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Facebook choisit The Weekly Standard pour compléter son équipe anti-fake news

Facebook choisit The Weekly Standard, un champion de la guerre en Irak et russophobe confirmé, pour compléter son équipe anti-fake news.

Rappelons que Facebook avait mis au point, dès décembre 2016, un groupe chargé de filtrer les œuvres soumises à l’imprimatur de l’establishment. Un remake, plus cool, de la bulle pontificale Inter sollicitudines de 1515… Ont été assemblés, en un tribunal virtuel, un certain nombre d’experts-traqueurs de fausses nouvelles, tels que PolitiFact, qui tous s’engagent à respecter les bonnes pratiques établies par l’école de journalisme Poynter installée en Floride.

Il a toutefois été reproché à ceux en charge de l’Imprimi Potest de pencher trop « à gauche ». Dans un esprit d’ouverture et de rééquilibrage « à droite » très remarqué de l’establishment transatlantique, il a été décidé d’ouvrir ledit groupe à un média « conservateur » : The Weekly Standard. Ce groupe devra maintenant démontrer sa compatibilité avec les critères du Poynter Institute, ce qui devrait rapidement se conclure en un Nihil Obstat.

Qui est Bill Kristol ?

Le Weekly Standard a été fondé par le pape des néocons, William (Bill) Kristol. Ce dernier s’est illustré par l’efficacité de son battage — dès la fin de la présidence Clinton —, poussant à entrer en guerre contre Saddam Hussein. Son influence est donc avérée. Il a fondé plusieurs think tanks, mais son partenariat avec Robert Kagan, au sein du Project For New American Century, s’est traduit en prise de contrôle par les néocons de la stratégie eurasienne de l’administration Obama. La célébrissime et très efficace assistante aux « Affaires Eurasiennes » du Département d’État (sous Hillary Clinton et John Kerry), Victoria Nuland, n’était autre que l’épouse de Robert Kagan… La charmante Victoria célèbre pour son « Fuck the EU » (on emmerde ou en encule l’Union Européenne, choisissez votre traduction préférée).

La cause de « l’ouverture à droite de Zuckerberg », n’est probablement pas dans son objet. Les néocons comptaient en effet sur un (ou une) président(e) suffisamment débonnaire pour embrayer sur une stratégie de changement de régime en Russie, dans la foulée de Maidan. D’où l’énergie féroce (et créative) de Kristol pour « sortir » Trump des primaires républicaines, comme des présidentielles…. Et pour l’empêcher de se représenter en 2020.

La Russie dans le collimateur

Quant aux fake news, le terme avait été lancé par Obama en transit, immédiatement après l’élection de Trump, en présence d’Angela Merkel. Il semble peu vraisemblable que soient ici visée les habituelles inepties commerciales qui pullulent sur la toile. Le « danger » proviendrait plutôt du goût prononcé des victimes de l’ubérisation politique américaine pour Sputnik News, et surtout RT America, laquelle a « l’américanité » des mainstream medias, leur couleur, leur bling-bling…

RT America, pendant les élections, a essentiellement présenté des programmes « d’extrême gauche » favorables aux thèmes de Bernie Sanders (Hillary Clinton étant présentée comme une belliciste représentante du capitalisme sauvage), complétés d’un petit noyau d’émissions pacifistes « libertaires », reprenant les thèmes (et invitant les orateurs de qualité) de l’Institut Ron Paul. Cela aurait contribué à miner les reports des voix « gauchistes » et « pacifistes » sur Hillary Clinton, Trump n’étant pas traité dans l’équation. Depuis, la chaîne a renforcé ses programmes « bourgeois », avec d’intéressantes émissions économiques et de politique étrangère, de style très américain ou européen.

Après dix mois de surchauffe du Congrès sur l’affaire russe (au détriment de son travail parlementaire), la décision du ministère de la Justice de Trump n’est pas surprenante. Il somme Sputnik News et RT America de procéder à leur inscription en tant qu’agents étrangers, ce qui leur compliquerait la tâche, et intimiderait les recrutements de qualité. Un premier pas vers la fermeture ? Le recrutement de Kristol par Facebook n’est pas anodin. Ou comment l’alliance objective des libéraux américains et des néo-conservateurs tente de vampiriser les médias américains.

Texte repris du site Ojim

Facebook, nouveau censeur ?

