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“Russie : alliance vitale” de Jean Bernard Pinatel

Nous reproduisons la chronique du dernier livre de Jean Bernard Pinatel “Russie : une alliance vitale” issue de l’alliance France Europe Russie

“Ancien général, aujourd’hui chef d’entreprise et passionné des questions géopolitiques, Jean-Bernard PINATEL a sorti récemment un ouvrage au titre qui n’a pu qu’attirer notre attention : « Russie, Alliance vitale ».

Malgré le titre, le fil conducteur de l’ouvrage n’est pas la Russie, la France ou l’Union européenne. Cette « alliance vitale » constitue en réalité la conclusion, l’aboutissement du raisonnement de l’auteur.

C’est là l’extrême originalité de son ouvrage. Analysant les menaces externes qui entourent l’Eurasie (le messianisme américain et la croissance exponentielle de l’influence chinoise principalement), l’auteur conclut que la survie de l’Europe et de la Russie dépendra de cette alliance qu’il qualifie de « vitale ».

Il avait déjà affirmé dès 1976, en pleine guerre froide, que les guerres futures prendraient plus la forme d’une « guerre civile » Nord-Sud que celles d’un affrontement entre deux puissances menaçant d’interventions nucléaires. Affinant aujourd’hui son regard sur la géopolitique actuelle, il prévoit une domination du système international par deux grands acteurs dans les prochaines années, les États- Unis et la Chine, qui interagiront dans une relation qu’il appelle : “adversaires- partenaires” :
– adversaires quand il s’agit d’enjeux ou d’intérêts vitaux à protéger et,
– partenaires pour conquérir de nouveaux espaces et marchés et, surtout, pour empêcher de nouveaux acteurs d’acquérir une autonomie qui pourrait remettre en cause leur sphère d’influence et le partage du monde qu’ils préconisent, implicitement ou explicitement.

Afin d’éviter que nous (Français, Européens et Russes) ne soyons marginalisés sur la scène mondiale face à l’impérialisme chinois et l’appétit du complexe « militaro-industriel » américain, l’auteur a voulu nous éclairer sur les intérêts permanents de l’Europe et de la Russie dans la gestion des menaces et des crises qui se développent à leurs frontières.

Il soutient que l’insécurité qui règne à nos frontières sert directement les intérêts du complexe militaro-industriel américain au point de faire penser que les crises qui s’y enracinent ne sont pas le résultat d’erreurs stratégiques des dirigeants américains, mais proviennent d’options mûrement pesées par des conseillers qui en sont issus. Tout se passe, selon l’auteur, comme si la politique américaine visait à maintenir une insécurité permanente dans la région du Moyen-Orient et de la Caspienne.

Elle viserait à freiner le développement économique de nos proches voisins tout en s’appropriant leurs ressources. L’effet de cette politique est de pénaliser, en privant leurs produits de débouché, la croissance de l’Europe et de la Russie. A terme, cela aurait pour conséquence d’empêcher la création d’une alliance stratégique de Dunkerque à l’Oural, troisième acteur potentiel du système international capable de s’opposer à leurs ambitions.”

Auteur: Louis Poinsinet de Sivry

Vladimir Poutine- Crédit Presidential Press and Information Office, CC - partie

Vladimir Poutine et l’Europe

30/12/2011 – 08h00
PARIS (NOVOpress) –
Le premier ministre russe, Vladimir Poutine,  a qualifié de “projet paneuropéen” la construction du gazoduc South Stream devant acheminer le gaz russe vers l’Europe par le fond de la mer Noire. Il a par ailleurs remercié selon le journal Ria Novosti, lors d’une rencontre avec le ministre turc de l’Energie et des Ressources naturelles, Taner Yildiz, les autorités turques pour avoir donné leur accord à la construction d’une partie du gazoduc South Stream dans sa zone économique exclusive. Le projet South Stream associe le russe Gazprom, l’italien Eni, le français EDF et l’allemand BASF.

Un projet qui a vu le jour grâce à l’action, et ce au grand dam des Etats-Unis, de l’ancien premier ministre italien, Silvio Berlusconi. Dans un rapport “Eurasian Energy Security“, rédigé par Jeffrey Mankoff, spécialiste de la question auprès du think-tank mondialiste “Council of Foreign Relations“, Silvio Berlusconi était considéré comme un allié peu sûr des Etats-Unis et un acteur majeur du rapprochement entre l’Union Européenne et la Russie.

La Cour européenne de justice contre les peuples européens

29/12/2011 – 22h30
PARIS (NOVOpress) –
La Cour européenne de justice vient une nouvelle fois de poignarder dans le dos les peuples européens en ordonnant que les demandeurs d’asile ne soient pas transférés vers un Etat de l’Union Européenne où “il risque d’être soumis à des traitements inhumains ou dégradants”. Se référant à la Charte européenne des droits fondamentaux et à l’inverse du règlement Dublin II obligeant les demandeurs d’asile à déposer leur dossier dans le premier pays européen qu’ils traversent, la Cour européenne de justice a donné raison à six réfugiés venant d’Afghanistan, d’Iran et d’Algérie qui étaient entrés dans l’UE en passant par la Grèce, pour ensuite déposer une demande d’asile au Royaume-Uni et en Irlande.

En 2010, 90% des immigrés illégaux sont entrés dans l’UE en passant par la Grèce et la Cour a estimé que “les autorités grecques ne sont pas en mesure de gérer ce flux de réfugiés”. Dorénavant, c’est  l’Etat où le réfugié se trouve au moment de son interpellation qui devra examiner sa demande.Les autorités grecques risquent de prendre cette décision comme une autorisation implicite pour ne plus retenir les centaines de milliers de clandestins présents sur son sol et laisser passer les vagues migratoires qui se pressent à ses frontières….

