Lampedusa : des moyens supplémentaires… pour favoriser l’arrivée des clandestins

aLampedusa : des moyens supplémentaires… pour favoriser l’arrivée des clandestins

24/08/2011 15h00
ROME (NOVOpress) – Un bateau pneumatique à coque rigide, deux véhicules de type quad et un pick-up tout-terrain ont été déployés aujourd’hui à Lampedusa par les pompiers et sont prêts à entrer en service pour faciliter les opérations de secours aux immigrés clandestins.

Ces moyens supplémentaires répondent à la promesse du chef des pompiers italiens, le préfet Francesco Paolo Tronca, qui s’était rendu à Lampedusa le 13 août dernier et avait promis au maire, Bernardino De Rubeis, son implication personnelle pour garantir au mieux les interventions pendant la crise migratoire. Le bateau, doté de moteurs diesel stern-drive avec propulsion à hélice, et prévu pour éteindre des incendies en mer et effectuer des interventions SAR (Recherche et Sauvetage), vient s’ajouter aux deux bateaux déjà employés par les pompiers de Lampedusa.

La Commission européenne vient d’accorder 32 715 581 euros à l’Italie au titre du Fonds pour les frontières extérieures, destiné « à assurer, d’un côté, un niveau élevé de protection le long de ces frontières et, de l’autre, le passage sans problèmes des frontières extérieures conformément aux normes Schengen et aux principes de traitement respectueux et de dignité ». Traitement respectueux et dignité s’entendent, bien sûr, des immigrés clandestins.

Au point où l’on en est, on se demande s’il ne serait pas plus simple, et plus économique, d’affréter directement des charters sur fonds européens pour transporter les clandestins depuis l’Afrique du Nord.

[box class=”info”]Source : corrieredelmezzogiorno.corriere.it[/box]

Les Européens de plus en plus inquiets face à l’immigration

Les Européens de plus en plus inquiets face à l’immigration

18/08/2011 – 14h30
PARIS (NOVOpress) — « Les inquiétudes européennes face à l’immigration musulmane se banalisent ». Sur le site du Hudson Institute, le politologue Soeren Kern résume ainsi les résultats d’une série d’enquêtes d’opinion effectuées ces derniers mois. « Ensemble, elles fournissent de fortes preuves empiriques que le scepticisme au sujet de l’immigration musulmane n’est pas limité à une frange politique “de droite”, comme l’affirment souvent les tenants du multiculturalisme. Des électeurs ordinaires à travers tout le champ politique expriment désormais leurs inquiétudes face au rôle de l’Islam en Europe ».

La dernière enquête en date est celle de l’institut Ipsos de Londres, publiée le 4 août dernier. Intitulée « Vues globales sur l’immigration », elle a été menée dans une vingtaine de pays dont neuf pays européens, l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France, la Grande-Bretagne, la Hongrie, l’Italie, la Pologne et la Suède, du 15 juin au 28 juin. Elle est donc antérieure à la fois au drame norvégien et aux dernières émeutes de Londres.

Interrogés par l’Ipsos, plus de 56% des Européens jugent qu’« il y a trop d’immigrés dans leur pays » : 72% des sondés en Belgique, 71% en Grande-Bretagne, 67% en Italie et en Espagne, 53% en Allemagne, 52% en France, 50% en Hongrie, 46% en Suède, et 29% en Pologne.

En réponse à la question « Diriez-vous que l’immigration en général a eu un impact positif ou négatif ? », la majorité dans tous les pays européens, sauf la Suède et la Pologne, répond que l’impact a été négatif: Belgique (72%), Grande-Bretagne (64%), Italie (56%), Espagne (55%), France (54%), Allemagne (54%), Hongrie (52%), Suède (37%), Pologne (32%). Au total, seul 17,5% des Européens disent que l’immigration a été positive.

Peu auparavant, le 21 juillet, le Pew Research Center de Washington a publié un rapport intitulé « Les tensions entre musulmans et occidentaux persistent », où sont synthétisés les résultats de 29 000 entretiens dans 23 pays du monde. Dans tous les pays d’Europe, une majorité absolue considère que les musulmans veulent rester à part dans la société plutôt que d’adopter les usages nationaux : le pourcentage est particulièrement élevé en Allemagne (72%), Espagne (69%), Russie (66%), moins en France (54%) et en Grande-Bretagne (52%). Une série de sondages plus limités dans différents pays vont tout à fait dans le même sens.

Soeren Kern
Soeren Kern

Le Hudson Institute est un think tank néo-conservateur, très pro-israélien, et Soeren Kern est de la même tendance. On n’adoptera donc pas forcément les conclusions que celui-ci tire des données qu’il a très utilement réunies. En premier lieu, Kern identifie sans plus immigration et Islam, comme si tous les problèmes posés par l’immigration se réduisaient à la question de l’Islam. Dans les dernières émeutes anglaises, pourtant, le facteur ethnique a pesé plus lourd que le facteur religieux.

Surtout, Kern va un peu vite en besogne quand il affirme que l’enquête Ipsos « montre une étroite corrélation entre l’opinion que les habitants de souche d’un pays donné ont de l’immigration et le nombre, ainsi que le niveau d’intégration, des immigrés musulmans dans leur pays. L’enquête découvre que les Belges et les Britanniques ont la vision de l’immigration la plus négative ; ces pays ont aussi des populations musulmanes parmi les moins intégrées d’Europe. L’enquête montre aussi que, parmi les Européens, les Polonais ont les vues les plus positives sur l’immigration et les immigrés; la Pologne se trouve avoir la plus petite population musulmane d’Europe, moins de 0,1% de sa population ».

Comment expliquer, alors, le cas de la France ? Car il y a bien, dans toutes ces enquêtes, une singularité française. Il n’y a que 52% de Français à trouver qu’« il y a trop d’immigrés dans leur pays », contre 72% des Belges, 71% des Britanniques, 67% des Italiens et des Espagnols. Et pourtant !

