Lionel Messi : le déracinement le pénalise en équipe d’Argentine

Lionel Messi : le déracinement le pénalise en équipe d’Argentine


27/03/2012 – 12h30
BARCELONE (NOVOpress) –
Lionel Messi (photo) est devenu le buteur le plus prolifique sur une saison. Avec 35 buts depuis samedi soir, et son ouverture du score contre Majorque (2-0), l’attaquant de Barcelone devance le Brésilien Ronaldo en 1996-1997 et… lui-même, lors de la dernière saison. Avec le maillot du Barça, le génial argentin a réussi la performance de marquer lors de ses neuf dernières sorties, toutes compétitions confondues.

En revanche, avec son équipe nationale, en dépit d’un récent triplé réalisé contre la Suisse, Lionel Messi cherche encore ses marques. Selon une biographie non autorisée qui sortira en mai, intitulée « Le Mystère Messi » (Editions Jean-Claude Gawsewitch), écrite par les journalistes, Sebastian Fest et Alexandre Juillard, l’une des raisons de ces difficultés résiderait dans le fait que cet artiste du ballon rond soit un « Argentin déraciné ». Le mal du pays, c’est terrible !

Crédit photo : thesportreview via Flickr, licence CC.

Pour Noël, l’Espagne lance deux chaines de télévision islamistes

Tunisie : vers une victoire des islamistes ?

Une chaîne saoudienne, une autre iranienne, vont commencer à émettre en Espagnol depuis la région de Madrid. La presse espagnole couvre largement l’évènement. Avec inquiétude.

Le satelitte Hispasat va émettre de la propagande islamiste. Cela commence aujourd’hui pour la chaîne iranienne Hispan TV , qui va diffuser des série iraniennes traduites en espagnol, des films et bien sûr des prédications islamiques.

Autre chaîne qui a obtenu un droit d’émission sur le même satellite, « Cordoba Television », qui ouvre ses bureau dans une ville proche de Madrid à San Sebastian de los Reyes, avec une cinquantaine d’employés, en majorité des espagnols convertis, et des professionnels de grandes chaînes nationales comme Telecinco et Antena 3.

Cordoba Television, référence explicite au califat que les islamistes rêvent de restaurer, est détenue par La Fondation Pour le Message de l’islam, propriété de Abdulaziz al Fawzan (photo) un cheikh saoudien qui s’est récemment distingué par des propos appelant à avoir une « haine positive » à l’encontre des chrétiens. Ce furieux est membre du Comité de supervision de la charia en Arabie Saoudite, et professeur de charia à l’Université de l’Imán Mohamed Ibn Saud…

[box class= »info »] Sources : El Pais et Observatoire de l’islamisation [/box]

Crédit photo : DR.

[Exclusif] Interview d’Enrique Ravello (PxC) après les élections espagnoles [vidéo]

Interview d'Enrique Ravello (PxC) après les élections espagnoles

Photo en Une : de droite à gauche, Enrique Ravello (affaires extérieures de PxC), Josep Anglada (président de PxC), August Armengol (vice-président de PxC). Crédit : DR.

[box class= »warning »] Dimanche, les élections législatives espagnoles ont vu la victoire écrasante des conservateurs sur les socialistes, au pouvoir depuis 2004 (ils avaient à l’époque profité de façon inattendue des attentats du 11 mars 2004).

Outre cette victoire de la droite, le parti identitaire catalan Plataforma per Catalunya (PxC) a confirmé sa laborieuse percée politique, qui s’affirme élection après élection. Cette année, PxC avait présenté des listes dans les quatre provinces de Catalogne (Barcelona, Tarragona, Lérida, Gerona). Les identitaires catalans n’ont pas encore réussi à décrocher un siège de député (il leur aurait fallu obtenir 3% des suffrages dans la province de Barcelone, mais PxC est resté scotché à 2%). Cependant c’est la première fois depuis longtemps qu’une formation identitaire ou nationaliste pouvait espérer décrocher un siège. Et devrait être en mesure de le faire lors des prochains scrutins.

Pour faire le point sur la situation politique en Espagne et l’avenir du mouvement identitaire outre-Pyrénées, nous avons rencontré Enrique Ravello, responsable des affaires extérieures de Plataforma per Catalunya.[/box]

 

Quel est votre sentiment sur les résultats de votre mouvement aux élections législatives ?

Nous obtenons 60.000 voix sur l’ensemble de la Catalogne (59781 pour être précis), dont 52985 dans la province de Barcelone (soit 2,02% des voix à Barcelone). Nous avons beaucoup travaillé et progressé dans la banlieue de Barcelone, mais la capitale catalane nécessite encore du temps pour que nous y progressions de façon suffisante pour obtenir un siège de député dans la province.

Nous sommes un mouvement jeune, il nous a donc manqué encore quelques années de travail et un peu de couverture médiatique, mais pour la prochaine fois cela devrait être la bonne !

En comparaison, les autres partis espagnols de tendance nationaliste ont obtenu des scores extrêmement faibles, aucun d’entre eux ne rassemblant plus de 10.000 voix sur l’ensemble du territoire espagnol, alors que nous en rassemblons 60.000 sur la seule Catalogne.

En conclusion, nous aurions bien évidemment préféré faire un peu plus et entrer au Parlement espagnol, mais ce n’est vraiment pas un mauvais résultat pour nous.

Pouvez-vous nous décrire rapidement l’histoire de votre mouvement, ses orientations politiques ? Comment conciliez-vous votre régionalisme catalan avec l’Espagne ?

Plataforma per Catalunya a vu le jour en 2001, lorsque Josep Anglada décida de se présenter aux municipales dans sa ville, Vic (ville de 40.000 habitants près de Barcelone), avec pour slogan « pour un meilleur contrôle de l’immigration, améliorons la sécurité de la ville ». En 2001, l’Espagne vivait en pleine démagogie immigrationiste, et autant les conservateurs du Parti Populaire que les socialistes du PSOE clamaient les bienfaits de la légalisation massive des immigrés qui « contribuaient au développement économique du pays » et « s’intégraient très bien dans notre société ». Anglada fut l’un des premiers à remarquer que ce n’était pas le cas, et aujourd’hui ce sont ces mêmes conservateurs et socialistes qui veulent se rapprocher de notre discours anti-immigration devant le chaos généré par la légalisation de millions d’étrangers dans notre pays.

