« Renaissance(s) portraits et figures d’Europe » : une exposition organisée par l’Institut Iliade

Renaissance(s) : première exposition pour l'Institut ILIADE

24/09/2019 – FRANCE (NOVOpress)
En marge des courants artistiques contemporains qui veulent faire table rase du passé, l’Institut Iliade organise actuellement une exposition sur le thème de l’identité et sur le lien entre enracinement et création artistique.

Cette exposition est étroitement liée à l’objectif premier de cet institut qui est la préservation de la mémoire gréco-latine et chrétienne de l’Europe et le réveil de la conscience européenne.

L’expo a lieu à la Galerie Espaces 54, 54 rue Mazarine 75006 Paris, jusqu’à mercredi. Le métro le plus proche est Mabillon, Odéon ou Pont-Neuf. L’entrée est libre. Vous pouvez retrouver toutes ces infos sur le site de l’Institut Iliade.


L’Institut ILIADE s’expose : Fiat lux plutôt que Fiac luxe

Romain Petitjean, en charge de la coordination et du développement de l’Institut Iliade, présente l’exposition Renaissance(s) dans un entretien réalisé par François Bousquet pour le numéro 179 d’Eléments.

Elé­ments : Pour­quoi une expo­si­tion ?

Romain Petit­jean : Le pro­jet d’une carte blanche artis­tique a émer­gé il y a cinq ans au sein de l’Institut Iliade. Ce sont des dizaines d’artistes, tou­jours plus nom­breux chaque année, prin­ci­pa­le­ment ama­teurs, sen­sibles à notre vision du monde, qui se sont amu­sés à illus­trer les dif­fé­rents thèmes de nos col­loques. Le temps était venu d’exposer une sélec­tion des meilleures réa­li­sa­tions en plein cœur de Paris. Ce sera éga­le­ment l’occasion de décou­vrir les œuvres ori­gi­nales créées sur le thème « Renaissance(s) », ou celles d’artistes invi­tés comme les por­traits réa­li­sés par Jacques Ter­pant.

Elé­ments : Ça sera un salon des refu­sés ?

Romain Petit­jean : Plu­tôt celui des enra­ci­nés. Les thèmes abor­dés ne sont pas très en vogue au sein des habi­tuelles cote­ries qui agitent le monde de l’art contem­po­rain.

Elé­ments : Pour­quoi les beaux-arts sont-ils le parent pauvre du com­bat cultu­rel ?

Romain Petit­jean : Tout l’enjeu est d’éviter d’avoir des mili­tants poli­tiques qui manient le pin­ceau (comme ils ont pu grat­ter la gui­tare ou prendre la plume), mais d’avoir de véri­tables artistes, cou­ra­geux, dont les créa­tions entrent en réso­nance avec notre vision du monde et notre com­bat poli­tique.

Elé­ments : Quels sont vos modèles ?

Romain Petit­jean : Je peux en citer deux : Camille Saint-Saëns (1835–1921), pia­niste, orga­niste, célèbre com­po­si­teur fran­çais du Car­na­val des ani­maux, qui offrit l’opéra Déja­nire (1898) à la ville de Béziers dont le théâtre des Arènes fut pen­dant un temps sur­nom­mé la « Bay­reuth fran­çaise » par le milieu artis­tique. Ain­si Saint-Saëns illustre-t-il la façon dont un artiste, dans tout son génie, s’inscrit au milieu de la cité et du peuple.

L’autre modèle, c’est Chris­tophe Char­bon­nel, un sculp­teur contem­po­rain dont j’ai décou­vert par hasard les œuvres monu­men­tales, trai­tant notam­ment des grands mythes euro­péens. Artiste issu de l’école Duper­ré, il pra­tique le mode­lage depuis une ving­taine d’années. On retrouve dans ses sculp­tures son admi­ra­tion pour l’Antiquité : figure hié­ra­tique, ligne épu­rée, mode­lé pré­cis et ner­veux. Char­bon­nel renoue ain­si avec l’art des grands Anciens. Il a com­pris que le poète n’est que le pas­seur d’une Beau­té et d’une Tra­di­tion venues du fond des âges.

