L’islamisme gagne en se victimisant, par Ivan Rioufol

La démocratie française peut perdre contre l’islam politique. Ce “combat de toute une nation”, auquel a appelé Emmanuel Macron mardi dernier, vient de subir une défaite symbolique à Dijon. Parce qu’un élu du RN, Julien Odoul, a involontairement fait pleurer un enfant, consolé par sa mère voilée, vendredi lors d’une séance du Conseil régional de Bourgogne-France-Comté, la présidente socialiste de la région a annoncé envisager un signalement des faits au procureur de la République.
Même le vice-président du RN, Nicolas Bay, a estimé ce lundi que Odoul avait été “inutilement blessant et agressif”. L’élu, constatant dans le public qu’une mère accompagnatrice d’une classe de CM2, avait conservé son hidjab dans l’hémicycle, avait demandé à la présidente de faire enlever ce voile, en expliquant : “Après l’assassinat de nos quatre policiers, nous ne pouvons pas tolérer cette provocation communautaire“.

Cette mise en cause allait provoquer les larmes de l’enfant, photographié dans les bras de sa mère caressante. Dans la guerre des images, l’émotivité l’emportera toujours sur l’argument rationnel. Les islamistes ne peuvent que se satisfaire de leur victoire médiatique qui met en scène la brutalité d’un vilain membre du RN face à la douceur maternelle d’une femme arborant le voile islamique. La victimisation fait partie des armes utilisées par l’islam politique. Il sait se présenter en agneau, sous les yeux attendris d’humanistes du dimanche. Ces nouveaux collabos voient une “haine antimusulmane” dans la résistance à l’islamo-fascisme.

Il est aisé de reprocher à Odoul son manque de délicatesse. Mais Le Point pose la bonne question cette semaine : “Face à l’islamisme, sommes-nous devenus lâches ?“. La réponse est oui. Le chef de l’Etat vient d’inviter “à bâtir une société de vigilance” contre “l’hydre islamiste”. Or il est paradoxal d’accabler un élu, fut-il RN, pour avoir alerté sur un signe évident de radicalisation dans un espace public. Le voile islamique, porté par les mères accompagnatrices de sorties scolaires, peut être vu comme un uniforme affirmant un séparatisme culturel et une allégeance à une idéologie d’essence totalitaire. Il a certes été autorisé par le Conseil d’Etat. Mais Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education, a dit ne pas “souhaiter encourager le phénomène“.

Ce lundi, le nouveau président LR, Christian Jacob, s’est prononcé pour son interdiction lors des sorties scolaires. Quand à Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, il a été jusqu’à lister, l’autre jour, les “signaux faibles” de la radicalisation : “Le port de la barbe, le fait de ne pas faire la bise (aux femmes) ou plus, la pratique régulière et ostentatoire de la prière rituelle, la tabaâ (marque) au milieu du front (…)”. Toutefois, tout ceci reste des mots. Lutter contre l’islamisme conduit inévitablement à mettre en cause ses militants. Ceux-ci savent que la République a la main qui tremble. Elle est prête à reculer à la première larme d’un enfant. Qui ne serait pas ébranlé ? Mais c’est ainsi que les combats se perdent.

Ivan Rioufol

Texte daté du 14 octobre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

7 Français sur 10 sont pour des crèches de Noël dans les espaces publics

7 Français sur 10 sont pour des crèches de Noël dans les espaces publics

14/12/2014 – PARIS (via Métro)
Demandez leur avis aux Français et ils vous répondront qu’il sont attachés à leurs traditions et à leur patrimoine. Et surtout ne veulent pas les cantonner à l’espace privé. C’est ce qu’indique un sondage Ifop pour Ouest-France qui précise que 7 Français sur 10 sont pour des crèches de Noël dans les espaces publics…

C’est ce que rapporte nos confrères de Métro :

Tradition culturelle ou symbole religieux ? À l’approche des fêtes de Noël, la place des crèches est au cœur du débat cette année. Or, il semblerait que pour une majorité des Français, la présence de ces symboles religieux dans les bâtiments publics ne soit pas choquante. Selon un sondage publié ce dimanche par Ouest-France, 71% d’entre eux sont même “plutôt favorables” à leur présence, invoquant une “tradition culturelle” plus qu’un “symbole chrétien”.

(…)

À noter que, logiquement, les catholiques y sont en grande majorité favorables, à 81%, qu’ils soient pratiquants ou non-pratiquants. Les personnes “sans religion” le sont à 60%. “Ces chiffres démontrent que les crèches de Noël sont bien aujourd’hui d’abord et avant tout perçues comme un élément de tradition culturelle”, analyse l’Ifop.

Alors que 64 % des sympathisants socialistes se montrent favorables à l’installation de crèches dans les bâtiments publics, ce sont surtout les sympathisants du FN (84%) et de l’UMP (87%) qui se sont le plus prononcé en faveur de cette “tradition”.

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Crédit photo : DR