L’Afrique réelle – Bernard Lugan propose un numéro spécial consacré aux Traites esclavagistes

Bernard Lugan

Ce numéro spécial consacré aux Traites esclavagistes était une nécessité. Le terrorisme pratiqué par ceux qui se sont baptisés « décoloniaux » ou « indigénistes », cache en effet, derrière une volonté de revanche historique relevant peut-être de la psychanalyse, une tentative de prise de pouvoir culturel et idéologique.
A travers un prétendu « anti-racisme » reposant sur un puissant racisme anti-Blanc.

Toute société non frappée de « sida mental » aurait répondu à ce qu’il est difficile de qualifier autrement que de « foutaises », par le sarcasme avantageusement associé au pédagogique rosse-coquin qui, traditionnellement, permettait de remettre de l’ordre chez certains esprits égarés.

Tout au contraire, à deux ou trois exceptions près, journalistes et hommes politiques – RN compris -, rassemblés dans un immense troupeau de couards, se sont couchés devant deux ou trois braillards au casier judiciaire plus que chargé. Tels des lemmings apeurés, ils se sont ainsi faits les suivistes d’une subversion qui les emportera.
Le monde économique n’est pas en reste. Un des plus clairs symboles de l’aplatissement ayant été donné par la firme l’Oréal dont les actuels dirigeants sont entrés avec fracas dans le club des « baise-cul du fait accompli » en retirant « blanc » et « blanchiment » de la description de leurs produits de beauté. Pensent-ils, les naïfs, que cela suffira à faire oublier le « NOIR » passé d’une maison jadis fondée par l’ « infréquentable » Eugène Schueller, financier, entre autres, de la Cagoule et de Marcel Déat ?

L’actuel terrorisme intellectuel se fait au nom de la dénonciation de la traite négrière. Or, si tous les peuples ont pratiqué l’esclavage, seuls les Blancs l’ont aboli.
Une mesure unilatérale imposée ensuite par la colonisation vue comme libératrice par les peuples mis en servitude par leurs « frères » africains et par les esclavagistes arabo-musulmans. L’histoire des Bambara, des Dogon, de tous les peuples de la bande sahélienne et de ceux la cuvette du Congo est éloquente à cet égard.
Comme selon la formule de Braudel la Traite « n’a pas été une invention diabolique de l’Europe », et comme elle a été abolie il y a deux siècles, elle devrait donc relever de l’histoire. Or, les « décoloniaux » en ont fait une arme politique en la re-écrivant sur la base d’impératifs moraux d’aujourd’hui. Un anachronisme contre lequel tout étudiant en histoire était jadis mis en garde dès la première semaine de sa première année universitaire.
La réalité est que, comme je le démontre dans mon livre Esclavage, l’histoire à l’endroit :
1) La Traite ne fut pas que l’affaire des Européens. Existèrent en effet en la précédant et en lui survivant, et les traites inter-africaines et les traites arabo-musulmanes.
2) Drame affreux pour les victimes, la Traite fut une source de bénéfice et de puissance pour ceux des Africains qui étaient les fournisseurs des négriers européens, une partie de l’Afrique s’étant enrichie en en vendant l’autre partie.
3) La traite des esclaves par les Européens eut été impossible sans le concours d’États esclavagistes africains.
4) La richesse de l’Europe ne repose pas sur les profits de l’odieux commerce car l’apport du capital négrier dans la formation du revenu national des nations esclavagistes dépassa rarement la barre de 1%. En moyenne la contribution de la Traite à la formation du capital anglais se situa ainsi annuellement, autour de 0,11%.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Polémique Obono-Valeurs Actuelles : parce que ce ne sont pas des négriers noirs qui ont vendu leurs « frères » noirs aux négriers blancs ?, par Bernard Lugan

Quelle insolite et même « surréaliste » polémique pour un simple pastiche ! A travers la personne de Danielle Obono, porte-parole de la France Insoumise, l’hebdomadaire « Valeurs Actuelles » a en effet mis en évidence sous une forme se voulant humoristique, le rôle de certains peuples Africains dans la vente des esclaves noirs aux négriers européens. Présentée comme une victime de cette traite, Madame Obono a, parait-il, été ulcérée de ce qui pourrait s’apparenter à une « réponse du berger à la bergère ». Au mois de juin 2020, devant le Parlement européen, n’est-ce pas le groupe LFI qui a en effet déposé un amendement visant à ne reconnaître comme « crime contre l’humanité » que la Traite européenne, la seule traite européenne, et non « la traite des esclaves » en général, comme cela était prévu dans le texte initial ?

Cette polémique illustre en réalité le niveau d’abêtissement et, plus grave encore, de dhimitude intellectuelle du monde politique français. Trémolos dans la voix, la main sur le cœur, Rassemblement national compris, tous les partis politiques ont en effet réagi par réflexe pavlovien et dans l’ignorance » bétonnée de la question. Au pays de Descartes, l’émotionnel semble donc avoir définitivement pris le pas sur la Raison…

Or, par-delà les stupides invectives, les consensuelles indignations et les lâches prises de position de responsables politiques devenus les « baise-cul » du fait accompli, la vérité historique existe. Elle fait consensus chez les universitaires spécialistes de la question : une partie de l’Afrique s’est enrichie en vendant l’autre partie. Les captifs n’apparaissaient en effet pas par enchantement sur les sites de traite car ils étaient capturés, transportés, parqués et vendus par des négriers noirs aux négriers européens. Comme ces derniers attendaient sur le littoral que leurs partenaires africains leur y livrassent les captifs, il dépendait donc in fine des négriers africains d’accepter ou de refuser de leur vendre leurs « frères » noirs.

Cette coresponsabilité dans l’ignoble commerce négrier a d’ailleurs été clairement mise en évidence par les évêques africains :

« Commençons donc par avouer notre part de responsabilité dans la vente et l’achat de l’homme noir… Nos pères ont pris part à l’histoire d’ignominie qu’a été celle de la traite et de l’esclavage noir. Ils ont été vendeurs dans l’ignoble traite atlantique et transsaharienne » (Déclaration des évêques africains réunis à Gorée au mois d’octobre 2003).

Or, à travers l’artificielle polémique Obono-Valeurs Actuelles, la vérité historique est une fois de plus effacée au profit d’une fausse histoire peu à peu imposée par des méthodes terroristes et lâchement acceptée par tous les partis politiques français.

