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Etat de droit Constitution

L’Etat de droit, néo-totalitarisme contre l’identité et les libertés, par Jean-Yves Le Gallou

L’État de droit est une des vaches sacrées de l’idéologie dominante. Et les juges – du Conseil constitutionnel, du Conseil d’État, de la Cour de cassation – sont qualifiés de « sages » par les médias. « Conformistes » serait plus exact car ces magistrats, souvent militants, interprètent des textes (très) généraux exclusivement dans le sens politiquement correct, au détriment des libertés d’expression, de réunion et de manifestation. Et sans aucune prise en compte de l’identité européenne, française et chrétienne. Jean-Yves Le Gallou a dénoncé cette imposture de l’État de droit sur Boulevard Voltaire. Nous reprenons son texte.

Jean-Yves Le Gallou Etat de droit

Jean-Yves le Gallou

Nos oligarques n’ont que ce mot-là à la bouche : l’État de droit. Qui serait censé nous garantir de l’arbitraire du pouvoir et protéger nos libertés. Quelle blague ! Quelle foutaise !

L’État de droit, c’est le cache-sexe du gouvernement des juges. Et, pour être plus précis, du gouvernement des juges politiquement corrects car les autres rasent les murs par crainte du terrorisme intellectuel : celui des médias et celui du Syndicat de la magistrature. Minoritaire, certes, mais dominant.

Les résultats sont là !

La liberté d’expression est bafouée. Pierre Cassen, Renaud Camus, Eric Zemmour et tant d’autres sont condamnés pour délits d’opinion. Leur crime ? Avoir osé rappeler le réel.

La liberté constitutionnelle de manifestation n’est pas davantage protégée : samedi 25 novembre, une manifestation pacifique de Génération identitaire contre l’islamisation a été interdite, au motif qu’il aurait pu y avoir des troubles à l’ordre public en raison d’une contre-manifestation d’extrême gauche autorisée à proximité immédiate…

Les libertés des communes sont aussi bafouées : le maire de Ploërmel se voit contester le droit d’ériger une croix au-dessus d’une statue du… pape Jean Paul II. Et d’autres maires se voient imposer l’obligation de fournir de la viande halal (un mode d’abattage contraire à la réglementation française) dans les cantines scolaires. En revanche, il est interdit d’interdire le burkini !

En fait les jurisprudences de la Cour de cassation et du Conseil d’État sont de plus en plus liberticides. Elles sont aussi identicides.

Malgré les requêtes de Vigilance Halal, les magistrats administratifs refusent de vérifier que les règlements sur l’abattage des animaux de boucherie sont appliqués. Et ils expliquent que l’interdiction du burkini, vêture pourtant contraire aux mœurs françaises et européennes, n’est pas légale.

Les magistrats judiciaires et les magistrats administratifs conjuguent leurs efforts pour rendre impossible l’expulsion des étrangers clandestins. Le gouvernement a affirmé mensongèrement au Sénat qu’il y avait eu 6 166 retours forcés en 2016 (ce qui représenterait moins de 1 % des clandestins). Par rapport à la réalité, ce chiffre est majoré fictivement de 234 % car la Commission européenne qui cofinance les retours n’a reçu officiellement du gouvernement français que 2 665 demandes de remboursement. La probabilité pour un clandestin en France d’être expulsé est de moins de… 2 sur 1000.

Nos magistrats sont devenus les exécutants serviles de la politique d’ouverture totale des frontières de la Ligue des droits de l’homme, du GISTI [Groupement d’information et de soutien des immigrés] et du Syndicat de la magistrature.

Il faut balayer la dictature judiciaire et rendre le pouvoir au peuple à l’exemple de ce que font les gouvernements réellement démocratiques de Pologne et de Hongrie. Le soleil se lève à l’Est.

Jean-Yves Le Gallou
ENA, ancien député européen, essayiste,
président de la fondation Polémia

Texte publié initialement sur Boulevard Voltaire sous le titre
« L’État de droit ? Un néo-totalitarisme contre l’identité et les libertés »
(et présentation reprise de Polémia)

Affaire Sarkozy : justicialisme totalitaire et fin de l’État de droit - par Guillaume Faye

Affaire Sarkozy : justicialisme totalitaire et fin de l’État de droit – par Guillaume Faye

08/07/2014 – PARIS (via le site de Guillaume Faye)
Cette analyse est d’autant plus libre que je ne suis absolument pas un partisan de l’ancien président de la République, qui m’a fait un procès – que j’ai gagné – quand il était ministre de l’Intérieur, à la suite d’un de mes essais qui lui avait déplu parce que – ironie de l’histoire – je m’étais permis de critiquer sa police. Permettez-moi d’esquisser une réflexion sur la philosophie du droit et l’appareil judiciaire français.

Évitons de commenter en détail les multiples ennuis judiciaires de Nicolas Sarkozy et l’interminable feuilleton qui s’ensuit. Essayons, sans nullement manifester le moindre ”sarkozisme”, d’en retenir l’essentiel. M. Sarkozy a accusé les magistrats instructeurs d’être « instrumentalisés » par le pouvoir socialiste. Sous entendu : François Hollande, aux abois, veut casser son rival aux élections de 2017. Et les juges, partiaux, d’extrême gauche, du Syndicat de la magistrature, seraient de connivence pour le faire plonger. Avec un certain désir de vengeance, aussi. Qu’en est-il ?

La politisation de la justice (ou plutôt des juges) a toujours existé mais dans le respect des textes de lois. Les lois ont certes une certaine élasticité, mais là, on ne respecte plus les textes ni les habitudes judiciaires : mise en examen pour des faits secondaires sans début de preuve avec qualifications infamantes (corruption active) ; gardes à vues humiliantes de justiciables présentant toutes garanties de représentation, en lieu et place d’une simple audition ; écoutes téléphoniques prolongées selon la technique des ”filets dérivants”, au mépris de la règle de séparation des affaires, sans savoir exactement ce que l’on cherche, etc.

Parmi tous les commentaires de droite (ses rivaux) ou de gauche (ses ennemis) sur les déclarations médiatiques de Nicolas Sarkozy contre les juges qui le poursuivent, le plus inquiétant est cette idée, parfaitement totalitaire : « on n’a pas le droit de critiquer la justice ». Mais bien sûr que si, on en a le droit ! Non seulement la justice de son propre pays, dans son ensemble, mais les juges individuellement ! Où sont les textes de loi qui l’interdisent ? Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, outrepassant son devoir de réserve, a fustigé les saillies de M. Sarkozy. Il a affaibli sa fonction : pour être crédible le PCC, doit se contenter de son travail de juridiction constitutionnelle et s’abstenir de toute ”petite phrase” politicienne sur une affaire qui ne le concerne en rien.

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