Elé­ments : Fiat lux ou Fiac luxe ?

Romain Petit­jean : Indé­nia­ble­ment la lumière plu­tôt que les ténèbres de l’escroquerie de l’art contem­po­rain qu’est la Fiac. On peut se deman­der ce que la pos­té­ri­té retien­dra d’œuvres aus­si absurdes que le Tree (le fameux « plug anal géant ») de McCar­thy et quelle trace lais­se­ra notre civi­li­sa­tion dans quelques siècles. L’art offi­ciel cache le véri­table art dis­si­dent.

Elé­ments : Figu­ra­tif ou abs­trait ?

Romain Petit­jean : Figu­ra­tif. L’exaltation de l’i­mage est même une reven­di­ca­tion. Entre l’iconoclasme de reli­gions obs­cu­ran­tistes et les délires décons­truc­teurs des uto­pies hors-sol, il faut réaf­fir­mer cette spé­ci­fi­ci­té figu­ra­tive propre à notre civi­li­sa­tion euro­péenne. Nous enten­dons redon­ner sa place à un art arti­cu­lé dont le public pos­sé­de­rait les codes nar­ra­tifs, dont il a été dépos­sé­dé depuis l’avènement du rea­dy-made ducham­pien.

Elé­ments : Pour­quoi Renaissance(s) ? Elle sera sin­gu­lière ou plu­rielle ?

Romain Petit­jean : Plu­rielle évi­dem­ment, comme la vie et la nature flo­ris­sante. Plu­rielle par la varié­té des sujets et des tech­niques uti­li­sées, par la mul­ti­pli­ci­té des démarches entre­prises par ces artistes proches de l’Institut Iliade : cer­tains sont direc­teurs artis­tiques, d’autres simples ama­teurs du dimanche, mais tous sont réunis par l’amour du beau et du juste qui est la rai­son d’être de l’Institut Iliade.

« Je marche dans l’Antiquité la plus reculée. Je veux relier le passé au présent, reprendre le souvenir, juger et arriver à compléter. »

Faisons nôtres ces mots de Rodin.

Entretien avec Romain Petitjean réalisé par François Bousquet

Tribune reprise du site de Polémia

Exposition Renaissance(s) portraits et figures d’Europe – Du 20 au 25 septembre 2019

Comment les artistes contemporains réinterprètent ce qui existe déjà, ce qui relève de la Tradition ? Échappe-t-on vraiment à l’illusion moderne de croire que la création soit coupée de ses racines et de son identité profonde ? Comment un artiste européen peut-il œuvrer pour une création enracinée, qui n’attend que de naître ou renaître ?

Autant de questions auxquelles une vingtaine d’artistes de l’Institut Iliade tenteront de répondre au travers d’une exposition exceptionnelle. En marge des courants artistiques contemporains, cette « carte blanche » a pour ambition de poser un regard nouveau sur le thème de la Renaissance européenne et la création enracinée.

Pour cette première édition, un choix diversifié d’œuvres – peinture, sculpture, œuvres graphiques, textiles et littéraires – sera dévoilé au public, du 20 au 25 septembre 2019 de 10 heures à 19 heures, à la Galerie Espaces 54, en plein cœur du 6ème arrondissement de Paris.

Par cette initiative inédite, en rupture avec le nihilisme promu par les artistes officiels, l’Institut Iliade soutient la création de jeunes artistes engagés pour la renaissance d’un art européen figuratif.

Entrée Gratuite. Nocturne exceptionnelle jusqu’à 21h00 le mercredi 25 septembre. Vernissage le samedi 21 septembre à 19h00.


Reportage : Des militants «antiracistes» réclament l’interdiction de l’exposition Toutânkhamon

exposition Toutânkhamon

19/04/2019 – FRANCE (NOVOpress)
L’exposition Toutânkhamon à Paris fait l’objet d’une polémique : des militants afrocentristes réclament l’interdiction de l’exposition de la Villette sous-prétexte que les égyptologues et commissaires d’exposition tenteraient de cacher l’origine africaine du pharaon.