Ceux qui ne voudront pas être emportés par la tempête médiatique trouveront dans mon livre Esclavage l’histoire à l’endroit, l’argumentaire détaillé leur permettant de réfuter cette histoire devenant insidieusement officielle et dont la finalité est de faire de l’homme blanc un coupable éternel[1].

[1] Le numéro du mois d’octobre de l’Afrique Réelle que les abonnés recevront en fin de semaine prochaine sera un numéro spécial en totalité consacré à la question des traites esclavagistes.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Obono en esclave – L’odieux lynchage de “VA”, par Franck Deletraz

Depuis vendredi, élus de tous bords, professionnels de l’« antiracisme » et autres grands médias n’en finissent plus de hurler au scandale ni de déverser leur bile sur les journalistes de Valeurs actuelles. Leur « crime » ? Avoir osé représenter le député racialiste et indigéniste Danièle Obono (LFI) en victime de la traite négrière dans un roman fiction se déroulant en Afrique au XVIIIe siècle. En réalité, un prétexte. Car ce que ne pardonnent pas les « bonnes consciences » de notre pays à nos confrères, c’est surtout d’avoir osé toucher à un tabou : celui de l’écrasante responsabilité des Africains eux-mêmes dans la traite des Noirs.

Rappelons d’abord que cette fiction, au texte et aux illustrations nullement racistes, s’inscrivait dans une série d’été proposant de plonger une personnalité contemporaine dans une période du passé. C’est ainsi que, avant Obono, Zemmour avait été projeté en pleine bataille de Waterloo et Didier Raoult dans les tranchées de 14-18… Bref, une idée plutôt amusante et, surtout, comme l’a souligné Tugdual Denis, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, dénuée de toute malveillance et de méchanceté. Mais, dans un pays où il n’est permis d’évoquer la traite que pour se flageller et dénoncer le prétendu « passé criminel » des Français blancs, cette initiative a évidemment suscité un tollé général immédiat. De Roussel (PCF) à Saint-Just (RN), en passant par Mélenchon (LFI), Ferrand (LREM), Abad (LR), Castex, Darmanin, ou encore Dupond-Moretti, chacun y est allé de sa condamnation plus ou moins violente. Et les mêmes qui, hier encore, riaient aux éclats devant les caricatures de Plantu représentant Le Pen en uniforme nazi se sont subitement indignés devant cette « représentation abjecte d’une élue de la République ». Mieux : Macron lui-même, que l’on pensait accaparé par des sujets plus sérieux, s’est fendu d’un coup de téléphone à Obono pour lui exprimer son soutien.

La conséquence directe de ce déchaînement ? Des suprémacistes noirs de la Ligue de défense noire africaine se sont crus autorisés à s’introduire en force samedi soir dans les locaux de Valeurs actuelles pour y venger l’élue LFI… Laquelle, après avoir qualifié élégamment vendredi ce roman fiction de « merde raciste dans un torchon », a dit samedi réfléchir à intenter une action en justice contre Valeurs actuelles, en expliquant très sérieusement : « Aujourd’hui, j’ai mal à ma République, j’ai mal à ma France. » Une confidence pour le moins surprenante de la part d’une élue qui, en 2012, prenait fait et cause pour le groupe ZEP et sa chanson « Nique la France », au nom de… la « liberté d’expression » (cf. l’article de Caroline Parmentier, Présent du 27 juin 2017) ! Quoi qu’il en soit, devant le scandale suscité par sa fiction, la direction de Valeurs actuelles a cru bon de présenter à Obono des excuses officielles. Tout en précisant, et sans doute est-ce là son plus gros « péché », que cette histoire avait pour but de montrer une « terrible vérité que les indigénistes [dont Danièle Obono] ne veulent pas voir » : celle « des horreurs de l’esclavage organisé par des Africains au XVIIIe siècle ». Un tabou que les tenants de l’histoire officielle falsifiée et autres adeptes de la repentance permanente ne pardonnent à personne de bousculer, comme l’a appris – entre autres – à ses dépens l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau lors la publication de son livre il y a quelques années.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 31 août 2020

Nouveau livre de Bernard Lugan : Esclavage, l’histoire à l’endroit

Tous les peuples ont pratiqué l’esclavage. Mais seuls les Blancs l’ont aboli. A travers la conquête coloniale, ils ont ensuite contraint ceux qui continuaient à le pratiquer à y renoncer. Or, seule la traite pratiquée par les Européens est criminalisée.

Le 10 mai 2001, en votant à l’unanimité la « Loi Taubira », les députés français ont ainsi imposé une vision à la fois idéologique et manichéenne de la traite esclavagiste. Cette loi ne dénonce en effet que la Traite pratiquée par les Européens, faisant l’impasse sur la traite arabo-musulmane laquelle ne prit fin qu’avec la colonisation.

Christiane Taubira a justifié cette singulière hémiplégie historique afin que « les jeunes Arabes (…) ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes » (L’Express, 4 mai 2006).

Par leur vote, les députés français ont donc effacé de la Mémoire collective des dizaines de millions de victimes. A commencer par ces innombrables femmes et jeunes filles berbères razziées dans ce que les conquérants arabes appelaient la « moisson berbère ». Ibn Khaldun évoquait à ce sujet les « belles esclaves berbères, de toison couleur de miel ». Et que dire des millions d’enlèvements d’Européens opérés jusque dans les années 1800 en mer et le long des rivages méditerranéens, à telle enseigne que l’on disait alors qu’ « il pleut des esclaves chrétiens sur Alger » ?

Cette loi fait également l’impasse sur le rôle des Africains eux-mêmes. Or, comme les Européens attendaient sur le littoral que leur soient livrés les captifs par leurs partenaires africains, il dépendait donc in fine de ces derniers d’accepter ou de refuser de leur vendre leurs « frères » noirs. La réalité historique est qu’une partie de l’Afrique s’est enrichie en vendant l’autre partie. Les captifs n’apparaissant pas par enchantement sur les sites de traite, ils étaient en effet capturés, transportés, parqués et vendus par des négriers noirs. Ce qui a fait dire aux évêques africains :
« Commençons donc par avouer notre part de responsabilité dans la vente et l’achat de l’homme noir… Nos pères ont pris part à l’histoire d’ignominie qu’a été celle de la traite et de l’esclavage noir. Ils ont été vendeurs dans l’ignoble traite atlantique et transsaharienne » (Déclaration des évêques africains réunis à Gorée au mois d’octobre 2003).

