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Pour lutter contre les « fake news », Facebook note ses utilisateurs

29/08/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Saviez-vous que chaque utilisateur de Facebook est noté sur une échelle de 0 à 1 ?

L’objectif du réseau social de Mark Zuckerberg serait de mesurer le niveau de fiabilité de ses utilisateurs notamment pour mieux lutter contre le phénomène des « fake news ».

Tessa Lyons, une responsable en charge de la lutte contre la désinformation, l’a confirmé au Washington Post. Cela permet au site d’identifier les personnes qui signalent un article comme faux, alors que l’information qu’il mentionne est bel et bien vérifiée.

« Il est courant qu’une personne nous dise que quelque chose est faux simplement parce qu’elle n’est pas d’accord avec ou qu’elle cherche à cibler un éditeur en particulier », affirme-t-elle.

Facebook : Zuckerberg est désolé et se moque (gentiment) des Européens

Les observateurs attendaient beaucoup de la venue du fondateur et Président de Facebook Mark Zuckerberg au Parlement européen le 22 mai 2018. Une occasion de lui poser de nombreuses questions sur les failles du réseau social par exemple autour de l’affaire Cambridge Analytica que nous avons déjà analysée ici il y a peu.

Un format complaisant, un discours aseptisé

Malheureusement le format choisi (par le Parlement ? Par Facebook ?) était fait sur mesure pour le fondateur du réseau social. 7 minutes d’accueil du Président du parlement Antonio Tajani, 11 minutes de discours de réponse, 35 minutes de questions de parlementaires et 25 minutes de réponses en bloc de Zuckerberg qui pouvait ainsi choisir les bonnes questions et éliminer les mauvaises. Devant le Congrès américain (et pendant cinq heures), il avait dû répondre à chaque question une à une sans pouvoir les esquiver. Ce qui a donné des déclarations lénifiantes comme :

« Les questions de protection de la vie privée ont toujours été incroyablement importantes pour les gens. L’une de nos plus grandes responsabilités est de protéger les données. »

Ou bien encore :

« Nous n’avons pas pris une vue assez large de notre responsabilité, c’est une erreur et je suis désolé pour cela… assurer la sécurité des personnes sera toujours plus important que maximiser nos profits…tous les changements nécessaires à venir vont demander du temps… notre priorité est notre mission sociale… Grâce à Facebook les réfugiés en Europe peuvent rester en contact avec les leurs et se créer de nouveaux contacts en Europe».

Quarante questions demeurées sans réponse

Le site anglo-saxon spécialisé Gizmodo a listé quarante questions auxquelles Zuckerberg s’est bien gardé de répondre. Quelques unes nous ont semblé notables.

L’eurodéputé français Nicolas Bay :

La censure arbitraire appliquée par Facebook est elle compatible avec les valeurs fondamentales de notre démocratie ?
La chasse aux fausses nouvelles est elle en train de devenir un prétexte pour chasser et réduire au silence les libertés d’opinion et d’expression ?

L’eurodéputé allemand Jan Philipp Albrecht :

Pouvez-vous assurer que les données des utilisateurs européens ne seront pas utilisées ou échangées entre Facebook et WhatsApp ?

Et le Belge Philippe Lambert :

Facebook va-t-il payer ses impôts dans tous les pays où il a une présence opérationnelle ?

Zuckerberg s’est contenté de répondre qu’à la fin 2018 le réseau social allait employer dix mille personnes dans douze pays européens, ouvrir de nouveaux centres de recherches en France et au Danemark. Pour mémoire le centre de profits européen du réseau social est en Irlande, on ne parle pas de déménagement.

Tribune reprise du site OJIM

La censure de Facebook continue : la page « Les Identitaires » vient d’être supprimée !

Depuis mercredi 23 mai, la page Facebook « Les Identitaires », qui avait échappé à la censure jusque-là, a été supprimée par Facebook sans avertissement ni explications. Suite à l’action pacifique et symbolique de Génération Identitaire dans les Alpes, une vague de censure sur le réseau social de Mark Zuckerberg s’était abattue sur Génération Identitaire, supprimant notamment sa page Facebook et empêchant les 126 000 internautes qui y étaient abonnés de continuer à suivre son actualité.

