Eric Zemmour : « La Chine s’est réveillée et le monde n’a pas fini de trembler »

Eric Zemmour

19/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « On nous avait dit : quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera. » Or, observe Eric Zemmour, « la Chine s’est réveillée, et le monde n’a pas fini de trembler ». « Mais on nous avait dit aussi : quand la Chine se libéralisera, la Chine se démocratisera », L’économie de marché devait entraîner mécaniquement la démocratie libérale, sur le modèle de l’Angleterre du XIXe siècle. Sauf que « les patrons du parti communiste chinois avaient un autre modèle en tête. Ou plutôt un contre-modèle : l’URSS de Gorbatchev » :

« La fameuse perestroïka, qui vit s’effondrer le Parti communiste soviétique après qu’il eut libéralisé l’économie et la société, était leur cauchemar. »

Ce cauchemar, a poursuivi Eric Zemmour ce matin sur RTL, « ils ont réussi à le conjurer » :

« Non seulement le Parti communiste chinois ne s’est pas écroulé, mais il a repris la main. »

Pour Eric Zemmour, « le nouveau patron du pays est plus proche de Mao Zedong que de la reine d’Angleterre ». Il note que « même en économie, les Chinois rejettent nos modèles […] Désormais, ils assument sans complexe un dirigisme d’Etat qui rappelle beaucoup plus le colbertisme pompidolien que le libéralisme thatchérien ».

Éric Zemmour considère que “Les Républicains sont morts”

13/10/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Éric Zemmour considère que la structure des partis actuels est totalement changée et que les partis traditionnels sont voués à disparaître : “Les Républicains sont morts“. Nicolas Domenach estime lui “qu’en politique rien ne meurt, tout se transforme”. Il affirme au micro de RTL que “Les Républicains ne sont donc pas complètement morts”.

Éric Zemmour et Nicolas Domenach s’accordent sur une chose : autrefois la droite centriste était dominé par une droite gaulliste. Mais le désaccord se situe sur le diagnostic actuel, Éric Zemmour considère que la droite d’aujourd’hui est en fait une droite centriste, “qui fait semblant d’être de droite, et quand elle gouverne, gouverne au centre gauche. C’est ce qu’ont fait Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et c’est ce que fera Laurent Wauquiez.”


Pour Éric Zemmour, l’invasion migratoire est une bombe à retardement qui a déjà fait un mort : Angela Merkel

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26/09/2017 – FRANCE (NOVOpress)
“C’est la victoire en déchantant, une victoire pire qu’une défaite, une victoire à la Pyrrhus”, a lancé Éric Zemmour pour qui Angela Merkel “va continuer d’habiter la chancellerie à Berlin mais ce sera un palais fantôme”.

Et Éric Zemmour d’enfoncer le clou :

Depuis dimanche (24 septembre) soir, la vie politique allemande est entrée dans l’après-Merkel.

L’autre enseignement du scrutin est l’arrivée au Bundestag d’une “droite identitaire”, incarnée par l’Alternative pour l’Allemagne (AfD).

Les deux sont liés : Angela Merkel est la mère nourricière, la bonne fée de l’AfD. Pendant toute la campagne, la chancelière a réussi à étouffer tous les débats dangereux, et en particulier celui sur l’immigration.

Pour Éric Zemmour, l’invasion migratoire est une bombe qui a provoqué la “mort” d’Angela Merkel :

Dans le désert démographique qu’est l’Allemagne depuis quarante ans, cette transfusion massive d’une population de culture, de religion, de mœurs, de modèles familiaux étrangers, est une véritable bombe à retardement. Une bombe qui a déjà fait un mort : Angela Merkel.


Zemmour : « Les pauvres, par leurs cotisations, paieront la PMA, caprice de riches »

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14/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’annonce, par le gouvernement, de l’autorisation prochaine de la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes, mêmes celles qui ne sont pas stériles, agace vivement Eric Zemmour. « Elles feront toutes des bébés toutes seules. Quand elles voudront, comme elles voudront. Sans devoir supporter ces affreux hommes qui leur pourrissent la vie depuis des millions d’années, a-t-il raillé ce matin sur RTL. « Bienvenue dans le monde de la liberté, clament déjà les mouvements féministes. Bienvenue dans le monde de l’égalité, ajoutent les mouvements homosexuels. »

Mais si on parlait pognon ? « Dieu est comme les Français, il est nul en économie. Il faut donc l’externaliser du corps de la femme pour qu’elle devienne artificielle, complexe et très chère », ose-t-il.

