Libye, le plan de la conquête

Source : mondialisation.ca (traduction d’un article paru dans Il Manifesto)

« L’année 2016 s’annonce très compliquée au niveau international, avec des tensions diffuses y compris chez nous. L’Italie est là et fera sa part, avec le professionnalisme de ses femmes et de ses hommes et avec l’engagement des alliés » : ainsi Matteo Renzi a-t-il communiqué aux inscrits du Pd la prochaine guerre à laquelle participera l’Italie, celle contre la Libye, cinq ans après la première.

« L’année 2016 s’annonce très compliquée au niveau international, avec des tensions diffuses y compris chez nous. L’Italie est là et fera sa part, avec le professionnalisme de ses femmes et de ses hommes et avec l’engagement des alliés » : ainsi Matteo Renzi a-t-il communiqué aux inscrits du Pd la prochaine guerre à laquelle participera l’Italie, celle contre la Libye, cinq ans après la première.

Le plan est en acte : des forces spéciales SAS — rapporte le Daily Mirror — sont déjà en Libye pour préparer l’arrivée d’environ 1000 soldats britanniques. L’opération — « dans un accord États-Unis, Grande-Bretagne, France et Italie » — impliquera 6000 soldats et marine étasuniens et européens avec l’objectif de « bloquer environ 5000 extrémistes islamistes, qui se sont emparés d’une douzaine des plus grands champs pétrolifères et, depuis le repère Isis de Syrte, se préparent à avancer jusqu’à la raffinerie de Marsa el Brega, la plus grande d’Afrique du Nord ».

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Échéances pour le Trans-Pacific Partnership (TPP). Ce qui attend les Européens

Source : europesolidaire.eu

En poussant de toutes ses forces, diplomatiques, économiques voire militaires pour imposer la négociation du Trans-Pacific Partnership (TPP) à une série d’États asiatiques dominés par Washington, Wall Street et le Pentagone, Obama s’est montré ce qu’il a toujours été, une marionnette dans la main des oligarchies américaines.

Ces négociations se sont déroulées dans le secret quasi absolu, sans aucune consultation populaire et sous le contrôle exclusif des lobbies voulant imposer la loi d’un espace dominé par eux à des populations qui spontanément l’ont toujours refusée. L’objectif annoncé officiellement par Obama est « d’ouvrir les marchés, protéger les travailleurs et l’environnement, faire progresser le leadership américain en Asie ».
Mais le peu que l’on sait dorénavant du Traité sera qu’il ne servira en rien la protection des travailleurs et de l’environnement, non plus qu’une croissance mieux répartie socialement aux États-Unis mêmes. Il ne servira qu’à renforcer l’emprise des grandes compagnies et des banques américaines, non seulement sur l’Asie, mais sur la société américaine en tout premier lieu.

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L’intervention US engendre guerres et terrorisme

20/01/2016 – MONDE (NOVOpress)
L’agence de presse russe Sputnik se fait une joie de relayer un éditorial du fameux Washington Times, qui désigne les USA comme principaux fauteurs de terrorisme dans le monde. Et on ne peut donner tord à cette analyse.

La chute du prix du pétrole fera-t-elle éclater une énième bulle ?

07/01/2016 – ÉCONOMIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

À 35 $ le baril, le prix du pétrole a été divisé par 3 en deux ans. Cette baisse pose de graves problèmes aux pays producteurs d’hydrocarbures.

Les pays producteurs de pétrole ont assis leur sécurité extérieure et leur paix intérieure sur les exportations de pétrole…
À l’exception de la Russie et de quelques petites monarchies du golfe persique, les économies de ces pays sont très peu diversifiées. D’après les Échos, l’équilibre budgétaire public correspond à un prix de 80 $ le baril en Arabie saoudite, 110 en Russie et en Algérie et 150 $ au Venezuela.

À moins de 35 $ le baril, les États pétroliers sont dans une situation critique
Peu endettée et disposant encore d’importantes réserves, l’Arabie saoudite disposerait encore de quatre à cinq années de déficit devant elle. C’est peu, mais l’Algérie est déjà au pied du mur. D’après Bernard Lugan, ses réserves en dollars n’offrent que 18 mois d’autonomie budgétaire. Faute de pouvoir acheter la paix sociale, le pays pourrait connaître une profonde déstabilisation dans une région déjà explosive.