Or, par haine de tout ce qui est « Blanc », ceux qui se sont baptisés « décoloniaux », nient ces réalités historiques au profit d’une fausse histoire qu’ils introduisent au forceps selon des méthodes terroristes et qui est lâchement acceptée par des « élites » européennes entrées en dhimitude doctrinale. Le 19 juin 2020, le Parlement européen a ainsi voté une résolution surréaliste condamnant « l’utilisation des slogans qui visent à saper ou à affaiblir le mouvement Black Lives Matter et à en diluer la portée ». Le groupe LFI a même déposé un amendement visant à ne reconnaître comme « crime contre l’humanité » que la Traite européenne, et non « la traite des esclaves » en général, comme cela était prévu dans le texte initial.

Cette entreprise de subversion connaît des développements apparemment insolites. Ainsi, au mois de mai dernier, en Martinique, deux statues de Victor Schoelcher, l’homme du Décret du 27 avril 1848 abolissant définitivement l’esclavage, ont été renversées à Fort de France et à … Schoelcher. Or, il n’y a ni inculture, ni crétinerie dans ces crimes iconoclastes, mais tout au contraire une claire attitude politique : un Blanc ne peut en effet mettre fin à l’esclavage puisqu’il est par essence esclavagiste… Alors, si les statues du père de l’abolitionnisme ont été renversées, c’est afin que soient mises à leur place celles de personnalités noires « esclavagisées » selon le vocabulaire « décolonial », et qui auraient lutté contre l’esclavage.

Voilà donc les « décoloniaux » en plein complexe existentiel devenus les « esclaves de l’esclavage » selon la formule de Franz Fanon, lui qui refusait de se « laisser engluer par le déterminisme du passé ».

Ce livre remettant totalement à plat l’histoire de l’esclavage était donc une nécessité. Loin des nuées et des incessantes manœuvres culpabilisatrices, cet ouvrage enrichi de plusieurs dizaines de cartes et illustrations, d’une bibliographie détaillée et d’un index est le manuel de réfutation de cette histoire devenue officielle dont la finalité est de paver la route de la repentance afin de faire des Européens des étrangers sur leur propre sol.

Pour commander ce livre : http://bernardlugan.blogspot.com/2020/08/nouveau-livre-de-bernard-lugan.html

A quand les excuses d’Alger pour la traite des esclaves européens ? par Bernard Lugan

En ces temps de repentance et d’ethno-masochisme, puisque ceux qu’il est difficile de désigner autrement que par le terme d’ennemis, vu leur comportement à l’égard de la France, s’amusent à jongler avec le contexte historique, alors, faisons de même.

L’Algérie aux abois économiquement, ruinée par les profiteurs du Système qui depuis 1962 se sont méthodiquement engraissés en pillant ses ressources, a donc l’outrecuidance de demander des excuses à la France. Pourquoi pas d’ailleurs, puisque, comme le disait Etienne de la Boétie : « Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux » ?

Des excuses donc pour avoir tracé en Algérie 54 000 kilomètres de routes et pistes (80 000 avec les pistes sahariennes), 31 routes nationales dont près de 9000 kilomètres goudronnés, construit 4300 km de voies ferrées, 4 ports équipés aux normes internationales, 23 ports aménagés (dont 10 accessibles aux grands cargos et dont 5 qui pouvaient être desservis par des paquebots), 34 phares maritimes, une douzaine d’aérodromes principaux, des centaines d’ouvrages d’art (ponts, tunnels, viaducs, barrages etc.), des milliers de bâtiments administratifs, de casernes, de bâtiments officiels, 31 centrales hydroélectriques ou thermiques, une centaine d’industries importantes dans les secteurs de la construction, de la métallurgie, de la cimenterie etc., des milliers d’écoles, d’instituts de formations, de lycées, d’universités avec 800 000 enfants scolarisés dans 17 000 classes (soit autant d’instituteurs, dont deux-tiers de Français), un hôpital universitaire de 2000 lits à Alger, trois grands hôpitaux de chefs-lieux à Alger, Oran et Constantine, 14 hôpitaux spécialisés et 112 hôpitaux polyvalents, soit le chiffre exceptionnel d’un lit pour 300 habitants. Sans parler d’une agriculture florissante laissée en jachère après l’indépendance, à telle enseigne qu’aujourd’hui l’Algérie doit importer du concentré de tomates, des pois chiches et jusqu’à la semoule pour le couscous…

Or, tout ce que la France légua à l’Algérie en 1962 fut construit à partir du néant, dans un pays qui n’avait jamais existé et dont même le nom lui fut donné par le colonisateur… Tout avait été payé par les impôts des Français. En 1959, toutes dépenses confondues, l’Algérie engloutissait ainsi 20% du budget de l’Etat français, soit davantage que les budgets additionnés de l’Education nationale, des Travaux publics, des Transports, de la Reconstruction et du Logement, de l’Industrie et du Commerce ! (Voir à ce sujet mon livre Algérie l’Histoire à l’endroit).

L’Algérie a exigé, et sur ce point comment ne pas être d’accord avec elle, que la France lui restitue les cranes de combattants vaincus par l’armée française lors de la conquête. Mais alors, quid des restes des dizaines de milliers d’esclaves européens dont des milliers de Français enlevés en mer ou par des razzia littorales, morts en Algérie et enterrés dans la banlieue d’Alger dans ce qui, avant la conquête était désigné comme le cimetière des chrétiens ? C’est en effet par dizaines de milliers que des hommes, des femmes et des enfants européens furent pris en mer ou enlevés à terre par les pirates barbaresques. De 1689 à 1697, Marseille perdit ainsi 260 navires ou barques de pêche et plusieurs milliers de marins et de passagers, tous ayant été réduits en esclavage. En 1718, la comtesse du Bourk, ses enfants et ses domestiques qui avaient embarqué à Sète pour rejoindre via Barcelone son mari ambassadeur en Espagne furent capturés en mer. La petite Marie-Anne du Bourk alors âgée de 9 ans, fut rachetée en 1720.

