Retour des djihadistes : l’Allemagne préfère le «cas par cas»

10/04/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Le retour des djihadistes partis rejoindre les rangs de Daesh divise toujours autant les Européens.

Si la Belgique souhaite que les procès des djihadistes se déroulent sur place, l’Allemagne défend la politique du «cas par cas».


Syrie : le prétendu cadavre de l’État islamique bouge encore, par Franck Deletraz

Bien sûr, depuis la chute samedi de l’ultime quartier de Baghouz auquel s’agrippaient encore les djihadistes de l’EI, les chaînes d’information continue nous passent en boucle les images des forces arabo-kurdes célébrant leur victoire sur le « califat ». Elles nous montrent ces dizaines de bourreaux islamistes qui, cachés dans des tunnels, sortent aujourd’hui les mains en l’air et au petit trot devant les Forces démocratiques syriennes (FDS). Cependant, nous aurions tort de croire que la guerre contre cette hydre à mille têtes qu’est l’EI est terminée.

Un retour à la clandestinité préparé de longue date

D’abord parce que l’organisation islamo-terroriste a depuis longtemps déjà préparé son retour à la clandestinité. Militairement et financièrement. Ses djihadistes restent notamment très présents dans le désert de la Badia, à l’ouest et au sud de l’Euphrate, dans une zone de plusieurs milliers de kilomètres carrés, truffée de grottes et de repères qu’ils ont patiemment aménagés durant ces trois dernières années. Selon de nombreux experts, plusieurs centaines de combattants, peut-être même plus, y ont ainsi mené depuis le début de l’année des dizaines d’attaques contre des positions isolées des FDS. Cela, sans oublier tous ceux qui, au moment de l’arrivée des troupes syriennes dans leurs villes et leurs villages, se sont fondus dans la population civile et constituent aujourd’hui des cellules dormantes prêtes à être activées à tout moment, comme en témoigne encore l’attentat perpétré le 16 janvier dernier contre un restaurant fréquenté par les soldats américains à Manbij.

Une expansion inquiétante aux Philippines

Mais le Levant, hélas, n’est pas seul concerné. L’EI reste effectivement bien présent en Afrique, viaBoko Haram dans la région du lac Tchad et l’EIGS au Sahel. En Libye, dans une vaste zone qui s’étend le long de la côte entre Ajdabiya et Tripoli et, au sud, vers Sabha et Koufra. En Egypte, au Sinaï. Et aussi en Somalie, dans l’Etat du Puntland. Il s’est surtout implanté dans la région afghano-pakistanaise, où il revendique régulièrement des attentats contre la communauté chiite. Mais, plus inquiétante encore est son expansion en Asie du Sud-Est, notamment dans le sud des Philippines, dont il essaie de faire depuis plusieurs mois une « tête de pont » pour ses activités djihadistes.

Enfin, le sort de son chef, Abou Bakr al-Baghdadi, dont la tête a été mise à prix pour 25 millions de dollars par Washington et dont le dernier message audio date d’août 2018, reste à ce jour un mystère. Si, selon The Guardian, il aurait été la cible en janvier, près de Hajine, d’une tentative d’assassinat commise par des combattants étrangers de sa propre organisation, le quotidien Al-Araby Al-Jadeed, financé par le Qatar, affirmait lui récemment qu’après un bref passage à Baghouz, il se cacherait actuellement dans l’est de la Syrie, après plusieurs tentatives infructueuses de traverser la frontière pour se rendre en Irak.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 25 mars 2019

Au bonheur des djihadistes, par Jean-Gilles Malliarakis

La France et l’Europe se trouvent en situation de guerre, avec ceux qui se réclament, quant à eux, du djihad. Il s’agit de l’un des piliers traditionnels de l’islam sunnite. Ils l’entendent comme une guerre sainte[1]. Mais cette réalité semble condamnée à demeurer dissimulée, par les commentateurs médiatiques agréés, d’un voile d’hypocrisie et d’un manteau d’ignorance.

La première manipulation de l’opinion consiste évidemment à mentionner seulement le terrorisme, qui n’est qu’un moyen : on ne fait pas la guerre aux armes, mais à ceux qui les utilisent et à la puissance qui les commande.

Un “Livre noir et blanc du terrorisme en Europe” a été présenté le 6 mars au Parlement européen. Rédigé par Mme Maite Pagazaurtundua ce rapport fait état de 753 personnes tuées, depuis 2000, par des terroristes en Europe et de 1 125 Européens hors du continent. 120 Européens ont ainsi perdu la vie à New York le 11 septembre 2001, mais c’est en Afghanistan, que l’on enregistre le plus grand cimetière d’Européens avec 632 morts.

