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François Waroux DGSE

Francois Waroux : du SDECE à la DGSE, un espion français se raconte

18/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Il s’appelle Francois Waroux. Cfficier traitant à la DGSE pendant plus de vingt ans, il a oeuvré entre légalité et illégalité au nom de la raison d’Etat. Fils de militaire et commandant d’une compagnie des transmissions, il a décidé de quitter une carrière militaire toute tracée pour devenir « espion » au Sdece, ancien nom de la DGSE, la Direction générale de la Sécurité extérieure.

Pour justifier son choix, il n’hésite pas à dire : « Quel jeune homme résisterait à la perspective de travailler dans le secret et l’illégalité avec la permission de l’Etat !

Waroux James Bond DGSEDans James Bond n’existe pas – Mémoires d’un officier traitant, qu’il vient de publier à Mareuil éditions, Francois Waroux détaille par le menu la vie d’un officier traitant aidé d’honorables correspondants dans divers lieux de missions comme aux Etats-unis, en Ethiopie ou au Pakistan. Il ne cache rien d’une réalité où se mêlent souvent le mensonge, la tromperie, le chantage et la manipulation.

Pour TV Libertés, il témoigne de ce métier d’agent de renseignement qui représente un art délicat fondé, selon lui, sur une action guidée par le patriotisme et la dignité.

Entre apparitions de faux époux, de femmes fatales, de pratiques moralement douteuses ou ambiguës, Francois Waroux prévient son lecteur : James Bond n’existe pas ! Il y a loin du mythe à la réalité et les officiers traitants ne mènent pas un vie de super-héros, ne roulent pas en Aston Martin et ne boivent pas de vodka Martini aux bras de Ursula Andress ou de Monica Belluci.

Mossad

Le double jeu du Mossad en France

30/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Le Monde a révélé dimanche les résultats d’une enquête du service de renseignement du ministère de l’Intérieur français (DCRI). Selon cette enquête, le Mossad aurait essayé de recruter des agents doubles en France lors d’une opération conjointe consacrée à la Syrie.

Plus précisément, le service de renseignement extérieur israélien du Mossad aurait tenté d’infiltrer le service de contre‑espionnage français (DGSE) en profitant d’une opération franco‑israélienne lancée à Paris en 2010.

Nommée Ratafia, elle avait pour but de lutter contre le programme d’armes chimiques syrien. Pendant cette opération commune, des renseignements ont été obtenus sur le programme d’armes chimiques d’Assad. Ils ont entraîné l’Union européenne à geler, en 2011 les avoirs du Centre syrien d’étude et de recherche scientifique (CERS), responsable du développement et de la production des armes chimiques. Plusieurs agents français ont noué des liens avec les agents du Mossad pendant cette opération. Le Monde cite la DCRI :

« L’un des agents français a ainsi été vu fêtant le shabbat avec le chef de poste du Mossad à Paris, il est également parti faire du tir à Dubaï puis a rejoint, en famille, ses camarades du Mossad à Jérusalem. Une proximité revenant, selon la DCRI, à franchir la ligne jaune ».

Plus grave encore, plusieurs agents sont soupçonnés par la DCRI d’avoir touché des sommes d’argent en espèces et reçu des cadeaux. Suspectés de fournir des renseignements au Mossad, certains agents intégrés dans l’équipe conjointe avec le Mossad se sont vu retirer leur habilitation secret défense et ont été muté dans des services subalternes.

La France, qui s’est plainte auprès d’Israël, aurait obtenu le départ de deux membres de l’ambassade d’Israël impliqués dans le scandale présumé, ainsi que celui du représentant du Mossad en France.

Donald Trump accuse Obama d’espionnage et réclame une enquête

06/03/2017 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Aux États-Unis, Donald Trump persiste dans ses charges contre Barack Obama. Il l’accuse de l’avoir placé sur écoute lors de la campagne présidentielle.

Dans un tweet posté le 4 mars dernier, Donald Trump fait référence au scandale le plus retentissant de l’histoire politique américaine, le Watergate. En 1974, le président républicain Richard Nixon avait été poussé à la démission après la découverte de micros dans les bureaux du parti démocrate.

Le président américain souhaite donc que le Congrès mène ses propres investigations alors que le FBI exige un démenti de ses propos.



