Régionales : la preuve par Calais

Source : Boulevard Voltaire
Calais en a marre. On n’a pas demandé leur avis aux gens avant d’installer la « jungle » des migrants et tout ce qui gravite autour. Alors Calais s’est exprimée, dimanche.

« Arrêtez d’emmerder les Français ! » tonnait Pompidou contre le jeune énarque Chirac qui voulait lui faire signer tout un tas de décrets à l’utilité douteuse. « Arrêtez d’emmerder les Calaisiens ! » lance au visage du gouvernement une population à bout. Calais… 70.000 habitants, ville d’ordinaire calme, tournée, par vocation, vers l’étranger, ville gérée depuis la guerre, et sauf rares parenthèses, par la gauche, et pendant 37 ans par les communistes jusqu’à ce qu’arrive Natacha Bouchart, UMP, en 2008. Eh bien ! Calais en a marre. On n’a pas demandé leur avis aux gens avant d’installer la « jungle » des migrants et tout ce qui gravite autour. Alors Calais s’est exprimée, dimanche : elle a donné la moitié de ses voix à Marine Le Pen. Les gens de pouvoir, gauche et ex-UMP totalisent 37 %. Quelle claque !

Pourtant ! Face au présentateur de TF1 qui énumère devant lui les échecs de son gouvernement depuis trois ans, Valls, œil noir, menton en avant, cingle : « Je ne suis pas venu ici pour m’excuser. » Dommage ! Et le voici, raide comme un cadavre, qui lance des phrases absurdes : « La gauche a créé une dynamique en passant les accords nécessaires », et « Quand il en va de la république, il faut être désintéressé et ne pas s’accrocher à son poste » – les ombres de Cahuzac et de Hollande ont plané un moment sur le plateau –, et encore « Je suis pour la république exigeante, qui affirme l’autorité, qui veut protéger les Français et aussi les rassembler », et enfin « L’extrême droite divise les Français, et veut les jeter les uns contre les autres. » En voyant les résultats de Calais, j’ai plutôt l’impression que Marine Le Pen rassemble davantage que le socialiste local qui ne fait pas 14 % !

Et puis vient le temps des petits arrangements, des compromissions, des combinazione, des reniements. Tenez ! Cambadélis. Vous vous souvenez de ce qu’il disait en septembre ? Sur France Info, le 17 septembre : « Aujourd’hui quand vous entendez quelqu’un comme Estrosi, vous vous demandez s’il n’est pas au Front national… Les positions qu’il développe sont pires que celles de Marion Maréchal-Le Pen. » Dans Libé du 14 septembre : « Les déclarations extrémistes de Christian Estrosi et de Xavier Bertrand sur les réfugiés empêchent désormais le front républicain. » Aujourd’hui, sans vergogne, il fait exactement l’inverse, retire ses candidats dans ces deux régions et appelle à voter pour les « extrémistes » Estrosi et Bertrand. Ah ! elle est belle, la « république exigeante » !

Ils n’ont rien compris, ces tocards. La leçon de Calais ne les atteint pas. Ils parlent entre eux, pour eux, un langage codé, boursouflé, impigeable, satisfait, fat. Les Français leur hurlent des choses et eux, de tous bords, se bouchent les oreilles. Un jour, c’est pieds nus et la corde au cou, comme les bourgeois de Calais, qu’ils devraient venir rendre des comptes au peuple de France.

Yannik Chauvin
Docteur en droit, écrivain, compositeur

Masseret résiste

08/12/2015 – CULTURE (Présent 8499)

La victoire éclatante du Front national au premier tour des élections régionales de dimanche n’aura pas seulement mis ses têtes de liste en position de l’emporter dans plusieurs régions. Elle aura aussi provoqué une grande discorde au sein des partis de l’établissement, où les consignes de retrait ou de maintien édictées par les états-majors parisiens sont très loin de faire l’unanimité, comme le montre le cas de Jean-Pierre Masseret dans le Grand Est.
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Une revanche personnelle

Pourtant, de Cambadelis, qui avertissait dimanche que « c’est une décision du Bureau national du PS » et qu’« il devra la respecter », à Aurélie Filippetti, qui prévenait lundi qu’« il ne pourra plus avoir l’étiquette PS », les menaces à l’encontre de la tête de liste socialiste arrivée troisième derrière le FN (36,1 %) et Les Républicains (25,8 %) avec 16,1 % des voix n’ont pas manqué.
Mais, faisant fi des consignes de la rue de Solférino et bravant le refus de sept de ses colistiers qui ont publiquement annoncé qu’ils voteraient pour le candidat LR Philippe Richert, Jean-Pierre Masseret, 71 ans, ancien inspecteur des impôts, a quand même déposé lundi sa liste pour le second tour des régionales en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, en expliquant que, « quand on se retire, le FN est plus fort ». Pour preuve, ajoutait Masseret, « à chaque scrutin, le FN continue à progresser »…