5 députés du PVV de Geert Wilders quittent le parlement européen

Le PVV de Geerts Wilders souhaite expulser la Bulgarie et la Roumanie de l’UE

24/12/2011- 14h00
MAASTRICHT (Novopress via Lionel Balland) – Lors de l’assemblée plénière de la Chambre des Représentants, le Député du PVV Ino van den Besselaar est intervenu à propos du point de vue du gouvernement CDA-VVD (Parti démocrate-chrétien – Parti libéral de droite) sur la circulation des travailleurs.

Il a dit que la Roumanie et la Bulgarie sont devenues en 2007 membres de l’Union européenne alors qu’elles ne remplissaient pas complètement les critères d’adhésion. Selon lui, cela n’aurait jamais dû être. Et s’il n’en tenait qu’au PVV, la Roumanie et la Bulgarie seraient expulsées immédiatement, mais il n’y a pas de majorité en ce sens au sein du Parlement néerlandais et il se demande quant il y en aura une. Il a ajouté que la Roumanie et la Bulgarie n’ont pas résolu les problèmes de criminalité organisée et de corruption qui les touchent.

5 députés du PVV de Geert Wilders quittent le parlement européen

5 députés du PVV de Geert Wilders quittent le parlement européen

20/12/2011- 14h00
BRUXELLES (Novopress via Lionel Balland) – Le 14 décembre 2011, au parlement européen, cinq députés européens du PVV (Pays-Bas) de Geert Wilders ont refusé de participer à la minute de silence pour les personnes victimes lors des soulèvements dans le monde arabe. Auparavant, les députés du PVV avaient refusé d’applaudir les représentants du « Printemps arabe » qui ont reçu le Prix Sakharov. Le chef de groupe des élus du PVV au sein du Parlement européen, Barry Madlener, a déclaré au Volkskrant que la liberté est la grande perdante du « Printemps arabe ».

"Vers un post-Nationalisme ? Entretiens sur la question européenne." - Une publication

“Vers un post-Nationalisme ? Entretiens sur la question européenne.”

16/12/2011 – 16h20
PARIS (NOVOpress) –
Chaque petit coup porté au plat conformisme de l’édition française, si modeste soit-il, mérite d’être signalé. C’est pourquoi Novopress porte à la connaissance de ses lecteurs la publication d’un nouvel opuscule de réflexion et de débats : « Orientations Identitaires ».

Face à « l’aboulie suicidaire des peuples d’Europe et leur progressif remplacement par les populations déracinées du tiers-monde, aux menaces écologiques, à la folie matérialiste et spéculative du capitalisme financier» cette publication se propose de « penser ces paradigmes radicalement nouveaux » et consacre son dossier central « à un thème à la fois intemporel et d’une brûlante actualité : L’Europe».

Plus d’informations sur le blog :
http://orientationsidentitaires.over-blog.com

« Orientations Identitaires », 52 pages, 5 euros (ou 6,5 euros port compris).

"Vers un post-Nationalisme ? Entretiens sur la question européenne." - Une publication

Les banques centrales européennes se préparent à l’après euro

Les banques centrales européennes se préparent à l’après euro

15/12/2011 – 17h45
FRANCFORT (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
Dans un récent éditorial, le Wall Street Journal a indiqué que plusieurs banques centrales se préparaient à une éventuelle explosion de la zone euro. La banque centrale d’Irlande par exemple se préparerait au retour de la livre irlandaise. Cette information a été cependant rapidement démentie. Mais ce n’est pas la première fois que l’on entend ce son de cloche : un journaliste de Russia Today avait déjà déclaré le 9 octobre que la Bundesbank commençait à réimprimer des Deutsch mark.

La banque d’affaires JP Morgan aurait également écrit dans une de ses notes de jeudi dernier que le risque d’explosion de la zone euro serait de 20 %. L’avenir de l’euro reste donc encore extrêmement flou, pour ne pas dire incertain.

Crédit photo : User:Mattes/Wikipédia sous licence CC

« Les racines de notre Europe sont-elles chrétiennes et musulmanes ? » de Guy Rachet

« Les racines de notre Europe sont-elles chrétiennes et musulmanes ? » de Guy Rachet

[box class=”info”]Les papes Jean Paul II et Benoît XVI ayant donné l’exemple, le premier en sollicitant humblement le pardon des mahométans pour les atrocités commises pendant les Croisades, le second en priant tourné vers La Mecque dans l’ancienne basilique Sainte-Sophie d’Istanbul transformée en mosquée puis en musée, les chrétiens seraient-ils tétanisés devant l’islam, comme ils le sont devant le judaïsme depuis la Shoah ? [/box]

Al-Andalous, paradis ou enfer ?

On se souvient de la phrase définitive du président Jacques Chirac refusant en mai 2003 toute référence au christianisme dans la constitution européenne au prétexte que « les racines de la France sont tout autant musulmanes que chrétiennes », en raison de l’inestimable apport culturel prétendument dû aux docteurs et philosophes de l’islam. L’antienne est reprise les 17 et 18 juin 2011 à la Sorbonne à l’occasion d’un très officiel colloque sur « L’Europe et l’Islam, d’Al Andalous aux négociations d’adhésion de la Turquie ». Et comme rien ne doit être négligé pour imposer ce nouveau credo à nos peuples, le magazine Histoire le si mal nommé avait consacré un mois plus tôt un dossier extatique à Al-Andalous, ce « paradis perdu », émergeant d’un océan de barbarie, où toutes les religions et toutes les communautés auraient vécu en paix dans le meilleur des mondes évolués, irradiant ses lumières de l’Irlande à la Chine. Dommage pour le mensuel : au même moment sortait un livre de Guy Rachet, Les racines de notre Europe sont-elles chrétiennes et musulmanes ?, dénonçant entre autres cette sornette devenue vérité d’évidence à force de rabâchage. Or, de même que Sylvain Gouguenheim, auteur d’un autre ouvrage radicalement démythifiant, Aristote au Mont Saint-Michel (éd. du Seuil 2008), l’historien Guy Rachet, auquel on doit de multiples études et romans sur la Grèce et l’Egypte notamment, n’a rien d’un indéfectible paladin du Vatican. Bien au contraire : tout comme son ami l’écrivain Pierre Gripari en guerre contre « Le Méchant Dieu » de la Bible, l’historien revendique bien haut son agnosticisme et son hostilité à tous les monothéismes venus d’Orient, « stérilisateurs », selon lui, des grandes époques, des grandes civilisations et de la haute pensée qui les ont précédés.