États-Unis : Trump accuse Obama d'espionnage et… par francetvinfo


Offensive américaine sur les données françaises

10/12/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La firme américaine Palantir technologies a été créée en 2004 avec le soutien de In-Q-tel, le fonds d’investissement de la CIA, d’après Faits & Documents.
Cette société est en passe de remporter deux marchés en France. Le premier, proposé par la direction générale des finances publiques, concerne le traitement des données propres à l’administration fiscale.
Le second, émanant du secrétariat général pour la modernisation de l’action publique, touche l’exploitation « des données publiques, ouvertes ou non ».
De quoi être inquiet pour la souveraineté numérique de la France. On ne voit pas bien, comment la maintenir si des données essentielles sont traitées par des entreprises liées à ce point au gouvernement et aux services de renseignement américain.
Cette interrogation était déjà valable, il y a vingt ans quand déjà, les entreprises du CAC 40 confiaient aux grands cabinets de consultants anglo-saxons leurs audits financiers et stratégiques…

Yvan Blot : "L’Union européenne est un relais des Etats-Unis"

Quand les États-Unis espionnent en France… en toute légalité

05/08/2015 – FRANCE (NOVOpress)
D’après le député PS, Jean-Jacques Urvoas, les États-Unis utilisent le droit comme une arme pour espionner de grands groupes français et étrangers. C’est ainsi qu’après BNP Paris, c’est au tour du Crédit agricole d’être visé par la justice américaine.

Dans son rapport publié en décembre 2014, Jean-Jacques Urvoas écrit :

La législation américaine, notamment en raison de son caractère extraterritorial, apporte une illustration particulièrement éloquente de cette ambivalence par le biais de la procédure de discovery ainsi que l’existence du deal of justice.

En vertu de ce cadre législatif, les États-Unis s’arrogent ainsi le droit d’enquêter sur des agissements à l’étranger lorsque une entreprise est cotée sur une place boursière américaine.

Pour prouver sa bonne foi, et là réside le principal problème, l’entreprise doit accepter la mise en place d’un moniteur en son sein, moniteur qu’elle choisit mais dont la désignation définitive est soumise à l’approbation des États-Unis.


Écoutes de la NSA, la grande hypocrisie (Présent 8383)

24/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)

« Pratiques inacceptables », « méthodes scandaleuses »… La publication mardi soir par Mediapart et Libération de notes de la NSA, obtenues par Wikileaks, indiquant que les États-Unis avaient placé sur écoute les trois derniers présidents français, n’en finit plus de susciter l’indignation générale de notre classe politique. Cependant, outre le fait que ces « révélations » n’étaient qu’un secret de Polichinelle, tous les experts du renseignement savent que l’écoute de ses alliés est une pratique on ne peut plus courante.

Indignation générale
Interviewé par TF1, Julian Assange, de Wikileaks, annonçait encore mercredi soir la publication prochaine de nouvelles révélations « beaucoup plus importantes »… De quoi inquiéter un peu plus des autorités françaises déjà en ébullition. Dès mercredi matin, en effet, Hollande convoquait en urgence le conseil de Défense, à l’issue duquel il condamnait des « faits inacceptables » et rappelait que notre pays « ne tolérera aucun agissement mettant en cause sa sécurité ».8383-P1
En même temps, alors que l’ambassadrice des États-Unis en France était convoquée au Quai d’Orsay, le Président téléphonait à Obama pour lui demander de réitérer ses « engagements » de 2013 de ne plus procéder au « ciblage des autorités françaises ».
Enfin, de nombreux élus exigeaient des mesures de rétorsion contre les États-Unis. Ainsi Marine Le Pen, estimant que « les Français doivent prendre conscience que les États-Unis (…) ne sont pas un pays allié ou ami », a-t-elle invité la France à « envoyer un signal fort en se retirant dès aujourd’hui des discussions en cours sur le funeste Traité transatlantique ». Avant d’ajouter que « notre réintégration dans le commandement intégré de l’OTAN (…) apparaît comme une faute stratégique lourde sur laquelle il faudra revenir ». Un avis rejoint par Mélenchon, pour qui non seulement « l’arrêt des négociations sur le grand marché transatlantique s’impose de toute urgence », mais « Assange et Snowden doivent obtenir l’asile politique en France et la nationalité française ».

Une pratique courante
Cependant, comme le rappelait l’ambassadeur de France à Washington, Gérard Araud, « tout diplomate vit avec la certitude que ses communications sont écoutées et pas par un seul pays ». Chacun en effet a encore en mémoire le cas de l’Allemagne qui, après avoir protesté contre des écoutes inamicales de la NSA, était prise « la main dans le sac » en 2014. Ou encore les déclarations de l’ex-patron de la DST, Yves Bonnet qui, au moment de l’affaire Snowden, assurait que « la France aussi espionne ses alliés ».
En fait, comme l’expliquait en mai dernier à Atlantico Michel Nesterenko, du Centre français de recherche sur le renseignement, « tous les pays qui en ont les moyens techniques et le budget se livrent à de telles pratiques et cela depuis toujours (…). Cela n’a rien à voir avec l’amitié ou l’absence d’amitié entre les peuples ».

