Les Etats-Unis n’ont plus leur «AAA»

06/08/2011 – 13h45
WASHINGTON (NOVOpress) –
Pour la première fois de leur histoire, les Etats-Unis n’ont plus leur AAA, la note la meilleure, pour la dette publique du pays. L’agence d’évaluation financière Standard and Poor’s (S&P) a en effet décidé vendredi soir de diminuer cette note à AA+, compte tenu des «risques politiques» du déficit budgétaire.

Cette annonce est faite alors que les places boursières sont toujours très nerveuses.

Les lois pro-vie font reculer l’avortement aux Etats-Unis

Les lois pro-vie font reculer l’avortement aux Etats-Unis


03/08/2011 – 23h10
LINCOLN (NOVOpress) –
L’Etat américain du Nebraska enregistre une baisse de 10 % des avortements de janvier à juin 2011 par rapport à l’année dernière sur la même période. Selon l’association « Right to Life », cette bonne nouvelle serait liée à une nouvelle loi promulguée dans cet état en octobre dernier. Elle protège de l’avortement volontaire tout fœtus « capable de ressentir la douleur » et permet de mettre fin aux avortements tardifs, au-delà de 20 semaines de gestation. Des lois identiques sont prévues dans l’Oklahoma, l’Alabama, le Kansas et l’Idaho.

En France, 36 ans après l’adoption de la loi Veil, dix ans après la loi Aubry ayant rallongé le délai légal pour l’avortement volontaire de 10 à 12 semaines et supprimé l’autorisation parentale pour les mineures, l’absence d’une politique gouvernementale pro-vie est un terrible échec : 237 000 IVG (interruption volontaire de grossesse) ont été pratiquées en France en 2009, contre 213 380 en 2007. Une hausse constatée également chez les femmes de moins de 25 ans : + 22 % d’avortements entre 2002 et 2009.

Poutine dénonce “le monopole du dollar” qui “parasite l’économie mondiale”

Poutine dénonce "le monopole du dollar" qui "parasite l'économie mondiale"

02/08/2011 – 10h30
MOSCOU (NOVOpress) —
Le premier ministre russe, Vladimir Poutine, n’a pas mâché ses mots aujourd’hui en s’en prenant au système économique américain et à la gestion de la dette par le gouvernement des Etats-Unis.

Au cours de la visite d’un camp de jeunes aménagé près du lac Seliger, dans la région russe de Tver, il a déclaré que le pays de l’Oncle Sam “vivait au-dessus de ses moyens, rejetant “la responsabilité” de “ses problèmes sur l’économie mondiale”.

Surtout, Vladimir Poutine s’est attaqué violemment au système monétaire américain qui “parasite l’économie mondiale grâce au monopole du dollar”.

Les Etats-Unis au bord de la faillite

Les Etats-Unis au bord de la faillite

[box] Les négociations entre les Démocrates et les Républicains sont sur le point d’échouer. Obama a demandé à son ministre des finances d’élaborer un plan B.[/box]

L’administration du président Barack Obama se prépare à un échec des négociations relatives à la politique budgétaire des Etats-Unis. Le ministère des finances a élaboré un plan au cas où aucun accord ne devait être trouvé entre les deux partis d’ici le 2 août, a déclaré le porte-parole d’Obama mercredi à Washington. C’est en tout cas la réponse qu’il a donnée à un journaliste qui lui posait la question de savoir quelles dépenses pouvaient encore être faites après cette date critique, et quelles dépenses seraient suspendues. Carney n’a pas été plus loin dans ses déclarations. Le ministère américain des finances a l’intention de faire connaître dans les prochains jours ce qu’il a l’intention de faire en cas d’échec des négociations sur la question de la dette.

Chaque jour compte

C’est désormais chaque jour qui compte aux Etats-Unis pour échapper à une cessation de paiement de l’Etat. Mais les Démocrates et les Républicains bluffent jusqu’au dernier moment dans le litige concernant le plafond de la dette, et aucun accord n’est encore en vue.

Et une mauvaise nouvelle de plus vient de tomber au beau milieu des négociations sur le plafond de la dette : la croissance économique américaine s’est à nouveau ralentie au début du second semestre selon une estimation de la Banque Fédérale américaine. Le marché du travail est également resté atone, alors que beaucoup de régions avaient recensé des nouveaux recrutements.

