Guerre contre l’Europe

Guerre contre l’Europe

[box class= »info »] Alors que les négociations avec l’Union européenne sont entrées dans une phase de doute, un puissant courant eurosceptique est en train d’émerger en Turquie. L’un des succès de librairie les plus significatifs de ces derniers mois : « La troisième guerre mondiale » (1), décrit dans un futur proche l’invasion de l’Europe par l’armée turque. [/box]
Avec la « Troisième guerre mondiale », (Üçüncü dünya Savasi), Burak Turna récidive le succès de son précédent roman de politique fiction : « Tempête de métal » (500 000 exemplaires vendus). Il ne s’agit plus cette fois pour l’auteur d’imaginer l’attaque de la Turquie par les États-Unis, mais de mettre en scène une vaste confrontation à l’échelle planétaire entre l’Orient et l’Occident. Dans le climat d’incertitude et de méfiance qui prévaut aujourd’hui dans les relations entre la Turquie et l’Union Européenne et, plus globalement, de l’Occident avec le monde musulman, le livre de Burak Turna apparaît comme un véritable miroir de l’image que les Turcs se font et de l’Europe, et d’eux-mêmes. C’est cette vision tendue, pleine de contradictions, oscillant entre désir et rejet, que cette œuvre de fiction, bien que confuse et manichéenne, permet d’appréhender.

L’Orient contre l’Occident

En 2010, une crise économique d’ampleur mondiale provoque l’effondrement des principales places financières de la planète, les unes après les autres. Profitant du chaos ainsi généré, une société secrète, « la fraternité des chevaliers de la mort » alliée au Vatican, déclenche une guerre à l’échelle planétaire. Le but final de la mystérieuse confrérie étant l’instauration d’ « un État mondial » (2) blanc et chrétien. Pour ce faire, cette société encourage la dialectique du choc des civilisations à travers le monde, en manipulant les mouvements identitaires et populistes en Europe, ainsi que des sectes comme la Falong en Chine. L’Allemagne, l’Autriche, la Hollande, la France sont en proie à une vague de pogroms contre les musulmans, et plus particulièrement contre les Turcs. Ce déchaînement de violence, touche aussi les ressortissants russes des pays baltes, ce qui force Moscou à intervenir. De même, la tension entre la Chine et les États-Unis pour le contrôle du Pacifique, débouche sur une opération aéronavale à Taiwan. L’Inde, alliée à la Chine, profite de la confusion générale pour anéantir la flotte américaine dans sa base de Diego Garcia et s’emparer des possessions françaises dans l’Océan Indien.
Décidés à mettre fin aux exactions contre leurs ressortissants, Ankara et Moscou alliées au tandem Pékin-New-Dehli unissent leurs efforts militaires. Une spectaculaire opération aéroportée est menée contre l’Allemagne. Les parachutistes turcs, largués par des Antonovs, hissent l’étendard écarlate frappé du croissant sur le Reichstag. Les Américains, trop occupés à faire face aux Chinois dans le Pacifique, abandonnent leurs alliés européens. Un nouvel ordre continental émerge des décombres de l’ancienne Europe dont la capitale est transférée à Istanbul.

Tout au long du récit l’auteur prend bien soin de ne pas isoler l’Islam des autres civilisations non-occidentales. Aussi, l’axe islamo-orthodoxo-hindou-confucéen créé pour la circonstance, valide davantage la thèse du choc entre l’Orient et l’Occident, qu’entre ce dernier et l’Islam. Comme Samuel Huntington avant lui, Burak Turna fait de la Russie un corps étranger à l’Europe en la plaçant dans le camp de l’Orient. En dépit de cette volonté de faire passer au second plan le facteur religieux et les divergences propres à chacune des civilisations de « l’axe oriental », l’auteur à quelque peine à expliquer la disparition des conflits entre musulmans et chrétiens dans le Caucase, l’apaisement subit des tensions dans le Cachemire et au Singkiang (Kirghizstan chinois). Finalement, le grand paradoxe de cet ouvrage réside dans cette volonté des Turcs à vouloir se faire accepter comme Européens en se comportant en conquérants, tout en rejetant l’identité occidentale.

L’Europe une terre de conquête ?

Ultime cap de l’Asie, point d’aboutissement des invasions, marche occidentale de l’Empire ottoman et extrémité nord-occidentale de l’avancée arabe, l’Europe demeure dans l’imaginaire turc un espace d’expansion. Dans une certaine mesure, le processus d’adhésion à l’UE est vécu comme une revanche sur l’Histoire, et la continuation des guerres ottomanes par d’autres moyens. Il est significatif qu’au lendemain de la validation de la candidature d’Ankara par le conseil des ministres des Vingt-Cinq, dans la capitale autrichienne, en décembre 2004, un grand quotidien turc ait titré « Vienne est tombée ! ». Au retour de son périple européen, Erdogan était accueilli triomphalement à Istanbul et surnommé : le « conquérant de l’Europe ».

Malgré son appartenance à un milieu laïc et occidentalisé, Burak Turna reste lui-même marqué par cette rhétorique belliciste. Dans son livre, sa représentation de l’ennemi européen emprunte beaucoup au registre religieux. Les soldats européens y sont décrits comme un ramassis de soudards dépravés et criminels, à l’instar des « croisés avant eux » (3). Le Vatican incarne le danger spirituel qui guette la Turquie et le monde non-occidental. La conspiration qui en émane, a pour but « d’effacer les cultures traditionnelles partout dans le monde et de créer une société d’esclaves » (4) . Nous serons les « propriétaires de la planète » (5), fait s’exclamer Burak Turna à un cardinal, porte-parole de Benoît XVI.