Toutânkhamon était Noir, les Blancs ont tout inventé !

Toutânkhamon exposition paris

Des ligues de défense noire, dites associations « antiracistes », ont demandé l’interdiction de l’exposition « Toutânkhamon » à Paris. Elle dissimulerait le fait que le célèbre pharaon de l’Egypte antique était en fait Noir, et non pas plus ou moins Blanc…

Il est difficile de savoir ce qui, dans les délires racialisés en vogue et importés par la culture de masse américaine l’emporte, du grotesque, de la bêtise, de la dangerosité, à moins que tous ces facteurs soient parfaitement compatibles et complémentaires. Plus une semaine désormais ne s’écoule sans que ces ligues et associations de défense noire ou autres officines obsédées de la race ne fassent parler d’elles en visant telle ou telle manifestation culturelle et intellectuelle.
Blanc sur Noir et Noir sur Blanc

Après les Suppliantes d’Eschyle dont le patafoin antiraciste aurait pu inspirer à son antique auteur une satire du meilleur cru, c’est au tour de Toutânkhamon d’être voué aux gémonies. Entendez par là, le Toutânkhamon tel que le représente la remarquable exposition organisée à la Grande Halle de La Villette. Le motif du délire, cette fois-ci ? Toutânkhamon, ainsi que toutes les dynasties égyptiennes, auraient en réalité été noirs de peau, et l’égyptologie s’est évertuée depuis des siècles, par son racisme atavique, à en dissimuler toutes les preuves.

Dans le psychodrame d’Eschyle à la Sorbonne, notons que c’était la jérémiade inverse, puisqu’il faut bien toujours pleurnicher pour quelque chose : on avait osé revêtir certains acteurs de masques noirs et cela n’était pas supportable car considéré comme dégradant. Ici, au contraire, on accuse des siècles d’historiographie, dans la branche historique qui a probablement attiré et fasciné le plus grand nombre de chercheurs et de scientifiques du monde entier, de faire l’inverse, de dissimuler les traces de « noiritude » (nous nous refusons à employer pour ces psychoses obsessionnelles antiracistes le beau mot de « négritude » de Léopold Sedar-Senghar qui n’avait probablement pas concentré toute sa culture et son intelligence pour la mettre au service d’incultes agités du bocal).

Lire la suite sur : https://www.causeur.fr/toutankhamon-noir-expo-antiracistes-160665

Anne-Sophie Chazaud

Texte repris du site Causeur

[Art/Non-Art] Quand le Maroc médiéval efface le 800ème anniversaire de saint Louis

[Art/Non-Art] Quand le Maroc médiéval efface le 800ème anniversaire de saint Louis

19/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Le marcheur qui, se réfugiant dans le calme dominical, remonte la Seine par l’élégant quai Conti, ne peut qu’être interpellé par la flèche de plomb brisant la brume du matin naissant. Elle montre que là est la Sainte Chapelle.

Commandée par saint Louis afin d’y abriter un morceau de la vraie Croix, ainsi que la Couronne d’épines, la Sainte Chapelle, spoliée de ses reliques par la Révolution, transformée en dépôt d’archives, « violletleducquisée » jusqu’à n’avoir plus grand chose du XIIIème siècle, n’a cependant rien perdu de sa noblesse. Depuis huit siècles, la croix du Christ domine les temples de la justice des hommes. C’était donc presque naturellement que la voisine de la chapelle palatiale, la fameuse Conciergerie, serve d’écrin à l’exposition commémorant le 800ème anniversaire du quarante-quatrième Roi de France.

Mais que peut bien contenir, et surtout, à quoi peut bien ressembler une exposition sur l’un des plus grands capétiens, avec, pour seule fenêtre, le huit centième anniversaire ? Réponse : une vente à Drouot. A moins qu’il s’agisse d’un inventaire à la Prévert.

