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Frédéric Pichon : « L’État islamique renaîtra, sous une forme ou une autre »

15/07/2017 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Pour Frédéric Pichon, avec la mort d’Al Baghdadi et la perte de Mossoul, « l’année 2017 sera celle de la fin de l’État Islamique ». Mais pour lui, l’islamisme et le terrorisme survivront à cette disparition. Extraits.

L’année 2017 sera celle de la fin de l’État Islamique. Né en Irak, il mourra en Irak… et renaîtra en Irak. Mais tandis que les efforts militaires se concentrent sur son cœur mésopotamien, la recomposition de la région qui est en cours annonce des années de soubresauts violents. Une chose est sûre: la question syrienne, le nationalisme kurde, le bourbier irakien et l’influence de l’Iran sont là pour des décennies. On se souvient que Mossoul fut prise en moins de quatre jours durant le mois de juin 2014 par une organisation qui disposait de nombreux soutiens au sein même de la ville. L’armée irakienne, peu aguerrie et surtout prisonnière des choix politiques désastreux du gouvernement al Maliki, apparaît comme une armée d’occupation face à des sunnites, qui depuis 2003, furent non seulement les grands perdants des décisions américaines mais aussi les victimes du sectarisme des nouveaux dirigeants irakiens, désireux de se venger de près de soixante-dix ans d’humiliations et de massacres à l’encontre de la majorité chiite.

(…)

L’État islamique est né dans un moment eschatologique pour ses partisans, il disparaîtra (provisoirement) de manière apocalyptique.
Ensuite, un chef se remplace. Ni la mort de Zarqaoui, ni celle de Ben Laden n’ont entraîné la disparition de leurs organisations respectives (EIIL/ Al Qaida). Mais je voudrais insister sur une dimension que nous avons du mal à prendre en compte en Occident. S’il y eut bien un calife (turc) jusqu’en 1924, en réalité la fonction avait été largement vidée de son sens dès le Moyen-Âge, sous l’action des différences culturelles et linguistiques présentes au sein du monde musulman. Du coup, la proclamation d’Al Baghdadi comme Calife nous est apparue comme désuète, mais constitua en fait une formidable bouffée d’utopie, d’autant que les terres convoitées par ce proto-État ont une résonance eschatologique dans les textes de l’Islam, Coran et Hadiths inclus.

(…)

L’attractivité de l’État Islamique s’appuie sur un triptyque récurrent: régénération, émotion, renonciation. Régénération par le retour sur des terres historiques et apocalyptiques, émotion religieuse et effusions entre ces jeunes hommes qui reconstituent une Oumma concrète et enfin renonciation au style de vie occidental, souvent jugé corrompu et permissif. Les jeunes djihadistes, qui se sentent en opposition avec la société, avec leur famille, marquent leur différence en s’engageant dans un mouvement religieux extrême, critiqué et rejeté par la grande majorité des gens, très médiatisé et très spectaculaire qui les arrache de façon radicale et extrêmement contraignante à leur milieu et à leur mode de vie.


Police Daech

Mamadou M., le policier français qui a fait allégeance… à Daech !

On avait eu le policier qui écoutait des prières dans sa voiture de patrouille, celui qui faisait stationner ses collègues en double file pour aller acheter des burkas à sa femme, celui qui était fiché S, voici Mamadou M., le policier qui a fait allégeance à Daech.

Ses collègues se disent « sous le choc » mais le fait est qu’ils auraient pu l’être bien davantage encore si Mamadou, ce type si « discret et serviable », avait appliqué sur eux les consignes de l’Etat islamique.

Mamadou M. gardien de la paix à la brigade des accidents et délits routiers, affiche un soutien sans équivoque aux thèses des assassins de Daech. Ce fonctionnaire de 42 ans a été mis en examen le 1er juillet pour association de malfaiteurs et escroquerie en lien avec une entreprise terroriste.

Il est soupçonné d’avoir aidé son frère impliqué dans une filière djihadiste en zone irako-syrienne et dans le financement du terrorisme, emprisonné depuis un an en France. Le policier et le djihadiste incarcéré « ont eu des échanges avant et au cours de la détention de ce dernier qui ne laissent guère de doute sur son adhésion aux thèses de l’EI », selon l’AFP.

