Matteo Salvini dit partager les préoccupations des Etats-Unis « à l’égard de la Chine et de l’Iran »

18/06/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Matteo Salvini en voyage aux Etats-Unis. Le vice-Premier ministre italien a été reçu par le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo à Washinton. Il a affiché sa « proximité » avec l’administration de Donald Trump.

Matteo Salvini a notamment déclaré ceci :

Accompagner la croissance des entreprises italiennes dans le monde est notre droit et même notre devoir, mais vérifier qu’il n’y a pas d’intrusions de pays qui ne sont pas démocratiques, dans les structures et les infrastructures essentielles, je pense à la technologie, la communication, l’énergie, les télécommunications, est très important. Il y a aussi une intervention au niveau des lois au parlement italien ces jours-ci qui prévoit que la sécurité nationale doit passer avant toute raison économique et, à cet égard, je partage les préoccupations des Américains à l’égard de la Chine et de l’Iran.



Grand Remplacement en Europe. La Belgique en voie de submersion

Après avoir étudié l’emblématique cas de la Suède, au tour de la Belgique de passer au scalpel de Paul Tormenen. Chez nos voisins, la situation est assez catastrophique.
Au 1er janvier 2018, sur les 11,3 millions d’habitants que compte la Belgique, près de 17 % étaient nés à l’étranger (1,9 million de personnes). Certes, ce chiffre ne fait pas la distinction entre immigrés extra-européens et Européens. Mais il ne tient compte ni des clandestins ni des demandeurs d’asile ni, bien entendu, des descendants d’immigrés.
Les histoires belges sont censées faire rire, celle-ci ferait plutôt pleurer…

Si la Belgique a connu au 20e siècle plusieurs vagues d’immigration, celle qui est en cours se caractérise par son ampleur et son caractère « subi » par une partie de la population. Les revendications communautaristes et la radicalisation d’une frange de la population immigrée provoquent des réactions contrastées chez les wallons et les flamands. En Belgique, comme dans d’autres pays européens, la question migratoire et identitaire est devenue centrale dans la vie politique du pays.

Du 20e siècle à aujourd’hui

Une première vague d’immigration a été organisée dans la période de l’entre-deux guerres mondiales, sous la pression du patronat belge de l’industrie lourde.L’immigration de travail a ensuite été relancée dans les années 1960. Les pays d’origine des immigrés appelés à travailler notamment dans les mines étaient alors essentiellement européens (Italie, Espagne, Grèce). A partir de 1964, des accords bilatéraux ont été conclus avec des pays de culture musulmane (Maroc, Turquie, Algérie) afin de faciliter l’accueil de travailleurs étrangers(1). Indépendamment de toute considération culturelle, l’immigration familiale a également été favorisée, afin, selon certains dirigeants du pays, de faire face au vieillissement de la population (2).

Depuis la fin des années 1980, la Belgique connait une nouvelle vague migratoire. Alors que les flux annuels étaient relativement stables des années 50 aux années 80, avec des entrées comprises entre 40 000 et 60 000 (3), le regroupement familial et les demandes d’asile ont contribué à faire augmenter considérablement les arrivées d’étrangers. Plus d’un million d’entre eux sont ainsi entrés légalement en Belgique entre 2000 et 2010 (4).

Sur la seule période 2009 – 2011, le regroupement familial, qui représente près de la moitié des titres de séjour délivrés, a permis à 121 000 étrangers de s’installer légalement en Belgique. Un sénateur belge, Alain Destexhe, parle de l’« effet domino » du regroupement familial, en raison des différentes possibilités de faire venir de l’étranger les membres de la famille (4).

Depuis 2007, le nombre annuel d’arrivées d’étrangers en Belgique dépasse invariablement les 100 000. En 25 ans, la population immigrée (de nationalité étrangère ou belge) a doublé. La croissance annuelle de la population d’origine étrangère est estimée quant à elle entre 1 et 5 % (5). Au 1er janvier 2018, sur les 11,3 millions d’habitants que compte la Belgique, 16,7% est né à l’étranger (1,9 million de personnes) (6). Ces chiffres ne tiennent compte ni des clandestins présents sur le territoire non recensés ni des demandeurs d’asile qui sont inscrits au registre d’attente.

La concentration d’étrangers est surtout perceptible dans les grandes villes. Par exemple, dans l’agglomération bruxelloise, les étrangers sont presque aussi nombreux que les citoyens belges (7). La ville d’Anvers compte désormais plus d’immigrés que d’autochtones (8).

Les flux secondaires de la demande d’asile

Outre l’immigration clandestine, la Belgique subit comme la France des « flux secondaires » de demandeurs d’asile. De plus en plus de demandeurs d’asile en Belgique ne viennent pas d’arriver sur le continent européen. Ils ont été déboutés de leur demande dans un autre pays et tentent leur chance en Belgique (9). Le phénomène, qui illustre la faillite du « système » d’asile européen, trouve son origine dans le durcissement des politiques migratoires des pays scandinaves et de l’Allemagne. Cette pratique de « guichet » aurait concerné un demandeur d’asile sur trois en 2018. Plus globalement, entre 1991 et 2015, 517 000 demandes d’asile ont été déposées dans le pays.