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Rendez-vous le 15 février 2014 à Saint-Denis pour “Star Wars Identities : L’Exposition”

Rendez-vous le 15 février 2014 à Saint-Denis pour "Star Wars Identities : L'Exposition"

27/11/2013 – 18h55
SAINT-DENIS (NOVOpress) – Du 15 février au 30 juin 2014, la Cité du cinéma de Luc Besson, à Saint-Denis, va accueillir l’exposition “Star Wars Identities”. Au programme, près de 2.000m2 pour dévoiler au public plus de 200 pièces originales directement issues des archives du Lucas Cutural Art Museum.

Maquettes, accessoires, costumes ou croquis, tout les éléments emblématiques de l’épopée de science-fiction imaginée par Georges Lucas sont au rendez-vous pour reconstituer l’univers singulier de la saga.

Les billets sont déjà disponibles, dont certains sont des collectors.

Un exemple de lutte culturelle – Par Antoine Laroc

Un exemple de lutte culturelle - Par Antoine Laroc

Keith Haring, importateur en France des graffitis étatsuniens.

Si Keith Haring, ce médiocre artiste contemporain, barbouilleur prolixe, trivial et primaire, actuellement étalé sur les murs du Musée d’art moderne de la ville de Paris (1), reste dans la mémoire de l’histoire de l’art officiel et subventionné, ce sera grâce à un court article paru dans le magazine Beaux Arts Magazine du mois de mai (2). Parva sed apta !… court mais bon, puisque l’article peint en quelques lignes le portrait idéal de l’artiste modèle, de l’icône à révérer et à imiter si l’on veut s’attirer les bonnes grâces de la critique conforme et du juteux et gras marché. Suivez le guide ! A.L.

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Pesticides : malgré des améliorations, la population française toujours très exposée

Pesticides : malgré des améliorations, la population française toujours très exposée

02/05/13 – 20h30
PARIS (NOVOpress)
– Selon le rapport de l’Institut de veille sanitaire (InVS) publié le 29 avril dernier et portant sur l’exposition de la population française à trois familles de pesticides (organochlorés, organophosphorés et pyréthrinoïdes), les Français restent fortement exposés à ces produits.

L’étude est basée sur échantillon d’environ 400 personnes âgées de 18 à 74 ans et représente la première étude d’imprégnation de la population adulte par plusieurs substances chimiques en France.

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[Exposition] Mathurin Méheut au Musée national de la Marine

[Exposition] Mathurin Méheut au Musée national de la Marine

05/03/2013 – 17h50
PARIS (NOVOpress Breizh) –
Jusqu’au 30 juin le Musée national  de la Marine, à Paris, présente une rétrospective de l’œuvre de Mathurin Méheut (1882-1958), l’un des plus grands artistes bretons du XXème siècle. Un évènement à ne pas rater.

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Napoléon : exposition au musée de l’Armée et jeu de stratégie exceptionnel

Napoléon : exposition au musée de l’Armée et jeu de stratégie exceptionnel

29/01/2013 – 16h30
PARIS (NOVOpress) – Du 27 mars au 14 juillet prochain, le musée de l’Armée, en association avec la Kunst und Ausstellungshalle de Bonn, présente une version française de l’exposition « Napoleon und Europa : Traum und Trauma ».

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Exposition aux Arts décoratifs : deux siècles de mode européenne

Exposition aux Arts décoratifs : deux siècles de mode européenne

05/01/2013 – 10h00
PARIS (NOVOpress) –
Jusqu’au 14 avril, le musée des Arts décoratifs à Paris présente l’exposition « Fashioning fashion », sous-titrée « Deux siècles de mode européenne 1700-1915 ». Tenues de cour, robes anglaises, cuissardes 1900, robes de tennis… Un voyage dans le temps consacré à l’évolution des goûts vestimentaires en partant des formes, des détails et des savoir-faire. Le visiteur découvre la sélection d’une centaine de costumes et de tissus anciens reflétant les principaux mouvements de la mode en Europe du XVIIIème à l’aube du XXème siècle.

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Histoire romaine et propagande antiraciste

Histoire romaine et propagande antiraciste

22/10/2012 — 19h30
ROME (NOVOpress) — « Rome, capitale du monde ». La formule est célèbre. Romulus en fait la prophétie dans Tite-Live, après son assomption dans les cieux : « Les dieux veulent que ma Rome soit la capitale du monde ». C’est le titre d’une exposition qui vient de s’ouvrir, répartie entre le Forum romain (Curie Julia et Temple de Romulus) et le premier étage du Colisée.

