Faits & Documents n°338 du 15 au 30 juin 2012. Portraits : Le Gouvernement Ayrault (II)

Faits & Documents n°338 du 15 au 30 juin 2012. Portraits : Le Gouvernement Ayrault (II)

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 15 au 30 juin 2012 vient de paraître. Au sommaire, les portraits du gouvernement Ayrault. Extrait.

Faits & Documents n°338 du 15 au 30 juin 2012. Portraits : Le Gouvernement Ayrault (II)Voici la suite des biographies du premier gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Gouvernement dont la principale caractéristique n’est pas d’être paritaire (hommes/femmes) mais d’être composé de ministres totalement inexpérimentés : 29 sur 34 n’ont jamais été ministres.

Cécile Duflot. Ministre de l’Égalité des territoires et du Logement. Ancienne compagne de Jean-Vincent Placé, franc-maçon, principale tête politique et négociateur hors pair des Verts, sénateur d’origine sud-coréenne (venu des Radicaux de gauche). Désormais compagne de Xavier Cantat, frère de Bertrand Cantat, du groupe Noir Désir (« Je me fiche pas mal de la France. La France est un hasard historique […] Je ne me sens pas plus Français que Sénégalais. »). Favorable au voile islamique à l’école et dans la rue (pétition en faveurs des mamans voilées). Sa seule expérience politique se limite au conseil régional d’Île-de-France et au poste de conseiller municipal d’opposition à Villeneuve-Saint-Georges. Portrait détaillé dans F&D 284.

Valérie Fourneyron. Ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et de la Vie associative. Née le 4 octobre 1959 au Petit-Quevilly (Seine-Maritime), elle est issue de la grande bourgeoisie industrielle rouennaise. Les Absire-Sevrey furent de gros tanneurs. Son arrière-grand-père, Adrien Absire (1871-1938), fut notamment président du Syndicat des cuirs et peaux. Par sa grand-mère, Monique Champetier de Ribes (née en 1910), elle descend d’une grande famille parisienne présente dans la banque. Son grand-père maternel, Guy Lauprêtre, fut l’un des principaux responsables gaullistes puis RPR du Havre. Passée exclusivement par des écoles catholiques rouennaises (Institution Saint-Dominique, Institution Rey), elle milita dans sa jeunesse dans la mouvance giscardienne, participant notamment activement à la campagne présidentielle de Valéry Giscard d’Estaing en 1974. Une partie de sa famille a milité dans la droite nationale. Docteur en médecine (faculté de Rouen, Pitié-Salpêtrière) et mariée à un médecin, Philippe Fourneyron, cette ancienne sportive (membre de l’équipe de France cadette de volley-ball) s’est spécialisée dans la médecine sportive (CES de biologie et de médecine du sport, de traumatologie du sport). Elle fut notamment médecin du sport au CHU de Rouen (1984-1989), médecin inspecteur régional jeunesse et sports, chef de la mission de médecine du sport au ministère de la Jeunesse et des Sports (1989-1990), médecin de l’équipe professionnelle de hockey sur glace de Rouen, médecin de l’équipe de France de volley-ball (1991-1995). Alors même qu’elle n’avait aucune attache politique à gauche, elle devait se lier étroitement avec le socialiste Yvon Robert, rencontré dans les milieux catholiques de gauche, dont elle devint l’adjointe aux sports à la mairie de Rouen (1995-2001). « Un couple politique est né (L’Express, 24 janvier 2008). » En 2008, elle reprend, dès le premier tour, la mairie, conquise en 2001 par le centriste (et ancien militant nationaliste) Pierre Albertini, Yvon Robert devenant son premier adjoint (il lui succède en 2012 à la suite de son entrée au gouvernement). Entre-temps, elle s’est fait élire conseillère régionale de Haute-Normandie (1998), étant vice-présidente de ce conseil jusqu’en 2008, ainsi que conseillère générale de Seine-Maritime (2004-2008). En 2002, elle est battue de peu (49,21 %) dans la 1re circonscription par l’UDF Patrick Herr. Enfin, en juin 2007, elle l’emporte, avec 55,16 %, dans la même circonscription de Seine-Maritime, sur l’UMP Bruno Devaux. En 2011, elle apporte son soutien à Martine Aubry, dont elle dirige la section « sports », poste qu’elle reprend dans l’équipe Hollande. Sa première mesure a été de refuser la présence de tout membre du gouvernement lors de matches en Ukraine « au regard de la préoccupation du respect des valeurs européennes et notamment de la situation de Mme Timochenko ».