Des points importants

Le président Obama a peu de raisons de se réjouir ces derniers temps

En dépit de l’urgence de trouver un accord, les sujets de désaccord persistent. Voici les points importants du conflit sur la dette :

Quand sera-t-on à court d’argent ? Les Etats-Unis avaient dépassé dès la mi-mai la limite légale de 14.300 milliards de dollars. Depuis, on a réussi à louvoyer en recourant à des « mesures spéciales ». Si la limite d’endettement n’est pas relevée d’ici le 2 août, les Etats-Unis ne pourront plus régler toutes les factures. Les versements aux retraités ou aux soldats pourraient connaître des retards, des fonctionnaires pourraient être mis en congé sans solde.

Y a-t-il une date après laquelle rien ne va plus ? Les analystes partent du principe que le ministère américain des finances dispose encore d’un matelas de sécurité qui lui permet de régler ses factures jusqu’à la mi-août. Le 3 août, ce sont environ 23 milliards de dollars qui son dus aux retraités et aux handicapés. Le 15 août est considéré comme une date fatidique. Ce sont 41 milliards de dollars qui sont alors à payer, dont 30 milliards d’intérêts rémunérant les bons du trésor.

La note maximale AAA est en danger ? Si les Etats-Unis devaient ne plus être complètement en mesure de servir leur dette (intérêts et capital), c’en sera fini des meilleures notes des agences de notation. Les Etats-Unis devront payer des intérêts élevés pour l’endettement nouveau. De nombreux fonds de pension devront se débarrasser de leurs titres américains, du fait qu’ils n’ont le droit d’investir que dans des bons du trésor de la meilleure solvabilité.

Colère

L’incapacité des politiciens à trouver une solution rapide a suscité une violente colère du journaliste et activiste Internet Jeff Jarvis. « Hé, bande de connards à Washington. C’est notre pays, notre économie, notre argent », a-t-il éructé sur le service en ligne Twitter. Des dizaines de milliers d’internautes ont commencé à critiquer, sous le mot clé #fuckyouwashington, les Républicains qui refusent des nouveaux impôts pour les riches. Mais les Démocrates aussi se voient reprocher leur incapacité.

[box class=”info”] Source : Le journal quotidien autrichien Kurier.[/box]

Qui est derrière les agences de notation ?

Qui est derrière les agences de notation ? — crédit photo : Ben Garrett

29/07/2011 – 11h30
NEW YORK (NOVOpress) — Les agences de notation et leur rôle dans l’économie mondiale sont sur toutes les bouches. Certains considèrent que leurs évaluations sont objectives, tandis que d’autres y voient presque des organisations criminelles. Le président de la Banque nationale allemande Claus Raidl demande de recourir à la police pour briser leur influence, jugée démesurée.

Toujours AAA pour les États-Unis alors qu’ils sont presque insolvables

Standard & Poor’s, Moody’s, Fitch. Ces trois noms résonnent sur toutes les bouches après les spectaculaires et profondes décotes de la solvabilité de plusieurs États européens. Ces trois agences de notation américaines représentent à elles seules 95% du marché. Leur jugement exerce sur les marchés financiers un poids capable d’ébranler l’ensemble de la zone euro, soit une zone économique de 320 millions d’habitants. Mais s’agit-il en fait d’un levier des intérêts américains et de Wall Street ? On peut le soupçonner, d’autant que les États-Unis, alors qu’il sont en passe de devenir insolvables, jouissent d’un niveau de solvabilité extrêmement élevé. Des politiciens européens ont fait de cette troïka d’outre-Atlantique leur ennemi déclaré. Mais la vérité se trouve probablement, comme souvent, au milieu.

