Tsipras en force

08/07/2015 – EUROPE (NOVOpress)

Tsipras avait donc raison : le non massif des électeurs l’a mis en position de force pour négocier à Bruxelles. La preuve en est que, quoiqu’ayant annoncé qu’une réponse négative vaudrait sortie immédiate de l’euro, la Grèce y est toujours et la BCE continue sa perfusion fiduciaire. Malgré les déclarations péremptoires, l’exigence de « propositions crédibles », les mouvements de menton sur le thème : « Si ça continue, ça ne peut plus durer », l’Union recule, accordant de nouveaux délais. Si vendredi au plus tard le Premier ministre grec ne fournit pas un programme de réformes détaillées et sérieuses, alors là, dimanche, le Conseil européen prendra sa décision… ou non. Car Hollande veut toujours « tout faire » pour que la Grèce reste dans la zone euro. Tout ? Angela Merkel, elle, considère que l’on a déjà tout fait pour les Grecs.
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Tsipras aura eu ce bénéfice collatéral de semer la discorde dans le vieux couple franco-allemand, sans lequel rien ne se fait ni ne se défait en Europe. Dès le début de la semaine, Hollande et Merkel ont pris la situation en mains. Cette hégémonie franco-allemande n’a aucune justification dans les traités fondateurs qui, au contraire, stipulent que tous les pays sont sur un pied d’égalité, la voix d’un État membre ayant le même poids que celui de n’importe quel autre. Si, de fait, Français et Allemands s’imposent aux autres, c’est au nom de la loi du plus fort, qui n’est pas celle de la démocratie. Aujourd’hui, Hollande tente d’imposer son attentisme à Merkel, qui veut en finir avec la crise grecque.

S’ils ont tant de peine à chasser le mouton noir hellène du troupeau, ce n’est pas par compassion, et ce n’est par philanthropie qu’ils ont déversé des milliards dans le tonneau des Danaïdes. Car ce ne sont pas des dons, mais des prêts et, malgré l’effacement partiel de 2012, la Grèce doit régler quelque 40 milliards d’intérêts à ses créanciers. Lesquels lui prêtent pour qu’elle rembourse ses anciens prêts…
Au-delà de ce motif financier, la raison principale est qu’un abandon de l’euro par un seul pays sonnerait le glas du grand dessein européiste qui figure dans les traités, à savoir promouvoir « une union toujours plus étroite » entre les États, le stade ultime étant l’Europe fédérale. Le départ de la Grèce serait un recul qui pourrait en entraîner d’autres surtout si, après avoir renoncé à l’euro, le pays s’en trouvait beaucoup mieux.

Hors Europe, il y eut, en 2001, le précédent de l’Argentine, en faillite, déclarée en défaut sur sa dette publique. Dès 2003, la situation de l’économie s’améliore. La forte dévaluation, en soutenant l’activité, fait reculer le chômage. La hausse de l’inflation permet d’accroître les recettes fiscales. En 2004, le PIB, l’investissement et le taux de chômage retrouvent leur niveau d’avant la crise. En 2004 et 2005, son PIB a crû de 8 % chaque année, et le FMI prévoit qu’en 2016 elle aura le taux de croissance le plus élevé de toute l’Amérique latine, sans son concours. Peut-être est-ce cela que redoute l’Union : qu’un pays aille mieux sans elle qu’avec elle…

Guy Rouvrais

Euro, Grèce, année zéro ?

29/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Le « scénario-catastrophe » tant agité est sous nos yeux. Après la rupture des négociations sur la dette grecque, on voit mal ce qui pourrait « sauver » la présence de la Grèce au sein de l’euro. Dans l’immédiat, le pays – et l’Union européenne — s’enfoncent dans une zone de fortes turbulences.

L’intransigeance des deux camps a fini par avoir raison des négociations. Après l’annonce d’Alexis Tsipras vendredi de soumettre les dernières demandes de la troïka à un référendum, les créanciers ont annoncé dans la foulée la rupture des négociations. La Grèce

a mis fin aux discussions de manière unilatérale

selon l’Allemand Wolfgang Schäuble, ministre allemand des Finances et partisan de la ligne dure contre la Grèce. Athènes a en théorie jusqu’à demain, le 30 juin, pour rembourser au Fonds monétaire international un prêt d’un milliard et demi d’euros et si elle ne trouve pas cet argent, c’est le défaut de paiement qui guette, prélude à une éventuelle sortie de la zone euro.