Au commencement était la toile que d’aucuns appellent le net. Le mantra de la toile était simple : neutralité du net, pas de censure, pas d’intervention politique, liberté grande dans le respect du bien commun. Autrement dit, pour autant que vous n’appeliez pas au meurtre de votre voisin ou à celui des Écossais (pour cause de radinerie bien entendu), vous pouvez exprimer votre opinion.

Les réseaux sociaux jusqu’à une période très récente respectaient cette liberté mais les choses sont en train de changer. Facebook a lancé avec huit médias français, l’AFP, Le Monde — qui a créé, dans le même esprit de censure le Décodex –, France Médias Monde (RFI, France 24), L’Express, Libération, 20 Minutes, BFMTV et Franceinfo, une opération de surveillance des informations figurant sur le réseau. Une information considérée comme « fausse » par deux de ces médias sera signalée comme telle sur Facebook, toute tentative de partage sera accompagnée d’une alerte et toute publicité sera bloquée.

Facebook, qui finance de nombreuses manifestations liées à l’information comme le plus important congrès européen de journalisme, veut être plus en pointe dans le combat pour l’Empire du Bien. Le Vice-Président de Facebook Adam Mosseri avait annoncé la couleur en Italie en avril 2017 comme l’Observatoire l’avait noté.

En complément de l’opération ci-dessus, Mosseri annonce que le réseau social ne veut pas s’impliquer dans la vérification des faux discours ni dans la qualification de ce qu’est un discours de haine ou de violence. Il fera appel à des tiers comme l’université américaine Poynter ou au Désintox de Libération dont le propriétaire l’aimable Patrick Drahi n’a certainement aucun conflit d’intérêt.

Comme le disait justement Guy Debord « dans la société du spectacle, le vrai devient un moment du faux ». L’Observatoire reviendra sur des projets de Google qui vont dans le même sens : surveiller et punir. Devinez qui ?

Texte repris du site OJIM

Les algorithmes de la censure régiront bientôt votre information

10/05/2017 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Facebook, l’Otan et de nombreux titres de la grande presse profitent des élections pour travailler à un modèle de contrôle orwellien. Il s’agit de purger Internet de ce qu’ils prétendent être des fausses nouvelles ou « fake news » en novlangue angliciste. Le New York Times y consacre un article. Ces justiciers de l’extrême se sont réunis dans une coalition majoritairement financée par des géants privés américains tels que Google.

Il s’agit bien l’intelligence artificielle au service de la pensée unique

Tout à fait puisqu’il s’agit du développement d’un outil de haute technologie pour réduire automatiquement les avis que vous considérez comme nuisibles.
Le chouchou de ces héros de la bien pensance est le « fast checking » ou vérification rapide. Grâce à des algorithmes et des rames de données, ils déterminent la probabilité de fausseté de l’information, la localisent et automatiquement la suppriment.

Le mode de sélection favorisera la pensée unique

Peu de preuves seront nécessaires pour éliminer les informations dites déviantes. Ces algorithmes ne déterminent pas si l’information est fausse mais sa probabilité d’être fausse. Tout dépend donc des critères choisis…

Le responsable de Stratcom, le centre des communications stratégiques de l’OTAN, a ouvertement précisé que l’objectif n’est pas de supprimer uniquement des informations contradictoires, mais aussi les points de vue alternatifs avant qu’ils ne soient entendus. Il a pris pour exemple l’Ukraine : « Des acteurs étatiques ont tenté d’amplifier des points de vue spécifiques pour les intégrer dans l’opinion majoritaire ».

Cette censure qui pourrait devenir obligatoire

Selon le Times, ce mouvement de censure pourrait devenir obligatoire en Allemagne, sous peine de lourdes amendes. En France, Facebook a profité de la campagne présidentielle pour supprimer plus de 30 000 comptes en France et fait de même aux Pays Bas.

Facebook : Cross Check, cet ami qui vous veut du bien

10/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Dans un communiqué de presse daté du 3 mars, Facebook annonçait l’activation en France de l’outil de « fact checking » : vérification des faits en français. Les médias qui collaborent sont les suivants : l’AFP, BFMTV, l’Express, France Média Monde, France Télévisions, Libération, le Monde et 20 Minutes. L’objectif affiché est de limiter la diffusion de fausses nouvelles sur Internet.

Comment ça marche ?

Les utilisateurs de Facebook peuvent signaler un contenu qu’ils pensent être « une fausse information ». Celle ci sera alors marquée pour être examinée par « des organisations tierces, disposant d’une expertise dans la vérification d’informations et adhérant à la charte élaborée par le réseau international de fact checking.