La Grèce a longtemps réussi à cacher l’ampleur réelle de ses problèmes financiers. Il y a environ un an, la lumière a été faite sur la gestion catastrophique de ses finances publiques. Les problèmes du pays ont attiré l’attention des Fitch et consorts, qui ont rapidement réagi en décotant la solvabilité des emprunts d’État. Depuis, l’euro n’est plus en repos. Une « vache sacrée » a même été sacrifiée récemment – l’Italie. Des politiciens de Bruxelles et nationaux ont reconnu le risque de se retrouver dans une situation délicate. Enfin, un coupable a été trouvé : ce n’est pas la pratique de distribuer à la population des cadeaux électoraux qu’il n’y avait pas lieu de financer, mais des analystes de la lointaine Amérique qui étaient responsables des misères de l’union monétaire européenne.

Ceux qui sont derrière

Warren Buffett - crédit photo : Ronald Lee Wattonville-Ames
Warren Buffett - crédit photo : Ronald Lee Wattonville-Ames

Un coup d’œil sur la structure des agences permet de douter de leur objectivité. Par exemple, le légendaire gourou de la bourse Warren Buffet détient, comme l’indique NEWS dans son numéro 28 de cette année, au travers de Berkshire-Hathaway, 12,5% des parts de Moody’s. Buffet a aussi une participation dans la banque d’investissement Goldman Sachs, dont la notoriété est égale à sa mauvaise réputation. Une constellation autonome, en somme.

Le problème est que les agences de notation sont payées par les banques pour évaluer leurs produits. Si l’analyste et le donneur d’ordre ont tous les deux le même propriétaire, cette relation est un terrain éminemment propice à une dangereuse absence de transparence et aux coteries. Qui mordrait la main qui le nourrit ? Standard & Poor’s appartient à la maison d’édition médias McGraw-Hill dont le principal actionnaire est la société d’investissement Capital World, laquelle détient aussi une participation dans Moody’s. Le Français Marc Ladreit de Lacharriere contrôle Fitch Ratings via sa maison-mère Fimalac. Il a présidé pendant des années la section française du groupe Bilderberg. Le comité de direction de Fimalac a des relations et des intersections étroites avec des groupes de sociétés agissant dans le monde entier comme Coca Cola et diverses grandes banques.

La solvabilité de la classe politique

Nos élus, dans leurs critiques à l’encontre des Moody’s et autres, n’ont sûrement pas tort, ou du moins pas totalement. Les interdépendances avec les grands acteurs du monde de la finance et de l’industrie s’opposent à leur objectivité. Dieu seul sait pourquoi les USA ont-il toujours le statut triple A… ou les propriétaires des agences. Mais l’accroissement régulier de l’endettement et la corruption des milieux gouvernementaux aboutiront tôt ou tard à un retour de bâton. Les gouvernements d’Europe ont traité à la légère l’attribution des critères de stabilité. Ce comportement négligent, fruit de spéculations à court terme, se traduit maintenant en un déclassement des évaluations. Faire des agences de cotation l’unique responsable des affres de la zone euro serait omettre la responsabilité de la classe politique, et surévaluer, peut-être, sa propre solvabilité.

Le futur chef de l’armée américaine menace l’Iran

Le futur chef de l'armée américaine menace l'Iran©Sgt Jennifer Johnson-Us Army

27/07/11 – 12h15
WASHINGTON (NOVOpress)
– Le général Martin Dempsey, futur chef d’état-major interarmées américain, a prononcé un discours très menaçant et vindicatif contre la république d’Iran.
Le général a en effet mis ce pays en garde contre la poursuite de ses activités nucléaires. Il a également dénoncé son immixtion dans les affaires irakiennes. Ce qui ne manque pas d’audace dans la bouche d’un chef militaire d’un pays qui occupe l’Irak depuis plusieurs années.

“L’Iran, a soutenu le général Dempsey, est une force déstabilisatrice” dans la région. L’officier supérieur pointant du doigt le programme nucléaire iranien, qui est controversé, et accusant Téhéran de soutenir les forces hostiles à la présence militaire américaine en Irak. Une accusation que les officiels iraniens se sont logiquement empressés de retourner à celui qui mène des guerres incessantes dans la région.

“La probabilité pour que l’Iran fasse une erreur de calcul quant à la détermination des Etats-Unis est élevée”, a notamment déclaré le général Dempsey. Une détermination pouvant aller jusqu’à une nouvelle intervention militaire ? C’est une éventualité qui n’est pas écartée par tous les observateurs de la vie politique américaine. Ces observateurs verraient bien là une porte de sortie à l’actuelle crise de la dette.