Cette censure avait été dénoncée par des personnalités de tous bords, comme Dominique Reynié (tête de liste « Les Républicains » dans le Sud aux élections régionales de 2015) ou Nicolas Dupont-Aignan (candidat DLF aux élections présidentielles). Le 22 mai, Nicolas Bay (Président du groupe Front National au Parlement européen) a également interrogé Mark Zuckerberg lors de son audition par les députés européens à Bruxelles afin de connaître les raisons de cette censure.

Le fondateur de Facebook s’est contenté de répondre : « Nous voulons que les gens continuent de venir et d’utiliser nos services, et qu’ils partagent leurs idées politiques, quelle qu’en soit la sensibilité. […] Je peux l’affirmer devant vous aujourd’hui : nous n’avons jamais et ne prendrons jamais de décision quant au contenu qui doit être mis en avant, et ce en fonction des vues politiques qui y sont diffusées. C’est un sujet fondamental pour moi, sur lequel je suis fier de m’engager. » Le lendemain, malgré les promesses de Mark Zuckerberg, la page des Identitaires était donc supprimée alors même qu’elle se rattache à un mouvement indépendant de Génération Identitaire.

La Dilcrah (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT) s’était félicitée de la censure des pages de Génération Identitaire, revendiquant ne pas y être pour rien. Cette collusion scandaleuse entre le pouvoir politique et un réseau social en situation de monopole révèle une dérive extrêmement inquiétante concernant la liberté d’expression. La répression pour nous faire taire n’a jamais été aussi forte depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron. Manifestations interdites, comptes twitter supprimés, pages Facebook censurées… ils peuvent tout essayer, le mouvement identitaire continuera de lutter pour notre identité et ne lâchera rien !

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Un communiqué des Identitaires

Facebook : les identitaires, la censure et les libertés publiques

23/05/2018 – EUROPE (NOVOpress)
La suppression par Facebook de la page de Génération Identitaire, qui rassemble plus de 200.000 abonnés, a suscité un vif débat public. Dominique Reygnié, directeur général de la Fondapol, s’en est ému dans une tribune parue dans le Figarovox.

Selon lui, « la question posée par la fermeture du compte de Génération identitaire est, à proprement parler, cruciale : il s’agit de savoir si nous sommes engagés dans un processus de privatisation de nos libertés publiques et en dehors de tout contrôle de type juridictionnel ou parlementaire. »

Nicolas Bay, patron du Front national au Parlement européen, a lui aussi soulevé la question de cette censure politique et directement interpellé le président-fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, auditionné hier par les députés européens. Ce dernier s’est contenté d’une réponse évasive affirmant qu’il était très attaché à la liberté des opinions politiques.

Censure : Facebook ferme la page de Génération Identitaire

04/05/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Facebook a donc décidé de fermer la page de Génération identitaire.

Pour justifier sa décision, Facebook invoque la rubrique « contenu répréhensible » de ses règles pour les utilisateurs baptisées « standards de la communauté » : “Nous n’autorisons pas les discours incitant à la haine sur Facebook, parce que ces discours créent une atmosphère d’intimidation et d’exclusion, et peuvent aboutir à des violences dans le monde réel.

Romain Espino, porte-parole de Génération Identitaire a réagi : “Nous n’avons pas eu de notification officielle et nous avons engagé une procédure de recours classique auprès d’eux, tout en informant aussi notre avocat.

Le compte @DefendEuropeID a notamment publié le message suivant :

Les pages Facebook et Instagram de Génération identitaire France viennent d’être suspendues sans justification. Il y a eu appel de la décision et des démarches judiciaires sont actuellement à l’étude.


