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Champs-Élysées : Marine Le Pen a-t-elle tort de dénoncer l’impunité des « cagoules noires » ?

Une partie de la presse fait ses choux gras d’un tweet, publié samedi par Marine Le Pen, qui dénonce les « cagoules noires », avec une photo datant du 1er mai 2018. Façon d’insinuer que la présidente du Rassemblement national n’hésite pas à utiliser de faux documents et à pratiquer la désinformation. Ces censeurs feraient mieux de s’intéresser au contenu de la déclaration plutôt qu’à son illustration. Car il s’agit de savoir si des Black Blocs étaient effectivement présents en nombre sur les Champs-Élysées et s’ils ont pu procéder facilement à leurs actes de violence.

« À Paris, les cagoules noires ont remplacé les gilets jaunes. Les Black Blocs détruisent, brûlent, violentent toujours en toute impunité », a écrit Marine Le Pen, après les scènes de saccage et de pillage, ajoutant la photo de manifestants vêtus de noir, le visage masqué, avec une banderole portant le A cerclé de l’anarchie. Que l’illustration date du 1er mai dernier est accessoire. Peut-être même est-ce un choix volontaire pour montrer la permanence de ces groupes d’ultras dans toutes les occasions où l’on peut semer le désordre. Les auteurs des incidents de samedi sont-ils ou non des professionnels de l’émeute ?

Il suffisait, si l’on n’était pas en personne sur les lieux, de regarder les chaînes d’information en continu pour s’apercevoir que ce type d’individus, bien reconnaissables, étaient encore plus nombreux que lors des précédentes manifestations et se sont livrés, comme le 1er mai, à des scènes de vandalisme. Ils se sont attaqués, notamment, aux symboles du capitalisme, des banques, des magasins de luxe (le Fouquet’s), laissant avec leurs tags les stigmates de leur idéologie.

Si on lit bien le message de Marine Le Pen, il paraît évident que son objectif est de dénoncer l’« impunité » dont semblent bénéficier ces casseurs, envers lesquels le gouvernement prodigue une étrange indulgence. Plutôt que de rechercher la source de la photo incriminée, les journalistes en question auraient pu s’inquiéter des raisons pour lesquelles les violences n’ont pas été contenues. Par impéritie ? Ce serait grave. Par intérêt ? Ce serait encore plus grave. Et si les forces de l’ordre sont impuissantes face aux casseurs, il est urgent que le ministre de l’Intérieur revoie sa stratégie.

Bruno Retailleau, évoquant la proposition de loi « anti-casseurs » dont il avait été l’initiateur après les événements du 1er mai 2018, a déclaré récemment dans la presse : « Je ne confonds pas les gilets jaunes et les cagoules noires. » Ce n’est pas le cas des politiciens ou journalistes qui prennent un malin plaisir à porter le discrédit sur Marine Le Pen – à l’approche des élections européennes, comme par hasard.

Beaucoup de ces commentateurs partisans ont été plus indulgents, en revanche, vis-à-vis de l’attitude incongrue de Christophe Castaner qui, selon le mot d’un élu LR, va « draguer en boîte » pour décompresser en galante compagnie, quelques jours après l’acte XVII des gilets jaunes. Ou, surtout, vis-à-vis de la désinvolture de notre Président qui, bien que la manifestation de ce samedi fût annoncée comme à hauts risques, a choisi de partir avec son épouse skier à La Mongie. Chacun, fût-ce un dirigeant, a le droit d’avoir une vie privée, mais il est des circonstances où la fonction impose des priorités.

Quand on voyait, samedi, parallèlement sur l’écran de télévision, le visage radieux de Macron au ski et les scènes de violence sur les Champs-Élysées, on se prenait à se demander par quelle bande d’irresponsables et de noceurs on est gouverné.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Acte 18 des Gilets jaunes : l’opposition politique au gouvernement dénonce un laxisme policier volontaire

18/03/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Alors que certains policiers se révoltent contre des mises en garde à vue arbitraires, l’opposition au gouvernement critique de son côté un laxisme policier volontaire.

Le taureau racaillo-gauchiste lâché dans Paris

L’ultragauche révolutionnaire casse, la racaille issue des quartiers de l’immigration pille derrière. A défaut de pouvoir vivre ensemble, il est possible de détruire ensemble. Ce samedi, lors de la manifestation des Gilets jaunes, le taureau racaillo-gauchiste a fait de nombreux ravages dans la capitale : magasins saccagés, la célèbre brasserie du Fouquet’s vandalisée, affrontements avec la police, magasins pillés…

Certaines personnalités médiatiques commencent à faire la différence entre les Gilets jaunes et la gauche révolutionnaire

Dans un tweet remarqué, Marine Le Pen, photo à l’appui, a dénoncé les black blocs. « À Paris, les cagoules noires ont remplacé les Gilets jaunes. Les black blocs détruisent, brûlent, violentent toujours en toute impunité ».

La plupart des politiques et des médias ont crié au bobard de Marine Le Pen

Cependant, certains journalistes, comme Natasha Polony, ont admis qu’il existe une différence entre les Gilets jaunes et l’ultragauche qui tente de récupérer le mouvement. « A un moment, il va peut-être falloir cesser d’appeler ces personnes des Gilets jaunes ».