La « diversité », future victime de la crise des finances publiques américaines ?

La « diversité », future victime de la crise des finances publiques américaines ?

27/07/2011 – 09h00
PARIS (NOVOpress) — Si l’Europe a fort à faire pour réduire ses déficits publics, les États-Unis sont confrontés à des défis budgétaires et économiques d’une toute autre ampleur. Un des aspects les plus étonnants de la crise financière, notamment ces dernières semaines, est le peu d’attention que les marchés ont accordé au bras de fer opposant le président Obama et le Congrès sur l’élévation du plafond de l’endettement public de l’État américain.

D’un côté, le refus obstiné de la nouvelle majorité républicaine à la chambre des représentants à accepter toute hausse des impôts ; de l’autre, l’incapacité des républicains en général à réduire les dépenses militaires et celle des démocrates à diminuer celles liées à la protection sociale, conduisent le pays dans le mur.

Il est une facette de la politique budgétaire rarement mise en lumière, celle de la promotion de la « diversité ». Dans un pays dans lequel cohabitent trois grands groupes, les Euro-Américains, les Afro-Américains et les Hispaniques, la paix sociale est achetée depuis cinquante ans au prix fort par la puissance publique par le biais d’emplois réservés dont les salaires sont payés par les contribuables.

Comme l’explique dans son blog l’universitaire Walter Russell Mead, un des penseurs libéraux américains les plus en vogue, le rapport de force budgétaire peut avoir des conséquences dévastatrices pour les groupes répondant le moins bien aux exigences d’une société industrielle évoluée.

L’obamania chantée depuis 2008 sur tous les tons par les grands médias américains, et qui commence seulement maintenant à se mettre en sourdine, a occulté la sévère dégradation de la situation des Noirs, ce qui aux États-Unis est désigné sous l’appellation politiquement correcte de « crise urbaine ».

Les chiffres de l’emploi offrent des indicateurs éclairants. Près de 16% des Noirs sont chômeurs, contre 8,7 % des Blancs. Plus révélateur encore, pour ceux qui veulent bien chercher à comprendre, les taux de chômage des Noirs les plus bas se trouvent dans les États où ils sont rares. A titre d’exemple, l’Alaska, 5,4% ou le Wyoming, 6,2 %. En revanche, dans les États industriels où les Noirs sont nombreux, le taux de chômage des Afro-Américains atteint des niveaux critiques : Wisconsin, 25% ou le Michigan, 23,9%.

Les ingrédients de cette crise sont bien connus. Une réduction importante des emplois peu qualifiés offerts aux jeunes Noirs et une concurrence accrue de la part des immigrants hispanophones auxquels les employeurs donnent la préférence. Ce dernier point est, paradoxalement, un des résultats du refus par l’élite politique noire, affiliée en grande majorité au Pari démocrate, de prendre des mesures contre l’immigration illégale.

Le facteur nouveau qui va changer la donne est la crise budgétaire dans laquelle sont plongés l’État fédéral, les États fédérés tout comme les collectivités locales. S’il est très peu probable que Washington se retrouve à court d’argent grâce à un accord de dernière minute entre la Maison blanche et la Chambre des représentants, tel n’est pas le cas pour les deux autres composantes de la puissance publique américaine.

Or l’emploi public est la clef de l’intégration des Noirs dans “l’American way of life”. Selon le ministère du Travail, 20 % des Noirs sont des fonctionnaires. Chiffre à comparer à 15 % pour les Blancs et seulement 11% pour les hispanophones.

Contrairement à l’Europe, les fonctionnaires des collectivités locales peuvent être licenciés et de nombreux États, comtés et villes ne s’en privent pas. De la Californie au Maine, des hommes et des femmes qui se croyaient à l’abri des contingences économiques se retrouvent dans la rue, en compétition avec les chômeurs en provenance du secteur privé pour décrocher les rares emplois disponibles.