Scandale Cambridge Analytica : 87 millions de comptes Facebook détournés

05/04/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Plombé par le scandale Cambridge Analytica, Facebook veut tenter de faire preuve de transparence. Il vient d’avouer que ce ne sont pas 50 millions, mais 87 millions d’utilisateurs dont les données personnelles ont pu être détournées, récupérées à leur insu par la firme d’analyses de données et de communication stratégique Cambridge Analytica.

C’est sur ce scandale que le patron de Facebook Mark Zuckerberg devra s’expliquer la semaine prochaine devant des parlementaires du congrès américains, des parlementaires très remontés.

Les 87 millions de comptes Facebook seraient presque tous Américains et leurs données peuvent avoir été utilisées pour orienter la campagne présidentielle de Trump. Cambridge Analytica réfute cette possibilité et ce chiffre. Elle avance celui de 30 millions de personnes, affirmant qu’ils ont supprimé ces données quand Facebook leur a demandé.


Xavier Raufer : “Dans le monde du numérique, tout est falsifiable !”

28/03/2018 – FRANCE (NOVOpress)
L’affaire du piratage des données de cinquante millions d’utilisateurs Facebook par la société Cambridge Analytica fait couler beaucoup d’encre.

Pour Xavier Raufer, spécialiste en géopolitique et criminologue, la collecte de données est un acte banal. Dans cette affaire, rien ne prouve qu’il y a eu une quelconque interférence avec la campagne du président Trump. L’influence de la Russie reste aussi à démontrer.


L’entreprise Facebook une nouvelle fois sous le feu des projecteurs suite à la collection et l’utilisation de nombreuses données personnelles

20/03/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Suite à des révélations du New York Times la semaine dernière, le géant du numérique Facebook fait face à une nouvelle controverse. Les données personnelles de 50 millions d’utilisateurs récupérées sans leur accord auraient été utilisées par Cambridge Analytics, une entreprise de communication. Les informations personnelles de 270 000 personnes auraient tout d’abord été récupérées via une application proposant un test de personnalité. Ces données étaient collectées de manière légale, les utilisateurs ayant donné leur accord tacitement en se connectant à l’application via leur compte Facebook. Grâce à une fonctionnalité du réseau social, l’application a par la suite pu entrer en possession des informations des contacts de ces personnes, soit plusieurs dizaines de millions d’individus. Toutes ces données ont été utilisées par la suite pour cibler des publicités sur les utilisateurs concernés.

Cette utilisation des données personnelles paraît être tristement banale dans le monde connecté du XXIe siècle.

Ces pratiques sont en effet monnaie courante pour les entreprises du numérique moderne dont le principal argument commercial est leur nombre d’utilisateurs et les données que ceux-ci représentent. Si cette nouvelle fait néanmoins grand bruit en particulier Outre-Atlantique, c’est que Cambridge Analytics a été une des entreprises en charge d’assurer la mise en avant du candidat républicain Donald Trump durant la campagne électorale américaine. La révélation de cette affaire, tout comme celle de la prétendue ingérence russe sur les élections américaines via encore une fois les réseaux sociaux, viserait donc encore à minimiser la victoire du candidat républicain. La diligence de l’enquête du New York Times ne surprend donc guère, ce journal étant réputé pour ses prises de positions libérales.

Cette affaire ferait donc elle aussi partie intégrante de la campagne médiatique anti Trump qui bat toujours son plein à quelques mois des cruciales élections de mi mandat.

En effet, et sa révélation, si elle a son coût sur le cours de l’action Facebook en bourse, suit le but avoué des géants de la Silicon Valley. Ceux-ci, à l’exception notable de l’entrepreneur Elon Musk, se dressent tous unanimement et publiquement contre l’actuel président des États-Unis. Cette affaire est tout de même à double tranchant pour ces entreprises du numérique. Elle expose en effet publiquement la facilité avec laquelle les données personnelles des utilisateurs des réseaux sociaux peuvent être exploitées.

“Google filtre ta pensée” – “Facebook contrôle ce que tu peux lire” : La Quadrature du Net dénonce le flicage organisé par les géants du Net

20/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
La Quadrature du Net, une association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet, diffuse actuellement une campagne qui dénonce le flicage organisé par les géants du Net.