Pour l’opposition politique, le gouvernement ferait preuve d’un laxisme volontaire

Depuis le début des Gilets jaunes, les stratégies du gouvernement ont été nombreuses pour discréditer le mouvement : répression policière, diabolisation… La corrida racaillo-gauchiste ne serait qu’un moyen comme un autre pour faire sortir les Gilets jaunes de la place publique. Le gouvernement compterait officieusement sur la violence de l’islamo-gauchisme pour faire taire une parole démocratique qui n’a pu être réduite au silence depuis maintenant quatre mois.

GJ Info, le faux média des Gilets jaunes aux mains de l’extrême-gauche

Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, nombreux sont ceux qui veulent tirer les marrons du feu et parler à sa place. De nombreuses tentatives d’infiltration du mouvement proviennent de l’extrême-gauche, tant dans les manifestations des grandes villes (Nantes, Rouen, Bordeaux, Saint-Étienne, Paris, Marseille…) que dans la bataille pour le contrôle de la parole. Ainsi GJ Info, actif sur Telegram, n’a rien à voir avec les vrais Gilets jaunes et tout à voir avec l’extrême-gauche qui le contrôle.

Média « collectif »

Gilets jaunes infos se présente comme un média collectif, sans auteurs. En réalité, il est coécrit par une infirmière libérale des Landes, proche de la nébuleuse d’extrême-gauche locale, et un développeur informatique lyonnais – ces deux derniers ont écarté progressivement les auteurs originaux, qui étaient cinq, moins politisés et originaires d’Ile-de-France. Ce média n’a que quelques centaines d’abonnés Facebook et Telegram – et à peine dix fois moins sur Twitter – mais une audience plus large puisqu’il est diffusé sur une grande partie des groupes et canaux Telegram des Gilets jaunes, toutes obédiences confondues.

Conseils intéressés et orientés

Fin janvier dernier, Gilets jaunes Infos passe un communiqué intitulé « vérifier une information avant de la partager ». L’intention est louable : lutter contre les fake news/infox qui sont légion sur les réseaux sociaux, Gilets jaunes ou pas. Les conseils aussi : « identifier l’auteur, identifier le média, recouper l’info ».

Cependant, la liste des médias conseillés est monocolore : « Tous les médias indépendants ne sont pas fiables ! Voici une source de listes d’informations recommandées : l’Autre quotidien, Bastamag, Ballast, Streetpress, Le Monde Diplomatique, Reporterre, Mediapart, le Média TV, Wikipédia (bien-sur) ». La quasi-totalité penche très à gauche, le Monde Diplomatique est un peu à part. Curieusement, on ne trouve pas TV Libertés, le Média pour Tous de Vincent Lapierre, RT ou même Brut. Et il est loufoque d’y trouver StreetPress, le kebab des médias.
Agressions à sens unique

Ce n’est pas un hasard : le 21 janvier 2019 Gilets jaunes info se fait l’écho de « plusieurs accidents inadmissibles dans le cortège parisien […] plusieurs Gilets jaunes et une militante syndicale ont été agressés par des militants identitaires qui portaient eux aussi un Gilet jaune pour semer la confusion dans nos rangs ». Nous n’avons pas retrouvé trace de ces incidents. En revanche, Gilets jaunes infos est resté silencieux sur les agressions de Gilets jaunes ou de journalistes par des antifas que nous avons documentées ici et pour cause.

Les nombreuses rediffusions des messages de la Maison du Peuple de Saint-Nazaire ou de l’assemblée des assemblées de Commercy – toutes deux idéologiquement proches de la ZAD de Notre-Dame des Landes ne laissent aucun doute sur l’origine idéologique du soi-disant « Gilets jaunes infos ». Loin, très loin du message porté à l’origine par les Gilets jaunes et de la révolte de la France périphérique travailleuse. Nous aurons l’occasion de revenir sur les autres médias créés par les GJ.

Article paru sur le site de L’OJIM

Procès Dettinger, la république des deux poids deux mesures

Imperceptiblement, mais sûrement, le gouvernement Macron est en train de prendre une vilaine tournure. Le pouvoir macronien est en passe de devenir le plus répressif de toute la Ve République, aussi bien au niveau de la répression physique qu’au niveau pénal.

Déjà, en trois mois de troubles, 8 400 personnes ont été interpellées, 7 500 placées en garde à vue, 1 800 ont été condamnées, 1 300 sont passées en comparutions immédiates, et 316 ont été placées sous mandat de dépôt. Beau tableau de chasse. Certes, nous sommes dans un Etat de droit, aime-t-on à nous rappeler, mais les nombreux mutilés à vie ne sont pas une affabulation.

Dernier exemple de la répression judiciaire particulièrement sévère qui frappe ceux qui demandent à vivre décemment dans leur pays, et exemple également de la collusion entre politique et judiciaire, la peine d’un an de prison ferme infligée à l’ex-boxeur Christophe Dettinger, qui devra également verser 2 000 et 3 000 euros à ses « victimes » casquées et harnachées.