Mais tous n’ont pas à ses yeux la même capacité de nuisance. Ainsi écrit-il :

« Si l’on me demande : Le christianisme a-t-il exercé une influence capitale sur le développement de ce qu’on put appeler la civilisation européenne ? Je répondrai oui, à l’évidence [avec] le déploiement prodigieux d’une vaste architecture laquelle, sur les données romaines et plus encore gréco-byzantines, nous a donné ces merveilles de l’art que sont les cathédrales romanes, gothiques et baroques (…). Par ailleurs, la mythologie issue de la légende chrétienne et la théologie sont à l’origine de toute une peinture et une sculpture dites sacrées qui apparaissent comme des manifestations uniques et sublimes d’un art religieux. »

« Si l’on me demande : Les racines de l’Europe sont-elles d’une certaine manière musulmanes ? Je répondrai : en aucune manière. Et je préciserai que l’islam en tant que religion se trouve à l’opposé de la mentalité européenne telle qu’elle s’est forgée pendant des millénaires au cours desquels se sont accumulées des nappes de populations et de cultures diverses qui ont constitué l’Europe dans sa diversité et dans son unité. »

Cette conclusion couronne une étude aussi érudite que parfaitement étayée (impressionnante bibliographie), qui commence par le survol des « substrats ethniques de l’Europe », où romanité et germanité parfois s’opposèrent et souvent composèrent pour s’harmoniser (en matière de droit notamment, comme l’a souvent souligné l’avocat Eric Delcroix), et où les constantes références n’excluent jamais un ton polémique assez réjouissant : par exemple, quand l’auteur étrille les intellectuels et chercheurs triturant désespérément les textes pour légitimer leur zèle islamomaniaque, ou quand il évoque le Kossovo, foyer national serbe follement abandonné par les Occidentaux aux mafias islamistes pressées – comme, du reste, les envahisseurs turcs avant elles – de détruire les plus purs chefs-d’œuvre de l’art orthodoxe… parfois d’ailleurs, ajouterons-nous, sublimés par un apport catholique, comme l’admirable monastère de Detchani, qui inclut la plus vaste cathédrale médiévale des Balkans et dont, au XIVe siècle, le roi serbe Stefan Ourosh avait confié la construction à des franciscains italiens, bel exemple d’unité européenne.

Byzance, la grande oubliée

« Les racines de notre Europe sont-elles chrétiennes et musulmanes ? » de Guy RachetOn retiendra, parce que les faits sont mal connus sous nos climats, le chapitre sur le rôle déterminant – sans commune mesure avec celui que l’on prête indûment aux musulmans ! – joué par l’empire byzantin dans la transmission de l’héritage grec classique. Loin de l’obscurantisme des Iconoclastes, les basiléus et les lettrés de Constantinople s’attachèrent à la préservation du patrimoine pictural antique (voir les admirables mosaïques de l’ancienne église Saint-Sauveur stin Chôra, aujourd’hui simple musée) comme des écrits des philosophes, des poètes et des dramaturges qui avaient fait de l’Hellas le phare intellectuel du monde alors connu. Car ce n’est pas à quelque ouléma du Caire ou de Grenade qu’on doit la redécouverte d’Homère, d’Hésiode, de Diogène Laërce ou même du sceptique Pyrrhon mais à « Byzance, la grande oubliée » qui, avant que ne s’abatte sur elle, en 1453 – jour de deuil pour notre continent – la nuit ottomane, transmit ces richesses à Rome, avec le « souffle vivifiant de la Grèce antique ».

Car le mécréant qu’est Guy Rachet ne mésestime pas l’action de la Papauté, ou du moins de certains pontifes, passionnés par l’Antiquité – même venue la Contre-Réforme – dans la prise de conscience de l’héritage ainsi transmis. Notre historien cite les édits pris par Eugène IV, Nicolas V (qui possédait une bibliothèque de « huit cents volumes, dans lesquels on trouvait des auteurs grecs en grand nombre »), Alexandre VI, etc., pour faire relever les ruines de Rome et restaurer les monuments anciens, tels le Capitole ou « le château Saint-Ange, qui est le mausolée de l’empereur Hadrien », créant ainsi une science toute nouvelle et dont l’Europe garda l’exclusivité des siècles durant : l’archéologie. Bien sûr, les sculpteurs de nos cathédrales n’avaient pas attendu la Renaissance pour représenter la nudité, comme en témoigne l’étonnant « Adam » conçu pour Notre-Dame en 1260, aujourd’hui exposé au Musée de Cluny, certes éloigné de l’ «Hermès» d’Olympie mais qu’un critique a pu définir en 2006 comme un « trait d’union, chaînon manquant entre Praxitèle et Donatello ou Michel-Ange ». Mais, en encourageant les artistes à s’inspirer, même dans les monuments religieux, de la statuaire antique, la papauté donna à tous les arts un prodigieux essor. Les mieux disposés envers l’Islam ne sauraient créditer celui-ci d’un rôle quelconque dans cet essor puisqu’il interdit toute représentation des êtres vivants !

