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Djihadistes condamnés à mort : vae victis ! – par François Teutsch

Laissons ces misérables là où ils sont, là où ils ont voulu aller. C’est la dure loi du vaincu.

Le gouvernement a tenu des propos sensés à propos des islamistes « français » arrêtés en Syrie et en Irak, ce qui lui a valu une avalanche de critiques de la part de tout ce que la bien-pensance compte de consciences éclairées. C’est sans doute pour se racheter auprès de ceux-là que le ministre de la Justice, une dame Belloubet, a fait part à BFM TV d’une ferme résolution : si des djihadistes français devaient être condamnés à mort, l’État français interviendrait. Ou l’art de dire des énormités.

Quoi qu’en pense cette dame, ces gens ne sont pas français. Leur nationalité théorique ne change rien à l’affaire. Qu’on les laisse donc réfléchir à la question. Mais encore, méritent-ils la moindre commisération de la part d’un pays qu’ils ont renié ? Ces combattants d’Allah ont beau exprimer – pour certains – des regrets de circonstance, ils n’en demeurent pas moins des ennemis qui ont décidé, un jour, de prendre les armes aux côtés d’un groupe terroriste et criminel international. Un peu comme on devenait pirate au XVIIIe siècle, et qu’on attaquait les navires de son pays d’origine. Lorsqu’on prend les armes contre son pays – rappelons que la France était engagée en Irak et que nos aviateurs s’en sont donné à cœur joie -, on ne peut pas réclamer l’assistance de ce même pays une fois vaincu. Vae victis !

La guerre n’est pas un jeu vidéo. Dans ce conflit sont tombés des hommes de chair et de sang. Ils ont souffert dans leur corps et dans leur âme. Ils ont combattu l’hydre islamiste. Ils ont donné leur vie, et avec la leur, trop souvent, celle de leurs familles. Les ressortissants français qui les ont aidés n’ignoraient rien de ce qui se passait là-bas. Soit authentiques musulmans fanatiques, soit petites racailles en quête d’aventure au désert, ils assument leurs actes, un point c’est tout. Et, si l’on nous permet un propos que désavouerait un ministre, nous en débarrasser est une excellente chose.

Alors, pourquoi cette déclaration ? La France étant la patrie des droits de l’homme (c’est bien connu), elle doit faire honneur à sa réputation de lutte sans relâche contre la peine de mort. Sortez les violons. Le ministre n’échappe pas à la règle. Mais son propos est tout bonnement absurde, et pourrait bien ridiculiser son auteur. Voici un pays, la Syrie, avec lequel nous avons rompu toute relation diplomatique. Pour rester fidèle à notre suzerain américain, nous avons renié les liens millénaires qui nous unissaient au Levant. Au sein de ce pays, dont le régime de Macron insulte quotidiennement le président légitime, la zone kurde a fait sécession de fait et n’applique pas la peine de mort. Qui ira donc, en Syrie, discuter et négocier du sort de quelques terroristes justement condamnés, et avec qui ?

En Irak, sous influence américaine, la situation n’est guère plus simple. Notre influence y est nulle, et les Irakiens ont sans doute autre chose à faire que d’écouter un obscur chargé d’affaires français qui plaiderait la cause d’un ou deux criminels promis à la potence à cause de leurs actes. Ce raisonnement est celui d’une puissance coloniale qui croit encore pouvoir agir au Moyen-Orient comme elle le ferait envers un tyranneau africain dont elle soutient le trône vacillant. Il ne fonctionnera pas, parce que les gouvernants locaux ne savent même plus où est la France. Elle s’est lamentablement effacée derrière l’Oncle Sam, lui-même éclipsé par la puissance russe dans la région.

Un peu de bon sens. Laissons ces misérables là où ils sont, là où ils ont voulu aller. C’est la dure loi du vaincu.

François Teutsch

Texte repris du site Boulevard Voltaire

L’affaire Lafarge dévoile les liens entre Daech et l’élite dirigeante française

L’enquête sur le financement de Daech (groupe État islamique) par LafargeHolcim souligne le caractère frauduleux de la lutte antiterroriste prétendument menée par la France et ses alliés de l’Otan. Elle laisse entrevoir un financement délibéré sur cinq ans par une entreprise du CAC 40 d‘organisations terroristes responsables d‘attentats dans toute l‘Europe, notamment en France.
Elle pose directement la question du rôle joué par l’État et le gouvernement PS de François Hollande. Le PS a réagi aux attentats meurtriers de janvier et novembre 2015 en France en imposant l’état d’urgence et il a promu le FN en invitant Marine Le Pen à l’Élysée. L’état d’urgence a fourni un faux prétexte à la répression brutale de manifestations contre la loi travail du PS, à savoir que ces luttes gênaient le travail de police nécessaire à la lutte contre le terrorisme et à l’unification de la France autour d’un projet sécuritaire et une lutte contre l’islamisme.