« Au nom de l’égalité entre les enfants, on aura le remboursement par la Sécurité sociale. Les pauvres, par leurs cotisations, paieront les caprices des riches. »

Pour Eric Zemmour d’inviter, Emmanuel Macron ferait bien de se méfier :

« Après l’obligation des onze vaccins, il va finir par le apparaître comme l’homme-lige des grands laboratoires pharmaceutiques et du big business médical. »

Éric Zemmour : “Fainéants” : “Emmanuel devrait un peu plus écouter Macron”

Eric Zemmour

12/09/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Fainéants. Un mot qui “fera flores” dans la manifestation de ce mardi 12 septembre contre la réforme du Code du travail, lance Éric Zemmour.

Les leaders de la CGT seront des fainéants glorieux ; et Mélenchon et ses acolytes de la France insoumise, des fainéants d’honneur. Tous ceux qui voudront s’opposer à la politique gouvernementale s’affubleront de l’adjectif maudit. Ou plutôt béni.

Pour Éric Zemmour : “Macron ne pouvait pas leur faire un plus beau cadeau. Insulter un adversaire l’anoblit“.

Si Emmanuel Macron n’est pas le premier président “à se fourvoyer ainsi“, Éric Zemmour rappelle que l’actuel locataire de l’Élysée avait “choisi de renoncer à cette stratégie, de rétablir la parole rare“. Pour le journaliste, “Emmanuel Macron, c’est Docteur Jekyll et Mister Hyde : Emmanuel qui parle à tort et à travers, et Macron qui théorise le silence monarchique“.

Avant de lancer en guise de conseil : “Emmanuel devrait un peu plus écouter Macron”.


Le coup de gueule d’Eric Zemmour contre la baisse du budget de la Défense

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13/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Eric Zemmour a poussé un coup de gueule contre la baisse annoncée du budget de la Défense, qui perdrait la somme rondelette de 850 millions d’euros, soit 20 % de l’ensemble des coups budgétaires prévues, ce qui a déjà fait dire au chef d’état-major des armées dans Les Echos : « Je ne me laisserai pas baiser par Bercy » !

Dire que le candidat Emmanuel Macron avait promis d’augmenter les dépenses militaires afin qu’elles atteignent les 2 % du PIB – ce qui est déjà peu au regard de ce qu’elles étaient sous De Gaulle (5 %) et même sous Mitterrand (3 %).

Comme le dit Eric Zemmour :

« Jouer au petit soldat est le nec plus ultra de nos présidents, mais la vareuse est élimée et il y a des trous dans les poches et dans les chaussures. Nos soldats jouent leur vie pendant qu’à Bercy, on joue avec les millions d’euros. L’armée française gagne toutes les batailles, grâce à l’excellence de ses hommes, et perd toutes les guerres, à cause du manque de moyens. »

Code du travail : Eric Zemmour dénonce « une soumission à l’idéologie libérale »

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11/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La réforme du Code du travail, explique Eric Zemmour sur RTL, est, pour Emmanuel Macron et Edouard Philippe, « la mère de toutes les batailles, la réforme emblématique de tout le quinquennat ». Mais « deux précautions valent mieux qu’une, ironise-t-il. Non seulement le pouvoir passe par la procédure accélérée des ordonnances, mais en plus il opère pendant l’été et les vacances des Français. » En fait, cette réforme constitue à ses yeux « la revanche de la loi El Khomri qui devait s’appeler initialement loi Macron ».

« Les communicants officiels, relayés par les grands médias, ne cessent de nous rabâcher que cette réforme est l’instrument essentiel au service de l’emploi, l’arme absolue contre le chômage », et « ce message prolonge la doxa dominante qui règne depuis des années dans les milieux patronaux et technocratiques ». « Mais la vérité oblige à dire que rien n’est sûr », ajoute Eric Zemmour pour lequel, en réalité, « cette réforme était devenue le symbole trop longtemps attendu d’une France irréformable aux yeux de Bruxelles et de Berlin ».