C’est que la tête de liste PS, qui ne semble pas comprendre que si le FN progresse à chaque scrutin, c’est avant tout parce que sa gestion de la région est calamiteuse, a une revanche personnelle à prendre contre le parti de Marine Le Pen, qui lui a enlevé son ancienne mairie d’Hayange lors des municipales de 2014 et est en passe de lui enlever sa présidence de région.

La fureur de Valls

Un entêtement qui, en tout cas, a provoqué la fureur de Valls qui, invité lundi soir sur TF1, a directement appelé les électeurs socialistes à voter pour les listes de la droite et du centre en PACA et en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, mais aussi dans la région Grand Est. Avant de lancer – très sérieusement – en direction de Massenet : « Quand la République est en cause, on ne s’accroche pas à un poste » et « il faut être digne » !
Mais l’état-major du PS n’est pas le seul à rencontrer des résistances. Faisant fi, là encore, des consignes LR de se maintenir partout, Dominique Reynié, candidat en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, arrivé troisième avec 18,8 % des voix derrière le FN (31,8 %) et le PS (24,4 %), a d’ores et déjà annoncé qu’il n’était pas question pour lui de faire jouer le « front républicain » face à Louis Aliot.

Franck Delétraz

Régionales : le thème de l’identité à l’honneur

08/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Après l’emballement habituel qui suit la sortie des résultats, quelques analyses plus profondes apparaissent désormais.

Et la première de ces dynamiques est bien évidemment ce succès du Front National
27.96 % des suffrages exprimés ! C’est le score du Front National au niveau national selon le ministère de l’Intérieur. Une première place inédite. Le FN dépasse même la coalition Les Républicains, Modem, UDI, ce qu’il n’avait pas réussi à faire aux départementales de mars dernier.
Le vote Front National a été particulièrement fort dans ses bastions : le Nord-Pas-de-Calais/Picardie et la Provence-Alpes-Cotes-d’Azur. Et le plébiscite est encore plus fort dans les villes administrées par le Front depuis 2 ans : 50 % à Fréjus, au Luc, à Cogolin ou encore à Hénin-Beaumont. 45 % à Béziers, 40 à Villers-Cotterêts. Des résultats qui devraient encourager les maires de ces villes.

Les sondages à la sortie des urnes ont montré que l’élection s’est jouée sur le thème de l’identité
Le vote Front National est une preuve de cette « identitarisation » des débats. Mais pas que ! En Corse, 30 % pour le Parti régionaliste. En Bretagne, la liste des Bonnets rouges de Christian Troadec a presque atteint les 7 %. Quant à l’Est, les Révoltés ont recueilli près de 5 % des voix. Une force électorale que même le jacobin Florian Philippot a reprise dans son discours de remerciement.
Le souverainisme a aussi été mis à l’honneur avec les 4 % de Nicolas Dupont-Aignan au niveau national et un pic à 6 % en Ile-de-France.

Poussée difficilement contenue par les Républicains
Au moment de son élection à la tête des Républicains, Nicolas Sarkozy avait affirmé, je cite : « Je suis le meilleur rempart contre le Front National ». Force est de constater que ce n’est pas le cas. Aujourd’hui, les Républicains ont compris qu’ils ne représentaient plus l’opposition légitime.
Les médias aussi ont joué leur rôle à la perfection : dimanche soir, certains plateaux ne comportaient aucun représentant du FN…

Régionales 2015, un score historique !

07/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Sans aucun doute, ces élections régionales 2015 sont historiques. Face à un système sclérosé et verrouillé de l’intérieur, le Front National de Marine Le Pen a réussi pour la première fois à bousculer l’oligarchie qui nous gouverne avec mépris depuis plus de 40 ans.

Le Front National arrive en tête dans six régions sur treize et se retrouve en ce lundi 7 septembre 2015 à la place enviée du premier parti politique de France. Cela peut être surprenant pour certains « bobos », plus habitués jusqu’à présent à voir le peuple français à voter docilement selon les slogans formatés par les nouveaux censeurs, mais c’est le principal constat que nous pouvons faire après ce premier tour des élections régionales. Dans le Nord, en PACA et dans le Grand Est, le Front National s’offre même des scores dépassant tous les sondages en atteignant des résultats jusqu’ici jamais égalés dans son histoire (41 %, 41 % et 36,5 %).