Selon sa déclaration : « On s’est fait gazer à bout portant. Quand je relève la tête, je vois des matraques, plusieurs gendarmes qui frappent des Gilets jaunes, bam-bam-bam. En face de moi, il y a une dame au sol, un gendarme lui met un coup de pied, il a la matraque levée, c’est là que c’est parti. Quand je vois une injustice, j’y vais, je peux pas faire autrement. » Une déclaration qu’il a ainsi complétée : « En voulant empêcher une injustice, j’en ai créé une autre. Quand je me revois frapper ce gendarme, j’ai honte. Je regrette tous mes gestes. » Des regrets que ne semble pas partager l’une de ses victimes : « La première personne à qui je mets des coups de matraque, déclara-t-elle au tribunal, c’est M. Dettinger. Avant, j’avais seulement fait usage de la gazeuse à main. »

Ce qui n’a pas plu à nos dirigeants dans cette affaire, c’est son aspect symbolique : un homme seul et non armé, qui a perdu patience, et qui prend le dessus sur des professionnels de la répression. Voilà qui est inacceptable.

Ce qui est acceptable en revanche, ou du moins légèrement condamnable, c’est l’attaque autrement plus grave perpétrée le 18 mai 2016 quai de Valmy contre deux policiers par des membres de l’extrême gauche. Leur véhicule avait été incendié alors qu’ils étaient à bord, on avait tenté de les empêcher d’en sortir, et on les avait attaqués à la barre de fer quand ils y parvinrent. Cette attaque préméditée avec intention de tuer avait été perpétrée en bande, une bande dont faisait partie Antonin Bernanos, arrière-petit-fils de l’écrivain. Le militant avait été condamné en septembre 2017 à cinq ans de prison, dont deux avec sursis ; libéré un an plus tard, il a participé à plusieurs manifestations des Gilets jaunes dans les rangs des antifas, et a été interpellé pour violences le 19 janvier dernier.

Xavier Darc

Article paru dans Présent daté du 15 février 2019

La France ne doit plus être le sanctuaire des terroristes, par Francis Bergeron

La remise à la justice italienne du tueur marxiste Battisti par les autorités brésiliennes a offert la perspective d’une réouverture du dossier de la quinzaine de terroristes italiens localisés avec certitude en France, sur la trentaine encore en fuite. Ce dossier resurgit au moment précis où sont examinées les conditions du retour en France de dizaines, voire de centaines d’autres terroristes, ceux de l’Etat islamique.

L’idée d’un retour de ces tueurs-là (qui haïssent la France) est massivement rejetée par nos compatriotes. Les tueurs italiens, eux, ne haïssaient pas spécialement notre pays. Leurs actions terroristes avaient visé des représentants ou des défenseurs du capitalisme, selon leurs critères, c’est-à-dire des policiers, des cadres d’entreprises ou des gardiens d’usines, des politiciens démocrates-chrétiens, ou encore des représentants du « fascisme », à savoir des militants de la droite nationale italienne.

En 1981, dans l’ambiance de cette union de la gauche qui incluait des communistes et même une partie de l’extrême gauche, mal recyclée au sein d’un PS fourre-tout, François Mitterrand avait à l’époque considéré que des tueurs de pays voisins, des tueurs de pays alliés, pouvaient trouver un refuge en France. La France était devenue un sanctuaire pour ces tueurs-là. Si les méthodes étaient contestables, la cause était bonne, estimait le gouvernement français de l’époque. Cette doctrine avait profité aux tueurs italiens, et plus encore à ceux de l’ETA et du GRAPO espagnols, les incitant à poursuivre leurs actions. Les GRAPO, ou Groupes de résistance antifasciste du premier octobre, ont tué plus de 90 personnes et en ont blessé 200 autres, ceci dans le cadre de plus de 1 000 actions violentes, commises entre 1975 et 2002. Certaines de ces victimes auraient pu être épargnées, sans la doctrine Mitterrand sur ces questions.

Les livrer aux populistes exécrés semble fendre le cœur de madame Belloubet

Les temps ont changé. Même à gauche, le terrorisme n’a plus bonne presse. Et les attentats islamistes ont montré les limites de cette tolérance pratiquée au nom des « droits de l’homme ». On imagine bien qu’une partie de la gauche considère encore ces tueurs comme des sortes de résistants. Et les livrer aux populistes exécrés semble d’avance fendre le cœur de madame Belloubet. Mais sur le terrorisme, les Français ont déjà donné, ces dernières années, Et le gouvernement est sans doute conscient que l’heure n’est plus aux semi-complicités au nom de vagues cousinages idéologiques.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 14 février 2019

Les Gilets jaunes – La « peste brune » était rouge, par Francis Bergeron

Nous avons tous vu ces photos et ces films de monuments taggés, de magasins pillés, de voitures et scooters incendiés. Ils ont fait le tour du monde. Ces saccages, ces violences, sont signés. Ils sont signés par les inscriptions à la bombe à peinture qui ont été laissées par les voyous.