En 2002, Plataforma per Catalunya a effectué sa première percée médiatique, après avoir rassemblé de nombreux manifestants contre la construction d’une mosquée à Premia de Mar, que nous avons réussi à stopper.

Interview d'Enrique Ravello (PxC) après les élections espagnoles
Manifestation en 2010 contre le projet de construction de nouvelle mosquée à Badalona.

Rappelons qu’en 1996, l’Espagne comptait 1% de population étrangère (quasiment tous venus de l’Europe du nord, vivant ici leur retraite et étant parfaitement acceptés par la population espagnole). Aujourd’hui, nous avons 14% d’étrangers en Espagne, légalisés de nombreuses façons, et provenant de divers pays du Tiers Monde.

Aux élections locales de 2003, cinq conseillers municipaux ont été élus et la presse commence à parler de « l’effet Anglada ». En 2007, le nombre de conseillers municipaux s’élève à 17. Cette même année, des délégations du Vlaams Belang et de la Lega Nord participent au 5ème congrès du parti, marquant l’intégration de PxC au réseau des partis identitaires européens.

En novembre 2010 ont eu lieu les élections au Parlement catalan : Plataforma per Catalunya a obtenu 2,6% des votes, il ne nous a manqué que quelques milliers de voix pour atteindre les 3% nécessaires pour obtenir une représentation au Parlement catalan. Au printemps suivant, en mai 2011, PxC a rencontré le succès aux élections locales, en obtenant 67 élus.

Concernant les relations entre notre défense de la Catalogne au sein de l’Espagne notre position est claire : nous plaidons la défense et la promotion maximales de la langue, de la culture et de l’identité catalanes, par là nous demandons également un maximum d’autonomie, tout en restant au sein de l’Etat espagnol et en faisant preuve de solidarité et de coopération avec les autres populations (basque, castillane, gallique) qui composent notre Etat historique.

Il faut savoir que le processus de formation de l’Espagne est assez différent de celui de la France, qui est depuis toujours beaucoup plus centralisée. Durant l’Espagne des rois catholiques, on ne parlait que le catalan en Catalogne, et le castillan ne commença à être introduit qu’à partir de 1714 et Philippe V, premier Bourbon à régner en Espagne. Jusqu’alors, la Catalogne avait gardé sa langue, ses lois et son autonomie et cela ne l’empêche pas de se sentir pleinement espagnole, tout comme la Castille.

En ce sens, Plaraforma per Catalunya est pour réactualiser la forme traditionnelle selon laquelle l’Espagne fut organisée durant des siècles, qui n’était pas celle de l’assimilation à un modèle central unique, mais l’intégration harmonieuse de tous les territoires et peuples qui composent l’Espagne dans le plus grand respect et la promotion de ses identités respectives.

 Les medias parlent de votre projet de créer un parti national, avec d’autres « Plataforma ». Pourriez-vous nous en dire plus ?

Lors de notre prochain congrès, nous annoncerons la création de ce parti national avec un nouvel acronyme et avec une action dans tout le territoire espagnol. Ce parti aura des délégations dans chacune des communautés autonomes (régions) espagnoles, où il pourra agir sous un acronyme général et, comme cela est le cas en Catalogne, avec l’acronyme de cette communauté (région). En Catalogne, nous continuerons donc à rester Plataforma per Catalunya.

Le parti national continuera à avoir une structure unique d’organisation et de direction, et sera dirigé par l’actuel président et comité exécutif de Plataforma per Catalunya, qui logiquement iront investir des personnes d’autres lieux en Espagne.

Nous ferons une présentation médiatique au courant de l’année à venir. Nous sommes totalement assurés que ce parti sera la force identitaire de référence pour tous nos amis européens.

 Lors de votre campagne, vous avez reçu le soutien de partis populistes et nationalistes comme le Vlaams Belang, le FPÖ ou la Lega Nord. En France, vous avez des contacts avec plusieurs structures. Quelle est votre stratégie au niveau européen ?

Avant toute chose, nous souhaitons exprimer notre gratitude envers le FPÖ et le Vlaams Belang, pour tout l’appui logistique, politique, personnel sorte qu’ils nous ont donné durant ces dernières années.

Nous entretenons avec ces deux mouvements d’étroites relations officielles, et ils sont notre référence pour toute alliance et discussions au niveau européen. Nous tenons aussi à signaler que nous avons une relation fluide avec la Lega Nord, dont nous savons qu’elle va être plus étroite encore dans un futur proche.

Interview d’Enrique Ravello (PxC) après les élections espagnoles [vidéo]
Représentants de la Lega Nord au dernier congrès de PxC
Notre stratégie européenne est simple. Nous pensons que la coordination et la collaboration entre tous les mouvements identitaires européens est une nécessité absolue par ce que nous voulons éviter la déliquescence de notre continent et répondre à la menace mortelle que rencontre notre civilisation millénaire : l’immigration, la mondialisation, l’islamisation, la régression démographique, la colonisation par des millions d’immigrés installés sur notre territoire, la soumission de notre économies aux marchés financiers internationaux sont des dangers d’une telle dimension à laquelle seule une réponse coordonnée de toutes les forces identitaires européennes peuvent faire face.

Mais soyons clairs : nous ne pouvons pas subordonner les intérêts de l’Europe au bénéfice des pouvoirs atlantistes pilotés par Washington au nom d’une soi-disant « lutte contre l’Islam », qui est un sophisme de la propagande du système, comme on a pu le constater récemment en Libye.

 L’Espagne fait partie des pays en situation délicate en ce qui concerne sa dette publique. Quelles en sont selon vous les causes, et quelles solutions préconisez-vous ? Etes-vous partisan, comme Marine Le Pen, d’une sortie de l’euro ?