En poste au commissariat du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) depuis six ans, ses collègues parlent de sa pratique assidue de la religion musulmane et de sa « marque au front » à force de prier. A part ça, ces fins limiers affirment n’avoir « rien vu de sa radicalisation ».

Mamadou M. a été interpellé par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) au sein même du commissariat qui a été perquisitionné de fond en comble. Il est accusé d’avoir consulté des fichiers de police et d’avoir utilisé de faux papiers pour tenter de récupérer des colis. « Il a nos noms, nos adresses », s’affole un policier. « Est-ce qu’il a vendu ce genre de renseignements ? ».

Mamadou a été placé sous contrôle judiciaire et… laissé en liberté. De façon à terminer rapidement ce qu’il a commencé, façon Magnanville ?

Le parquet a fait appel de cette décision, requérant le placement en détention provisoire avec interdiction de port d’arme. C’est pas un peu dur quand même ?

Caroline Parmentier

Article publié dans Présent daté du 13 juillet 2017
sous le titre : « Le policier qui soutient Daech »

Tanneguy Roblin (SOS Chrétiens d’Orient) : “Il reste encore une présence forte de Daech en Irak et en Syrie”

12/07/2017 – SYRIE (NOVOpress)
Tanneguy Roblin, chef de mission en Irak de l’association SOS Chrétiens d’Orient, livre pour Boulevard Voltaire son analyse de la situation après la libération de Mossoul par l’armée irakienne.

Il explique quels sont les enjeux de cette bataille qui a été longue : enjeux symbolique, militaire et humain. Il fait le point de ce qu’il reste à reprendre sur le terrain à l’État islamique et décrit les défis colossaux auxquels va être confronté l’Irak : réinstallation des personnes déplacées (estimées à 900.000 rien que pour Mossoul), reconstruction.

Mais, aussi, il va falloir éviter qu’un phénomène de communautarisation ne se développe sur les ressentiments, afin d’empêcher la création d’un nouvel État islamique dans le futur.


Libération de Mossoul : un revers majeur pour l’État islamique ?

11/07/2017 – IRAK (NOVOpress)
Le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi a proclamé lundi la victoire de son armée à Mossoul « sur la brutalité et le terrorisme » de l’État islamique (EI), estimant qu’elle marquait l’« effondrement » de son « État fictif ».

Il aura fallu trois ans à l’armée irakienne pour reprendre possession de cette ville, la deuxième d’Irak, après Tikrit, Ramadi et Falloujah. Quelles conséquences pour l’avenir du groupe djihadiste ?

France 24 a diffusé une émission (en 2 parties) intitulée « Libération de Mossoul : un revers majeur pour le groupe EI ? »


Soixante imams veulent sillonner les routes en bus pour dire stop à l’État islamique

30/06/2017 – DANEMARK (NOVOpress)
Du 9 au 14 juillet, soixante imams venus de France et d’Europe ont prévu de sillonner les routes à bord d’un autocar floqué “La marche des Musulmans contre le terrorisme”.

Leur objectif est donc notamment de dénoncer l’État islamique au moment où le Califat semble vivre ses derniers jours. Pourquoi ne pas l’avoir fait avant ?…



Soixante imams vont sillonner les routes en bus… par leparisien

Terroriste islamiste couteau sang

Un terroriste islamiste reçoit de quoi commettre un attentat dans sa prison !

20/06/2017 – RHONE (NOVOpress) : L’information est à peine croyable : un paquet qui semblait destiné à un des terroristes venus en Europe parmi les migrants pour constituer le commando du Bataclan a été découvert, par hasard, dans la maison d’arrêt de Corbas, dans le Rhône. Il contenait des liens en plastique, deux couteaux et un texte faisant allusion à l’Etat islamique. Comme l’écrit Lyon Mag, il comprenait donc « tout le nécessaire pour organiser un attentat au sein de la prison, soit une prise d’otage suivie d’une exécution » – terme malheureux pour parler d’un assassinat.

« Les soupçons de l’administration se sont immédiatement tournés vers Muhammad Usman, incarcéré à Corbas depuis son arrestation en Autriche et son transfert en France l’été dernier. Ce Pakistanais âgé de 36 ans aurait tenté d’intégrer le commando des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Son complice présumé, Adel Haddadi, arrêté avec lui, est en ce moment incarcéré à Villefranche-sur-Saône. »

Muhammad Usman avait en effet interpellé « avec Adel Haddadi, un autre djihadiste algérien, tandis qu’ils tentaient tous les deux de se faire passer, sous de faux noms, pour des demandeurs d’asile », et ils avaient fini par avouer « qu’ils devaient bien participer aux attentats de Paris ».