Dans l’immédiat, cette perspective semble plus faire peur aux 18 autres membres de l’Union monétaire qu’au gouvernement grec. En effet, contrairement à la fermeté affichée samedi, la Banque Centrale Européenne a décidé hier de répondre favorablement à Alexis Tsipiras, qui demande des délais à ses créanciers. La BCE maintient a

u vu des circonstances actuelles le plafond de fourniture de liquidités d’urgence aux banques grecques au niveau décidé vendredi

Cette perfusion permet au pays de survivre financièrement au jour le jour, mais pas de rembourser ses dettes.

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Grèce : journée de négociations marathon avec les créanciers

23/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Les négociations entre le gouvernement grec et ses créanciers ont mis en émoi toute la journée d’hier les milieux boursiers, les milieux politiques et… les journalistes
Une énième réunion de la dernière chance. C’est ce que les médias ont répété toute la journée d’hier, comme pour la dernière réunion européenne sur la Grèce. Les ministres des Finances de la zone euro et les chefs d’État de l’Eurogroupe ont ouvert un sommet hier tourné autour du remboursement de la dette grecque. Au moment où nous publions, aucun accord n’a été trouvé.
Toutefois, tous les acteurs semblent noter une progression avec de nouvelles propositions de la part d’Athènes.

Le contexte devrait en effet pousser à la rapidité
La Grèce doit rembourser avant le 30 juin 1,5 milliard d’euros au FMI. Pour pouvoir les rembourser, ils doivent réussir à débloquer la dernière tranche d’aide de l’Union européenne d’un montant de 7,2 milliards d’euros. Si cette aide n’est pas débloquée, la Grèce serait en faillite. Ce qui pourrait entraîner une sortie de la Grèce de la zone euro et de l’Union européenne. Toutefois, la Grèce refuse d’accepter les conditions exigées par l’Union européenne, jugées trop austères.

La France essaye d’adopter une position médiane dans les négociations. Une position qui reflète en partie l’impuissance de l’Élysée dans ce dossier
François Hollande a affirmé « La position de la France est que tout soit fait pour que, du côté grec et du côté européen, il puisse y avoir une plus forte cohésion encore de la zone euro ». De nombreuses voix à gauche critiquent de plus en plus durement les exigences demandées par les créanciers de la Grèce. Une défense du gouvernement grec à laquelle se joint parfois Marine Le Pen, au grand dam d’un grand nombre de ses soutiens.

De grandes manifestations ont eu lieu hier en Grèce. Les Grecs s’opposent de plus en plus durement aux mesures d’austérité demandées par les créanciers de la Grèce
Pendant ce temps, la Bourse d’Athènes connaissait une envolée, avec une augmentation de plus de 9 %…
Les négociations doivent se poursuivre toute la semaine. Un nouveau sommet aura lieu Jeudi.

Crédit photo : Open_Europe (CC)

Grexit : la Grèce bientôt éjectée de l’eurozone ?

19/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le torchon continue de brûler entre Bruxelles et le gouvernement grec…
La réunion des ministres des Finances de la zone euro consacrée à la Grèce s’est terminée sur un échec jeudi soir à Luxembourg. Alors que le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble s’était montré très réservé sur les chances de succès de cette réunion, un membre de son entourage qualifiait hier soir son bilan de « tragique ». De son côté, devant les députés Syriza, le Premier ministre grec s’en était violemment pris lundi aux « institutions » (UE, BCE, FMI, naguère désignés sous le vocable de « Troïka »), dénonçant « La responsabilité criminelle » du Fonds monétaire international. La Grèce est en effet sommée d’accepter en bloc toutes les exigences de ses créanciers institutionnels. Or, si aucun accord n’est trouvé, le pays ne pourra faire face à ses échéances, notamment les 1,6 milliards d’euros qu’elle doit rembourser au FMI avant le 30 juin prochain. Un nouveau sommet, tout aussi improbable, est prévu fin juin.