Or, selon les informations ressorties lors de la mise en examen ces deux dernières semaines de six dirigeants du cimentier – dont l’ex-PDG de LafargeHolcim, Bruno Lafont, et l’ex-directeur général du groupe, Éric Olsen – Lafarge finançait le milieu des milices terroristes en Syrie à l’époque où celles-ci commettaient les attentats qui ont servi de prétexte à l’état d’urgence.

Le Monde a traité la mise en examen des patrons de Lafarge de «coup de tonnerre». «C‘est la première fois qu’un patron du CAC 40 est mis en cause pour une infraction terroriste» écrit ce journal.

De plus, Lafarge aurait eu recours au mensonge et à la production de faux pour justifier son financement des groupes terroristes. Le Service national de douane judiciaire (SNDJ), qui a mené les interrogatoires des cadres de Lafarge ayant conduit à leur mise en examen, a estimé que la direction française du groupe avait «validé ces remises de fonds en produisant de fausses pièces comptables».

Les informations fournies par Lafarge invalident son alibi précédent, à savoir que le groupe n’avait versé ces sommes aux milices terroristes que parce que le groupe devait se plier à un «racket» de Daech afin de protéger son usine de ciment située près de Raqqa, dans le nord de la Syrie.

Un rapport de la société d’audit londonienne PricewaterhouseCoopers (PWC), commandité par Lafarge, précise que le groupe aurait versé 13 millions de dollars entre 2011 et 2015 aux diverses milices islamistes en Syrie. Selon ce rapport, ce financement a continué jusqu’en 2015, bien après la fermeture de l’usine en septembre 2014.

Selon les avocats de Sherpa – l‘association qui s‘est portée partie civile dans cette affaire en 2016 pour «mise en danger de la vie d‘autrui» et a ainsi déclenché l’enquête pour «financement d‘entreprise terroriste» menée par trois juges des pôles antiterroriste et financier de Paris – une grande partie de cet argent est allé, indirectement ou directement, dans les poches de Daech.

Un autre rapport rédigé par le cabinet d‘expertise américain Baker McKenzie, lui aussi missionné par Lafarge, révèle que la filiale syrienne de Lafarge aurait à elle seule versé de juillet 2012 à septembre 2014 près de 5,6 millions de dollars aux milices, dont plus de 500.000 dollars à Daech. Le fils de l‘ex-ministre de la Défense syrien, Firas Tlass, aurait servi d’intermédiaire.

Ainsi, alors même que la classe politique française débattait en 2014 et 2015 de l‘opportunité ou non de bombarder Daech en Syrie, Lafarge finançait la milice terroriste. Le gouvernement Hollande a ordonné le premier bombardement des positions de Daech en Syrie juste après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Jusqu’alors, la France ne bombardait que les positions irakiennes de Daech et gardait ainsi la possibilité de profiter des actions de Daech en Syrie.

L‘image ressortant de l’enquête n‘est pas celle d‘une entreprise ayant voulu rester en Syrie pour y représenter la France ou encore rentabiliser un des plus gros investissements français hors pétrole au Moyen-Orient, et aurait donc accepté le «racket» de Daech, comme l’ont prétendu les cadres incriminés. C‘est plutôt celle du financement délibéré d’organisations terroristes que le PS présentait alors comme des forces légitimes dans sa guerre, menée en alliance avec Washington, pour renverser le gouvernement de Bachar al-Assad.

Une lutte intense se poursuit à l’intérieur des milieux officiels français à propos de cette affaire, que suivent manifestement de près les milieux financiers et judiciaires anglo-américains.

Cette semaine, Sherpa a demandé au parquet de lancer une enquête «pour entrave à l’exercice de la justice» et accusé Lafarge d‘avoir voulu «acheter le silence» des six cadres mis en examen et ainsi «devancer les interrogations qui pourraient leur être soumises».

L‘association a réitéré sa demande que les investigations ne se limitent pas à Lafarge mais qu‘elles fassent aussi la lumière sur le rôle des autorités françaises de l’époque. Son porte-parole a évoqué «la frilosité, la complaisance, voire la complicité» des ces autorités. «Qui nous dit qu’entretemps une partie de l’argent versé à l’EI (Daech) n’a pas servi à financer un attentat en France?» s’est interrogée son avocate Marie Dosé.

En fait, l’affaire Lafarge soulève le rôle non seulement de la France, mais des gouvernements de toutes les grandes puissances de l’Otan. A partir de 2011, ces puissances ont organisé avec les monarchies du Golfe le financement de milices islamistes en Syrie à la hauteur de milliards de dollars. Cette guerre a dévasté la Syrie, fait des centaines de milliers de morts, et forcé plus de 10 millions de Syriens à fuir leurs foyers.