Les Français sont aussi de très loin les plus nombreux à croire que les musulmans sont prêts à adopter les coutumes du pays qui les accueille: 45% contre 28% des Britanniques, 23% des Allemands et des Espagnols. Et c’est encore en France que l’on trouve, sur cette question, l’écart le plus fort selon le niveau d’études : seuls 42% des titulaires d’un diplôme du supérieur disent que les musulmans veulent rester à part du reste de la société, contre 62% de ceux qui n’ont pas de diplôme du supérieur.

Les Français, en revanche, selon un sondage du Pew Research Center de l’année dernière étaient les plus opposés au voile intégral : 82% étaient pour son interdiction contre 71% des Allemands, 62% des Britanniques et 59% des Espagnols.

Ces résultats pourront sans doute conforter les tenants d’un assimilationnisme républicain et laïc : les Français seraient ainsi très opposés au voile, mais pas si opposés que cela à l’immigration, et presque prêts à croire en la volonté d’intégration des musulmans. Si l’on acceptait cette interprétation, il faudrait alors s’interroger, sans polémique, sur le paradoxe qui veut que la France, le pays d’Europe où l’opposition à l’immigration avait eu sa traduction politique la plus précoce et la plus forte, paraisse aujourd’hui beaucoup plus résignée à l’immigration que la Grande-Bretagne.

Une autre explication est que la police des consciences est plus lourde en France que partout ailleurs et que beaucoup de Français de souche, culpabilisés et terrifiés, n’osent même plus dire qu’il y a trop d’immigrés dans leur pays. Si les titulaires d’un diplôme du supérieur (ce qui va du DEUG de sociologie au doctorat de mathématique pure) sont plus politiquement corrects que les autres, ne serait-ce pas qu’ils ont reçu plus longtemps et mieux écouté la propagande du Système ? L’interdiction du voile islamique, en revanche, est une mesure voulue par le président de la République, votée par les Assemblées, entrée dans la loi : il est encore possible d’avouer qu’on lui est favorable. L’exception française tient-elle vraiment aux Français, ou au despotisme qui pèse sur eux ?

[tribune libre] “Réponse amicale à Fabrice Robert : Assez d’Europe, retrouvons notre souveraineté, c’est notre seule chance !” par Christine Tasin

“Réponse amicale à Fabrice Robert : Assez d’Europe, retrouvons notre souveraineté, c’est notre seule chance !” par Christine Tasin
Christine Tasin
Christine Tasin

Décidément, malgré nos inquiétudes communes sur l’islamisation de la France, les divergences avec les Identitaires persistent. Non seulement leur régionalisme nous fait craindre un repli communautariste à l’échelle de toute la France, encourageant le communautarisme musulman susceptible d’y trouver et modèle et justification, mais l’idéalisation et la défense de l’Europe à laquelle vient de se livrer Fabrice Robert, notre allié de l’apéro saucisson-pinard du 18 juin 2010 et des Assises sur l’islamisation de l’Europe du 18 décembre dernier mérite une réponse des souverainistes que nous sommes.

Si nous sommes bien d’accord sur son postulat de départ “il va falloir repenser le monde”, nous ne pouvons souscrire à son rêve de voir l’Europe comme une puissance politique qui serait garante de la paix dans le monde. Tout simplement parce que déposséder les peuples de leur pouvoir, de leur souveraineté, de leur monnaie et de leurs choix, pour les confier à des technocrates qui ont d’autres objectifs que le bonheur de leur peuple nous semble une des plus grandes escroqueries de notre siècle. Tout simplement encore parce que l’Europe que Fabrice Robert appelle de ses vœux est celle qui existe et qui nous montre depuis des lustres ses inconvénients. Tout simplement parce que l’Europe que les Identitaires appellent de leurs vœux est celle de l’euro, c’est-à-dire de la spéculation, de la libre circulation des capitaux, de l’interdiction de battre monnaie et donc celle de la nécessité pour les Etats d’emprunter sur les marchés financiers, ce qui les amène à être endettés dans une spirale infernale. Condamnés à être endettés, condamnés à ne jamais pouvoir rembourser leur dette à cause des intérêts prohibitoires, nous sommes in fine condamnés à accepter les desiderata des marchés financiers, qui sont – et ce n’est pas un hasard – les mêmes que ceux du FMI, que ce soit celui de Strauss-Kahn ou celui de Lagarde : hausse de l’âge légal de départ à la retraite, réduction des pensions de retraite, délocalisations, diminution ou même suppression des aides sociales, des allocations chômage, des services publics, entraînant la nécessité de payer des entreprises privées pour tout ce qui, auparavant, était gratuit, augmentation du coût de l’énergie, diminution de la protection liée à l’assurance santé….

Contrairement à ce que dit Fabrice Robert, sans l’euro, les pays au bord du gouffre comme la Grèce ne le seraient pas et ceux qui sont menacés à plus ou moins brève échéance se seraient mis à l’abri. Au lieu d’emprunter toujours plus et de se voir obligée de demander à ses citoyens de renoncer à leur patrimoine (qu’on se rappelle cette honte, le port du Pirée aux mains des Chinois) et de réduire drastiquement leur niveau de vie tout en travaillant toujours plus, au lieu d’entraîner, par la force de l’euro, les autres pays européens dans sa débâcle puisqu’obligés d’emprunter, fort cher, sur les marchés les sommes qu’ils prêtent, sans avoir aucune chance de les revoir, pour sauver les banques grecques, la Grèce aurait pu faire ce qu’a fait l’Islande : refuser de sauver les banques aux dépens du contribuable, dévaluer fortement pour faire réduire le montant de la dette, contrôler les capitaux. Tout ce que nous ne pouvons pas faire parce que liés par le Traité de Maastricht, l’euro et Bruxelles qui nous mènent à une perte sciemment orchestrée.