Ainsi, n’en déplaise au prédécesseur de Nicolas Sarkozy, les racines de notre Europe sont-elles essentiellement grecques et latines (sans oublier les apports slaves, celtes et germano-scandinaves, avec les sagas), le « génie du christianisme » ayant été au fil des millénaires d’assimiler le passé européen et de s’en enrichir. Elles ne sont en aucune façon musulmanes.

En réaction contre le propos de Jacques Chirac, Guy Rachet avait écrit son livre magistral en 2004, pour Jean-Paul Bertrand, patron des éditions du Rocher. Cette maison d’éditions ayant été rachetée, la commande fut annulée mais Les Racines de notre Europe firent l’objet d’une conférence prononcée en 2005 devant les membres du Cercle Ernest Renan (www.cercleernestrenan.org, contact : infos@cercleernestrenan.org) dont l’historien est aujourd’hui le président. Le livre paraît enfin, hélas trois ans après celui de Sylvain Gouguenheim, étude excellente mais plus ciblée et moins exhaustive que celle de Guy Rachet. Dommage. Mais ceux qui s’intéressent à la question seront comblés. Voilà tout un arsenal d’arguments décisifs pour les Européens en général et nos compatriotes en particulier qui refusent l’envahissement de notre continent par l’islam et l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.

Camille Galic

– Guy Rachet, Les racines de notre Europe sont-elles chrétiennes et musulmanes ? Ed. Jean Picollec, 2011, 565 pages.

[box class=”info”] Source : Correspondance Polémia, Réfléchir & Agir n° 39 (automne 2011). [/box]

Réalités identitaires du modèle économique allemand

Réalités identitaires du modèle économique allemand

L’Allemagne est à nouveau au centre des débats. Pour être critiquée ou prise en exemple. Mais le « modèle allemand » n’est pas seulement économique ; il est aussi culturel. La puissance économique allemande repose sur l’effort et la valeur du travail mais aussi sur un véritable patriotisme économique : pour les entreprises la préférence allemande est de l’ordre de l’évidence. Et l’Allemagne, malgré la culpabilisation et la mondialisation, demeure un pays enracinée où les traditions (fêtes populaires, costumes traditionnels, carnavals) restent vécues en profondeur. Voici un résumé de la dernière Polémia où est intervenu un bon connaisseur français de l’Allemagne.

L’exposant, ingénieur et directeur d’usine, a une très bonne connaissance professionnelle et personnelle de l’Allemagne. Il habite en Rhénanie mais a connu d’autres Länder (dont la Basse-Saxe). Son épouse est allemande et ses enfants sont scolarisés en Allemagne. Il partage actuellement sa vie professionnelle entre plusieurs pays, dont la France et l’Allemagne.

L’exposant apporte son témoignage et son analyse de la situation allemande, en avertissant que sa vision est sans doute empreinte de subjectivité, voire de partialité.

Exposé

Pour les Français, l’Allemagne est une terre inconnue. C’est particulièrement le cas pour la presse, qui en véhicule une analyse très prismatique. Par exemple, Le Monde titrait récemment sur « 600 000 retraités allemands obligés de travailler ». De même, la visite du Pape en Allemagne a été relatée de manière biaisée dans les médias français.

Pourquoi l’Allemagne conserve-t-elle une spécificité, notamment culturelle ? Où en est la culture (au sens populaire) allemande, vécue au quotidien ? Y-a-t-il encore une identité allemande ?

1) Système éducatif

Comment expliquer la difficulté pour les mères à concilier vie de famille et vie professionnelle ?

Une mesure récemment mise en œuvre témoigne de cette difficulté : un chèque mensuel de 100€ est offert aux parents ne plaçant par leurs enfants en crèche. Les parents sont âgés – souvent de 35 ans au 1er enfant – mais la cellule familiale s’est bien conservée car les grands-parents s’occupent beaucoup des jeunes enfants. Ce recours aux grands-parents permet aux femmes de continuer à mener une vie professionnelle.

Les Allemands déménagent peu car la densité de population est très forte, de sorte que l’on peut changer d’occupation professionnelle sans déménager.

Les enfants font l’objet de beaucoup d’attention, comme en témoigne cette anecdote : pour entrer à l’école maternelle (à 3 ans et demi), la fille de l’intervenant a été testée sur sa maîtrise de la langue allemande pendant 45 minutes. Il s’agit d’un test systématique, destiné à détecter les difficultés de manière précoce.

A l’âge de 10 ans, les enfants sont orientés entre trois voies, des meilleurs aux moins bons : le Gymnasium, la Hauptschule, la Realschule (un tiers environ pout chaque filière). Cette orientation ne revêt pas une connotation sociale et il existe de nombreuses passerelles entre ces filières.

Les professeurs allemands ont une attitude différente des Français : la Loi fondamentale leur interdit le droit de grève, ils enseignent au moins deux matières (ce qui enrichit leur relation avec les élèves), ils gagnent en moyenne 55K€ par an (contre 31K€ en France). Le système fonctionne bien, notamment du point de vue de la relation professeur-élève.

Dans une entreprise française, on veille à l’intelligence, au potentiel… En Allemagne, on veille à l’expérience (cf. la figure du Meister, artisan reconnu pour son savoir-faire) et au savoir (cf. la figure du Doktor, dont le titre repose sur une accumulation de savoirs et de travail). Il existe ainsi des docteurs en machine-outil.

L’apprentissage revêt une grande importance et les entreprises veillent à entretenir leur filière d’apprentissage. Une entreprise se sent un devoir moral envers ses apprentis. Après sa formation, l’apprenti est très indépendant.

Un exemple témoigne du décalage entre la France et l’Allemagne en ce qui concerne les filières d’apprentissage : récemment, aucun tourneur-fraiseur n’a pu être trouvé en Normandie – situation inimaginable en Allemagne.