Les médias et les responsables politiques des pays de l’Otan ont tenté de cacher autant que possible le caractère politiquement criminel de cette guerre, et notamment le fait que les alliés de l’Otan en Syrie, comme dans la guerre de 2011 en Libye, étaient des milices terroristes liées à Al Qaïda.

L’affaire Lafarge montre aussi le rôle réactionnaire et mensonger des groupes de la pseudo-gauche petite-bourgeoise, comme le Nouveau Parti anticapitaliste en France, qui ont été des partisans et des complices de l’impérialisme dans ces conflits. Ils ont présenté éhontément les groupes djihadistes anti-Assad comme l‘émanation d‘une révolte populaire. Alors que le CAC-40 finançait les différentes milices islamistes sur le terrain en Syrie, ils prétendaient que cette opération était une révolution démocratique syrienne.

Dans ces conditions, il faut poser la question: pourquoi les responsables du gouvernement PS ne sont-ils pas entendus – commencer par l’ex-président Hollande, qui a décidé en 2012 de reconnaître les milices d’opposition en tant que gouvernement de la Syrie? La «demande d‘acte» de Sherpa en octobre avait d’ailleurs exigé que les ambassadeurs français en Syrie et l‘ex-ministre PS des Affaires étrangères Laurent Fabius soient entendus. Toutefois, les médias et la classe politique française font le silence sur cet aspect central de l‘affaire.

Les agissements de Lafarge en Syrie soulignent le caractère politiquement illégitime de l‘état d‘urgence, dont la loi antiterroriste d’Emmanuel Macron a inscrit les dispositions dans le droit commun. Alors que l’impérialisme finançait les terroristes de Daech, il utilisait leurs crimes en Europe pour justifier la répression de l’opposition des travailleurs et des jeunes à la suppression des droits sociaux et démocratiques acquis au cours de plusieurs générations de lutte. Toute cette politique est marquée du sceau du mensonge d’Etat dans l’intérêt de l’aristocratie financière.

Francis Dubois et Alexandre Lantier

Texte daté du 22 décembre et repris du site Polemia

Syrie : l’Etat islamique a bénéficié de l’aide militaire fournie par les Américains aux opposants au régime de Bachar el-Assad

15/12/2017 – SYRIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Selon l’étude publiée hier par une ONG, l’aide militaire fournie par les Américains, et les Saoudiens, aux opposants au régime syrien a contribué à armer l’organisation Etat Islamique. Ce rapport de l’ONG Conflict Armament Research constitue l’étude la plus complète, et la plus précise à ce jour, sur la manière dont l’Etat islamique assurait son approvisionnement en armes. Une grande partie de ce matériel de guerre est naturellement constituée de pillages effectuées par l’EI dans les bases des armées irakienne et syrienne. C’est ainsi que, lors de la chute de Mossoul en juin 2014, de Palmyre en décembre 2016, ou encore lors de l’offensive ratée des forces loyalistes à Taqba en juin de la même année, les djihadistes avaient récupéré de nombreux équipements, des systèmes sol-air de défense ainsi que plusieurs dizaines de chars.

Mais le rapport de l’ONG dévoile également des aspects très inattendus…

Il prouve en effet que l’EI est parvenu à récupérer beaucoup d’armes fournies par les Etats-Unis (et l’Arabie saoudite) aux groupes armés anti-Bachar. Il révèle par ailleurs que des armes livrées aux opposants au régime syrien par les Américains avaient été achetées, par les Etats-Unis donc, en Russie, Bulgarie, Roumanie et Chine, et que les contrats signés incluaient tous une clause de non-réexportation. Il est donc pour le moins curieux que ces armes aient pu être livrées par les Américains à leurs protégés anti-Bachar, en sus naturellement de se retrouver entre les mains de l’Etat islamique…

Le rapport est néanmoins prudent sur l’intentionnalité de ce transfert

Selon Damien Spleeters, l’un des auteurs de l’étude : « Le rapport n’affirme pas qu’il y a collusion entre les rebelles [les opposants au gouvernement syrien] et l’Etat islamique, tout en n’excluant pas non plus cette hypothèse ». Le rapport n’élucide donc pas les circonstances qui ont conduit à ce que les djihadistes prennent possession du matériel militaire livré par les Américains aux opposants au régime syrien. Mais M. Spleeters indique : « C’est une chose sur laquelle nous espérons pouvoir enquêter à l’avenir ».

Une affiche de l’État Islamique évoque un prochain attentat à Rome

30/11/2017 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Une nouvelle affiche pro-attentat diffusée par la Wafa Media Foundation (agence de propagande de l’État Islamique), menace de perpétrer des attentats terroristes à Rome à l’occasion des fêtes de Noël.

Elle montre un djihadiste avec à ses pieds un loup et sac à dos dont émerge un fusil lance roquette. Ce sont les chrétiens qui sont la visés, ainsi il est inscrit : «La fête des Croisés approche, montrez-leur le sens du terrorisme, ne retiens pas ton sang, la récompense est le paradis».