Pour le système en place, c’est une lourde défaite. Malgré l’appui inconditionnel des médias, des syndicats et du monde du spectacle, les partis dits « républicains » ne réussissent plus à effrayer les Français comme avant. Une partie importante des électeurs résiste désormais à l’esprit de culpabilisation qui règne en France.
Un grand nombre de citoyens ne se laisse plus prendre au piège des pseudo-moralisateurs avec des références historiques prédisant le retour du mal qui nous renverrait immanquablement aux années sombres de notre histoire. Ils arrivent à comprendre que la force obscure c’est au cinéma qu’on la trouve avec la sortie du nouveau Stars War et que le PADAMALGAM commence sérieusement à sentir la naphtaline. Avec ces résultats, nous avons à présent 30 % de Français qui osent enfin s’élever contre une élite déconnectée de la réalité, s’intéressant au mot France qu’en période électorale.

Pour cette raison, assister en direct à la panique d’un Cambadédis, fidèle apparatchik d’un Parti socialiste à bout de souffle, à la gravité calculée d’un Sarkozy, conscient d’échoué son grand retour politique, et à l’agitation des médias, trahissant une panique mal dissimulée, tout ceci fait vraiment plaisir à voir.
C’est un moment inoubliable tellement qu’il nous permet enfin d’espérer une alternative politique salvatrice pour notre nation.
Aujourd’hui, nous sentons que quelque chose de positif est enfin possible pour la France. Nous voyons en direct la fin d’un système apatride, souvent corrompu, élevant, au mépris de tous les électeurs et en dernier recours possible, le fameux et fumeux « barrage républicain » comme une dernière arme dérisoire, mais aussi comme un ultime rempart protecteur d’intérêts de partis.

Mais ce jour radieux ne nous fait pas non plus tomber dans une euphorie déplacée en oubliant la triste réalité du paysage politique français, car, à ce jour, le Front national, avec ses 30 % d’électeurs, ne compte que deux députés, une petite dizaine de mairies et zéro département ! Pour nos « démocrates », ceci légitime plus que tout le « barrage républicain ». En bons « politicards » véreux des temps modernes, nos élus se moquent éperdument des résultats des urnes.
Lorsqu’ils ne correspondent plus à leurs attentes, à leurs idées, mais aussi à leurs besoins, ils n’hésitent pas à créer des modes de scrutin écartant d’office les concurrents désignés préalablement comme illégitimes ou bien à passer des alliances improbables autour d’un hypothétique pacte républicain. Et contre ceci, il va être très difficile au Front national de changer la donne tellement les règles du jeu démocratique sont faussées dès le départ… mais là où il y a une volonté, il y a aussi un chemin.

Vincent Revel

28 % des voix, en tête dans 6 régions, le FN rafle la mise au 1er tour des régionales

07/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
La victoire du FN était annoncée, restait à connaître son ampleur. En tête dans 6 régions sur 13, en bonne place pour l’emporter au second tour dans deux d’entre elles, le FN confirme sa dynamique.

Au premier tour des élections régionales, le parti de Marine Le Pen a capté 27,2 % des suffrages, devançant la droite (27 %) et le PS (23,5 %). Son résultat dépasse tous les pronostics, lui qui faisait 11,42 % au niveau national à l’issue du premier tour des précédentes régionales.

Le Front national arrive en tête dans six régions au premier tour, confirmant son implantation nationale, en dehors de ses traditionnels bastions sudistes et nordistes, ou Marine Le Pen et sa nièce Marion Maréchal Le Pen récoltent chacune 40,6 % des voix. C’est notamment Florian Philippot qui a créé la surprise en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine avec 36,06 % des voix, mais aussi Louis Aliot en Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées et Sophie Montel en Bourgogne et Franche-Comté avec 31 % chacun.
Au cours de sa conférence de presse, Marine Le Pen n’a pas parlé une seule fois du Front national. Elle parle désormais de « mouvement national ». Les prémices d’un changement de nom du parti ?