La scolarité des enfants handicapés est prise en charge quel que soit le niveau de handicap. En Allemagne, la solidarité est un devoir, mais pour sa communauté : les aides au handicap sont ainsi octroyées à partir de deux années de cotisation.

2) Relation au travail

Le manager français arrivant en Allemagne est confronté à un choc culturel : la culture du respect du travail et la conception de l’entreprise comme appartenant aux salariés. En Allemagne, on négocie avec les représentants des syndicats de branche – et non avec des syndicalistes locaux.

Les relations au travail sont extrêmement simples, directes et égalitaires et reposent sur un principe de transparence et d’honnêteté totales.

Le Betriebsrat (comité d’entreprise), composé de représentants du personnel, est la structure centrale du dialogue social au sein de l’entreprise. Exemple d’une Betriebsversammlung (assemblée des salariés) où le président de l’assemblée a fait applaudir le management.

Quelques exemples témoignent de l’efficacité du dialogue social : dans telle usine, les ouvriers ont travaillé 50 à 54 h / semaine pendant 3 mois pour honorer une commande ; tel accord de maintien de l’emploi a prévu 2 heures supplémentaires gratuites par semaine pendant 3 ans.

Une anecdote : 2 heures d’une action de solidarité européenne se sont traduites de manière très différente en France (grève) et en Allemagne (cahier de pétition).

La retraite n’est pas un sujet. Si besoin, on peut d’ailleurs faire appel aux retraités.

Les « mini-jobs » à 400 €, pas imposés et très peu chargés, ont permis de développer un univers de services, à travers des jobs complémentaires : le travail est très respecté.

3) Une forme de nationalisme économique

Après la Seconde Guerre mondiale, le sentiment national s’est transformé en fierté du made in Germany, de nature religieuse.

Pour chercher des fournisseurs, on s’adresse à des Allemands, de préférence localement : une entreprise allemande n’achète qu’à des entreprises allemandes. Les Allemands refusent l’externalisation, sachant qu’ils peuvent faire montre d’une forte résistance passive. La préférence allemande est de l’ordre de l’évidence.

Une anecdote : dans la comédie musicale Starlight Express, l’ICE a le mérite suffisant d’être toujours ponctuel (« immer pünktlich ») et est ovationné par le public allemand.

Le concept de diversité a été entièrement axé sur les handicapés en Allemagne. Aucun effort partisan sur ce sujet.

4) La laïcité : une obsession absente

Rappel : en Allemagne, il y a 25 millions de catholiques, autant de protestants et 4 millions de musulmans.

Il est agréable quand le concept de laïcité n’existe pas… 10% de l’impôt sur le revenu est versé au denier du culte : l’impôt de l’église est payé par conviction sociale. Faire la démarche de ne pas le payer est mal vu.

La vie communautaire et religieuse est vécue normalement et naturellement. Il n’existe pas de séparation dogmatique entre religion et vie publique et la religion participe de la vie culturelle.

Exemple de la confrérie de St-Martin : ses membres se retrouvent entre hommes, souvent pour boire de la bière…

5) Calendrier de la vie festive

Exemple du village de J…en Rhénanie Westphalie. (2000 habitants) : pour l’Oktoberfest, on monte une tente de 800 personnes, que l’on conserve jusqu’à la St-Martin puis jusqu’à l’ouverture du Carnaval le 11 novembre. C’est alors le marché de Noël qui s’ouvre pour un mois et demi. Les fêtes du Carnaval ont lieu en février, avec plusieurs sessions (Sitzungen, où tout le monde est costumé et salue « à la Carnaval »). On adopte des costumes traditionnels : les filles se déguisent en Fifibrindacier… On défile.

En mai, l’association des jeunes du mois de mai organise les festivités : on peut être désigné pour offrir le petit-déjeuner à l’ensemble du village ; les jeunes gens à marier défilent en frac le matin ; les jeunes filles et jeunes gens défilent en couple l’après-midi (après mise aux enchères des filles). L’arbre de mai est abattu à la fin. Il s’agit là encore d’une tradition vécue, qui ne recèle aucune connotation politique.

Les Allemands se réunissent régulièrement dans un cadre festif, ce qui constitue un fort ciment villageois et social.

6) Immigration et intégration

Caveat : l’exposant a surtout l’expérience des villes moyennes.

L’immigration n’est pas vécue de la même manière en Allemagne, où l’on constate peu d’agressivité. A noter que l’ouvrage de Sarrazin a été discuté sereinement en Allemagne, contrairement à l’image qu’en ont diffusée les médias français.

L’immigration s’est faite en deux temps : d’abord turque puis est-européenne (polonaise surtout). Les Polonais s’intègrent remarquablement bien, ce qui a changé positivement l’image des Polonais.

A J…, il y a une journée de l’intégration et de la culture, avec les communautés qui préparent chacune sa cuisine etc. – le tout sans tensions.

L’intégration par la langue ne fait pas obstacle à la conservation de ses traditions.

7) Le consensus social et populaire

55% des Allemands seraient aujourd’hui favorables à une grande coalisation, dont le précédent a laissé un souvenir d’harmonie. La coalition Union-FDP est mal aimée car recèle des tensions internes.

Le nucléaire n’est pas un sujet polémique en Allemagne. Il n’y a pas de Canard enchaîné en Allemagne, où l’on ne recherche pas le conflit, ni le scandale.

8) Synthèse et conclusion

Il ne faut pas masquer les aspects négatifs de la culture allemande :

– la société allemande est très matérialiste (il faut avoir sa maison, sa voiture…), ce qui est aussi facteur de sous-natalité (l’enfant vient après les équipements !) ;
– la bureaucratie est critiquée mais admise ;
– la société est très auto-policée (une forte pression sociale s’exerce, pour ne pas traverser au feu rouge, pour déneiger son trottoir…), ce qui fait que les Allemands ne sont pas des touristes aimés (hors de chez eux, ils sont donneurs de leçons et se censurent moins).