L’affiche appelle donc les “loups solitaires” à passer à l’attaque et à tuer les chrétiens sans épargner son propre sang dont l’effusion mènera directement au paradis d’Allah…


Eric-Zemmour

Eric Zemmour : « Les soufis sont les plus chrétiens des musulmans »

28/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Les musulmans sont les premières victimes du terrorisme islamique, a-t-on coutume de nous ressasser, et l’attentat qui a fait plus de 300 morts vendredi en Egypte  semble venir étayer cette thèse. Tel n’est pourtant pas l’avis d’Eric Zemmour qui, ce matin sur RTL, a expliqué que, pour les assassins ayant revendiqué l’attentat, ces musulmans-là « sont avant tout des soufis, c’est-à-dire une branche mystique de l’islam, une branche pour qui la méditation est plus importante que la pratique, la foi plus importante que le respect des commandements » :

« Ce sont ces soufis qui expliquent que le djihad veut dire non pas guerre aux mécréants mais effort sur soi-même. »

Ainsi les musulmans qui ont mis une bombe dans leur mosquée leur ont-ils montré « que leur désaccord sémantique était radical ».

Eric Zemmour l’explique ensuite : « Pour l’islam sunnite traditionnel, le soufisme ressemble beaucoup au christianisme. Beaucoup trop. C’est une sorte d’hérésie. […] Pour les sunnites fondamentalistes, une mosquée soufi est comme une église, voire pire. Or les églises en Egypte sont une cible habituelle. » Et les coptes sont persécutés, rançonnés, etc., quand ils ne sont pas massacrés, « bien que le général Sissi leur ait promis une protection qu’il ne parvient pas à leur assurer ».

« Cet attentat, conclut Eric Zemmour, est une leçon et un avertissement. L’Etat islamique a perdu sa base territoriale […] mais le monde n’en a pas fini avec Daesh : il est en train de se reconvertir à l’action déterritorialisée qu’avait théorisée en son temps Ben Laden.

« Daesh va donc frapper comme le faisait Al Qaida tous ceux qu’Allah a désigné à leur vindicte : juifs, chrétiens, bouddhistes, mais aussi musulmans qu’ils jugent hérétiques, soufis ou chiites en particulier, tous ces musulmans quisont des musulmans pour nous… mais pas pour eux. »

Chard Marine Le Pen Daesh

Levée de l’immunité de Marine Le Pen : une faute du gouvernement Macron

Présent Marine Le Pen DaeshL’affaire, on la connaît : Marine Le Pen est harcelée judiciairement depuis 2015 au motif qu’elle a diffusé sur son compte twitter des images de crimes islamistes. Cette diffusion n’était pas gratuite : candidate à la présidentielles, Marine avait subi, au cours d’un débat sur BFM TV, l’ignominie d’un parallèle opéré entre le Front national et l’État islamique. C’était une façon de répondre : « Taisez-vous ! Regardez donc ce qu’est l’État islamique ! »

Le ministre socialiste Bernard Cazeneuve avait lancé la procédure. Le ministre ex-socialiste Nicole Belloubet l’a reprise à son compte, et a saisi le bureau de l’Assemblée nationale qui s’est exécuté et vient donc de décider la levée de l’immunité parlementaire de la présidente du FN.

Cette décision est sans doute la première vraie faute politique du gouvernement Macron.

En effet, aux yeux de l’opinion, cette mesure est parfaitement incompréhensible : la punition de ceux qui dénoncent les exactions de Daesh, en raison précisément de cette dénonciation, nécessite des contorsions explicatives auxquelles les médias ne se risquent d’ailleurs pas. La nouvelle a simplement été commentée comme découlant d’une application de la loi (laquelle ? Pourquoi ?). Dans un éditorial spécialement fielleux, Le Parisien explique par exemple que Marine Le Pen ne saurait « se placer au-dessus des lois ». Mais encore une fois, en quoi dénoncer les crimes de l’État islamique vous place au-dessus des lois ? Cette question n’a toujours pas reçu de réponse claire, ce qui donne le sentiment d’une simple mesure destinée à persécuter un adversaire.

Marine Le Pen a d’ailleurs immédiatement réagi :

« Mieux vaut être un djihadiste qui rentre de Syrie qu’une députée qui dénonce les abjections de l’État islamique : on prend moins de risques judiciaires. »

La formule tourne sur Internet, et les conversations de bureau et de comptoir montrent l’incompréhension générale d’une opinion publique spécialement choquée.

Seule explication rationnelle à cette décision : une volonté de faire un « coup politique », en montrant à la gauche, aux déçus du PS, que l’équipe Macron n’a pas complètement glissé à droite, qu’elle reste vigilante à l’égard du Front national, maintenu à l’écart par des artifices comme cette levée d’immunité. Le gouvernement est « et de gauche et de droite » : après les ordonnances, qualifiées de droite, voici donc une mesure de rééquilibrage sur la gauche.