Au vu de sa gestion catastrophique tant au plan national que local, le PS limite la casse à environ 23 % des suffrages au niveau national. Il n’est en mesure de l’emporter que dans deux régions : Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes et Bretagne. Confirmant le souci qu’il a des « vraies priorités », le Parti Socialiste a annoncé que l’urgence était de faire barrage au Front National, se retirant de trois régions où il arrive en troisième position : Nord, PACA et Alsace. Couac pour cette dernière, où le candidat Jean-Pierre Masseret a annoncé refuser de suivre la consigne de Jean-Christophe Cambadélis. Une stratégie suicidaire, puisque la seule force de ce parti résidait dans son implantation locale et que le retrait du scrutin signifie l’absence de tout représentant dans les instances régionales concernées pendant cinq ans. Suicidaire aussi parce qu’elle consacre le divorce entre le peuple et ce parti

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Élections régionales : l’incertitude s’accroît à quelques jours du premier tour

02/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Il y a encore un mois, pour les régionales, on promettait une bérézina électorale au Parti Socialiste et un large succès au duo Les Républicains-UDI, le FN étant par ailleurs susceptible de remporter une ou au plus deux victoires symboliques.

La donne a changé avec les attentats islamistes du 13 novembre
Tandis que la cote de popularité du président Hollande grimpe en flèche (il a repris 20 points), le Parti Socialiste bénéficie d’un vote utile à gauche. Les électeurs se détournent en effet des petits partis de gauche, au profit du parti du gouvernement. Parallèlement, l’électorat de droite se droitise : depuis l’affaire Morano et les attentats, un nombre croissant d’électeurs passent des Républicains au Front National.
Résultat : les forces de gauche, du Centre-Droit et de la droite nationale s’équilibrent ; Les Républicains ne sont plus les grands favoris.

Manuel Valls avait bien anticipé cette configuration
Comme nous l’avons détaillé dans notre bulletin du 18 novembre, le gouvernement savait qu’il existait une menace d’attentats imminente. Et il espérait bien en tirer profit sur le plan électoral. C’est ce qui explique que Manuel Valls, quelques jours avant le 13 novembre, avait affirmé que tout devait être fait pour barrer la route au Front National, jusqu’à un désistement dit républicain.

Mais il faut aussi entendre par là un désistement des candidats du Centre-Droit !
Et si cela ne se fait pas, le Premier ministre compte au moins sur le fait que les électeurs nationalophobes se tourneront au second tour vers les listes de gauche. Dans certaines régions, ce sont en effet les listes conduites par les socialistes qui apparaîtront comme la meilleure candidature du Système. Peut-être en Rhône-Alpes par exemple.
Si les résultats du premier tour sont serrés, on peut attendre des surprises au soir du second tour.

[édité par NOVOpress]
En tout cas, le FN continue à faire peur, comme en témoignent les déclarations de François Patriat, président PS de la région Bourgogne, lors d’une réunion publique à Besançon :

Daech fait le boulot du FN. S’il réussit à communautariser les gens, le but est atteint.

On voit par là que le PADAMALGAM, ça n’est pas pour tout le monde… Même si la primeur de ce type de dérapage doit probablement être attribuée à Jean-Christophe Lagarde. Il y en a d’ailleurs pour tous les goûts, car à ceux que Daesh ne ferait pas peur, le MEDEF a sorti hier l’amalgame avec l’extrême-gauche et le programme commun de 1981.
Marion Maréchal-Le Pen estime d’ailleurs que le patron du Medef, Pierre Gattaz
est en mission commandée pour tenter de faire peur au monde économique, mais qui n’est pas dupe. Les seules attentes qu’a le monde économique, ce n’est pas de savoir qui est aux affaires, mais de savoir si la fiscalité est avantageuse, si la sécurité est assurée, si le transport des salariés est assuré, tout simplement.

« Malheureusement pour lui l’ensemble des suggestions qu’il fait sont reprises dans notre programme qu’il n’a manifestement pas lu », a-t-elle ajouté, affirmant notamment que le FN ne prônait pas une augmentation du SMIC, mais simplement des baisses de cotisations sur certains salaires les plus bas, ce qui augmente mécaniquement la rémunération du salarié.

Philippot sur le référendum du PS: «Spiderman et la fée clochette ont voté»

19/10/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Florian Philippot a qualifié hier le référendum du PS de « machin » « pas sérieux », expliquant que tout le monde pouvait voter quinze fois. « Spiderman a voté […] Lady Gaga, les Pokémon ont voté. La fée Clochette a aussi voté, je crois! » a-t-il ironisé. Jugeant qu’il s’agissait « d’une petite tambouille qui n’intéresse absolument personne », il a appelé le pouvoir à organiser des référendums sur les « grands sujets qui intéressent les Français ».