Les perspectives sont tout aussi sombres pour les jeunes Noirs qui suivent des études dans les universités grâce aux mesures de discrimination positive qui leur offrent des places aux concours d’entrée au détriment de Blancs et d’Asiatiques mieux notés. Ces jeunes ne trouvent pour la plupart de débouchés que dans le secteur public. Faute de postes de fonctionnaires, ils risquent de connaître de longues périodes de chômage ou un sévère déclassement professionnel.

Heureusement, il existe quand même des raisons d’espérer pour les futures générations de Noirs américains. Le système symbiotique qui associait une classe d’employés publics financés par le clientélisme avec une population noire paupérisée touche à sa fin.

A Atlanta, les familles Noires se sont révoltées contre des fonctionnaires du système éducatif qui développaient des trésors d’imagination, non à pas à mieux éduquer les enfants qui leur étaient confiés, mais à fournir des statistiques truquées gonflant à l’hélium les résultats scolaires des enfants.

Le cas des enseignants d’Atlanta illustre de manière plus générale le conflit d’intérêt qui oppose les fonctionnaires de l’éducation publique aux usagers de cette même éducation. Les enseignants veulent davantage de moyens et davantage de nouveaux fonctionnaires. Les familles veulent une meilleure éducation pour les enfants. Des objectifs qui dans la réalité des faits ne se recoupent pas mais s’opposent.

Selon Walter Russell mea, les Noirs finissent par comprendre que la politique de la diversité, notamment la discrimination positive, ne sert que les intérêts d’une minorité. Les Noirs les plus éduqués, les plus riches ne pensent plus selon un antagonisme racial. Ainsi, Obama s’est fait élire non pas en tant que défenseur des intérêts des Noirs, mais en proposant des politiques destinées à l’ensemble de la population du pays.

Il n’en demeure pas moins, souligne Walter Russell Mead, que les Noirs les plus pauvres et les moins éduqués n’ont pas beaucoup de perspectives d’avenir à court terme. Ils ne satisfont pas aux exigences minimales requises par l’économie de marché et le secteur public n’a plus rien à leur offrir qu’un débouché dans le secteur pénitentiaire comme hôte forcé de l’État. Sur ce dernier point, les statistiques du ministère de la Justice apportent des précisions bien pessimistes. En 2010, les Noirs fournissaient 39,4% des détenus américains alors que les Noirs ne sont que 12,6% de la population. Il ne serait pas étonnant, conclut Walter Russell Mead, que des cycles d’émeutes raciales éclatent dans un avenir proche.

Les analyses de cet universitaire libéral sont également éclairantes pour l’Europe. Si le continent continue à accueillir des populations inadaptées aux besoins d’une société développée et culturellement éloignée des valeurs majoritaires de la population, il va se constituer une population marginalisée qui ne pourra trouver sa subsistance que dans les aides sociales, les emplois les moins rémunérés ou la criminalité.

Les élus des banlieues des grandes villes françaises commencent, non seulement à le comprendre, mais aussi à le dire. Seront-ils entendus ?

États-unis : nouvel échec des négociations sur la dette

États-unis : Nouvel échec des négociations sur la dette

26/07/2011 – 12h00
WASHINGTON (NOVOpress) —
Les négociations menées dimanche afin de parvenir à un accord entre parlementaires Républicains et Démocrates sur le relèvement du plafond de la dette américaine, ont à nouveau échoué. Chacun est en effet resté campé sur ses positions, alors que l’échéance du 2 août – date butoir au-delà de laquelle les États-Unis risquent de se retrouver en défaut de paiement – se rapproche dangereusement. Cependant, Hillary Clinton s’est déclarée «confiante dans le fait que le Congrès fera ce qu’il faut, et arrivera à un accord sur le plafond de la dette ». En effet, excepté certains élus du Tea Party qui brilleraient par leur inconscience, tous mesurent l’extrême gravité que constituerait un défaut de paiement et les conséquences dramatiques que cela aurait sur l’économie américaine et mondiale. Ainsi, il y a fort à parier qu’une décision de rehausser ce plafond interviendra au dernier moment.