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Slovaquie : la solidarité européenne remise en cause

Slovaquie: la solidarité européenne remise en cause

15/08/11 – 14h40
BRATISLAVA (NOVOpress)
– La profonde crise économique que traverse actuellement l’Europe suscite de nombreuses contestations et des tentations de replis nationaux.

Ainsi, Richard Sulik, président du Parlement slovaque a-t-il déclaré, à propos du mécanisme de renflouement des pays défaillants de la zone euro auquel tous les pays membres doit participer :

« C’est comme l’Union soviétique. Mais nous n’avons jamais adhéré à une telle union. Personne, avant notre référendum d’adhésion, ne nous a dit que la Slovaquie devrait payer des milliards et des milliards pour les retraites des Grecs et je ne sais quoi des Italiens. »

L’homme politique slovaque a également affirmé que cette procédure de « solidarité forcée » était contraire à la lettre comme à l’esprit du Traité de Lisbonne.

Les Slovaques sont d’autant plus critiques face à cette situation qu’il y a une dizaine d’années ils ont surmonté une grave crise financière (accompagnée d’une chute de plus de 12 points de PIB) sans aucune aide européenne.

Suisse : un rapprochement du franc suisse et de l’euro ?

Suisse : un rapprochement du Franc Suisse et de l'Euro ?

11/08/2011 – 20h45
GENÈVE (NOVOpress) —  Les journalistes du Financial Times ont laissé tomber leur stylo, les eurosceptiques du Telegraph ont poussé des cris d’orfraie, seuls les rédacteurs du Wall Street Journal ont su garder leur calme en lisant sur leur écran les propos de plusieurs responsables de la Banque nationale suisse qui ont annoncé à plusieurs médias qu’ils étaient prêts à tout pour défendre la parité du franc suisse avec les devises de leurs principaux partenaires économiques.

Ces mots elliptiques n’allaient pas rester mystérieux très longtemps. La Suisse ne peut en effet survivre à un franc suisse poussé vers la stratosphère par des mouvements spéculatifs initiés à Londres ou New York. En toute logique, la Banque centrale helvétique a donc annoncé qu’elle envisageait un rapprochement avec l’euro afin de décourager la spéculation. La seule réserve est que ce cours administré n’encourage pas l’inflation interne.

À la différence des rumeurs minant le cours de la Société Générale, cette nouvelle venue de Suisse a le mérite d’être authentique et en quelques heures, le cours du franc suisse perdait près de 5% par rapport à la devise européenne.

Le franc est loin d’avoir perdu les 30 % de hausse par rapport à l’euro enregistrés depuis un an, mais cette modeste baisse constitue une bouffée d’oxygène pour les industriels et prestataires de service suisses qui voient leurs marchés extérieurs s’étioler au profit de concurrents Allemands, Français ou Italiens.

Cette hausse spéculative du franc suisse causait aussi des ravages dans de nombreux pays d’Europe centrale comme la Hongrie dont la monnaie est liée à l’euro et dont de nombreux particuliers avaient souscrit à des emprunts en Suisse.

Il est possible que ces propos des responsables de la Banque centrale suisse ne soient guère plus qu’un effet d’annonce tant les difficultés techniques et juridiques sont grandes à mettre en pratique ce cours administré entre le franc et l’euro. Toutefois, cette discussion présente l’avantage de montrer à tous qu’une économie, plus que la monnaie, sont les hommes et les femmes qui travaillent et doivent pouvoir vendre leurs produits sur le marché sans être les victimes de spéculateurs mus par des peurs irrationnelles.

[box class=”warning”]Crédit photo : La bourse de Londres. Auteur : Bruce Christensen / photo sous licence creative commons[/box]

Attentats de Norvège : la liberté d’expression en danger

Attentats de Norvège : la liberté d'expression en danger

08/08/2011 – 18h30
PARIS (NOVOpress) — Les crises violentes, les attentats terroristes les plus graves, fragilisent les opinions publiques et offrent une fenêtre d’opportunité à des lobbies influents ou à des minorités agissantes pour faire avancer leurs intérêts. Les musulmans les plus radicaux et les plus politisés veulent tirer profit du drame norvégien pour attenter à la liberté d’expression des adversaires de l’expansion de l’islam en Europe.

Ibrahim Kalin, l’un des conseillers séniors du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, exige dans un commentaire paru il y a quelques jours dans le journal panarabiste Asharq Al-Awsat la criminalisation de l’« islamophobie » au titre de crime contre l’humanité. Kalin émet une violente critique vis-à-vis des chefs de gouvernement européens, qui selon lui n’ont rien fait jusqu’ici pour faire cesser la critique de l’islam.

« Le massacre norvégien a récusé les affirmations selon lesquelles l’islamophobie serait non violente et donc, contrairement à l’antisémitisme, relèverait de la liberté d’opinion et du droit à la critique. Après l’acte meurtrier d’Anders Behring Breivik, on ne peut plus traiter à la légère l’idéologie qui sous-tend cet acte, l’islamophobie », affirme Kalin, qui déplore – tout comme la gauche – le renforcement des partis de droite en Europe : « La montée de partis conservateurs hostiles à l’immigration et situés à d’extrême droite est devenue la principale tendance de la politique européenne depuis quelques années et a trouvé une base particulièrement forte en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche et en Suisse. »

Kalin reproche aux chefs d’État et de gouvernement des plus grands États de l’Union européenne de céder à l’état d’esprit de la population, en déclarant (Angela Merkel, comme Nicolas Sarkozy et David Cameron), que le multiculturalisme était terminé. Kalil attribue le phénomène de l’islamophobie essentiellement à des préjugés et des stéréotypes par rapport à l’islam et aux musulmans… qu’il ne prend pas la peine de réfuter.