Ici, la figure de l’ennemi alimente l’imaginaire du complot. L’idée que l’action du Vatican puisse faire peser une menace sur l’existence de la Turquie prend sa racine dans le projet du pape Clément VIII (1592-1605) de reconquérir Istanbul et de convertir l’Empire ottoman. Plus récemment, les propos de Jean-Paul II dans son message pascal de 1995, ont été relevés avec suspicion. Le saint Père appelait les organisations armées, et spécialement les Kurdes, à s’asseoir autour de la table de négociations. Le Vatican conviait aussi Ankara à s’associer à cette initiative. Peu après, une campagne de presse relayée par le Catholic World Report aux États-Unis, s’en prenait violemment à la Turquie en l’accusant de « génocide » à l’égard des populations Kurdes. En 1998, la nomination par Jean-Paul II de deux cardinaux, dont l’identité n’a pas été dévoilée, a suscité des interrogations dans les milieux nationalistes turcs (6).

Si ces inquiétudes peuvent apparaître très exagérées, pour ne pas dire dénuées de fondement sérieux, elles n’en recoupent pas moins des « pensées réflexes » ancrées dans le psychisme turc.

En-dehors de Burak Turna, ces théories conspirationistes sont, ces derniers temps, largement reprises dans les médias. Le chroniqueur vedette de télévision, Eröl Mütercimler, s’est fait une spécialité de la dénonciation de ces forces occultes qui dirigent le monde. Pour Mütercimler, l’Europe ne voudra jamais de la Turquie car elle est intrinsèquement un club chrétien (hiristiyan kulübü). Les « architectes du nouvel ordre mondial » auraient selon lui, abouti à une forme de syncrétisme entre leur déisme maçonnique et les valeurs chrétiennes des pères fondateurs de l’Europe. Cette synthèse humanitaro-chrétienne exclurait de fait la Turquie musulmane. Pour appuyer ses propos, Mütercimler prend l’exemple du drapeau européen dont les 12 étoiles sur fond bleu représenteraient la robe de la Sainte Vierge… (7)

Ce regard turc sur l’Europe, si ambigu, si paradoxal, qu’offre le livre de Turna, est à l’image d’un pays prisonnier entre son enracinement oriental et sa marche vers l’Occident. Une Europe perçue à la fois comme une terre de conquête, comme un lieu d’affrontement, mais aussi comme la dispensatrice d’une manne précieuse, un club de riches, un Occident chrétien qui, même pour des musulmans, demeure un idéal de civilisation.

T. J.

[box class= »info »]Source : Realpolitik.tv[/box]


1) Burak Turna, Üçüncü dünya savasi, Timas Edition, Istanbul, 2005
2) Idem. p 271
3) Idem. p 348
4) Idem. p 130
5) Idem. p 271
6) Erol Mütercimler, Komplo teorileri, Alfa, Istanbul, 2006: “AB’hiristiyan kulübü’dür“ [L’Union Européenne est un club chrétien], p176-180
7) Idem. “Vatikan’in gizli ilisskileri“ [Les relations secrètes du Vatican], p 293-300

Turquie : Erdogan décapite l’armée

Turquie : Erdogan décapite l'armée

02/08/2011 – 12h00
ANKARA (NOVOpress) — Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a finalement réussi à mettre hors-jeu la direction kémaliste de l’armée. Il n’y a maintenant pratiquement plus d’obstacle à l’islamisation complète des quelques 75 millions de Turcs. Les Européens ont toutes les raisons de s’en inquiéter.

Une islamisation durable

Un vent nouveau souffle sur la Turquie depuis que Recep Erdogan et son parti d’obédience islamique, l’AKP, est arrivé au pouvoir. La liberté de la presse a été massivement restreinte. Les expressions indésirables ont été mises à l‘index : 138 mots ne peuvent plus être employés sous peine de poursuites. Des écoutes téléphoniques clandestines précèdent désormais l’arrestation d’opposants et de simples auteurs de critiques à l’encontre de la ligne politique suivie par le gouvernement. Des pratiques qui rappellent bien plus les despotismes orientaux que les démocraties européennes.

Jusqu’à vendredi dernier, l’armée restait profondément ancrée dans la tradition du fondateur de la Turquie moderne, Kemal Atatürk. Elle se considérait comme un facteur de stabilisation de la politique intérieure et comme un rempart contre toute atteinte à la laïcité. Et elle l’a fait savoir plusieurs fois : les généraux ont fomenté pas moins de quatre putschs contre le gouvernement depuis 1960. Mais c’est maintenant de l’histoire ancienne. Depuis sa prise de fonction, Erdogan n’a eu de cesse de poursuivre les kémalistes en justice, avec une grande sévérité et sans grand égard pour l’État de droit. 42 généraux se trouvent désormais en prison. Ils se voient reprocher d’être impliqués dans des complots visant à renverser le régime.

C’est à cause du sort de ces derniers qu’un contentieux est né entre Erdogan et le commandement de l’armée à propos de la promotion de militaires emprisonnés tant que ceux-ci ne sont pas condamnés. Le gouvernement exigeait que les personnes arrêtées soient mises à la retraite d’office et a fait preuve d’une sévérité accrue en obtenant du procureur général des mandats d’arrestation à l’encontre de 22 officiers de plus. Le litige s’est terminé vendredi par la démission du chef de l’état-major Isik Kosander et du commandant en chef des forces armées.

Erdogan, un nouveau sultan ?

Au cours des neuf dernières années, Erdogan n’a pas réussi à complètement effacer l’héritage d‘Atatürk. Mais il l’a fait fortement reculer. L’orientation laïque en direction de l’Occident a fait place à une orientalisation croissante de la société. Non seulement d’un point de vue culturel, mais encore d’un point de vue politique. C’est ainsi que la Turquie a pris part à la « flotte humanitaire » destinée à la bande de Gaza, dirigée contre l’État d‘Israël. Une action qui menaçait de répandre un incendie dans cette région traversée de tensions et de nombreuses inimitiés. Une adhésion du pays à l’UE doit, dans ce contexte, apparaître de plus en plus irréaliste à la commission et aux gouvernements des pays membres. Les plans hégémoniques d’Erdogan laissent supposer que son pays et lui-même se voient plutôt dans la tradition de l’empire ottoman disparu. La décapitation de l’armée ne fait qu’étayer cette hypothèse.