Quant au Venezuela, il a atteint le bout du système. Déjà en proie à l’insécurité, à une inflation galopante et à des pénuries, il est acquis qu’il fera défaut sur sa dette publique, en 2016.

La baisse du prix du pétrole pourrait également faire des dégâts aux États-Unis
Depuis 2008, les banques ont massivement financé le développement de l’industrie du gaz et du pétrole de schiste. Avec un point mort compris entre 50 et 65 $ le baril, les sociétés sont en perte. Les créances douteuses dans le secteur ont quintuplé, en 2015 et représentent 34 milliards de dollars. Les banques se rassurent en rappelant n’avoir conservé dans leurs livres qu’une partie de leurs engagements.

Cela n’est pas sans rappeler la crise des « subprimes »
En effet, la dissémination de ces crédits douteux dans l’économie avait alors entraîné un mouvement de défiance générale. Les financements interbancaires s’étaient taris, entraînant une crise de liquidité fatale à la banque Lehman Brothers en 2008. C’est l’économie mondiale qui avait alors été menacée.

Crédit photo : Moïse Marcoux-Chabot via Flickr (CC) = Terminal maritime et raffinerie de Lévis

Ukraine : les services secrets français dénoncent les mensonges de l’OTAN

23/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
Les services secrets français n’ont constaté aucun préparatif militaire de la Russie en vue d’un invasion de l’Ukraine, contrairement aux allégations de l’OTAN et notamment les américains. Ces mensonges visaient en fait à justifier la montée en puissance diu dispositif américaine en Europe de l’Est.

Le directeur du renseignement militaire français, le général Christophe Gomart, a critiqué la prépondérance américaine sur l’OTAN dans les questions relatives aux informations militaires. Il contredit aussi la doctrine officielle de l’OTAN, selon laquelle la Russie aurait fait des préparatifs massifs pour envahir l’Ukraine. Gomart explique textuellement : « En réalité nous avons constaté que les Russes n’ont ni installé des centres de commandement, ni pris des mesures logistiques, comme par exemple l’installation d’hôpitaux de campagne. Il n’y a eu aucune activité qu’on aurait dû trouver dans le cas de préparatifs pour une invasion militaire. Dans le deuxième rang du commandement il n’y a pas eu non plus d’ordres donnés dans ce sens. »

On ne saurait être plus clair.

Offensive américaine sur les données françaises

10/12/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La firme américaine Palantir technologies a été créée en 2004 avec le soutien de In-Q-tel, le fonds d’investissement de la CIA, d’après Faits & Documents.
Cette société est en passe de remporter deux marchés en France. Le premier, proposé par la direction générale des finances publiques, concerne le traitement des données propres à l’administration fiscale.
Le second, émanant du secrétariat général pour la modernisation de l’action publique, touche l’exploitation « des données publiques, ouvertes ou non ».
De quoi être inquiet pour la souveraineté numérique de la France. On ne voit pas bien, comment la maintenir si des données essentielles sont traitées par des entreprises liées à ce point au gouvernement et aux services de renseignement américain.
Cette interrogation était déjà valable, il y a vingt ans quand déjà, les entreprises du CAC 40 confiaient aux grands cabinets de consultants anglo-saxons leurs audits financiers et stratégiques…

Et pendant ce temps… La Chine

10/12/2015 – MONDE (NOVOpress)

Comme nous vous l’avions expliqué dans une série d’articles sur la fin du dollar-roi (voir les épisodes 1, 2, 3, 4 et 5 de cette série), le Yuan est maintenant une monnaie officielle du FMI depuis le 30 novembre dernier.

bank of algeria
Et l’avance de cette monnaie en remplacement du dollar US se poursuit, la Banque Centrale d’Algérie a demandé que toutes les transactions avec la Chine soient effectuées en Yuan et non plus en US dollars, la Chine étant devenue le premier partenaire commercial de l’Algérie.

C’est une décision importante et courageuse, car il faut garder en mémoire que tous les pays producteurs de pétrole qui avaient eux aussi décidé d’abandonner le dollar pour d’autres devises dans leurs transactions aient été immédiatement attaqués sur les plans militaires ou économiques par les USA, comme ce fut le cas pour l’Irak, la Libye, l’Iran. Nous verrons si dans les tous prochains mois des émeutes ou des attaques « terroristes » n’apparaissent pas spontanément dans ce pays.