Le niveau de la dette de l’Espagne est intolérable, comme pour tous les pays de notre environnement (y compris les Etats-Unis), nous sommes arrivés à un niveau de dette que nous ne sommes plus en mesure de dominer.

Cette situation est une conséquence d’une des plus grandes erreurs de la classe politique occidentale : penser à court terme et privilégier l’intérêt du parti à celui de la communauté nationale. C’est ainsi que les politiques se sont endettés (ou plus exactement nous ont endetté) de manière irresponsable, uniquement pour obtenir les faveurs de l’électorat et réussir leur réélection, sans se soucier des proportions que prenait la dette.

Eh bien, le moment du remboursement arrive désormais, et il n’y a plus d’argent pour le faire. Dans ces circonstances, le pire est que les banques qui ont prêté cet argent ne veulent pas seulement être remboursées mais veulent aussi obtenir la subordination intégrale du pouvoir politique au pouvoir économique, avec pour conséquence le sacrifice de l’Etat-providence pour les intérêts des marchés financiers internationaux. Un désastre, avec des coupables connus : les hommes politiques libéraux et socio-démocrates.

Dans ce contexte, à court terme, il faut générer urgemment des excédents budgétaires aptes à réduire progressivement la dette. Mais il faudra pour cela obligatoirement encadrer le paiement des intérêts de la dette, et imposer à l’avenir des limites légales aux conditions d’endettement.

Dans le même temps, il faut taxer l’hyper-classe et l’Empire bancaire, notamment les bénéfices bancaires et les transactions financières internationales, et éliminer tous les paradis fiscaux et autres stratégies de défiscalisation (résidences et nationalités de « convenance ») qui sont la base de l’évasion fiscale. Le remboursement de la dette ne peut pas se faire que sur le seul dos de la classe moyenne !

Bien que l’Euro ait appauvri l’économie espagnole, une sortie unilatérale ne serait pas possible, et en ce moment cela générerait plus de problèmes que de solutions pour l’Espagne. Le problème de l’Euro, c’est qu’il n’est soumis au contrôle d’aucun pouvoir public, sinon à celui de la Banque Centrale Européenne, une entité financière indépendante et sans responsabilité ni légitimité politique ou démocratique. C’est cet aspect que nous reprochons à l’UE, qui est hélas une institution technocratique et mondialiste, c’est pour cela que nous disons non à l’Europe des banquiers et des technocrates, mais nous dirons toujours oui à l’Europe des peuples et des nations, à cette Europe que nous voulons construire autrement.

Par ailleurs, nous sommes en accord avec les déclarations de Marine Le Pen demandant une sortie de la France de l’OTAN, une politique de défense indépendante des Etats-Unis, et un rapprochement stratégique avec la Russie. Cela pourrait modifier l’équilibre international actuel et permettre d’en finir avec l’hégémonie des Etats-Unis sur la scène mondiale.

 Comment expliquez-vous qu’en dehors de votre mouvement, les autres partis nationalistes en Espagne réalisent des scores incroyablement faibles ?

Il me semble difficile de critiquer le travail des autres partis nationalistes, ce sont eux qui doivent établir une autocritique, qui doit être basée sur un seule mot d’ordre : rénovation et capacité de communication avec les électeurs.

Plataforma per Catalunya a réussi parce que nous avons su aborder les problèmes contemporains (immigration, islamisation, mondialisation, finance internationale) et présenter nos solutions sans les interférer avec des considérations passéistes. Beaucoup de partis nationalistes espagnols ont trop de tabous sur les identités régionales et continuent de s’arcbouter sur une conception centraliste de l’Etat espagnol.

Je ne suis pas là pour décider à leur place, mais je crois que tant qu’ils ne rompront pas avec les références centralistes du passé, ils ne pourront pas escompter de se développer. C’est d’autant plus regrettable que ces mouvements disposent de personnes de grande valeur.

Cependant, nous sommes convaincus que lorsque nous aurons fait l’annonce de notre parti national, nous serons un catalyseur pour tous ceux qui veulent avec nous renouveler et faire avancer les idées identitaires et sociales.

 Propos recueillis par Philippe Derricks

 

Spot électoral de PxC.

Espagne : la droite libérale gagne par défaut

Espagne : la droite libérale gagne par défaut

21/11/2011 – 13h30
MADRID (NOVOpress) —
 Avec 186 sièges, le Parti populaire espagnol (PP) obtient la plus belle victoire électorale depuis la mort de Franco en 1975, trois sièges de plus qu’en 2000 avec José Maria Aznar. Cette majorité absolue en sièges lui confère la possibilité de gouverner sans l’appui des partis nationalistes du Pays basque et de Catalogne.

En additionnant toutes les forces qui rejoignent le PP sur tout ou partie de son programme économique, la droite libérale peut compter sur un total théorique de 215 sièges sur un total de 350, soit bien plus que la majorité de 176 sièges.

Ces résultats cachent deux réalités qui nuancent l’euphorie des libéraux.

Ces résultats ne reflètent pas tant l’adhésion d’une majorité d’Espagnols au programme libéral du PP, mais ils résultent plutôt d’un effondrement sans précédent du Parti socialiste espagnol (PSOE) dans un climat de désenchantement de l’ensemble du pays à l’égard de la politique.

Le PP a perdu un demi million de voix par rapport aux élections de 2008. Sa victoire ne s’explique que par la chute vertigineuse du nombre d’électeurs du PSOE dont plus de quatre millions sont restés à la maison.

La seconde réalité dont il faut tenir compte est l’injustice électorale dont souffrent les formations minoritaires « nationales ». Pour obtenir l’appui des formations nationalistes périphériques, notamment au Pays Basque et en Catalogne, la loi électorale accorde une prime aux formations politiques qui concentrent leurs électeurs dans une communauté autonome.