Leur surveillance a été renforcée et des fouilles entreprises, mais peut-être est-ce un malentendu, un plaisantin qui aurait voulu faire une farce, ou l’acte d’un déséquilibré…

 

L’armée russe affirme avoir tué le chef de l’État islamique

16/06/2017 – SYRIE (NOVOpress)
L’armée russe affirme avoir probablement tué en Syrie le chef de l’État islamique, Abou Bakr al-Baghdadi. Des rumeurs avaient déjà couru.
Elle l’aurait tué lors d’une frappe menée fin mai par son aviation sur une réunion de hauts dirigeants de l’organisation jihadiste près de Raqqa.

Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a déclaré :

Al-Baghdadi se trouvait à cette réunion et a été éliminé dans le bombardement.

Selon ce communiqué, le commandement du contingent militaire russe en Syrie a “reçu fin mai des informations sur la tenue dans la banlieue sud de Raqqa d’une réunion de dirigeants de l’organisation terroriste Etat islamique”.
Au total, l’armée russe affirme avoir tué une “trentaine de chefs de guerre et jusqu‘à 300 combattants” et plusieurs “hauts dirigeants” d’EI. Elle évoque notamment le “chef de la sécurité” d’Abou Bakr al-Baghdadi.


Sœurs Djihad

Les Sœurs – Les Femmes cachées du jihad (épisode 1)

09/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Après Les Sœurs, produit par France 24 et Envoyé spécial, la série Les Femmes cachées du jihad poursuit l’exploration de la nébuleuse djihadiste. Voici le premier des sept épisodes chocs sur les « sœurs » de l’Etat islamique, réalisé par France 24 en partenariat avec Slate. D’une durée de 9 mn, il explique comment on devient « une sœur de la “Dawla“ ». L’équipe a fait appel à « Marie », une fausse « sœur ». Elle entre en contact avec les recruteurs du djihad. A l’autre bout du fil, via Telegram, le célèbre Omar Omsen…

Goldnadel

Gilles-William Goldnadel : « Un clou chasse l’autre sur la croix des martyrs de l’islam radical »

09/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans une tribune publiée par le FigaroVox après les derniers assassinats islamistes à Londres, Gilles-William Goldnadel réitère qu’on ne vaincra pas un ennemi qu’on n’ose pas nommer. Cela vaut pour la Grande-Bretagne, mais cela vaut aussi pour la France. Extraits du texte de celui qui est aussi secrétaire national du CNIP en charge de la Justice.

A quoi bon ? Il est des jours où l’on se demande pourquoi rabâcher, remâcher, ressasser les mêmes choses. Prenez le dernier attentat sur le London Bridge. Dans quelques jours, beaucoup d’eau aura passé sous les ponts endeuillés. Un clou chasse l’autre sur la croix des martyrs trop vite oubliés de l’islam radical.

À telle enseigne , qu’ainsi que je le notais dans une précédente chronique, par la grâce de l’idéologie de l’occultation-diversion, les questions qui la fâchent n’ont pas été posées durant la campagne électorale, nonobstant le nombre des martyrs de France d’un terrorisme qui continuait de la frapper implacablement.

[…] Pour l’heure, Emmanuel Macron semble avoir trouvé la martingale idéale. Jeune, moderne, séduisant, optimiste, notre Obama blanc à la poigne ferme et au sourire éclatant a suspendu tout sens critique d’un monde médiatique qui lui tend un miroir complaisant. Il peut tout se permettre, même défier le politiquement correct. Il navigue par beau temps sous pavillon de complaisance journalistique. Lui peut ramener de la pêche au gros du Comorien, la lourde plaisanterie n’est strictement interdite qu’à la Marine nationale.

[…]

Pendant que la première ministre britannique n’hésitait pas à mettre en cause « l’idéologie malfaisante de l’islamisme radical » et « l’excès de tolérance » à son endroit, notre président Macron se contentait des phrases gentiment creuses dont il a la magie, en évoquant classiquement « une tragédie » donc il se gardait bien de révéler l’identité de l’auteur prolifique.