Crédit photo : soukbledi via Flickr (CC) = arzew (raffinerie en Algérie)

La Russie emploie des sous-marins contre l’État Islamique

09/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
Après les missiles de croisière tirés depuis des navires et les bombardiers stratégiques, la Russie a frappé Daesh avec des missiles tirés depuis un sous-marin. Un arsenal qui envoie des messages clairs.

Pour la première fois, l’armée russe a frappé des cibles en Syrie avec des missiles de croisière tirés depuis un sous-marin en Méditerranée.
« Toutes les cibles ont été détruites », a déclaré e ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, indiquant que des infrastructures pétrolières, des dépôts de munitions et une fabrique de mines avaient été visés.
Les observateurs militaires avaient déjà été frappés (eux aussi…) par la précision à longue distance et la puissance des missiles de croisière « Kalibr », déjà tirés depuis des croiseurs stationnés en mer Caspienne et à nouveau lancés, depuis le sous-marin de dernière génération Rostov-sur-le-Don.

Avec des hélicoptères, des avions d’attaque au sol et des chasseurs-bombardiers, la Russie déployait déjà un arsenal aérien complet contre l’État Islamique. S’y sont ajoutés des bombardiers stratégiques et des missiles de croisière.
L’emploi de ces systèmes d’armes n’a rien d’innocent. De fait, le « boulot » pourrait être aussi bien fait avec des bombardements aériens classiques, mais l’efficacité opérationnelle n’est pas le seul facteur qui rentre en ligne de compte. Tout d’abord, cela permet aux différentes composantes militaires russes d’acquérir de l’expérience et de tester en conditions réelles les armes et les hommes.

Mais surtout, cela envoie des signaux clairs aux autres intervenants sur le terrain, notamment les Américains et les Turcs. Après l’affaire du TU-24 descendu par la chasse turque dans un véritable guet-apens et le bombardement d’installations de l’armée régulière syrienne par les avions de la « coalition » (démenti par les USA), la Russie a montré les muscles et fait passer un message.
Les États-Unis et Israël avaient été prévenus en amont des frappes russes effectuées depuis un sous-marin ; les Russes n’étaient pas tenus de le faire selon l’accord du 21 octobre destiné à éviter les incidents entre avions, aux termes duquel la Russie communique ses plans de vol en Syrie. Cette « mesure supplémentaire de précaution » des Russes a été « appréciée », selon le porte-parole du Pentagone Peter Cook.

Pentagone qui aura certainement aussi apprécié à sa juste valeur la déclaration de Vladimir Poutine, qui notait en passant que les missiles de croisière Kalibr pouvaient être équipés de têtes nucléaires, tout en espérant que l’usage de la force nucléaire « ne sera jamais nécessaire dans la guerre contre le terrorisme ».
Les états-majors occidentaux étant parfaitement au courant des capacités atomiques de ces missiles de croisière, les relever dans une déclaration publique revient en langage diplomatique à mettre en gras, souligné en rouge et surligné en jaune le message sous-jacent : « nous restons calmes, mais cessez de nous casser les… pieds, maintenant. »

Charles Dewotine

États-Unis : Donald Trump et Barak Obama, deux conceptions de l’islam aux antipodes l’une de l’autre

09/12/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Donald Trump a de nouveau fait parler de lui récemment en prônant la fermeture totale des États-Unis aux musulmans en attendant que le Congrès prenne les mesures adéquates. La Maison-Blanche s’est aussitôt insurgée, affirmant qu’un tel discours était contraire aux valeurs américaines puisque la liberté de religion est inscrite dans la Déclaration des droits. Visiblement, elle n’a pas compris que c’était justement parce que l’islam est par nature politique et totalitaire que Donald Trump demande qu’aucun musulman ne rentre sur le territoire américain !

Tout ceci pendant qu’une étude menée dans 100 mosquées du pays montrait que – 51 % possèdent des textes dans leur bibliothèque justifiant la violence. – 30 % ont des textes prônant « modérément » la violence ; — 19 % n’avaient pas de textes violents du tout.

Crédit photo : Gage Skidmore via Flickr (CC) = Donald Trump

Tout sauf des islamistes !