Ce calcul est une erreur, car le gouvernement mesure mal l’évolution de l’opinion sur le danger islamique, et aussi sur le besoin d’identité, qui libèrent la parole.

Autre erreur des stratèges de l’Élysée (en supposant que Madame Belloubet ait agi sur ordre) : alors même que Mélenchon, décrété opposant préféré, connaît un énorme trou d’air, pour partie personnel et pour partie politique, la reprise des persécutions à l’encontre des plus patriotes, dans un contexte de malaise grave, notamment au sein de la police et de l’armée, pourrait se révéler une chance pour le FN. Cette persécution inquiète et ressoude. M. Macron aurait voulu remobiliser les sympathisants du FN qu’il ne s’y serait pas pris autrement. C’est déjà ce que l’on constate, d’un bout à l’autre du pays.

Francis Bergeron

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 10 novembre 2017

Vu sur Twitter

Images d’exactions islamistes sur Twitter : l’Assemblée lève l’immunité parlementaire de Marine Le Pen

Publié le
Eric Zemmour

Eric Zemmour : « Les islamistes sont convaincus de notre lâche faiblesse »

05/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Eric Zemmour, un peu désabusé, commentait ce matin sur RTL l’adoption, deux jours après l’attentat islamiste de Marseille, de la loi antiterroriste par l’Assemblée nationale :

« Tout le monde est content. Content de soi et des autres. Content du rôle joué. Content des phrases qui claquent et des gestes pleins d’emphase ».

S’il note qu’un texte qui « subit en même temps une opposition de droite et de gauche est un texte qui parvient en même temps à concilier la nécessaire sécurité de nos concitoyens avec le respect de nos libertés et de l’État de droit », l’essentiel n’est pas là : « Ce jeu politique est vain et dérisoire. »

« Nos belles âmes nous rabâchent que les terroristes visent notre société de libertés et qu’ils auront gagné quand nous y aurons renoncé pour les combattre. Le sophisme est beau, mais c’est un sophisme qui tue […] Les islamistes ne veulent pas révéler notre force injuste, mais sont convaincus de notre lâche faiblesse”.

Maire Liban Arsal

Liban : le maire d’Arsal était bien affilié à l’Etat islamique

Le juge du Tribunal militaire Saqr a confirmé ce lundi l’allégeance de l’ex-maire de Arsal (ville [du Liban] à majorité sunnite, frontalière avec la Syrie) envers l’Etat islamique. Ali Hujeiri (photo) aurait facilité l’entrée de plusieurs commandos terroristes dans sa ville, disséminés dans des flots ininterrompus de réfugiés, leur permettant ainsi de mener de multiples attaques et de prendre en otage plusieurs dizaines de membres des forces de sécurité libanaises avant de les assassiner. Il leur a également assuré des stocks d’armes et de munitions, organisé des réunions avec des chefs de groupes armés et directement participé aux enlèvements de plusieurs citoyens libanais et étrangers remis à des organisations terroristes avant d’être relâchés en échange de rançons.

Ali Hujeiri a été arrêté le 11 septembre dans le cadre de l’enquête sur les attaques de 2014 à Arsal qui ont mené à l’enlèvement et à l’assassinat de plusieurs militaires et policiers dont dix corps ont été retrouvés et identifiés suite à l’expulsion le mois dernier par l’armée de plus de 500 terroristes de l’Etat islamique de la zone frontalière où ils étaient retranchés depuis 2012. L’ex maire de Arsal aurait également une responsabilité directe dans la mort de l’adjudant Ibrahim Zahraman et du major Pierre Bachaalani tués en février 2013 durant une opération manifestement éventée visant à l’arrestation d’un suspect lié à des groupes rebelles proches de Al-Qaeda et de l’opposition syrienne.

Enfin, selon le quotidien libanais Al-Joumhouria, Hujeiri serait aussi suspecté d’avoir pris part à l’enlèvement de tout un groupe de jeunes femmes russes à la sortie d’un club de la région pour le compte du groupe armé Jabhat Fatah al-Sham (al-Nosra).

Sophie Aki Chedid

Article paru dans Présent daté du 5 octobre 2017

attentat Marseille

ALERTE ATTENTAT – Deux morts à Marseille, le terroriste islamiste abattu

01/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Un terroriste islamiste a été abattu gare Saint-Charles, à Marseille, après avoir attaqué des passants avec un couteau au cri de « Allah Akbar » : il a tué deux personnes. La police nationale demande d’éviter le secteur où l’opération est toujours en cours.

On apprend dans le même temps qu’un très important dispositif a été déployé hier, comprenant une équipe du Raid, autour de la synagogue de Nîmes, sur la base de menaces réelles et sérieuses d’un attentat imminent.