Sylvia Pinel. Ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme. Née le 28 septembre 1977 à L’Union (Haute-Garonne), cette fille d’éleveurs de bovins est titulaire d’un Deug de sciences sociales (Toulouse), d’un DESS de contentieux et d’arbitrage (Toulouse) et d’un DEA de droit fondamental et européen (Limoges). Sa mère, qui a travaillé avec le sénateur radical de gauche Pierre Tajan, est maire adjointe de Fabas. Son père a été conseiller municipal radical de gauche de Gargas. La nomination de cette quasi inconnue du Parti radical de gauche à un poste dont elle ignore tout (…)

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Faits & Documents n°337 du 1er au 15 juin 2012. Portraits : Le Gouvernement Ayrault (I)

Faits & Documents n°337 du 1er au 15 juin 2012. Portraits : Le Gouvernement Ayrault (I)

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 1er au 15 juin 2012 vient de paraître. Au sommaire, les portraits du gouvernement Ayrault. Extrait.

Faits & Documents n°337 du 1er au 15 juin 2012. Portraits : Le Gouvernement Ayrault (1)Le nouveau gouvernement est à la fois « boboïsé », social-démocrate, mondialiste et largement issu de l’extrême gauche. Un étrange cocktail libéral-libertaire. Sa composition correspond très largement à celle que nous avions prévue (y compris pour le Premier ministre) dans F&D 335, bouclé le lendemain du premier tour de l’élection présidentielle. Une fois de plus, nos prévisions se sont révélées exactes. Voici la biographie des membres de ce gouvernement pléthorique (34 ministres, aucun secrétaire d’État, des postes aux fonctions totalement ridicules). En réalité, il s’agit d’un gouvernement éphémère, qui durera jusqu’aux élections législatives. Il devrait donc être remanié dès la mi-juin. Nous reviendrons sans doute par la suite sur tel ou tel dont la biographie n’est pas développée ici, ayant déjà été traitée précédemment (1).
1 – Ces personnalités politiques ont été traitées dans les deux tomes de l’Encyclopédie politique française d’Emmanuel Ratier (chaque tome, de plus de 850 pages, est disponible auprès de Faits & Documents à 60 € port compris) et dans Au cœur du pouvoir, consacré au club d’influence Le Siècle (41 € port compris).

Ne sont retenus que quelques éléments marquants pour les personnalités dont les biographies ont déjà été détaillées précédemment.

Jean-Marc Ayrault. Premier ministre. Biographie détaillée dans F&D 336. En mai 68, il a dirigé le Comité d’action lycéen, à majorité trotskyste-pabliste de Cholet. Peut-être franc-maçon (liens étroits avec la Sages de Michel Reyt et avec son mentor Jean Poperen). S’est abstenu lors de la ratification du Traité de Lisbonne et de l’adoption du Mécanisme européen de stabilité. Membre d’honneur du Cercle Léon Blum qui regroupe les socialistes juifs.

Laurent Fabius. Ministre des Affaires étrangères. Biographie détaillée dans l’Encyclopédie politique française d’Emmanuel Ratier (tomes I et II), Au cœur du pouvoir et dans F&D 202. Descendant d’une famille juive implantée en Lorraine, qui transforma son nom (Lion) en Fabius le 26 septembre 1808 à la suite du décret impérial de 1808 qui obligeait les Israélites à choisir un nom définitif. Membre du Siècle, de la Commission trilatérale, du Groupe de Bilderberg (1995), du Forum économique mondial de Davos, etc. L’affaire du sang contaminé a largement plombé la carrière de ce multi-millionnaire (son père, André Fabius, était l’un des plus grands antiquaires parisiens). Incarnation du blairisme fabien, social-démocrate mondialiste. Artisan du passage à la monnaie unique. « Nos enfants profiteront pleinement de cette construction monétaire d’anticipation (9 avril 2001). » A défendu le « non » au Traité de Lisbonne. Longtemps adversaire de François Hollande, il a été le principal soutien de Martine Aubry lors des primaires socialistes : « Vous imaginez François Hollande président ? On rêve ! » (avril 2011).