Elles nous enseignent une première chose : Darmanin souffre de daltonisme. Il avait identifié la « peste brune ». Or il s’agit bel et bien d’une peste rouge, comme d’habitude. Une peste rouge qui s’appelle Black Blocs, et autres groupuscules « antifascistes », composés de bastonneurs, du même genre que ceux qui avaient attaqué les malheureux Morillo et Fournier, récemment condamnés. Regardez les inscriptions sur l’Arc de Triomphe : ce « A » dans un cercle est le symbole des anarchistes. Les modèles des anarchistes s’appellent Ravachol, la bande à Bonnot et les tueurs de la FAI, la Fédération anarchiste ibérique de la guerre d’Espagne. Avec de tels « héros », il n’est pas étonnant qu’ils tentent, quand l’occasion se présente, de « terroriser le bourgeois », de voler et de piller. Regardez cette seconde inscription : « l’ultradroite perdra ». Dans l’esprit de Darmanin, les jeunes militants d’ultradroite, ces fameuses « pestes brunes », auraient taggé l’espoir de leur propre perte ?

Adama Traoré, peste brune ?

Et encore cette inscription : « Justice pour Adama ». Adama Traoré est une sorte d’icône pour l’extrême gauche : ce voyou avait fait l’objet d’un contrôle de police, en même temps que son frère, ce dernier étant poursuivi pour « extorsion de fonds avec violence ». Adama avait pris la fuite. Rattrapé, il est mort dans un commissariat de police. L’autopsie et l’enquête ont montré que sa mort a découlé d’un grave problème de santé, sa course effrénée pour échapper à la police lui ayant été fatale. Sauf si Darmanin parle de peste brune par racisme pur (Adama Traoré était noir), on ne voit pas de rapport entre ce mort, pour lequel les taggeurs de l’Arc de triomphe demandaient justice, et des mouvements de droite. L’homme ne faisait pas de politique. Il ne se serait intéressé, à la rigueur, qu’aux poches de ces Gilets jaunes… C’était simplement un délinquant, dont l’extrême gauche a entendu faire un symbole, pour mettre en accusation la police. A l’époque, Hollande, en véritable provocateur, est allé rendre hommage à la famille, laissant ainsi entendre que les policiers avaient commis un crime.

Dès jeudi, Présent, comme toutes les rédactions, savait que les Black Blocs s’infiltreraient dans la manifestation des Gilets jaunes. C’est facile : il suffit d’enfiler un gilet jaune. Qui plus est, à la différence des partis politiques traditionnels et des syndicats, les Gilets jaunes n’ont pas de service d’ordre organisé.

Deux coupables : les anarchistes masqués et Castaner

Mais pire encore, selon des syndicats de police, les forces de l’ordre, très nombreuses aux abords des Champs Elysées et de l’Arc de triomphe, avaient reçu consigne de rester passives. Dans quel but ? Créer une psychose anti-Gilets jaunes, éloigner la droite et la gauche modérée de cette révolte antifiscale. Ce genre de pratique pouvait fonctionner à l’époque de Gaston Defferre. Aujourd’hui, l’exercice est plus difficile. Photos, messages, documents, témoignages, enregistrements, circulent à la vitesse de la lumière, et les pitoyables manœuvres du ministre de l’Intérieur sont vouées à l’échec.

Il y a donc deux coupables : les anarchistes masqués (300, peut-être, face à 4 600 policiers), et le ministre Castaner. Il faut néanmoins que les Gilets jaunes trouvent de nouvelles formes d’action, car ils ne peuvent pas prendre le risque que leur action soit salie par des casseurs usurpant simplement un gilet jaune.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 27 novembre 2018

L’extrême gauche doit rendre des comptes, par Ivan Rioufol

“Je vais toujours au conflit”, aime à rappeler le chef de l’Etat. A l’entendre, il refuse l’esquive. Mardi, néanmoins, c’est depuis Sydney (Australie) que le président a été tenu informé des prévisibles déferlements de violence qui ont submergé, à Paris, les défilés syndicaux du 1 er mai. Une extrême-gauche déchaînée, représentée par 1200 anarchistes encagoulés du black bloc, a mis à sac le quartier Austerlitz. 31 commerces ont été dégradés, dont deux incendiés. Des voitures ont été brûlées. Il n’y a eu cependant que quatre blessés légers, dont un CRS qui a reçu un pavé dans le dos. 109 personnes ont été placées en garde à vue. Emmanue Macron avait sûrement d’excellentes raisons de se rendre à Sydney. Reste les images, cette arme que chérit le président : elles ont montré la prise de possession d’un quartier par des milices fascistoïdes se moquant bien de l’autorité d’un Etat dont le chef était absent. Les forces de l’ordre sont apparues craintives face à ces jeunes déterminés à casser du flic.

Le choix préfectoral de laisser la horde briser librement tout ce qui lui tombait sous la main ne s’explique que par la peur de l’affrontement direct. Cette même crainte est à l’origine de l’évacuation très partielle de la ZAD de Notre Dame des Landes, défendue par des militants également déterminés. Bref, ce qui se laisse voir est un Etat pusillanime, qui recule devant des minorités se disant dominées et justifiant leur violence comme une réponse à la “violence sociale”. Parmi les slogans des black blocs : “A bas la hess”, mot venant de l’arabe et qui désigne la misère. Le scénario catastrophe serait bien sûr que les cités se joignent à cette insurrection de la haine.