Car en définitif,  le véritable point de blocage réside davantage dans le plan d’austérité qui doit nécessairement accompagner cette décision afin de freiner l’emballement de la dette et ne pas se retrouver confronté indéfiniment à une situation similaire. L’occasion est en effet trop belle pour les républicains, qui détiennent la majorité des sièges à la chambre des représentants, de monnayer leurs voix contre des mesures drastiques de diminution des dépenses publiques, là où les démocrates prônent une solution davantage basée sur la hausse des impôts et notamment la suppression des niches fiscales. In fine, les vraies clefs du problème se situent bel et bien dans la réduction du train de vie de l’Amérique. D’ailleurs, la principale préoccupation des agences de notation, lorsqu’elles menacent de dégrader la note de la dette US, est bien de savoir si les autorités américaines sauront prendre à ce sujet des mesures efficaces à long terme.

Et à ce titre, certains chiffres permettent de prendre conscience de l’ampleur de la tâche. Ce plafond de la dette qui avait été instauré en 1917 dans un esprit de maîtrise budgétaire a été relevé 74 fois depuis. Cela rappelle en quelque sorte les critères de Maastricht qu’aucun pays n’a jamais respecté et surtout pas la France. Le Figaro nous apprend également que l’Amérique doit emprunter environ 42% de ce qu’elle dépense.  Le journal LesEchos précise quant à lui que la dette devrait encore gonfler en 2012 pour s’établir à 103% du PIB. A ce rythme, il n’est même pas certain que les 4000 milliards d’économies sur 10 ans réclamées par les économistes suffisent à enrayer le phénomène. On mesure mieux à la lumière de telles données combien cette crise est en réalité celle du modèle américain de l’insouciance budgétaire, engeance de son consumérisme effréné, celle de ce mode de vie dont l’opulence avait été rendue possible par les avantages hérités des guerres mondiales et notamment de la reconnaissance du dollar comme monnaie de réserve internationale. Sauf qu’à l’heure de leur déclin, les marchés réclament des comptes aux États-Unis.

Afghanistan : des millions de dollars US versés aux talibans !

25/07/2011 – 12h30
WASHINGTON (NOVOpress) – Nouvelle démonstration de l’échec de la coalition en Afghanistan et de l’état de corruption locale, plusieurs millions de dollars de fonds gouvernementaux américains destinés au ravitaillement routier des forces américaines en Afghanistan auraient en réalité été versés à des talibans en échange du passage des convois.

Les sous-traitants de l’armée américaine auraient donc payé les talibans pour parvenir à faire circuler le ravitaillement, c’est la révélation faite par le Washington Post qui cite une enquête interne de l’armée.

Cette enquête a mis au jour “des preuves crédibles d’implication dans une entreprise criminelle ou de soutien à l’ennemi”, par quatre des huit principaux sous-traitants, selon le journal américain.

Le montant des sommes “détournées” pourrait dépasser les 20 millions de dollars.

“C’est au-delà de toute compréhension”, a commenté John Tierney, président démocrate d’une commission de surveillance de la Chambre des Représentants, estimant que l’armée américaine se rendait ainsi complice d’une vaste opération de racket.

Le Pentagone entend contrer la propagande anti-USA sur les réseaux sociaux

Le Pentagone entend contrer la propagande anti-USA sur les réseaux sociaux

20/07/11 – 18h15
WASHINGTON (NOVOpress)
– Le minsitère de la Défense américain entend désormais plus et mieux agir sur la Toile pour contrer la propagande hostile aux Etats-Unis. Au tour des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.) d’être sous le contrôle vigilant des cyber-soldats de l’Oncle Sam.

Et ce par le biais de son organe de recherche en technologie, le Darpa. Le but : détecter “les messages volontairement trompeurs et la désinformation”. Les acteurs : des experts que le Darpa souhaite recruter via un appel à un candidature. Budget : 42 millions de dollars sont prévus.

Le Pentagone entend surtout “prévenir” des révoltes qui se se développent via Facebook ou Twitter, comme les “révolutions” en Tunise ou en Egypte. Histoire que ces révoltes n’aboutissent pas à mettre en place des régimes hostiles aux USA.

Mais les Etats-Unis étaient déjà présents sur ces réseaux sociaux puisque plusieurs “révoltés” tunisiens ou égyptiens, qui utilisaient Facebook ou Twitter, ont été formés par le département d’Etat.