Grâce aux rapports des pères des Ordres religieux dits de « rédemption des captifs », qu’il s’agisse de l’Ordre des Trinitaires fondé par Jean de Matha et Félix de Valois, ou des Pères de la Merci, les Mercédaires, un ordre religieux fondé par Pierre Nolasque, nous connaissons les noms de milliers d’esclaves rachetés, ainsi que leurs villes ou villages d’origine, cependant que, faute de moyens, des dizaines de milliers d’autres ne le furent pas et moururent dans les chaînes.

En 1643, le Père Lucien Héraut, prêtre de l’Ordre de la Trinité et Rédemption des Captifs, rentra en France avec 50 malheureux Français qu’il venait de racheter aux esclavagistes algérois. Faute de moyens, la mort dans l’âme, il avait laissé derrière lui plusieurs milliers d’autres Français, sans compter les milliers d’esclaves appartenant aux autres nations européennes enlevés en mer ou sur le littoral.

Dans une lettre d’une grande puissance de témoignage adressée à Anne d’Autriche, Reine-Régente du royaume de France, le père Héraut se fit l’interprète des captifs, s’adressant à la reine en leur nom, afin de lui demander une aide financière pour les racheter. Une lettre qui devrait clore les prétentions et les exigences d’excuses des descendants des esclavagistes algérois : « Larmes et clameurs des Chrestiens françois de nation, captifs en la ville d’Alger en Barbarie, adressées à la reine régente, par le R. P. Lucien Heraut, Religieux de l’Ordre de la Trinité et Rédemption des Captifs, 1643.

« (…) ainsi qu’il arrive ordinairement aux vassaux de vostre Majesté, qui croupissent miserablement dans l’horrible esclavage (…) cette mesme necessité addresse aux pieds de sa clemence et Royalle bonté, les larmes et soupirs de plus de deux milles François de nation Esclaves en la seule ville d’Alger en Barbarie, à l’endroit desquels s’exerce les plus grandes cruautés que l’esprit humain puisse excogiter, et les seuls esprits infernaux inventer.

Ce n’est pas, Madame, une simple exaggeration (…) de ceux, qui par malheur sont tombés dans les griffes de ces Monstres Affricains, et qui ont ressenty, comme nous, leur infernalle cruauté, pendant le long sejour d’une dure captivité, les rigueurs de laquelle nous experimentons de jour en jour par des nouveaux tourments: la faim, le soif, le froid, le fer, et les gibets (…) mais il est certain que les Turcs et Barbares encherissent aujourd’hui par-dessus tout cela, inventans journellement de nouveaux tourments, contre ceux qu’ils veulent miserablement prostituer, notamment à l’endroit de la jeunesse, captive de l’un et l’autre sexe, afin de la corrompre à porter à des pechés si horribles et infames, qu’ils n’ont point de nom, et qui ne se commettent que parmys ces monstres et furies infernales et ceux qui resistent à leurs brutales passions, sont écorchez et dechirez à coup de bastons, les pendants tous nuds à un plancher par les pieds, leur arrachant les ongles des doigts, brullant la plante des pieds avec des flambeaux ardents, en sorte que bien souvent ils meurent en ce tourment. Aux autres plus agés ils font porter des chaisne de plus de cent livres de poids, lesquelles ils traisnent miserablement partout où ils sont contrains d’aller, et apres tout cela si l’on vient à manquer au moindre coup de siflet ou au moindre signal qu’ils font, pour executer leurs commandements, nous sommes pour l’ordinaire bastonnez sur la plante des pieds, qui est une peine intollerable, et si grande, qu’il y en a bien souvent qui en meurent, et lors qu’ils ont condamné une personne à six cent coups de bastons, s’il vient à mourir auparavant que ce nombre soit achevé, ils ne laissent pas de continuer ce qui reste sur le corps mort.

Les empalements son ordinaires, et le crucifiment se pratique encore parmy ces maudits barbares, en cette sorte ils attachent le pauvre patient sur une manière d’echelle, et lui clouent les deux pieds, et les deux mains à icelle, puis après ils dressent ladite Eschelle contre une muraille en quelque place publique, où aux portes et entrées des villes (…) et demeurent aussi quelque fois trois ou quatre jours à languir sans qu’il soit permis à aucun de leur donner soulagement.

D’autres sont écorchez tous vifs, et quantitez de bruslez à petit feu, specialement ceux qui blasphement ou mesprisent leur faux Prophete Mahomet, et à la moindre accusation et sans autre forme de procez, sont trainez à ce rigoureux supplice, et là attachez tout nuds avec une chaine à un poteau, et un feu lent tout autour rangé en rond, de vingt-cinq pieds ou environ de diametre, afin de faire rostir à loisir, et cependant leur servir de passe-temps, d’autres sont accrochez aux tours ou portes des villes, à des pointes de fer, où bien souvent ils languissent fort long temps.

Nous voions souvent de nos compatriots mourir de faim entre quatre murailles, et dans des trous qu’ils font en terre, où ils les mettent tout vif, et perissent ainsi miserablement. Depuis peu s’est pratiqué un genre de tourment nouveau à l’endroit d’un jeune homme de l’Archevesché de Rouen pour le contraindre a quitter Dieu et nostre saincte Religion, pour laquelle il fut enchaisné avec un cheval dans la campagne, l’espace de vingt-cinq jours, à la merci du froid et du chaud et quantitez d’autres incommoditez, lesquelles ne pouvant plus supporter fit banqueroute à notre saincte loy.

Mille pareilles cruautez font apostasier bien souvent les plus courageux, et mesme les plus doctes et sçavants : ainsi qu’il arriva au commencement de cette presente année en la personne d’un Père Jacobin d’Espagne, lequel retenu Captif, et ne pouvant supporter tant de miseres, fit profession de la loy de Mahomet, en laquelle il demeura environ six mois, pendant lesquels (…) il avoit scandalisez plus de trente mille Chrestiens esclaves de toutes nations (…) il se resolu à estre brullé tout vif, qui est le supplice ordinaire de ceux qui renoncent à Mahomet (…)en suite deqoy il fut jetté en une prison obscure et infame (…) Le Bascha le fit conduire au supplice(…) il fut rosty à petit feu un peu hors de la ville près le Cimitiere des Chrestiens.