Reste aussi cette autre évidence : c’est à l’extrême gauche que se trouve, pour la démocratie, la source des dangers. En son sein fermentent le nouvel antisémitisme et la violence politique. Pierre-André Tagueiff avait constaté, dès le début des années 2000 “de notables convergences, dans les thèmes idéologiques et dans les pratiques militantes, entre islamistes et néo-gauchistes” (1). Depuis, les exemples des black blocs, des antifas ou des zadistes, c’est-à-dire des mouvements alternatifs qui cousinent dans la lutte brutale (mais sans armes à feu pour l’instant) contre le capitalisme et la société libérale, sont venus compléter un tableau peu ragoûtant.

Pourtant, c’est le spectre de l’extrême droite qui continue d’être agité par ceux qui, à gauche, n’osent observer les monstres qu’ils couvent. En mars 2013, lors d’une forte mobilisation familiale organisée par la Manif pour tous, Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, avait accusé “des militants d’extrême droite qui jetaient des boulons”. Samedi, Libération a fait sa une sous le titre : “Cette ultradroite qui inquiète les services secret”. Le quotidien, râclant les fonds de tiroir, est revenu sur l’arrestation de Logan N., en juin 2017, dont Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, avait dit : “Ce n’est franchement pas la bande la plus sérieuse qu’on ait arrêtée ces derniers temps >. Quant à Jean-Luc Mélenchon, il a tweeté mardi : “Insupportables violences contre la manifestation du 1 er mai. Sans doute des bandes d’extrême droite”. Les parrains de l’extrême gauche ont des comptes à rendre.

(1) Judéophobie, la dernière vague, Fayard

Ivan Rioufol

Texte daté du 2 mai 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

L’extrême gauche bloque les facs, par Caroline Parmentier

Contre la sélection (« pour une fac accessible à tou-te-s ») et contre le « fasciste » Macron, les bastions de l’extrême gauche étudiante, à la fois pro-migrants, antifas et bons bourgeois, veulent leur propre chienlit pour l’anniversaire de Mai 68.

Les violences et les blocages se multiplient dans les universités à quelques jours des partiels. Contre la réforme de l’accès aux études supérieures, mais aussi contre la loi asile et immigration, après Toulouse, Montpellier et Bordeaux, Paris VIII, Nantes, Nice et Tours font désormais partie de la dizaine d’universités (sur soixante-dix) paralysées par le blocus d’extrême gauche.

La grève et les violences pour le retrait de la loi « orientation et réussite des étudiants » (ORE), déjà partiellement mise en œuvre avec la plateforme Parcoursup, a été lancée par les syndicats étudiants Unef et Solidaires Etudiant-e-s, les syndicats lycéens UNL et SGL, ainsi que par une Coordination nationale des luttes. C’est dans la vieille rhétorique gauchiste que l’on fait les meilleurs tracts : « Non à la sélection, mort à l’Etat capitaliste, Oui aux migrants, Des emplois pour les étudiants, L’égalité et les diplômes pour tous, Ni fachos, ni flics dans nos facs » etc.

10/20 pour tous !

Les blocages gagnent l’Ile-de-France avec le site de Saint-Denis de l’université Paris VIII « complètement bloqué » et le campus de Paris I à Tolbiac, fermé depuis lundi. « A la majorité », d’après la propagande ordinaire des organisateurs, « les étudiants ont voté la poursuite du blocage débuté le 26 mars, de façon illimitée jusqu’au retrait de la loi ORE ». Avant de partir rejoindre la manifestation des cheminots à 14 heures, au départ de la gare de l’Est… Une cagnotte circule. L’argent servira à parts égales à alimenter le mouvement étudiant et venir en aide aux migrants. « Si on commence à sélectionner, les étudiants seront tous les mêmes. La fac doit rester une mosaïque ! », martèlent les chauffeurs d’amphis dans les AG. Ou encore : « On veut de l’excellence, Poisson d’Avril ! ».

A Toulouse où le mouvement est très violent, les grévistes ont voté une motion en assemblée générale pour que « tous les étudiants aient au moins 10 à tous leurs partiels ». Paris leur a emboîté le pas : « A Tolbiac comme à Toulouse, les étudiants bloqueurs demandent d’obtenir 10/20 minimum pour valider automatiquement leur année. »

Les premiers sanctionnés sont évidemment ceux qui veulent travailler et passer leurs examens. A Montpellier, témoigne une étudiante, « les grévistes crachent (littéralement) sur les étudiants qui tentent d’aller en cours. Une pluie d’insultes se déverse sur les ‟jaunes” que nous sommes : “sales bourgeois”, “fascistes”, “S.S. ”, “pauvres merdes de gosses de riches” ». Dans les rues de la ville, les manifestants ont caillassé les CRS et saccagé les vitrines de plusieurs commerces.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 4 avril 2018

Génération identitaire Défendons l'Europe 2

Scandale : la manifestation « Face aux islamistes : défendons l’Europe » définitivement interdite !

25/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La manifestation de Génération identitaire « Face aux islamistes : défendons l’Europe » est définitivement interdite. Le tribunal administratif de Paris a rejeté le préféré-liberté déposé par les organisateurs après que la préfecture de police avait décidé, hier, d’interdire la manifestation sous la pression de l’extrême gauche, qui menaçait de commettre des actions violentes et de créer des tensions.

