presse, qui organise les obligations des éditeurs de presse et prévoit les délits en cas d’infraction.

Article paru sur le site Ojim

Loi anti-fausses nouvelles, la menace se précise

12/03/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Pour se soustraire à l’obligation de saisir le Conseil d’Etat pour « avis », c’est un député de la Commission Culture et non le gouvernement qui proposera dans quelques semaines à l’Assemblée, un texte visant à combattre les « fausses nouvelles », une traduction bien approximative de « fake news », de nature à comporter de nombreuses ambiguïtés. Car existe-t-il toujours un critère objectif permettant de dire si une nouvelle est « fausse » ou « faussée » et sur quel fondement ce pouvoir d’appréciation serait-il confié au juge ?

Mais, quel est donc le but poursuivi ?

Il s’agit, nous dit-on, de faire cesser les « fausses nouvelles » en période électorale et de lutter contre le racisme et l’antisémitisme sur Internet. Invité au traditionnel dîner du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, Emmanuel Macron a d’ailleurs déclaré –je cite- vouloir « faire la guerre à la cyber-haine ». Il confie officiellement au vice-président du CRIF et à l’écrivain franco-algérien Karim Amellal, une mission d’étude sur la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

Ainsi, au nom de la défense du politiquement correct, tout un arsenal de mesures seront proposées :

Le renforcement du pouvoir du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, la surveillance accrue des sites internet suspectés d’être sous influence étrangère, la mise en place d’une procédure de référé judiciaire. Ainsi un juge pourra ordonner le déréférencement d’un site, le retrait d’un contenu, la fermeture d’un compte utilisateur ou encore le blocage d’un accès à internet.

Un projet qui n’a pas manqué d’alarmer Dominique Pradalié, secrétaire générale du SNJ Syndicat National des Journalistes qui déclare sur RT France, à l’occasion du centenaire de ce syndicat: « si ça se passait en Pologne, tout le monde crierait ! ».

« Fake news » : la proposition de loi est prête, par Pierre Malpouge

La future loi contre les « fake news » (fausses informations) est dans les tuyaux. Diffusé mercredi, le texte de cette future proposition de loi voulue par un Emmanuel Macron qui ne supporte pas « le bobard inventé pour salir », vise à endiguer leur diffusion, spécialement lors des périodes électorales. Le texte, qui prévoit des sanctions pouvant aller jusqu’à un an de prison et 75 000 euros d’amende, comporte deux parties : une proposition de loi classique et une proposition de loi organique.

Le texte prévoit que durant les périodes d’élections, les obligations de transparence des plateformes comme Facebook, Twitter ou encore Google et YouTube, soient renforcées. Le code électoral sera modifié pour obliger les opérateurs, pendant cette période, à donner une information « loyale, claire et transparente » sur l’identité de ceux qui payent pour promouvoir des contenus d’information, et « à rendre public le montant des rémunérations » (à partir d’un certain seuil) fixé par décret. A noter que ces dispositions pourraient – devraient – s’appliquer dès les élections européennes.

Comment ça marche(ra) ?

Si « des fausses informations de nature à altérer la sincérité du scrutin à venir sont diffusées artificiellement et de manière massive », le juge des référés pourra être saisi « à la demande du ministère public ou de toute personne ayant intérêt à agir ». Ce dernier pourra alors se prononcer « dans un délai de 48 heures » et ordonner le déréférencement du site visé, le retrait du contenu en cause ainsi que l’interdiction de sa remise en ligne, la fermeture du compte d’un utilisateur ayant contribué de manière répétée à la diffusion de ce contenu. Maître absolu, le juge, qui qualifiera la fausse nouvelle, pourra même ordonner le blocage d’accès au site Internet.

Une mainmise liberticide qui devrait s’étendre hors périodes électorales. Ainsi, il est demandé aux plateformes de coopérer et de mettre en place un « dispositif facilement accessible et visible, permettant à toute personne » de signaler les fausses informations, et de « rendre publics les moyens qu’elles consacrent à la lutte contre la diffusion de fausses informations ».

Par ailleurs, un autre volet du texte prévoit d’étendre les pouvoirs du CSA en modifiant la loi de 1986 relative à la liberté de communication. Le CSA pourrait alors refuser de conventionner une chaîne de télévision « lorsqu’elle est liée à un Etat étranger dont les activités sont de nature à gravement perturber la vie de la nation » – disposition qui fait notamment référence aux médias russes RT et Sputnik avec lesquels Emmanuel Macron avait eu des démêlés lors de sa campagne présidentielle.

Pour Françoise Nyssen, la ministre de la Culture, cette mesure phare qui sera déposée « dans quelques semaines » par un député de la commission culture, « c’est une loi nécessaire pour protéger notre démocratie contre les ingérences extérieures ». Reste à appliquer tout ça : l’avocat socialiste Jean-Pierre Mignard, spécialiste du droit de la presse et intime de Hollande, Valls, Ségolène Royal et Emmanuel Macron, estime que « cela promet de ne pas être évident ».