“Google filtre ta pensée”
: Google filtre ses résultats de recherche et les recommendations YouTube pour analyser tes réactions et t’enfermer dans sa bulle.
“Apple sait où est ta mère” : Si tu as un smartphone sous iOS ou Android, il permet à Appel, Google et leurs apps d’enregistrer ta position, sans toujours te le dire ou te laisser le choix.
“Facebook contrôle ce que tu peux lire” : Facebook trie les contenus de son fil d’actualité pour analyser tes réactions et t’enfermer dans sa bulle.
“Amazon sait quels cadeaux tu auras” : Les comportements qui te semblent les plus anodins, analysés en masse, révèlent précisément ta personnalité, tes attentes et celles de ton entourage.
“Microsoft forme tes enfants” : En 2015, Microsoft a payé 13 millions d’euros à l’Education nationale pour pouvoir former et fournir ses outils aux élèves et enseignants.


Facebook choisit The Weekly Standard pour compléter son équipe anti-fake news

Facebook choisit The Weekly Standard, un champion de la guerre en Irak et russophobe confirmé, pour compléter son équipe anti-fake news.

Rappelons que Facebook avait mis au point, dès décembre 2016, un groupe chargé de filtrer les œuvres soumises à l’imprimatur de l’establishment. Un remake, plus cool, de la bulle pontificale Inter sollicitudines de 1515… Ont été assemblés, en un tribunal virtuel, un certain nombre d’experts-traqueurs de fausses nouvelles, tels que PolitiFact, qui tous s’engagent à respecter les bonnes pratiques établies par l’école de journalisme Poynter installée en Floride.

Il a toutefois été reproché à ceux en charge de l’Imprimi Potest de pencher trop « à gauche ». Dans un esprit d’ouverture et de rééquilibrage « à droite » très remarqué de l’establishment transatlantique, il a été décidé d’ouvrir ledit groupe à un média « conservateur » : The Weekly Standard. Ce groupe devra maintenant démontrer sa compatibilité avec les critères du Poynter Institute, ce qui devrait rapidement se conclure en un Nihil Obstat.

Qui est Bill Kristol ?

Le Weekly Standard a été fondé par le pape des néocons, William (Bill) Kristol. Ce dernier s’est illustré par l’efficacité de son battage — dès la fin de la présidence Clinton —, poussant à entrer en guerre contre Saddam Hussein. Son influence est donc avérée. Il a fondé plusieurs think tanks, mais son partenariat avec Robert Kagan, au sein du Project For New American Century, s’est traduit en prise de contrôle par les néocons de la stratégie eurasienne de l’administration Obama. La célébrissime et très efficace assistante aux « Affaires Eurasiennes » du Département d’État (sous Hillary Clinton et John Kerry), Victoria Nuland, n’était autre que l’épouse de Robert Kagan… La charmante Victoria célèbre pour son « Fuck the EU » (on emmerde ou en encule l’Union Européenne, choisissez votre traduction préférée).

La cause de « l’ouverture à droite de Zuckerberg », n’est probablement pas dans son objet. Les néocons comptaient en effet sur un (ou une) président(e) suffisamment débonnaire pour embrayer sur une stratégie de changement de régime en Russie, dans la foulée de Maidan. D’où l’énergie féroce (et créative) de Kristol pour « sortir » Trump des primaires républicaines, comme des présidentielles…. Et pour l’empêcher de se représenter en 2020.