Et qu’à Toronto, au Canada, un islamiste a foncé dans la foule au volant d’un camion, faisant plusieurs blessés. Un islamiste, et non un « déséquilibré » : un drapeau de Daesh a été retrouvé dans la cabine.

Syrie : Attaques, enlèvements, églises brûlées… Le cauchemar des chrétiens du Khabour

23/09/2017 – SYRIE (NOVOpress)
Ces dernières années, les chrétiens de Syrie ont été victimes d’exactions de la part de l’État islamique. Attaques, enlèvements, églises brûlées…
Dans la vallée du Khabour, au nord-est du pays, des villages entiers ont été rayés de la carte. Pourtant, malgré la menace islamiste, certains chrétiens d’Orient refusent d’imaginer l’exil.

D’autres, déplacés dans les pays voisins ou qui ont émigré en Europe ou aux États-Unis, envisagent même de revenir sur leur terre natale.


Chard SNCF Trains Etat islamique

La SNCF en alerte : l’Etat islamique ordonne de faire dérailler des trains !

Face aux incitations récentes et précises de la propagande de Daesh, les autorités alertent sur les risques de nouveaux modes opératoires djihadistes en France comme le sabotage des voies ferrées, les incendies de forêt ou encore l’empoisonnement de la nourriture.

Une note confidentielle de sept pages de la Direction générale de la police nationale met en garde les services de police contre une mutation des actions terroristes et notamment l’« incitation récente » de la propagande islamiste à « planifier un déraillement de train ». La DGPN demande une vigilance particulière sur toutes les « remontées d’informations » qui concerneraient « une intrusion ou une tentative de sabotage dans les emprises dédiées à la circulation des trains ».

Les nouvelles consignes de l’Etat islamique, qui invite à « gagner la confiance des mécréants en dissimulant sa radicalisation », appellent également « les loups solitaires » à perpétrer en Europe des « incendies de forêt ou empoisonnement de nourriture ».

La note de police évoque l’incitation persistante durant les trois derniers mois, à la fabrication d’engins explosifs, avec la diffusion de « tutoriels » (modes de fabrication informatique). L’explosion d’une bombe artisanale dans le métro de Londres vendredi illustre exactement ce mot d’ordre. L’engin improvisé qui a explosé, a priori pas complètement, dans le métro à Parsons Green, a fait 29 blessés dont certains grièvement brûlés au visage. L’attaque a été revendiquée par l’Etat Islamique.

La DGPN évoque encore le risque de « vol de produits ou de matériaux sensibles notamment dans les universités » mais également les menaces d’attentats dans les établissements scolaires ou universitaires, sur les sites touristiques « symboles du mode de vie occidental » ou lors d’événements attirant de la foule. Elle recommande aux établissements recevant du public de développer « des procédures de confinement » en cas d’alerte. Un processus déjà activé lors des attaques du Louvre ou du parvis de Notre-Dame.

La Direction générale de la police nationale rappelle les attaques aux véhicules-béliers et voitures piégées et demande aux loueurs « d’assurer la traçabilité des personnes à qui sont remis des véhicules » et de « signaler sans délai tout comportement suspect » ou « tout vol de véhicules ».

Mardi dernier, le ministre de l’Intérieur a annoncé que douze attentats ont été déjoués depuis le début de l’année. Parmi les plus récents, le 22 août, un « projet contre les boîtes de nuit parisiennes visant en particulier des établissements gays », un projet d’attaque à la kalachnikov contre un fonctionnaire de police le 4 septembre à Saint-Ouen et la découverte d’un atelier clandestin d’explosifs le 6 septembre à Villejuif. La note de la DGPN vient confirmer que non seulement la menace islamiste reste au plus haut en France mais qu’elle évolue constamment.

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard parus dans Présent
sous le titre « Attentats : le réseaux ferré visé ? »

Etat islamique Rumiyah

De Dabiq à Rumiyah : plongée dans la com’ de l’Etat islamique

Le 5 juillet 2014 paraissait sur le « dark web », l’internet des profondeurs, un magazine intitulé Dabiq, du nom d’un village syrien aux mains de l’Etat islamique. Une maquette professionnelle au service d’une propagande sophistiquée, qui, à l’égal des productions vidéo de l’organisation terroriste, a largement fait ses preuves.