Les Allemands ont un sens prononcé de la société, voire de la communauté, que l’immigration et la mondialisation ont moins dénaturé, semble-t-il, qu’en France où les influences extérieures ont plus d’effet. Les traditions demeurent plus vivaces et conservent à la communauté des liens encore forts et vivants : s’habiller en tenue traditionnelle en Forêt Noire ou en Bavière ne relève pas du folklore pour touristes mais de la vie familiale et villageoise. De même, le drapeau allemand flottant chez un particulier n’est pas vu comme une incongruité.

On parle du peuple et non d’entités abstraites (la République, la Nation). Les Allemands ont conservé une vision homogène du peuple.

Discussion

Sur le syndicalisme : les syndicats français sont multiples et reposent sur des permanents ; les syndicats allemands sont organisés par branche et travaillent en dehors des entreprises, avec les associations patronales. Dans une entreprise allemande, il n’y a donc qu’un syndicat – fort et suivi mais unique.

Sur la culture du travail : faire travailler Français et Allemands dans une entreprise est souvent difficile (d’où l’organisation d’ateliers interculturels), car les habitudes culturelles survivent dans le travail.

Sur la religion : la pratique religieuse n’est pas forcément forte, mais l’appartenance religieuse est vécue. Les musulmans et juifs ne disposent pas du même système d’impôt d’église. Ce dernier est bien considéré comme un impôt.

Sur l’évolution économique de l’Europe et sa gouvernance : les Allemands raisonnent en Allemands et cherchent à maintenir leur modèle économique. « Les Allemands aiment les Français mais ne les respectent pas – et vice-versa ».

Sur l’évolution démographique de l’Allemagne : les Allemands peuvent de fait s’appuyer sur l’Europe de l’Est, considérée comme une colonie économique. Beaucoup de couples sont sans enfants. En revanche, l’adoption (de petits Allemands) est plus aisée qu’en France.

Sur la spécificité culturelle allemande et l’Europe fédérale : le Volk allemand est assis sur la langue allemande (avec un Hochdeutsch national et des dialectes régionaux). Les Allemands voient le sud de l’Europe avec méfiance et se tournent vers l’est. On constate une faible mobilité des Allemands, y compris entre Länder. Lire à ce sujet l’Histoire de la Germanie d’Henri Bogdan.

Sur le rapport aux élites et le maintien d’un soutien populaire à la politique européenne de l’Allemagne : les Allemands sont prêts à beaucoup accepter sous réserve de respecter certains fondamentaux : une vie peu chère, une inflation faible, pas de limitation de vitesse sur les autoroutes, la liberté du travail… Merkel c’est l’Allemagne : elle est sérieuse, honnête, ingénieur, exemple de méritocratie.

[box class=”info”]Source : Polémia – 2/12/2011[/box]

Photo en Une : le Berliner Dom. Crédit : Ariel Martini via Flickr (cc)

Toujours plus d'immigrés clandestins en Europe

Toujours plus d’immigrés clandestins en Europe

02/12/2011 – 09h30
PARIS (NOVOpress) – Les chiffres donnés par Gil Arias Fernandez, directeur adjoint de l’agence européenne de contrôle des frontières, Frontex, font froid dans le dos. Entre le 1er janvier et le 30 septembre, le nombre d’immigrés clandestins a augmenté de 50 % par rapport à la même période de l’année précédente ! Alors que l’Union Européenne subit l’une des pires crises économiques de son histoire, 112 844 immigrés clandestins sont ainsi entrés dans l’Union Européenne depuis le début de l’année, contre 76 697 l’année dernière. « Cette explosion est due à l’afflux massif d’immigrés originaires des pays d’Afrique du Nord directement vers l’Italie et Malte, au premier semestre de cette année », a expliqué M. Fernandez.

Au mois de mars dernier, environ 20 000 clandestins en provenance du Maghreb avaient tenté de pénétrer dans l’Union Européenne. Beaucoup d’ailleurs avaient réussi à s’installer en France. En outre, la frontière entre la Grèce et la Turquie est toujours aussi poreuse : environ 300 clandestins passent quotidiennement par cette nouvelle porte d’entrée de l’immigration clandestine en Europe.

"Le Mensuel de l'Observatoire", nouveau magazine de l'Observatoire de l'islamisation (audio)

“Le Mensuel de l’Observatoire”, nouveau magazine de l’Observatoire de l’islamisation [audio]

24/11/2011 – 17h00
PARIS (NOVOpress) –
Un nouveau journal a fait son apparition en novembre : Le Mensuel de l’Observatoire, publié par l’Observatoire de l’islamisation (40 pages au format A4).

Pourquoi avoir lancé ce mensuel ? Quel est l’objectif recherché ? La montée de l’Islam est-elle une fatalité ? Un danger ? Pour en parler, Joachim Veliocas, directeur de l’Observatoire, répond aux questions de Novopress.

Propos recueillis par Yann Vallerie pour Novopress

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[box class=”warning”]Le mensuel est envoyé par mail au format PDF.  Achat au numéro : 7 euros.  Abonnement pour 12 numéros 70 euros + en cadeau le livre “Ces Maires qui courtisent l’islamisme” dédicacé, 270 pages (valeur 20 euros)[/box]

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

[Tribune libre] L'Union européenne contre l'Europe, par Andrea Massari

[Tribune libre] L’Union européenne contre l’Europe, par Andrea Massari

[box class=”warning”]Tribune libre publiée avec l’aimable autorisation de Polémia.[/box]

Le sentiment européen a pris son essor après 1945. L’Union européenne s’est alors construite autour d’un slogan : « L’Europe c’est la paix ». Aujourd’hui le souvenir des guerres entre Européens s’efface au moment où l’Union européenne multiplie les causes de friction entre Etats et entre peuples. « L’Europe c’est la paix » mais l’Union européenne c’est une source de multiples conflits. Explications.