Le système financier semble se préparer au défaut du paiement de la Grèce
Pour les Grecs, le choix semble être entre un scénario à la Chypriote, c’est-à-dire la confiscation de leur épargne pour renflouer les banques, et une sortie pure et simple de la zone euro, et donc l’introduction en catastrophe d’une nouvelle monnaie. Or, cette dernière, fondée sur une économie exsangue, se traduirait par un effondrement de ce qui leur reste de niveau de vie. Dans les deux cas, c’est un chaos politique et social qui semble attendre le pays. Le parlement grec a entendu mercredi, en présence de M. Tsipras, les premières conclusions des experts qui ont planché depuis avril au sein de la « Commission pour la vérité sur la dette publique ». Selon un de ses membres, la Commission estime que
La Grèce ne devrait pas payer sa dette, car elle est illégale, illégitime, et odieuse
et que le pays a été victime « d’une attaque concertée » de ses créanciers uniquement destinée à faire passer la dette qui pesait sur les banques privées, notamment françaises, allemandes et grecques, vers le secteur public grec, c’est-à-dire sur le peuple grec lui-même.

Bruxelles et Washington redoutent que la Russie ne tire profit de la situation
Accompagné de plusieurs membres de son gouvernement, le Premier ministre grec Alexis Tsipras était hier à Saint-Pétersbourg, où se tient un forum économique international. Il doit rencontrer aujourd’hui le président Vladimir Poutine. L’enjeu officiel est une éventuelle participation de la Grèce au projet de gazoduc Turkish Stream du géant russe Gazprom. Un projet qui éveille naturellement l’inquiétude de Washington, qui a demandé mardi soir à la Grèce de prendre une « initiative sérieuse » pour mettre fin au bras de fer avec Bruxelles…

Crédit photo : seputarforex (cc)


Europe : l’échec de la stratégie du « containment »

28/05/2015 – EUROPE (La Tribune, édité par NOVOpress)
La ligne dure contre la Grèce n’était pas qu’intransigeance financière, mais traduisait la volonté des créanciers de faire un exemple. Echec : après le succès de Syriza en Grèce, ce sont maintenant la Pologne et l’Espagne qui basculent, au moins partiellement, dans le camp des eurosceptiques. Extraits de l’analyse de Romaric Gaudin.

L’intransigeance des créanciers vis-à-vis de la Grèce ne peut s’expliquer par le désir de recouvrer les créances dues.
Assure-t-on un tel remboursement en menant un pays au bord du défaut, en réduisant les moyens d’action de son gouvernement et en faisant peser sur sa croissance la menace d’un défaut et d’une sortie de la zone euro ?
La raison eût voulu dans cette affaire que les créanciers, tout en prenant des garanties que les Grecs étaient prêts à leur donner, laissent travailler le gouvernement grec. L’accord du 20 février, où Athènes acceptait de payer son dû et se reconnaissait liée par les « accords existants ».

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Europe : les fédéralistes poussent leurs pions

25/05/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Berlin et Paris ont envoyé à Bruxelles un document de travail préconisant une gouvernance économique au niveau de la zone euro. Devant l’échec de la zone euro, la fuite en avant.

David Cameron joue-t-il le rôle d’épouvantail pour les europhiles ? C’est peu après sa victoire et son engagement d’organiser un référendum sur la sortie de l’Europe en Grande-Bretagne (et celle de l’eurosceptique polonais Andrzej Duda) que la France et l’Allemagne sortent de leur chapeau une contribution préconisant la mise en place d’un gouvernement économique de la zone euro. Une vieille réclamation française, mais une première pour l’Allemagne, qui, jusqu’à présent, croyait à une Europe encadrée par des règles plus qu’à une union définissant une politique commune.