Guerre contre l’Europe

Guerre contre l’Europe

[box class=”info”] Alors que les négociations avec l’Union européenne sont entrées dans une phase de doute, un puissant courant eurosceptique est en train d’émerger en Turquie. L’un des succès de librairie les plus significatifs de ces derniers mois : « La troisième guerre mondiale » (1), décrit dans un futur proche l’invasion de l’Europe par l’armée turque. [/box]
Avec la « Troisième guerre mondiale », (Üçüncü dünya Savasi), Burak Turna récidive le succès de son précédent roman de politique fiction : « Tempête de métal » (500 000 exemplaires vendus). Il ne s’agit plus cette fois pour l’auteur d’imaginer l’attaque de la Turquie par les États-Unis, mais de mettre en scène une vaste confrontation à l’échelle planétaire entre l’Orient et l’Occident. Dans le climat d’incertitude et de méfiance qui prévaut aujourd’hui dans les relations entre la Turquie et l’Union Européenne et, plus globalement, de l’Occident avec le monde musulman, le livre de Burak Turna apparaît comme un véritable miroir de l’image que les Turcs se font et de l’Europe, et d’eux-mêmes. C’est cette vision tendue, pleine de contradictions, oscillant entre désir et rejet, que cette œuvre de fiction, bien que confuse et manichéenne, permet d’appréhender.

L’Orient contre l’Occident

En 2010, une crise économique d’ampleur mondiale provoque l’effondrement des principales places financières de la planète, les unes après les autres. Profitant du chaos ainsi généré, une société secrète, « la fraternité des chevaliers de la mort » alliée au Vatican, déclenche une guerre à l’échelle planétaire. Le but final de la mystérieuse confrérie étant l’instauration d’ « un État mondial » (2) blanc et chrétien. Pour ce faire, cette société encourage la dialectique du choc des civilisations à travers le monde, en manipulant les mouvements identitaires et populistes en Europe, ainsi que des sectes comme la Falong en Chine. L’Allemagne, l’Autriche, la Hollande, la France sont en proie à une vague de pogroms contre les musulmans, et plus particulièrement contre les Turcs. Ce déchaînement de violence, touche aussi les ressortissants russes des pays baltes, ce qui force Moscou à intervenir. De même, la tension entre la Chine et les États-Unis pour le contrôle du Pacifique, débouche sur une opération aéronavale à Taiwan. L’Inde, alliée à la Chine, profite de la confusion générale pour anéantir la flotte américaine dans sa base de Diego Garcia et s’emparer des possessions françaises dans l’Océan Indien.
Décidés à mettre fin aux exactions contre leurs ressortissants, Ankara et Moscou alliées au tandem Pékin-New-Dehli unissent leurs efforts militaires. Une spectaculaire opération aéroportée est menée contre l’Allemagne. Les parachutistes turcs, largués par des Antonovs, hissent l’étendard écarlate frappé du croissant sur le Reichstag. Les Américains, trop occupés à faire face aux Chinois dans le Pacifique, abandonnent leurs alliés européens. Un nouvel ordre continental émerge des décombres de l’ancienne Europe dont la capitale est transférée à Istanbul.

Tout au long du récit l’auteur prend bien soin de ne pas isoler l’Islam des autres civilisations non-occidentales. Aussi, l’axe islamo-orthodoxo-hindou-confucéen créé pour la circonstance, valide davantage la thèse du choc entre l’Orient et l’Occident, qu’entre ce dernier et l’Islam. Comme Samuel Huntington avant lui, Burak Turna fait de la Russie un corps étranger à l’Europe en la plaçant dans le camp de l’Orient. En dépit de cette volonté de faire passer au second plan le facteur religieux et les divergences propres à chacune des civilisations de « l’axe oriental », l’auteur à quelque peine à expliquer la disparition des conflits entre musulmans et chrétiens dans le Caucase, l’apaisement subit des tensions dans le Cachemire et au Singkiang (Kirghizstan chinois). Finalement, le grand paradoxe de cet ouvrage réside dans cette volonté des Turcs à vouloir se faire accepter comme Européens en se comportant en conquérants, tout en rejetant l’identité occidentale.

L’Europe une terre de conquête ?

Ultime cap de l’Asie, point d’aboutissement des invasions, marche occidentale de l’Empire ottoman et extrémité nord-occidentale de l’avancée arabe, l’Europe demeure dans l’imaginaire turc un espace d’expansion. Dans une certaine mesure, le processus d’adhésion à l’UE est vécu comme une revanche sur l’Histoire, et la continuation des guerres ottomanes par d’autres moyens. Il est significatif qu’au lendemain de la validation de la candidature d’Ankara par le conseil des ministres des Vingt-Cinq, dans la capitale autrichienne, en décembre 2004, un grand quotidien turc ait titré « Vienne est tombée ! ». Au retour de son périple européen, Erdogan était accueilli triomphalement à Istanbul et surnommé : le « conquérant de l’Europe ».

Malgré son appartenance à un milieu laïc et occidentalisé, Burak Turna reste lui-même marqué par cette rhétorique belliciste. Dans son livre, sa représentation de l’ennemi européen emprunte beaucoup au registre religieux. Les soldats européens y sont décrits comme un ramassis de soudards dépravés et criminels, à l’instar des « croisés avant eux » (3). Le Vatican incarne le danger spirituel qui guette la Turquie et le monde non-occidental. La conspiration qui en émane, a pour but « d’effacer les cultures traditionnelles partout dans le monde et de créer une société d’esclaves » (4) . Nous serons les « propriétaires de la planète » (5), fait s’exclamer Burak Turna à un cardinal, porte-parole de Benoît XVI.

