Identité : Une exposition sur les Gaulois au musée d’Aquitaine

Identité : Une exposition sur les Gaulois au musée d’Aquitaine

19/09/2012 — 18h00
BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
Entrez dans un village gaulois ! À travers les reconstitutions grandeur nature d’une habitation, d’un atelier de potier, de bronzier, de verrier et d’un forgeron, partez à la rencontre de nos ancêtres les Gaulois qui habitaient l’Aquitaine entre 800 av. J.-C. et le début de la période romaine.

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Dijon : vandalisme à l’exposition Vincenot

Dijon : vandalisme à l'exposition Vincenot

10/09/2012 — 19h30
DIJON (NOVOpress) —
Il était trop enraciné, trop attaché à la terre qui l’a vu naître : c’est pourquoi l’artiste et écrivain Henri Vincenot (1912-1985) n’est guère apprécié des bien-pensants de gauche et autre fourriers de la mondialisation. Et visiblement, il ne ferait pas non plus l’unanimité côté diversité, si l’on en croit ce fait-divers dijonnais.

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Exposition Puygaudeau “de Pont Aven au Croisic”

Exposition Puygaudeau "de Pont Aven au Croisic"

07/07/2012 – 08H00
LE CROISIC (NOVOpress Breizh) – La ville du Croisic (44) présente pour la première fois une exposition sur le peintre Fernand Loyen du Puigaudeau qui y vécut au manoir de Kervaudu de 1907 à sa mort en 1930.

Né à Nantes en 1864, cousin du célèbre écrivain Alphonse de Châteaubriant, du Puigaudeau rencontrera très tôt à Pont Aven Paul Gauguin, Charles Laval et bien d’autres. Un peu plus tard, en Belgique, il fera la connaissance de James Ensor. Après un séjour à Venise en 1904/1905 – il en ramènera une cinquantaine de toiles, magnifiques, mais connaitra un échec commercial – il revient en Bretagne à Batz sur Mer avant de s’établir définitivement au Croisic. Surnommé l’ermite de Kervaudu, il y réunit néanmoins ses amis les peintres Jean-Emile Laboureur ou Emile Dezaunay.

Si du Puigaudeau a une inspiration toute romantique de la nature, liée à l’héritage impressionniste, il ne peut pour autant être rattaché à cette école. Toutes ses œuvres sont nimbées de mystère, que ce soient les processions, les scènes de nuit et les feux d’artifice – genre où il excelle – ou les paysages de la Grande Brière.

Exposition Puygaudeau "de Pont Aven au Croisic"
Le château de Suscinio

La plupart de ses tableaux ont été peints dans la Presqu’ile guérandaise ou aux limites du Morbihan, du côté de Pénerf ou de Suscinio, mais la réalité du lieu est toujours interprétée par le peintre au gré de son imagination.

Le rendu des ciels, le soleil, la lune sont des éléments primordiaux de son art. L’océan est aussi présent, le littoral s’embrase ou s’éteint, mais l’atmosphère de rêve et de merveilleux et prévalent toujours dans une nature transfigurée. Certaines toiles, comme les fillettes devant un feu au pied d’un menhir, apparaissent panthéistes ou quasi païennes.

Laurent Delpire, le commissaire de l’exposition, rappelle qu’Alphonse de Châteaubriant avait bien analysé le talent et la personnalité de son cousin : « il y a certainement chez toi, dans ta nature de l’essence de contemplatif. Ton regard fixé sur ton Kervaudu recouvre un monde, un espèce d’ascétisme artistique, grâce auquel ta vision s’est développée, au lieu de s’affaiblir et s’est trempée d’énergie spirituelle. » A voir absolument.

Exposition jusqu’au 11 juillet à l’ancienne criée du Croisic. Un beau catalogue avec un commentaire inspiré présente les toiles de l’exposition.

Une exposition photo anxiogène à Pontault-Combault

Une exposition photo anxiogène à Pontault-Combault

08/05/2012 – 13h00
PONTAULT-COMBAULT (NOVOpress) – La préfecture de Seine-Saint-Denis en feu, le parc de la Courneuve, toujours dans le « 93 », sous étroite protection policière, la mairie de Nanterre (Hauts-de-Seine) criblée de balles… jusqu’au 13 juillet, le Centre photographique d’Ile-de-France (CPIF) de Pontault-Combault (Seine-et-Marne), expose les photos de Vincent Debanne.

Intitulée « No Exaggeration », cette exposition a pour but de présenter « les tensions de notre époque que je condense dans mes œuvres », témoigne le photographe Vincent Debanne. Une trentaine de photomontages anxiogènes qui reflètent très bien l’envers du décor du « vivre ensemble ». Quand la réalité a déjà rattrapé la fiction…

Rétrospective Diane Arbus à la Galerie nationale du Jeu de Paume (Paris)

Rétrospective Diane Arbus à la Galerie nationale du Jeu de Paume (Paris)

09/01/2012- 20h00
PARIS (NOVOpress) – A Paris, la Galerie nationale du Jeu de Paume consacre jusqu’au 5 février prochain une rétrospective événement à la photographe américaine Diane Arbus (1923-1971). L’occasion de découvrir ou de revoir une œuvre qui n’a rien perdu de sa puissance singulière, 40 ans après la disparition de son auteur.