A titre d’exemple, les libéraux Catalans de Convergencia e Unio obtiennent 16 députés avec un million d’électeurs. Les communistes doivent se contenter de 11 sièges avec plus d’un million et demi d’électeurs. Le parti de l’ancienne députée socialiste Rosa Diez obtient seulement 5 députés avec plus d’électeurs que la droite catalane.

Une des nouveautés du parlement est l’arrivée en force de la gauche basque proche de l’ETA. Renforcée par l’armistice unilatéral annoncé par l’ETA, cette coalition de petits partis de l’extrême-gauche basque obtient 7 sièges alors que le traditionnel Parti nationaliste basque (PNV) se contente de 5 sièges.

Avec une Espagne majoritairement acquise à ca cause, le PP a devant lui un boulevard pour imposer les réformes dont le pays a besoin pour affronter la crise économique, le chômage massif et la crise de la dette publique, notamment celle des communautés autonome.

Si on peut s’attendre à ce que les libéraux du PP s’attaquent de front à la crise économique, il ne faut pas les voir se mobiliser contre l’immigration massive contre les mesures d’ingénierie sociale inventées par les socialistes comme la loi de « Mémoire historique » qui a profondément divisé le pays en rouvrant les anciennes plaies de la Guerre civile depuis longtemps oubliées.

C’est en refusant le volet culturel du combat politique que la droite libérale sème les graines de sa future défaite.

Photo en Une : Mariano Rajoy, président du Partido Popular. Photo prise le 15/11/2011 à Santander. Crédit : Partido Popular de Cantabria via Flickr (cc)

[Kiosque étranger] S’acheter un (petit) château en Espagne

[Kiosque étranger] S'acheter un (petit) château en Espagne

31/10/2011 – 11h00
MADRID (NOVOpress) — La crise financière en Espagne ne résulte pas de l’endettement de l’état mais plutôt d’une gigantesque bulle immobilière qui a eu pour résultat que le pays compte des dizaines de milliers d’appartements ou de villas qui sont désormais la propriété des banques. Pour se renflouer, les établissements bancaires ne rêvent que d’une seule chose : s’en débarrasser à vil prix.

Le journal libéral La Gaceta a repéré un site spécialisé qui a listé les propositions les plus intéressantes. Par exemple, un petit chalet mitoyen (image) de deux chambres à coucher situé sur l’île de Las Palmas, dans les Canaries, peut être acheté pour seulement 61 500 euros. De quoi vous donner des idées de voyage.

Pour satisfaire tous ceux qui ont des envies de s’acheter un (petit) château en Espagne.

Crédit photo : capture d’écran du site idealista.com, portail immobilier.

Espagne : Lancement des Jeunesses Identitaires pour la Catalogne

Espagne : Lancement des Jeunesses Identitaires pour la Catalogne

11/10/2011 – 12h30
BARCELONE (NOVOpress) –
Samedi dernier (8 octobre 2011), 150 personnes ont assisté au lancement des JIxC – Joventuts Identàries per Catalunya, à Sant Boi de Llobregat en Catalogne espagnole. Liées au parti identitaire catalan Plataforma per Catalunya, ces Jeunesses Identitaires pour la Catalogne s’inscrivent dans la dynamique de renouveau politique initiée depuis désormais presque une décennie par les jeunes identitaires européens, et notamment à partir de 2002 par les Jeunesses Identitaires en France.

L’Autre Jeunesse, réseau réunissant les jeunes identitaires francophones, a salué la création de ce mouvement dans un communiqué de presse,en affirmant notamment : « Nous serons bientôt côte à côte, car notre combat est le même. »

Josep Anglada, compagnon de route du Bloc Identitaire –ayant participé à deux conventions – et président de Plataforma per Catalunya, a pour sa part déclaré lors de cette réunion : « Qui a la jeunesse avec soi, possède le futur ». Il a aussi salué le choix de la croix de Saint-Georges (Sant Jordi) comme symbole des JIxC en évoquant « la Catalogne et l’Europe qui ont su lutter contre l’envahisseur musulman ».

Les Jeunesses Identitaires pour la Catalogne ne semblent pas être les seules à s’inspirer du mouvement français, puisque les militants d’extrême gauche protestant contre cette réunion scandaient pour leur part « Anglada pim-pam-pum« , slogan ressemblant à s’y méprendre au « Bim-bam-boum », rendu populaire par les jeunes identitaires niçois de Jouinessa Rebela.

Les arènes de Barcelone transformées en… mosquée ?

Les arènes de Barcelone transformées en… mosquée ?

Dimanche, ont eu lieu les dernières corridas sur la Plaza Monumental de Barcelone (photo). Le gouvernement de Catalogne – dominé par la gauche et par les indépendantistes – les a interdites à partir du 1er janvier 2012. Mais que l’on soit un admirateur de la cérémonie de la corrida et de ses traditions ou, au contraire, hostile au spectacle de la mise à mort, une question demeure : que faire de ces gigantesques arènes pouvant accueillir 20 000 personnes ? Leur destruction paraît impossible, puisque les enceintes sont classées au patrimoine. Alors ? Y ouvrir un marché aux puces ?

L’émir de Dubaï, Mohammed ben Rachid Al Maktoum (photo), a bien une petite idée: il voudrait transformer les arènes en… mosquée! Celle-ci serait alors la troisième plus grande du monde (après Médine et La Mecque) et son minaret, le plus haut. Les plans prévoient que 40000 fidèles pourraient s’y rassembler. Un musée islamique (remplaçant l’actuel musée taurin), une école coranique et un centre historique dédié à l’histoire de l’occupation arabe de l’Espagne complèteraient le tableau. Des sociétés allemandes d’ingénierie ont déjà été contactées par l’émir, qui propose au gouvernement catalan un investissement de plus de deux milliards d’euros. Une affaire bien alléchante en ces temps de vaches maigres – sans mauvais jeu de mots.

Heureusement, les Catalans ont vu rouge lorsque les médias ont agité ce projet.

Les partisans identitaires de la Plataforma Catalunya ont pu s’en rendre compte, avec l’excellent accueil qui fut réservé à leurs manifestations, organisées à l’occasion des deux dernières corridas.