Pour des raisons sans doute compréhensibles, cette eurodéputée espagnole, ayant quitté le Pays basque du fait des crimes et menaces de l’ETA, incorpore cette organisation, plus ou moins marxiste-léniniste, dans la même rubrique que le djihadisme. Rappelons qu’en tout état de cause Euskadi Ta Askatasuna s’est dissoute en mai 2018.

Et il importe dès lors de souligner que, sur toute la période, le tableau de chasse des islamo-terroristes compte 84 % des victimes .

C’est donc bien face à cet ennemi qu’il s’agit de mobiliser.

Au lendemain de l’agression islamiste de Condé-sur-Sarthe, on se doit de rappeler certaines composantes de la situation à laquelle la France se trouve confrontée.

Commençons par l’insuffisance des moyens de toutes les forces appelées à maintenir l’ordre, et notamment ceux de l’Administration pénitentiaire.

À l’Assemblée nationale ce 6 mars, Mme Cécile Untermaier[2], a pu interpeller le garde des Sceaux sur ce qu’elle considère comme “la question centrale” car, dit-elle, “avec un surveillant en moyenne pour 2,5 détenus, la France a le plus mauvais taux d’Europe !“. Ridiculement la secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique, Brune Poirson se gargarise cependant de ce qui ne va pas tarder à être accompli, mais qui ne l’est toujours pas : “Il y a un plan qui est en train d’être mis en œuvre pour faire plus pour ces surveillants et mieux encadrer les détenus radicalisés.” En attendant Damien Abad, député de l’Ain, rappelle sur BFMTV que “les Français sont fouillés quand ils prennent l’avion pour partir en vacances… Mais les épouses des radicalisés islamistes rentrent librement dans nos prisons !“, et son collègue LR de l’Yonne, Guillaume Larrivé déplore : “La rupture avec les années Taubira n’a toujours pas été faite“.

On ne doit pas perdre de vue, non plus, l’indulgence médiatique dont bénéficie une certaine voyoucratie. Les émeutes de Grenoble en témoignent. Durant quatre nuits une partie de la ville s’est transformée en zone de guerre. Une pluie de cocktails Molotov, lancés depuis les barres HLM, s’est abattue sur les policiers, accompagnés de tirs tendus de feux d’artifice, de bombes agricoles, de guet-apens, d’embuscades, de lynchages sur les réseaux sociaux. Le tout témoignant d’une volonté affichée de massacrer et de tuer du flic ou du pompier.

Ce racisme anti-flic s’accompagne aussi d’un contexte de haine antichrétienne et antifrançaise, qui s’exprime dans la profanation scandaleuse de la basilique des rois de France vandalisée à Saint-Denis, son orgue dégradé, ses vitraux brisés. Il ne s’agit pas d’un cas isolé. Bien au contraire, la vague de profanation d’églises catholiques ne cesse de s’amplifier.

Plus généralement, nous citions dans l’Insolent du 12 mars[3] la présidente de la région Île de France. Elle considère que la situation explosive des banlieues requiert une intervention. Mais cela semble ressortir dans son esprit de moyens surtout matériels.

On aimerait pourtant que soit prise en compte, dans cette situation de guerre à laquelle l’Europe doit faire face, la dimension culturelle, la volonté de nous combattre coûte que coûte, de ceux qui ne doivent pas être vus comme des citoyens à récupérer mais comme des ennemis.

Citons ici, pour conclure, le reportage publié ce 9 mars par L’Orient le Jour[4] :

On se vengera, il y aura du sang“, le groupe État islamique “va rester et s’étendre“. En fuyant son ultime réduit dans l’Est syrien, des djihadistes promettent un retour en force de l’organisation ultraradicale en passe d’être vaincue. Des milliers de personnes, dont de plus en plus d’éclopés et de blessés, continuent d’abandonner la petite poche de l’État islamique dans le village de Baghouz, aux confins orientaux de la Syrie. Parmi eux, de nombreux hommes et femmes refusent de reconnaître la défaite inéluctable des derniers djihadistes acculés.

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Un djihadiste de l’État islamique à Baghouz : “Quel est notre crime ? Qu’est-ce qu’on a fait de mal ? Ce qu’on veut, c’est appliquer la Charia”

13/03/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
L’étau semble se resserrer autour de Baghouz, cette poche encore tenue par le groupe Etat islamique. Les combattants des Forces démocratiques syriennes ont engagé dimanche un assaut contre cette ville dans l’est de la Syrie. Et ce mardi, près de 2000 personnes se seraient rendues.