04/12/2015 – MONDE (Présent 8497)

Ils sont indécrottables. Ils seront en train de se faire égorger aux cris d’« Allah Akbar » qu’ils continueront de gargouiller : « Pas de conclusions hâtives, pas d’amalgame »… Mercredi soir vers 22 heures, les journalistes de France Info commentant la tuerie de San Bernardino qui a fait 14 morts et 21 blessés dans un centre pour handicapés en Californie, s’empressaient, se précipitaient pour raconter vite, vite, que l’on était « presque sûr », « à confirmer néanmoins » que les tireurs étaient des « Blancs », « de race blanche » et le motif « personnel », « un coup de rage au cours d’un banquet » ! Et d’embrayer sur leur propagande habituelle contre la vente libre des armes aux États-Unis. Bientôt ils nous diront que la hausse des attentats est liée au réchauffement climatique.
8497P1
Dès le lendemain, comme tout le monde l’avait pensé en entendant l’analyse de France Info, tout désignait un attentat terroriste islamiste. La nature planifiée de l’attentat, le profil du couple (abattu par les policiers au cours d’un échange de plus d’une centaine de tirs), leurs liens avec des réseaux terroristes islamistes en Amérique et à l’étranger. Le FBI déclarant qu’il préférait avancer « lentement, mais en donnant des informations correctes ». Spéciale dédicace à nos confrères de France Info.

Syed Rizwan Farook, Américain d’origine pakistanaise de 28 ans, inspecteur sanitaire et sa femme Tashfeen Malik, 27 ans, également d’origine pakistanaise et pharmacienne, tous deux équipés comme des sections d’assaut, étaient un couple de musulmans. Ils ont fait irruption en plein déjeuner de Noël et commis cet acte atroce après avoir embrassé une idéologie islamiste radicale.
« Il était très religieux », dit de lui le père de Syed Rizwan Farook. Un « fervent musulman » qui priait deux à trois fois par semaine à la mosquée, jusqu’à ce qu’il arrête de s’y rendre il y a quelques semaines, symptôme caractéristique d’un agent dormant. Sa femme Malik était voilée de noir des pieds à la tête. Le FBI s’intéresse à un pèlerinage à La Mecque à l’été 2014 au cours duquel ils se seraient mariés après s’être rencontrés sur internet. Le couple venait de passer un mois en Arabie saoudite.

Un arsenal de guerre (douze engins explosifs artisanaux et des milliers de munitions) a été retrouvé au domicile des deux tueurs. Farook avait été en contact avec cinq individus sur lesquels le FBI avait enquêté pour terrorisme, dont l’un lié aux islamistes somaliens Shebab et une autre au front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda.

On le voit, c’est une grande incertitude qui pèse sur les motifs du massacre…

Caroline Parmentier

Massacre de San Bernardino : la piste djihadiste est probable

04/12/2015 – MONDE (NOVOpress)

Au surlendemain de la tuerie de San Bernardino, en Californie, qui a fait 14 morts et 17 blessés, la piste djihadiste est privilégiée par les autorités. Au moment du massacre, Sayed Farouk et son épouse, Tashfeen Malik, tous deux d’origine pakistanaise, étaient lourdement armés et en tenues paramilitaires. « Il s’agit au minimum d’une attaque de l’ordre du terrorisme intérieur », a estimé hier le chef de la police locale, qui a précisé que le couple s’était récemment radicalisé.


 

 

Hervé Juvin : Les États-Unis nous imposent des règles qu’ils ne respectent pas

01/12/2015 – ÉCONOMIE (NOVOpress)
Hervé Juvin dénonce l’hypocrisie des États-Unis, qui imposent au monde des règles, notamment dans le domaine du libre-échange, dont ils se dispensent pour eux-mêmes. Il détaille notamment comment les USA utilisent le droit comme arme de coercition à l’encontre de ceux qui ne suivent pas la voie qu’ils ont tracée pour le monde.

https://youtu.be/vPakxNtnQI8

La Russie sur le chemin d’un retour en grâce ?

23/11/2015 – MONDE (NOVOpress)

Frank-Walter Steinmeier, ministre des Affaires étrangères allemand a laissé entendre que la Russie pourrait, sous certaines conditions, rejoindre le G8, groupe de discussion et de partenariat économique des huit pays constituant les plus grandes puissances économiques du monde, soit la Russie, les États Unis, le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie et le Canada.

Quelles étaient les relations de la Russie avec ce groupe ?
La Russie avait rejoint le groupe des huit, en 1998, mais elle en avait été exclue suite au rattachement de la Crimée en 2014. L’adhésion de cette péninsule à la Fédération de Russie faisait suite à un référendum, où près de 97 % des électeurs ont voté pour la réunification.