On s’arrachait leurs tracts dénonçant les dirigeants locaux: « Ils veulent bannir les taureaux pour ramener les maures ». Apparemment, le débat promet d’être encore plus chaud que pour la corrida !

Patrick Cousteau

[box]Article de l’hebdomadaire “Minute” de ce mercredi 28 septembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Les arènes de Barcelone transformées en… mosquée ?

[Kiosque étranger] Odyssey Marine, compagnie « pirate », touche le gros lot du gouvernement britannique

[Kiosque étranger] Odyssey Marine, compagnie "pirate", touche le gros lot du gouvernement britannique

27/09/2011 – 16h00
LONDRES (NOVOpress) – Odyssey Marine, une compagnie spécialisée dans la recherche et le sauvetage de trésors sous-marins, vient de conclure un accord avec le gouvernement britannique pour le partage des gains issus du trésor du SS Gairsoppa, un vieux cargo chargé avec 200 tonnes d’argent, coulé par les allemands en février 1941.

Retrouvée à près de 4000 mètres de profondeur, l’épave repose sur le fond, les panneaux de cale ouverts, ce qui va simplifier l’accès à la cargaison pour les robots qui seront envoyés depuis la surface pour explorer le site, où l’attend près de 150 millions d’euros sous la forme de pièces et de barres d’argent convoyée de Calcutta à Londres.

Cette compagnie américaine est connue pour ses méthodes proches de la piraterie, ne s’embarrassant jamais de considérations archéologiques dans sa recherche de métaux précieux.

Un procès retentissant l’oppose toujours au gouvernement espagnol sur la possession de 500.000 pièces d’argent volées dans une épave espagnole, coulée par les Anglais au large de Cadix en 1804. Il est dommage que cet article de Cahal Milmo, un des grands enquêteurs de l’Independent, n’en dise pas un mot.

[kiosque étranger] Rugby : la Nouvelle-Zélande battue par l’Espagne

[kiosque étranger] Rugby : la Nouvelle-Zélande battue par l'Espagne

12/09/2011 13h10
WELLINGTON (NOVOpress) –
La presse populaire anglaise fait ses choux gras de la défaite d’une équipe masculine de rugby néozélandaise, battue 25 à 20 par une équipe de rugby féminin espagnole.

Mais voilà, comme le fait remarquer David Scholefield dans les colonnes du Daily Mail, les joueurs de l’hémisphère sud avaient oublié leurs maillots au vestiaire et affrontaient, nus comme des vers [ce qui est le principe de cette équipe spéciale, note de Novo], d’accortes Ibériques qui, elles, avaient choisi de jouer vêtues.

Le haka des joueurs insulaires a particulièrement déstabilisé les joueuses espagnoles qui ont eu du mal à se concentrer et a démarrer en force la partie contre leurs adversaires masculins avant de finalement se reprendre et de l’emporter.

Si la qualité du jeu était modeste, cela n’a pas empêché les photographes et les spectateurs de mitrailler les joueurs dont aucun détail n’a échappé aux objectifs.

Amazon parlera peut-être bientôt espagnol

Amazon parlera peut-être bientôt espagnol


08/09/2011 – 12h30
TRIPOLI (NOVOpress) —
La Gaceta, le journal porte-drapeau de la droite anti-zapatero, avance une hypothèse très attendue par le monde culturel hispanophone, l’imminente ouverture d’une succursale espagnole de la librairie en ligne Amazon.

Cette annonce pourrait être faite lors de la conférence de presse du géant du e-commerce qui est prévue pour le 14 septembre prochain.

L’ouverture de la boutique en ligne en Espagne a été précédée par des achats d’enseignes et des accords avec MRW, un partenaire dans la distribution de colis.

L’arrivée d’Amazon dans le marché hispanophone est un événement qui annonce une véritable révolution culturelle pour l’ensemble des pays qui ont la langue de Cervantes en commun. Jusqu’à ce jour, il est possible d’acheter en ligne des livres dans chaque pays séparément mais il est pratiquement impossible pour un lecteur espagnol, par exemple, de se procurer facilement un livre publié en Bolivie.

Cette séparation du marché du livre hispanophone en fonction de critères géographiques est un frein à la diffusion de la culture. Ainsi, on trouve depuis 1934 au Mexique dans le « Fondo de cultura economica » la traduction en espagnol des plus obscurs économistes ou sociologues européens, une source incomparable qui reste d’un accès difficile pour les lecteurs en dehors du Mexique.

Faute de s’être organisé lui-même, le monde éditorial hispanophone sera donc peut-être unifié par un agent extérieur.

[exclusivité] Émeutes ethniques à Majorque

Émeutes ethniques à Majorque

29/08/2011 17h00
MADRID (NOVOpress) – Le mythe de la coexistence pacifique des minorités ethniques ne résiste pas à l’épreuve des faits. Ce matin, à l’aube, un Nigérien résidant à Palma de Majorque est décédé après être tombé de son appartement au quatrième étage du 58 de la rue Tomas Rullan dans le quartier de Son Gotleu.

Cette mort a déclenché de violents affrontements entre une centaine d’Africains et la police locale, lesquels se sont traduits par de nombreuses arrestations et de nombreux dégâts.

Les émeutes ont commencé quand les policiers ont voulu s’approcher du corps de la victime. Ils en auraient été empêchés par une foule d’Africains, au motif qu’« un Blanc ne peut pas toucher le corps d’un Noir ».

L’origine du décès est difficile à déterminer, mais des Africains ont indiqué à la presse locale que l’homme aurait été poussé dans le vide par des agresseurs appartenant à la communauté gitane.

Les Africains, qui sont nombreux à résider de manière illégale à Majorque, reprochent aux forces de police de ne pas les protéger contre les agressions de nature xénophobe et raciste dont ils sont victimes de la part des Gitans établis de longue date sur l’île.

Les associations xénophiles et les partis de gauche, toujours prompts à dénoncer la moindre incivilité dont pourraient être les victimes des étrangers en situation illégale, gardent un silence prudent. De tels incidents ne trouvent pas de place dans leur grille d’analyse.