La Russie dans le collimateur

Quant aux fake news, le terme avait été lancé par Obama en transit, immédiatement après l’élection de Trump, en présence d’Angela Merkel. Il semble peu vraisemblable que soient ici visée les habituelles inepties commerciales qui pullulent sur la toile. Le « danger » proviendrait plutôt du goût prononcé des victimes de l’ubérisation politique américaine pour Sputnik News, et surtout RT America, laquelle a « l’américanité » des mainstream medias, leur couleur, leur bling-bling…

RT America, pendant les élections, a essentiellement présenté des programmes « d’extrême gauche » favorables aux thèmes de Bernie Sanders (Hillary Clinton étant présentée comme une belliciste représentante du capitalisme sauvage), complétés d’un petit noyau d’émissions pacifistes « libertaires », reprenant les thèmes (et invitant les orateurs de qualité) de l’Institut Ron Paul. Cela aurait contribué à miner les reports des voix « gauchistes » et « pacifistes » sur Hillary Clinton, Trump n’étant pas traité dans l’équation. Depuis, la chaîne a renforcé ses programmes « bourgeois », avec d’intéressantes émissions économiques et de politique étrangère, de style très américain ou européen.

Après dix mois de surchauffe du Congrès sur l’affaire russe (au détriment de son travail parlementaire), la décision du ministère de la Justice de Trump n’est pas surprenante. Il somme Sputnik News et RT America de procéder à leur inscription en tant qu’agents étrangers, ce qui leur compliquerait la tâche, et intimiderait les recrutements de qualité. Un premier pas vers la fermeture ? Le recrutement de Kristol par Facebook n’est pas anodin. Ou comment l’alliance objective des libéraux américains et des néo-conservateurs tente de vampiriser les médias américains.

Texte repris du site Ojim

Facebook, nouveau censeur ?

Au commencement était la toile que d’aucuns appellent le net. Le mantra de la toile était simple : neutralité du net, pas de censure, pas d’intervention politique, liberté grande dans le respect du bien commun. Autrement dit, pour autant que vous n’appeliez pas au meurtre de votre voisin ou à celui des Écossais (pour cause de radinerie bien entendu), vous pouvez exprimer votre opinion.

Les réseaux sociaux jusqu’à une période très récente respectaient cette liberté mais les choses sont en train de changer. Facebook a lancé avec huit médias français, l’AFP, Le Monde — qui a créé, dans le même esprit de censure le Décodex –, France Médias Monde (RFI, France 24), L’Express, Libération, 20 Minutes, BFMTV et Franceinfo, une opération de surveillance des informations figurant sur le réseau. Une information considérée comme « fausse » par deux de ces médias sera signalée comme telle sur Facebook, toute tentative de partage sera accompagnée d’une alerte et toute publicité sera bloquée.

Facebook, qui finance de nombreuses manifestations liées à l’information comme le plus important congrès européen de journalisme, veut être plus en pointe dans le combat pour l’Empire du Bien. Le Vice-Président de Facebook Adam Mosseri avait annoncé la couleur en Italie en avril 2017 comme l’Observatoire l’avait noté.

En complément de l’opération ci-dessus, Mosseri annonce que le réseau social ne veut pas s’impliquer dans la vérification des faux discours ni dans la qualification de ce qu’est un discours de haine ou de violence. Il fera appel à des tiers comme l’université américaine Poynter ou au Désintox de Libération dont le propriétaire l’aimable Patrick Drahi n’a certainement aucun conflit d’intérêt.

Comme le disait justement Guy Debord « dans la société du spectacle, le vrai devient un moment du faux ». L’Observatoire reviendra sur des projets de Google qui vont dans le même sens : surveiller et punir. Devinez qui ?

Texte repris du site OJIM

Les algorithmes de la censure régiront bientôt votre information

10/05/2017 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Facebook, l’Otan et de nombreux titres de la grande presse profitent des élections pour travailler à un modèle de contrôle orwellien. Il s’agit de purger Internet de ce qu’ils prétendent être des fausses nouvelles ou « fake news » en novlangue angliciste. Le New York Times y consacre un article. Ces justiciers de l’extrême se sont réunis dans une coalition majoritairement financée par des géants privés américains tels que Google.

Il s’agit bien l’intelligence artificielle au service de la pensée unique

Tout à fait puisqu’il s’agit du développement d’un outil de haute technologie pour réduire automatiquement les avis que vous considérez comme nuisibles.
Le chouchou de ces héros de la bien pensance est le « fast checking » ou vérification rapide. Grâce à des algorithmes et des rames de données, ils déterminent la probabilité de fausseté de l’information, la localisent et automatiquement la suppriment.