Ici, la figure de l’ennemi alimente l’imaginaire du complot. L’idée que l’action du Vatican puisse faire peser une menace sur l’existence de la Turquie prend sa racine dans le projet du pape Clément VIII (1592-1605) de reconquérir Istanbul et de convertir l’Empire ottoman. Plus récemment, les propos de Jean-Paul II dans son message pascal de 1995, ont été relevés avec suspicion. Le saint Père appelait les organisations armées, et spécialement les Kurdes, à s’asseoir autour de la table de négociations. Le Vatican conviait aussi Ankara à s’associer à cette initiative. Peu après, une campagne de presse relayée par le Catholic World Report aux États-Unis, s’en prenait violemment à la Turquie en l’accusant de « génocide » à l’égard des populations Kurdes. En 1998, la nomination par Jean-Paul II de deux cardinaux, dont l’identité n’a pas été dévoilée, a suscité des interrogations dans les milieux nationalistes turcs (6).

Si ces inquiétudes peuvent apparaître très exagérées, pour ne pas dire dénuées de fondement sérieux, elles n’en recoupent pas moins des « pensées réflexes » ancrées dans le psychisme turc.

En-dehors de Burak Turna, ces théories conspirationistes sont, ces derniers temps, largement reprises dans les médias. Le chroniqueur vedette de télévision, Eröl Mütercimler, s’est fait une spécialité de la dénonciation de ces forces occultes qui dirigent le monde. Pour Mütercimler, l’Europe ne voudra jamais de la Turquie car elle est intrinsèquement un club chrétien (hiristiyan kulübü). Les « architectes du nouvel ordre mondial » auraient selon lui, abouti à une forme de syncrétisme entre leur déisme maçonnique et les valeurs chrétiennes des pères fondateurs de l’Europe. Cette synthèse humanitaro-chrétienne exclurait de fait la Turquie musulmane. Pour appuyer ses propos, Mütercimler prend l’exemple du drapeau européen dont les 12 étoiles sur fond bleu représenteraient la robe de la Sainte Vierge… (7)

Ce regard turc sur l’Europe, si ambigu, si paradoxal, qu’offre le livre de Turna, est à l’image d’un pays prisonnier entre son enracinement oriental et sa marche vers l’Occident. Une Europe perçue à la fois comme une terre de conquête, comme un lieu d’affrontement, mais aussi comme la dispensatrice d’une manne précieuse, un club de riches, un Occident chrétien qui, même pour des musulmans, demeure un idéal de civilisation.

T. J.

[box class=”info”]Source : Realpolitik.tv[/box]


1) Burak Turna, Üçüncü dünya savasi, Timas Edition, Istanbul, 2005
2) Idem. p 271
3) Idem. p 348
4) Idem. p 130
5) Idem. p 271
6) Erol Mütercimler, Komplo teorileri, Alfa, Istanbul, 2006: “AB’hiristiyan kulübü’dür“ [L’Union Européenne est un club chrétien], p176-180
7) Idem. “Vatikan’in gizli ilisskileri“ [Les relations secrètes du Vatican], p 293-300

Turquie : Erdogan décapite l’armée

Turquie : Erdogan décapite l'armée

02/08/2011 – 12h00
ANKARA (NOVOpress) — Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a finalement réussi à mettre hors-jeu la direction kémaliste de l’armée. Il n’y a maintenant pratiquement plus d’obstacle à l’islamisation complète des quelques 75 millions de Turcs. Les Européens ont toutes les raisons de s’en inquiéter.

Une islamisation durable

Un vent nouveau souffle sur la Turquie depuis que Recep Erdogan et son parti d’obédience islamique, l’AKP, est arrivé au pouvoir. La liberté de la presse a été massivement restreinte. Les expressions indésirables ont été mises à l‘index : 138 mots ne peuvent plus être employés sous peine de poursuites. Des écoutes téléphoniques clandestines précèdent désormais l’arrestation d’opposants et de simples auteurs de critiques à l’encontre de la ligne politique suivie par le gouvernement. Des pratiques qui rappellent bien plus les despotismes orientaux que les démocraties européennes.

Jusqu’à vendredi dernier, l’armée restait profondément ancrée dans la tradition du fondateur de la Turquie moderne, Kemal Atatürk. Elle se considérait comme un facteur de stabilisation de la politique intérieure et comme un rempart contre toute atteinte à la laïcité. Et elle l’a fait savoir plusieurs fois : les généraux ont fomenté pas moins de quatre putschs contre le gouvernement depuis 1960. Mais c’est maintenant de l’histoire ancienne. Depuis sa prise de fonction, Erdogan n’a eu de cesse de poursuivre les kémalistes en justice, avec une grande sévérité et sans grand égard pour l’État de droit. 42 généraux se trouvent désormais en prison. Ils se voient reprocher d’être impliqués dans des complots visant à renverser le régime.

C’est à cause du sort de ces derniers qu’un contentieux est né entre Erdogan et le commandement de l’armée à propos de la promotion de militaires emprisonnés tant que ceux-ci ne sont pas condamnés. Le gouvernement exigeait que les personnes arrêtées soient mises à la retraite d’office et a fait preuve d’une sévérité accrue en obtenant du procureur général des mandats d’arrestation à l’encontre de 22 officiers de plus. Le litige s’est terminé vendredi par la démission du chef de l’état-major Isik Kosander et du commandant en chef des forces armées.

Erdogan, un nouveau sultan ?

Au cours des neuf dernières années, Erdogan n’a pas réussi à complètement effacer l’héritage d‘Atatürk. Mais il l’a fait fortement reculer. L’orientation laïque en direction de l’Occident a fait place à une orientalisation croissante de la société. Non seulement d’un point de vue culturel, mais encore d’un point de vue politique. C’est ainsi que la Turquie a pris part à la « flotte humanitaire » destinée à la bande de Gaza, dirigée contre l’État d‘Israël. Une action qui menaçait de répandre un incendie dans cette région traversée de tensions et de nombreuses inimitiés. Une adhésion du pays à l’UE doit, dans ce contexte, apparaître de plus en plus irréaliste à la commission et aux gouvernements des pays membres. Les plans hégémoniques d’Erdogan laissent supposer que son pays et lui-même se voient plutôt dans la tradition de l’empire ottoman disparu. La décapitation de l’armée ne fait qu’étayer cette hypothèse.