Ces émeutes démontrent à la classe politique catalane et insulaire que l’immigration illégale a un coût dont les populations locales payent le prix et suscitent la violence. Ces événements sont pain béni pour des formations populistes comme Plataforma per Catalunya, le seul parti qui dénonce clairement les dégâts commis par l’immigration incontrôlée.

[box class= »info »]Crédits photo : Prensa local [/box]

Madrid : Benoît XVI « traditionalise » les JMJ

Madrid : Benoît XVI « traditionalise » les JMJ

[box class= »info »]Interview reproduite avec l’aimable autorisation de l’hebdomadaire Minute.[/box]

Les JMJ 2011 en Espagne resteront comme l’une des réalisations concrètes les plus caractéristiques du pontificat de Benoît XVI : liturgie solennelle, très souvent en latin ; exigence spirituelle et silence. On est très loin de la première mise en œuvre du concile Vatican II. Sous l’impulsion du pape, les croyants reviennent à leurs racines. Quel sera l’impact d’un tel renouveau spirituel ? Il est trop tôt pour le dire.

[question]Minute : Christophe Mahieu, vous étiez l’envoyé spécial du journal « Monde & Vie » à ces Journées mondiales de la jeunesse. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans ce long week-end durant lequel on a pu voir le pape Benoît XVI en « grand-père spirituel » à Madrid, avec, autour de lui, jusqu’à deux millions de jeunes ?[/question]

[answer]Christophe Mahieu : Je garderai trois images de cette immense manifestation, trois images qui disent bien ce qu’ont été les Journées mondiales de la jeunesse cette année. Il y a d’abord les 200 confessionnaux établis au Parc du Retiro (l’analogue de notre Jardin du Luxembourg), avec des confessions sans arrêt, même après que ces installations très design, triangles à pointes arrondies, avaient été démontées. Toute cette organisation autour du sacrement de pénitence porte un message clair : non, la confession, ce n’est pas ringard ! Oui, ça existe toujours !

Deuxième image : la veillée de prière, samedi soir. Il y a d’abord eu le déchaînement des éléments : tonnerre, pluie, vents. Le pape abrège fortement son discours. Les jeunes réagissent avec enthousiasme. Et puis le silence se fait sur la demande des organisateurs, le silence total d’un million et demi de jeunes. Quelque chose d’unique ! Et dans ce silence une grande machinerie sort de terre. L’hostie sacrée s’élève aux yeux de tous dans la célèbre custode de Arfe, chef-d’œuvre d’orfèvrerie en or et en argent, avec 260 statuettes. Ce chef-d’œuvre, remontant au début du XVIe siècle, provient de la cathédrale de Tolède.

La puissance visuelle de ce moment doit être soulignée. L’Église a oublié la timidité postconciliaire et le dépouillement volontaire dont elle voulait s’entourer dans les années 1970.

Durant ces JMJ, on a observé un retour aux sources baroques de la contre-réforme. Comme pour confirmer cette intuition, une voix s’écrie dans toutes les langues, mais d’abord en espagnol : « Voici le Roi des rois » (« El rei de los reyes »)… Autour de moi des journalistes se mettent à genoux… Des chants latins résonnent : Ave verum, Tantum ergo… Je suis où ?

Troisième image : la messe de dimanche matin, devant deux millions de personnes, essentiellement des jeunes, en majorité des Espagnols, mais aussi des Italiens, des Allemands, des Polonais et des Français. Là encore, comme le remarque notre confrère Jean-Marie Guénois sur son blog, ce qui frappe c’est le silence, c’est la piété : des jeunes restent en action de grâce un quart d’heure après la messe. On nous dit que les JMJ ont fait rentrer « la fiesta » dans l’Église. Ce n’est pas ce que j’ai vu !

La plupart des chants étaient en latin : Kyrie, Gloria, Sanctus… et le Christus vincit à la fin. Il y avait, en espagnol, le chant des JMJ : « Confirme-moi dans la foi… » On a fait plus révolutionnaire comme cantique. Et, pour accueillir le pape ou le saluer, ce slogan : « Esta es la Juventud del Papa », que l’on peut traduire par : « La jeunesse du pape est là. »[/answer]

[question]Quel a été le message du pape en Espagne ?[/question]

[answer]Avant tout un appel à la conversion pratique. Je voudrais insister sur le fait qu’en Espagne, cette visite a un impact que l’on n’imagine pas en France. La télévision a retransmis en boucle les cérémonies.

Sur les 4 900 journalistes présents, près de la moitié étaient espagnols. Il faut signaler aussi la prestation du cardinal Rouco, archevêque de Madrid, admirable de présence et de prestance et revendiquant l’identité catholique de l’Espagne sur la Place des Cibeles devant 500 000 personnes, en accueillant le pape. L’Espagne est en crise, plus encore que la France, comme le montre la démission annoncée du premier ministre Zapatero. Ces journées ont résonné dans ce pays comme un acte de foi collectif.

[question]Peut-on dire qu’il y a un changement entre les JMJ selon Jean-Paul II et les JMJ selon Benoît XVI ?[/question]

Le quotidien espagnol « El Pais » a bien exprimé les choses en écrivant, c’était un titre : « Jean-Paul II a écrit la mélodie ; Benoît XVI est en train d’écrire les paroles ». Je me souviens des JMJ parisiennes, en 1997 : il y avait indéniablement un côté « fiesta ». Je n’ai pas retrouvé cela du tout à Madrid cette année. On pourrait dire que Benoît XVI a « traditionalisé » les JMJ.[/answer]

[question]Quel a été l’impact des polémiques autour de ce voyage ?[/question]

