En pleine tourmente de l’euro, les agences de notation s’intéressent à la dette américaine

14/07/11 – 20h30
WASHINGTON (NOVOpress)
– Le président Obama et les dirigeants de la majorité républicaine à la chambre des représentant ne parvenant pas à trouver un accord budgétaire, les agences de notation américaines envisagent de baisser la qualité de la dette du trésor américain.

L’agence Moody a notamment révélé au Congrès que le risque croissant que le plafond d’endettement de l’État fédéral, actuellement fixé à 14 290 milliards de dollars, ne puisse être relevé à temps, a pour conséquence immédiate un réexamen de la note Aaa attribuée aux bond du Trésor américain.

Selon des confidences recueillies auprès d’élus au Congrès, l’agence Moody a également informé les législateurs qu’elle ne se satisferait pas d’un paiement en temps et en heure des bons du Trésor arrivant à échéance. L’agence prendrait en compte pour sa notation la capacité de l’État fédéral à payer ses dettes à l’égard de particuliers, par exemple les retraites ou la sécurité sociale.

Le président Obama avait fixé à vendredi 15 juillet la date limite pour un accord entre la majorité républicaine de la chambre des représentants et l’exécutif sur l’enveloppe budgétaire, tant sur les réductions de dépenses exigées par les Républicains que sur le relèvement du plafond de la dette demandé par le président.

Si les négociations traînent encore en longueur, il n’est pas certain que cette limite puisse être tenue, pour le plus grand bonheur des spéculateurs.

The Walking Dead : plongée dans l’horreur du « vivre ensemble »

The Walking Dead : plongée dans l’horreur du « vivre ensemble » © AMC

09/07/2011 – 14h00
ATLANTA (NOVOpress) –
La saison 1 de The Walking Dead vient de sortir en DVD. L’histoire démarre du côté d’Atlanta (Etats-Unis). L’agent de police Rick Grimes (photo) est à la poursuite de délinquants lorsqu’il reçoit une balle en plein torse et tombe dans le coma. A son réveil à l’hôpital, la société américaine a versé dans l’apocalypse : les campagnes et les villes sont peuplées de zombiesmulticolores (Blancs, Noirs, Asiatiques…) assoiffés de sang et friands de chair humaine.

Côté pile, The Walking Dead peut être perçu comme une métaphore sur l’horreur de la mondialisation humaine où chaos, terreur et invasions glacent le sang. Comme l’a déjà filmée George Romero. The Walking Dead, c’est aussi une réflexion sur les aliénations et futilités de la société de consommation. La série de Frank Darabont prône également le recours à l’autodéfense et aux armes à feu afin de lutter contre une menace extérieure. Enfin, le premier épisode a le mérite de rappeler que la vie peut triompher d’un état comateux.

Côté face, The Walking Dead peut heurter par son esthétisme de la violence (interdit aux moins de 16 ans). Surtout, The Walking Dead ne s’émancipe pas d’un politiquement correct lourdingue. Dans le deuxième épisode, le rôle du méchant survivant est incarné par un raciste Blanc « consanguin » qui n’a rien compris au film : face aux envahisseurs, il n’y a plus de Blancs ou de Noirs, mais des « êtres humains » unis pour sauver leur peau. En guise de punition, le Redneck sera abandonné par ses petits camarades en apéritif aux zombies. Sympa. Le « vivre ensemble » à la sauce horrifique ?

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Russie-USA : la guerre froide n’est pas finie

Russie-USA : la guerre froide n'est pas finie

07/07/11 – 20h00
MOSCOU (NOVOpress)
– Sergueï Lavrov (photo), ministre russe des Affaires étrangères, a déclaré hier que “l’hostilité héritée de la guerre froide persiste dans les relations entre la Russie et les Etats-Unis”. Il est persuadé que les propositions formulées par la Russie, au sujet de la défense antimissile, “conviennent parfaitement pour trouver des compromis qui ne lèsent ni les intérêts des Etats-Unis, ni ceux de l’Europe, ni ceux de la Russie”, rapporte le site Ria Novosti.

Dans le cadre d’un compromis, il souligne qu’un projet conjoint constituerait une véritable percée pour l’avenir mentionnant que “les questions de la stabilité stratégique perdraient cet arrière-goût de confrontation qui persiste depuis la guerre froide” dans les relations entre Moscou et Washington.

Ces déclarations s’inscrivent à n’en point douter dans la tentative de déstabilisation orchestrée par les USA visant à isoler la Russie. Les récentes révolutions de couleurs en Ukraine, en Géorgie et au Kirghizstan, qualifiées de démocratiques et conduites en sous-main par des ONG pro-américaines dans la perspective de placer des hommes de paille à la solde des USA, sont là pour le rappeler.

“Ne laissez pas grandir la menace islamique” : entretien avec Rosine Ghawji du Tea Party [audio]

"Ne laissez pas grandir la menace islamique" : entretien avec Rosine Ghawji du Tea Party [audio]

Nous avons rencontré Rosine Ghawji, collaboratrice de Mark Skoda, co-fondateur du Tea Party. Le Tea Party est un mouvement politique contestataire, hétéroclite et populaire aux États-Unis, qui s’oppose à l’État fédéral et aux impôts. Le mouvement critique notamment les dépenses gouvernementales faites sous l’administration Obama, tant celles qui soutiennent le système financier et la relance économique que celles qui fondent une protection sociale commune au niveau fédéral.

Réclamant une restauration de l’esprit fondateur du pays, le Tea Party emprunte à ce titre l’imagerie de la guerre d’indépendance et son nom fait référence à la Tea party de Boston, un événement historique qui a marqué les débuts de la révolution américaine contre la monarchie britannique au XVIIIème siècle.

De passage en Europe et notamment en Suisse où elle vient de rencontrer Oscar Freysinger, Rosine nous livre un entretien sans concession sur sa vision des États-Unis, sa vision de l’Europe actuelle et adresse un véritable message de résistance aux européens, face à l’islamisation de la société.

Entretien avec une américaine qui se démarque nettement de l’image “Gendarme du monde” que les européens donnent souvent aux américains.

Crédit photo : capture d’écran d’une interview de la TSR, été 2011