La confusion entre l’Union européenne (institution politico-bureaucratique politiquement correcte) et l’Europe (héritage culturel et mythologique) est un mensonge qui fait beaucoup de mal. Car ce qui va de travers est attribué à l’Europe alors que ce qui est en cause, c’est l’Union européenne et son idéologie néfaste.

Destruction des frontières et conflits de frontières

En fait, la destruction des frontières et la volonté générale de normalisation et de centralisation dressent les Européens les uns contre les autres :

– ce sont l’Irlande et la Pologne qui s’opposent à propos des immigrés polonais en Irlande ; ou la Roumanie qui entre en conflit avec les autres pays à propos des Roms ;
– ce sont l’Italie et la France qui se chamaillent à propos des migrants clandestins de Lampedusa ;
– c’est le Danemark qui se fait gourmander quand il rétablit des contrôles à ses frontières ;
– ce sont les pays du nord qui ne veulent pas payer pour les pays du sud, appelés avec mépris les pays de « Club Méd » ;
– ce sont les pays du sud qui se sentent humiliés par les pays du nord qui veulent racheter leurs îles et leurs côtes ;
– ce sont les petits pays qui regimbent devant les diktats des plus grands.

« L’Europe c’est la paix » est un slogan qui parle encore aux générations qui ont connu la guerre. Mais dans la réalité d’aujourd’hui, c’est de la novlangue, car l’Union européenne – qui n’est pas l’Europe – est un multiplicateur de conflits entre Européens.

L’euro et le retour de la germanophobie

Billets eurosL’euro a imposé une monnaie unique à des pays qui ne constituaient pas une zone monétaire optimale. L’euro a imposé le même carcan monétaire à des pays de culture économique et monétaire différente. La monnaie commune était une idée heureuse, la monnaie unique une idée dangereuse.

Aujourd’hui les craquements de l’euro – sorte de mark continental – développent l’acrimonie entre Européens. Les Allemands se plaignent de l’irresponsabilité et de la nonchalance de leurs voisins. La France et les pays du sud répondent que le modèle allemand n’est pas généralisable : pour une raison simple, l’Allemagne réalise ses excédents commerciaux non sur le reste du monde (elle a eu, en 2009, 19 milliards de déficit commercial sur la Chine) mais sur les autres pays européens. Si les voisins de l’Allemagne s’alignaient sur le modèle allemand, l’Allemagne plongerait dans la déflation.

Cette analyse objective s’accompagne souvent de commentaires germanophobes : sur le site Atlantico, l’essayiste Jean-Luc Schaffauser, qui se présente comme « Alsacien, Germain et Français », écrit : « Il revient à la France, avec l’appui de l’Espagne et l’Italie, et d’autres pays de l’Europe du Sud, de contenir le démon allemand. A défaut, l’Europe n’aura aucune chance de survie. Nous sommes, en effet, en train d’aller vers une Europe allemande, c’est-à-dire vers plus d’Europe du tout ! L’Allemagne, après avoir détruit deux fois l’Europe, risque fort de la détruire une troisième fois par la guerre des temps modernes, la guerre économique. L’Allemagne a besoin d’une correction ; sa correction, c’est la vérité sur sa politique ! ». « Europe allemande », « démon », « correction » : derrière une analyse économique rationnelle, c’est le retour d’un vocabulaire stigmatisant, culpabilisant et diabolisant, peu propice à l’amitié entre les peuples.

Dans le même esprit un auteur des Echos avait sérieusement envisagé que l’Allemagne prenne en charge la dette grecque au titre de « réparations » dues pour la Seconde Guerre mondiale pourtant officiellement terminée il y a… deux tiers de siècle.

La faute de l’Union européenne : ne pas s’être (op)posée face au reste du monde

L’Union européenne a un marché unique et une monnaie unique mais elle n’a pas de politique commerciale face au reste du monde. L’Union européenne est la zone économique la plus ouverte du monde ; son déficit commercial n’est pas dû à ses faiblesses économiques mais à ses faiblesses politiques. Son tort est d’accepter le dumping social et environnemental des pays émergents ; son tort est d’accepter les pratiques commerciales déloyales de ses principaux concurrents ; son tort est d’accepter sans réagir la politique mercantiliste de la Chine qui impose un yuan sous-évalué tout en exigeant des exportateurs européens qu’ils transfèrent leur technologie et abandonnent, de facto, leurs droits de propriété intellectuelle.

Hémicycle du parlement européen

Hémicycle du parlement européen

L’Union européenne a une monnaie unique mais elle n’a pas de politique financière commune. Elle se trouve donc exposée aux pratiques prédatrices de la finance anglo-saxonne. Les déficits budgétaires américains et britanniques sont supérieurs à ceux de l’Italie et de la France ; leur endettement public et privé est aussi supérieur : pourtant la spéculation (« les marchés ») s’attaque à l’Italie et à la France, non, pour le moment du moins, aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne. La raison en est simple : les banques centrales anglo-saxonnes rachètent la dette des Etats anglo-saxons ; la Banque centrale européenne ne rachète pas (elle n’en a d’ailleurs pas le droit) les dettes des Etats européens. Résultat : la masse monétaire créée par les Anglo-Saxons est disponible pour spéculer sur les dettes européennes. Inspiré par l’Allemagne, le modèle monétaire de la BCE est sans doute vertueux mais il n’est pas tenable dans un monde complètement ouvert. L’Union européenne devra choisir : réglementer et protéger son marché financier ou faire, comme les autres, fonctionner la planche à billets.