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Identité : Une exposition sur les Gaulois au musée d’Aquitaine

Identité : Une exposition sur les Gaulois au musée d’Aquitaine

19/09/2012 — 18h00
BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
Entrez dans un village gaulois ! À travers les reconstitutions grandeur nature d’une habitation, d’un atelier de potier, de bronzier, de verrier et d’un forgeron, partez à la rencontre de nos ancêtres les Gaulois qui habitaient l’Aquitaine entre 800 av. J.-C. et le début de la période romaine.

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Dijon : vandalisme à l’exposition Vincenot

Dijon : vandalisme à l'exposition Vincenot

10/09/2012 — 19h30
DIJON (NOVOpress) —
Il était trop enraciné, trop attaché à la terre qui l’a vu naître : c’est pourquoi l’artiste et écrivain Henri Vincenot (1912-1985) n’est guère apprécié des bien-pensants de gauche et autre fourriers de la mondialisation. Et visiblement, il ne ferait pas non plus l’unanimité côté diversité, si l’on en croit ce fait-divers dijonnais.

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Exposition Puygaudeau “de Pont Aven au Croisic”

Exposition Puygaudeau "de Pont Aven au Croisic"

07/07/2012 – 08H00
LE CROISIC (NOVOpress Breizh) – La ville du Croisic (44) présente pour la première fois une exposition sur le peintre Fernand Loyen du Puigaudeau qui y vécut au manoir de Kervaudu de 1907 à sa mort en 1930.

Né à Nantes en 1864, cousin du célèbre écrivain Alphonse de Châteaubriant, du Puigaudeau rencontrera très tôt à Pont Aven Paul Gauguin, Charles Laval et bien d’autres. Un peu plus tard, en Belgique, il fera la connaissance de James Ensor. Après un séjour à Venise en 1904/1905 – il en ramènera une cinquantaine de toiles, magnifiques, mais connaitra un échec commercial – il revient en Bretagne à Batz sur Mer avant de s’établir définitivement au Croisic. Surnommé l’ermite de Kervaudu, il y réunit néanmoins ses amis les peintres Jean-Emile Laboureur ou Emile Dezaunay.

Si du Puigaudeau a une inspiration toute romantique de la nature, liée à l’héritage impressionniste, il ne peut pour autant être rattaché à cette école. Toutes ses œuvres sont nimbées de mystère, que ce soient les processions, les scènes de nuit et les feux d’artifice – genre où il excelle – ou les paysages de la Grande Brière.

Exposition Puygaudeau "de Pont Aven au Croisic"
Le château de Suscinio

La plupart de ses tableaux ont été peints dans la Presqu’ile guérandaise ou aux limites du Morbihan, du côté de Pénerf ou de Suscinio, mais la réalité du lieu est toujours interprétée par le peintre au gré de son imagination.

Le rendu des ciels, le soleil, la lune sont des éléments primordiaux de son art. L’océan est aussi présent, le littoral s’embrase ou s’éteint, mais l’atmosphère de rêve et de merveilleux et prévalent toujours dans une nature transfigurée. Certaines toiles, comme les fillettes devant un feu au pied d’un menhir, apparaissent panthéistes ou quasi païennes.

Laurent Delpire, le commissaire de l’exposition, rappelle qu’Alphonse de Châteaubriant avait bien analysé le talent et la personnalité de son cousin : « il y a certainement chez toi, dans ta nature de l’essence de contemplatif. Ton regard fixé sur ton Kervaudu recouvre un monde, un espèce d’ascétisme artistique, grâce auquel ta vision s’est développée, au lieu de s’affaiblir et s’est trempée d’énergie spirituelle. » A voir absolument.

Exposition jusqu’au 11 juillet à l’ancienne criée du Croisic. Un beau catalogue avec un commentaire inspiré présente les toiles de l’exposition.