Manuel Valls. Ministre de l’Intérieur. Biographie détaillée dans l’Encyclopédie politique française d’Emmanuel Ratier (tome II), Au cœur du pouvoir et dans F&D 320. Fils d’un artiste peintre catalan exposé dans de multiples musées internationaux. L’absence de taxation des œuvres d’art lui évite sans doute de régler un ISF élevé. Français de fraîche date (naturalisé en 1982). A peut-être appartenu brièvement à l’Organisation communiste internationaliste (« lambertiste »), si l’on en croit À gauche de la gauche (Seuil, 2002) de Denis Pingaud, lui-même ancien militant d’extrême gauche. Membre du Siècle et du Groupe de Bilderberg. Franc-maçon, il appartient à la même loge que son ami Alain Bauer (parrain d’un de ses fils), la loge L’Infini maçonnique (Grand Orient de France). A été l’un des rares députés socialistes à se prononcer en faveur de l’envoi de soldats français en Afghanistan et pour le contrôle par la Commission européenne des budgets nationaux. Participant régulier des dîners du Crif, orateur au congrès des Amis d’Israël en France, opposé à l’entrée de la Palestine à l’ONU. Il s’est déclaré, le 17 juin 2011, sur Radio Judaïca (Strasbourg) « lié de manière éternelle avec la communauté juive et Israël » par sa seconde épouse, la violoniste Anne Gravoin, qui est juive (cf. Actualité juive, 24 mai 2012). Il a obtenu 5,63 % des voix aux primaires socialistes pour l’élection présidentielle, avant de diriger le pôle communication de la campagne de François Hollande.

Vincent Peillon. Ministre de l’Éducation nationale. Biographie détaillée dans l’Encyclopédie politique française d’Emmanuel Ratier (tome II), (…)

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Faits & Documents n°336 du 15 au 31 mai 2012. Portrait : Jean-Marc Ayrault

Faits & Documents n°336 du 15 au 31 mai 2012. Portrait : Jean-Marc Ayrault

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 15 au 31 mai 2012 vient de paraître. Au sommaire, un portrait de Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste de l’Assemblée nationale. Extrait.

Faits & Documents n°336 du 15 au 31 mai 2012. Portrait : Jean-Marc Ayrault
Faits & Documents n°336, du 15 au 31 mai 2012

Le président du groupe socialiste de l’Assemblée nationale est le favori pour le poste de Premier ministre de François Hollande. Maire de Nantes, cet ancien professeur d’allemand (ce qui risque d’être utile pour les négociations avec Angela Merkel…), venu au socialisme par le catholicisme de gauche, est un vétéran du Parti socialiste, auquel il a adhéré dès 1971. Comme le nouveau président de la République, il n’a jamais été ni secrétaire d’État, ni ministre… et est un quasi-inconnu des Français, hormis les Bretons. Son profil rappelle celui d’un Pierre Mauroy, tirant sa légitimité de son enracinement de terrain plus que des intrigues parisiennes.

« Là où les Strauss-Kahn, Aubry, Guigou et autres Glavany ont trusté les portefeuilles ministériels, lui a dû se contenter des rôles de l’ombre. Il faut dire que le maire de Nantes n’est pas du genre à se pousser du col […] Une prudence qui a pu lui jouer des tours dans sa carrière, ses adversaires insistant sur son côté “terne”, voire “ennuyeux” à une époque où le clinquant est de mise. » Le Point, 5 octobre 2006.

