Procès Bonnemaison : la Cour d’assises de Pau légalise l’empoisonnement des plus fragiles (Présent 8133)

Procès Bonnemaison : la Cour d’assises de Pau légalise l’empoisonnement des plus fragiles (Présent 8133)

26/06/2014 -PAU (NOVOpress)
Honte aux jurés de la cour d’assises de Pau qui ont acquitté mercredi Nicolas Bonnemaison, auteur de sept empoisonnements prémédités et officiellement revendiqués de malades âgés. Par ce jugement foulant aux pieds le fondement même de notre civilisation, c’est-à-dire le respect de la vie humaine, ils n’ont pas seulement blanchi un individu qui, au regard de la Loi divine comme de celle des hommes, reste un assassin. Ils ont aussi ouvert en grand la porte au n’importe-quoi euthanasique.

Hystérie médiatique

Les médias, bien sûr, sont aujourd’hui euphoriques : voilà des semaines qu’ils n’attendaient que cela. Qu’ils nous chantaient les louanges du gentil docteur Bonnemaison, si « soucieux de ses patients » qu’il ne les a pas empoisonnés mais a « abrégé leur vie ». Des semaines que l’on nous passait en boucle Patricia Dhooge, véritable “groupie” du sinistre docteur, et que l’on insistait lourdement sur « les nombreux soutiens » dont bénéficie Bonnemaison. Et dès ce jeudi matin, Le Parisien, histoire d’enfoncer le clou, nous balançait son dernier sondage BVA selon lequel « 89 % des Français » se diraient « favorables à une loi autorisant l’euthanasie » !

Une du numéro 8133 de "Présent"
Une du numéro 8133 de “Présent”
Dans leur empressement à voir demain adoptée une loi autorisant le premier médecin venu à piquer – comme on pique un chien malade – une personne fragile, dans le coma puis, pourquoi pas, les handicapés et, au final, tous ceux qu’ils jugeront inutiles à leur société barbare, ils en oublient qu’aux yeux de la loi Léonetti, aussi mauvaise soit-elle, Bonnemaison reste un criminel. D’abord parce qu’il a décidé seul et sans concertation aucune d’empoisonner ses victimes. Ensuite, parce qu’il leur a injecté des substances interdites par la cette loi. Ce qui veut dire qu’en votant mercredi l’acquittement, les jurés de la Cour d’assises de Pau ont rendu un verdict hors-la-loi.

En même temps, le Dr Patrick Bouet, président du Conseil national de l’Ordre des médecins, auquel on reproche maintenant d’avoir radié Bonnemaison, rappelait justement mercredi que la juridiction ordinale s’est prononcée sur les « règles déontologiques qui s’appliquent à l’ensemble des praticiens » et « que le Dr Bonnemaison ne les avait pas respectées ». Notamment l’article 37 du code prévoyant « l’application d’un ensemble de procédures qui protègent les personnes » et l’article 38 qui stipule qu’« un médecin ne peut pas donner délibérément la mort ». Une radiation de l’Ordre qui sera exécutoire le 1er juillet prochain, mais dont les avocats de Bonnemaison entendent bien obtenir l’annulation par le Conseil d’État saisi en dernier recours, afin que celui que l’AFP qualifie de « médecin compétent et compassionnel » puisse continuer à sévir. Et il y a fort à craindre que le Conseil d’État, qui a voté mardi (24/6) la mort de Vincent Lambert (Présent d’hier), leur donne satisfaction…

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Affaire Vincent Lambert : « Ils ont voté la mort » (Présent 8132)

Cette phrase à valeur éternelle est tombée comme le tranchant de la guillotine. Les grands esprits du siècle ont condamné à mort Vincent Lambert. Une mort atroce par déshydratation et inanition. Réactions bien sûr applaudies par les tricoteuses des médias. « Tu vas pouvoir enfin être en paix » ! Quelle paix d’une mort que tout être humain ne peut que refuser ? Que dire ?

Affaire Vincent Lambert : « Ils ont voté la mort » (Présent 8132)
Affaire Vincent Lambert : « Ils ont voté la mort » (Présent 8132)

Coup de téléphone. « Docteur, mon fils Vincent a été privé d’eau et de nourriture. Il meurt à petit feu. Qu’est-ce que je puis faire ? Il est en coma-pauci relationnel. » Pauvre femme, elle pleure ! Ma réponse est très simple. « Madame, un coma pauci-relationnel, cela n’existe pas. Par définition le coma est la cessation de toute vie de relation. On est en train d’achever votre enfant. » Le lendemain, une autre personne me demande si je ne connais pas un avocat capable de défendre la vie de ce garçon. Connaissant Jérôme Triomphe, je donne ses références. Le jeune avocat ne se laisse pas impressionner. Il envoie la police dans le service. Vincent est provisoirement sauvé. Le premier magistrat qui aura à traiter l’affaire considère que la loi Léonetti sur la fin de vie n’a pas été respectée. Celle-ci prévoit explicitement que l’entourage doit être impliqué dans une telle décision. Mais la grande lacune de cette loi ayant bêtement satisfait les évêques de France était que l’hydratation et l’alimentation étaient des soins relevant de la thérapeutique. Boire et manger sont-ils pour les juges un traitement ? Nous sommes donc tous des malades. La position de l’Église sur la question définie par Pie XII était que, dans tous les cas, l’acharnement thérapeutique n’était pas justifié. En revanche, les soins ordinaires devaient être assurés. Donner à boire à une personne, mourante ou non, tenait de la plus élémentaire aide devant être accordée à tout homme.