Pour Zemmour, l’objectif principal de la réforme du Code du travail « n’est pas économique mais idéologique, et même psychologique » :

« C’est moins la lutte contre le chômage qui est visée que la transformation de la société française. »

Il s’agit de « se conformer à l’idéologie qui règne en Europe et d’y soumettre enfin une France étatiste et corporatiste, une idéologie libérale, qui privilégie l’individu sur les corps intermédiaires, et le travailleur indépendant sur le salarié, l’idée selon laquelle chacun doit devenir l’entrepreneur de sa propre vie ».

« Cette idéologie libérale et individualiste, poursuit Zemmour, imprégnait la campagne d’Emmanuel Macron et a suscité l’enthousiasme de ceux qui ont voté pour lui au premier tour. Mais ceux-ci ne sont pas la majorité de la population. » Dans un récent sondage, rappelle-t-il, « les Français estimaient à plus de 60 % que l’islam radical était le sujet majeur de préoccupation, loin, très loin des 36 % qui plaçaient le chômage en tête de leurs priorités ». Voilà « deux façons opposées de voir le monde » et « deux France opposées qui se regardent de travers »…

Eric Zemmour : « Blanquer tel un toréador face au mammouth de l’Education nationale »

Eric-Zemmour

27/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : C’est à la mode drolatique que Eric Zemmour a commenté, ce matin sur RTL, les premières semaines de Jean-Michel Blanquer au ministère de l’Education nationale : « Il y a quelques milliers d’années, l’homo sapiens sapiens a su faire preuve de ruse, de malice, de rapidité d’exécution pour survivre face à des animaux préhistoriques bien plus forts que lui. En l’an de grâce 2017, un descendant à lunettes et calvitie de l’homo sapiens sapiens continue le combat contre une forme redoutable d’animal préhistorique, le mammouth. Il doit lui aussi utiliser la ruse, la malice, la rapidité d’exécution pour ne pas mourir écrasé sous le poids de son dangereux adversaire. L’homo sapiens sapiens a pour nom Jean-Michel Blanquer, et le mammouth a pignon sur la rue de Grenelle.

« Blanquer est officiellement ministre de l’Education nationale mais en réalité il est toréador et son taureau à lui est un mammouth. Depuis des semaines, il passe ses journées à agiter une muleta rouge devant le mammouth et à lui planter des banderilles sur tout le corps. »

« Il a été particulièrement efficace », constate Zemmour :

« En quelques coups, il a détruit toute l’œuvre de son prédécesseur. Il a remis les classes bilingues, la semaine de quatre jours, les cours de latin, rétabli les redoublements : le mammouth en est resté pantois. Pris de vitesse, débordé, pas le temps de réagir notre mammouth ! »

Eric Zemmour ne boude pas son plaisir :

« C’est un plaisir de fin gourmet que de déconstruire les déconstructeurs. »

« Mais tout a une fin, surtout le bon temps », poursuit-il. Selon l’éditorialiste, « Blanquer a mangé son pain blanc » : « Le mammouth a de la ressource. Il a toujours fait ce qu’il a voulu. Même sous le général De Gaulle, il n’en a fait qu’à sa tête. »

Et Zemmour, au lieu de continuer à se réjouir du bras de fer qui va s’engager, et, pourquoi pas, d’apporter tout son soutien au ministre, d’expliquer en quoi le mammouth peut jouer sur les contradictions de Jean-Michel Blanquer, qui est loin d’en être exempt.

I-Média de Jean-Yves Le Gallou : mercato médiatique et purge idéologique

Mercato Purge Polony

Grand mercato estival dans le PAF, les radios et télévisions remanient leurs équipes. Contrairement aux habitudes, le critère des audiences n’est pas utilisé. Cette année, les journalistes sont virés pour « incompatibilité idéologique » !

Patrick Cohen, le pape de France Inter, fera sa rentrée sur les ondes d’Europe 1. En cadeau,il amène dans ses jupons Daphné Burki, l’animatrice bobo de La Nouvelle Edition sur Canal Plus.

Sort inverse pour Natacha Polony : malgré les très bonnes audiences, Europe 1 a mis fin au contrat de la journaliste qui animait une revue de presse éditorialisée. Un coup dur de plus pour la directrice du comité Orwell après l’arrêt de son émission Polonium.

Le Zapping d’I-Média

Journée mondiale des réfugiés : les médias se sont mis au diapason. Les réfugiés sont des Syriens avec un niveau d’étude important. La réalité est tout autre… les clandestins sont majoritairement des africains, à peine alphabétisés.