En fait, les dits experts ne sont que les médias susnommés et s’imposent comme juges de la « véracité ».

Facebook démontre une nouvelle fois sa maitrise en matière de censure d’opinion.

Facebook Journée Femme voilée 1

Facebook célèbre la Journée de la femme… voilée !

08/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin, je vais sur Facebook, voir quelles y sont les nouvelles de mes « amis ». Et là, surprise : en tête de page, un écran s’affiche et c’est Facebook qui me parle. Le réseau social, qui croit peut-être que je n’ai pas écouté la radio, m’informe que c’est la Journée de la femme. Sauf que leur algorithme a dû merder quelque part.

Non seulement la dame dont Facebook m’offre une citation – sans aucun intérêt – est d’un certaine Malala Yousafzai – une Pakistanaise, merci Wikipédia – dont je n’avais jamais entendu parler jusque-là bien qu’elle ait obtenu le prix Nobel de la paix — honte à moi –, mais la majorité – ou toutes, allez saoir, même en y regardant de près – des femmes stylisées qui illustrent cette belle Journée internationale de femme sont voilées ! Plus ou moins mais voilées. La Journée de la libération de la Femme, c’est pour l’an prochain ?

M. L.

Facebook Journée Femme voilée 2

 

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Présidentielle : les réseaux sociaux sont-ils en train de détrôner les médias ?

Source : OJIM – « Présidentielle : les réseaux sociaux sont-ils en train de détrôner les médias ? »

Auteur du livre La Langue des médias. Destruction du langage et fabrication du consentement (éd de l’Artilleur/Toucan, 2016), Ingrid Riocreux, que l’Ojim a été l’un des premiers médias à interroger sur son livre passionnant, donnait récemment un entretien au FigaroVox.

Dans celui-ci, l’agrégée de lettres modernes analysait le langage des principaux candidats à la présidentielle et leurs rapports aux médias. Mais avant tout, au regard des initiatives de Jean-Luc Mélenchon et Florian Philippot, qui ont tous deux créé leur chaîne YouTube, un constat s’impose selon elle : internet, les réseaux sociaux et les médias alternatifs ont pris une place importante dans le grand concert de l’information.

Ainsi désormais, « la hiérarchie de l’information échappe en grande partie aux médias officiels », explique-t-elle. En témoignent les récentes agressions de Cologne, commise par des clandestins, et que les médias officiels ont, dans un premier temps, tenté d’étouffer. Or aujourd’hui, « toute tentative d’étouffer des faits avérés est contre-productive. Les faits en question finissent par être connus parce que les réseaux sociaux propagent les images et les témoignages ».

En parallèle, « les médias alternatifs gagnent en crédibilité : ils apparaissent comme ceux qui disent ce que les autres nous cachent », note Ingrid Riocreux. Pour contrer cette menace, les médias traditionnels ont donc choisi, de plus en plus, de nous mettre constamment en garde contre internet et les réseaux sociaux. Certes, cet appel à la prudence peut paraître légitime, mais pour l’essayiste, « ces mêmes médias ne semblent pas se l’appliquer à eux-mêmes », et commettent souvent des bourdes. La faute à la volonté d’être le premier à sortir une information, et donc à ne pas vraiment la vérifier, entre autres…

Concernant le monde politique, force est de constater que la majorité du personnel politique « se soumet au magistère moral des médias et accepte ce système dans lequel il faut utiliser certains mots et pas d’autres ». Et quand bien même beaucoup dénoncent ce magistère et se prétendent « hors système », ils ne le sont pas totalement. Car on ne peut tout simplement pas l’être, « cela reviendrait à ne pas exister du tout », nous dit Ingrid Riocreux. Et d’ajouter : « Si on laisse de côté ceux qui se prétendent hors système sans l’être en rien, les candidats « hors système » sont, en réalité, ceux qui arrivent à utiliser le système contre lui-même. »

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1984, façon Zuckerberg

23/02/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Cela se passait au Mobile World Congress (MWC) de Barcelone. Tandis que toute l’assistance était aveuglée par un casque de réalité virtuelle, le patron de Facebook remontait l’allée, tel le marionnettiste heureux de tous ces zombies. Notre futur, façon 1984 ? Ou notre présent ?

C’est le sujet qui « buzze » chez les geeks… mais pas qu’eux. En pleine démonstration d’un casque de réalité virtuelle Samsung au MWC de Barcelone, Mark Zuckerberg, invité-surprise, remonte l’allée pour rejoindre l’estrade. Il voulait créer la surprise, mais l’effet obtenu a glacé de nombreux internautes.