L’origine des immigrés a changé

Si les Européens sont toujours majoritaires dans la population étrangère, les Turcs (155 701 personnes) et surtout les Marocains (309 166 au 1er janvier 2016) représentent de forts contingents. Parmi les étrangers ayant acquis récemment la nationalité belge, ces deux dernières nationalités figurent en tête (10).

Selon le Pew Research Center, la population musulmane représente 7,6 % de la population belge, soit près de 796 000 habitants. En fonction de la politique migratoire choisie dans les prochaines années (de l’immigration zéro à une politique d’ouverture contrôlée des frontières), le « think tank » américain estime que la population musulmane pourrait représenter entre 11% et 18% de la population à l’horizon 2050(11).

Coût de l’immigration

Pour la seule année 2018, 23 400 personnes ont introduit en Belgique une demande de protection internationale (12). Le coût annuel des demandeurs d’asile en matière de minimas sociaux est passé de 120 millions d’euros en 2014 à 200 millions d’euros en 2018. Il faut ajouter à ces chiffres les dépenses pour l’accueil des demandeurs d’asile, qui ont plus que doublé entre 2014 et 2016, pour atteindre 524 millions d’euros (13).

Plus globalement, le taux d’emploi des immigrés non issus de l’Union européenne est inférieur de 20 % à celui des natifs (14). Cause ou conséquence de ce phénomène, 70 % des bénéficiaires des prestations d’assistance sociale sont d’origine non belge selon un universitaire belge, Bea Cantillon (15).

« La Belgique finira arabe »

Cette prédiction n’émane pas d’un dangereux complotiste. Elle a été formulée par une journaliste Fawzia Zouari, dans les pages du journal « Jeune Afrique » pour résumer « l’islamisation des esprits », en particulier parmi une partie de la jeune génération de culture musulmane (16). Si la population musulmane est minoritaire, son importance devient en effet croissante et surtout plus visible. L’islamisation se manifeste de plusieurs façons : dans les croyances, les convictions, les comportements, la pratique religieuse et la vie politique.

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Grand Remplacement en Europe. La folie suédoise

Avec le présent article sur la Suède, Polémia ouvre un « tour d’Europe » sur l’immigration extra- européenne dans quelques pays européens. L’objectif est de dresser un panorama de la situation dans plusieurs pays, dont certains ont connu durant les dernières années une transformation rapide de leur population, sur le plan ethnique, religieux, social et culturel.

Le concept de Grand Remplacement

Peut-on qualifier le processus migratoire qui est à l’œuvre dans différents pays européens de « grand remplacement » de la population ? Ce terme est désormais utilisé par les partisans de l’immigration pour désigner une théorie complotiste, voire dangereuse et caricaturer les arguments des opposants à l’immigration de masse. Le fait que l’auteur de l’attentat commis le 15 mars à Christchurch en Nouvelle Zélande ait fait référence au « grand remplacement » a été du pain béni pour nombre d’éditorialistes, qui ont utilisé l’occasion pour jeter le bébé avec l’eau du bain. Pour ce sujet-là comme pour d’autres, la caravane passe, les chiens aboient. Les éditorialistes et politiciens de grand chemin ne voudront jamais admettre l’impasse dans laquelle ils nous ont menés.

Renaud Camus a eu le mérite de traduire avec cette expression une réalité sensible, empirique, qui s’offre à chacun de nous : l’immigration extra-européenne est devenue massive, particulièrement dans les « zones urbaines ».

Néanmoins, à l’instar d’Alain de Benoist, force est de constater qu’en Europe, le pouvoir politique n’organise pas l’éviction de natifs pour mettre à leur place des étrangers, souvent extra-européens. Des européens de souche (des « natifs au carré », pour reprendre l’expression de la démographe Michèle Tribalat désignant les européens dont les deux parents sont nés dans le pays de résidence) ne sont pas « remplacés » par un processus volontaire.

Ils sont moins nombreux en raison d’une faible natalité et de la mortalité. Les immigrés et les descendants d’immigrés, issus de façon croissante d’Afrique, sont quant à eux de plus en plus nombreux, à cause de la politique menée par nos gouvernants. Le grand remplacement doit donc s’entendre comme une politique migratoire volontariste, qui aboutit à un changement profond dans la composition de la population et qui a de multiples impacts. Ce phénomène est observable dans plusieurs pays européens, comme nous allons tenter de le démontrer.