L’immigration tue ! Un barrage, dressé par des clandestins, est à l’origine de la mort d’un conducteur sur l’A 16 à proximité de Calais. Les migrants voulaient s’infiltrer des camions pour rejoindre en Angleterre.

Législatives, les caves se rebiffent

Coup de gueule des caves de la politique ! Quand BFM et Midi libre font de la propagande électorale, Gilbert Collard et Nicolas Dupont Aignan montent au créneau et dénoncent en direct le manque de partialité des médias.

Les Tweets d’I-Média

Twitter au service de la bien pensance ? A l’occasion de la journée mondiale des réfugiés, TV Libertés rediffusait un reportage sur l’épidémie de gale dans les campements de clandestins à Paris. Vérité dérangeante ? Le tweet a été, en parti, censuré par Twitter.

Galaxie médiatique : Bernard Arnault, l’empereur du luxe dans les médias, propriétaire de nombreux médias parmi lesquels les Echos, le Parisien et Radio Classique.

Une émission de TV Libertés

Eric Zemmour : « Les électeurs ont ramené brutalement Mélenchon et Le Pen sur terre »

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16/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Eric Zemmour est revenu, hier matin sur RTL, sur le premier tour des élections législatives, et les scores des candidats du Front national de Marine Le Pne et de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. « Ils étaient les patrons, les chefs de l’opposition. Le premier parti de France, disait l’une ; la force centrale, disait l’autre. La seule alternative à Macron, prétendaient-ils tous deux. Jean-Luc Mélenchon était sûr de remplacer le Parti socialiste et de devenir le seul maître à gauche. Marine Le Pen méprisait tellement Les Républicains qu’elle ne cherchait même pas à se substituer à cette droite à moitié macronisée. »

Or « les électeurs les ont ramenés brutalement sur terre. Le Front national comme la France insoumise ont perdu huit points par rapport aux scores présidentiels de leurs leaders. […] Le Front national fait moins bien qu’en 1997, avant la dédiabolisation de l’ère Marine. »

« Les deux battus accusent de concert l’abstention. Mais l’abstention équivalente des européennes de 2014 n’avait pas empêché le Front national d’atteindre les 28 % de voix. »

Alors pourquoi un tel échec ?

« Ce qui est bien avec Marine Le Pen, c’est qu’elle n’apprend pas de ses erreurs. A la présidentielle, elle avait vitupéré le banquier Macron, et, pour les législatives, elle a dénoncé la casse sociale. Cette campagne de gauche, mélenchonienne, prouve qu’elle ne connaît pas ou ne veut pas connaître les motivations profondes de son électorat. […] Trois millions d’électeurs seulement se sont déplacés sur les sept du premier tour à la présidentielle et les dix du second. Ses élus se compteront donc sur les doigts d’une main, une punition. »

« Mélenchon, poursuit Eric Zemmour, n’est pas aussi mauvais stratège, lui n’a pas fait campagne contre le Grand Remplacement. Mais lui aussi a mal appréhendé les contours de son électorat », ce que développe l’éditorialiste avant d’en déduire très justement que

« contrairement aux fantasmes marinien et philippotien, personne n’est en mesure de rassembler les deux électorats dits populaires et populistes, car un mur culturel et identitaire les sépare irrémédiablement ».

Conclusion :

« Avec des adversaires comme cela, Emmanuel Macron peut dormir sur ses deux oreilles. »

Zemmour : « Le multiculturalisme britannique est dans la loi, le nôtre est dans les faits. »

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06/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Peut-être que notre multiculturalisme est un problème », a déclaré le premier ministre britannique Theresa May après les derniers attentats de Londres. « Peut-être » ? Il n’en fallait pas plus à Eric Zemmour pour se livrer à un réquisitoire contre ledit multiculturalisme et ceux qui s’interrogent toujours sur ses bienfaits ou pas.