L’Union européenne cherche à construire un gouvernement économique commun mais les personnalités mises en avant appartiennent toutes à la superclasse mondiale : le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, est un homme du Bilderberg et de la Trilatérale ; comme l’est Mario Monti, le nouveau premier ministre italien, par ailleurs ancien de Goldman Sachs ; tout comme Mario Draghi, le nouveau président de la BCE. Ce qu’on appelle la « gouvernance européenne » est de fait au service de la finance mondialisée.

L’Europe, une figure singulière face aux trois impérialismes : américain, musulman, chinois

Les peuples et les nations européennes sont en train de reprendre leurs chicaneries.
Pour deux raisons :
– l’Union européenne veut leur imposer des règles communes qui ne leur conviennent pas ;
– et dans le même temps l’Union européenne les livre pieds et poings liés à trois impérialismes :
•l’impérialisme financier des Etats-Unis et de la superclasse mondiale ;
•l’impérialisme commercial des Chinois ;
•l’impérialisme migratoire et civilisationnel des musulmans.
En face de cela, l’Europe ne peut survivre qu’en retrouvant le sens de son identité, de ses frontières et de ses intérêts. L’Europe a des concurrents, des adversaires, des prédateurs et même des ennemis. Son problème c’est que l’Union européenne ne veut pas en tenir compte.

[box class=”info”]Crédit photo : Nasa/Wikipédia sous licence Creative Common, DR, Alina Zienowicz/Wikipédia sous licence Creative Common. [/box]

L’Europe face à la crise économique – Libre journal de Radio Courtoisie [audio]

L’Europe face à la crise économique – Libre journal de Radio Courtoisie [audio]

Samedi dernier 19 novembre, le thème principal du Libre Journal des Lycéens de Radio Courtoisie, -animé par Romain Lecap et Xavier Delaunay- était consacré à la grave crise économique qui sévit en Europe.

Quelques références évoquées au cours de l’émission :

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39 nouvelles drogues sont apparues sur le marché européen

39 nouvelles drogues sont apparues sur le marché européen

20/11/2011 – 08h30
LISBONNE (NOVOpress) – L’Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OETD) a publié sont rapport annuel ce mardi 15 novembre.

Selon l’OETD (dont le siège est à Lisbonne) la consommation de drogues reste relativement stable en Europe. l’Observatoire estime en revanche que la consommation de cocaïne pourrait « avoir atteint un sommet », celle du cannabis « céder du terrain chez les jeunes » tandis que celle des drogues de synthèse telles l’ecstasy et les amphétamines est « globalement stable ou en recul ».

Sur le front des nouvelles drogues, 39 nouvelles substances ont été repérées depuis le début de l’année après 41 substances nouvelles notifiées à l’OEDT et à Europol en 2010. Ainsi, plus de 150 substances sont désormais surveillées par le système européen d’alerte précoce (EWS).
« L’émergence rapide de nouvelles substances psychoactives non contrôlées -souvent vendues sous l’appellation « euphorisants légaux » constitue un défi croissant tant en Europe qu’à l’échelle internationale », indique l’OEDT.

Crédit photo : Anonymous via Wikipedia, domaine public.

Serbes du Kosovo : Moscou étudie les demandes de citoyenneté

Serbes du Kosovo : Moscou étudie les demandes de citoyenneté

18/11/2011 – 15h10
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo) — La Russie étudie les demandes de citoyenneté déposées par plus de 20 000 Serbes du Kosovo a déclaré hier à Moscou le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Ces demandes font suite aux dépôts d’octroi de la nationalité russe auprès de l’ambassade russe à Belgrade par plus de 20 000 Serbes du Kosovo. Les Serbes veulent ainsi protester contre l’incapacité des autorités de Belgrade à les protéger contre les persécutions perpétrées par les Albanais et par les missions occidentales déployées dans la région.

Pour le ministre, « les Serbes se trouvent dans une situation désastreuse, ils se sentent dans l’impasse, parce qu’on les oblige à se soumettre au diktat de Pristina et à renoncer à disposer d’eux mêmes en dépit de la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l’ONU ».

La situation à la frontière administrative entre la Serbie et Kosovo s’est aggravée en septembre 2011 suite à la prise de contrôle par les Kosovars albanais de plusieurs postes douaniers situés dans les régions peuplées de Serbes.

[box class=info]Dépêche publiée en partenariat avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie.[/box]
Crédits photo : Acid Zebra via Flickr (cc)

Autriche : rencontre entre le chef du FPÖ et l'Ambassadeur du Japon à Vienne

Autriche : rencontre entre le chef du FPÖ et l’ambassadeur du Japon à Vienne

Autriche : rencontre entre le chef du FPÖ et l'Ambassadeur du Japon à Vienne

Crédit photo : DR

18/11/2011 – 10h00
VIENNE (NOVOpress via Lionel Baland) — Dans le cadre d’une rencontre organisée à la demande de l’ambassadeur du Japon son Excellence Shigeo Iwatani, le Président du FPÖ Heinz-Christian Strache et le Député national du FPÖ Werner Neubauer (dirigeant du groupe d’amitiés parlementaires austro-japonais) ont eu un entretien avec le représentant du pays du Soleil levant.

La rencontre a eu avant tout pour objet de faire connaissance et de permettre à l’ambassadeur de s’informer des positions de Heinz-Christian Strache en matière de politique extérieure, de politique intérieure, d’immigration et de gestion de la crise financière européenne.

Les solutions prônées par le FPÖ ont également été mises en avant. Il a été aussi question d’un futur partenariat entre la ville de Linz (Haute-Autriche) et une ville japonaise. Un programme culturel a été également discuté. L’ambassadeur a demandé au FPÖ de se rendre en visite au Japon au sein d’une délégation économique, ce que Heinz-Christian Strache a accepté.

Photo en Une : crédit bundespraesident.in, via Flickr (cc)