Break the Cross

Les titres de ce surprenant périodique sont sans ambiguïté : le premier numéro proclamait ainsi Le Retour du Califat, les suivants s’intitulaient La Loi d’Allah ou les lois des hommes, La Charia seule peut gouverner l’Afrique ou encore Brisez la Croix qui marqua le dernier numéro le 31 juillet 2016. L’iconographie soignée se mêlait, numéro après numéro, à la violence la plus crue : exécutions d’infidèles, victimes ensanglantées des derniers attentats, épaves carbonisées. Une mise en scène venant soutenir auprès du lecteur la conviction que l’Etat islamique vaincra indubitablement et qu’il suffit de se montrer patient. Aux apôtres de l’islam, religion de paix, Dabiq répond sans grands détours. Dans le numéro 14, qui s’attachait à traquer les faux musulmans, on pouvait ainsi voir une photo d’un jeune salafiste manifestant avec une pancarte : « Le terrorisme n’est pas l’islam », conclusion de Dabiqen légende : « Slogans d’apostasie ». C.Q.F.D.

« Tout infidèle sera tué »

Louant les « martyrs » des attentats de Paris ou de Bruxelles, les communicants de l’Etat islamique n’hésitaient pas à affirmer : « C’est une évidence. Tout infidèle qui se trouve sur le chemin de l’Etat islamique sera tué, sans pitié ni remords, jusqu’à ce que tous les musulmans vivent sous le joug d’Allah. » Voilà qui devrait être diffusé massivement aux populations européennes qui sont maintenues dans un aveuglement criminel par un intense matraquage étatique, depuis l’Education nationale jusqu’au rouleau-compresseur médiatique. Télescopage avec l’actualité la plus récente ? Dès avril 2016, Dabiq plaignait le sort des musulmans Rohingyas souffrant de « l’oppression bouddhiste » en Birmanie. Les soldats du Califat annonçaient alors être prêts à lancer des opérations dans de nombreuses régions d’Asie du Sud-Est.

Constantinople puis Rome

A l’été 2016, alors que Dabiq – le village – allait être repris aux mains des djihadistes, l’Etat islamique remplaça son principal magazine par un nouveau titre intitulé Rumiyah, « Rome » en arabe. En référence à un hadith annonçant la conquête par les musulmans de Constantinople puis de Rome. Voilà qui est on ne peut plus clair. Dès le deuxième numéro, les attaques au couteau étaient clairement recommandées pour frapper les infidèles. Les djihadistes étaient également missionnés pour foncer dans les foules au volant de voitures ou camions. Ce terrorisme à bas coût, ne nécessitant ni longue préparation ni chaîne logistique complexe, nous en avons rapidement subi les conséquences. Et les experts du terrorisme s’accordent à dire que cette forme d’attaques sera désormais le bruit de fond sur lequel surgiront des frappes de plus grande ampleur (explosifs, attaques chimiques…).

Et maintenant ?

La dernière livraison de Rumiyah est datée du 9 septembre 2017. Son titre ? Allah a glissé la terreur dans leurs cœurs. Les propagandistes de l’Etat islamique reconnaissent les lourds revers que subit l’organisation depuis plusieurs mois et invite ses soldats à « tenir bon à travers les tribulations ». L’habituelle rubrique consacrée aux « opérations » de l’EI n’en est pas moins tragiquement fournie : Russie, Somalie, Tunisie et bien sûr Espagne… Le récit des attaques de Barcelone est particulièrement mis en avant : « deux unités de l’Etat islamique ont attaqué des foules de Juifs et de Croisés » est-il écrit, une photo de la Sagrada Familia en fond. Des « Croisés » bien peu conscients du moment historique que nous traversons et qui sont touchés par un mal plus grand : la terreur, une léthargie suicidaire. « Vous n’aurez pas notre haine », rabâchent-ils en bêlant. Pauvres imbéciles…

Pierre Saint-Servant

Article paru dans le quotidien Présent

Frédéric Pichon : « L’État islamique renaîtra, sous une forme ou une autre »

15/07/2017 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Pour Frédéric Pichon, avec la mort d’Al Baghdadi et la perte de Mossoul, « l’année 2017 sera celle de la fin de l’État Islamique ». Mais pour lui, l’islamisme et le terrorisme survivront à cette disparition. Extraits.

L’année 2017 sera celle de la fin de l’État Islamique. Né en Irak, il mourra en Irak… et renaîtra en Irak. Mais tandis que les efforts militaires se concentrent sur son cœur mésopotamien, la recomposition de la région qui est en cours annonce des années de soubresauts violents. Une chose est sûre: la question syrienne, le nationalisme kurde, le bourbier irakien et l’influence de l’Iran sont là pour des décennies. On se souvient que Mossoul fut prise en moins de quatre jours durant le mois de juin 2014 par une organisation qui disposait de nombreux soutiens au sein même de la ville. L’armée irakienne, peu aguerrie et surtout prisonnière des choix politiques désastreux du gouvernement al Maliki, apparaît comme une armée d’occupation face à des sunnites, qui depuis 2003, furent non seulement les grands perdants des décisions américaines mais aussi les victimes du sectarisme des nouveaux dirigeants irakiens, désireux de se venger de près de soixante-dix ans d’humiliations et de massacres à l’encontre de la majorité chiite.