Italie : le gouvernement capitule devant les immigrés à Bari, l’émeute s’étend à la Calabre

Les émeutiers de Bari sont « des professionnels de la guérilla »

01/08/2011 – 23h30
BARI (NOVOpress) — Les immigrés clandestins qui ont paralysé et ravagé ce matin la ville de Bari, dans les Pouilles, ont finalement accepté de rentrer dans leur Centre d’accueil en début d’après-midi, à la suite d’une « médiation » avec la préfecture, conduite par l’assesseur régional aux politiques de l’immigration, Nicola Fratoianni, l’adjoint à l’accueil de la ville de Bari, Fabio Losito, et le curé « ami des migrants », comme on l’appelle, Angelo Cassano, de la paroisse de San Sabino.

Les immigrés ont accepté « d’interrompre les hostilités » (c’est le terme employé !) contre promesse qu’une réunion se tiendrait mercredi à la préfecture de Bari, sous la présidence du sous-secrétaire d’Etat à l’Intérieur, Alfredo Mantovano, avec le Préfet Angela Pria, chef du Département des libertés civiles et de l’immigration au Ministère de l’Intérieur, et le président de la Commission pour le droit d’asile de Bari, réunion au cours de laquelle on chercherait une solution à leurs problèmes. Les clandestins ont exigé et obtenu un engagement écrit. Ils ont fait savoir que, s’ils n’obtenaient pas satisfaction mercredi, ils reprendraient leurs actions violentes. Le dernier bilan de la journée est de 90 blessés parmi les policiers, les pompiers, des automobilistes qui passaient et ont été attaqués à coups de pierres, et les passagers d’un autobus que les immigrés ont pris d’assaut (la police est heureusement parvenue à empêcher les immigrés d’y mettre le feu).

"Le Monde" comme "L'Huma" évoquent pudiquement des "accrochages". Les émeutiers parlent quant à eux de "cessation des hostilités". Dans tous les cas, le vocabulaire militaire est employé dans ce qui ressemble de plus en plus à un conflit armé.
"Le Monde" comme "L'Huma" évoquent pudiquement des "accrochages". Les émeutiers parlent quant à eux de "cessation des hostilités". Dans tous les cas, le vocabulaire militaire est employé dans ce qui ressemble de plus en plus à un conflit armé.

Provisoirement calmée dans les Pouilles, la guérilla immigrée s’est immédiatement déplacée dans la province de Crotone, en Calabre. Cet après-midi, une trentaine de clandestins du centre d’accueil de Sant’Anna à Isola Capo Rizzuto ont bloqué la route nationale 106 puis attaqué les carabiniers et la police. On compte cinq policiers blessés, dont l’un dans un état grave.

Selon le préfet de Crotone, Giuseppe Gammino, « il s’agit seulement d’une imitation de la protestation faite à Bari ». L’émeute a été lancée par des immigrés de nationalité somalienne, pressés d’obtenir le statut de réfugiés politiques, et qui ont eu des échanges téléphoniques, au moyen de leurs téléphones portables (car ces pauvres gens sont équipés de téléphones portables), avec les immigrés de Bari. Lesquels immigrés de Bari leur ont dit que, dans l’Italie et l’Europe d’aujourd’hui, bloquer routes et voies ferrées, caillasser les habitants de souche et envoyer les policiers à l’hôpital était la méthode la plus rapide pour obtenir le statut de réfugié politique.

[box class= »info »]Sources : www.lagazzettadelmezzogiorno.itwww.repubblica.itcorrieredelmezzogiorno.corriere.itwww3.lastampa.it[/box]

[box class= »warning »]Crédits photos : corriere.it[/box]

L’augmentation de la population européenne est due à plus de 60% à l’immigration !

L'augmentation de la population européenne est due à plus de 60% à l'immigration ! crédit photo : Ross Becker

01/08/2011 – 20h30
LUXEMBOURG (NOVOpress) –
Les statistiques officielles de l’office statistique de l’Union Européenne, Eurostat, publiées la semaine dernière, montrent l’ampleur de la substitution de population que connaît l’Europe. Selon Eurostat, « en 2010, les mouvements migratoires ont expliqué plus de 60% de l’augmentation de la population » dans les 27 pays de l’Union Européenne ! En clair, l’augmentation de 1,4 million de personnes dans l’UE27 résulte « d’un accroissement naturel de la population de 0,5 million (+1,0‰) et d’un solde migratoire de 0,9 million (+1,7‰). »

Des chiffres ahurissants mais sûrement sous-estimés, car selon les statisticiens de l’Union Européenne, le solde migratoire de la France serait seulement de 75 000 nouveaux immigrés pour l’année 2010 ! Et en outre dans la substitution de population ces chiffres ne tiennent pas compte de la natalité plus forte des nombreux immigrés déjà sur place.

[box]Crédit photo : Ross Becker – vendeurs ambulants dans les rues d’Athènes. Cliché pris le 19/04/2007[/box]

Qui est derrière les agences de notation ?

Qui est derrière les agences de notation ? — crédit photo : Ben Garrett

29/07/2011 – 11h30
NEW YORK (NOVOpress) — Les agences de notation et leur rôle dans l’économie mondiale sont sur toutes les bouches. Certains considèrent que leurs évaluations sont objectives, tandis que d’autres y voient presque des organisations criminelles. Le président de la Banque nationale allemande Claus Raidl demande de recourir à la police pour briser leur influence, jugée démesurée.