La Suède

La Suède est un exemple assez édifiant de la transformation de la population d’un pays européen. Alors que le pays a connu une immigration européenne modérée jusque dans les années 60 (1), la proportion d’étrangers, essentiellement extra-européens, a augmenté significativement depuis les années 1970. La dite « crise des migrants » en 2015 a entraîné un pic dans l’afflux de non européens en Suède. Elle en subit encore aujourd’hui certaines conséquences.
Une politique migratoire débridée jusqu’en 2015

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L’Europe, ébranlée par le réveil des nations, par Ivan Rioufol

Souverainistes parlement européen

Et les gagnants des européennes du 26 mai seront… les abstentionnistes ! La crise de confiance ne déstabilise pas seulement la plupart des dirigeants politiques confrontés à la colère des peuples. La confiscation du pouvoir par une oligarchie est un grief qui touche plus encore l’Union européenne. Elle s’est construite au fil des ans, derrière une démocratie de façade, sur une cooptation de technocrates insensibles aux vaincus de la mondialisation. Dans son roman L’Ignorance, Milan Kundera, d’origine tchèque, fait dire à l’un des personnages : « L’empire soviétique s’est écroulé parce qu’il ne pouvait plus dompter les nations qui voulaient être souveraines. » Ce même réveil des nations, remisées au nom du commerce, ébranle la forteresse bruxelloise et ses fadaises sur les bienfaits du marché pour tous et du grand mélangisme. Lundi, la commissaire européenne Elzibieta Bienkowska a repris la rengaine : « Le plus grand risque, c’est le populisme. » L’islamisme, parti à l’assaut de l’Europe désarmée, n’a en effet rien à craindre des apparatchiks aux yeux clos et aux cerveaux cadenassés.

La mondialisation profite d’abord aux multinationales. Il faut être sourd comme un pot pour ne pas entendre la rage des agriculteurs, artisans, commerçants, entrepreneurs, étouffés par les directives européennes et leurs contraintes budgétaires. Ceux qui abominent le libre-échange ont beau jeu de montrer les catastrophes nées de l’abandon progressif, depuis 1974, de la préférence communautaire. La libéralisation mondialiste des marchés, voulue par Bruxelles, est à la source de la destruction de l’industrie et de la croissance nationale. Cependant, n’en déplaise aux dirigistes, le libéralisme n’a rien à voir avec cette course aux délocalisations et aux concurrences faussées par la disparité des règles. En 2005, le Prix Nobel d’économie Maurice Allais avait prévenu : « Les perversions du socialisme ont entraîné l’effondrement des sociétés de l’Est. Mais les perversions laissez-fairistes du prétendu libéralisme de ces trente dernières années nous ont menés au bord de l’effondrement de la société française. » Nous y sommes. Une abstention des électeurs aux alentours de 60 % confirmerait le rejet de l’UE.

L’Union européenne n’est certes pas assimilable à l’ex-Union soviétique : le communiste était autrement plus oppressant et liberticide que l’idéologie melliflue de Bruxelles, armée de ses commissaires moralisateurs et de sa presse prêchi-prêcheuse.

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 mai 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

De l’Europe, de sa Défense, et de son Destin, par Jean-Gilles Malliarakis

Le premier souvenir de votre chroniqueur d’un débat sur la nature de l’Europe remonte à plus de 60 ans.

Après la période enthousiaste du congrès de La Haye de 1948 et de la déclaration Schuman de 1951, était survenu en 1954 le vote des communistes, des gaullistes et des mendésistes contre le projet de CED d’une communauté européenne de Défense. De la sorte l’idée européenne fut privée, depuis lors, de son pilier militaire et stratégique.

En cet an de grâce 2019, le 22 avril à Luxembourg, avec 65 ans de retard, a été signée par 8 pays une lettre d’intention supposée lancer l’Initiative européenne d’intervention (IEI)[1], une amorce de coopération sur ce terrain.

Dès 1959, les esprits libres ne pouvaient accepter qu’on se cantonne à un simple espace économique. Ni seulement un continent, ni simplement un marché, nous enseignait-on dans les cercles les plus actifs de la vraie droite militante, il s’agissait d’unir une communauté de peuples décidés à défendre leur civilisation commune.

Dans le concert de nos nations, cela semblait d’une certaine façon donner raison aux gouvernements britanniques. Pour eux, l’Europe se limitait, en fait, à une perspective d’alliance militaire et d’échanges commerciaux. En 1960, le gouvernement de Londres signa donc la convention de Stockholm, établissant une Association européenne de libre-échange avec leurs partenaires norvégiens, danois, suisses, portugais, suédois et autrichiens. Le projet concurrent, celui du Marché commun des Six pays fondateurs du traité de Rome signé en 1956, l’absorba progressivement.

On doit rappeler que la même Grande Bretagne, vieille nation européenne, – qu’elle le veuille ou non, que cela plaise ou non aux héritiers du jacobinisme et du bonapartisme, – s’est toujours située à l’avant garde des efforts de défense. Les siens sont demeurés budgétairement supérieurs à ceux de la France.

Or, elle ne les conçoit pas en dehors de l’Otan. Et chaque fois que les dirigeants de Paris ont essayé de la mettre en porte-à-faux sur ce point, l’Angleterre s’est rebiffée. Ainsi refusa-t-elle par exemple, en 1998, au lendemain des accords franco-britannique de Saint-Malo, l’instrumentalisation maladroite de cette coopération par Chirac[2].