Etats-Unis : 88% des gains de la croissance vont aux profits des entreprises, 1% aux salaires

Etats-Unis : 88% des gains de la croissance vont aux profits des entreprises, 1% aux salaires

17/07/11 – 20h00
WASHINGTON (NOVOpress)
— Une nouvelle étude publiée par la « Northeastern University » montre que les profits des entreprises ont capté 88% de la croissance du revenu national réel tandis que les salaires n’ont bénéficié que d’un peu plus de 1% de celle-ci. Cette étude a été réalisée sur la période ayant suivi la fin de la récession aux USA.

L’étude précise que ce constat est “sans précédent” : jamais, dans l’histoire américaine, les salariés américains n’avaient reçu une part si minuscule de la croissance du revenu national.

“Le manque de croissance de travail nette dans le rétablissement économique actuel combiné avec des salaires horaires et hebdomadaires réels stagnants est responsable de ce résultat unique, dévastateur,” écrivent notamment les auteurs du rapport, Andrew Sum, Ishwar Khatiwada, Joseph McLaughlin et Sheila Palma.

Mondialisme: le nouveau pont de San Francisco est construit en Chine

Mondialisme: le nouveau pont de San Francisco est construit en Chine

17/07/11 – 11h00
SAN FRANCISCO (NOVOpress)
– Alors que le secteur industriel et celui de la construction sont en crise grave aux Etats-Unis, les segments terminaux du nouveau pont suspendu sur la Baie de San Francisco ont été réalisés en Chine et chargés cette semaine sur un bateau à Shanghai.

Il s’agit d’un des plus grands déplacements de travaux publics réalisé jusqu’à aujourd’hui.

Les quatre modules d’acier, pesant plus de 5300 tonnes, vont ainsi voyager 22 jours à travers l’Océan Pacifique, avant la jonction avec les 24 autres sections déjà en place. Ensemble, ils formeront le plus grand pont suspendu des USA, dont le coût de construction est estimé à 6,4 milliards de dollars.

Cette réalisation gigantesque démontre comment, progressivement, les ingénieurs chinois étendent à l’étranger leur rayon d’action et gagnent de nouveaux contrats aux détriments des économies nationales.

En pleine tourmente de l’euro, les agences de notation s’intéressent à la dette américaine

14/07/11 – 20h30
WASHINGTON (NOVOpress)
– Le président Obama et les dirigeants de la majorité républicaine à la chambre des représentant ne parvenant pas à trouver un accord budgétaire, les agences de notation américaines envisagent de baisser la qualité de la dette du trésor américain.

L’agence Moody a notamment révélé au Congrès que le risque croissant que le plafond d’endettement de l’État fédéral, actuellement fixé à 14 290 milliards de dollars, ne puisse être relevé à temps, a pour conséquence immédiate un réexamen de la note Aaa attribuée aux bond du Trésor américain.

Selon des confidences recueillies auprès d’élus au Congrès, l’agence Moody a également informé les législateurs qu’elle ne se satisferait pas d’un paiement en temps et en heure des bons du Trésor arrivant à échéance. L’agence prendrait en compte pour sa notation la capacité de l’État fédéral à payer ses dettes à l’égard de particuliers, par exemple les retraites ou la sécurité sociale.

Le président Obama avait fixé à vendredi 15 juillet la date limite pour un accord entre la majorité républicaine de la chambre des représentants et l’exécutif sur l’enveloppe budgétaire, tant sur les réductions de dépenses exigées par les Républicains que sur le relèvement du plafond de la dette demandé par le président.

Si les négociations traînent encore en longueur, il n’est pas certain que cette limite puisse être tenue, pour le plus grand bonheur des spéculateurs.

The Walking Dead : plongée dans l’horreur du « vivre ensemble »

The Walking Dead : plongée dans l’horreur du « vivre ensemble » © AMC

09/07/2011 – 14h00
ATLANTA (NOVOpress) –
La saison 1 de The Walking Dead vient de sortir en DVD. L’histoire démarre du côté d’Atlanta (Etats-Unis). L’agent de police Rick Grimes (photo) est à la poursuite de délinquants lorsqu’il reçoit une balle en plein torse et tombe dans le coma. A son réveil à l’hôpital, la société américaine a versé dans l’apocalypse : les campagnes et les villes sont peuplées de zombiesmulticolores (Blancs, Noirs, Asiatiques…) assoiffés de sang et friands de chair humaine.