Toujours AAA pour les États-Unis alors qu’ils sont presque insolvables

Standard & Poor’s, Moody’s, Fitch. Ces trois noms résonnent sur toutes les bouches après les spectaculaires et profondes décotes de la solvabilité de plusieurs États européens. Ces trois agences de notation américaines représentent à elles seules 95% du marché. Leur jugement exerce sur les marchés financiers un poids capable d’ébranler l’ensemble de la zone euro, soit une zone économique de 320 millions d’habitants. Mais s’agit-il en fait d’un levier des intérêts américains et de Wall Street ? On peut le soupçonner, d’autant que les États-Unis, alors qu’il sont en passe de devenir insolvables, jouissent d’un niveau de solvabilité extrêmement élevé. Des politiciens européens ont fait de cette troïka d’outre-Atlantique leur ennemi déclaré. Mais la vérité se trouve probablement, comme souvent, au milieu.

La Grèce a longtemps réussi à cacher l’ampleur réelle de ses problèmes financiers. Il y a environ un an, la lumière a été faite sur la gestion catastrophique de ses finances publiques. Les problèmes du pays ont attiré l’attention des Fitch et consorts, qui ont rapidement réagi en décotant la solvabilité des emprunts d’État. Depuis, l’euro n’est plus en repos. Une « vache sacrée » a même été sacrifiée récemment – l’Italie. Des politiciens de Bruxelles et nationaux ont reconnu le risque de se retrouver dans une situation délicate. Enfin, un coupable a été trouvé : ce n’est pas la pratique de distribuer à la population des cadeaux électoraux qu’il n’y avait pas lieu de financer, mais des analystes de la lointaine Amérique qui étaient responsables des misères de l’union monétaire européenne.

Ceux qui sont derrière

Warren Buffett - crédit photo : Ronald Lee Wattonville-Ames
Warren Buffett - crédit photo : Ronald Lee Wattonville-Ames

Un coup d’œil sur la structure des agences permet de douter de leur objectivité. Par exemple, le légendaire gourou de la bourse Warren Buffet détient, comme l’indique NEWS dans son numéro 28 de cette année, au travers de Berkshire-Hathaway, 12,5% des parts de Moody’s. Buffet a aussi une participation dans la banque d’investissement Goldman Sachs, dont la notoriété est égale à sa mauvaise réputation. Une constellation autonome, en somme.

Le problème est que les agences de notation sont payées par les banques pour évaluer leurs produits. Si l’analyste et le donneur d’ordre ont tous les deux le même propriétaire, cette relation est un terrain éminemment propice à une dangereuse absence de transparence et aux coteries. Qui mordrait la main qui le nourrit ? Standard & Poor’s appartient à la maison d’édition médias McGraw-Hill dont le principal actionnaire est la société d’investissement Capital World, laquelle détient aussi une participation dans Moody’s. Le Français Marc Ladreit de Lacharriere contrôle Fitch Ratings via sa maison-mère Fimalac. Il a présidé pendant des années la section française du groupe Bilderberg. Le comité de direction de Fimalac a des relations et des intersections étroites avec des groupes de sociétés agissant dans le monde entier comme Coca Cola et diverses grandes banques.

La solvabilité de la classe politique

Nos élus, dans leurs critiques à l’encontre des Moody’s et autres, n’ont sûrement pas tort, ou du moins pas totalement. Les interdépendances avec les grands acteurs du monde de la finance et de l’industrie s’opposent à leur objectivité. Dieu seul sait pourquoi les USA ont-il toujours le statut triple A… ou les propriétaires des agences. Mais l’accroissement régulier de l’endettement et la corruption des milieux gouvernementaux aboutiront tôt ou tard à un retour de bâton. Les gouvernements d’Europe ont traité à la légère l’attribution des critères de stabilité. Ce comportement négligent, fruit de spéculations à court terme, se traduit maintenant en un déclassement des évaluations. Faire des agences de cotation l’unique responsable des affres de la zone euro serait omettre la responsabilité de la classe politique, et surévaluer, peut-être, sa propre solvabilité.

Suisse : initiative populaire de l’UDC contre “l’immigration de masse”

Suisse : initiative populaire de l'UDC contre l'immigration de masse

25/07/2011 19h30
BERNE (Novopress) – L’UDC vient de lancer une initiative populaire “contre l’immigration de masse”. Le but est de redonner à la Suisse les moyens de gérer de manière autonome l’immigration.

Actuellement, l’afflux d’étrangers venant s’installer dans le pays échappe en effet au contrôle de la Confédération helvétique. Le flot de migrants se dirigeant vers la Suisse a des conséquences importantes pour l’économie nationale et la société. Les principales causes de ce phénomène sont l’immigration en provenance de l’Union européenne, les frontières ouvertes et le refus constant de régler les problèmes de l’asile.

Le but de l’UDC est de créer les bases légales nécessaires au règlement de ce problème en établissant des quotas pour le séjour des étrangers, y compris pour l’asile.

Les délégués UDC ayant pris en mai 2011 la décision de principe de lancer cette initiative populaire pour limiter l’immigration, la récolte des signatures commencera en août.

Il s’agit également d’inscrire dans la Constitution fédérale le principe d’immigration choisie en fonction des impératifs économiques et de la garantie d’un travail pour les Suisses. Elle retient quelques critères déterminants pour l’octroi d’un permis de séjour : l’immigrant doit faire état d’une offre d’emploi d’un employeur suisse et seules sont admises à immigrer les personnes qui peuvent et veulent réellement s’intégrer.

Enfin, le projet d’article constitutionnel veille à ce que les droits à un séjour durable, au regroupement familial et aux prestations sociales puissent être raisonnablement limités.