Comme tous ceux qui ont sincèrement cru à l’utopie d’une Armée européenne, avouons que les questions concrètes en bloquent la mise en œuvre. En particulier les formats actuels, les industries de défense, les ennemis envisagés, n’évoluent pas aisément.

En 1979, une assemblée avait été élue pour la première fois au suffrage direct. Ayant fait partie des rares malcontents osant critiquer à l’époque cette procédure votre chroniqueur ne regrette pas d’en avoir dénoncé les quelques conséquences que l’on déplore aujourd’hui.

Il s’agissait, en effet, et il s’agit toujours, d’une structure « partitocratique » comme on disait alors en Belgique. Basée sur la représentation proportionnelle de partis et sur des circonscriptions purement nationales, cette assemblée a toujours fonctionné au rebours des véritables traditions parlementaires. Elle n’a jamais cessé de promouvoir une idéologie qu’on peut qualifier de matérialiste, préoccupée de consommation, d’écologisme doctrinaire et trompeur, etc.

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Immigration : l’Europe ne peut plus être une passoire

Alors que la réforme du droit d’Asile et de l’espace Schengen est au cœur de la campagne pour les européennes, François de Lacoste-Lareymondie estime urgent de réviser en profondeur notre droit, afin de mieux réguler les flux migratoires et de redonner ses lettres de noblesse à la notion de frontières en Europe.

« Les mœurs, plus que les lois, font et caractérisent une nation », disait Charles Pinot Duclos, secrétaire perpétuel de l’Académie française au XVIIIe siècle. De fait, avant d’être soumis à une même loi, un peuple est façonné par une même histoire qui le conduit à adopter, au fil du temps, des mœurs communes que forgent un passé et un héritage communs. Aussi les frontières ne sont rien d’autre que la marque territoriale de cette communauté en ce qu’elle a de spécifique à une nation donnée.
L’Europe, désunie par la diversité

L’immigration massive des trente dernières années et l’abandon de toute politique d’assimilation ont profondément changé le visage de notre pays, conduisant à y faire coexister des populations qui ne partagent plus ce même fond commun anthropologique. Et sous l’emprise d’un modèle américain, d’ailleurs mal assimilé, qui n’est pas celui des peuples européens, une certaine élite dirigeante en est venue à nier cette réalité fondatrice au profit d’un multiculturalisme dont les ravages menacent toujours plus la cohésion de notre société.

Le constat est valable à l’échelle de l’Europe. De fait, on voit fleurir dans la plupart des pays du continent, des mouvements dits populistes qui regimbent plus ou moins fortement contre cette immigration massive que l’Union européenne a d’abord favorisée, puis a été incapable d’enrayer, et qui s’est amplifiée ces derniers temps, du fait de la déstabilisation du Maghreb et du Proche-Orient.

Schengen, Dublin, Frontex, ça ne marche pas

Soumise, dès l’origine, au principe inconditionnel de la libre-circulation, l’Union européenne a organisé, par la convention de Schengen (1990), la suppression des contrôles aux frontières internes des pays adhérents et institué un visa unique pour l’entrée et le séjour des résidents de courte durée. De sorte que les étrangers non communautaires disposant de ce visa peuvent passer d’un pays à l’autre, avec pour seule obligation celle de se déclarer aux autorités ; obligation peu sanctionnée et dont l’effectivité est incertaine.

Idem pour les demandes d’asile régies par le règlement dit « Dublin III » du 6 juin 2013. Les demandeurs d’asile dont la demande a été rejetée doivent être reconduits dans le pays où ils ont fait leur première demande, généralement l’Italie, la Grèce ou l’Espagne ; mais cette procédure de « réadmission » ne fonctionne pas, permettant ainsi à ces « dublinés » d’échapper à toute expulsion.

Les frontières extérieures de l’Union européenne les plus sensibles sont celles de ces mêmes trois pays. Or ceux-ci sont à la fois dépourvus des moyens nationaux nécessaires et dans l’incapacité de les renforcer en raison de l’état de leurs finances. Quant à l’agence Frontex, chargée de les suppléer, elle ne dispose que d’un budget de 320 millions d’euros, largement insuffisant, et n’a évidemment pas l’expérience opérationnelle ni la réactivité qui seraient celles d’une force nationale. Ainsi, ces frontières sont devenues de véritables passoires tandis que ces trois mêmes pays d’entrée ne voient d’issue que dans le transfert des immigrés arrivés chez eux vers d’autres destinations du continent.

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Progression de l’islamisme : 30 ans de renoncements

Lors de sa dernière conférence de presse, le 25 avril, le Président Macron a affirmé sa volonté d’être « intraitable » avec l’islamisme radical. Il a également annoncé qu’il demandait au gouvernement d’être beaucoup plus dur à l’égard de « cet islamisme politique, de ce communautarisme, de cette sécession au sein de notre république ». Si l’intention est louable, les dernières années nous ont montré qu’au-delà des intentions affichées, les politiques au pouvoir semblent impuissants à enrayer la progression de l’islamisme. Pourtant, les gouvernements sont loin d’avoir tout essayé en la matière.

