Escroquerie : sept individus originaires du Daghestan interpellés à Vannes

Escroquerie : sept individus originaires du Daghestan interpellés à Vannes

22/04/2012 – 15h30
VANNES (NOVOpress Breizh) – C’est un joli coup de filet qu’ont réalisé les gendarmes de Vannes en mettant fin, début avril, à une importante escroquerie au marché automobile. Les sept individus qui ont été interpellés, tous originaires du Daghestan, ont été mis en examen et aussitôt relâchés.

Suite à une enquête judiciaire menée depuis 4 mois, la gendarmerie de Vannes a interpellé le 4 avril dernier 7 ressortissants russes, âgés de 21 à 56 ans, originaires du Daghestan (Fédération de Russie), une république située dans le Caucase, dont la plus grande partie de la population est musulmane.

Actifs depuis fin 2008 dans la région de Vannes, les individus opéraient selon un procédé bien connu. Achetant en espèces, auprès de garagistes ou de particuliers, des véhicules usagés et affichant beaucoup de kilomètres au compteur, ils s’empressaient de réaliser les remises en état nécessaires pour le passage au contrôle technique, le plus souvent en utilisant des pièces volées à des particuliers ou à des casses automobiles. Après avoir redonné aux compteurs un kilométrage raisonnable, les trafiquants n’avaient plus qu’à passer des annonces sur internet et le tour était joué.

Selon l’enquête, 200 personnes ont été victimes de cette escroquerie, principalement dans l’Ouest de la France. 86 d’entre eux ont déjà été entendus et ont déposé plainte. Le préjudice est estimé actuellement à 287.750 euros. En outre – il n’y a pas de petits bénéfices – les escrocs présumés bénéficiaient en France d’aides sociales alors qu’ils effectuaient un travail dissimulé. La Préfecture, Pôle emploi, les Impôts et la Caisse d’allocations familiales ont donc également déposé plainte.

Placés en garde à vue, les sept ressortissants du Daghestan ont été mis en examen pour escroquerie, vol, travail dissimulé et fraude aux prestations sociales. Remis en liberté, ils sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Vannes en septembre prochain !

Cenon : Une ex-conseillère municipale socialiste condamnée à de la prison ferme !

Cenon : Une ex-conseillère municipale socialiste condamnée à de la prison ferme !

01/03/2012 – 12h00
BORDEAUX (via Infos Bordeaux) — Les juges de la quatrième chambre du tribunal correctionnel de Bordeaux, spécialisés dans les délits financiers, ont condamné hier l’ancienne conseillère municipale de Cenon (Gironde), Samira Guerra, à trois ans de prison (dont un an ferme) pour faux et escroqueries.

L’ancienne « Directrice du pôle de coordination des dispositifs contractuels à la Ville de Cenon » avait escroqué 41 000 euros à deux associations : L’Association de création et réalisation d’idées par les jeunes (Acri), et l’association Pass’port. Très engagée dans le milieu associatif de gauche, Samira Guerra déclarait en 2005 à la Fédération Léo Lagrange (proche du PS) : « Nous ne cherchons pas à avoir des Cenonnais formatés, mais des Cenonnais qui acceptent la différence et contribuent à l’enrichissement de la dynamique sociale » !

Cenon, comme de nombreuses villes dirigées par la gauche, pratique une politique de subventions très généreuse, dont a su profiter largement Samira Guerra. Mais ce n’est pas la première affaire touchant la ville de Cenon dirigée par le socialiste Alain David.

En 2011, Laïla Merjoui, 1ère adjointe socialiste de la mairie de Cenon, était condamnée à trois mois de prison avec sursis par la Cour d’appel de Bordeaux, dans une affaire de « violences habituelles sur mineur de moins de 15 ans ».

L’art (?) idéologique contemporain : inhumain, désincarné et abstrait

L’art (?) idéologique contemporain : inhumain, désincarné et abstrait

Article reproduit avec l’aimable autorisation de la fondation Polémia.

[box class=”info”] Les partisans de « Golgota picnic » ou « Piss Christ », œuvres (?) subventionnées et médiatisées prétendent défendre la liberté d’expression. Mais la liberté d’expression, c’est aussi de pouvoir dire que le roi est nu. C’est aussi pouvoir dénoncer de fausses provocations subventionnées. C’est enfin pouvoir critiquer le non–art contemporain –un art (?) idéologique inhumain, désincarné et abstrait– et penser que l’avenir est à la reprise vivifiante du fil interrompu de la tradition.

Le point de vue d’Yvan Blot pour Polémia. [/box]

 

L’art traditionnel, dans la plupart des pays et des époques, représente généralement les quatre thèmes qui constituent, selon, Heidegger, le « monde » des hommes.