Franck Delétraz

Loi Renseignement adoptée, le Conseil constitutionnel saisi

24/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Au terme d’une procédure éclair, le projet de loi sur le renseignement a été adopté en lecture finale. Le Conseil Constitutionnel a été saisi.

Le gouvernement aura fait aussi vite que possible (hors utilisation du 49-3) pour faire passer la loi renseignement. Il est revenu sur le bureau des députés dès le lendemain de son vote par le Sénat au terme d’une procédure d’urgence avec des amendements adoptés en Commission mixte paritaire et non en séance plénière.
Dernière formalité : le Conseil constitutionnel suite à une triple saisine : celle du président de la République, celle du président du Sénat et celle d’une centaine de parlementaires. Notons l’hypocrisie du procédé qui consiste à faire voter une loi et à saisir soi-même le Conseil constitutionnel, comme si l’on avait un doute de dernière minute. Cela donnera en tout cas le temps de préparer les décrets d’application, dont on imagine que ne la publication ne traînera pas non plus !

Bernard Cazeneuve souligne que

les techniques de renseignement n’ont rien à voir avec les pratiques de la NSA

Laquelle agence ne fait donc pas de renseignement en mettant sur écoute qui lui chante… Plus justement, Jean-Jacques Candelier relève que

les lois scélérates sont toujours votées à une forte majorité.

Parmi les coups de Jarnac du gouvernement, relevons qu’il a sabordé en dernière minute le statut des lanceurs d’alerte.
La loi prévoyait que des agents de l’État constatant des infractions graves à la loi puissent en référer à la Commission nationale de contrôle des techniques du renseignement (CNCTR), sous le sceau du secret. Dorénavant, ils ne pourront plus révéler d’éléments ou d’informations « protégés au titre du secret de la défense nationale ou susceptibles de porter atteinte à la sécurité des personnels ou des missions des services ».
En clair, ils ne pourront révéler quoi que ce soit en lien avec le monde du renseignement.


Les Américains surveillent en masse

24/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Suite aux révélations des écoutes, les politiques français ont eu beaucoup d’imagination quant aux sanctions à donner aux États-Unis. Rappelons les faits. Julian Assange, cofondateur de Wikileaks, a obtenu et rendu public, par Mediapart et Libération, des écoutes par l’agence de surveillance américaine, la NSA. Elles visaient de nombreux politiques dont les 3 derniers présidents Chirac, Sarkozy et Hollande. Les interceptions de l’agence américaine se seraient étalées de 2006 à 2012. Cette nouvelle s’est répandue comme une véritable traînée de poudre provoquant des réactions plus ou moins nuancées à l’égard de « l’oncle Sam ».
Le président américain Barack Obama, lors d’une mise en scène téléphonique avec François Hollande, a “réitéré sans ambiguïté son engagement ferme” contre tout espionnage de dirigeant de pays allié, a annoncé l’Elysée dans un communiqué.

Quelle fut la réaction de l’État français ?
Les premières réactions du gouvernement par son porte-parole furent réservées. Stéphane Le Foll sur un média affirma :

Ce qui s’est passé n’est pas acceptable, mais ce n’est pas pour autant que l’on va entrer dans une crise. Il faut bien réfléchir à ce que l’on dit, en particulier sur ce genre de sujet

.

Qu’en ont pensé les politiques français ?
La timidité de l’exécutif a laissé place à une déferlante de réactions demandant une sanction ferme de la France vis-à-vis de son allié.

Si la France se respectait, elle ferait détruire la partie de l’ambassade des États-Unis où ont lieu, les écoutes

proposait le sénateur centriste Yves Pozzo sur Twitter qui est cependant rapidement revenu sur la fermeté de ses propos, « On n’en a pas le droit évidemment, une ambassade est une extension de territoire à l’étranger. C’est de l’humour ».
Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a déclaré mercredi soir qu’il avait l’intention d’évoquer avec ses interlocuteurs américains l’écoute des conversations de trois chefs d’Etat français. Comme quoi, il ne renonce même pas symboliquement à se rendre aux USA…
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La France écoutée par la NSA ? Il est temps d’accorder l’asile politique à Edward Snowden !