Comment cet événement a-t-il été perçu par le concert des nations ?
Moscou a souligné que le référendum en Crimée était conforme aux normes du droit international et à la charte des Nations-Unies. Pourtant, les pays occidentaux et l’Ukraine n’ont pas reconnu la légitimité de ce référendum et ont qualifié cette adhésion d’annexion. La Russie a alors été exclue du G8 et soumise à des sanctions économiques de la part de l’Union européenne, sanctions auxquelles Moscou a répondu par l’interdiction d’importation de certains produits alimentaires.

Quelles seraient les conditions de sa réintégration au G8 ?
Dans une entrevue donnée au quotidien Bild-Zeitung, Steinmeier a confié : « Si nous continuons de surmonter les difficultés liées au conflit ukrainien et si la Russie poursuit, comme auparavant, sa collaboration avec nous dans le règlement du conflit syrien, l’Occident n’aura et ne pourra avoir aucun intérêt à long terme de l’écarter des discussions régulières entre les principales puissances occidentales ».
Cette déclaration fait suite à l’entretien qu’ont eu Vladimir Poutine et Barack Obama au G20 réuni en Turquie les 15 et 16 novembre derniers, ainsi qu’à la main tendue de la Fédération de Russie à la France dans ses opérations de représailles aux attentas de Paris du 13 novembre.

Légende photo : Le G8 en 2013


Une organisation demande aux Américains de cesser d’armer l’Arabie saoudite qui bombarde le Yémen

23/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
L’ONG Human Right Watch a appelé les États-Unis à arrêter la vente d’armements à l’Arabie saoudite. Depuis plusieurs mois, l’organisation de défense des droits de l’homme dénonce des violations des lois de la guerre au Yémen. Des civils y sont tués sans distinction par la coalition menée par l’Arabie saoudite et ils seraient près de 2 500 à avoir péri sous les bombes de la coalition d’après l’ONU. D’après Joe Stork, directeur adjoint de HRW pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord :

Fournir plus de bombes aux Saoudiens en ces circonstances est une recette pour provoquer plus de morts de civils pour lesquels les États-Unis seront partiellement responsables.


Michael T. Flynn (DIA) : « Les USA ont délibérément soutenu les islamistes en Syrie »

21/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
Michael T. Flynn, ancien patron de la DIA (Defense Intelligence Agency, renseignement militaire US) explique dans un entretien à Al-Jazeera, que non seulement les USA étaient au courant que les islamistes étaient les principales composantes de la « rébellion » contre Assad en Syrie, mais qu’ils ont encouragé cela en armant ladite rébellion. Il explique aussi que les prisons américaines en Irak étaient conçues comme des incubateurs de terroristes, les mêmes terroristes que l’US Air Force bombarde actuellement.

Toujours pas de nouvelle coalition en Syrie

17/11/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Lors du G20 qui se tenait en Turquie, Poutine a affirmé qu’il avait les preuves de financement de Daesch par des personnes physiques venant de 40 pays, y compris des pays-membres du G20.
Il en a profité pour rappeler qu’il fallait rassembler tous les efforts contre le terrorisme, mais que « Nous avons proposé d’unir nos efforts avec les États-Unis dans la lutte contre Daesh. Malheureusement, nos partenaires américains ont refusé. Ils nous ont envoyé une note écrite qui dit : “Nous rejetons votre proposition”».
Cela ne laisse présager rien de bon quant à une éventuelle coalition unique sur le théâtre d’opérations syrien.


“Jihadi John”, le bourreau de l’État islamique, tué dans un raid ?

13/11/2015 – SYRIE (NOVOpress)
L’armée américaine a mené jeudi un raid aérien en Syrie visant « Jihadi John », le bourreau de l’État islamique visible dans un certain nombre de vidéos de décapitation.

Selon la BBC, qui cite une source militaire haut-placée, Mohammed Emwazi alias « Jihadi John » aurait été tué avec « un haut degré de certitude ». Plusieurs officiels Américains ont également confirmé sa mort auprès de la chaîne ABC. Selon l’un d’entre eux, Mohammed Emwazi a été touché alors qu’il sortait d’un immeuble à Raqqa et qu’il entrait dans un véhicule.


Crash de l’Airbus A321: la piste de la bombe, mais pas que…

06/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
Toujours aucune certitude quant aux raisons du crash du charter russe Metrojet dans le désert du Sinaï. Si la piste de la bombe à bord reste la plus probable, elle n’est pas la seule évoquée, chaque hypothèse charriant son lot d’arrière-pensées. Passage en revue.