Assis, des dizaines d’hommes en chemise et costumes, les visages inexpressifs, plongés dans le monde virtuel de leurs lunettes. Debout, ce jeune en T-shirt et baskets, tout sourire, marchant comme si le monde lui appartenait et surtout comme s’il était seul ancré dans la réalité d’un univers qu’il manipule à sa guise.

On pense à 1984, à Matrix, à Johnny Mnemonic ou à Orange Mécanique.

Mark – ça ne te semble pas étrange d’être le seul à marcher avec tes propres yeux, alors que tous les autres sont des zombies dans la Matrice ?

interroge un utilisateur de Facebook.

Cette photo est-elle une allégorie de notre futur, Les gens dans une réalité virtuelle, et nos leaders qui se promènent à côté de nous.

demande un autre internaute.

Propagande commerciale et politique de masse, contrôle social exacerbé, isolement volontaire des individus, rupture du lien social, manipulation à grande échelle… ce qui est vraiment effrayant dans cette image, ce n’est pas qu’elle préfigure notre futur. C’est qu’elle décrive notre présent.


Deux insultes par seconde sur les réseaux sociaux

09/02/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Selon une analysée publiée hier par Le Parisien, pas moins de 200 000 messages d’insultes et de haine sont déversés chaque jour sur Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux, ainsi que dans les commentaires des sites de journaux nationaux. Un phénomène qui contribue à la banalisation de la violence et à l’exacerbation des rapports sociaux.

Publié le

Big Brother Facebook lutte contre les messages « extrémistes »

21/01/2016 – MÉDIAS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Critiquée par le gouvernement allemand pour « négligence » dans la lutte contre « la propagation des discours de haine », qui ont suivi l’afflux de 1,1 million de clandestins en Allemagne depuis l’été, Facebook s’est engagé à agir.
Facebook a donc lancé lundi une opération intitulée « Initiative pour le courage civil en ligne », à Berlin. Doux euphémisme pour qualifier la répression du « politiquement correct. »
Facebook veut non seulement modérer les propos, mais aussi mobiliser la société civile. La société promet un million d’euros, pour soutenir les ONG luttant « contre le racisme et la xénophobie ». Facebook a annoncé avoir fait appel aux services d’une filiale de l’éditeur allemand Bertelsmann pour surveiller et effacer les messages « racistes » publiés sur sa plate-forme en Allemagne.
« Big Brother » nous regarde vraiment.


Facebook condamné : coup d’arrêt à la surveillance de masse américaine ?

08/10/10/2015 – MÉDIAS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Depuis plusieurs années, Max Schrems, étudiant en droit autrichien, se bat en justice contre le réseau social Facebook, qu’il accuse de ne pas respecter le droit à la vie privée.

Quelle victoire a-t-il remportée hier ?
Depuis 2011, le jeune homme livre un combat juridique contre l’entreprise américaine, qu’il accuse de ne pas respecter les lois européennes en matière de protection de la vie privée. Ce combat s’est achevé mardi 6 octobre dernier avec le jugement de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), qui donne raison au juriste en déclarant : « invalide » le cadre juridique qui couvre le transfert de données personnelles de l’Union européenne vers les États-Unis. C’est une grande victoire, car dorénavant, les données des utilisateurs européens de Facebook ne pourront plus être stockées aux États-Unis, mais devront être stockées en Europe.

Qu’est ce qui l’a poussé à se lancer dans cette procédure ?
L’étudiant en droit raconte que le déclic a eu lieu lors d’une conférence à laquelle il assistait aux États-Unis, en 2011. Je cite : « C’est lors d’un séjour d’études de six mois dans la Silicon Valley que j’ai réalisé que les Américains méprisaient les idéaux européens. J’étais alors dans une conférence, où personne ne savait que j’étais Autrichien, et j’ai compris ce qu’ils pensaient de nos lois » raconte le juriste.

Quelles ont été les étapes de ce combat de David contre Goliath ?
Il entame une première procédure en Irlande, pays où se trouve le siège européen du réseau social. Il est persuadé que l’entreprise enfreint le droit européen sur l’utilisation des données. L’autorité lui donne raison et demande à Facebook de « clarifier sa politique en matière de données privées ».
En 2013, les révélations d’Edward Snowden sur le programme de surveillance Prism mis en place par l’Agence de sécurité nationale américaine le confortent dans son combat. Il lance une nouvelle procédure en Irlande visant Facebook, mais aussi Apple, Microsoft, Yahoo et Google. Cette dernière plainte remonte finalement jusqu’à la Cour de justice de l’Union européenne, qui vient de rendre son jugement. « Cette décision est un coup sérieux porté à la surveillance mondiale des États-Unis, qui se repose massivement sur des partenaires privés » explique Max Schrems.