Éric Zemmour : “il faudra bientôt un microscope pour observer les Verts”

Éric Zemmour : "À chacun son sacré"

25/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Pour Éric Zemmour, “il faudra bientôt un microscope pour observer les Verts” tout en rappellant qu’à moins de 5% des suffrages un candidat à la présidentielle n’est pas remboursé de ses frais de campagne. “Mais à moins de 2%, un parti politique devient un groupuscule”, ajoute-t-il.

Rappelant que les institutions de la Vème République sont “darwiniennes”, il explique que les “dominants” peuvent gagner la présidentielle, les “dominés” devant se contenter de sièges et d’élus. Les gaullistes et les socialistes appartiennent à la première catégorie – le FN “se bat pour être admis dans ce club très restreint”.

La suite est écrite : l’UDI va accumuler les élus aux départementales et régionales, les Verts vont se déchirer entre le parti et les parlementaires. Les écologistes sont favorables à la mort dans la dignité et au refus de l’acharnement thérapeutique : il est temps qu’ils s’appliquent leurs principes à eux-mêmes


Une élue d’Europe Ecologie mise en cause dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent

Une élue Europe Ecologie mise en cause dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent

15/10/2012 — 18h50
PARIS (NOVOpress via le bulletin de Réinformation) —
La semaine dernière, une adjointe au maire du treizième arrondissement de Paris a été arrêtée puis placée sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent issu de la drogue.

Le réseau de blanchiment, lié à des trafiquants qui auraient importé au moins huit tonnes de cannabis du Maroc pour plusieurs millions d’euros impliquerait de nombreux cadres et chefs d’entreprises. Trois frères, les Elmaleh, d’origine marocaine, sont accusés d’être à la tête de cette organisation ; ils sont mis en examen et écroués, l’un à Paris, les deux autres en Suisse.

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Entre plage et métissage, Eva Joly symbole de la bien-pensance mondialiste

Entre plage et métissage, Eva Joly symbole de la bien-pensance mondialiste

17/04/2012 – 13h00
BATZ SUR MER (NOVOpress Breizh) –
Eva Joly était en Loire-Atlantique dimanche dernier. Après Batz-sur-Mer, une commune de la presqu’île guérandaise gravement touchée en 1999 par la marée noire de l’Erika, la candidate d’Europe Écologie Les Verts est allée apporter son soutien à Nantes à deux agriculteurs qui ont entamé une grève de la faim pour protester contre leur expropriation liée au futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Mais celle qui a intégré dans son discours tous les codes de la bien-pensance mondialiste – tendance bobo – a bien du mal à décoller dans les sondages.

Ceinte de son écharpe tricolore, la maire (UMP) de Batz-sur-Mer Danielle Rival avait tenu à accueillir en personne la candidate des Verts, histoire de bien lui faire comprendre que « l’environnement appartient à tout le monde ». Madame Joly avait choisi de faire ce déplacement pour dénoncer le pourvoi en cassation de Total dans l’affaire de la marée noire provoquée par le naufrage de l’Erika.

Suite à cette catastrophe écologique, l’une des plus grandes que la France ait connue – 400 kms de côtes avaient été pollués – quatre responsables avaient été condamnés au plan pénal par la cour d’appel de Paris le 30 mars 2010. La société de classification Rina, le gestionnaire Antonio Pollara et l’armateur Giuseppe Savarese avaient été condamnés respectivement à 375.000 euros et deux fois 75.000 euros d’amende. Contre le groupe Total, affréteur du pétrolier, les magistrats avaient estimé que celui-ci avait commis une imprudence quant au choix du navire et avait condamné Total à une amende de 375.000 euros.

Concernant le « préjudice écologique », reconnu pour la première fois par la justice, le montant des dommages et intérêts avait été fixé à 200,5 millions d’euros, une somme légèrement supérieure à celle fixée par le tribunal correctionnel de Paris (192 millions).

Suite au pourvoi en cassation fait par Total, l’avocat général a demandé il y a quelques jours l’annulation de toute la procédure judiciaire, estimant que la justice française n’était pas compétente dans cette affaire. La Cour doit rendre sa décision le 24 mai prochain.

Il convient de rendre cette justice à Eva Joly qu’elle se montre plus diligente que son amie Dominique Voynet qui, ministre de l’Environnement à l’époque de la catastrophe, avait de prime abord refusé d’abréger ses vacances à La Réunion, déclarant qu’il ne s’agissait « pas de la catastrophe écologique du siècle ». Une désinvolture que les Bretons n’ont pas oubliée.