Diane Arbus (photo-ci-dessus) s’est fait connaître dans les années 60 grâce à une série de photos consacrées à ceux qu’elle nommait avec affection les « freaks » : phénomènes de foire, travestis, transsexuels, nudistes, handicapés… Issue d’une riche famille juive new-yorkaise, sa prédilection pour les bas-fonds peuplés de monstres et de marginaux tient à la fois de la fascination et de la répulsion. Toutefois, l’excentricité, voire parfois la difformité de ses modèles, ne constitue pas le thème central de ses photos. En donnant à voir leur mal-être, leur solitude, leur détresse affective, leur fêlure, c’est le mystère de notre unicité, de notre identité, que la photographe interroge. En cela, on peut dire que Diane Arbus a dynamité les codes du grand reportage social américain hérités de Walker Evans pour explorer une veine plus métaphysique et personnelle, imposant une vision inédite de l’Amérique.

L’accrochage de l’exposition, dans laquelle les photographies sont présentées sans fil chronologique ou thématique précis, permet au spectateur de se confronter à la force et à la modernité de son œuvre. Seule son ultime série, plus connue sous le nom d’« Untitled », réalisée peu avant son suicide, est présentée dans une salle à part. Ici, l’inquiétante étrangeté qui habite ses séries précédentes a laissé place à un sentiment d’angoisse face à des visions hallucinées et fantomatiques d’handicapés grimaçants et masqués qui évoquent celles d’un Goya ou d’un Ensor.

Diane Arbus a élevé la photographie au rang d’art majeur et exercé une influence durable sur la génération suivante de photographes, notamment sur Nan Goldin, qui, comme elle, s’attache à documenter l’intimité.

Crédit photo : DR

Pompéi s’invite au Musée Maillol jusqu’au 12 février

Pompéi s'invite au Musée Maillol jusqu'au 12 février

31/10/11 – 8h00
PARIS (NOVOpress)
— C’est à une exposition unique que nous convie le Musée Maillol depuis le 21 septembre dernier et jusqu’au 12 février 2012. En effet les pièces exceptionnelles présentées dans cette exposition recréant le faste de Pompéi sont habituellement conservées dans les réserves du musée de Naples et n’étaient jusqu’à présent jamais sorties du territoire italien.

L’exposition nous convie à une découverte de la cité antique, connue pour son art de vivre et sa gastronomie, et tragiquement engloutie par une éruption du Vésuve le 24 août 79 malgré la protection des dieux lares dont le Musée nous propose plusieurs représentations finement ouvragées. Il aura fallu, paradoxalement, sa destruction complète pour que parviennent jusqu’à nous ces objets merveilleusement bien conservés.

Pompéi s'invite au Musée Maillol jusqu'au 12 février
La grande salle. Crédit photo : © Antoine Manichon, pour le musée Maillol
La simplicité didactique de la scénographie promène le visiteur des cuisines au triclinium (salle à manger) en passant par l’atrium dans un enchantement d’objets, mobilier et de statues qui témoignent du degré d’extrême raffinement atteint par cette civilisation.

Il faut bien compter deux heures et l’assistance de l’audioguide pour apprécier toute la richesse de cette remarquable exposition célébrant avec brio la grandeur du génie européen.
[box class=info]Exposition Pompéi, un art de vivre, du 21 septembre 2011 au 12 février 2012. Musée Maillol – 61, rue de Grenelle – 75007 Paris. Ouvert tous les jours de 10h30 à 19h00. Plus d’informations : www.museemaillol.com[/box]

Découpages de papier blanc sur des cartes postales de châteaux [tribune libre]

Découpages de papier blanc sur des cartes postales de châteaux [tribune libre]

[box class=”warning”]Texte repris avec l’aimable autorisation du blog A moy que chault[/box]

Cyprien Gaillard : Underground Resistance. Sérigraphies sur verre et marbre fossile noir — 241 × 246,5 cm chaque panneau Courtesy Galerie Bugada & Cargnel, Paris
Cyprien Gaillard : Underground Resistance. Sérigraphies sur verre et marbre fossile noir — 241 × 246,5 cm chaque panneau Courtesy Galerie Bugada & Cargnel, Paris

Vous me direz, pour aller voir un samedi après-midi à Beaubourg l’exposition du dernier « Prix Marcel Duchamp » il faut être un type assez malsain, limite pervers, un détraqué quelque part entre le masochiste et le scatophile. Ce n’est pas faux. Mais il faut être indulgent car ce sont des choses qui peuvent arriver lorsque, découragé par la file d’attente à l’exposition Munch, vous voulez, malgré tout, tenter de rentabiliser le ticket à 12 euros que vous avez imprudemment acquis.