Or Me Triomphe eut beau jeu de souligner que Vincent Lambert ne recevait plus de traitement mais simplement le geste de charité de recevoir de l’eau et du pain. De plus, les parents n’avaient pas été prévenus et les médecins ne s’étaient pas concertés avec la famille comme ils le devaient. Enfin, contrairement à ce que dit la femme de l’intéressé, il n’y a aucune preuve que celui-ci avait formellement donné des indications prévoyant l’arrêt des soins au cas où il aurait été incapable de manifester sa volonté. C’est bien l’épouse de Vincent qui va porter l’estocade, peut-être pressée de refaire sa vie. L’horreur étant donnée par un des neveux parlant de « dignité » qu’avait perdue Vincent dans cet état. Au nom de quoi ce jeune blanc-bec peut-il décider que la vie du malade était indigne ? Or ce sont sur ces deux arguments qu’a basculé le Conseil d’État en faveur de la condamnation à mort.

Mes pensées iront d’abord aux parents de Vincent Lambert. « Vous avez lutté avec courage. Merci ! Vous avez mené le bon combat. Devant le Grand Juge, vous pourrez vous présenter avec honneur, la tête haute. Les assassins auront aussi leur lot. » Ensuite nous pensons aux plusieurs milliers de personnes qui sont dans la même situation que Vincent. La jurisprudence les condamne aussi à la mort. La chasse est ouverte. Terrifiant !

Dans la nuit, on apprenait que la Cour européenne de justice prenait en charge le cas Lambert. Une petite lumière d’espoir luit encore doucement.

Dr Jean-Pierre Dickès


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Crédit photo : franklinheijnen via Flickr (cc)

Belgique : 81% des euthanasies sont pratiquées sans consultation du patient

Belgique : 81% des euthanasies sont pratiquées sans consultation du patient

28/10/2014 – BRUXELLES (NOVOpress)
Au moment où la Belgique autorise l’euthanasie des mineurs, une récente étude scientifique révèle que les décisions d’Arrêt d’alimentation et d’hydratation (AAH) sont prises dans 81% des cas sans l’accord du patient, et cela en dépit de leur droit. Cette décision conduit pourtant à la mort du patient concerné.

Cette étude a été menée par des chercheurs de l’Université de Bruxelles et de l’Université de Gand. Ils ont établi que si les patients n’avaient pas été consultés, c’était en raison de leur état de démence (40%), d’inconscience (35%), ou bien parce que cette décision “était le meilleur choix dans l’intérêt du patient” (8%).

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« Je suis bien content qu’on ne m’ait pas débranché » dit Philippe Pozzo di Borgo

« Je suis bien content qu'on ne m'ait pas débranché » dit Philippe Pozzo di Borgo

21/02/2014 – Extrait RTL – Il est l’homme qui a inspiré le film Intouchables. (…) Philippe Pozzo di Borgo a été rendu tétraplégique à la suite d’un accident de parapente en 1993. “On me pose la question ‘est-ce que tu aurais souhaité que l’on te débranche quand ça allait si mal après ton accident ?’ Bien sûr que j’ai pensé à me suicider après mon accident mais je suis bien content que, 20 ans plus tard, on ne m’ait pas débranché”, confie-t-il au micro de RTL (…).

Crédit photo : maldeno via Flickr (cc)

Pays‑Bas : vers l’euthanasie des malades mentaux

Pays‑Bas : vers l'euthanasie des malades mentaux

19/02/2014 – AMSTERDAM (NOVOpress/Bulletin de réinformation) – Alors que l’euthanasie des enfants y était formellement interdite depuis 2002 mais était dépénalisée dans certains cas, elle est depuis 2011 totalement légalisée. Depuis lors, les catégories de personnes pouvant y avoir recours ne cessent de s’élargir. Ainsi, comme l’affirme le ministre de la Santé néerlandais 45 malades mentaux ont été euthanasiés en 2013 contre 14 l’année précédente.

En tout ce sont plus de 4.000 personnes qui ont été euthanasiées l’année dernière. Super luxe : il existe six unités mobiles qui viennent à domicile pratiquer les éliminations. Une psychiatre a déclaré qu’« elle ne trouve pas difficile de tuer ses patients parce qu’elle croit qu’elle rend heureux les gens ». Certains pensent que ce sont les médecins eux-mêmes qui « poussent à la roue ».

Crédit photo : David Boudreau, via Flickr, (cc).