 

Entretien exclusif avec Dominique Venner [audio]

Deux mois avant la sortie de son nouvel ouvrage “Le choc de l’histoire”, Dominique Venner (ci-dessus) a accepté de nous parler de lui, de son travail, de sa revue et de ses ouvrages.

En exclusivité, il aborde également les grands thèmes abordés dans son ouvrage à sortir le 15 septembre aux éditions Via Romana.

Il reviendra plus longuement sur cet ouvrage dans un entretien en septembre. Un éveilleur de peuple s’adresse à la jeunesse européenne. A écouter d’urgence !

Propos recueillis par Yann Vallerie

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Le port du niqab est désormais interdit en Belgique

Le port du niqab est désormais interdit en Belgique

24/07/11 – 08h00
BRUXELLES (NOVOpress) – Malgré l’absence d’un vrai gouvernement, la Belgique interdit, depuis hier samedi 23 juillet, le port du niqab. Ainsi, les femmes qui porteront le voile recouvrant totalement leur visage dans des lieux publics seront condamnées à une amende de 137,50 euros et à une peine d’emprisonnement de sept jours.

Après la France et la Belgique, l’Autriche, le Danemark et les Pays-Bas pourraient prendre une mesure similaire.

La commission aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a exprimé son inquiétude quant à cette loi. Sachant que pour appuyer son “inquiétude”, cette commission s’est basée sur des travaux des Fondations pour une société ouverte du très mondialiste Georges Soros.

Université de rentrée du Bloc Identitaire : “Europe, le combat identitaire”

Université de rentrée du Boc Identitaire : “Europe, le combat identitaire”

Du 9 au 11 septembre, le Bloc Identiatire, organise son Université de rentrée, en Provence. Thème de l’édition 2011 : “Europe, le combat identitaire”.

Au programme : des intervenants extérieurs (Jean-Yves Le Gallou, Isabelle Laraque, des invités surprise…), des orateurs du mouvement identitaire (Philippe Perchirin, Vincent Lecaillon, Jean Lucat, Jacques Cordonnier, Fabrice Robert, Philippe Vardon, Arnaud Gouillon, Philippe Milliau…), une soirée “européenne”, une Foire aux questions en forme de table ronde, des ateliers pratiques…

Programme Université de rentrée du Boc Identitaire : “Europe, le combat identitaire”

Turquie / UE : gel des relations pendant la présidence chypriote de l’UE

La "ligne verte" de démarcation au nord de Nicosie - crédit photo : Matthias Kabel

20/07/11 – 11h35
PARIS (NOVOpress)
– La position du gouvernement turc sur la question chypriote est sans appel : le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan envisage de geler les relations de son pays avec l’Union européenne, quand Chypre assumera la présidence de l’Union Européenne au second semestre 2012. « Pendant six mois, il n’y aura pas de relations entre la Turquie et l’UE », a déclaré hier R. T. Erdogan.

Les relations entre la Turquie et l’Île de Chypre, coupée au Nord avec une “République turque de Chypre du Nord” uniquement reconnue par la Turquie, se posent donc clairement comme un obstacle à la poursuite du rapprochement entre la Turquie et l’UE.

La recherche d’un « accord global »

Selon le droit international, si Chypre est membre de l’Union européenne depuis 2004, les règles de l’Union ne s’appliquent pas actuellement à la partie nord de l’île, occupée par la Turquie. Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a donc exigé qu’un « accord global » sur les modalités d’une réunification de l’île soit trouvé d’ici la fin de l’année. L’objectif est que Chypre puisse assumer la présidence de six mois de l’Union européenne comme un État unifié en juillet 2012.

Si les résolutions de l’ONU exigent la réunification de l’île comme un État fédéral « bi-zonal et bi-communautaire », le responsable de la partie turque exige quant à lui une « confédération de deux États » plus souple.

Les identités discrètes : « Atlas des nations sans État en Europe »

Les identités discrètes : "Atlas des nations sans État en Europe"

Les identités ne se commandent pas et elles ne s’acquièrent pas par décret. On est d’où l’on naît ou d’où l’on vient si on a le malheur de naître loin des siens. Le plus souvent, l’identité est évidente. On naît allemand ou russe et cette identité est visible, palpable et indiscutable.

La chose est moins évidente dans les Etats-nations composites, fruit des ambitions expansionnistes de grandes familles régnantes, passées à la moulinette du nationalisme issu de la Révolution française.

Ces étiquettes héritées du XIXème siècle sont trop étroites et trop vagues pour accueillir les vieilles nations que l’on crut un moment disparues.

Qui aujourd’hui se dit Belge ? Plus grand monde. Les populations des Pays-Bas méridionaux s’enrochent dans leur identité flamande ou wallone. En Espagne, les Catalans, le Basques ou encore les Galiciens revendiquent un destin national propre.

Dans toute l’Europe, peu ou prou, on retrouve ces nations sans État qui sont une composante essentielle de nos identités européennes.

Pour mieux connaître ces peuples minoritaires qui ne veulent plus disparaître, les éditions Yoran Embanner ont publié un très utile Atlas des nations sans État en Europe, de Mikael Bodlore-Penlaez qui fait un inventaire détaillé des minorités nationales sur notre continent.

Illustré de plus soixante cartes inédites, cet atlas, novateur et intelligent, dresse le portrait de plus de trente nations sans État. Chacune d’elles est décrite avec précision : fiche d’identité, cartes, zoom historique et géographique, situation politique, vitalité des langues pratiquées.

Autant de clefs pour comprendre l’un des enjeux géopolitiques majeurs de l’Europe du XXIème siècle et une des bases du renouveau identitaire de nos pays.