Le mode de sélection favorisera la pensée unique

Peu de preuves seront nécessaires pour éliminer les informations dites déviantes. Ces algorithmes ne déterminent pas si l’information est fausse mais sa probabilité d’être fausse. Tout dépend donc des critères choisis…

Le responsable de Stratcom, le centre des communications stratégiques de l’OTAN, a ouvertement précisé que l’objectif n’est pas de supprimer uniquement des informations contradictoires, mais aussi les points de vue alternatifs avant qu’ils ne soient entendus. Il a pris pour exemple l’Ukraine : « Des acteurs étatiques ont tenté d’amplifier des points de vue spécifiques pour les intégrer dans l’opinion majoritaire ».

Cette censure qui pourrait devenir obligatoire

Selon le Times, ce mouvement de censure pourrait devenir obligatoire en Allemagne, sous peine de lourdes amendes. En France, Facebook a profité de la campagne présidentielle pour supprimer plus de 30 000 comptes en France et fait de même aux Pays Bas.

Facebook : Cross Check, cet ami qui vous veut du bien

10/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Dans un communiqué de presse daté du 3 mars, Facebook annonçait l’activation en France de l’outil de « fact checking » : vérification des faits en français. Les médias qui collaborent sont les suivants : l’AFP, BFMTV, l’Express, France Média Monde, France Télévisions, Libération, le Monde et 20 Minutes. L’objectif affiché est de limiter la diffusion de fausses nouvelles sur Internet.

Comment ça marche ?

Les utilisateurs de Facebook peuvent signaler un contenu qu’ils pensent être « une fausse information ». Celle ci sera alors marquée pour être examinée par « des organisations tierces, disposant d’une expertise dans la vérification d’informations et adhérant à la charte élaborée par le réseau international de fact checking.

En fait, les dits experts ne sont que les médias susnommés et s’imposent comme juges de la « véracité ».

Facebook démontre une nouvelle fois sa maitrise en matière de censure d’opinion.

Facebook Journée Femme voilée 1

Facebook célèbre la Journée de la femme… voilée !

08/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin, je vais sur Facebook, voir quelles y sont les nouvelles de mes « amis ». Et là, surprise : en tête de page, un écran s’affiche et c’est Facebook qui me parle. Le réseau social, qui croit peut-être que je n’ai pas écouté la radio, m’informe que c’est la Journée de la femme. Sauf que leur algorithme a dû merder quelque part.

Non seulement la dame dont Facebook m’offre une citation – sans aucun intérêt – est d’un certaine Malala Yousafzai – une Pakistanaise, merci Wikipédia – dont je n’avais jamais entendu parler jusque-là bien qu’elle ait obtenu le prix Nobel de la paix — honte à moi –, mais la majorité – ou toutes, allez saoir, même en y regardant de près – des femmes stylisées qui illustrent cette belle Journée internationale de femme sont voilées ! Plus ou moins mais voilées. La Journée de la libération de la Femme, c’est pour l’an prochain ?

M. L.

Facebook Journée Femme voilée 2

 

reseaux-sociaux

Présidentielle : les réseaux sociaux sont-ils en train de détrôner les médias ?

Source : OJIM – « Présidentielle : les réseaux sociaux sont-ils en train de détrôner les médias ? »

Auteur du livre La Langue des médias. Destruction du langage et fabrication du consentement (éd de l’Artilleur/Toucan, 2016), Ingrid Riocreux, que l’Ojim a été l’un des premiers médias à interroger sur son livre passionnant, donnait récemment un entretien au FigaroVox.

Dans celui-ci, l’agrégée de lettres modernes analysait le langage des principaux candidats à la présidentielle et leurs rapports aux médias. Mais avant tout, au regard des initiatives de Jean-Luc Mélenchon et Florian Philippot, qui ont tous deux créé leur chaîne YouTube, un constat s’impose selon elle : internet, les réseaux sociaux et les médias alternatifs ont pris une place importante dans le grand concert de l’information.