L’objectif affiché ? Plus de croissance et de convergence au niveau européen, la tenue des déficits semblant être mise au second plan. Finies l’austérité et la réduction des déficits comme alpha et oméga de l’union, ce pourrait être le côté positif de cette démarche. La France et l’Allemagne ont en effet tiré les leçons de l’échec des années de crise financière, où l’UE s’épuisait à colmater les brèches, trouvant des solutions d’urgence pour « sauver » l’Irlande, le Portugal, la Grèce, précipiter l’Union bancaire… Ils acceptent enfin d’aller au bout de la démarche fédéraliste, une monnaie commune sans politique commune étant par nature vouée à l’échec.

Il ne faut donc pas s’y tromper : le carcan européen qui pèse sur les pays ne ferait que se renforcer.

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La BCE évoque une monnaie Grecque parallèle

Drachmes : billets grecs

Source : Reuters – Une dépêche de Reuters mentionnait, le weekend dernier, une « proposition » de Bruxelles, pour aider la Grèce, en cas de non accord avec l’Eurogroupe et donc d’impossibilité pour le gouvernement grec de payer ses salaires, ses retraites, etc… à mettre en place de façon provisoire une double monnaie appelé en Anglais IOU, « I Owe You », soit « Je Vous Dois ». Plus simplement des reconnaissances de dette papier.

Le gouvernement pourrait ainsi émettre des reconnaissances de dette pour payer les salariés du secteur public et les retraités et libérer du « vrai » cash pour rembourser la dette. Mais cela pourrait aussi provoquer un chaos économique si la population craint que les reconnaissances de dette ne soient jamais payées, avec un risque de paralysie du secteur public qui pourrait tout simplement se mettre en grève générale. Même si le peuple grec accepte ces reconnaissances de dette, ce système ne pourrait pas fonctionner longtemps. Ces reconnaissances de dettes pourraient ainsi servir à payer l’impôt. Et comme ces IOU n’ont aucune valeur sur le plan international nous aurions un nouveau défaut de paiement. De fait les IOU deviendrait une monnaie grecque parallèle dont la valeur serait largement inférieure à celle d’un euro normal. Cela équivaudrait à une sortie de la zone euro.

Mais comme il est bien entendu impossible d’abandonner l’euro, on présentera cette solution comme provisoire – un provisoire qui conduira inéluctablement, à plus ou moins brève échéance, à la sortie de l’euro. Car les élites ultra-libérales qui nous gouvernent ne peuvent admettre à aucun prix qu’ils ont bâti il y 25 ans un système extrêmement rentable pour une minorité d’entre eux mais qui a tant couté au peuple en destruction de richesses, d’emplois, en vies perdues et que ce système n’est plus tenable. La Grèce est bien un parfait symbole de cette chimère qui a enrichi les riches et appauvri les pauvres, balayé toute forme de services public dans la santé et les transports et en tentant jusqu’au bout de détruire toute contestation populaire, par la menace ou en envoyant des élus du peuple en prison sous des prétextes fallacieux. La nouveauté est que Bruxelles cherche des solutions techniques pour que le passage soit le moins chaotique possible, en présentant cela bien entendu comme une aide purement humaniste, mais sans pour autant annuler la dette. Le défaut viendra forcément, par une dévaluation/inflation qui en réduira le montant nominal au fil des ans.

Première étape de ce scénario, l’établissement en Grèce d’un contrôle de sortie des capitaux, qui mettra déjà en cause le principe fondamental de libre circulation des biens et des capitaux dans l’UE. Cela pourrait être évoqué cette semaine si la Grèce ne capitule pas face aux exigences de l’Allemagne, la BCE et la Commission. En tout état de cause, ce n’est qu’une question de temps avant que la drachme soit officiellement de retour.

Une question qui semble n’intéresser pour le moment que les spécialistes, mais dont l’impact sur l’UE et donc sur la France pourrait être considérable.