Un discours déjà entendu

La déclaration du Président Macron promettant de s’engager dans une lutte résolue contre l’islamisme vient après d’autres engagements déjà entendus par les français. L’approche des élections européennes n’est peut-être pas étrangère à cet appel du piedà des franges de l’électorat pas forcément acquises au parti présidentiel. Pour ne citer que quelques exemples, en 2010, sous la présidence Sarkozy, le ministre de l’intérieur annonçait déjà la « totale mobilisation » du gouvernement contre l’islamisme radical (1). En juin 2015, le premier ministre de l’époque Manuel Valls envisageait la fermeture de mosquées et la dissolution d’associations islamistes et affirmait « la nécessité d’agir contre le salafisme le plus radical »(2).

Les témoignages de la progression de l’islamisme

Il est difficile de dire que l’on découvre le phénomène : on ne compte plus les enquêtes de terrain rendant compte de la progression de l’islamisme en France(3). Parmi celles-ci, on peut citer :

– L’ouvrage collectif paru en 2002 « Les territoires perdus de la République ». A partir de l’exercice quotidien de leur métier, des professeurs de l’enseignement secondaire de la région parisienne dressaient le constat d’une décrépitude des valeurs républicaines et d’une offensive islamiste dans certains quartiers.

– En 2017, le journaliste Alexandre Mendel publiait une enquête intitulée « Partition », un livre accréditant « l’émergence de frontières invisibles qui divisent le territoire, géographiquement et culturellement ».

– La même année paraissait un ouvrage collectif intitulé « Une France soumise ». Alors que « Les Territoires perdus de la République » pointait le communautarisme dans des écoles de banlieue, les auteurs du livre faisaient le constat que ce sont maintenant de véritables territoires qui vivent en circuit fermés. « Cette enquête révèle le fossé existant entre une partie des élites médiatiques et la masse du peuple français, classes moyennes et populaires confondues. Le discours formaté des élites apparaît de moins en moins audible » affirmait un de ses auteurs(4).

– En 2018, deux journalistes du Monde, Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué, faisaient dans le livre intitulé « La communauté » le récit de la progression du communautarisme et de l’islamisme à Trappes, dans les Yvelines.

– Toujours en 2018, des étudiants en journalisme coordonnés par Gérard Davet et Fabrice Lhomme présentaient ,dans le livre « Inch’allah, l’islamisation à visage découvert », le développement de l’emprise religieuse en Seine Saint Denis.

– En 2019, l’ouvrage intitulé « La voie de la radicalisation, comprendre pour mieux agir », écrit par Olivier Bobineau et Pierre N Gahane, analyse la montée de la radicalisation islamiste en France.

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Envoi massif d’imams en Europe pour le ramadan

10/05/2019 – EUROPE (NOVOpress)
À l’occasion du ramadan, qui a commencé lundi, le Maroc a envoyé quelques des centaines de prédicateurs officiels dans les pays européens.

Tout d’abord par l’intermédiaire de son ministère des Affaires islamiques, le pays a envoyé 422 prédicateurs officiels : 361 imams et 29 mourchidates, nom donné aux femmes prédicatrices.

C’est ensuite la Fondation Hassan qui en aurait envoyé 253 pour les Marocains résidant à l’étranger.


L’Institut Iliade débat des frontières physiques et spirituelles de l’Europe ce samedi

03/04/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne organise ce samedi 6 avril son colloque annuel sur le thème « Europe : l’heure des frontières ». Le public sera accueilli à partir de 10 heures, à la Maison de la Chimie.

Pour démarrer la matinée, on se posera la question : « Europe, qui es-tu ? »

Cette journée dense sera introduite par Philippe Conrad, président de l’institut. Puis, le philosophe Jean-François Gauthier prendra la parole sur « Les frontières, un besoin vital face à la métaphysique de l’illimité ». S’en suivra un entretien sur les frontières européennes avec Jean-Philippe Antoni, professeur de géographie.

En fin de matinée, le porte-parole de Génération Identitaire Romain Espino parlera de l’action spectaculaire de son mouvement dans les Alpes, réalisée l’an dernier. Enfin, l’Italien Vincenzo Sofo, membre éminent de la Lega et par ailleurs compagnon de Marion Maréchal, terminera par un exposé sur « Les frontières ou les invasions barbares : souveraineté et pouvoir ».

Après la pause déjeuner, le colloque reprendra à 14h30 pour « Défendre l’Europe et les Européens ! ».

Nous retrouverons Jean-Yves Le Gallou pour mener « Les grandes batailles des Européens », puis Thibault Mercier plaidera pour « Le droit des Européens à la frontière ». Lionel Rondouin suivra pour expliquer pourquoi il n’y a « Pas de souveraineté sans protection ni puissance ». La parole sera ensuite donnée à l’ancien eurodéputé Belge Koenraad Dillen sur le pacte de Marrakech.

La deuxième partie de l’après-midi verra Alain de Benoist qui manifestera « Pour une Europe illibérale », une bonne nouvelle car l’intellectuel phare de la nouvelle droite n’était pas intervenu aux colloques de l’Iliade ces dernières années. La journée sera close par le secrétaire général de l’Institut Iliade Benoît Couëtoux.