Censure des messages anti-réfugiés sur Facebook : Merkel met la pression sur Zuckerberg

01/10/2015 – EUROPE (Bloomberg /FSM traduit par NOVOpress)
La chancelière allemande Angela Merkel a confronté le Directeur général de Facebook, Mark Zuckerberg, sur la progression de son entreprise pour limiter les messages racistes, après que son gouvernement se soit plaint que le réseau social ne faisait pas assez pour sévir contre la récente explosion de messages xénophobes.

Lors d’un déjeuner en marge du sommet de développement des Nations Unies à New York samedi dernier, Merkel et Zuckerberg ont été enregistrés en direct par une web radio diffusée sur le site de l’ONU.
Après que Merkel ait brièvement interrogé Zuckerberg sur le traitement des commentaires postés sur le réseau social et sur la façon de les censurer, le PDG de Facebook répond que « nous devons encore faire du travail » sur le sujet.
« Vous travaillez sur ça ? » a insisté Merkel en anglais. « Ouais », a répondu Zuckerberg, avant que leur dialogue ne soit interrompu par de nouveaux arrivants.

Plus tôt ce mois-ci, Facebook avait déjà indiqué qu’il devrait redoubler d’efforts pour cibler les contenus racistes sur son site allemand. La compagnie a déclaré le 14 septembre qu’ils s’associaient avec un chien de garde Internet allemand, un groupe à but non lucratif appelé Self-Monitoring Volontaire des fournisseurs de services multimédias, pour surveiller le contenu des messages considérés comme « haineux ». (NDLR L’objet de ce site de surveillance est de protéger les jeunes contre tout message qui pourrait les « désorienter sur un plan sexuel ou socioethnique ».)

Les autorités allemandes sont aux prises avec la plus grande crise de réfugiés du pays depuis la Seconde Guerre mondiale, avec sans doute 1 million de personnes cherchant refuge contre la guerre et la pauvreté qui devraient entrer dans le pays cette année. Alors que beaucoup d’Allemands se sont précipités pour accueillir les nouveaux arrivants, cet envahissement subit a également stimulé une vague d’attaques contre les centres de réfugiés et de sentiment anti-étranger.

« Nous sommes déterminés à collaborer étroitement avec le gouvernement allemand sur cette question importante », a réaffirmé par email Debbie Frost, un porte-parole de Facebook de Menlo Park, en Californie. « Nous pensons que les meilleures solutions pour traiter avec les gens racistes et postant des commentaires xénophobes peuvent être trouvées lorsque les fournisseurs de services, le gouvernement et la société civile travaillent tous ensemble pour relever ce défi commun. » (NDLR Facebook propose ce même type d’arrangement au gouvernement chinois pour les laisser s’installer dans ce grand pays.)

Le réseau social Facebook prend le parti des « réfugiés »

29/09/2015 – MÉDIAS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Mark Zuckerberg, patron de Facebook, a déclaré lors d’un discours au sommet sur le développement durable de l’ONU qu’il était prêt à connecter les immigrés clandestins dans les camps de réfugiés. Selon ce même, l’accès à Internet est une des conditions sine qua non du respect des droits de l’homme. Le fondateur de Facebook a même ajouté que :

Si vous voulez aider les gens à accéder à la nourriture, aux services médicaux, à l’éducation et à l’emploi dans n’importe quel endroit au monde, il faut faire se connecter tout ce monde.

Il espère ainsi gonfler le nombre d’inscrits de son réseau social qui en rassemble déjà 1,5 milliard.


Prison des Baumettes à Marseille : véritable zone de non-droit

Prison des Baumettes à Marseille : véritable zone de non-droit

05/01/2015 – MARSEILLE (via BFMTV)
A Marseille, la prison des Baumettes a fait une entrée remarquée sur les réseaux sociaux. C’est la page Facebook,”MDR o Baumettes” au nom provocateur qui a mis le feu aux poudres. Sur les photos publiées sur le site (Une), les détenus s’exhibent fièrement avec des liasses de billets et des stupéfiants. Des objets interdits en prison tout comme le téléphone portable avec lequel ils se sont photographiés. Après la découverte de cette page par un surveillant le compte a été fermé. Les syndicats dénoncent un manque de personnel pénitencier important.

