Censure : les « vérificateurs des faits » demandent à YouTube de prendre des mesures « contre la désinformation »

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Selon Jean Yves Le Gallou, le fact-checking a un « un double objectif : permettre aux journalistes de reprendre le pouvoir et le contrôle de l’information aux dépens de leurs invités, en particulier les politiques ; sauver le point de vue politiquement correct des attaques qu’il subit et le protéger des assauts du réel. » Les assauts des fact checkers pour prendre le contrôle de YouTube vont dans ce sens.

Demande d’une censure renforcée

Plus de 80 organisations dites de vérification des faits ont demandé à la plate-forme YouTube de prendre des mesures plus sévères contre les présumées fausses informations. Dans une lettre publiée le 12 janvier 2021, ils ont demandé au PDG de la filiale de Google, Susan Wojciki, « que YouTube fasse davantage d’efforts pour résoudre le problème ».

« En tant que réseau international d’organisations de vérification des faits, nous observons comment les mensonges se propagent sur Internet — et constatons chaque jour que YouTube est l’un des canaux les plus importants de désinformation en ligne dans le monde », soulignent les vérificateurs des faits de l’initiative allemande Correctiv, rejoignant ainsi leurs homologues britanniques comme Full Fact, français Les Surligneurs et espagnols Maldita.es. « Nous ne voyons pas YouTube faire d’efforts majeurs pour résoudre le problème », déplorent ces journalistes.

Par conséquent, la plate-forme devrait prendre des mesures efficaces contre la désinformation et élaborer une « feuille de route » pour des mesures politiques visant à « améliorer l’écosystème de l’information », en collaboration avec des vérificateurs des faits « indépendants » et « impartiaux ». Comme exemple de désinformation, le groupement de vérificateurs cite l’initiative Ärzte für Aufklärung/Des Médecins expliquent, qui aurait propagé de fausses informations pendant la pandémie. Les manipulations électorales de 2020 à Taïwan et aux États-Unis seraient elles aussi étroitement liées à la propagation d’informations erronées.

YouTube devrait changer d’algorithme

Les vérificateurs des faits rappellent à l’ordre : « étant donné qu’une grande partie des visionnages sur YouTube provient de son propre algorithme de recommandations, la plate-forme devrait également s’assurer qu’elle ne sert pas activement à la désinformation des utilisateurs ou ne recommande pas de contenus provenant de chaînes non fiables ». Ces mêmes vérificateurs recommandent au géant de l’Internet de marquer comme telles les prétendues fausses informations et de les commenter pour les corriger.

Ils conseillent également d’exclure les « récidivistes » des algorithmes de recherche de la plate-forme et de ne pas se limiter à une recherche des mensonges dans les seuls contenus en anglais. Ils seraient disposés et en mesure d’aider YouTube à faire le nécessaire.

Le réseau de vérificateurs Correctiv et les géants de l’Internet tels que YouTube, ont déjà été souvent accusés de censurer les opinions dissidentes. Il y a quelques jours encore, YouTube a supprimé une contribution de l’initiative Alles auf dem Tisch/Tout sur la table pour cause de « désinformation médicale » ; ce groupe d’action critique régulièrement les mesures concernant le corona.

Source : Junge Freiheit, 13/01/2022

Texte repris du site OJIM

Facebook : Cross Check, cet ami qui vous veut du bien

10/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Dans un communiqué de presse daté du 3 mars, Facebook annonçait l’activation en France de l’outil de « fact checking » : vérification des faits en français. Les médias qui collaborent sont les suivants : l’AFP, BFMTV, l’Express, France Média Monde, France Télévisions, Libération, le Monde et 20 Minutes. L’objectif affiché est de limiter la diffusion de fausses nouvelles sur Internet.

Comment ça marche ?

Les utilisateurs de Facebook peuvent signaler un contenu qu’ils pensent être « une fausse information ». Celle ci sera alors marquée pour être examinée par « des organisations tierces, disposant d’une expertise dans la vérification d’informations et adhérant à la charte élaborée par le réseau international de fact checking.

En fait, les dits experts ne sont que les médias susnommés et s’imposent comme juges de la « véracité ».

Facebook démontre une nouvelle fois sa maitrise en matière de censure d’opinion.

Insolite : Quand l’AFP déclare vouloir lutter contre la désinformation

06/02/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Dans le cadre de l’élection présidentielle en France, l’AFP vient d’annoncer sa participation à deux initiatives visant à lutter contre les « fausses informations ». L’agence de presse s’associe ainsi au réseau first draft – et son projet crosscheck – ainsi qu’à Facebook avec son outil de fact-checking.

Michèle Léridon, directrice de l’Information de l’AFP, précise la démarche :

Comme pour la sécurité des journalistes, la concurrence entre les médias n’est pas de mise lorsqu’il s’agit de lutter contre la désinformation et la manipulation. Entre post-vérité et complotisme, le coeur de notre métier est attaqué, nous devons riposter ensemble.

Et Grégoire Lemarchand, adjoint à la rédaction en chef, responsable des réseaux sociaux à l’AFP, d’ajouter :

La vérification des faits a toujours été au coeur de notre travail et l’AFP a donc toute sa place dans le projet CrossCheck où elle assurera la validation finale de l’ensemble du travail des équipes.