En plus des conférences, le public pourra profiter d’une journée de convivialité dans la grande salle de la Maison de la Chimie

Vous pourrez visiter des comptoirs de diverses associations et d’artisans enracinés et rencontrer des auteurs qui dédicaceront leurs ouvrages. La revue Livr’Arbitres proposera un numéro spécial pour l’occasion. Une buvette sera également ouverte.

Les réservations peuvent encore être faites sur le site institut-iliade.com, à partir de 10 €. Rendez-vous samedi 6 avril 2019 à partir de 10 heures à la Maison de la Chimie, 28 rue Saint-Dominique, 75007 Paris.

Souverainistes : un rideau de frères peut s’abattre sur l’Europe

Souverainistes parlement européen

Sans être encore en mesure de la révolutionner, l’alliance des partis souverainistes européens pourrait peser sur la politique menée par le Parlement européen qui sera renouvelé du 23 au 26 mai 2019.

À l’heure du réveil identitaire des peuples européens, les partis souverainistes parviendront-ils à changer de l’intérieur la politique de l’Union européenne (UE) ? L’optimisme semble plus que jamais de rigueur. Entraînée par l’effervescence actuelle, Marine Le Pen affirme que les prochaines élections européennes seront historiques. Rêvant de voir émerger une majorité souverainiste au Parlement européen, la présidente du Rassemblement national imagine déjà réaliser « le sauvetage de l’Europe ». Mais cet enthousiasme correspond-il à la réalité politique ? L’heure de la recomposition du Parlement européen est-elle vraiment arrivée ? C’est peut-être un peu exagéré. Mais les élus souverainistes auront entre leurs mains bon nombre d’instruments juridiques pour bousculer l’actuelle politique de l’UE.

Le souverainisme, une valeur en hausse

Alors que les deux principaux groupes pourraient perdre un nombre considérable de sièges (le Parti populaire européen chutant, selon des estimations, de 217 à environ 174 et l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates de 186 à 141), le groupe Europe des Nations et des Libertés (ENL), dans lequel figurent les élus du RN et de la Lega, pourrait gagner 30 sièges (passant de 37 à 67). Le deuxième groupe parlementaire eurosceptique, l’Alliance des conservateurs et réformistes européens (ECR), comprenant notamment les Polonais du PiS, les Tchèques du Parti démocrate civique et les Anglais du Parti conservateur, pourrait obtenir jusqu’à 58 sièges. Actuellement composé de 75 eurodéputés, l’ECR ferait les frais du départ des conservateurs britanniques. Enfin, l’Europe pour la liberté et la démocratie directe (ELDD), regroupant le M5S, l’UKIP et les élus français Les Patriotes et Debout La France, pourrait rassembler 47 membres contre 41 aujourd’hui. Un de ces groupes eurosceptiques peut également envisager un ralliement du Fidesz, suspendu du PPE depuis le 20 mars. Les souverainistes dénombreraient alors près de 180 représentants, soit 26 % des membres du Parlement.

Debout les damnés de l’Europe

La réunion des souverainistes en un seul groupe parlementaire est-elle envisageable ? C’est le projet porté par Matteo Salvini, prêt à saisir l’opportunité de créer, à l’issue des élections européennes, un groupe « réformiste » déterminé à transformer les institutions européennes. Les pro-européens tentent de se rassurer en rappelant que les souverainistes des différents pays ne sont jamais parvenus à former une coalition. Ils se réjouissent ainsi que la russophilie des dirigeants souverainistes les éloigne des Polonais. Alors que Matteo Salvini envisageait une récupération du PiS au sein de l’ENL, la défiance de la Pologne à l’égard de la Russie aurait entraîné un statu quo. La réalité rattrape cependant les commentateurs europhiles. Ces derniers mois, alors que la Pologne, puis la Hongrie, subissaient les attaques des institutions européennes, la question russe ne fit jamais obstacle à un soutien mutuel. La récente rencontre entre les dirigeants italiens et polonais s’est révélée si fructueuse que Matteo Salvini déclarait en janvier : « La Pologne et l’Italie seront absolument les protagonistes de ce nouveau printemps européen, de cette renaissance des vraies valeurs européennes ».

De même, les divergences annoncées comme insurmontables entre les catholiques polonais et des nationalistes laïques (RN, PVV, Parti des Vrais Finlandais) pourraient se révéler secondaires, les intéressés partageant avant tout la même volonté de résister au libéralisme culturel et à l’islamisation de la société. Leur intérêt commun face aux périls de l’immigration de masse et de la déculturation des nations pourrait unir les souverainistes à travers toute l’Europe. Ainsi, à l’initiative de Matteo Salvini, les différents partis eurosceptiques pourraient tenir un congrès à Rome au cours du mois d’avril. Néanmoins, les groupes parlementaires resteront a priori inchangés pour la législature à venir. Cette répartition ne saurait pourtant entraîner des votes divergents dans les rangs souverainistes, les eurodéputés étant détachés de la logique partisane qui préside souvent dans les parlements nationaux.