Nous n’aurions jamais fait, et nous serions trop importuns envers votre Majesté, de raconter icy toute les miseres et calamitez que nous souffrons : il suffit de dire que nous sommes icy traittez comme de pauvres bestes, vendus et revendus aux places publiques à la volonté de ces inhumains, lesquels puis apres nous traittent comme des chiens, prodiguans nostre vie, et nous l’ostans, lors que bon leur semble (…).

Tout cecy, Madame, est plus que suffisant pour émouvoir la tendresse de vos affections royales envers vos pauvres subjets captifs desquels les douleurs sont sans nombre, et la mort continuelle dans l’ennuy d’une si douleureuse vie (…), et perdre l’ame apres le corps, le salut apres la liberté, sous l’impatience de la charge si pesante de tant d’oppressions, qui s’exercent journellement en nos personnes, sans aucune consideration de sexe ny de condition, de vieil ou du jeune, du fort ou du foible : au contraire celuy qui paroist delicat, est reputé pour riche, et par consequent plus mal traitté, afin de l’obliger à une rançon excessive, par lui ou par les siens (…) nous implorons sans cesse, jettant continuellement des soupirs au Ciel afin d’impetrer les graces favorables pour la conservation de vostre Majesté, et de nostre Roy son cher fils, destiné de Dieu pour subjuguer cette nation autant perfide que cruelle, au grand souhait de tous les Catholiques, notamment de ceux qui languissent dans ce miserable enfer d’Alger, une partie desquels ont signé cette requeste en qualité, Madame, de vos tres humbles, tres obeyssants, tres fidels serviteurs et vassaux les plus miserables de la terre, desquels les noms suivent selon les Dioceses et Provinces de votre Royaume. »

Le numéro du mois de septembre de l’Afrique Réelle sera un numéro spécial consacré à la repentance et à l’esclavage et, le 1er septembre, je publierai un livre intitulé Esclavage, l’histoire à l’endroit, une arme de réfutation de la doxa culpabilisatrice. Les lecteurs de ce blog et les abonnés à la revue seront informés dès sa parution.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Culpabilité post-coloniale : on marche sur la tête !

Après que la France a restitué les restes de 24 combattants algériens tués au début de la colonisation française au XIXe siècle, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a déclaré, samedi, attendre des excuses de la France pour la colonisation de l’Algérie : « On a déjà reçu des demi-excuses. Il faut faire un autre pas ! »

Soyons justes : les pays colonisateurs ont pressuré les pays conquis et s’ils les ont développés, c’est moins par humanisme – n’en déplaise à Jules Ferry – que par souci économique. Alors, allons-y pour la contrition. Mais en face, les peuples musulmans, en matière de colonisation, de conquêtes, de massacres ou d’esclavage, sont-ils mieux placés pour donner des leçons ? Rappelons donc quelques réalités.

Côté colonisation, les Arabo-musulmans ne sont pas en reste : en 711, au nom du Jihad, les Arabes envahissent l’Europe par l’Espagne. Après la prise de Barcelone, ils franchissent les Pyrénées en 716 et conquièrent la Sicile, la Sardaigne, la Corse, puis les Baléares et la Provence. En 719, ils s’emparent de Narbonne, puis d’Agde, Béziers, Nîmes. Ils ravagent le Languedoc, multipliant des razzias sanglantes contre Carcassonne, Arles, Nîmes, Alès, Béziers, Agde, Maguelone… la Septimanie devient une province d’Al-Andalus avec, à la clé, les inévitables persécutions des juifs et des chrétiens. Malgré une défaite de l’armée arabe devant Toulouse, les razzias vont pourtant continuer : Autun mise à sac en août 725, puis Beaune, Chalon-sur-Saône, Mâcon, Sens, Luxeuil. En 732, Abd el-Rahman, gouverneur de Cordoue et dernier des Omeyyades, islamiste convaincu et intransigeant, relance une campagne militaire depuis l’Espagne vers l’Auvergne et vers Bordeaux. Contrairement aux affirmations euphémisées qui dénoncent la violence de Charles Martel et encensent la modération d’Abd el-Rahman, celui-ci est féroce : « Laissant derrière eux Bordeaux en flammes, chrétiens égorgés, églises détruites, palais saccagés, les Sarrasins se ruent vers le nord, détruisent les domaines viticoles (Saint-Émilion), villages, châteaux… avant d’atteindre Poitiers, faisant subir à cette ville un sort identique à celui de Bordeaux. Puis, ils dressent leurs tentes à Moussais, sur la route de Tours » (Renée Mussot-Goulard, historienne du Moyen Âge). C’est là que Charles Martel mettra le coup d’arrêt final. Mais il faudra attendre le seizième siècle et la défaite des Ottomans à la bataille de Lépante, en 1571, puis devant Vienne, en 1683, pour que la pression se relâche .

Côté esclavage, là encore, qui se frappe la poitrine ? L’Occident !

Pourtant, la plus grande traite esclavagiste des Noirs africains est celle des Arabo-musulmans, selon l’étude réalisée par l’anthropologue Tidiane N’Diaye : Par-delà les ténèbres blanches : Enquête historique.

Chercheur spécialisé dans l’histoire et l’anthropologie des civilisations négro-africaines, N’Diaye va jusqu’à assimiler cette traite à un génocide, car il mentionne un principe soigneusement occulté : la castration systématique appliquée par les Turcs ou les Arabes, pour que les populations noires ne puissent faire souche là où on les exploitait. Esclavage qui se pratique toujours, même s’il est officiellement interdit. Libération évoquait, en 2018, l’agence Reuters selon laquelle, à Tamanrasset, des migrants subsahariens avaient affirmé avoir été torturés et vendus comme esclaves par des passeurs, qui étaient pour la grande majorité de la même nationalité qu’eux. Ousmane Bah, un ouvrier guinéen de 21 ans, disait avoir été vendu à deux reprises en Algérie pour 100.000 francs CFA (150 euros). Abdoulaye Maizoumbou, membre du Catholic Relief Services (association au service des démunis), explique que sur les 30 migrants renvoyés d’Algérie qu’il a rencontrés, une vingtaine ont affirmé avoir été esclaves.