Facebook sur le réseau anonyme Tor : une bonne nouvelle ?

22/11/2014 – ÉTAT-UNIS (NOVOpress via Le Monde)
Récemment, de nombreux observateurs ont été surpris et amusés en apprenant que le réseau social Facebook se lançait sur Tor, le système permettant un anonymat renforcé sur Internet.

Rien ne semble en effet plus éloigné que le premier réseau social du monde, gourmand en données personnelles, et l’outil de contournement de la censure et d’anonymat, prisé à la fois des dissidents des régimes politiques répressifs et de divers criminels, en passant par les internautes désireux de protéger leur vie privée ou de contourner un site censuré dans leur pays.

Concrètement, Facebook a annoncé le lancement d’une version de son site Web accessible uniquement depuis le réseau Tor. Connectés à ce réseau, les internautes peuvent désormais se rendre sur Facebook en y accédant depuis l’adresse https://facebookcorewwwi.onion/.

(…)

Cette initiative a été relativement bien accueilli dans les milieux militants.

Le fait que Facebook soutienne un logiciel utilisé par de nombreux activistes dans les pays répressifs est cependant une « très bonne nouvelle » pour la lutte contre la censure, pour Grégoire Pouget, responsable des nouveaux médias à Reporters sans frontières.

« Pour ceux à qui la mise en place d’un Facebook en “.onion” peut vraiment profiter, comme des journalistes ou des défenseurs des droits de l’homme au Kazakhstan, en Iran ou dans d’autres pays où Facebook est régulièrement bloqué, cela peut changer beaucoup de choses. En effet un site “.onion” est virtuellement impossible à bloquer.»

Morgan Marquis-Boire, le directeur de la sécurité informatique de The Intercept, le média fondé par Glenn Greenwald – le journaliste dépositaire des documents Snowden -, aimerait que d’autres plateformes suivent cet exemple :

« J’aimerais que Google se dote d’un “.onion” pour tous ses services… Et Twitter, où est ton “.onion” ? »

Réseaux sociaux : vers le référendum permanent ?

18/11/2014- PARIS (NOVOpress via FigaroVox)
D’après une récente étude Médiamétrie consacrée à la place que les réseaux sociaux ont pris dans notre vie, 26 millions de Français seraient sur Facebook. Dans une tribune parue sur FigaroVox, Vincent Tremolet de Villers s’interroge sur les conséquences de cette révolution numérique.

Celui-ci n’hésite d’ailleurs pas à parler d’un véritable “séisme numérique”.

En politique, les conséquences sont à la fois minuscules et gigantesques. Minuscules parce que l’information continue, pour satisfaire sa boulimie, dévore les messages les plus dérisoires. Ainsi Nadine Morano qui croise une femme voilée sur la plage nous fait part de son irritation, et Cécile Duflot nous présente en exclusivité le chili con carne (bio) qu’elle est en train de cuisiner. Nous savons tout de la moindre réunion de canton et, heureux hommes, nous avons accès aux selfies du maire de Champignac à la fête de l’espadrille.

(…)

Gigantesque si l’on évalue le poids de ces réseaux dans le quinquennat Hollande. Pour lui, tout a commencé par un tweet. Celui qui révélait l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn. Le futur président pouvait sourire comme le plus beau smiley. Ça n’a pas duré. Un mois après son élection, Ségolène Royal et Valérie Trierweiler s’affrontaient en 140 signes et la présidence normale devenait un captivant vaudeville animé avec rage, sur les réseaux sociaux, par l’un des personnages. Grâce à Twitter, l’expression «sans-dents» a traverséle pays en quelques heures et la dernière émission de François Hollande a donné lieu, sur ce même réseau, à un jeu de massacre.

(…)

Les réseaux sociaux sont la cause principale de cette inversion hiérarchique. L’information n’est plus «descendante» mais s’établit de plus en plus selon un référendum permanent qui, par le nombre de «like» ou par le succès d’un «hashtag», décide ce qui ouvrira le prochain journal. Une forme compulsive, frénétique de démocratie participative fait défiler les sujets – guerre en Ukraine, canular de Nicolas Bedos, blessure de Zlatan, égorgement d’Hervé Gourdel – sans distinguer l’essentiel de l’accessoire