Comprendre les raisons d’un crash aérien est extrêmement complexe en l’absence de cause évidente ou quand se disputent plusieurs hypothèses. À ce jour, l’analyse des enregistreurs de données en vol, les fameuses « boîtes noires » n’ont donné aucun résultat définitif ; de plus, celle chargée des enregistrements du cockpit, très endommagée, n’est pas complètement exploitable. Les experts ont étendu les zones de recherche de débris à 28 km2 afin de reconstituer le « puzzle » de l’avion et tenter de comprendre ainsi ce qui s’est réellement passé.
Aussi, les déclarations des différents protagonistes sont sujettes à caution et non dénuées d’arrière-pensées politiques. Plusieurs scénarios se disputent les faveurs des experts et commentateurs.

L'une des "boîtes noires" récupérées dans la carcasse de l'A321. L'analyse des données en vol est indispensable pour comprendre ce qui s'est passé.
L’une des “boîtes noires” récupérées dans la carcasse de l’A321. L’analyse des données en vol est indispensable pour comprendre ce qui s’est passé.

1/ La bombe à bord
C’est bien sûr l’hypothèse la plus probable, celle en tout cas qui explique le mieux la subite désintégration de l’avion en vol, sans que les pilotes aient eu le temps de donner l’alerte.
Elle est corroborée par plusieurs éléments :
• Les conditions du crash, donc, l’avion se disloquant à près de 9 000 mètres d’altitude sans que les pilotes ne puissent réagir ou même lancer un SOS.
• La double revendication de l’État Islamique. Peu connue pour ses revendications fantaisistes, Daesh a affirmé par deux fois être à l’origine de la catastrophe. Si la première, très floue, laissait « sur leur faim » les observateurs, la seconde, émise par un djihadiste de type slave, donne du poids au message. Il serait en effet plus aisé à un djihadiste « caucasien » de se glisser parmi les passagers russes du charter avec des explosifs dans ses bagages, quitte à « mourir en martyr ».
• La porosité des services de sécurité de Charm-el-Check. L’aéroport est peu connu pour la rigueur de ses contrôles de sécurité. Les Britanniques ont d’ailleurs dépêché des équipes d’experts pour aider les autorités égyptiennes à « analyser le dispositif de sécurité à l’aéroport et de vérifier si des mesures supplémentaires sont nécessaires », selon un porte-parole du gouvernement anglais.
« L’aéroport a des lacunes en sécurité. Il est connu pour cela. Mais il y a des éléments du renseignement qui laissent penser que quelqu’un ait pu aider depuis l’aéroport », a souligné une source militaire américaine auprès de CNN.
• Le flash de chaleur, qui aurait été détecté par un satellite américain, selon les révélations de CNN mardi dernier, qui « suggère qu’un événement catastrophique — y compris peut-être une bombe — s’est produit en vol », indique CNN, tout en soulignant que les experts examinent d’autres possibilités.

La seconde revendication par l'EI de l'attentat met en scène un djihadiste "caucasien", donnant une certaine crédibilité à la thèse de la bombe placée à bord.
La seconde revendication par l’EI de l’attentat met en scène un djihadiste “caucasien”, donnant une certaine crédibilité à la thèse de la bombe placée à bord.

Qui appuie cette thèse et pourquoi ?
Principalement les Américains et les Britanniques, ces derniers probablement plus par suivisme de leurs « cousins » yankees. Côté américain, c’est Obama en personne qui a évoqué cette thèse comme « sérieuse », Cameron la considérant de son côté comme « plus que probable ».

Alors que la Russie joue les empêcheurs de manipuler en rond des djihadistes « modérés » en Syrie, tout ce qui peut affaiblir la position de Poutine dans ce dossier est donc bienvenu. L’insistance depuis le début de l’affaire des diverses sources militaires, de renseignement ou politiques yankees à appuyer l’hypothèse terroriste finit d’ailleurs par être vaguement suspect.
[édité à 21h30] Pour autant, les tous derniers éléments extraits de la boîte noire de l’Airbus de Metrojet viennent encore appuyer cette thèse. Une source anonyme précise que le Flight Data Recorder (FDR) a brutalement cess

Infographie rassemblant les différents indice tendant vers la thèse de la bombe.  ©lefigaro.fr
Infographie rassemblant les différents indice tendant vers la thèse de la bombe.
©lefigaro.fr

é de fonctionner, un comportement symptomatique d’une «très soudaine décompression explosive».

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