24/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Wikileaks, Libération et Mediapart viennent donc de révèler que la NSA avait écouté les communications des trois derniers présidents français et de plusieurs membres de gouvernement entre 2006 à 2012.

Comme le précise Mediapart :

Toutes classifiées « top secret », ces notes détaillent les dessous d’un espionnage obsessionnel de la France par les États-Unis sur des questions diplomatiques, de politique locale ou économiques de tous ordres. Que les États-Unis écoutent les principaux dirigeants d’un pays allié comme la France relève pour certains du secret de polichinelle. L’information est désormais prouvée par des documents issus du cœur de l’appareil d’État américain. Surtout, les éléments que nous rendons publics révèlent l’ampleur jusqu’ici insoupçonnée de l’espionnage états-unien, réalisé en dehors de tout cadre judiciaire et de tout réel contrôle.

Des révélations qui ont incité François Hollande à convoquer ce mercredi un Conseil de défense « pour évaluer sur tous les plans la totalité des informations ».

Mais il ne faut pas s’attendre à une réaction particulière de la part d’un gouvernement obéissant aux ordre de l’Oncle Sam. Et si la France accordait enfin l’asile politique à Edward Snowden ?


 

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Renseignement : le Sénat américain bride la NSA… ou pas ?

04/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le Sénat américain a adopté, hier, le « USA Freedom Act ». Il s’agit d’un projet de loi qui instaurera une limitation des pouvoirs de surveillance de la NSA, l’Agence nationale de sécurité américaine. Le nouveau texte a déjà été promulgué par Barack Obama.
Le Patriot Act avait été adopté aux États-Unis après les attentats du 11 Septembre. Il octroie de très larges pouvoirs aux organismes de lutte contre le terrorisme. Il a notamment servi de justification à la NSA pour mettre en place de vastes systèmes de surveillance de l’internet et des réseaux téléphoniques, notamment les écoutes de politiques européens.
Le texte adopté par le Sénat privera la NSA définitivement de cette capacité, sauf pour les enquêtes qui ont débuté avant lundi.
Cependant, en raison d’un délai technique, la NSA ne peut d’ores et déjà plus collecter les métadonnées téléphoniques des Américains depuis le 1er juin.
Maintenant, les autorités devront pour cela justifier d’un lien « raisonnable et détaillé » avec le terrorisme, sauf en cas d’urgence, ce qui laisse tout de même une bonne marge d’interprétation, comme avec notre loi sur le renseignement…

Crédit photo : Tom Blackwell via Flickr (CC) = NSA Field Station Berlin Teufelsberg


24 h avant 1984, seconde édition

04/06/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Mobilisation contre le projet de loi sur le renseignement, qui est présenté au Sénat

Rapport-choc contre le djihadisme : la privation de liberté continue

03/06/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Et voici un des premiers rapports conjoints Républicains/Parti Socialiste. Et, bien évidemment, il s’agit d’un rapport sur les mesures à prendre contre le djihadisme. Éric Ciotti, député ex-UMP des Alpes-Maritimes et Patrick Menucci, député socialiste des Bouches-du-Rhône ont publié hier ledit rapport. Ce travail avait lieu dans le cadre d’une commission chargée d’enquêter sur les filières djihadistes.

Ils ont rajouté à cette enquête une série de 10 propositions visant à faciliter le travail de la police et de l’appareil juridique contre cette menace vigipirate
Et voici quelques-unes des mesures proposées : plus de coordination entre les différents services, renforcement des effectifs, développer une action pédagogique, renforcer le contrôle des imams ou encore la prévention en prison. Jusqu’ici, rien de très surprenant. Mais d’autres mesures plus inquiétantes ont aussi été proposées, dans la droite lignée du projet de loi sur le renseignement. La commission a ainsi proposé : un accès facilité à de nombreux fichiers, en particulier celui des passagers des compagnies aériennes, ou encore la permission pour l’espionnage informatique. Autant de mesures, qui remettent en péril notre vie privée, à tous.

Surtout que les causes principales du problème djihadiste ne sont pas évoquées
Bien évidemment. L’immigration n’est pas évoquée. À croire que la menace islamiste en France est tombée du ciel. Il en va de même pour les guerres en Libye et en Syrie. En effet, la France refuse toujours de soutenir Bachar al-Assad qui mène pourtant un combat contre l’État islamique depuis de nombreuses années maintenant. Ces lois n’ont donc comme objectif que de faire passer des mesures sécuritaires et liberticides, sans pour autant traiter la racine du problème. Ce dernier ne risque donc pas de disparaître tout de suite.