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L’État islamique est né dans un moment eschatologique pour ses partisans, il disparaîtra (provisoirement) de manière apocalyptique.
Ensuite, un chef se remplace. Ni la mort de Zarqaoui, ni celle de Ben Laden n’ont entraîné la disparition de leurs organisations respectives (EIIL/ Al Qaida). Mais je voudrais insister sur une dimension que nous avons du mal à prendre en compte en Occident. S’il y eut bien un calife (turc) jusqu’en 1924, en réalité la fonction avait été largement vidée de son sens dès le Moyen-Âge, sous l’action des différences culturelles et linguistiques présentes au sein du monde musulman. Du coup, la proclamation d’Al Baghdadi comme Calife nous est apparue comme désuète, mais constitua en fait une formidable bouffée d’utopie, d’autant que les terres convoitées par ce proto-État ont une résonance eschatologique dans les textes de l’Islam, Coran et Hadiths inclus.

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L’attractivité de l’État Islamique s’appuie sur un triptyque récurrent: régénération, émotion, renonciation. Régénération par le retour sur des terres historiques et apocalyptiques, émotion religieuse et effusions entre ces jeunes hommes qui reconstituent une Oumma concrète et enfin renonciation au style de vie occidental, souvent jugé corrompu et permissif. Les jeunes djihadistes, qui se sentent en opposition avec la société, avec leur famille, marquent leur différence en s’engageant dans un mouvement religieux extrême, critiqué et rejeté par la grande majorité des gens, très médiatisé et très spectaculaire qui les arrache de façon radicale et extrêmement contraignante à leur milieu et à leur mode de vie.


Police Daech

Mamadou M., le policier français qui a fait allégeance… à Daech !

On avait eu le policier qui écoutait des prières dans sa voiture de patrouille, celui qui faisait stationner ses collègues en double file pour aller acheter des burkas à sa femme, celui qui était fiché S, voici Mamadou M., le policier qui a fait allégeance à Daech.

Ses collègues se disent « sous le choc » mais le fait est qu’ils auraient pu l’être bien davantage encore si Mamadou, ce type si « discret et serviable », avait appliqué sur eux les consignes de l’Etat islamique.

Mamadou M. gardien de la paix à la brigade des accidents et délits routiers, affiche un soutien sans équivoque aux thèses des assassins de Daech. Ce fonctionnaire de 42 ans a été mis en examen le 1er juillet pour association de malfaiteurs et escroquerie en lien avec une entreprise terroriste.

Il est soupçonné d’avoir aidé son frère impliqué dans une filière djihadiste en zone irako-syrienne et dans le financement du terrorisme, emprisonné depuis un an en France. Le policier et le djihadiste incarcéré « ont eu des échanges avant et au cours de la détention de ce dernier qui ne laissent guère de doute sur son adhésion aux thèses de l’EI », selon l’AFP.

En poste au commissariat du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) depuis six ans, ses collègues parlent de sa pratique assidue de la religion musulmane et de sa « marque au front » à force de prier. A part ça, ces fins limiers affirment n’avoir « rien vu de sa radicalisation ».

Mamadou M. a été interpellé par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) au sein même du commissariat qui a été perquisitionné de fond en comble. Il est accusé d’avoir consulté des fichiers de police et d’avoir utilisé de faux papiers pour tenter de récupérer des colis. « Il a nos noms, nos adresses », s’affole un policier. « Est-ce qu’il a vendu ce genre de renseignements ? ».

Mamadou a été placé sous contrôle judiciaire et… laissé en liberté. De façon à terminer rapidement ce qu’il a commencé, façon Magnanville ?

Le parquet a fait appel de cette décision, requérant le placement en détention provisoire avec interdiction de port d’arme. C’est pas un peu dur quand même ?

Caroline Parmentier

Article publié dans Présent daté du 13 juillet 2017
sous le titre : « Le policier qui soutient Daech »

Tanneguy Roblin (SOS Chrétiens d’Orient) : “Il reste encore une présence forte de Daech en Irak et en Syrie”

12/07/2017 – SYRIE (NOVOpress)
Tanneguy Roblin, chef de mission en Irak de l’association SOS Chrétiens d’Orient, livre pour Boulevard Voltaire son analyse de la situation après la libération de Mossoul par l’armée irakienne.

Il explique quels sont les enjeux de cette bataille qui a été longue : enjeux symbolique, militaire et humain. Il fait le point de ce qu’il reste à reprendre sur le terrain à l’État islamique et décrit les défis colossaux auxquels va être confronté l’Irak : réinstallation des personnes déplacées (estimées à 900.000 rien que pour Mossoul), reconstruction.

Mais, aussi, il va falloir éviter qu’un phénomène de communautarisation ne se développe sur les ressentiments, afin d’empêcher la création d’un nouvel État islamique dans le futur.