Pour lire la suite, c’est ici !

Alexandre Moreau

Article paru sur Causeur daté du 2 avril 2019

Europe, l’heure des frontières – 6e colloque de l’Institut Iliade le 6 avril à Paris

26/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
La révolte des Gilets Jaunes, qui dépasse les frontières hexagonales, atteste de la permanence d’un peuple réel, enraciné, attaché à ses libertés concrètes et à sa légitime dignité. Loin du « grand débat national » imposé par l’Élysée et ses communicants, ce sont les élections européennes du 26 mai 2019 qui auront valeur de référendum, pour affirmer le droit des peuples européens à l’identité, la liberté et la sécurité.

Cette échéance doit être l’occasion de revenir à l’essentiel, ce besoin de frontières qui ne se réduit pas à un désir de protection, de régulation : comme l’avait bien vu Dominique Venner dans sa dernière lettre du 21 mai 2013, seule une « rupture avec la métaphysique de l’illimité » est à même d’assurer notre future renaissance.

C’est à cet impératif que s’attachera le colloque annuel de l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne, organisé samedi 6 avril 2019 à partir de 10h à la Maison de la Chimie, 28 Rue Saint Dominique, 75007 Paris.

Accès à la billetterie en ligne : https://institut-iliade.com/2019-europe-lheure-des-frontieres/


Hervé Juvin : « L’Europe va changer de cap »

08/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Les élections européennes approchent. Pour le candidat du Rassemblement national Hervé Juvin, pas de doute : les partis dits populistes sont sur le point de conquérir une minorité de blocage à Bruxelles.

Hervé Juvin est présenté comme le « nouvel intellectuel » du RN. Alors quelles idées apporte-t-il à Marine Le Pen ? Entretien.


En Europe, les populismes pèsent désormais autant que la social-démocratie !

04/03/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En cette période précédant les élections européennes, les sociaux-démocrates ont toutes raisons de s’attaquer sans relâche au populisme de droite et à son opposition à la politique d’immigration de masse. En effet, selon le nouvel index établi par l’atelier de réflexion social-libéral suédois Timbro, plus d’un électeur européen sur quatre s’apprête à voter pour un parti populiste. Ce qui inquiète les partis sociaux-démocrates est que le poids électoral des populismes est désormais égal au sien.

Pourtant aux dernières élections les populismes avaient progressé

Oui déjà 71 millions (27%) d’électeurs européens avaient choisi de voter pour un parti populiste. Or, dans de cette dernière séquence, la progression concernait également populisme de droite et populisme de gauche. Mais les gains du populisme observés aujourd’hui ne proviennent que de la progression du populisme de droite.

Dans certains pays (Espagne, Danemark et Finlande) les élections au Parlement européen coïncideront avec les élections nationales. Et nous savons déjà que les performances des partis populistes seront scrutées en priorité par nos classes dirigeantes et leurs médias.

L’Europe, une civilisation plutôt qu’un espace

Les dirigeants de l’Union européenne considèrent aujourd’hui l’Europe comme un espace indifférencié, sans identité, ni limites et dont le seul destin autorisé serait de commercer. Son histoire, au sens de la connaissance des faits du passé et des racines, est frappée d’interdit tandis que la « mémoire » n’est plus invoquée que sur le mode pénitentiel afin d’alourdir la mauvaise conscience des Européens coupables d’être à l’origine de tous les maux dont l’humanité a pu souffrir…

Face à cette déconstruction de notre héritage, Michel Fauquier, docteur ès lettres et agrégé de l’Université, estime au contraire que l’Europe a porté des idéaux élevés, tout de grandeur et de beauté, qu’il nous appartient de continuer à faire vivre. C’est dans cette perspective qu’il a publié son dernier livre, Une histoire de l’Europe, aux sources de notre monde, afin de « rendre conscient ce qui a fait l’Europe depuis son émergence au seuil de notre époque ».

Résumer 2 500 d’histoire en 750 pages représente une gageure. C’est à travers les moments saillants de l’histoire, qualifiés de « nœuds » – empruntant ainsi une métaphore d’Alexandre Soljenitsyne – que Michel Fauquier a bâti son récit. Ces onze nœuds qu’il décline représentent des périodes où l’Europe a engagé son destin dans une direction nouvelle. L’Histoire n’est pas une simple somme d’évènements mais procède de l’avant à l’après à travers un continuum logique permettant de construire de manière lente et durable un patrimoine commun.

Les trois premiers nœuds de son livre correspondent à Athènes, Rome et Jérusalem. Là sont les « sources de notre monde », selon l’auteur. C’est sous le soleil de la Grèce qu’émerge l’Europe il y a vingt-cinq siècles, sur fond de guerres médiques, lorsque Athènes fixe « une frontière davantage mentale que géographique » face à l’Orient. Avant d’être un lieu, l’Europe jaillit dans l’histoire à la façon d’une idée. Pour Michel Fauquier, cette thèse est centrale : l’Europe est d’abord une civilisation.