Comment pouvoir espérer, dans ce cas, voir la partie la plus modérée de l’Islam se démarquer franchement de sa frange radicale, si au sommet de l’État nul ne lui indique ni le nom ni l’adresse ?

Mais quand le nouveau chef de l’État s’essaye à expliquer les causes du phénomène – toujours sans le nommer –, c’est pire encore. Ainsi le 29 mai : « Les terroristes prospèrent sur la misère. Lutter contre le terrorisme… C’est promouvoir l’éducation, s’engager pour le développement. »

Nous sommes ainsi au cœur du syndrome de la victimisation de ce terrorisme sans nom. Au cœur de la maladie psychologique occidentale moderne. D’abord pour ce qu’elle dit d’inexact : Ben Laden était un milliardaire. Les auteurs du 11-Septembre étaient des fils de famille saoudiens. Coulibaly revenait avec sa fiancée de villégiature à Saint-Domingue. L’égorgeur du prêtre Hamel était issu d’une famille cultivée et n’était pas un cas social.

Ensuite et surtout pour ce qu’elle ne dit pas de la haine islamique radicale pour les juifs et les chrétiens et de la haine pathologique pour les blancs, les Occidentaux, les Français, tous évidemment racistes et post-pétainistes, évidemment coupables de crimes coloniaux contre l’humanité ; bacille de la haine cultivé dans les éprouvettes des laboratoires masochistes islamo-gauchistes européens.

Tant qu’on n’appréhende pas le phénomène, faute d’être peut-être immunisé soi-même, tant qu’on n’ose pas le décrire ni même le nommer, il n’y a aucune chance d’espérer le vaincre.

[…] Ainsi, la mixité et le métissage sont imposés partout au nom du vivre ensemble, sauf lorsqu’ils sont interdits pour cause d’émancipation. Des journaux dignes du Bondy blog relativisent le sort des agressions de femmes dans le quartier de la Chapelle. La maire de Paris comme des féministes de gauche ne sont pas en reste de propositions concrètes comme organiser des promenades exploratoires ou élargir les trottoirs.

Tout, absolument tout est permis, sauf dire du mal de l’islam radical. L’esprit critique est aboli. Descartes est interdit.

À quoi bon alors ? Parce qu’il n’y a d’autre choix que de regarder le mal en face. Même si un diable idéologique madré poursuit sa mauvaise farce.

Gilles-William Goldanel
secrétaire National du CNIP chargé de la Justice

Attentat Londres Djihad

Attentats de Londres : le but du djihad, c’est d’imposer la charia, point !

Trois attaques terroristes islamistes en moins de trois mois en Grande Bretagne. La dernière, à Londres, fut la plus meurtrière. Désormais, c’est à peine un événement, c’est un sanglant et abominable rituel. Rituelles aussi les réactions qui s’ensuivent. Après la condamnation unanime, l’expression de la solidarité des capitales étrangères et, à Paris, la Tour Eiffel éteinte une fois de plus – il faudrait installer un va-et-vient –, à Londres, les autorités assurent que la sécurité va être renforcée pour la énième fois ; il y a des bougies et des bouquets sur les lieux du drame, un concert où vont ceux qui croient effrayer Daesh en continuant à s’y trémousser héroïquement.

Pourquoi ces attentats ? Le maire de Londres a répondu : « Parce qu’ils haïssent la démocratie », et notre ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, de renchérir avec la même vision : « La meilleure manière de riposter à ceux qui veulent atteindre la démocratie, c’est de riposter avec les armes de la démocratie, c’est-à-dire le bulletin de vote. » Contre les attentats suicides, les camions qui écrasent des innocents, contre les couteaux des égorgeurs, l’arme la plus efficace, c’est le bulletin de vote. Et c’est un spécialiste, ancien ministre de la Défense, qui vous le dit ! Les terroristes, foi de ministre, tremblent quand on brandit un tel bulletin, terrible « riposte » qui les fait reculer.

De doctes commentateurs nous expliquent que ces assassins entendaient peser sur les élections en Grande-Bretagne, voire les empêcher, elles auront lieu jeudi.

Or, s’il y a cette terrible flambée d’attentats en ce moment en Grande-Bretagne, certes, mais aussi en Egypte, en Irak, en Syrie en Indonésie, c’est pour des motifs non pas politiques mais religieux. C’est à cause du ramadan qui, dans la tradition musulmane, est une période pendant laquelle Dieu donne la victoire aux croyants, toutes les actions des pieux musulmans étant davantage récompensées par le Ciel.