[box class= »warning »]Atlas des nations sans État en Europe, peuples minoritaires en quête de reconnaissance, Mikael Bodlore-Penlaez, 160 pages grand format en couleurs, 25 euros. Disponible chez votre libraire ou en ligne : yoran-embanner.com[/box]

Berlusconi débloque 200 millions pour l’immigration clandestine

Berlusconi débloque 200 millions pour l’immigration clandestine [cc] crédit photo : Sicilia Today

19/07/2011 – 12h30
ROME (NOVOpress) – L’Italie est au bord de la faillite. Le gouvernement vient de faire adopter un plan d’austérité draconien, qui prévoit notamment un ticket modérateur de 10 euros sur les consultations médicales, le gel des salaires dans la fonction publique, une importante réduction des dotations des collectivités locales… Les déductions fiscales, en particulier pour les enfants à charge, vont être très fortement plafonnées, ce qui va se traduire par une augmentation de la pression fiscale de l’ordre d’1,2% du PIB.

Le patrimoine historique est à l’abandon, les maisons de Pompéi s’effondrent faute d’entretien. La semaine dernière, l’Institut national des statistiques a annoncé que la pauvreté touchait désormais 2 millions 734 000 familles, 11% des familles, soit 8 millions 272 000 personnes, 13,8% de la population italienne.

Mais le gouvernement italien sait trouver de l’argent quand il s’agit des immigrés clandestins. Une ordonnance de Silvio Berlusconi, publiée aujourd’hui au Journal Officiel, a débloqué 200 millions d’euros « pour faire face à l’urgence migratoire ». La mesure, proposée par le chef de la Protection civile, Franco Gabrielli, chiffre à un total de 728 millions d’euros l’ensemble des ressources qui seront nécessaires pour l’immigration clandestine jusqu’au 31 décembre 2011. 40 millions d’euros sont destinés à la mise en œuvre de l’accord avec la Tunisie. 50 millions sont affectés au « commissaire délégué à l’urgence migratoire », M. Gabrielli soi-même. Les associations immigrationnistes et les multinationales qui se partagent le juteux business des centres d’accueil peuvent se frotter les mains.

L’ordonnance autorise aussi, entre autres, l’emploi de vingt militaires pour « concourir au rétablissement et au maintien des conditions hygiéniques sanitaires sur le territoire de l’île de Lampedusa compromises par le flux migratoire exceptionnel qui s’est vérifié durant l’état d’urgence humanitaire ».

N’y a-t-il vraiment, face à l’invasion de l’Europe, pas d’autre mission à confier à l’armée que de ramasser les ordures des clandestins ?

[box class=info]Photo sous licence creative commons – Sicilia Today[/box]

Crise de la dette : la position identitaire

Crise de la dette : la position identitaire

[box class= »info »] Par Philippe Milliau, membre du bureau exécutif du Bloc Identitaire[/box]

Le contexte de la crise des dettes dites souveraines, et qui paraît s’emballer, comporte plusieurs causes profondes.

La plus fondamentale est celle de l’habitude de la fuite en avant, celle qui ne permet de réaliser des équilibres budgétaires que dans le cadre d’une double croissance, économique et démographique.

Or, nolens volens, il faudra bien que le monde s’habitue à une double décroissance ou pour le moins à une double a-croissance. En effet, qui peut sérieusement penser que notre planète continuera à empiler un milliard d’humains de plus tous les treize ans comme elle le fait depuis le milieu du siècle dernier ?

Qui peut sérieusement envisager une croissance continuelle qui mènerait à un mode de vie à l’américaine pour dix milliards d’hommes en 2050 ? Les ressources de quatre planètes y suffiraient à grand peine…

Il FAUDRA donc bien que les collectivités publiques, comme les ménages, révisent leurs façons de faire, et parlons clair, leur train de vie… Il FAUDRA bien que les pays (voire les continents entiers, comme l’Afrique) qui n’ont pas achevé leur transition démographique la réalise au plus vite et par tous moyens utiles.

La seconde cause majeure est celle de la dictature des marchés financiers, qui sont aujourd’hui, bien plus que les puissances politiques, les maîtres de nos destinées. Leur bras armé : les trois agences de notation anglo-saxonnes. Notons au passage que si la Chine vient de créer son agence, l’Europe ne s’est toujours pas résolue à cette nécessité. Deux conséquences pratiques : des taux d’emprunt à long terme qui varient de 3 % à 17 % (cas actuel de la Grèce, avec même des pointes à 31 % !). Et comme ce sont les notes décernées par les agences qui dictent le taux… Le taux des USA reste au plus bas, celui de la Grèce au plus haut. Ils sont pourtant, au regard de leurs finances publiques dans une situation quasi identique… A noter, plus grave encore, que si le reproche fait à la Grèce d’avoir caché voire trafiqué les comptes publics est fondé, les USA qui n’ont pas provisionné des obligations douteuses, ni comptabilisé à plein programmes de relance ou déficits, ont une situation réelle probablement bien pire, et sur une autre échelle !

La troisième est le fait d’une Communauté européenne qui se trouve dans la situation du milieu du gué; l’eau monte, et certains crient « retour en arrière toute, revenons sur la rive que nous avons quittée », d’autres « il est plus que temps d’avancer vite vers l’autre rivage ». Oui, il est aberrant d’avoir une monnaie unique dans un continent dépourvu de toute souveraineté politique; oui il est absurde de laisser des divergences macro économiques profondes se creuser entre pays européens; oui, il est ridicule d’avoir un budget communautaire de l’ordre de 1 % du PNB, incapable d’assurer les nécessaires convergences économiques, fiscales, stratégiques et sociales entre pays de l’Eurogroupe au moins (ceux qui sont en zone euro).