Sur cette frontière mentale, s’appuie une forme que Rome a construit au pas de ses légions, donnant son premier visage à l’Europe. Si l’empire romain s’étend du mur d’Antonin au Sahara, des colonnes d’Hercule aux confins syriens, il reste pour l’essentiel un empire occidental : c’est bien à Rome que bat le cœur de l’empire, là où les empereurs résident et où siège le Sénat à l’ombre du temple de Jupiter capitolin. L’articulation future de l’empire en deux parties grecque et latine a renforce davantage encore cette dimension. Rome est bien la capitale de l’Europe.

À cette forme romaine, le christianisme donne un contenu singulier, permettant paradoxalement à Rome de perdurer par-delà les invasions et l’écroulement de l’empire. Au départ, simple hérésie d’une religion étrangère, le christianisme devient une composante essentielle de l’identité européenne, à l’image de la jeune Europe, princesse phénicienne, fille d’Agénor, roi de Tyr, sur laquelle Zeus jeta son dévolu, avant de l’enlever vers les rives de la Crète. Michel Fauquier évoque ce mythe dans son prologue pour souligner que « ce qui a fait l’Europe n’est pas nécessairement d’Europe, mais celle-ci lui a donné une forme à nulle autre pareille en l’implantant chez elle ».

Ces trois sources sont aux fondements de l’Europe que le Moyen-Âge féconde en une brillante synthèse, formant la quintessence de la civilisation européenne avant que les temps modernes n’orientent notre monde dans une direction différente, préambule à la Révolution française que Michel Fauquier considère comme la matrice des totalitarismes qui ensanglanteront l’Europe au XXe siècle.

Le livre de Michel Fauquier propose ainsi une brillante synthèse de l’histoire de l’Europe. Clairement présenté, malgré son caractère universitaire, sa lecture séduira tous ceux qui s’intéressent à notre civilisation. On peut cependant regretter qu’il ignore totalement le fait indo-européen, germen qui fécondera les multiples rameaux de notre monde. Si l’Europe n’est pas seulement un territoire mais d’abord une civilisation, celle-ci repose sur un héritage ethnoculturel venu du fond des âges, bien au-delà des temps historiques. Il en est de même pour le christianisme, né hors d’Europe : son implantation ne fut possible que par une profonde européanisation, sans quoi il aurait été probablement rejeté. Ce sont là les seules réserves au livre de Michel Fauquier. S’il ne fait pas mystère de son christianisme, celui-ci est clairement d’essence identitaire assimilant chrétienté et Europe. Ainsi dans sa conclusion appelle-t-il les Européens à refuser la repentance dont on les accable pour se convertir à nouveau spirituellement, mais aussi – et surtout, pourrions-nous ajouter – temporellement, en retournant puiser aux sources les meilleures de notre histoire, celles qui seules nous permettront de redevenir ce que nous sommes.

Michel Fauquier, Une histoire de l’Europe, aux sources de notre monde, éditions du Rocher (septembre 2018)

Texte repris du site L’Institut Iliade

Mondialistes Vs populistes – Pour Éric Zemmour, « Il y a un conflit idéologique » aujourd’hui entre certains pays européens

07/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Cette semaine, la France a donc rappelé son ambassadeur en Italie, ce qui n’était pas arrivé depuis la Seconde Guerre mondiale.

Éric Zemmour commente ce conflit entre la France et l’Italie :

Je pense que ce n’est que de l’agitation, en revanche, cela pose le vrai problème qu’il y a aujourd’hui au sein de l’Europe, quelle que soit la structure, un conflit idéologique que Macron a très bien posé, entre les populistes, ceux que les élites appellent les populistes et les mondialistes, progressistes.

« Entre l’Italie et la France, entre Macron et Salvini et Di Maio c’est le combat entre les élites mondialistes et les populistes nationalistes. c’est le vrai combat d’aujourd’hui en Europe« , estime Éric Zemmour.


Matteo Salvini appelle à la renaissance des vraies valeurs européennes

10/01/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Lors de la présentation de ses vœux, hier, Matteo Salvini a notamment déclaré ceci :

L’Europe s’est habituée pendant des années à parler de l’axe franco-allemand, nous nous préparons à avoir un nouvel équilibre et une nouvelle énergie en Europe. […] La Pologne et l’Italie seront, absolument, les protagonistes de ce nouveau printemps européen, de cette renaissance des vraies valeurs européennes avec moins de finances, moins de bureaucratie et plus de travail, plus de famille et surtout plus de sécurité.

Cet appel à une réforme de l’Union européenne a ensuite été poursuivie de sa part par des instructions sur la nécessité de fermer les frontières et ne pas céder « aux chantages de Bruxelles ».

Cette allocution semble faire également référence à son implication dans la cause des Gilets jaunes ainsi qu’aux mauvaises relations entre la direction italienne et française ; puisque pour lui une nouvelle Europe qui sera portée par les Gilets jaunes et autres mouvements va bientôt voir le jour.