« C’est aussi l’histoire d’un homme à qui quelque chose manque et continue de manquer : un petit rien qui fait la différence et le hisserait au rang des grands de la politique française. » Libération, 25 septembre 2004.

« Falot, autoritaire et inorganisé. » Le Figaro, 20 juin 2002.

« Jean-Marc Ayrault est le porte-parole de la France socialiste “d’en bas”. » Libération, 20 juin 2002.

« Le projet de société le plus important depuis l’avortement. » Jean-Marc Ayrault, à propos du Pacs.

Jean-Marc Ayrault et Francois-Hollande le 19 décembre 2011.
Jean-Marc Ayrault et Francois-Hollande le 19 décembre 2011. Crédit : Parti Socialiste / Solfé communication (cc) via Flickr

Jean-Marc Ayrault est né le 25 janvier 1950 à 10h (temps universel) à Maulévrier (Maine-et-Loire). Cet aîné de cinq enfants est le fils d’un ouvrier agricole, Joseph Ayrault (né en 1921), qui fut ensuite ouvrier dans l’industrie textile puis cadre d’usine. Sa mère, Georgette Uzenot(née en 1928), fut couturière puis femme au foyer. Un milieu modeste mais catholique de gauche (et socialiste selon diverses sources). Jean-Marc Ayrault a donc effectué son primaire à l’école catholique Saint-Joseph, avant de passer au lycée Colbert de Cholet (1961-1968).

« Jean-Marc Ayrault présente le profil parfait de ces socialistes de l’Ouest de la France, plus influencés par la doctrine sociale de l’Église que par les mythes révolutionnaires[…] Dans la famille Ayrault, on va à la messe en tir groupé et le travail s’impose comme une vertu cardinale (Libération, 30 novembre 2006). » Proche du MRP et ancien de la jeunesse agricole catholique (JAC), il sera perverti, comme tant d’autres, par l’idéologie de Vatican II. Il sera membre du Mouvement rural de la jeunesse chrétienne (MRJC) à Cholet, puis à l’université de Nantes de la Jeunesse ouvrière chrétienne et de l’Action ouvrière catholique. Comme l’écrit Wikipedia avec justesse, « cette organisation a joué un rôle essentiel dans sa formation politique dans la mesure où, dans les années 1966-1968, elle est marquée par une vision libératrice de la religion et elle aurait adopté certains éléments du marxisme comme outil d’analyse de la société ». On pourra ajouter qu’il en sortira totalement laïc et marxiste : « Il opère alors (au début des années 1970) une laïcisation aussi discrète que réelle, au point aujourd’hui de se définir comme agnostique […] Il est de toutes les luttes de l’époque, celle de Lip notamment, ou s’attriste de la chute d’Allende au Chili. Au point que le couple baptise son premier enfant Ysabelle, avec un Y comme la fille du défunt président, réfugiée en France (Libération, 30 novembre 2006). »

En fait, contrairement à ce que l’on peut lire dans toutes ses biographies édulcorées, Jean-Marc Ayrault a été engagé très à gauche dans sa jeunesse. Il fut notamment le principal responsable du Comité d’action lycéen (à majorité trotskiste-pabliste) de Cholet en mai 1968 (cf. notamment Valeurs actuelles, 23 mai 1997, et Le Figaro, 19 octobre 1988). Comme le dira ce « chouan laïc » : « À Cholet, c’était une vraie révolution. »

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Photo en Une : Jean-Marc Ayrault le 19 décembre 2011. Crédit : Parti Socialiste / Solfé communication (cc) via Flickr

Faits & Documents du 15 au 30 avril 2012. Portrait : Richard Descoings

Faits & Documents du 15 au 30 avril 2012. Portrait : Richard Descoings

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 15 au 30 avril 2012 vient de paraître. Au sommaire, un portrait « décapant » de Richard Descoings, ancien directeur de Sciences Po décédé à New York dans des conditions particulières. Extrait.