« Nous ne voulons pas que nos plages soient souillées, ni par la marée noire, ni par les algues vertes. Plus jamais ça ! », a-t-elle proclamé lors d’une courte promenade sur la plage, estimant à propos du pourvoi effectué par Total que « l’impunité est dévastatrice, qu’elle concerne l’élite du pays ou les multinationales ».

La candidate d’EELV est allée ensuite à Nantes s’entretenir avec les deux agriculteurs qui ont entamé une grève de la faim pour protester contre la procédure d’expropriation diligentée contre eux dans le cadre de la construction du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Elle a rappelé sa demande de moratoire pour un projet qui, selon elle, n’a pas de justification économique.

Considéré officiellement comme « non négociable » par les Verts, l’« Ayraultport » n’a cependant pas empêché la signature d’un accord électoral entre ces derniers et le PS pour les prochaines législatives. Entre les grands principes et les places à prendre, les vrais patrons d’EELV, Cécile Duflot et Vincent Placé – surnommés par André Bercoff « Les Thénardier des Verts » ( ! ) – n’ont pas hésité une seconde.

Mais la candidate Eva Joly assume volontiers toutes les contradictions – politiques et idéologiques – des Verts. Ainsi, soucieuse de défendre la biodiversité tant que celle-ci concerne les plantes ou les animaux, elle n’hésite pas à affirmer, dans une tribune publiée récemment par le think tank socialiste Terra Nova, vouloir « mettre au cœur du débat politique la France d’aujourd’hui et de demain, la France métissée ». Défendre, comme elle le prétend, l’existence des langues, des cultures et des ethnies – elle demande la mise en place de statistiques ethniques – et prôner simultanément un « métissage » généralisé de la « diversité », apparait pour le moins incohérent.

Qualifiée aimablement par Yves Cochet d’« écologiste de la dernière pluie », l’ancienne juge d’instruction espère encore faire démentir les sondages. Créditée aujourd’hui entre 1 et 3%, elle voudrait bien atteindre les 5%. Il est permis de rêver.

Retrouvez la “chanson de campagne parodique” d’Eva Joly, revisitée par la maison de disques Olga Records (www.olga-records.com).


Chansons de Campagne Olga – Eva Joly par olgarecords

Crédit photo : Antony4 via Flickr (cc), Eva Joly sur la côte bretonne, novembre 2011

Bretagne : Aéroport de Notre-Dame-des-Landes, une étude remet en cause son opportunité économique

Bretagne : Aéroport de Notre-Dame-des-Landes, une étude remet en cause son opportunité économique

29/10/2011 – 10h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Nouvel épisode dans le feuilleton de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Commandé par des élus opposés à celui-ci, un rapport a été rendu public mercredi, mettant en cause l’opportunité économique du projet. De quoi relancer la polémique entre l’oligarchie socialiste locale et ses alliés d’Europe Écologie Les Verts (EELV).

Commandée par le CéDpa (Collectif des élu-e-s qui Doutent de la pertinence de l’aéroport) l’étude, réalisée par le cabinet néerlandais CE-Delft – auteur il y a quelques années d’un rapport ayant contribué à l’abandon de l’extension de l’aéroport d’Heathrow à Londres – reprend « point par point » le travail effectué il y a 5 ans par l’État pour le dossier d’enquête publique. Mais ses conclusions ne sont pas les mêmes.

Alors que les prévisions de l’Etat mettaient en avant, à un horizon de 25 ans, des bénéfices globaux pour la société d’environ 500 millions d’euros, le rapport établi par CE-Delft prévoit lui des pertes estimées entre 100 millions et 600 millions d’euros. « Un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes a été proposé parce que l’aéroport de Nantes Atlantique aurait été près d’atteindre sa capacité maximum (…) et nous avons trouvé qu’il pourrait se passer beaucoup de temps avant que la capacité maximum soit atteinte » affirme Jasper Faber, expert du cabinet hollandais.

Selon le cabinet hollandais, l’étude réalisée par l’État s’était en outre appuyée sur des prévisions de prix du pétrole très inférieures à la réalité actuelle ainsi que des évaluations de croissance économique très optimistes. Elle a aussi ignoré les éventuels dépassements des coûts de construction, le prix de la liaison tram-train et la prise en compte du problème de l’eau dans un secteur exposé au risque d’inondations. L’Etat n’a pas évoqué non plus la question de la démolition de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique.