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 9 mars 2018

Éducation aux médias : vacciner les élèves contre la réinfosphère, par Caroline Parmentier

Dans la droite ligne du projet de chasse aux « fake news » d’Emmanuel Macron, le ministre de la Culture Françoise Nyssen veut maintenant apprendre aux élèves à les repérer et à s’en détourner. Ce sont des journalistes du Monde et de l’AFP qui vont être chargés de cette formation dans les collèges et les lycées…

Pour Emmanuel Macron, la « fake news » n’est pas un mensonge, c’est un fait ou une idée qui dérange. Comme nous l’avons déjà écrit plusieurs fois dans Présent, derrière la loi sur les « fake news » c’est la presse alternative et les médias de réinformation qui sont visés. C’est nous. Le projet de loi Macron veut s’employer à mettre en place cette censure et cette auto-censure au service du pouvoir et du politiquement correct. Toutefois si des informations subversives parvenaient quand même à passer (les médias dissidents et les réseaux sociaux sont efficaces et dangereux) il faut rééduquer les jeunes à l’école, dès leur plus jeune âge, pour qu’ils n’en subissent pas l’influence déplorable et qu’ils apprennent à les fuir automatiquement.

Le ministre de la Culture qui double le budget, de trois millions à six millions, (quand il s’agit de lutter contre la « fachosphère », il y a de l’argent) a annoncé un plan en trois volets : « une amplification sans précédent de l’action des associations et de l’engagement des journalistes qui font cette sensibilisation dans les écoles. Un déploiement au sein des bibliothèques médiathèques. Et la création d’une plate-forme commune des sociétés de l’audiovisuel public pour le décryptage de l’information et l’éducation aux médias ». Françoise Nyssen a cité les ateliers Entre les lignes, composés de plus d’une centaine de journalistes du Monde et de l’AFP « qui forment les jeunes à se repérer dans l’offre médias, à susciter l’esprit critique, à lutter contre la désinformation, à devenir des citoyens éclairés ». On n’en doute pas une seconde !

Ces deux médias sont précisément passés maîtres dans l’art de la désinformation, par leur propagande, leurs mensonges et leurs fausses nouvelles. Voir le fameux « décodex » du Monde, ce petit guide rouge créé par « l’équipe des décodeurs » qui décrète quel média est fiable ou non et nos séries d’articles sur « Le Monde et ses faux ». Quant à l’agence de propagande France Presse, ils sont champions toute catégorie de la fabrique à bobards : Mensonge sur Théo, mensonges sur les migrants, mensonges sur Trump… En 2015 l’AFP impute à Assad l’enlèvement du journaliste américain James Foley qui fut en réalité égorgé par Daesch. Désinformation sur le Front national, sur la Marche pour la vie ou la manifestation de Génération identitaire, avec son fameux « coup de la double dépêche » qui lui permet de passer toutes ses infos bidons (voir sur https://bobards-dor.fr, le nombre de fois où l’AFP cette année encore, décroche le mickey ou plutôt le pinocchio).

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 7 mars 2018

9ème cérémonie des Bobards d’Or, le 12 mars à Paris

Les Bobards d’Or seront de retour le 12 mars à Paris

28/02/2018 – FRANCE (NOVOpress) — Année 2018 : la guerre de l’information fait rage. Tandis que les principaux réseaux sociaux, détenus par des libéraux américains traumatisés par la victoire de Trump et le développement d’une information alternative qui échappe à leur contrôle, se lancent dans une campagne de censure sans précédent sur internet, le président français Emmanuel Macron fait de la chasse aux fake news sa priorité. Objectif louable, sans doute inspiré par Jean-Yves Le Gallou et son équipe de Polémia, figures de la “réinfosphère”, qui organisent chaque année les Bobards d’Or, cérémonie parodique récompensant les plus belles désinformations des “grands médias”. Le prix ? Une petite statuette dorée de Pinocchio, décernée au terme d’un vote à deux tours.

Si la composition du jury n’est pas encore dévoilée, les “bobards” 2018, eux, le sont : 14 magnifiques fake news comme il est convenu désormais d’appeler les “fausses nouvelles”, dûment sourcées, et dont les auteurs ont pignon sur rue. Pensez donc : l’Agence France-Presse est mise en cause dans la diffusion de pas moins 4 fake news ; L’Obs, France Info, Le Point, Les Inrocks, mais aussi des journalistes qui, dans la façon dont ils traitent certaines informations, ne laissent aucun doute quant à leur orientation idéologique. Car c’est l’un des mérites majeurs des Bobards d’Or : mettre en lumière la prétendue objectivité des médias, et leurs montages, parfois grossiers. Mention spéciale pour “l’affaire Théo“, qualifiée de plus bel exemple de la partialité du monde politico-médiatique envers les « jeunes de cité ».

https://twitter.com/bobardsdor/status/968573482954117121

Les votes, ouverts depuis quelques jours, permettront de sélectionner, parmi les 14 candidats retenus, 5 d’entre eux. La “soirée de gala”, qui se déroulera le 12 mars au soir en plein Paris, devant un public nombreux, permettra de départager lors d’un vote à main levée le grand vainqueur. La dimension humoristique de cette initiative ne doit toutefois pas faire oublier que le pouvoir médiatique est encore aujourd’hui tout puissant en France, qu’une nouvelle inquisition y règne en maître et que la liberté d’expression se paie au prix fort devant les tribunaux. Écorner avec le sourire les gardiens du temple que sont les médias donneurs de leçon est donc un salutaire exercice citoyen. Profitons-en tant que nous en avons encore le droit !