Quant à l’accueil de réfugiés, du moins les pays du Maghreb acceptent-ils que nous nous en chargions sans nous reprocher de les en priver. Maigre consolation…

L’Algérie, en victime vertueuse, attend ainsi de la contrition. Bonne idée ! Chaque pays a des squelettes dans ses placards. Faut-il les étaler à tout prix ? Pourquoi ce désir de pratiquer une surenchère mortifère dans la contrition ? Vite, vite, expions ! Accueillons sans réserve tous les demandeurs d’asile, les vrais et les faux, déboulonnons nos grands hommes. Nul doute qu’à force de nous autoflageller, tous nos fidèles amis arabo-musulmans finiront bien par nous aimer.

Philippe Joutier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Colbert est accusé de racisme pour avoir été le principal instigateur du Code noir. Qu’est-ce que le Code noir? Fait-il de la France un état raciste?

La mémoire trafiquée de l’esclavage, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

La vague émotionnelle entourant le mouvement Black Lives Matter a tout dévasté sur son passage. La puissance de feu médiatique des ennemis de Donald Trump ne s’est une nouvelle fois pas démentie. Car il s’agit bien d’une campagne pour déstabiliser le président américain.
Un élément en particulier cristallise les passions : la représentation erronée très répandue que l’on a de l’histoire de l’esclavage aux États-Unis et en Europe. Voici quelques faits et chiffres méconnus ou occultés à ce sujet.

Dans les colonies anglaises, les esclaves blancs étaient les plus nombreux

Au XVIIIème siècle, les esclaves les plus nombreux dans les colonies anglaises d’Amérique du Nord étaient des blancs d’origine anglaise et irlandaise. Pour payer leur traversée de l’Atlantique, nombre de miséreux européens subissaient un régime de servitude temporaire, en général 5 ans. On appelait ce système l’engagisme ou indenture. Certains, environ un quart, étaient même enlevés et déportés de force. Avant 1775, la moitié des Européens immigraient dans les colonies américaines dans le cadre de ce système de servitude temporaire[1]. Il s’agissait souvent de mineurs dont le père signait les papiers d’engagement[2]. Si leur statut n’était pas perpétuel ou héréditaire, leur taux de survie au XVIIème siècle était bien moindre que celui des esclaves africains le siècle suivant. Seul 40 % atteignaient la fin de leur période d’« engagement ».

Anthony Johnson, le propriétaire d’esclaves qui venait d’Angola

Capturé en Angola, Anthony Johnson est arrivé en 1621 en Virginie avec le statut d’indentured servant. À sa mise en liberté, il développa une petite exploitation dans laquelle 4 blancs et 1 noir travaillaient pour lui sous le régime de l’indenture. Suite à l’évasion d’un serviteur noir qui estimait que son « temps » était terminé, il engagea un procès contre le cultivateur blanc chez qui il s’était fait engager. Le tribunal lui donna raison et le fugitif fut condamné à le servir jusqu’à la fin de ses jours. Ce fut la première fois qu’on condamna quelqu’un à la servitude à vie sans qu’il n’ait commis aucun crime. Par la suite, il n’était pas rare que des noirs possèdent des esclaves noirs. Certains planteurs noirs propriétaires de plus d’une centaine d’esclaves devinrent même particulièrement riches. Si ce phénomène était bien entendu minoritaire, il apporte une nuance à l’histoire de l’esclavage aux États-Unis.

Ceux qui capturaient et vendaient les esclaves étaient africains, ceux qui ont mis un terme à l’esclavage étaient européens

L’esclavage a existé en Afrique avant, pendant et après la traite européenne. Selon les chiffres du spécialiste de l’histoire de l’esclavage Olivier Grenouillau, la traite intra-africaine a dépassé en nombre la traite atlantique européenne (un minimum de 14 millions contre 11 millions d’esclaves)[3]. La capture est systématiquement (98 %) le fait d’Africains[4]. Elle a permis à des royaumes africains de s’enrichir massivement en vendant ses fils ou ceux de ses rivaux. C’est finalement les Européens qui ont mis un terme à cette pratique lors de la colonisation. Aux États-Unis, ce sont aussi des descendants d’Européens qui ont fait cesser cette pratique dans leur pays. Cette aversion des Européens pour l’esclavage explique pourquoi ils ont été les premiers à l’abolir et pourquoi on se sert aujourd’hui de son souvenir pour les culpabiliser.

Les Américains d’aujourd’hui sont-ils des descendants d’esclavagistes ?

Selon le recensement de 1860, seul 1,4 % de la population libre américaine possédait au moins un esclave. Des sites de debunkage américains ne nient pas ce chiffre mais ont expliqué que si l’on prenait en compte les foyers possédant un esclave et qu’on l’on ne tenait compte que des états esclavagistes, le pourcentage de personnes impliquées dans la société esclavagiste sudiste augmentait. Ce qui n’est pas la question. Le propos est ici de savoir si les américains blancs d’aujourd’hui sont majoritairement des descendants de propriétaire d’esclaves. On voit donc que ce n’est pas le cas. D’autant qu’une grande partie de la population actuelle des blancs américains est issu des migrations européennes massives postérieures à l’abolition de l’esclavage en 1865. La population passe de 31 millions en 1860 à 92 millions en 1910[5]. Faire des blancs vivant aujourd’hui aux États-Unis les descendants des propriétaires d’esclaves d’hier est par conséquent absolument abusif. Leur attribuer une responsabilité morale héréditaire l’est encore plus. Étendre cette responsabilité à tous les Européens et leurs descendants où qu’ils se trouvent est délirant.

L’esclavage explique-t-il le développement économique des États-Unis ?

Non. Le développement économique américain est essentiellement le fruit de l’industrialisation du nord-est des États-Unis. La révolution industrielle qui y a eu lieu s’explique par des facteurs très divers. L’esclavage et la culture du coton n’y a été pas été déterminants ou indispensables. D’ailleurs des pays esclavagistes comme l’Espagne ou le Portugal n’ont pas connu de véritable révolution industrielle. C’est au contraire l’abandon de cette pratique qui a permis le décollage économique de plusieurs pays[6]. La culture du coton et du tabac, où les esclaves travaillaient majoritairement, a enrichi les propriétaires de plantation. Elle a par contre contribué à maintenir le Sud des États-Unis dans un système économique agraire archaïque. Son retard industriel et économique explique en bonne partie sa défaite face au Nord lors de la guerre de Sécession.