Pour les djihadistes, de telles « actions pieuses » incluent les attaques terroristes et les missions suicides.

Ils se moquent de la démocratie comme d’une guigne ! Comment, avec un diagnostic erroné, peut-on lutter efficacement contre l’islamisme ?

Ils ne veulent pas détruire la démocratie d’abord, leur objectif proclamé et répété c’est d’étendre le califat à toute la planète, d’imposer la charia. C’est le but du djihad. La fin de la démocratie en est la conséquence, mais ce n’est pas l’objectif.

Au demeurant, en attendant la victoire finale de l’islam promise dans le Coran, la démocratie est bonne fille avec eux. C’est grâce à elle qu’ils peuvent dire : « Au nom de vos principes nous réclamons la liberté, au nom des nôtres nous vous la refusons. »

C’est particulièrement vrai en Grande-Bretagne où ils ont obtenu tout ce qu’ils réclament encore en France, le communautarisme et le multiculturalisme étant cultivés comme des vertus nécessaires au « vivre-ensemble » au Royaume-Uni. Nos voisins d’outre-Manche croyaient donc, en ayant donné ces gages de bonne volonté, avoir acheté leur immunité contre la terreur islamique. Theresa May vient de se demander si, finalement, son pays n’avait pas manifesté « trop de tolérance vis-à-vis de l’extrémisme ». Il serait temps de s’en apercevoir !

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 7 juin 2017
sous le titre « Attentats du ramadan »

Islam Daesh Coptes

Pascal Bruckner : l’islam est « repeint en religion de tolérance et d’amour »

Pascal Bruckner06/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pour l’essayiste Pascal Bruckner, auteur du récent Un racisme imaginaire. La Querelle de l’islamophobie (Grasset-Fasquelle), « nos politiques sont tellement informés qu’ils savent mieux que les musulmans ce qu’est l’islam lui-même ». Allusion aux récents propos de Christophe Castaner, le très macroniste porte-parole du gouvernement, qui avait estimé sur Europe 1 qu’il ne fallait pas parler d’État islamique parce que les djihadistes n’avaient rien à voir avec l’islam ! (voir ci-dessous)

Dans un entretien au FigaroVox, Pascal Bruckner explique que cette « pudeur linguistique » n’est pas du seul fait de Castaner : « Cette déclaration fait songer à celle d’Erdogan lorsqu’il était il y a quelques mois en Allemagne. Madame Merkel avait affirmé combattre le “terrorisme islamiste“ et le président turc avait rétorqué que l’islam était une “religion de paix“. Angela Merkel avait répondu, imperturbable : “Nous combattons le terrorisme islamiste.“ »

« Dire que ce terrorisme n’est lié a aucune religion c’est tout simplement faux, ajoute Pascal Bruckner. Le calife et ses soutiens se revendiquent de l’islam. C’est un des visages, fort heureusement pas le seul et pas le principal, mais c’est un des visages de l’islam. »

L’intellectuel rendu célèbre par Le Dernier Désordre amoureux (1977) puis par Le Dernier Sanglot de l’homme blanc (1983) déplore aussi que l’on prenne tant de précautions à chaque fois que l’on parle de l’islam :

« L’islam est en train d’acquérir un brevet de religion intouchable. La confession la plus gangrenée par la violence est repeinte en religion de tolérance et d’amour. On ne peut pas continuer à rester dans le conte de fées pour échapper à l’accusation de racisme et d’amalgame. »

« La vérité, affirme)t-il dans ce même entretien, que nous sommes obligés de répéter sans cesse est la suivante : ces massacres n’ont pas de causes sociales, économiques, pathologiques mais bien théologiques. Garder les yeux grands fermés comme M. Castaner augure mal de la politique du gouvernement. »

Réfugiés djihadistes

Encore un « réfugié » qui rêvait d’un attentat-suicide en Allemagne

On apprenait mardi l’arrestation d’un nouveau « réfugié » qui aurait aimé se faire sauter au milieu de la foule avec un maximum de victimes innocentes pour pouvoir ensuite déflorer les 72 vierges promises, paraît-il, par Allah aux musulmans morts en « martyrs ».