Ainsi désormais, « la hiérarchie de l’information échappe en grande partie aux médias officiels », explique-t-elle. En témoignent les récentes agressions de Cologne, commise par des clandestins, et que les médias officiels ont, dans un premier temps, tenté d’étouffer. Or aujourd’hui, « toute tentative d’étouffer des faits avérés est contre-productive. Les faits en question finissent par être connus parce que les réseaux sociaux propagent les images et les témoignages ».

En parallèle, « les médias alternatifs gagnent en crédibilité : ils apparaissent comme ceux qui disent ce que les autres nous cachent », note Ingrid Riocreux. Pour contrer cette menace, les médias traditionnels ont donc choisi, de plus en plus, de nous mettre constamment en garde contre internet et les réseaux sociaux. Certes, cet appel à la prudence peut paraître légitime, mais pour l’essayiste, « ces mêmes médias ne semblent pas se l’appliquer à eux-mêmes », et commettent souvent des bourdes. La faute à la volonté d’être le premier à sortir une information, et donc à ne pas vraiment la vérifier, entre autres…

Concernant le monde politique, force est de constater que la majorité du personnel politique « se soumet au magistère moral des médias et accepte ce système dans lequel il faut utiliser certains mots et pas d’autres ». Et quand bien même beaucoup dénoncent ce magistère et se prétendent « hors système », ils ne le sont pas totalement. Car on ne peut tout simplement pas l’être, « cela reviendrait à ne pas exister du tout », nous dit Ingrid Riocreux. Et d’ajouter : « Si on laisse de côté ceux qui se prétendent hors système sans l’être en rien, les candidats « hors système » sont, en réalité, ceux qui arrivent à utiliser le système contre lui-même. »

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1984, façon Zuckerberg

23/02/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Cela se passait au Mobile World Congress (MWC) de Barcelone. Tandis que toute l’assistance était aveuglée par un casque de réalité virtuelle, le patron de Facebook remontait l’allée, tel le marionnettiste heureux de tous ces zombies. Notre futur, façon 1984 ? Ou notre présent ?

C’est le sujet qui « buzze » chez les geeks… mais pas qu’eux. En pleine démonstration d’un casque de réalité virtuelle Samsung au MWC de Barcelone, Mark Zuckerberg, invité-surprise, remonte l’allée pour rejoindre l’estrade. Il voulait créer la surprise, mais l’effet obtenu a glacé de nombreux internautes.

Assis, des dizaines d’hommes en chemise et costumes, les visages inexpressifs, plongés dans le monde virtuel de leurs lunettes. Debout, ce jeune en T-shirt et baskets, tout sourire, marchant comme si le monde lui appartenait et surtout comme s’il était seul ancré dans la réalité d’un univers qu’il manipule à sa guise.

On pense à 1984, à Matrix, à Johnny Mnemonic ou à Orange Mécanique.

Mark – ça ne te semble pas étrange d’être le seul à marcher avec tes propres yeux, alors que tous les autres sont des zombies dans la Matrice ?

interroge un utilisateur de Facebook.

Cette photo est-elle une allégorie de notre futur, Les gens dans une réalité virtuelle, et nos leaders qui se promènent à côté de nous.

demande un autre internaute.

Propagande commerciale et politique de masse, contrôle social exacerbé, isolement volontaire des individus, rupture du lien social, manipulation à grande échelle… ce qui est vraiment effrayant dans cette image, ce n’est pas qu’elle préfigure notre futur. C’est qu’elle décrive notre présent.


Deux insultes par seconde sur les réseaux sociaux

09/02/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Selon une analysée publiée hier par Le Parisien, pas moins de 200 000 messages d’insultes et de haine sont déversés chaque jour sur Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux, ainsi que dans les commentaires des sites de journaux nationaux. Un phénomène qui contribue à la banalisation de la violence et à l’exacerbation des rapports sociaux.

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