[answer]Les polémiques autour du prix du voyage étaient ridicules. Elles sont rituelles désormais. Chaque fois que le pape se déplace quelque part, on lui oppose l’argent que ça coûte. Souvenez- vous du voyage en Angleterre en 2010, durant lequel Benoît XVI avait été reçu à Westminster Hall. On faisait grand cas des polémiques avant l’arrivée du pape à Londres et elles se sont évanouies comme par enchantement. C’est la même chose en Espagne. Il faut ajouter que dans une atmosphère de crise, le voyage du pape a rapporté de l’argent à Madrid, qui n’est pas une ville très touristique ordinairement. Au fond, les rationalistes militants et les athées déclarés ne supportent pas le succès d’un pape dont ils ne peuvent même pas dire qu’il est médiatique.[/answer]

Propos recueillis par Joël Prieur

[box class= »warning »]Article paru ce mercredi dans “Minute” du 24 août. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Madrid : Benoît XVI « traditionalise » les JMJ

Une pseudo histoire des services secrets espagnols

Une pseudo histoire des services secrets espagnols

Une pseudo histoire des services secrets espagnolsPeut-on écrire une histoire des services secrets alors que les archives sont fermées et que les protagonistes sont encore tenus au secret ? Tel est le dilemme auquel doivent s’affronter des auteurs assez téméraires pour vouloir écrire une histoire d’hommes sans histoire. Aux États-Unis, de nombreux auteurs ont néanmoins réussi cet exercice grâce à un très sérieux travail d’enquête, rendu plus facile par une ouverture plus grande des institutions du renseignements par une plus grande liberté de parole des acteurs des guerres de l’ombre.

En Europe, rien de tel. Écrire l’histoire d’un service d’espionnage revient donc à reconstruire une affaire criminelle trente ans après les faits grâce à des coupures de presse. Les exemples de livres publiés en France sur les affaires criminelles les plus emblématiques, songeons au calamiteux Pull-over rouge de Gilles Perrault, rappellent les limites de l’exercice.

Le journaliste espagnol Vicente Almenara démontre à nouveau la futilité de l’effort dans son livre Los Servicios de inteligencia en España, publié en 2010, dans lequel il retrace l’histoire des officines de Franco à nos jours.

Contrairement à ce qu’affirme l’éditeur, l’auteur n’a guère mouillé la chemise pour rechercher les témoignages d’anciens des services ou des politiques qui les ont contrôlés : synthèse de coupures de presse et d’ouvrages d’investigation publiés au cours des années antérieures, le livre de Vicente Almenara évoque un chien déguisé en loup. À base de coupures de presse contradictoires et d’ouvrages partiels et partiaux, comment écrire autre chose qu’une chronologie améliorée (les 1295 notes en bas de page révèlent davantage l’absence totale de sources originales à la disposition de l’auteur. Il semble que les deux seuls entretiens qu’il a réalisés sont ceux cités in extenso en fin d’opus) ?

D’autre part, son exploitation des sources est bien souvent étonnante. Prenons l’exemple du GRAPO, ce mouvement terroriste d’extrême gauche qui a sévi en Espagne, l’auteur s’appuie principalement sur des sources publiées à l’époque des événements dans un but clairement politique. Inexplicablement, il ne cite les souvenirs de Pio Moa, qui fut membre de cette organisation et qui l’a longuement décryptée, qu’en citant l’ouvrage d’un autre auteur. De toute évidence, il n’a pas cherché à s’entretenir avec lui ou avec d’autres rescapés de cette minable épopée.

Pour les visiteurs français, un décorticage plus détaillé de ce livre est peu utile. Qu’il suffise de dire qu’il présente de manière synthétique l’information publiée et disponible sur les différentes organisations qui composent au fil du temps le renseignement espagnol. Il rappelle les grandes affaires qui ont secoué ce petit monde, de la transition à la lutte contre l’ETA. En revanche, inutile de chercher une analyse et une mise en parallèle avec les organisations des autres pays. Qui plus est, la grave question du manque d’indépendance des espions espagnols vis à vis du pouvoir politique n’est même pas évoquée.

Affrontement communautaire en Espagne

Affrontement communautaire en Espagne

10/08/2011 – 14h30
MADRID (NOVOpress) —
Des affrontements violents ont opposé, lundi soir, immigrés marocains et dominicains dans la ville espagnole de Colmenar Viejo (photo) située à une trentaine de kilomètres de Madrid.

Les échauffourées ont fait suite à l’agression d’un Marocain, âgé de 28 ans, blessé à l’arme blanche par un groupe d’immigrés de la République dominicaine à la sortie d’un café de cette localité connue pour concentrer une forte communauté immigrée. Le présumé auteur de l’agression et ses complices ont été arrêtés plus tard par la Garde civile pour « tentative de meurtre ». Le Marocain, qui a reçu plusieurs coups de couteau au poumon, a été évacué vers un hôpital de Madrid dans un état très grave.

A la suite de cette agression, environ 200 marocains s’en sont pris aux immigrés dominicains, blessant huit personnes, saccageant leurs locaux et incendiant plusieurs voitures. Un important dispositif policier a été déployé sur place par la garde civile qui a du faire appel à des renforts d’autres localités proches comme Soto del Real, San Agustin de Guadalix, Manzanares el Real et Tres Cantos.

Espagne : Un guide pour adapter les pratiques médicales aux musulmans

Espagne : Un guide pour adapter les pratiques médicales aux musulmans

08/08/2011 – 09h00
MADRID (NOVOpress) –
Les 25 000 musulmans de Castellό (dans la région de Valence) en Espagne pourront vivre le mois de Ramadan en toute quiétude.

En effet, la Commission de médiation interculturelle sanitaire de la ville, a fait distribuer un guide au personnel de santé afin qu’ils puissent adapter leurs pratiques médicales aux obligations du mois de jeûne musulman comme l’interdiction d’ingérer des aliments durant la journée ou la possibilité de subir des injections.

Espagne : Un guide pour adapter les pratiques médicales aux musulmans

Espagne : « Défilé populaire des indignés », ils sont de retour

Espagne : "Défilé populaire des outragés", ils sont de retour

24/07/2011 – 23h00
MADRID (NOVOpress) — Le mouvement de protestation qui a de nouveau secoué l’Espagne ces dernières 48 heures a critiqué à la fois le Parti socialiste (PSOE) et l’opposition conservatrice (PP), les accusant de laisser saigner la population sur l’autel de la crise, tout en conservant intacts les salaires du grand patronat et des banquiers. Plus de transparence dans l’administration publique et une meilleure séparation des pouvoirs judiciaire et politique ont également été exigés.