Crédits photo : montage NOVOpress


La BCE révise encore à la baisse ses perspectives de croissance pour la zone euro

La BCE révise encore à la baisse ses perspectives de croissance pour la zone euro

08/12/2014 – FRANCFORT (NOVOpress vie le Bulletin de réinformation)
Mario Draghi (photo), ancien vice-président pour l’Europe de la banque d’affaires Goldman Sachs et actuel président de la Banque centrale européenne (BCE), l’a annoncé jeudi 4 décembre : contrairement au 1,6 % espéré il y a quelques mois, la croissance du PIB de la zone euro ne devrait pas excéder 1 % en 2015. Les chiffres 2016 sont également revus à la baisse, avec 1,5 %. Des évaluations sans doute optimistes, selon les observateurs. Ces chiffres plancher laissent redouter une entrée en récession de la France, dont l’économie est profondément mise à mal par la politique d’austérité drastique menée par le gouvernement socialiste. La baisse constatée de l’euro devrait en principe stimuler les exportations, mais cet effet bénéfique est annulé par le tassement de la demande mondiale. En cause selon M. Draghi, l’effondrement du cours du pétrole — moins 30 % depuis — qui déprime les marchés émergents.

Crédit photo : World Economic Forum via Wikipédia (cc).

La crise de l’euro frappera-t-elle bientôt l’Europe du Nord ?

La crise de l’euro frappera-t-elle bientôt l’Europe du Nord ?

Une étude avertit les Européens: la crise de la monnaie unique s’étendra probablement à la Belgique et à la Finlande. Le “Centre de Politique Européenne” (CPE) vient de publier un rapport qui suscite l’inquiétude. Selon cette étude, la crise de la dette, malgré le calme relatif qui règne aujourd’hui sur les marchés financiers internationaux, pourrait très bien s’étendre, notamment à des pays d’Europe du Nord. Pour la première fois, deux pays d’Europe du Nord, la Finlande et la Belgique sont frappés par une capacité déclinante à obtenir des crédits, tout comme les pays d’Europe méridionale.

Certes, la Belgique est considérée depuis longtemps comme un pays potentiellement en crise, à cause de la dette de l’État qui frise les 100% du PIB mais, pour la Finlande, l’alerte est nouvelle bien qu’elle étonne encore. Ce pays du Nord avait été considéré jusqu’il y a peu comme un roc inébranlable dans la tempête.

Même si ces deux pays, peu peuplés, ne doivent pas être considérés comme des poids lourds sur le marché, on a tout lieu de s’inquiéter de voir des pays du Nord se joindre à la liste des pays à problèmes, déclare le président du CA du CPE, Lüder Gerken. Dans les deux pays, on peut constater une involution, un ressac. Certes, les deux Etats nord-européens peuvent encore contracter des dettes; cette position, dont ils bénéficient, n’est pas encore véritablement menacée mais le taux de consommation est encore trop élevé en Belgique comme en Finlande.

Article paru dans “Zur Zeit”, Vienne, n°9/2014.

Crédit photo : environmentblog via Flickr (cc)

La crise des devises annonce un nouveau désastre économique global

La crise des devises annonce un nouveau désastre économique global

05/02/2014 – 15h10
PARIS (NOVOpress) – Les turbulences qui se répandent dans les systèmes financiers des économies dites émergentes, représentent un tournant pour l’économie mondiale dans son ensemble. Les racines de la crise se trouvent dans la politique d’assouplissement quantitatif (QE), à savoir l’injection de milliers de milliards de dollars dans le système financier mondial par la Réserve fédérale et d’autres banques centrales, initiée en réaction à l’effondrement de 2008 provoquée par la faillite de la banque d’investissements américaine Lehman Brothers.

L’essentiel des fonds est allé vers les marchés émergents, à la recherche de profits plus élevés avec l’envolée de la valeur des actions et une augmentation du taux de retour sur investissement d’autres valeurs financières dans ces pays. Mais alors que la bulle commence à se dégonfler les capitaux spéculatifs se ruent vers la sortie, faisant plonger les devises.

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Zone euro : accord pour la recapitalisation des banques

Zone euro : accord pour la recapitalisation des banques

Ci-dessus : contributions des états au MES (en pourcentage).

22/06/2013 – 16h00
LUXEMBOURG (NOVOPress via Bulletin de réinformation) –
Au terme d’une réunion avant-hier soir à Luxembourg, les 17 ministres de l’euroland se sont mis d’accord sur la manière dont le Mécanisme européen de stabilité (le MES) va fonctionner pour la recapitalisation des banques, directe ou rétroactive.
Le MES est un gigantesque mécanisme supra-étatique doté d’une force de frappe de 700 milliards d’euros.