La divinité, les hommes, la nature, l’idéal

L’art représente la Divinité : c’est le cas de l’art grec classique qui a tant marqué le nôtre. C’est le cas de l’art du Moyen Age, principalement religieux. L’art religieux constitue la plus grande part des chefs-d’œuvre présentés dans nos musées d’art anciens. L’art qui représente le bouddha appartient aussi à cette catégorie. L’islam se refuse à représenter Dieu mais les versets du Coran sont représentés de façon décorative.

L’art (?) idéologique contemporain : inhumain, désincarné et abstrait L’art représente les hommes. C’est notamment le cas de l’art du portrait. Le visage humain est représenté non seulement dans les tableaux, mais aussi sur les monuments et sous forme de sculptures. Dans le Christianisme, représentation de Dieu et représentation des hommes convergent souvent car le Dieu s’incarne dans un homme, le Christ. Mais le portrait peut aussi représenter un roi, un guerrier, ou un simple paysan, des femmes ou des enfants.

L’art peut aussi représenter la nature, la terre qui porte les hommes. C’est l’art paysagiste. Au 19ème siècle, l’art paysagiste a pris une connotation patriotique. Mais l’art patriotique est plus ancien que cela.

L’art représente enfin l’idéal, les idéaux de la société. On représente sur nos monuments nationaux une femme qui symbolise la justice, la bravoure ou la charité *. Des scènes peuvent représenter des batailles, l’aumône faite au pauvre, scènes réalistes mais où un idéal s’incarne dans l’action.

Ces arts ne sont pas « idéologiques » au sens des idéologies modernes. Dire que l’art chrétien est « idéologique » serait abusif.

Idéologies modernes et destruction des formes d’art issues de la tradition

Mais les idéologies modernes ont détruit peu à peu les formes d’art issues de la tradition et qui représentent le monde des hommes, sur terre, sous le ciel et face à la Divinité. L’art du Gestell (système utilitariste qui arraisonne les hommes à son service), pour utiliser ce concept de Heidegger, détruit ce qui n’est pas dans sa logique utilitaire.

Dieu n’est plus représenté car il est assimilé à la superstition. L’art idéologique officiel élimine toute forme d’héritage religieux et de transcendance. Il sera à l’occasion blasphématoire (voir le « piss christ » par exemple) afin de choquer, car le scandale médiatise et fait vendre.

L’idéal est considéré comme un outil de la répression conformément aux idées des faux prophètes Marx ou Freud. Il est donc évacué sans ménagement. L’homme n’est plus représenté car la masse est honorée et les particularités de l’individu, de sa classe, de sa profession, de sa race sont des choses gênantes qu’il faudrait oublier pour que les hommes soient parfaitement interchangeables dans le processus économique et social. Le paysage, la nature disparaissent car ils sont des éléments d’enracinement de l’homme sur la terre.

L’art contemporain : inhumain, abstrait et désincarné

L’art contemporain, qui devient l’art officiel obligatoire (voir les murs des ministères et des préfectures et bâtiments officiels), obéit à ces impératifs idéologiques. Il ne doit plus représenter le « monde » traditionnel.

Il rompt délibérément avec l’héritage religieux et humaniste de notre civilisation. C’est un art de rupture révolutionnaire.

Il est abstrait et désincarné car il rejette toute forme d’enracinement. Il n’incarne aucun idéal au nom d’un subjectivisme total. Sa tendance dominante est de représenter, s’il représente encore quelque chose, le monde quotidien dans ce qu’il a de plus insignifiant, utilitaire ou prosaïque. Souvent, il se veut choquant car en choquant, on attire l’attention des medias et des financements oligarchiques.

Cet art est inhumain au sens propre du terme car il ne représente jamais la figure humaine, et s’il la représente, c’est pour la défigurer le plus possible : comme l’a écrit Salvador Dali, « un homme normal n’a pas envie de sortir avec les demoiselles d’Avignon de Picasso ». (voir son livre : Les Cocus du vieil art moderne).

L’art contemporain : un art autoritaire qui interdit toute forme de critique

Enfin cet art inhumain ou ahumain est de nature profondément autoritaire comme est toute idéologie par essence. Cet art s’étend partout. Il interdit toute forme de critique laquelle est méprisée sinon diabolisée avec violence. Le bon conformiste n’osera jamais avouer qu’il n’aime pas une œuvre dite contemporaine. Cet art autoritaire est irresponsable car il ne répond pas à la commande d’un roi, d’un bourgeois ou d’un prince de l’église comme autrefois. Il peut répondre à la demande d’une bureaucratie anonyme : faites donc une fresque pour l’entrée de nos bureaux ! De plus, cet art officiel est soutenu par les pouvoirs publics autant que par des personnes privées. Il est financé bien souvent par l’impôt, c’est-à-dire par la force, ce qui accentue encore son caractère autoritaire.