« Nous étions confiants en nos chances de gagner cette bataille judiciaire, tant les justifications de la préfecture de police étaient absurdes », indique Génération identitaire dans un communiqué, ajoutant :

« La nouvelle est tombée ce matin : notre manifestation est définitivement interdite. La justice, si douée pour protéger les délinquants et les clandestins, refuse à la jeunesse européenne la possibilité de défiler chez elle, dans ses rues, contre l’islamisme. »

Prenant acte de cette décision – la manifestation n’aura donc pas lieu –, Génération identitaire ne baisse pas les bras et ajoute, dans ce même communiqué :

« La répression et l’acharnement judiciaire ne nous ont jamais fait plier, au contraire nous en sommes toujours sortis plus forts. Vous pouvez nous faire confiance, Génération Identitaire, fidèle à son ADN, sera très bientôt de retour dans la rue ! »

DRH Gauchistes

Chasse aux DRH : l’impunité pour les agresseurs d’extrême gauche

Jeudi matin, [des] militants [d’extrême gauche] ont organisé une « chasse aux DRH », à l’occasion d’un colloque organisé au Pré Catelan, dans le bois de Boulogne, et auquel était annoncée la ministre du Travail. L’appel à l’agression figurait dans une tribune publiée par le site gauchiste Mediapart du trotskyste Plenel. La « chasse aux DRH » était officiellement organisée par le syndicat Solidaires (plus connu sous l’acronyme SUD, genre SUD PTT, etc., et implanté presque uniquement dans l’appareil d’Etat). Solidaires regroupe toutes les mouvances de l’extrême gauche : nostalgiques de mai 68, de l’Armée rouge, des Soviets, et de la lutte des classes, attendant le salut d’une hypothétique grève générale fantasmée.

Malgré la surveillance policière, une centaine d’hommes armés et cagoulés ont attaqué la réunion, parvenant à incendier des voitures supposées appartenir à des DRH. Car l’idée est bien de faire la chasse aux DRH, de les interdire professionnellement, de rendre ce métier dangereux, de sorte que les rapports de force se tendent dans les entreprises.

Quarante et un incendiaires ont été arrêtés, mais quatre seulement ont été présentés à la justice. De bons avocats leur assureront une quasi-impunité. Quant aux organisateurs, aux instigateurs, à ceux qui ont relayé le message pour cette attaque, ils sont intouchables et pourront en toute liberté orchestrer la campagne de soutien aux militants arrêtés.

Dans toutes ces affaires, les agresseurs sont extrêmement peu nombreux. Militants trotskistes ou anarchistes, ils ne représentent, en France, que quelques centaines d’individus, tout au plus. Mais leurs squats et leurs ZAD (comme à Notre-Dame-des-Landes) leur assurent des sanctuaires où se réfugier, se former, s’entraîner au combat de rue.

La mise en accusation des victimes

C’est en toute impunité que, depuis plusieurs dizaines d’années, ils s’en prennent physiquement aux sympathisants de la droite nationale. Quand des procès sont intentés, suite aux agressions, ceux-ci tournent à la mise en accusation médiatique, voire juridique, des victimes, comme on l’a vu dans l’affaire Clément Méric. […]

Le phénomène n’est pas purement français : en Allemagne, ce week-end, l’extrême gauche avait organisé, au salon du livre de Francfort, une chasse aux éditeurs de droite et plusieurs stands ont été saccagés, les écrivains supposés de droite ayant été interdits d’expression et menacés.

L’impunité, la surprotection juridique et médiatique dont bénéficient – non dans l’opinion, mais dans les médias et devant les tribunaux – ces extrémistes, peuvent faire basculer les délinquants d’extrême gauche, ultra-minoritaires et gorgés de drogue dure, dans une dérive du type Action directe ou bande à Baader, dont les DRH et quelques autres représentants supposés de l’ordre établi pourraient bien faire les frais.

Francis Bergeron

Extrait d’un article paru dans Présent daté du 17 octobre 2017

L’extrême gauche va t elle continuer ses exactions en toute impunité ?

16/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)
La question est relancée par la tentative d’incendie criminelle contre le quartier général de campagne de Marine Le Pen visiblement orchestrée par un groupuscule d’extrême gauche.

Mais qui sont ces groupuscules ?

On peut en effet se poser la question… alors que le Front National est accusé de collusion avec les vichystes, il serait bon de rappeler ce que sont ces milices d’extrême gauche : les héritières du Parti communiste français.

Mais cela n’a pas l’air de déranger le gouvernement

Alors que les groupuscules d’extrême droite sont dissouts pour des raisons d’ordre public, ces milices continuent d’agir sans aucune intervention du ministère de l’Intérieur. Ces personnes, qui affrontent et provoquent presque quotidiennement la police ; qui dégradent les hôpitaux comme l’hôpital des enfants malades de Paris, ainsi que les Banques et les magasins ; qui attaquent les rassemblements du Front National, ainsi que les militants de ce parti ; perturbent les conseils municipaux comme ce fut le cas à Metz et tentent maintenant de bruler le quartier général de campagne d’une candidate à la présidentielle…
Là en revanche, le gouvernement actuel, comme le précédent dont un certain François Fillon était le chef, ne trouve rien à redire…

Une telle tolérance est elle justifiable ?