Italie : le gouvernement capitule devant les immigrés à Bari, l’émeute s’étend à la Calabre

Les émeutiers de Bari sont « des professionnels de la guérilla »

01/08/2011 – 23h30
BARI (NOVOpress) — Les immigrés clandestins qui ont paralysé et ravagé ce matin la ville de Bari, dans les Pouilles, ont finalement accepté de rentrer dans leur Centre d’accueil en début d’après-midi, à la suite d’une « médiation » avec la préfecture, conduite par l’assesseur régional aux politiques de l’immigration, Nicola Fratoianni, l’adjoint à l’accueil de la ville de Bari, Fabio Losito, et le curé « ami des migrants », comme on l’appelle, Angelo Cassano, de la paroisse de San Sabino.

Les immigrés ont accepté « d’interrompre les hostilités » (c’est le terme employé !) contre promesse qu’une réunion se tiendrait mercredi à la préfecture de Bari, sous la présidence du sous-secrétaire d’Etat à l’Intérieur, Alfredo Mantovano, avec le Préfet Angela Pria, chef du Département des libertés civiles et de l’immigration au Ministère de l’Intérieur, et le président de la Commission pour le droit d’asile de Bari, réunion au cours de laquelle on chercherait une solution à leurs problèmes. Les clandestins ont exigé et obtenu un engagement écrit. Ils ont fait savoir que, s’ils n’obtenaient pas satisfaction mercredi, ils reprendraient leurs actions violentes. Le dernier bilan de la journée est de 90 blessés parmi les policiers, les pompiers, des automobilistes qui passaient et ont été attaqués à coups de pierres, et les passagers d’un autobus que les immigrés ont pris d’assaut (la police est heureusement parvenue à empêcher les immigrés d’y mettre le feu).

"Le Monde" comme "L'Huma" évoquent pudiquement des "accrochages". Les émeutiers parlent quant à eux de "cessation des hostilités". Dans tous les cas, le vocabulaire militaire est employé dans ce qui ressemble de plus en plus à un conflit armé.
"Le Monde" comme "L'Huma" évoquent pudiquement des "accrochages". Les émeutiers parlent quant à eux de "cessation des hostilités". Dans tous les cas, le vocabulaire militaire est employé dans ce qui ressemble de plus en plus à un conflit armé.

Provisoirement calmée dans les Pouilles, la guérilla immigrée s’est immédiatement déplacée dans la province de Crotone, en Calabre. Cet après-midi, une trentaine de clandestins du centre d’accueil de Sant’Anna à Isola Capo Rizzuto ont bloqué la route nationale 106 puis attaqué les carabiniers et la police. On compte cinq policiers blessés, dont l’un dans un état grave.

Selon le préfet de Crotone, Giuseppe Gammino, « il s’agit seulement d’une imitation de la protestation faite à Bari ». L’émeute a été lancée par des immigrés de nationalité somalienne, pressés d’obtenir le statut de réfugiés politiques, et qui ont eu des échanges téléphoniques, au moyen de leurs téléphones portables (car ces pauvres gens sont équipés de téléphones portables), avec les immigrés de Bari. Lesquels immigrés de Bari leur ont dit que, dans l’Italie et l’Europe d’aujourd’hui, bloquer routes et voies ferrées, caillasser les habitants de souche et envoyer les policiers à l’hôpital était la méthode la plus rapide pour obtenir le statut de réfugié politique.

[box class=”info”]Sources : www.lagazzettadelmezzogiorno.itwww.repubblica.itcorrieredelmezzogiorno.corriere.itwww3.lastampa.it[/box]

[box class=”warning”]Crédits photos : corriere.it[/box]

L’augmentation de la population européenne est due à plus de 60% à l’immigration !

L'augmentation de la population européenne est due à plus de 60% à l'immigration ! crédit photo : Ross Becker

01/08/2011 – 20h30
LUXEMBOURG (NOVOpress) –
Les statistiques officielles de l’office statistique de l’Union Européenne, Eurostat, publiées la semaine dernière, montrent l’ampleur de la substitution de population que connaît l’Europe. Selon Eurostat, “en 2010, les mouvements migratoires ont expliqué plus de 60% de l’augmentation de la population” dans les 27 pays de l’Union Européenne ! En clair, l’augmentation de 1,4 million de personnes dans l’UE27 résulte “d’un accroissement naturel de la population de 0,5 million (+1,0‰) et d’un solde migratoire de 0,9 million (+1,7‰).”

Des chiffres ahurissants mais sûrement sous-estimés, car selon les statisticiens de l’Union Européenne, le solde migratoire de la France serait seulement de 75 000 nouveaux immigrés pour l’année 2010 ! Et en outre dans la substitution de population ces chiffres ne tiennent pas compte de la natalité plus forte des nombreux immigrés déjà sur place.

[box]Crédit photo : Ross Becker – vendeurs ambulants dans les rues d’Athènes. Cliché pris le 19/04/2007[/box]

Qui est derrière les agences de notation ?

Qui est derrière les agences de notation ? — crédit photo : Ben Garrett

29/07/2011 – 11h30
NEW YORK (NOVOpress) — Les agences de notation et leur rôle dans l’économie mondiale sont sur toutes les bouches. Certains considèrent que leurs évaluations sont objectives, tandis que d’autres y voient presque des organisations criminelles. Le président de la Banque nationale allemande Claus Raidl demande de recourir à la police pour briser leur influence, jugée démesurée.