Art déraciné, idéologique, inhumain et autoritaire, il fait l’objet d’une propagande médiatique permanente. Il reflète la boursouflure de l’ego de l’artiste, lequel pense se substituer au Dieu créateur, il favorise les spéculations financières et l’argent est souvent son seul impératif catégorique, il est déraciné, comme l’idéologie, car il veut avoir une vocation universelle. Cet art idéologique n’a guère les préférences du peuple censé être « inculte » mais il est révéré par l’oligarchie dominante.

L’art contemporain versus l’art traditionnel humaniste et enraciné

L’idéologie de l’art officiel déploie son dynamisme autour de ces quatre pôles :

L’art (?) idéologique contemporain : inhumain, désincarné et abstrait

L’art traditionnel, qui survit notamment en Russie (Saint Pétersbourg a aujourd’hui la plus grande école d’art figuratif) et sur certaines marges artistiques dissidentes en Occident, pourrait être représenté par le schéma suivant :

L’art (?) idéologique contemporain : inhumain, désincarné et abstrait
L’art traditionnel est humaniste et enraciné, il a la plupart du temps une dimension spirituelle ou idéaliste afin de tirer l’homme vers le haut. L’art idéologique, dit contemporain, et qui semble avoir son centre à New York méprise Dieu et les hommes pour établir l’ego et l’argent, ses fétiches, comme les moteurs de son dispositif autoritaire. Cet art idéologique, souvent financé par la force (l’impôt) n’est ni humaniste ni démocratique, contrairement au discours de ses promoteurs : on a donc bien à faire à un art idéologique officiel.

Yvan Blot

(*) Voir ci-après l’image, illustrant le texte.

Voir aussi :

Le marché financier de l’art est à la FIAC – Et les autres marchés ?
Les reliques barbares vont-elles terrasser les arts conceptuels ?
L’art contemporain et la titrisation du néant
«L’art caché – Les dissidents de l’art contemporain» de Aude de Kerros
Le krach de l’art officiel mondial
L’art est nu et l’argent roi

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Image : La Vérité, une femme nue portant un miroir à bout de bras, aujourd’hui au musée d’Orsay, par Jules Lefebvre (1870). Domaine public

Italie : une entreprise « fantôme » pour clandestins africains

Italie : une entreprise « fantôme » pour clandestins africains

17/10/2011 – 16h30
NOVARE (NOVOpress) –
L’Italie est au bord de la faillite mais la filière de l’immigration clandestine ne connaît pas la crise. Coopératives et sociétés qui gèrent les centres d’accueil, et qui ne les gèrent certes pas à l’économie, hôteliers des stations de ski qui remplissent leurs établissements en morte-saison, associations catholiques ou laïques, à l’imagination également intarissable quand il s’agit d’attraper des fonds publics, tout cet immense secteur parasitaire n’a jamais été si prospère.

Et ce n’est là que la branche légale, gérée par des Italiens de souche en cols blancs ou en cols romains. Il y a aussi toute l’industrie au noir des passeurs, trafiquants et fabricants de faux papiers, qui se recrutent en grande majorité parmi les immigrés eux-mêmes. Eux aussi ont une imagination intarissable. En septembre, les carabiniers avaient démantelé une organisation criminelle dirigée par deux Érythréens, qui produisait en masse de faux passeports et permis de séjour pour Nord-Africains, dans un restaurant de Rome transformé en imprimerie clandestine.

La dernière fraude en date a été découverte à Novare en Piémont. Il s’agissait d’une entreprise «fantôme», officiellement domiciliée à Spirano, en Lombardie, et dont l’unique activité était de fournir de faux bulletins de paie et des contrats de travail fictifs à des immigrés clandestins. Ceux-ci se rendaient ensuite à la préfecture, présentaient pseudo-contrats et pseudo-bulletins et « puisque les documents étaient formellement irréprochables, obtenaient un permis de séjour de deux ans pour travail salarié ». Simple comme bonjour ! “Que deviendrait l’économie italienne sans immigrés”, la chanson est bien connue.

La Section anti-fraudes du service d’immigration de la préfecture de Novare s’étant décidée à mettre en place un contrôle supplémentaire, elle a découvert que sept immigrés, tous Africains, qui avaient déposé une demande de permis de séjour en se présentant comme employés de la société de Spirano, n’avaient en réalité exercé aucune activité pendant la période concernée. 

Une descente de police à Spirano a révélé que la supposée entreprise était inexistante et que son siège se limitait à une adresse postale.

Les sept Africains ont été inculpés mais laissés en liberté. Il n’est pas précisé s’ils feront l’objet d’une procédure d’expulsion. Une enquête est en cours pour identifier les concepteurs de la fraude. Le travail des immigrés est une richesse, c’est le cas de le dire. Reste à savoir pour qui…

Crédit photo : d’après Luigi Rosa sur Flickr, licence CC.