Deux mois tout juste après les manifestations de la Puerta del Sol qui avaient retenu l’attention du monde, Madrid est de nouveau devenue le centre de rassemblements de masse contre le chômage et l’austérité. Plusieurs milliers d’Espagnols se sont ainsi réunis hier samedi sur la place centrale dans la capitale espagnole pour protester « contre les coupes dans la politique sociale, la corruption croissante dans la politique et le chômage endémique ». Le mouvement de protestation « Vraie démocratie maintenant! » avait déjà appelé mi-juin dans tout le pays à un « défilé populaire des indignés » et ils sont venus des quatre coins du pays dans la capitale espagnole.

Avec des larmes dans ses yeux, Andrea Portela et Miguel Gonzalez ont rejoint la Puerta del Sol. L’un est architecte, l’autre est homme d’affaires à Oviedo, au nord de l’Espagne. Ils sont épuisés, ils ont mal aux pieds. Avec 150 autres « indignés », ils ont pris la route du nord et marché plus de 500 km vers Madrid pour participer au « défilé populaire des indignés ». « Nous devons montrer aux politiciens que les protestations avant les élections en mai n’étaient que le début, et qu’ils ne peuvent pas faire simplement comme avant », explique Andrea sur leur participation au défilé.

Avec les fortes chaleurs de l’été, leur marche a été très pénible, explique Andrea, qui est sur la route depuis le 25 Juin. « Mais les ampoules et les difficultés valent la peine. Car si nous restons assis et n’ouvrons pas la bouche, rien ne va changer », a déclaré l’architecte de 29 ans qui, pendant plus de deux années, a enchaîné les CDD les uns après les autres, sans même la perspective d’un emploi fixe. « Beaucoup de choses doivent changer en Espagne, a également déclaré son compagnon de marche Miguel. » Bien qu’il n’appartienne pas à la grande armée des chômeurs, qui représentent déjà 21% de la population, l’évolution économique, politique et sociale dans laquelle l’Espagne s’est lancée l’a poussé à protester. « Ce n’est que récemment que les pensions ont été gelées, l’âge de la retraite porté de 65 à 67 ans, les licenciements rendus plus simples par la loi. Je crains pour un avenir sûr », dit l’Espagnol de 33 ans.

Andrea et Miguel ne sont nullement les seuls qui, pour cette raison, ont pris sur eux les rigueurs d’un long trajet. Environ 600 « indignés » se sont rassemblés après plusieurs semaines de marche de toutes les directions dans la capitale espagnole pour manifester en faveur de « nouveaux modes de participation démocratique et un changement social », a déclaré Maria Torano, un porte-parole du mouvement de protestation. D’autres milliers de manifestants sont venus en bus, en train ou en voiture de tout le pays jusqu’à Madrid, où dimanche soir prochain aura lieu une assemblée nationale des « indignés » ainsi qu’une nouvelle manifestation de masse où l’on attend un demi-million de participants.

« Nos manifestations ce week-end ont montré aux politiciens que notre mouvement grandit en force et que nous ne sommes plus disposés à nous laisser manipuler », a déclaré la journaliste Maria Torano, 29 ans. Pourtant, elle admet que les politiciens espagnols et, surtout, les socialistes au pouvoir, ne semblent pas avoir pris au sérieux le mouvement de protestation. « Jusqu’à présent, ils n’ont répondu qu’occasionnellement à certaines de nos revendications, plus par opportunisme politique et en vue de la campagne électorale, que par une approche holistique du mouvement de protestation et de ses exigences « , a déclaré Torano.

C’est ainsi que samedi 23 juillet au soir, des dizaines de milliers de manifestants ont scandé « Ils ne nous représentent pas » et ont demandé plus de droits de participation de la population par référendum, tout comme une réforme de la loi électorale laquelle favorise dans sa forme actuelle, comme en France avec un scrutin majoritaire, les deux principaux partis.

Plataforma per Catalunya (PxC) à l’assaut de l’Espagne ?

Plataforma per Catalunya (PxC) à l’assaut de l’Espagne ?

06/07/11 – 17h30
BARCELONE (NOVOpress)
– La nouvelle courrait depuis plusieurs semaines, corroborée par des défections dans divers petits partis nationalistes espagnols : Josep Anglada (photo), le président du parti identitaire Plataforma per Catalunya (PxC) a annoncé sa volonté d’essaimer dans l’ensemble de l’Espagne.

Fort de son décollage aux dernières élections municipales espagnoles (où il a obtenu près de 80 conseillers municipaux), PxC incarne un renouveau à la droite de l’échiquier politique espagnol, avec un positionnement politique ouvertement identitaire (PxC était représenté lors des Conventions Identitaires, organisées par le Bloc Identitaire, de 2007 et 2009) et une absence totale de filiation idéologique ou humaine avec le franquisme (ce qui n’est pas le cas de la plupart des petits partis nationalistes espagnols).

Il est encore difficile de dire si la « greffe » prendra au niveau national, que ce soit dans l’optique des prochaines élections législatives de 2012 ou européennes de 2014. PxC a en tous cas déjà reçu l’appui de plusieurs formations populistes européennes de renom, telles le Vlaams Belang ou le FPÖ autrichien.

Sauver le soldat Papandreou, c’est sauver le Crédit Agricole

Sauver le soldat Papandreou, c’est sauver le Crédit Agricole

Une grande question agite les milieux financiers : la Grèce fera-t-elle défaut ? Cette possible faillite préoccupe les banquiers mais devrait également tracasser tout contribuable « averti ». En procédant à un petit tour d’horizon des chiffres portés à la connaissance du public, on comprend pourquoi. A tout seigneur tout honneur, commençons par l’Etat français.

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