Des images présentées comme ayant été filmées à Baghouz, ont été publiées ce lundi sur les réseaux sociaux. On y entend un homme Abu Abd al-Azeem, militant du groupe Etat islamique déclarer ceci :

Quel est notre crime ? Qu’est-ce qu’on a fait de mal ? Pourquoi est-ce qu’on nous bombarde ? Pourquoi le monde entier est contre nous ? Qu’est-ce qu’on a fait de mal ? Pourquoi sommes-nous assiégés ? Pourquoi le monde entier reste-t-il silencieux ? Quel est notre crime ? Ce qu’on veut, c’est appliquer la Charia, la loi de Dieu. Si Dieu le veut, demain, nous serons au paradis. Et eux, nos ennemis iront brûler en enfer.


Refus de citoyenneté pour une “Américaine” qui avait rejoint l’État islamique

05/03/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Un juge américain a rejeté lundi la demande d’examen en urgence de la citoyenneté d’une jeune femme qui souhaite revenir aux Etats-Unis après avoir rejoint le groupe Etat islamique (EI) et dont Washington refuse le retour, estimant qu’elle n’est pas américaine.

Le père de la jeune femme demandait l’examen en urgence de sa situation, expliquant que les conditions de sécurité dans le camp étaient insuffisantes pour elle et son enfant âgé de 18 mois.

En fait, c’est une terroriste et nous ne devrions pas faire revenir des terroristes étrangers aux Etats-Unis“, a affirmé à la radio WOC le secrétaire d’Etat Mike Pompeo, en visite dans l’Iowa.

Nous n’avons pas besoin de ce genre de risque, nous n’avons pas besoin de gens comme elle qui menacent la vie des Américains et des gens de l’Iowa“, a-t-il ajouté.

Successivement mariée à trois combattants de l’EI, tous tués, elle a activement participé à la propagande du groupe sous le pseudonyme de “Oum Jihad“, selon l’organisation Counter Extremism Project.

Elle avait appelé à “faire couler le sang américain” et félicité les auteurs de l’attentat de janvier 2015 contre l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo, qui fait 12 morts.

Elle affirme aujourd’hui avoir été “manipulée” par les recruteurs de l’EI et regretter ses actes (sic) maintenant que le groupe djihadiste a perdu la quasi-totalité des territoires qu’il contrôlait en Syrie et en Irak…


Chute annoncée du « califat » de l’EI en Syrie : un simple épisode d’une guerre sans fin, par Franck Deletraz

Si la coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes et la plupart de ses alliés occidentaux se félicitent depuis plusieurs jours déjà de la « fin imminente » du « califat » de l’EI en Syrie, nous commettrions une grave erreur d’appréciation en pensant que ce conflit est non seulement terminé mais surtout gagné. De par sa nature et celle de notre ennemi, la faculté qu’a ce dernier à « disparaître » pour frapper à nouveau là où l’on ne l’attend pas, ses innombrables relais et bases arrière dans le monde entier, et notamment en Europe, tout porte à croire, au contraire, que la guerre de l’Occident contre la barbarie islamiste, à l’instar de celle du Bien contre le Mal, n’en finira jamais vraiment.

« Victoire tactique » mais « défaite stratégique »

Alors que les combats continuaient de faire rage dans Baghouz, dernier réduit officiel de Daech en Syrie, un commandant des FDS indiquait encore samedi que « la victoire sera annoncée dans quelques jours ». Or, tous les services de renseignement savent parfaitement que les djihadistes de l’EI ont, depuis longtemps déjà, minutieusement organisé leur retour à la clandestinité. C’est d’ailleurs là l’une des très justes observations faites récemment par le colonel Legrier, commandant de la Task Force Wagram, dans une tribune publiée par la Revue de la Défense nationale, dans laquelle il parle d’une victoire « tactique » de la coalition, mais d’une « défaite stratégique ». En effet, explique-t-il, « l’ennemi » n’a « pas été autant [détruit] qu’on a bien voulu le faire croire », et il n’a pas été atteint dans « son moral et sa volonté de combattre » puisqu’il a « déployé jusqu’au bout une combativité inébranlable ». En outre, poursuit le colonel Legrier, la « défaite devenue inéluctable, il s’est exfiltré vers des zones refuges pour poursuivre la lutte en mode insurrectionnel, ne laissant sur place qu’une poignée de combattants étrangers ».