Immigration clandestine en Italie : des « indigentes » dans une villa de 700.000 euros

Immigration clandestine en Italie : des « indigentes » dans une villa de 700.000 euros

13/10/11 – 11h00
PARIS (NOVOpress) –
La garde mobile de Bolzano a saisi hier à Pergine Valsugana (photo) (Trentin-Haut Adige) une villa de onze pièces de 400 mètres carrés, d’une valeur de 700.000 euros, qui est au nom de trois résidentes de Bolzano officiellement déclarées indigentes. Cela fait plus de dix ans que ces femmes ne déclarent pas cette propriété et ne paient aucun impôt, tandis qu’elles perçoivent à Bolzano l’ensemble des aides sociales ainsi que la contribution pour indigents de l’Ipes (l’Institut pour le logement social). Au total, elles ont touché 600.000 euros des services sociaux.

Ces femmes sont impliquées dans l’enquête “Mezzaluna” qui, depuis décembre dernier, a permis de démanteler une organisation criminelle spécialisée dans l’aide à l’immigration clandestine, l’escroquerie, la fabrication de faux papiers et le blanchiment des profits correspondants. Cinq personnes ont pour l’instant été arrêtées, 20 ont été inculpées.

Pendant ce temps, des familles italiennes vivent à 5 personnes dans une voiture, dans l’indifférence absolue des services sociaux.

Crédit photo : Dart Altair. Licence CC.

Noël Mamère : « Une partie du personnel politique s’enrichit sur la bête, c’est-à-dire les citoyens »

Noël Mamère : « Une partie du personnel politique s’enrichit sur la bête, c’est à dire les citoyens »

06/10/2011 – 09h30
BEGLES (via Info Bordeaux) –
Le maire de Bègles (Gironde) s’élève contre les dérives politico-financières qui touchent la classe politique depuis de nombreuses semaines. Dans un éditorial publié sur son site, intitulé « Dépolluer la République », l’ancien candidat écologiste à la présidentielle de 2002 ne fait pas dans la demi-mesure.

« Nous avons affaire à de vulgaires ripoux dont certains ont été Ministres d’Etat de la République. Ce sont les mêmes qui nous donnent des leçons de morale, mais qui inventent chaque jour de nouvelles mesures contre les pauvres et les classes moyennes, qui stigmatisent comme fraudeurs potentiels des millions de citoyens… Tout en pataugeant dans la criminalité en col blanc. Vue la cadence infernale de révélations, toutes moins ragoûtantes les unes que les autres, le bilan de cette triste équipe risque de faire apparaître Jacques Chirac comme un modèle de vertu ! ».

Pour le député-maire, le gouvernement devrait appliquer « la jurisprudence Jospin qui obligeait les ministres mis en examen à démissionner sur le champ ». Pourtant, Noël Mamère ne stigmatise pas seulement la droite. La gauche, et particulièrement le parti socialiste, est elle aussi pointée du doigt : « De l’autre côté de l’échiquier politique, rien n’est fait pour se débarrasser des notables mis en examen pour – excusez du peu – association de malfaiteurs ».

Les conséquences de ce « contexte glauque » risquent de se retourner contre la classe politique dans son ensemble. Pour l’élu écologiste, la solution viendra donc d’Eva Joly, candidate d’Europe-Ecologie à l’élection présidentielle. Ce serait la seule à pouvoir stopper l’inévitable progression de Marine Le Pen : « Eva Joly a toujours combattu fermement toute forme de corruption, parce qu’elle connaît les circuits et les réseaux par lesquels passent les mallettes, parce qu’elle possède la fermeté et le courage nécessaires pour dépolluer la République ».

Pour Noël Mamère, le choix est simple : « les Français devront choisi en mai et juin prochain entre ceux qui dénoncent la corruption et ceux qui l’organisent ».

[Kiosque étranger] Le prix de la diversité pour l’UBS : une escroquerie de près d’1,5 milliard d’euros

[Kiosque étranger] Le prix de la diversité pour l'UBS : une escroquerie de près d'1,5 milliard d'euros

16/09/2011 – 15h00
LONDRES (NOVOpress) –
Dans un papier très bref paru dans The Telegraph, les journalistes Gordon Rayner, Andrew Hough et Victoria Ward publient un compte-rendu de la fraude dont vient d’être victime la branche londonienne de la banque suisse UBS. Soit près d’1,5 milliards d’euros

A l’inverse des journaux français comme Libération  – à l’exception notale du Parisien ou du Figaro –, les Britanniques n’hésitent pas à publier très rapidement la photo et le nom du trader incriminé. Ce trader d’origine africaine s’appelle Kweku Adoboli.