Je découvre donc, non sans à priori, il faut le reconnaître, mais quand même plutôt avec bienveillance, puisque cet artiste peut me permettre d’en avoir pour mes 12 euros de sortie culturelle hebdomadaire, Cyprien Gaillard, « figure majeure de la scène artistique internationale émergente » qui, « entre iconoclasme et esthétique minimale, romantisme et Land Art », « interroge la trace de l’homme dans la nature et face au passage du temps ». J’évite de ricaner à cette lecture pour ne pas passer pour un indécrottable beauf adepte des sketchs des Inconnus et m’avance d’un pas décidé vers le temple de l’art « émergent ».

Après avoir fait valider mon billet par une guichetière que je salue mais qui ne prend pas même la peine d’interrompre sa conversation avec sa collègue pour un si vil détail, j’entre dans la pièce et découvre un alignement d’étagères métalliques sur lesquelles reposent, épars, une demi douzaine d’enjoliveurs.

« Esthétique minimale.. c’est le moins que l’on puisse dire… » ne puis-je m’empêcher de souffler à ma voisine qui me regarde avec horreur et dédain, comme si je venais de lui annoncer que j’allais voter Marine Le Pen en 2012. J’ai l’impression que ce n’est pas encore aujourd’hui que je vais choper…

Mais la réserve de garagiste en rupture de stocks n’est pas la seule œuvre exposée, on aperçoit également des vitrines lumineuses sous lesquelles on peut admirer des séries de minis photos disposées en losange. Je suppose que la grande originalité, le coup de génie, c’est cette mise en forme losange , parce que pour le reste, ça ressemble à une série de photos de vacances prises par l’oncle Dédé ayant découvert en arrivant à Louxor l’option « sépia » de son appareil numérique.

Certains des visiteurs, fort peu nombreux il faut le reconnaître, s’attardent plusieurs longues minutes devant chaque losange, les yeux plissés et la mine compassée. Il doivent penser à leur liste de courses ou à leur avis d’imposition, ce n’est pas possible autrement… En parcourant la brochure explicative (sans laquelle l’imbécile moyen croirait à une grotesque escroquerie et passerait à côté du concept puissant et révolutionnaire…) j’apprends que le Cyprien « vit et travaille à Berlin ». Qu’il y vive, je ne le contesterais bien sûr pas, mais qu’il y « travaille », on me permettra d’émettre quelques doutes…

À la sortie de cet improbable, mais hors de prix, néant, je croise une collègue.

« Ha, c’est étonnant de te trouver là! » s’exclame-t-elle.

« Ha ben y’avait aucune foire aux vins ni concert de Nolwenn Leroy aujourd’hui… », je réponds un peu vexé.

« C’est pas ça, mais je t’aurais plutôt imaginé à l’expo Pompéï… »
rétorque-t-elle en souriant.

Moi, évidemment, je pense dans mon for intérieur que les vieilles ruines et les vestiges ca serait plutôt son rayon à elle, cette vielle lesbienne ménopausée, mais bien sûr je ne dis rien, je souris aussi bêtement qu’elle en répondant que « je l’ai déjà faite » ce qui semble beaucoup l’impressionner. Plus que quatre mois à tenir, pas le moment de gâcher 8 ans d’hypocrisie sociale…

« La prochaine fois, jette un œil sur le forum interne, on organise régulièrement des visites de groupe. C’est plus sympa. »

« Plus sympa que ? » je demande, en entrevoyant, dans un irrépressible frisson, l’horrifique perspective.

« Ben, plus sympa que tout seul… »

« Je ne suis pas tout seul mais mes amis sont plus patients que moi et sont à Munch » je conclus sans trop savoir pourquoi je me fais chier à lui raconter ma vie.

Exposition Edvard Munch L’œil moderne, du 21 septembre 2011 au 9 janvier 2012

« Ha ok, ok… » elle répond, avec une petite moue incrédule. Elle ne me croit pas cette conne, je dois vraiment avoir une gueule de solitaire désespéré, c’est pas possible. Pour la peine, j’ai envie de lui foutre mon poing sur la gueule mais me borne à tourner les talons. Direction la cafétéria.

Pour en revenir à l’essentiel : Exposition Edvard Munch L’œil moderne, du 21 septembre 2011 au 9 janvier 2012

[box class=”info”]Centre Pompidou, galerie 2
Entrée : 12 €, TR 9 € / 10 €, TR 8 €, selon période
Nocturnes tous les jeudis jusqu’à 23h00. Fermeture des caisses à 22h00.[/box]
Photo en une : © Les Inconnus, le sketch de l’artiste peintre