Si l’on considère l’affaire d’un point de vue juridique, et que l’on se réfère aux principes fondamentaux régissant les lois de la république, force est de constater que c’est ici le principe d’égalité défini par nos gouvernants par l’article 1 de la définition des droits de l’homme et du citoyen qui est bafoué. Ce qui signifie que les règles doivent être les mêmes pour tout le monde, et que la suspicion de deux poids deux mesures ne doit pas être possible.

Marine Le Pen MAIF

Des cocktails Molotov manquent leur cible près du QG de Marine Le Pen

Marine Le Pen MAIF13/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Des cocktails Molotov ont été lancés, la nuit dernière, près du QG de la campagne présidentielle de Marine Le Pen, rue du Faubourg Saint-Honoré, à Paris, mais les pieds nickelés n’ont même pas réussi à viser la porte cochère qui donne accès aux bureaux de campagne et n’ont dégradé que l’agence de la MAIF – l’« assureur militant » ! – qui se trouve à côté. C’est sur celle-ci qu’a été inscrit ce mystérieux slogan : « FN vs KLX », en référence, peut-être, au rappeur du même nom.

Un groupe affirmant s’appeler « Combattre la xénophobie » a revendiqué cet attentat auprès de l’Agence France Presse, déclarant avoir également agi au siège du quotidien Présent, auprès duquel un graffiti similaire a juste été trouvé.

« Ça va continuer tous les jours jusqu’aux élections », a ajouté l’interlocuteur anonyme auprès de l’AFP.

Marine Le Pen Maif« Nous verrons s’il y a lieu, le cas échéant, de renforcer les dispositifs de sécurité », a déclaré ce matin le ministre de l’Intérieur, Matthias Fekl, sur RTL, sans que l’on sache ce que peut bien vouloir signifier « le cas échéant » : quand on sera certain que les incendiaires amateurs auront trouvé la bonne adresse ?

Invitée ce matin des « 4 Vérités » sur France 2, Marine Le Pen a dénoncé « les groupes d’extrême gauche qui s’agitent en fin de campagne » : « Ils agissent dans une impunité totale, depuis des mois, avec la complaisance du gouvernement » puisque« j’ai réclamé à plusieurs reprises [leur] dissolution » sans avoir jamais été entendue.

Violences de l’extrême-gauche à Nantes : Marine Le Pen ou le chaos

Imagine-t-on une seconde les meetings de Macron ou d’Hamon attaqués par des militants d’extrême droite ? Et ce que serait la réaction du gouvernement, des médias et de la Justice, les consignes données à la police ? Eux qui ne cessent de nous répéter que le danger, que le chaos, que la guerre civile, c’est le FN.

Dans la plus totale impunité et avec les encouragements du système, Bernard Cazeneuve annonçant qu’il va « entrer en guerre contre le Front national », le meeting de Marine Le Pen à Nantes a été la cible d’attaques extrêmement violentes. 2 000 personnes avaient défilé samedi dans le centre-ville, à l’appel de la CGT, de plusieurs partis politiques et d’associations d’extrême gauche. Des manifestants encagoulés ont saccagé des abribus, dévasté et pillé des commerces et fait onze blessés parmi les forces de l’ordre dont un gendarme, la jambe en feu, grièvement brûlé par un cocktail molotov. Un commerçant nantais écœuré, en pleurs au milieu des débris de verre de sa vitrine fracassée, s’inquiétait que cette chienlit incite d’autant plus les Nantais à voter pour Marine Le Pen…

Le lendemain sur la nationale N 137 reliant Rennes à Nantes, des cars de militants FN se rendant au Zénith ont été attaqués à coup de barres de fer et de peinture par une centaine d’activistes masqués, « mode attaque de diligence » selon un témoin. Des départs de feu ont également été signalés sur la route que les autocars empruntaient, les antifas enflammant des pneus pour bloquer la circulation.

A quelques semaines de l’échéance et tandis que les sondages ne l’ont jamais donnée aussi haut, ils lâchent les chiens et jouent sur toutes les peurs. Devant une salle comble, Marine Le Pen a rappelé qu’elle ne cédait et ne reculait sur rien et qu’elle remettrait la France en ordre.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 28 février 2017

Mobilisation de la jeunesse contre la loi travail

18/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Jour de colère, acte II. Après les manifestations du 9 mars dernier, des lycées et des universités ont été bloqués jeudi à Paris et en province, à l’appel des organisations lycéennes et étudiantes opposées au projet de loi Travail, et des milliers de jeunes sont dans la rue.

Le gouvernement pourtant avait pourtant remanié son projet face à la levée de boucliers générale, se disait désormais confiant d’avoir une majorité.
En réalité, les opposants à cette réforme du Code du travail entendent bien maintenir la pression après une première mobilisation réussie la semaine dernière, à peine plus d’un an avant la présidentielle. Hier, on comptabilisait 200 lycées mobilisés, dont 40 à Paris, soit deux fois plus que la semaine dernière. Dans la capitale, plusieurs sites universitaires, notamment la Sorbonne, ont été fermés sur décision de l’administration.