« Le rapport de l’État était pipeauté, il faut se remettre autour d’une table et abroger la déclaration d’utilité publique du projet », a estimé le nouveau sénateur de Loire-Atlantique Ronan Dantec (EELV). Une prise de position qui n’a pas été appréciée par le patron des socialistes de la région.

Le sénateur Dantec : un "hypocrite", selon Jean-Marc Ayrault

Dans un entretien accordé à l’AFP, Jean-Marc Ayrault fait remarquer que « Ronan Dantec était très silencieux sur son opposition à l’aéroport jusqu’à son élection ». Dénonçant « l’hypocrisie des écologistes », le maire de Nantes ajoute : « Quand ils négocient des places sur les listes, ils n’ont pas d’état d’âme ». Ambiance.

Piqué au vif, le sénateur Dantec a répondu hier que la liste d’union des socialistes et des écologistes aux sénatoriales n’avait pas de position sur l’aéroport. « Yannick Vaugrenard, tête de liste, expliquait aux réunions publiques qu’au lendemain des élections les pro et anti aéroports continueraient à défendre leurs convictions » précise-t-il.

Il est vrai que depuis toujours socialistes et « écologistes » ont su taire leurs divergences à la veille des échéances électorales. L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est certes une question importante, mais pas au point d’envisager un divorce électoral. « Si Jean-Marc Ayrault avait préféré au moment des sénatoriales qu’il n’y ait pas d’accord entre les socialistes et les écologistes, le président du Sénat serait toujours Gérard Larcher, a rappelé Ronan Dantec, heureusement pour nous, Europe Écologie-Les Verts ont fait de la défaite de Sarkozy une priorité. » Tout est dit.

[box]Photo : Aéroport Nantes Atlantique. Crédit : Deepakp7 via Wikipedia. Domaine public.[/box]

Noël Mamère : « Une partie du personnel politique s’enrichit sur la bête, c’est-à-dire les citoyens »

Noël Mamère : « Une partie du personnel politique s’enrichit sur la bête, c’est à dire les citoyens »

06/10/2011 – 09h30
BEGLES (via Info Bordeaux) –
Le maire de Bègles (Gironde) s’élève contre les dérives politico-financières qui touchent la classe politique depuis de nombreuses semaines. Dans un éditorial publié sur son site, intitulé « Dépolluer la République », l’ancien candidat écologiste à la présidentielle de 2002 ne fait pas dans la demi-mesure.

« Nous avons affaire à de vulgaires ripoux dont certains ont été Ministres d’Etat de la République. Ce sont les mêmes qui nous donnent des leçons de morale, mais qui inventent chaque jour de nouvelles mesures contre les pauvres et les classes moyennes, qui stigmatisent comme fraudeurs potentiels des millions de citoyens… Tout en pataugeant dans la criminalité en col blanc. Vue la cadence infernale de révélations, toutes moins ragoûtantes les unes que les autres, le bilan de cette triste équipe risque de faire apparaître Jacques Chirac comme un modèle de vertu ! ».

Pour le député-maire, le gouvernement devrait appliquer « la jurisprudence Jospin qui obligeait les ministres mis en examen à démissionner sur le champ ». Pourtant, Noël Mamère ne stigmatise pas seulement la droite. La gauche, et particulièrement le parti socialiste, est elle aussi pointée du doigt : « De l’autre côté de l’échiquier politique, rien n’est fait pour se débarrasser des notables mis en examen pour – excusez du peu – association de malfaiteurs ».

Les conséquences de ce « contexte glauque » risquent de se retourner contre la classe politique dans son ensemble. Pour l’élu écologiste, la solution viendra donc d’Eva Joly, candidate d’Europe-Ecologie à l’élection présidentielle. Ce serait la seule à pouvoir stopper l’inévitable progression de Marine Le Pen : « Eva Joly a toujours combattu fermement toute forme de corruption, parce qu’elle connaît les circuits et les réseaux par lesquels passent les mallettes, parce qu’elle possède la fermeté et le courage nécessaires pour dépolluer la République ».

Pour Noël Mamère, le choix est simple : « les Français devront choisi en mai et juin prochain entre ceux qui dénoncent la corruption et ceux qui l’organisent ».