Comment importer une guerre chez soi

Des combattants notamment « français » qui, faits prisonniers, continuent de bénéficier de la générosité suicidaire de notre pays. Ainsi, rappelons-le, alors que ces assassins ont pris les armes contre nos soldats, notre gouvernement, craignant de les voir tomber aux mains des autorités irakiennes qui n’hésitent pas à fusiller, se démène aujourd’hui pour obtenir leur rapatriement en France où, nous promet le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, « ils seront tous judiciarisés, et incarcérés » dès leur arrivée. Au total, cela représenterait pas moins de 150 individus, dont 90 mineurs, pour la plupart tellement endoctrinés que certains experts les jugent « irrécupérables »… De quoi améliorer la situation en France où, comme l’a annoncé jeudi Nicole Belloubet, une trentaine de détenus, condamnés pour des liens avec le djihadisme et ayant séjourné dans la zone syro-irakienne, seront libérés en 2019. Evénement pourtant décrit par François Molins, ex-procureur de la République de Paris, comme constituant « un risque majeur » pour la sécurité de notre pays.

Bref, une situation tellement ubuesque que l’on en vient aujourd’hui à se demander si l’Etat est à ce point stupide qu’il ne voit pas qu’il creuse aujourd’hui notre tombe.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 18 février 2019

Une jeune Britannique de l’EI veut rentrer au pays après avoir passé plusieurs années en Syrie

18/02/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
The Times a retrouvé celle qui détient la nationalité Britannique. Shamina Begum, enceinte de neuf mois de son troisième enfant, explique faire tout ce qui est nécessaire pour pouvoir rentrer.

Shamina Begum assure pourtant ne rien regretter. Elle avait fugué en Syrie en 2015, pour rejoindre l’État islamique en Syrie. Avec elle partaient aussi deux adolescentes de son école londonienne, Amira Abase et Kadiza Sultana, alors âgées de 15 et 16 ans.

Pour traiter ce cas qui n’est qu’un exemple parmi des centaines, une loi anti-terroriste promulguée mardi au Royaume-Uni rend passible de dix ans d’emprisonnement le fait pour un Britannique de séjourner sans motif valable en Syrie. Ce texte ne va pas très loin mais facilite un peu le travail des autorités qui jusqu’ici devaient prouver que les personnes rentrant de Syrie y avaient mené des activités terroristes.

Entretien – Gilles Kepel : « Ils n’ont rien compris et ils n’ont pas vu venir Daech »

18/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Sputnik est allé à la rencontre de Gilles Kepel, islamologue reconnu, à l’occasion de la publication du livre “Sortir du chaos: Les crises en Méditerranée et au Moyen-Orient“, chez Gallimard.

Printemps arabes, guerre en Syrie, diplomatie française, djihadisme, islam en France, tout y est passé, sans fard et sans langue de bois. Entretien.


L’intention française de rapatrier les enfants de familles djihadistes

16/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Il y a trois jours, la France commémorait le triste anniversaire des attentats islamistes de 2015. Faut-il rappeler la cavale des huit terroristes dans Paris, le bilan épouvantable des 130 morts, les centaines de blessés, les familles brisées ?

Faut-il rappeler l’état d’urgence et son cortège de lois de surveillance, qui sous couvert de lutte anti-terroriste n’ont pas empêchées Magnanville, Nice, Saint-Etienne du Rouvray, le Louvre et les Champs-Élysées à Paris, Orly, Levallois-Perret, Marseille ? Ou encore, qu’aucun consensus n’a été trouvé quant à la gestion des 18.000 individus fichés S pour leurs liens avec la mouvance islamiste radicale ?

En 2016 Jonathan Geoffroy, capturé après deux années aux cotés de l’Etat islamique révèle que « les futures opérations extérieures seront commises par des enfants qui auront grandi sur zone ». Malgré tout aujourd’hui il est question de rapatrier en France une centaine d’enfants de la zone irako-syrienne…

L’organisation État islamique en possession d’un grand nombre d’armes fabriquée dans l’Union européenne

14/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Qui arme Daesh? Une question qui anime les débats en ce moment au Parlement européen. Un rapport révèle l’utilisation par Daesh d’un nombre d’armes et de munitions fabriquées récemment au sein de l’Union Européenne.

Des «retransferts» effectués par les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite vers des groupes armés sur place, et ce malgré des clauses contractuelles sur l’utilisateur final l’interdisant, en seraient à l’origine.


Lafarge mis en examen pour “complicité de crimes contre l’humanité” en Syrie

29/06/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Après deux ans d”enquête, le cimentier Lafarge a été mis en examen jeudi pour “complicité de crimes contre l’humanité”.