Qu’attendent tous ces jeunes ?
Certains réclament le retrait du projet, d’autres seulement des modifications, notamment sur les motifs de licenciements économiques ou sur le plafonnement des indemnités aux Prud’hommes. Mais dans les discussions place de la Nation, il est finalement peu question de barèmes d’indemnités ou de forfait-jours. Les élèves ont simplement « pris goût » à la rue, dit un lycéen.

Cependant, un point en particulier a convaincu une partie des syndicats étudiants : la garantie jeunes pour tous.
Il s’agit d’un dispositif d’accompagnement renforcé vers l’emploi. Il existait depuis 2013 déjà, mais était limité à un nombre restreint de jeunes de 18 à 25 ans. Ce dispositif dure un an et consiste en un accompagnement social, une aide financière et des formations et stages pour des jeunes sans diplômes, recrutés par les missions sur un critère de motivation et d’engagements. Cette garantie va devenir un droit pour tous les jeunes sans emploi ni formation.

Pour les contestataires comme l’Unef, « les soi-disant mesures jeunes, c’est de l’enfumage, ça ne mérite pas d’arrêter la mobilisation », car il n’y a pas « l’investissement budgétaire » adéquat pour les 900 000 jeunes concernés.


Emmanuel Macron

La gauche continue de soigner ses électeurs

18/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

Après le geste fait sur les pensions de réversion des paires homosexuelles début mars, le gouvernement de gauche continue de cajoler son électorat. Les fonctionnaires bénéficieront ainsi d’un « geste significatif » sur leur rémunération, Manuel Valls l’a promis. Emmanuel Macron appelle toutefois à la modération, soulignant que chaque point d’indice de la fonction publique coûterait 1,85 milliard d’euros.

Hollande et Valls au chevet de la loi El Khomri

15/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

François Hollande et son Premier ministre ont été en contact tout le week-end et se sont retrouvés hier soir pour finaliser un projet amélioré de la réforme du Code du travail. Manuel Valls le présentera aujourd’hui aux partenaires sociaux. Il est à noter que ce morceau à quatre mains entre le président et son numéro 2 s’est joué en l’absence de la ministre du Travail Myriam El Khomri pourtant rapporteuse de la loi. Selon le Premier ministre, il faut « Un compromis qui soit dynamique et ambitieux  corriger, rectifier, changer ce qui doit l’être ».

Deux points cruciaux en question
Ce projet amélioré a pour objectif de revenir sur deux éléments de la réforme particulièrement sensible. En premier lieu, le plafonnement des indemnités prud’homales, c’est en effet ce point du projet de loi qui a agité les syndicats. La loi prévoit des indemnités largement en deçà de ce que les juges prononcent en moyenne aujourd’hui. De plus, les modalités de plafonnement retenues favorisent largement les grandes entreprises par rapport aux PME. Le second grand chantier de ce projet amélioré c’est de calmer les ardeurs des étudiants et lycéens très remontés contre la réforme du Code du travail.
• Le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement sans cause réelle ni sérieuse, mesure très critiquée par les syndicats, est abandonné. Il ne sera maintenu qu’à titre indicatif.
• Le gouvernement a décidé d’élargir la garantie jeunes, initialement limitée à 100.000 personnes d’ici 2017, à tous les jeunes sans emploi ni formation.

Une très forte mobilisation contre le projet de loi
Tout au long de la semaine, de nombreux manifestants ont battu la rue pour faire montre de leur colère. Aux prises avec une tension sociale sans équivalent depuis 2012, et les plus importants mouvements de rue depuis le « mariage pour tous », le couple exécutif est au bord du précipice. Outre les principaux syndicats, de nombreux lycéens participent aux manifestations, partout en France une centaine de lycées ont été bloqués. De nouvelles manifestations étaient prévues hier et jeudi 17 mars dans plusieurs grandes villes.

Nicolas Sarkozy sera le prochain Président de la République

08/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Le maelström politique auquel nous assistons devrait malheureusement profiter à Sarkozy. La gauche s’effondre, le FN ne peut rassembler assez pour gagner et l’ex-président manœuvre pour verrouiller les primaires des Républicains.

Le 20 décembre 2015, j’écrivais une tribune intitulée « Présidentielles 2017 : le tripartisme va-t-il bouleverser le système ? » avec un deuxième tour : François Hollande face à Marine Le Pen.
Or, nous assistons depuis quelques semaines à une véritable explosion de la Gauche où tous les camps se déchirent autour notamment du projet de loi du travail mené par Myriam El Khomri : Une tribune sanguinaire de Martine Aubry à l’encontre de Hollande.
Une pétition de l’extrême-gauche contre la Loi El Khomri, des manifestations gauchistes, doublées d’une grève de la SNCF, Manuel Valls a même menacé de démissionner s’il ne pouvait appliquer cette loi…

Par ailleurs, coté Front National, le séminaire du FN qui s’est tenu début février 2016 n’a pas vu naître de grands changements au niveau de sa ligne politique. Deux jours durant lesquels ont notamment été réaffirmés les « principes de la souveraineté nationale et de la souveraineté économique et monétaire ».
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