Toujours AAA pour les États-Unis alors qu’ils sont presque insolvables

Standard & Poor’s, Moody’s, Fitch. Ces trois noms résonnent sur toutes les bouches après les spectaculaires et profondes décotes de la solvabilité de plusieurs États européens. Ces trois agences de notation américaines représentent à elles seules 95% du marché. Leur jugement exerce sur les marchés financiers un poids capable d’ébranler l’ensemble de la zone euro, soit une zone économique de 320 millions d’habitants. Mais s’agit-il en fait d’un levier des intérêts américains et de Wall Street ? On peut le soupçonner, d’autant que les États-Unis, alors qu’il sont en passe de devenir insolvables, jouissent d’un niveau de solvabilité extrêmement élevé. Des politiciens européens ont fait de cette troïka d’outre-Atlantique leur ennemi déclaré. Mais la vérité se trouve probablement, comme souvent, au milieu.

La Grèce a longtemps réussi à cacher l’ampleur réelle de ses problèmes financiers. Il y a environ un an, la lumière a été faite sur la gestion catastrophique de ses finances publiques. Les problèmes du pays ont attiré l’attention des Fitch et consorts, qui ont rapidement réagi en décotant la solvabilité des emprunts d’État. Depuis, l’euro n’est plus en repos. Une « vache sacrée » a même été sacrifiée récemment – l’Italie. Des politiciens de Bruxelles et nationaux ont reconnu le risque de se retrouver dans une situation délicate. Enfin, un coupable a été trouvé : ce n’est pas la pratique de distribuer à la population des cadeaux électoraux qu’il n’y avait pas lieu de financer, mais des analystes de la lointaine Amérique qui étaient responsables des misères de l’union monétaire européenne.

Ceux qui sont derrière

Warren Buffett - crédit photo : Ronald Lee Wattonville-Ames
Warren Buffett - crédit photo : Ronald Lee Wattonville-Ames

Un coup d’œil sur la structure des agences permet de douter de leur objectivité. Par exemple, le légendaire gourou de la bourse Warren Buffet détient, comme l’indique NEWS dans son numéro 28 de cette année, au travers de Berkshire-Hathaway, 12,5% des parts de Moody’s. Buffet a aussi une participation dans la banque d’investissement Goldman Sachs, dont la notoriété est égale à sa mauvaise réputation. Une constellation autonome, en somme.

Le problème est que les agences de notation sont payées par les banques pour évaluer leurs produits. Si l’analyste et le donneur d’ordre ont tous les deux le même propriétaire, cette relation est un terrain éminemment propice à une dangereuse absence de transparence et aux coteries. Qui mordrait la main qui le nourrit ? Standard & Poor’s appartient à la maison d’édition médias McGraw-Hill dont le principal actionnaire est la société d’investissement Capital World, laquelle détient aussi une participation dans Moody’s. Le Français Marc Ladreit de Lacharriere contrôle Fitch Ratings via sa maison-mère Fimalac. Il a présidé pendant des années la section française du groupe Bilderberg. Le comité de direction de Fimalac a des relations et des intersections étroites avec des groupes de sociétés agissant dans le monde entier comme Coca Cola et diverses grandes banques.

La solvabilité de la classe politique

Nos élus, dans leurs critiques à l’encontre des Moody’s et autres, n’ont sûrement pas tort, ou du moins pas totalement. Les interdépendances avec les grands acteurs du monde de la finance et de l’industrie s’opposent à leur objectivité. Dieu seul sait pourquoi les USA ont-il toujours le statut triple A… ou les propriétaires des agences. Mais l’accroissement régulier de l’endettement et la corruption des milieux gouvernementaux aboutiront tôt ou tard à un retour de bâton. Les gouvernements d’Europe ont traité à la légère l’attribution des critères de stabilité. Ce comportement négligent, fruit de spéculations à court terme, se traduit maintenant en un déclassement des évaluations. Faire des agences de cotation l’unique responsable des affres de la zone euro serait omettre la responsabilité de la classe politique, et surévaluer, peut-être, sa propre solvabilité.

Suisse : initiative populaire de l’UDC contre “l’immigration de masse”

Suisse : initiative populaire de l'UDC contre l'immigration de masse

25/07/2011 19h30
BERNE (Novopress) – L’UDC vient de lancer une initiative populaire “contre l’immigration de masse”. Le but est de redonner à la Suisse les moyens de gérer de manière autonome l’immigration.

Actuellement, l’afflux d’étrangers venant s’installer dans le pays échappe en effet au contrôle de la Confédération helvétique. Le flot de migrants se dirigeant vers la Suisse a des conséquences importantes pour l’économie nationale et la société. Les principales causes de ce phénomène sont l’immigration en provenance de l’Union européenne, les frontières ouvertes et le refus constant de régler les problèmes de l’asile.

Le but de l’UDC est de créer les bases légales nécessaires au règlement de ce problème en établissant des quotas pour le séjour des étrangers, y compris pour l’asile.

Les délégués UDC ayant pris en mai 2011 la décision de principe de lancer cette initiative populaire pour limiter l’immigration, la récolte des signatures commencera en août.

Il s’agit également d’inscrire dans la Constitution fédérale le principe d’immigration choisie en fonction des impératifs économiques et de la garantie d’un travail pour les Suisses. Elle retient quelques critères déterminants pour l’octroi d’un permis de séjour : l’immigrant doit faire état d’une offre d’emploi d’un employeur suisse et seules sont admises à immigrer les personnes qui peuvent et veulent réellement s’intégrer.

Enfin, le projet d’article constitutionnel veille à ce que les droits à un séjour durable, au regroupement familial et aux prestations sociales puissent être raisonnablement limités.