La Grèce a été mal gérée. Lorsqu’une collectivité locale est en France dans ce même cas, que fait-on ? La puissance publique (le préfet, et non les marchés !) place sous tutelle, restructure la dette à bas taux et restaure, après un audit approfondi, une situation compromise. Rappelons que plus de la moitié de la dette Ggrecque est maintenant causée par les taux d’intérêts exorbitants prélevés par les marchés…

Ne nous le cachons pas : nous sommes sur un baril de poudre. Les intérêts mondialisés sont tellement croisés, l’interdépendance tellement forte que personne ne veut allumer la mèche et faire sauter l’édifice. Alors, il est politiquement correct de dire que tout compte fait, c’est une bonne chose que cette dépendance de chacun vis-à-vis de tous. Voire : un accident est si vite arrivé, et l’on s’aperçoit alors un peu tard que le bateau qui ne coule pas est celui qui est capable de rendre étanche une partie de ses compartiments, pas celui du mondialisme qui n’en comporte plus qu’un seul. Sans doute est ce la raison pour laquelle la Chine comme les USA ont conservé certains moyens d’indépendance, tout en préconisant aux autres de les abandonner méthodiquement.

Quelles issues possibles ? Première question : où se situera l’épicentre d’un séisme qui est de plus en plus probable ? Les Anglo-saxons font tout pour que ce soit en Europe, raison pour laquelle leur presse financière, leurs agences de notation, leur establishment et leurs valets nous balancent des torpilles successives et de plus en plus fortes et rapprochées à mesure que leur situation empire. Grèce, Irlande, Portugal, et en mode récent et plus redoutable par la dimension, Espagne et Italie.

Un pouvoir médiatique et politique digne de ce nom aurait répliqué Californie, Ohio, New York, et plafond de la dette US relevé 74 fois en 10 ans… Clairement, ils jouent l’effritement de l’Euroland, jusqu’à la fin de la timide concurrence que l’euro commence à faire au dollar. Ils sont aidés par l’impuissance des instances européennes, conséquence prévisible des freins permanents que les gouvernements des États-nations placent devant toute marche en avant d’un véritable empire fédéral européen. Le maintien de ces rétractions nationales, aidées hélas par certaines positions de courants populistes, signifieraient la sortie durable des Européens de l’histoire du monde.

Mais, en fait rien, n’est joué. Il suffit pour s’en convaincre de voir les résultats d’un récent sondage dans lequel nos concitoyens s’exprimaient massivement en faveur d’un protectionnisme à l’échelle continentale.

En symbiose donc avec le peuple, les Identitaires français et d’autres pays d’Europe vont intensifier leurs campagnes et propositions en ce sens. Signature d’un nouveau pacte de stabilité en Eurozone, et limitation d’adhésion à ceux qui le respectent. Impossibilité constitutionnelle de proposer l’entrée de pays non-européens. Ministre des Finances européen disposant des outils d’investigation nécessaires. Augmentation significative du fonds de secours financier, et création d’eurobonds, pour dégager les dettes souveraines des griffes des marchés. Rigueur budgétaire en contrepartie de vastes projets et d’une véritable Europe identitaire et puissante, porteuse de rêves et d’espoirs; interdiction de vente du patrimoine (par exemple celui qu’incarne l’un des plus grandioses sites sacrés de notre culture, le Parthénon). Détaxation de la proximité, et barrières douanières aux frontières de l’Europe. Véritable souveraineté européenne sur la monnaie, les technologies stratégiques et de défense, sécurisation des approvisionnements énergétiques en partenariat Europe/Russie. Et bien évidemment montée en puissance du budget européen par contrepartie de la baisse corrélative des budgets nationaux.

Oui, notre triple identité est locale par notre vie concrète, nationale par l’histoire et la langue, et européenne par la civilisation et la puissance. Pour cette dernière, les incantations ne suffisent pas, il faut aussi s’en donner des moyens. De cette crise les Identitaires proposent de sortir par le haut.

L’histoire ne repasse pas les mêmes plats…

L’Etat français une nouvelle fois condamné pour l’état de ses prisons

L'Etat français une nouvelle fois condamné pour l’état de ses prisons

18/07/11 – 12h30
PARIS (NOVOpress)
– Le tribunal administratif de Versailles a condamné l’Etat à indemniser deux hommes, détenus dans les maisons d’arrêt de Nanterre (Hauts-de-Seine) et de Bois d’Arcy (Yvelines), constatant des manquements dans les conditions de leur détention.

Le Tribunal a constaté la non-conformité des conditions de détention avec les exigences européennes en la matière.

Système de ventilation hors service quasiment depuis la mise en activité de la maison d’arrêt – soit environ 25 ans –, toilettes situées dans un réduit non entièrement cloisonné, lavabos des cellules dépourvus d’eau chaude, superficie réelle des cellules inférieure à 9 m2… La liste des manquements constatés est fort longue.

L’Etat français a déjà été condamné à plusieurs reprises à indemniser des prisonniers, notamment par le tribunal administratif de Rouen. Mi-juillet, l’Etat a également été condamné à indemniser deux prisonniers des Baumettes à Marseille.

Incapable de punir efficacement aussi bien que de rééduquer et réinsérer, la prison française semble poursuivre son délabrement, se bornant à laisser végéter les détenus dans des conditions souvent indignes.

Le « Prix Quadrige » ne sera finalement pas remis à Vladimir Poutine

Le « Prix Quadrige » ne sera finalement pas remis à Vladimir Poutine [cc] crédit photo : United Nations Information Service - Jean-Marc Ferré

17/07/11 – 18h30
BERLIN (NOVOpress)
— Les supplétifs de la police de la pensée auront finalement eu gain de cause. Face aux vives critiques que sa décision d’attribuer son prix au premier ministre russe Vladimir Poutine avait suscitées, le comité d’attribution du prix Quadrige a finalement décidé d’en reporter l’attribution cette année. Du coup, les autres lauréats potentiels du prix ne seront pas non plus récompensés. Le comité vient de l’annoncer samedi après une réunion tenue à Berlin.