Appréhendé par la police dans un centre pour « migrants » mineurs dans le Brandebourg, en ex-RDA, le jeune demandeur d’asile qui se disait Syrien venait d’envoyer un message à sa mère pour lui dire adieu en l’informant qu’il avait « rejoint le djihad ».

Comme pour la plupart de ces plus de un million de « réfugiés » arrivés en 2015, dont l’adolescent faisait partie, sa nationalité reste toutefois à confirmer par les services allemands.

Ce réfugié-terroriste vient donc s’ajouter à une liste de plus en plus longue, le dernier cas enregistré en Allemagne datant d’avril. Il s’agissait alors d’un « réfugié » syrien de 16 ans arrêté, alors qu’il préparait un attentat, dans le centre d’accueil pour réfugiés de Cologne où il résidait avec ses parents. Sur la base des preuves présentées au tribunal, soit la correspondance sur internet avec « une personne proche de l’Etat islamique » qui lui avait expliqué comment fabriquer une bombe, ainsi que la bonbonne de gaz, la batterie et les aiguilles retrouvées chez lui par les policiers, le juge allemand a condamné l’apprenti terroriste à… deux ans de privation de liberté dans une prison pour mineurs. Ce jeune homme était lui aussi arrivé avec la vague de 2015. Les autorités allemandes se sont voulues rassurantes, affirmant qu’il n’en était qu’au stade précoce de la préparation de son attentat, mais quelque chose me dit qu’on entendra encore parler de lui…

Ces nouveaux terroristes, de plus en plus jeunes, ont donc désormais rejoint ceux qui étaient déjà en Allemagne.

C’est ainsi qu’en décembre dernier la police arrêtait un garçon de 12 ans né en Allemagne de parents irakiens, au motif qu’il avait tenté de faire exploser une bombe à clous sur un marché de Noël de la ville de Ludwigshafen, en Rhénanie-Palatinat.

Un mois plus tard, c’est dans la capitale autrichienne qu’un jeune musulman de 12 ans, d’origine albanaise macédonienne, était arrêté en même temps que son comparse de 17 ans. Et ce ne sont que quelques exemples parmi d’autres. Il y en a trop aujourd’hui en Europe pour tous les rapporter, et c’est pourquoi nos chers dirigeants nous demandent désormais de nous habituer au terrorisme après nous avoir certifié en 2015 qu’il n’y avait pas de terroristes parmi les « migrants ».

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 2 juin 2017

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L’État islamique appelle à une «guerre totale» contre l’Occident et à de nouvelles attaques durant le ramadan

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Manchester Attentat EI

Le terroriste de Manchester est un djihadiste Libyo-Britannique de 22 ans

Manchester Fillette23/05/2017 – MANCHESTER (NOVOpress) : Le terroriste qui a tué 22 personnes dont une fillette de 8 ans (ci–contre), et en a blessé 119 autres, hier soir à Manchester dans un attentat revendiqué par l’Etat islamique a été identifié.

Il s’appelle Salman Abedi et, si la presse française le présente comme britannique, la presse anglaise, elle, le décrit comme un « British Libyian jihadist ».

Agé de 22 ans, cet individu, né sur le sol britannique, est le fils de « réfugiés » libyens qui seraient arrivés en Grande-Bretagne après avoir fui le régime du colonel Kadhafi. Il a deux frères et une sœur, également nés en Grande-Bretagne.

Selon des voisins, il avait été entendu « chantant fièrement des prières islamiques dans la rue » dans les semaines précédant son passage à l’acte terroriste.

eric-zemmour

Eric Zemmour : « Trump parle désormais comme un banal Bush junior »

23/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Implacable réquisitoire, ce matin sur RTL, d’Eric Zemmour contre Donald Trump après le voyage à Ryad du président des Etats-Unis et sa désignation de l’Iran comme ennemi prioritaire dans sa lutte du Bien contre le Mal. Voici l’intégralité de son éditorial, au vitriol.

Donald Trump Iran« Les présidents américains passent, les Saoud restent : c’est ce qu’ont dû penser avec un sourire goguenard les princes de Ryad en écoutant le discours du président Trump. Ils ont pourtant eu chaud, avec Obama d’abord, qui leur préférait ostensiblement les Iraniens. Obama avait engagé un très audacieux renversement géostratégique pour substituer à la traditionnelle alliance avec les Saoud, qui date du président Roosevelt à la fin de la Seconde Guerre mondiale, un rapprochement avec l’autre grand pôle du monde musulman : celui des chiites iraniens. Les puits de pétrole saoudiens en ont tremblé de peur.