 

Entretien exclusif avec Dominique Venner [audio]

Deux mois avant la sortie de son nouvel ouvrage “Le choc de l’histoire”, Dominique Venner (ci-dessus) a accepté de nous parler de lui, de son travail, de sa revue et de ses ouvrages.

En exclusivité, il aborde également les grands thèmes abordés dans son ouvrage à sortir le 15 septembre aux éditions Via Romana.

Il reviendra plus longuement sur cet ouvrage dans un entretien en septembre. Un éveilleur de peuple s’adresse à la jeunesse européenne. A écouter d’urgence !

Propos recueillis par Yann Vallerie

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Le port du niqab est désormais interdit en Belgique

Le port du niqab est désormais interdit en Belgique

24/07/11 – 08h00
BRUXELLES (NOVOpress) – Malgré l’absence d’un vrai gouvernement, la Belgique interdit, depuis hier samedi 23 juillet, le port du niqab. Ainsi, les femmes qui porteront le voile recouvrant totalement leur visage dans des lieux publics seront condamnées à une amende de 137,50 euros et à une peine d’emprisonnement de sept jours.

Après la France et la Belgique, l’Autriche, le Danemark et les Pays-Bas pourraient prendre une mesure similaire.

La commission aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a exprimé son inquiétude quant à cette loi. Sachant que pour appuyer son “inquiétude”, cette commission s’est basée sur des travaux des Fondations pour une société ouverte du très mondialiste Georges Soros.

Université de rentrée du Bloc Identitaire : “Europe, le combat identitaire”

Université de rentrée du Boc Identitaire : “Europe, le combat identitaire”

Du 9 au 11 septembre, le Bloc Identiatire, organise son Université de rentrée, en Provence. Thème de l’édition 2011 : “Europe, le combat identitaire”.

Au programme : des intervenants extérieurs (Jean-Yves Le Gallou, Isabelle Laraque, des invités surprise…), des orateurs du mouvement identitaire (Philippe Perchirin, Vincent Lecaillon, Jean Lucat, Jacques Cordonnier, Fabrice Robert, Philippe Vardon, Arnaud Gouillon, Philippe Milliau…), une soirée “européenne”, une Foire aux questions en forme de table ronde, des ateliers pratiques…

Programme Université de rentrée du Boc Identitaire : “Europe, le combat identitaire”

Turquie / UE : gel des relations pendant la présidence chypriote de l’UE

La "ligne verte" de démarcation au nord de Nicosie - crédit photo : Matthias Kabel

20/07/11 – 11h35
PARIS (NOVOpress)
– La position du gouvernement turc sur la question chypriote est sans appel : le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan envisage de geler les relations de son pays avec l’Union européenne, quand Chypre assumera la présidence de l’Union Européenne au second semestre 2012. « Pendant six mois, il n’y aura pas de relations entre la Turquie et l’UE », a déclaré hier R. T. Erdogan.

Les relations entre la Turquie et l’Île de Chypre, coupée au Nord avec une “République turque de Chypre du Nord” uniquement reconnue par la Turquie, se posent donc clairement comme un obstacle à la poursuite du rapprochement entre la Turquie et l’UE.

La recherche d’un « accord global »

Selon le droit international, si Chypre est membre de l’Union européenne depuis 2004, les règles de l’Union ne s’appliquent pas actuellement à la partie nord de l’île, occupée par la Turquie. Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a donc exigé qu’un « accord global » sur les modalités d’une réunification de l’île soit trouvé d’ici la fin de l’année. L’objectif est que Chypre puisse assumer la présidence de six mois de l’Union européenne comme un État unifié en juillet 2012.

Si les résolutions de l’ONU exigent la réunification de l’île comme un État fédéral « bi-zonal et bi-communautaire », le responsable de la partie turque exige quant à lui une « confédération de deux États » plus souple.

Les identités discrètes : “Atlas des nations sans État en Europe”

Les identités discrètes : "Atlas des nations sans État en Europe"

Les identités ne se commandent pas et elles ne s’acquièrent pas par décret. On est d’où l’on naît ou d’où l’on vient si on a le malheur de naître loin des siens. Le plus souvent, l’identité est évidente. On naît allemand ou russe et cette identité est visible, palpable et indiscutable.

La chose est moins évidente dans les Etats-nations composites, fruit des ambitions expansionnistes de grandes familles régnantes, passées à la moulinette du nationalisme issu de la Révolution française.

Ces étiquettes héritées du XIXème siècle sont trop étroites et trop vagues pour accueillir les vieilles nations que l’on crut un moment disparues.

Qui aujourd’hui se dit Belge ? Plus grand monde. Les populations des Pays-Bas méridionaux s’enrochent dans leur identité flamande ou wallone. En Espagne, les Catalans, le Basques ou encore les Galiciens revendiquent un destin national propre.

Dans toute l’Europe, peu ou prou, on retrouve ces nations sans État qui sont une composante essentielle de nos identités européennes.

Pour mieux connaître ces peuples minoritaires qui ne veulent plus disparaître, les éditions Yoran Embanner ont publié un très utile Atlas des nations sans État en Europe, de Mikael Bodlore-Penlaez qui fait un inventaire détaillé des minorités nationales sur notre continent.

Illustré de plus soixante cartes inédites, cet atlas, novateur et intelligent, dresse le portrait de plus de trente nations sans État. Chacune d’elles est décrite avec précision : fiche d’identité, cartes, zoom historique et géographique, situation politique, vitalité des langues pratiquées.

Autant de clefs pour comprendre l’un des enjeux géopolitiques majeurs de l’Europe du XXIème siècle et une des bases du renouveau identitaire de nos pays.

[box class=”warning”]Atlas des nations sans État en Europe, peuples minoritaires en quête de reconnaissance, Mikael Bodlore-Penlaez, 160 pages grand format en couleurs, 25 euros. Disponible chez votre libraire ou en ligne : yoran-embanner.com[/box]