« Theresa May, se gausse Eric Zemmour, n’a jamais aussi bien porté son surnom de “Theresa Maybe“, “Madame peut-être“. Ce n’est qu’un peut-être, mais ce peut-être ira droit au cœur des Français, depuis le temps qu’on subissait les leçons de morale des Anglo-saxons lorsqu’on interdisait le voile à l’école et leurs sarcasmes lorsqu’on s’horrifiait de voir des burkinis à la plage, et qu’on se faisait traiter de ringard liberticide parce qu’on défendait notre bon vieux système d’assimilation. Mais notre satisfaction sera de courte durée. Nous avons connu nous aussi des Londres et des Manchester. Nous avons entendu nous aussi les “Allah Akbar“. Nous avons nous aussi eu nos dirigeants et nos intellectuels qui parlaient pudiquement de terrorisme, d’extrémisme, de radicalisation. Mais surtout rien à voir avec l’islam nous dit-on dans les deux langues. »

L’éditorialiste poursuit, synthétique et cinglant :

« Le multiculturalisme britannique est dans la loi, le nôtre est dans les faits. Ils ont leurs “sharia zone“ avec police islamique et même tribunaux islamiques, nous avons nos territoires perdus de la République où toutes les boutiques sont halal, où des jeunes caïds surveillent ceux qui mangent pendant le ramadan et les filles aux jupes trop courtes. Les mots et les principes nous éloignent, la réalité nous rapproche. »

Et encore :

« Daesh a inventé l’Uber du terrorisme. La main-d’œuvre est inépuisable et pas cher puisqu’elle est formée d’enfants de l’immigration qui vivent dans nos banlieues, petit voyous qui rêvent de devenir grands. Et la plateforme, c’est le djihad, c’est-à-dire la guerre sainte islamique. »

Conclusion d’Eric Zemmour :

« “L’islam a du sang à toutes ses frontières.“ L’Américain Samuel Huntington avait fait scandale en écrivant cette phrase dans son célèbre livre sur le choc des civilisations. L’Angleterre comme la France et toute l’Europe sont devenues une de ces frontières de l’islam. Mais il est de bon ton, en France et en Europe, de se gausser de l’analyse prophétique de l’Américain. Peut-être parce que c’est la seule explication lucide de ce qui nous arrive. Peut-être parce qu’il est trop difficile de regarder la réalité en face. Peut-être parce qu’il est tellement plus agréable de psalmodier les “pas d’amalgame“ et le vivre ensemble. Peut-être. À chacun son “peut-être“. »

Eric Zemmour : « Les partis ont cru tuer la Ve République, c’est la Ve qui va les tuer »

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01/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Avec Hollande, c’était le mariage pour tous. Avec Macron, ce sera la Berezina pour tous », affirmait ce matin Eric Zemmour sur RTL avec le sens de la formule qui le caractérise : « Le Parti socialiste ne se remettra pas de sa noyade avec Hamon […] La rue de Solferino, décimée au sens exact du terme, sera vendue à la découpe. Aux Républicains, les chiffres promis sont un peu moins désespérants, mais la centaine de députés annoncée ne servira à rien ». Pour Eric Zemmour, « la mort des deux grands partis qui ont structuré et dirigé la Ve république depuis cinquante ans est historique ».

Une chance historique du Front national et de la France Insoumise, qui se voient déjà comme les « heureux héritiers » ? Nullement, estime Zemmour :

« Ils se leurrent. Ils n’auront que des miettes du festin. Ils sont aussi morts que les autres, mais ne le savent pas. Le Front national est atteint au cœur car Marine Le Pen a montré a qu’elle était incapable de se hisser au niveau suprême. […] Ni l’un ni l’autre ne peut rassembler une majorité contre le pouvoir. »

« Seule la conjonction macronienne, explique-t-il, est cohérente politiquement, car elle est cohérente sociologiquement. » Avant de conclure, amusé :

« Les partis ont cru tuer la Ve République, mais c’est la Ve république qui va tuer les partis. Même dans sa tombe profanée, de Gaulle se marre. »

Eric Zemmour : « Brigitte Macron fut un grand professeur de théâtre »

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30/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Brigitte Macron fut un grand professeur méconnu. Mais pas de français, non, de théâtre. » C’est ce qu’explique Eric Zemmour, pour qui « Emmanuel Macron est capable de tout jouer avec un égal bonheur », du moins, pour ce qu’on en a vu pour le moment, sur la scène des relations internationales. Avec Donald Trump, il est un héros de western. Avec Angela Merkel, il est le beau et jeune Werther du roman de Goethe. Avec Vladimir Poutine, « il est l’enfant-roi en son habit de lumière et tel Louis XV il y a trois siècles, il [le] reçoit en son château de Versailles ».