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République tchèque : plus de 75% de la population contre l’adhésion à la zone euro

République tchèque : plus de 75% de la population contre l'adhésion à la zone euro

06/05/2013 – 14h00
PRAGUE (NOVOpress) –
Selon une enquête du Centre d’étude de l’opinion publique (CVVM), les Tchèques se prononcent très majoritairement contre l’adoption de la monnaie unique, rapportait samedi l’édition nationale de E15. Le sondage a été réalisé du 8 au 15 avril derniers et a été effectué auprès de 1.049 personnes.

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L’Europe à la croisée des chemins

L’Europe à la croisée des chemins

23/04/2013 – 08H00
PARIS (NOVOpress Breizh) –
Dans un article publié sur le site RIA Novosti (05/04/2013), l’économiste Jacques Sapir, directeur du Centre d’études des modes d’industrialisation (CEMI-EHESS), estime que seule une fédéralisation de la zone euro permettrait de sauver la monnaie européenne. Une réflexion utile alors que l’Union européenne, jugée inefficace, est de plus en plus contestée et que l’Europe, dans le contexte géopolitique actuel, demeure plus que jamais une nécessité pour la survie des peuples qui la composent.

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La zone euro s’enfonce dans la récession

La zone euro s’enfonce dans la récession

17/02/13 – 15h00
PARIS (NOVOpress/Bulletin de réinformation) –
Le produit intérieur brut de la zone euro (en bleu foncé sur la carte ci-dessus) a reculé de 0,6% au quatrième trimestre 2012, indiquait jeudi Eurostat, l’office européen des statistique.

La vertueuse Allemagne décroche de 0,6%, réussissant à faire moins bien que la France, ‑0,3%. Les analystes expliquent que si l’économie allemande s’est plus contractée qu’attendu au dernier trimestre de 2012, c’est principalement en raison du recul des exportations. L’Allemagne serait-elle à son tour victime de l’euro fort, un euro pourtant conforme à ses intérêts économiques et financiers ?

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La Ligue du Nord demande un référendum sur l’euro

La Ligue du Nord demande un référendum sur l'euro

25/01/2013 – 12h00
ROME (via le site de Lionel Baland) – Suite à la déclaration du Premier ministre britannique David Cameron, la Ligue du Nord demande une nouvelle fois un référendum sur l’euro. Le dirigeant du parti Roberto Maroni désire que celui-ci se tienne en Italie en même temps que les élections européennes de 2014.

Il considère que le Premier ministre britannique David Cameron a tenu les mêmes critiques que lui à propos de l’Union européenne « qui ne fonctionne pas ». Roberto Maroni estime cependant que plutôt que quitter l’Europe, il vaut mieux la réformer.

Crédit photo : DR

Faut-il qu’il n’y ait pas de croix sur les pièces de monnaie européennes ?

Faut-il qu'il n'y ait pas de croix sur les pièces de monnaie européennes ?

22/11/2012 – 14h00
BRATISLAVA (NOVOpress/Bulletin de réinformation) – La commission européenne ne veut pas de crucifix et d’auréoles sur les euros. L’épiscopat slovaque a protesté contre la position de la Commission européenne exigeant que la pièce commémorative slovaque de deux euros programmée pour l’année prochaine et représentant les saints Cyrille et Méthode soit amputée du crucifix et des auréoles des deux saints, qui étaient prévus dans le projet de la pièce.

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Défaut de la Grèce : le contribuable paiera, par Paul le Guern

Défaut de la Grèce : le contribuable paiera par Paul le Guern

20/11/2012 — 14h00
ATHENES (NOVOpress Breizh) —
Il n’apparaît pas nécessaire d’appartenir à la famille des économistes distingués pour savoir qu’une monnaie est d’abord le reflet d’une économie. A économie forte, monnaie forte – le mark en Allemagne. A économie faible, monnaie faible – la drachme en Grèce. C’est ainsi que les choses fonctionnent habituellement, les échanges prennent en compte la compétitivité de chacun s’exprimant par le taux de change.

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