Les esclaves américains du Dey d’Alger

Peu de gens de le savent mais la fameuse US Navy (les forces navales militaires américaines), a été créée à la suite des attaques incessantes sur la flotte marchande des jeunes États-Unis par les barbaresques d’Afrique du Nord. Entre 1785 et 1815, environ 700 Américains ont été maintenus en servitude dans cette région[7]. Ils s’ajoutaient au million d’Européens capturé par les pirates maghrébins entre 1500 et 1830. Ces razzias étaient pratiquées en Europe et dans la Méditerranée dès le VIIème siècle. Les Russes et les autres Européens de l’Est étaient capturés par les Ottomans et les Tatares quand les Européens de l’Ouest l’étaient par les Arabes. La servitude millénaire de plusieurs millions d’Européens est ainsi complètement occultée au profit du souvenir l’esclavage aux Amériques qui dura 3 siècles.

Haïti, pays voisin des États-Unis, pays des enfants-esclaves

Dans un pays qui compte seulement 11 millions d’habitants, 400 000 enfants sont aujourd’hui considérés comme restavek, c’est-à-dire enfant-esclave. Dans certains quartiers de la capitale, Port-au-Prince, 40 % des enfants sont en situation d’esclavage. Si quelques ONG se soucient du sort de ces enfants, elle reste peu connue. Il s’agit pourtant d’une des premières colonies à avoir accédé à l’indépendance en 1804. Sont-ce donc encore les blancs américains ou européens qui y déversent quantité d’aide au développement (l’équivalent de 4 plans Marshall annuels depuis des décénnies) qui sont encore et toujours responsables moralement de ces pratiques ?
La repentance jusqu’où et pendant encore combien de temps ?

La culture de la repentance entretient un esprit de revanche, une mentalité de débiteur de ceux qui s’estiment victimes ou descendants de victimes. Toutes les réussites de l’Europe, sa prospérité, ses réalisations culturelles, architecturales ou artistiques auraient été semble-t-il impossibles sans la traite atlantique. Cette vision de l’histoire de l’esclavage rejoint les mythes sur le pillage actuel ou passé de l’Afrique et les délires sur le franc CFA. En plus d’empêcher les Africains de réellement prendre leur destin en main, elle crée en Europe une situation très dangereuse. Coupables éternels, on ne sait pas très bien jusqu’où la repentance des Européens doit aller, ni ce qu’elle peut justifier. Doit-on tout donner, tout subir et finir par disparaître pour que soient rachetées ces dettes imaginaires ?

[1] Christopher Tomlins, « Reconsidering Indentured Servitude : European Migration and the Early American Labor Force, 1600–1775, » Labor History (2001) pp. 5–43
[2] Sur l’histoire des esclaves blancs dans les colonies américaines : Don Jordan and Michael Walsh, White cargo – The Forgotten History of Britain’s White Slaves in America, New York University Press
[3] Olivier Grenouilleau, Les Traites négrières. Essai d’histoire global. (2004) p. 74
[4] Ibid. p. 75
[5] René Rémond , Histoire des États-Unis, PUF. (1972) pp. 75–76
[6] Olivier Grenouilleau, Les Traites négrières. Essai d’histoire global. (2004) p. 451
[7] Adams, Charles Hansford. The Narrative of Robert Adams : A Barbary Captive. New York : Cambridge University Press. (2005) pp. 55–56.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Béziers : une esclave « blanche » exploitée, humiliée et maltraitée pendant des années par une Guinéenne

véhicule de police

15/04/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Dans un article paru le 8 avril, le Midi Libre raconte qu’une Guinéenne a exploité une jeune française de souche pendant plusieurs années. Il y a quatre ans, cette Française avait été obligée de quitter précipitamment son compagnon en raison de violences conjugales. Sa mère ne pouvant l’aider, elle eût alors l’idée de lancer un appel à la solidarité sur les réseaux sociaux… Mais c’est dans la toile d’une mygale guinéenne qu’elle est malheureusement tombée.

La tortionnaire avait une emprise sur sa victime

En contrepartie d’un hébergement indécent, la victime devait faire le ménage et les courses, garder les quatre enfants, les déposer à l’école, entretenir un élevage clandestin de Chihuahuas. De plus, elle devait faire des demandes frauduleuses aux organismes sociaux pour percevoir des prestations indues. Pire encore : cette serveuse, qui travaillait à temps partiel dans un restaurant du Biterrois, devait reverser quasiment toutes ses ressources financières à son hôte sous prétexte de dettes.

La prévenue, d’origine africaine et âgée de 32 ans, a été entendue par la police, et est en ce moment jugée en comparution immédiate

Elle a avoué à des proches avoir voulu s’offrir les services « d’un esclave blanc ». Cette sordide affaire est le symptôme d’un racisme anti-blanc qui progresse dans le pays. Mais, bien sûr, aucune des associations antiracistes, payées par le contribuable français, ne se sont levées pour la dénoncer.

Les migrants, ces esclaves modernes… – par Edmond Guibe

Depuis la nuit des temps, l’esclavage a toujours consisté à déraciner par la force et la contrainte des êtres humains pour les entraîner loin de leur patrie, loin de leur famille, et les asservir au bénéfice d’autres être humains : les « esclavagistes ».

On croyait l’esclavage éradiqué et relégué au rang de déviances passées condamnées par tous.

En fait, nous vivons, aujourd’hui, un esclavagisme à plus grande échelle, mais tellement déguisé sous les traits de la vertu qu’il est approuvé par une grande majorité.

Voici l’arsenal de stratagèmes pour le mettre en œuvre. On notera le rôle important, voire primordial, dans ce processus décrit ci-dessous de façon schématique, de cet acteur que l’on regroupera sous le vocable « les associations ».

Acte 1 : on laisse croire aux populations des pays pauvres que l’enfer, c’est chez eux et que l’Europe, c’est le paradis sur terre. À tous points de vue. Alors, c’est la migration à travers l’Afrique, bien souvent. Jusqu’à la mer.

Acte 2 : entrent alors en scène les passeurs qui acheminent, par voie maritime, dans des rafiots, des barcasses, les malheureux, appâtés par le miroir aux alouettes.

Acte 3 : alors, ce sont les noyades en masse. Interviennent les secours des États côtiers et/ou d’associations dites humanitaires. Très important, les associations humanitaires. Les esclaves modernes sont embarqués dans les bateaux pour qu’ils terminent la traversée. Au passage, soulignons le beau travail de coopération, volontaire ou pas, entre les passeurs et les associations !