« Le comité d’attribution du prix Quadrige s’est excusé auprès des personnes concernées (…) et se voit, à son grand regret, contraint de renoncer à une remise de prix (…) étant donné la pression croissante de plus en plus insupportable et le danger d’une escalade supplémentaire », stipule un piteux communiqué de l’organisation. Les autres lauréats prévus pour 2011 étaient, outre Poutine, la ministre mexicaine des affaires étrangères Patricia Espinosa, l’écrivain né en Turquie Betül Durmaz et le premier ministre palestinien Salam Fayyad. Poutine devait être honoré « pour sa contribution à la fiabilité et la stabilité des relations germano-russes », selon le comité d’attribution.

La remise du prix au ministre Russe avait suscité un tollé au sein de la gauche allemande ainsi que parmi certains anciens lauréats. Cem Özdemir, président des verts et l’historien Edgar Wolfrum Heidelberg s’étaient même retirés du comité d’attribution en signe de protestation. L’artiste danois Olafur Eliasson avait notamment rendu son prix, reçu en 2010, en signe de protestation et l’ancien président tchèque Vaclav Havel, décoré en 2009, avait pour sa part indiqué vouloir en faire de même.

Le prix « Quadrige » récompense depuis 2003 « des modèles exemplaires d’esprits éclairés et d’efforts pour le bien public ». Cette reculade de l’organisation représente incontestablement une offense grave vis-à-vis d’un chef de gouvernement en exercice, démocratiquement choisi par le peuple russe. Le Kremlin a fait savoir que les relations russo-allemandes ne seraient pas affectées par ce différend.

Autriche : le FPÖ vole de succès en succès, selon Der Spiegel

Autriche : le FPÖ vole de succès en succès, selon Der Spiegel

16/07/2011 – 12h00
VIENNE (NOVOpress) – À l’instar du Frankfurter Allgemeine Zeitung il y a quelques jours, c’est au tour du très sérieux Der Spiegel, le « grand » hebdomadaire allemand de centre-gauche, de s’intéresser au « phénomène FPÖ ». Dans un article daté du 14 juillet dernier, Walter Mayr dresse un constat sans appel : le « parti populiste de droite » autrichien a non seulement le vent en poupe, il « est devenu une force qui compte dans le paysage politique autrichien depuis que son nouveau leader, Heinz-Christian Strache, en a pris la direction. »

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Dans l’Union Européenne, les Irlandais sont les seuls à ne pas disparaitre

15/07/11 – 18h00
BRUXELLES (NOVOpresss) –
En fonction des données démographiques, l’ONU prévoit que l’Irlande est le seul pays de l’Union européenne qui n’aura pas de diminution de sa population d’origine locale au cours des prochaines décennies. Au contraire elle aura une légère croissance. Dans tous les autre pays de l’UE, à moins d’une remontée à une natalité normale, la population d’origine locale diminuera et souvent de beaucoup, ceci malgré l’augmentation de la durée de la vie.

L’Irlande a le taux de fécondité le plus élevé de l’UE, 2,07 enfants par femme ce qui est le taux permettant le renouvellement des générations.

L’Irlande est suivie par la France où le taux de fécondité est de 2,00 ; mais en fait en France ce taux moyen est particulièrement gonflé par la surnatalité des immigrés non-européens ; des démographes indépendants ont pu évaluer par recoupements le taux de fécondité des Européens en France à environ 1,75 enfants par femme (les statistiques officielles sont interdites, probablement pour que la population de souche européenne ne connaisse pas la vitesse à laquelle elle disparait et à laquelle se fait la substitution de population).

D’autres peuples de l’Union Européenne disparaissent encore plus vite qu’en France avec des taux de fécondité de : Autriche 1,38 enfants par femme, Allemagne (1,36), Hongrie et Portugal (1,32) et Lettonie (1,31). Et là aussi il s’agit de taux globaux incluant une surnatalité d’immigrés non-européens qui sont nombreux dans certains de ces pays.

Les Irlandais ont leur « droit à la vie » qui est protégé dés la conception par le Huitième Amendement à la Constitution irlandaise. C’est probablement un des éléments de leur persistance.

[box]Photo : Enfants irlandais. crypto / Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)[/box]

Mölzer s’élève au Parlement européen contre le sauvetage présumé de l’euro

Mölzer s’élève au Parlement européen contre le sauvetage présumé de l'euro

11/07/2011 – 16h30
STRASBOURG (NOVOpress) – Le chef de la délégation du Parti autrichien de la Liberté (FPÖ) à l’UE, Andreas Mölzer (photo), a décidé de saisir le Parlement européen pour s’opposer aux plans de sauvetage, de plus en plus coûteux, destinés à la Grèce et à d’autres États en faillite. Il a déposé, dans une action commune avec les représentants des délégations qui coopèrent avec le Parti de la Liberté, une motion contre l’aide à la Grèce et en faveur d’un arrêt des paiements visant à renflouer ce pays.

Mölzer estime que certains États membres violent actuellement de façon massive les règles fixées dans le pacte de la stabilité et de croissance et ont de sérieux problèmes de déficits budgétaires. Cette motion s’appuie en outre sur le fait que la monnaie commune souffre d’une grave perte de confiance sur les marchés financiers en raison des grandes différences existant au niveau des balances des paiements courants des Etats membres et des problèmes structurels économiques de certains États.

Pour Mölzer et ceux qui se sont joints à sa motion, il est indéniable que les institutions de l’UE se contentent de faire semblant de sauver l’euro à travers les mesures qu’elles adoptent, alors qu’elles veulent en réalité transférer de l’argent en direction de certains États membres. Certaines de ces mesures violent le droit de l’UE, en particulier la création du Fonds européen de stabilisation financière (à savoir, le « filet de protection sauvetage» [bail-out]) et l’acquisition immédiate de titres de dette par la BCE, comme dans le cas des obligations du gouvernement grec, dont les banques voulaient se débarrasser en urgence.