Le groupe français est accusé d’avoir versé 13 millions d’euros à des groupes djihadistes en Syrie pour y maintenir son activité.


La Norvège ne veut pas de ses ressortissants djihadistes

07/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Que faire des citoyens de l’Union Européenne qui se sont engagés dans le djihadisme en Syrie ou en Irak ?

Le débat agite aujourd’hui de nombreux pays européens, en France bien-sûr, mais aussi en Norvège, dont une centaine de ressortissants sont allés combattre auprès de Daech.…


Une djihadiste française condamnée à perpétuité à Bagdad

04/06/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Mélina Boughedir, une Française de 27 ans, ayant rejoint l’Etat Islamique en Irak vient d’être condamné à la prison à perpétuité pour appartenance au groupe terroriste. Elle avait quitté la région parisienne en 2015 avec son mari et ses quatre enfants pour rejoindre l’Irak via la Turquie et le Syrie. En vertu de la loi irakienne, elle risquait la peine de mort.

La coupable a déclaré lors du procès être je cite « contre l’idéologie de l’Etat Islamique ».

Elle a affirmé avoir été trompé et menacé par son mari. Des déclarations qui n’a, à l’évidence, pas convaincu le juge. Ce dernier a déclaré qu’entrer sciemment dans une zone contrôlée par l’EI était une preuve de culpabilité.

Avec ce verdict, l’Irak permet d’éviter au gouvernement français un sacré dilemme.

En effet, la mise à mort d’un citoyen français dans un pays étranger est toujours compliqué à gérer pour le Quai d’Orsay. Des ministres de Macron avait même déclaré qu’il fallait demander le rapatriement de Mélina Boughedir si jamais la peine de mort était prononcée. Une déclaration qui avait provoqué une véritable levée de boucliers chez l’opposition.

La question du rapatriement se pose d’ailleurs toujours.

Christophe Castaner, délégué général de La République en Marche, a affirmé que je cite « il existe des procédure » fin de citation, n’excluant donc pas cette possibilité. Marine Le Pen quant à elle, s’est fermement opposé à un quelconque retour de Mélina Boughedir.

Cette dernière a décidé de faire appel du verdict.

L’État islamique est loin d’avoir perdu ses moyens financiers

27/04/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Selon les services de renseignement français, la fortune actuelle du groupe terroriste Daesh s’élèverait aux alentours de trois milliards d’euros.

Cette fortune proviendrait de trois canaux : la confiscation de biens dans les territoires occupés, les amendes infligées par leurs tribunaux, et les différents réinvestissements réalisés, le tout en l’espace de trois ans.

Depuis mercredi, 70 pays sont présent à Paris, au sein de l’OCDE, pour une réunion dénommée « No money for terror » (Pas d’argent pour les terroristes) afin de trouver des solutions pour réduire leurs ressources, dont les investissements sont juridiquement considérés comme légaux, notamment sur des territoires du Proche-Orient et en Turquie.

L’une des questions sensibles concerne l’implication du Qatar et de l’Arabie Saoudite dans ces différents financements.

Le politologue Bassam Tahhan dénonce l’implication directe du gouvernement de François Hollande dans les tractations entre Lafarge et l’Etat Islamique

27/04/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Interrogé chez nos confrères de RT France, ce dernier accuse directement le gouvernement français, sous présidence Hollande, d’avoir utilisé la multinationale comme une marionnette pour ses tractations avec Daesh.

Outre les différents échanges économiques douteux qui ont eu lieu entre les deux parties, le politologue soutient, preuves à l’appui, que ce gouvernement s’est servi de Lafarge afin de faire chuter Bachar el-Assad, en utilisant deux stratégies : l’une consistant à vendre du combustible chimique de l’usine ainsi que du matériel spécifique pour creuser des tunnels à la nébuleuse islamiste, l’autre à payer un intermédiaire, M. Firas Tlas, pour faire renverser le gouvernement syrien.

On peut s’interroger sur le silence de la presse française sur la présence de matière chimique de l’usine, vendu au groupe terroriste et à l’Armée syrienne libre…

[VIDEO] Que savait la France sur les arrangements de Lafarge en Syrie ? Les révélations d’un diplomate

22/03/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Jeudi 22 mars à 22h40 sur France 2, “Complément d’enquête” diffuse un document consacré au cimentier Lafarge, accusé d’avoir financé le groupe Etat islamique en Syrie.

Le journaliste a recueilli plusieurs témoignages exclusifs sur ces accusations et sur le rôle de l’Etat français dans cette affaire.