Faits & Documents du 15 au 30 avril 2012. Portrait : Richard Descoings« Chantre de l’égalité des chances », « révolutionnaire dans un monde figé », « agitateur d’idées », « haut fonctionnaire réformateur », « personnalité incontournable en matière d’éducation », « serviteur de l’État qui a eu plus d’influence que beaucoup de ministres », « infatigable acteur du rayonnement universitaire de notre pays dans le monde » (Nicolas Sarközy), etc. Vous l’ignoriez jusqu’alors, mais un véritable « saint laïc » est mort le 3 avril… Le décès du directeur de l’Institut d’études politiques de Paris, le 3 avril, aura été plus salué que celui de n’importe quel prix Nobel ou ancien Premier ministre français. Il aura eu droit à la « Une » et deux pleines pages rien que dans Le Monde. Les hommages ont donc été unanimes, de droite à gauche, pour celui qui était en réalité un « calculateur ambitieux » (Le Nouvel économiste du 7 novembre 2003), évidemment administrateur du Siècle, aux revenus scandaleux (40 000 euros par mois), à la mégalomanie revendiquée, aux mœurs particulières et à la gestion très critiquée. Celui qui est décédé dans des conditions étranges était à l’image de la sous-culture boboïsée et mondialisée des élites libérales moisies : un admirateur du social-libéralisme, un destructeur de la culture classique et de l’« égalitarisme républicain » (suppression des épreuves de culture générale, recrutement au choix), valeurs auxquelles il avait substitué la « tchatche », les paillettes et la « diversité multiculturelle ». Comme l’avait très bien résumé Éric Zemmour il y a quelques mois : « Il est à la fois le fossoyeur de l’élitisme républicain et l’idiot utile du capitalisme. »

« Descoings, surnommé “Ritchie-D”, “Monsieur Riches-Idées”. » Le Journal du dimanche, 22 janvier 2006.
(Je suis) « le premier pédé de Sciences-Po. » Le Point, 9 mars 2007.
Il est « pour les uns, un visionnaire, pour les autres, un mégalomane ». Le Monde, 22 septembre 2004.
« Un iconoclaste au pays des “technos”. Un pourfendeur de tabous à l’allure de dandy (qui) aime bien touiller la marmite universitaire avec de drôles d’idées très médiatiques. » L’Express, 15 mai 2003.
« Pour lui, un Français d’origine étrangère, de préférence maghrébin ou africain, sera toujours préférable à un Français dit “de souche” quel que soit le milieu social des uns et des autres. » Marianne 2.
« Barbe de trois jours, cheveux coiffés au gel, sourire qu’il déclenche sur commande, alliance en or à la main droite, anneau en argent à la main gauche, comme s’il ne fallait pas se laisser enfermer dans les choix et les convenances… À côté, l’étudiant qui distribue des tracts de la CNT dans le hall d’entrée a des airs de cadre d’IBM. » Challenges, 4 décembre 2003.
« La réputation de Richard Descoings le précède : brutal, despotique, autoritaire. » Le Nouvel économiste, 7 novembre 2003.

Tout d’abord, les faits tels qu’ils n’ont pas été présentés dans la presse française, sinon de manière pudique et amoindrie, à la différence de la presse anglo-saxonne. Le 3 avril, la police new-yorkaise a retrouvé, à 13 heures, le corps nu « ne portant pas de trace évidente de traumatisme » de Richard Descoings (du sang coulant de sa bouche) dans une chambre, en désordre, d’un hôtel huppé de la 51e rue, le Michelangelo. À proximité, de l’alcool et des antidépresseurs. Son ordinateur et son téléphone portable avaient été jetés quatre étages plus bas. L’examen de son ordinateur a permis de constater qu’il avait consulté des sites de rencontres homosexuelles. Plusieurs personnes « de sexe masculin », non encore identifiées, s’étaient retrouvées avec lui dans la chambre durant la nuit. Comme seul l’a écrit Rue89 (Descoings, homo pour les puissants, hétéro pour les autres, 8 avril 2012) : « N’importe quel gay, à l’annonce de ces quelques indices, sait très bien de quoi il en retourne. » (…)
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Crédit photo : Kitman via flickr (cc)