Un film subventionné fait l’apologie de l’euthanasie

Un film subventionné fait l’apologie de l’euthanasie

06/09/2012 — 12h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) —
Le 19 septembre sortira au cinéma Quelques heures de printemps, un film de Stéphane Brizé avec Vincent Lindon. Ce film raconte la « fin de vie » d’Yvette, atteinte d’une maladie incurable, et qui choisit de décider le jour et l’heure de sa mort au moyen d’un suicide assisté. Bref, une apologie de l’euthanasie, peu de temps avant le débat au Parlement des « droits des malades en fin de vie ».

C’était en effet une promesse de campagne de François Hollande qui s’était déclaré favorable au « suicide assisté ». On ne sait ce qui rebute le plus dans ce film : le fait qu’il soit subventionné par la région Bourgogne et l’Union européenne, ou bien la novlangue hypocrite constante, qui évite d’affronter le mot « mort », en parlant plutôt de « chemin », de « décision » et d’« auto-délivrance ».

Italie : pas de subventions publiques pour un film pro-euthanasie

28/12/11 – 23h00
TRIESTE (NOVOpress) –
C’est une victoire pour les catholiques mais aussi pour tous ceux, catholiques ou non, qui veulent mettre de l’ordre dans les subventions publiques à la culture. Le Conseil régional du Frioul-Vénétie julienne vient de voter un ordre du jour interdisant à la région de financer des films qui ne rentrent pas dans les finalités de la loi régionale de 2006. Aux termes de celle-ci, « le soutien de la région concerne les œuvres audiovisuelles réalisées dans les formats considérés comme de plus grande portée régionale, tels que les courts-métrages, les documentaires et les films d’animation ; ou qui développent des thématiques liées au territoire ; ou qui valorisent, en utilisant les langues en question, les minorités linguistiques historiques présentes dans le territoire du Frioul-Vénétie julienne ; ou qui présentent un intérêt particulier et une portée régionale propres à susciter l’attention dans un cadre national et international ».

La production concrètement visée est La Belle au bois dormant du réalisateur septuagénaire Marco Bellocchio (photo), ex-maoïste spécialisé depuis bientôt cinquante ans dans le film « contestataire » subventionné, à forte orientation anticatholique. Son nouveau film, dont le tournage devait commencer en janvier dans le Frioul, en particulier à Udine, s’inspire de l’histoire d’Eluana Englaro, qui avait passé 17 ans en coma végétatif après un accident de la route, et dont l’alimentation artificielle avait finalement été interrompue dans une clinique d’Udine en février 2009, à l’issue d’une longue bataille juridique et politique qui avait profondément divisé la société italienne. Tout en se défendant de faire une œuvre de propagande, Marco Bellocchio n’a pas caché qu’il entendait développer dans son film « une position laïque ». Selon lui, « aujourd’hui, après Eluana Englaro, il y a de plus grandes restrictions sur le principe de la fin de vie, qui reflètent les positions catholiques. Je crains que notre société ait reculé ». Un financement régional était prévu, par la Film Commission du Frioul-Vénétie julienne.

Les premiers à réagir ont été les conseillers régionaux de l’Union du Centre, un petit parti issu de la démocratie chrétienne, mais ils ont pu transcender les clivages partisans et obtenir le soutien de conseillers catholiques du Popolo della Libertà (centre droit) comme du Parti démocrate (centre gauche), ainsi que de la Ligue du Nord et de Futuro e Libertà (parti de Gianfranco Fini). L’ordre du jour a finalement été signé par une trentaine de conseillers régionaux et a été voté à la majorité de l’Assemblée, le gouvernement régional n’ayant pas pris position.

Pour le président du groupe de l’Union du Centre et premier signataire de l’ordre du jour, Edoardo Sasco, « les finalités de la loi sur l’audiovisuel ne prévoient en aucune façon des financements pour des productions cinématographiques comme le film sur l’histoire d’Eluana Englaro, mais elles concernent la promotion du territoire, sans compter que le fait de soutenir une production privée et à but lucratif risque d’être considéré comme une aide d’État». Le thème prévu est en outre profondément diviseur pour la société italienne. Sasco appelle à « n’instrumentaliser en aucune manière un drame humain comme celui d’Eluana Englaro, dans lequel on doit respecter les diverses positions et sensibilités apparues à cette occasion ».

Selon le président de la Commission de la culture du Conseil régional, Piero Camber (Pdl), «la Film Commission a été créée comme un instrument de promotion des beautés et des richesses de la région. Que le Frioul-Vénétie julienne soit étiqueté comme la région de l’affaire Englaro n’apporte rien, étant par ailleurs entendu que le choix d’un père [Beppino Englaro, qui s’était battu pour faire interrompre l’alimentation artificielle de sa fille] ne peut être jugé par personne».

À gauche, Sergio Lupieri, conseil régional du Partito Democratico, dit avoir signé sans hésitation l’ordre du jour appelant la région à ne pas subventionner le film sur Eluana Englaro. « Je considère qu’il s’agit d’une affaire extrêmement privée et personnelle, sur laquelle chaque aspect risque d’être instrumentalisé, en transformant un tel drame humain en quelque chose d’autre ». « Le risque d’une instrumentalisation de l’histoire d’Eluana, conclut Lupieri, est trop grand et nous ne devons absolument pas le courir».

Crédit photo : Filippo Caranti via Wikipédia, licence CC.