Les incidents de Nantes Atlantique réjouissent les partisans de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Les incidents de Nantes Atlantique réjouissent les partisans de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

30/07/2011 – 17h00 NANTES (NOVOpress Breizh) – À qui profitent les débordements qui ont accompagné la manifestation du 27 juillet à Nantes Atlantique ? Certainement pas aux adversaires de l’Ayraultport ; ses partisans, au contraire, jubilent.

Les événements qui ont eu lieu à Nantes Atlantique le 27 juillet pourraient bien avoir sonné le glas du mouvement d’opposition à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. C’est du moins une opinion qui se répand dans la métropole nantaise. On se rappelle que ce jour-là, environ 200 manifestants ont pénétré dans les locaux de l’aéroport actuel. À la suite d’incidents, quelques personnes ont été blessées et d’importantes déprédations ont été commises, au grand dam des manifestants venus là dans un esprit festif.

« Cette manifestation était un vrai cas d’école », estime un témoin. « Elle a suivi le cycle provocation-répression bien connu depuis les années 1960. Devant viennent les idiots utiles, ici d’inoffensifs marginaux qui se signalaient par leur accoutrement. Des casseurs peu nombreux mais bien plus agressifs se dissimulent derrière eux. Quand les incidents commencent, évidemment, les marginaux font des cibles idéales pour les policiers et s’en prennent plein la g…. » Selon certains, Europe Écologie-Les Verts porte une part de responsabilité à cause de son attitude de retrait, qui laisse les doux rêveurs à la merci des extrémistes.

François de Rugy, député écologiste de Loire-Atlantique, est manifestement bien embêté. Il ne dit pas un mot de l’affaire sur son blog, qu’il présente pourtant comme sa « Chronique du quotidien ». En effet, les excès commis à Nantes Atlantique mais aussi à Notre-Dame-des-Landes, avec l’installation de nombreux squatters, ont anéanti en peu de temps une partie de la crédibilité et du respect acquis par l’Acipa, l’infatigable association « historique » de lutte contre l’aéroport.

Les partisans de l’aéroport se proclament indignés par les déprédations commises à Nantes Atlantique, affichant largement leur coût supposé : 100.000 euros. En réalité, ils jubilent. Jean-Marc Ayrault en profite pour s’essuyer carrément les pieds sur ses alliés écolos. « Europe Écologie Les Verts obtiendra tout au plus dans une négociation nationale un constat de désaccord », déclarait-il hier dans les colonnes de Presse Océan (1). Il assure même que la question de l’aéroport n’a donné lieu à aucune tractation lors de la constitution de la liste écolo-socialiste pour les prochaines élections sénatoriale. Que ses alliés se soient réellement couchés ou non, le député-maire de Nantes montre bien par cette petite dénonciation fielleuse à quel point il les tient pour quantité négligeable.

Largement devancés aux élections européennes de 2009, les socialistes locaux ont donc parfaitement réussi à renverser le rapport de force à leur profit. L’investissement a priori risqué effectué par Jean-Marc Ayrault en accordant un siège de député à François de Rugy a été payant. Son attitude méprisante pourrait cependant devenir contre-productive, craignent certains. En effet, si une partie des responsables verts sont prêts à vendre leur âme pour un poste électif et les indemnités qui vont avec, la base militante commence à renâcler et EELV n’est pas propriétaire de son électorat.

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(1) Propos rapportés par Marc Dejean.

C’est grave Docteur ?

C'est grave Docteur ?

05/07/11 – 18h30
PARIS (NOVOpress) – Le combat fait rage au sein du parti Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Mais certainement pas celui des idées pour l’instauration d’un vrai courant de pensée de l’écologie dans notre pays.

Nicolas Hulot (photo), amer d’avoir été balayé par sa rivale Eva Joly (photo), cette dernière ayant facilement emporté ce premier tour en rassemblant 49,75 % contre 40,22 %, ne cesse de multiplier les sorties médiatiques afin de clamer haut et fort qu’il demeure le seul candidat valable du partie pour la présidentielle.
Et certaines déclarations sont pour le moins surprenantes. Nicolas Hulot a déclaré ce matin sur France Inter qu’une victoire de sa rivale, Eva Joly, serait “lue comme un repli identitaire” d’Europe Ecologie-Les Verts. Qui l’eût cru ? Et surtout comment se définit le courant identitaire au sein d’EELV ?

Modeste de surcroit, Hulot se décrit comme “celui qui peut faire le point de rencontre entre la France et l’écologie“. Rien de moins. Plutôt cocasse comme déclaration lorsque la curiosité nous amène à examiner de près les noms des sociétés qui financent sa fondation…