« Cette audace de son prédécesseur aurait pu – aurait dû – plaire à Donald Trump. Après tout, derrière l’Iran, il y a la Russie et Trump voulait justement se rapprocher de la Russie. Un Trump qui pendant sa campagne avait multiplié les tweets ravageurs contre le pays, je cite, “qui veut asservir les femmes et tuer les homosexuels“. Trump qui se mettait alors dans les chaussons idéologiques de Samuel Huntington et assumait la guerre de civilisation entre un bloc musulman et un bloc judéo-chrétien. Mais souvent Trump varie, fol qui s’y fie… »

« L’Arabie saoudite est redevenue un merveilleux royaume et l’islam une religion de paix. Pourtant, depuis des années, on sait à quoi s’en tenir. C’est l’Arabie saoudite qui a au départ financé Al Qaida et Ben Laden. C’est l’Arabie saoudite qui a au départ financé le califat islamique et on passe sur l’actuelle guerre au Yémen, où l’aviation saoudienne fait des ravages. »

« Daesh n’est qu’une Arabie saoudite qui a réussi. Ryad est la matrice de la salafisation du monde, en terre d’islam mais aussi en Europe comme en Afrique, à grands coups de mosquées et d’écoles coraniques »

« Refuser l’entrée de ressortissants venus de pays musulmans pour protéger l’Amérique contre le terrorisme pour chanter les louanges de l’Arabie saoudite, c’est comme si le président Roosevelt avait, dans les années 1930, interdit l’entrée de son pays aux nazis tout en se rendant à Berlin pour glorifier ce grand démocrate que fut le chancelier Hitler. »

Mais voilà, « l’Arabie saoudite a de l’argent, beaucoup d’argent, énormément d’argent. L’accueil de Trump fut fastueux. Le président américain a pu annoncer, triomphant, 380 milliards de dollars d’investissement et de contrats. Ce n’est plus un voyage présidentiel, c’est la hotte du Père Noël. Et les princes en ont profité pour glisser un chèque de 100 millions de dollars dans les souliers de la fille de Trump, Ivanka, et son fonds de femmes entrepreneuses. »

« Plus de guerre de civilisation, plus de problème avec l’islam, c’est seulement l’éternelle lutte entre le Bien et le Mal : Trump parle désormais comme un banal Bush junior. Avec les mêmes contradictions. »

« Comment combattre à la fois l’Iran et l’Etat islamique, alors que ces deux-là sont d’inexpiables adversaires ? Comment régler les questions syrienne, irakienne, afghane sans traiter avec l’Iran ? Pourquoi flatter les potentats saoudiens et dénigrer une république islamique d’Iran qui organise, elle, des élections à peu près démocratiques ? »

« Les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons, disait Lénine. Il y a belle lurette que les Saoud ont compris qu’il suffisait de remplacer capitaliste par mécréant. »

Attentat Manchester

Attentat au concert d’Ariana Grande à Manchester : 19 morts et 59 blessés

Attentat Manchester 223/05/2017 – MANCHESTER (NOVOpress) : Il était 22 h 30 hier soir à Manchester (23 h 30, heure de Paris) quand une explosion s’est produite à la Manchester Arena à l’issue du concert de la chanteuse américaine Ariana Grande qui avait réuni 20 000 personnes. Selon le dernier bilan, l’attentat – car le caractère terroriste ne fait aucun doute – a fait 19 morts et au moins 59 blessés. Si l’identité des victimes n’a pas été communiquée, il est à craindre qu’il s’agisse principalement de très jeunes gens, adolescents voire enfants, qui constituent l’essentiel du public d’Ariana Grande.

Selon les premières constatations, l’attentat a été commis au moyen d’un sac empli de TATP (triacetone triperoxide), l’explosif préféré des salopards de l’Etat islamique, auquel avait été adjoint des vis et boulons. « Des témoins ont raconté que des visages d’enfants se déchiraient lorsque l’explosion a eu lieu. »

MAJ 8 h 10 : Le bilan provisoire vient d’être porté à 22 morts et plus de 60 blessés.