Acte 4 : les membres de ces associations n’arrêtent pas de faire de grands discours sur la générosité qu’il y a à accueillir ces nouveaux esclaves, mais ne veulent surtout pas en loger chez eux à titre personnel. Aussi ces pauvres hères sont-ils lâchés dans la nature, où ils errent comme des âmes en peine, allant de jungle en jungle, et surtout dégringolant de Charybde en Scylla, mille fois plus malheureux qu’ils l’étaient dans leur pays.

Acte 5 : pour se donner bonne conscience, ces associations – grassement financées par les subventions publiques, rappelons-le – donnent la becquée à ces malheureux que leur propagande a arrachés à leur patrie, à leur famille, à leur culture, à leurs racines, souvent même à leur langue maternelle.

Acte 6 : la majorité de ces malheureux ne rentrera pas chez elle et finira par gonfler la longue cohorte des esclaves des temps modernes, chargés de pousser et tirer les chariots de notre société pour un salaire de misère. Alors qu’ils seraient certainement plus utiles dans leurs pays pour œuvrer à leur développement et les sortir de la misère.

Edmond Guibe

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Esclaves en Libye : les larmes de la manipulation

02/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
18 novembre, le monde découvre grâce à une vidéo de CNN l’existence de marché d’esclaves en Libye. Le parallèle avec le petit Aylan est vite fait. La presse et le monde pleurent. Les coupables sont tout désignés l’Europe et sa politique migratoire.

Une émission présentée par Jean Yves Le Gallou et Hervé Grandchamp.


L’empire de la malbouffe Burger King exploite des clandestins économiques africains

09/10/2017 – EUROPE (NOVOpress)
La chaîne de casse croûte américain Burger King sous traite le nettoyage de ses enseignes à une société nommée Albiance. Cette société se livre à un véritable esclavage moderne au mépris total des règles du code du travail français.

Les salariés sont tous des clandestins africains, arrivés illégalement en Europe avec de faux passeports. Ils travaillent 12 heures durant, la nuit, parfois 7 jours sur 7 et sont payés moins de 900 € par mois. Ils utilisent des produits d’entretien hautement toxiques, sans protection, qu’ils sont parfois obligés d’acheter eux mêmes.

Pire, le prestataire en question, se livrerait même à un trafic de faux papiers, les clandestins ayant du payer jusqu’à 700 € pour obtenir une carte d’identité. Ces pratiques sont une parfaite illustration de l’idéologie libérale libertaire qui exploite des clandestins économiques venus d’Afrique, pour satisfaire ses appétits financiers.

Mensonges sur le Code noir et nouvel esclavage

Code noir

Etabli par Colbert en 1685, le Code noir précisait le statut civil et pénal des esclaves qui, auparavant, n’en avaient aucun. Il donnait à ces derniers la possibilité de se plaindre auprès des juges locaux de leurs maîtres en cas d’excès ou de mauvais traitement. Autant de faits que nie absolument l’historien Salas-Molins auteur de l’ouvrage Le Code noir ou le calvaire de Canaan. Un livre partisan qui se veut la Bible en matière de dénonciation de l’esclavage et qui a contribué à noircir le portrait de Colbert et à en faire l’homme à abattre de ces nou- veaux moralisateurs. Cet enseignant qui a fricoté un temps avec Dieudonné est impitoyable avec ses détracteurs. Un de ses défenseurs, Robert Badinter a certes chanté ses louanges mais a reconnu au Code noir le mérite de contenir « certains articles qui tendent à protéger l’esclave », et même vu dans ce texte « une tentative illusoire du pouvoir royal pour maîtriser les pratiques esclavagistes » (cf. Le Nouvel Observateur, juin 1987).

Des pratiques que n’ont pas abandonnées certains. C’est le cas notamment d’un pasteur évangéliste nigérian récemment arrêté par la police française en compagnie d’une dizaine de mamas africaines et de jeunes lieutenants chargés de « manager » un cheptel d’une cinquantaine de têtes.

Cet étrange religieux avait mis sur pied un vaste réseau de prostitution en se servant des bandes de passeurs qui prospèrent entre l’Afrique et l’Italie. Il se rendait régulièrement dans un centre pour migrants, faisait son choix parmi de jeunes Nigérianes et les ramenait en France.

Après quelques rituels vaudous assortis de menaces directes sur leurs familles si elles se montraient récalcitrantes, elles allaient exercer le plus vieux métier du monde dans la banlieue de Lyon ou de Montpellier, étroitement surveillées par des mères maquerelles. L’argent qui coulait à flots partait directement au Nigeria par le biais de transfert de fonds communautaires.

Extrait d’un article de Françoise Monestier
paru dans Présent daté du 6 octobre 2017

Communautarisme victimaire – Pour le président du CRAN : « Nous sommes entrés dans l’aire des réparations »

15/05/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Lors d’un entretien donné sur le site d’information communautariste musulman Saphir News, Louis Georges Tin, président du CRAN, est revenu sur la création du Groupement d’intérêt public pour la fondation de la mémoire de l’esclavage.

Ce regroupement présidé par Jean Marc Ayrault a pour but de créer une fondation sur la mémoire de l’esclavage afin de répondre aux pressions associatives communautaristes et victimaires.

Le but étant de trouver des solutions de dédommagement pour les victimes de la colonisation et de l’esclavagisme.

Le président du CRAN rappelle que: « Commémorer l’esclavage, c’est bien mais réparer, c’est mieux ». Après les élections législatives, Cécile Duflot devrait soutenir une loi portant sur ces réparations.

Le président du CRAN a indiqué « que nous sommes entrés dans l’aire des réparations ».

Au Bahreïn, un concours esclavagiste propose de « gagner une servante éthiopienne »

20/04/2017 – BAHREÏN (NOVOpress)
Un bureau de recrutement du Bahreïn, la petite monarchie arabe du Golfe, a publié un concours à l’occasion de l’avènement du mois de ramadan. Le prix du concours est l’obtention d’une « bonne » Ethiopienne.

Rappelons que l’Ethiopie est un pays chrétien et les autochtones y sont noirs. Les Noirs africains furent mis en esclavage par les arabo-musulmans.

Ce concours est doublement stigmatisant, à la fois contre les chrétiens et contre les Noirs. Aucune réaction de la part des antiracistes français ?…