Côté pile, The Walking Dead peut être perçu comme une métaphore sur l’horreur de la mondialisation humaine où chaos, terreur et invasions glacent le sang. Comme l’a déjà filmée George Romero. The Walking Dead, c’est aussi une réflexion sur les aliénations et futilités de la société de consommation. La série de Frank Darabont prône également le recours à l’autodéfense et aux armes à feu afin de lutter contre une menace extérieure. Enfin, le premier épisode a le mérite de rappeler que la vie peut triompher d’un état comateux.

Côté face, The Walking Dead peut heurter par son esthétisme de la violence (interdit aux moins de 16 ans). Surtout, The Walking Dead ne s’émancipe pas d’un politiquement correct lourdingue. Dans le deuxième épisode, le rôle du méchant survivant est incarné par un raciste Blanc « consanguin » qui n’a rien compris au film : face aux envahisseurs, il n’y a plus de Blancs ou de Noirs, mais des « êtres humains » unis pour sauver leur peau. En guise de punition, le Redneck sera abandonné par ses petits camarades en apéritif aux zombies. Sympa. Le « vivre ensemble » à la sauce horrifique ?

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Russie-USA : la guerre froide n’est pas finie

Russie-USA : la guerre froide n'est pas finie

07/07/11 – 20h00
MOSCOU (NOVOpress)
– Sergueï Lavrov (photo), ministre russe des Affaires étrangères, a déclaré hier que “l’hostilité héritée de la guerre froide persiste dans les relations entre la Russie et les Etats-Unis”. Il est persuadé que les propositions formulées par la Russie, au sujet de la défense antimissile, “conviennent parfaitement pour trouver des compromis qui ne lèsent ni les intérêts des Etats-Unis, ni ceux de l’Europe, ni ceux de la Russie”, rapporte le site Ria Novosti.

Dans le cadre d’un compromis, il souligne qu’un projet conjoint constituerait une véritable percée pour l’avenir mentionnant que “les questions de la stabilité stratégique perdraient cet arrière-goût de confrontation qui persiste depuis la guerre froide” dans les relations entre Moscou et Washington.

Ces déclarations s’inscrivent à n’en point douter dans la tentative de déstabilisation orchestrée par les USA visant à isoler la Russie. Les récentes révolutions de couleurs en Ukraine, en Géorgie et au Kirghizstan, qualifiées de démocratiques et conduites en sous-main par des ONG pro-américaines dans la perspective de placer des hommes de paille à la solde des USA, sont là pour le rappeler.

“Ne laissez pas grandir la menace islamique” : entretien avec Rosine Ghawji du Tea Party [audio]

"Ne laissez pas grandir la menace islamique" : entretien avec Rosine Ghawji du Tea Party [audio]

Nous avons rencontré Rosine Ghawji, collaboratrice de Mark Skoda, co-fondateur du Tea Party. Le Tea Party est un mouvement politique contestataire, hétéroclite et populaire aux États-Unis, qui s’oppose à l’État fédéral et aux impôts. Le mouvement critique notamment les dépenses gouvernementales faites sous l’administration Obama, tant celles qui soutiennent le système financier et la relance économique que celles qui fondent une protection sociale commune au niveau fédéral.

Réclamant une restauration de l’esprit fondateur du pays, le Tea Party emprunte à ce titre l’imagerie de la guerre d’indépendance et son nom fait référence à la Tea party de Boston, un événement historique qui a marqué les débuts de la révolution américaine contre la monarchie britannique au XVIIIème siècle.

De passage en Europe et notamment en Suisse où elle vient de rencontrer Oscar Freysinger, Rosine nous livre un entretien sans concession sur sa vision des États-Unis, sa vision de l’Europe actuelle et adresse un véritable message de résistance aux européens, face à l’islamisation de la société.

Entretien avec une américaine qui se démarque nettement de l’image “Gendarme du monde” que les européens donnent souvent aux américains.

Crédit photo : capture d’écran d’une interview de la TSR, été 2011