Crédit photo : Éric Ciotti par Frantogian via Wikimedia Commons (CC)
capture d’écran de l’interview de François Molins par figarotv le 13 mai 2015 : la police d”ployée dans Paris dans le cadre de Vigipirate

Loi Renseignement : les libertés menacées

“Patriot Act” voté en France… suspendu aux USA

01/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que le projet de loi sur le renseignement passe à partir de demain au Sénat, où il devrait être adopté sans plus de difficulté qu’à l’Assemblée Nationale, il est piquant de noter que la collecte des données des appels téléphoniques américains, inscrite dans le Patriot Act, est suspendue, faute d’avoir obtenu le renouvellement de son autorisation légale.

NSA : un plan pour espionner les utilisateurs de téléphones portables

27/05/2015 – MONDE (NOVOpress avec le Bulletin de Réinformation)
Selon des documents rendus publics par Edward Snowden, la NSA avait mis au point un plan pour écouter les GSM dès 2011. A-t-il été mis en pratique ?

Une publication du site The Intercept a dévoilé des documents rendus publics par Edward Snowden. Ces documents font état d’un plan conçu par la NSA entre 2011 et 2012 pour intercepter des données entre un utilisateur de téléphone portable connecté à Internet et le serveur recueillant l’application. Nommé Irritant Horn, ce projet visait la France ainsi que d’autres pays, suite au printemps arabe de 2010. La National Security Agency souhaitait mettre la main sur des informations qui traitaient du Moyen-Orient et conflit à venir en Afrique. Officiellement l’objectif était donc de lutter contre le terrorisme, mais aussi de développer les techniques d’espionnage.
Le procédé vise les téléphones Android et particulièrement les modèles Samsung. d’autres techniques développées par la NSA ciblent aussi les utilisateurs d’iPhone.
Sans commentaire des différents organismes impliqués, on peut être en droit de penser que ce projet est un jour passé à la pratique…

Crédit photo : Marjan Lazarevski via Flickr (CC)


hooligans

Loi Renseignement : vous ne croyez pas être un terroriste ? Les supporters de foot n’y croyaient pas non plus

SOCIÉTÉ — (NOVOpress avec Sott.net)
Le traitement réservé aux supporters de foot (ultras ou non) n’est que la caricature de l’opération d’ingénierie sociale qui nous menace tous, sous couvert de préserver notre sécurité. Vous avez dit projet de loi sur le Renseignement ?

Peut-être faites-vous partie de cette partie de la population qui ne s’intéresse pas au football, peste à chaque coupe… de France, des Clubs ceci, des Champions cela… Alors le sort des supporters doit vous importer comme votre première paire de chaussettes.
Et pourtant leur sort préfigure peut-être le nôtre. Le peu de considération dont jouissent les supporters normaux, ultras ou hooligans (par ordre croissant de « dangerosité »), auprès des médias et d’une bonne part de la population en a fait depuis plusieurs années une cible idéale pour des mesures liberticides qui rappellent parfois un certain projet de loi très controversé.

L’objectif avoué : la sécurité

Depuis plus de 20 ans, les débordements violents d’une petite minorité de supporters n’arrivaient pas à être stoppés par les mesures de police classique. La mort de l’un d’entre eux en 2010 en marge d’un match du PSG a été le prétexte d’une vaste opération de « pacification du stade », connue sous le nom de « Plan Leproux », du nom du PSG d’alors. Objectif : refaire du PSG un endroit où il fait bon aller en famille sans crainte de violence physique, de débordements verbaux ou politiques, d’interruption sauvage de matchs… Qui ne serait pour ?

L’effet recherché : servir des intérêts économiques, faciliter le contrôle social
Le fameux plan Leproux a été mis en œuvre alors que les négociations faisaient rage pour vendre le PSG au fonds souverain du Qatar. Pas question que certaines « brebis galeuses » ou « agitateurs » viennent gâcher la fête des millions. De plus, certains groupes de supporters sont connus pour être très politisés. Ces masses braillardes, populaires, contestant l’ordre marchand et social qui règne au foot… et partout ailleurs devaient être mises au pas, voire éliminées au profit d’un public plus bourgeois, donc plus rentable.
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Projet de Loi sur le Renseignement : vous n’êtes pas concernés ? en fait, si.

05/05/2014 – SOCIETE -(NOVOpress avec DansTonFlux)
Le projet de loi sur le Renseignement devrait être adopté aujourd’hui à l’Assemblée Nationale à une très large majorité. Vous ne vous sentez pas concernés ? Aussi innocent soyez-vous, vous êtes tout de même dans le collimateur.
 

Démonstration par l’humour :

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