« Les médias français et internationaux, déplore Eric Zemmour, sont emplis de gestes de notre nouveau président. Comme les alchimistes transformaient le plomb en or, les journalistes ont été transformés en historiographes du roi. Leur seule mission est désormais de louer et de glorifier le jeune monarque qu’ils se sont donnés ».

Pourtant, poursuit-il, « on n’a jamais vu un chef d’Etat manquer un G7 ou un G8 ou un G20. Même les plus gaffeurs des présidents américains ou les plus insignifiants des premiers ministres italiens s’en sortent toujours très bien. »

Mais « dans les grandes conférences internationales du passé, congrès de Vienne, de Versailles ou conférence de Yalta, les dirigeants des grands pays se partageaient le monde. Lors des sommets d’aujourd’hui, leurs lointains successeurs se partagent seulement les caméras. C’est d’ailleurs fait pour ça […] C’est le principe même de la politique-spectacle ».

Pour Zemmour, « rien ne sort ni ne peut sortir de concret de ces réunions », de ces « raouts diplomatiques » inventés par Valéry Giscard d’Estaing il y a quarante ans. « Giscard, c’était Macron avant Macron, sauf que l’un parle en chuintant et l’autre en zézayant. » Et il conclut en ces termes :

« On ne discourt plus, on calcule. On ne tranche plus, on coopère. On met en scène le pouvoir dont il ne reste que l’image. Une belle image avec un bel acteur pour un beau film. »

Eric Zemmour : « NKM est un résumé caricatural de l’évolution de la droite »

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25/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans le VIIe arrondissement de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet – NKM – se voit défiée par deux autres candidats issus de son camp, le gaulliste Henri Guaino et Jean-Pierre Lecocq, maire du Vie arrondissement voisin. Aux yeux d’Eric Zemmour, c’est tout à fait normal et ce n’est que la conséquence logique de l’évolution de la droite.

« C’est la parabole bien connue du lapin pris dans les phares de la voiture, raillait Eric Zemmour ce matin sur RTL. Il sait qu’il va se faire écraser mais il est tellement fasciné par la lumière des phares qu’il reste immobile comme une cible consentante. Kosciusko-Morizet ressemble au lapin dans les phares. Bien sûr, elle ne reste pas immobile, ce n’est pas le genre de la maison. Elle fait campagne sur le terrain et surtout se démultiplie médiatiquement – une gageure pour celle qui a déjà construit toute sa carrière sur la faveur médiatique. »

« Mais son agitation, poursuit Zemmour, ressemble à de la panique. Elle joue sa peau et elle ne sait, mais elle ne peut qu’accepter son destin tragique. Pourtant, elle avait cru tirer le gros lot lorsque François Fillon lui avait légué sa circonscription parisienne du VIIe arrondissement, un héritage en or massif où la droite domine depuis qu’il y a des élections. »

« Mais voilà, le typhon Macron est passé par là. Il a révélé une scission culturelle et politique au sein de la bourgeoisie. D’un côté la bourgeoisie traditionnelle et plus âgée qui a voté Fillon. De l’autre, les bobos, plus jeunes, moins riches, qui ont voté Macron. Les deux sont économiquement libéraux mais se différencient par leurs comportements et leurs valeurs : famille, immigration, laïcité. »

Or, poursuit l’éditorialiste, « NKM a bâti sa gloire médiatique sur son progressisme culturel. […] Sur tous les thèmes de société, ses premiers réflexes sont toujours de gauche. Elle est la parfaite incarnation des bobos, les bobos qui ont voté Macron. Et qui, aux législatives, auront donc leur candidat […]. »

« NKM est un résumé caricatural de l’évolution de la droite depuis la création de l’UMP sous la houlette d’Alain Juppé il y a quinze ans : toujours plus au centre, toujours plus à gauche, toujours plus progressiste, toujours plus politiquement correcte, toujours plus éloignée de l’électorat traditionnel de la droite. »

Conclusion d’Eric Zemmour : « La percée de Macron sonne la fin de la partie. Quand on évolue sur les terres du centre gauche, on se soumet au nouveau président et on se met en marche avec la future majorité présidentielle. Ou on coule. Car c’est bien connu : l’électeur préfère toujours l’original à la copie. »

Éric Zemmour : “Il y a du pathétique dans l’appel au secours de Valls devant son ordinateur”

12/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
L’ancien premier ministre, dans une situation très délicate pour les prochaines législatives, apprend que la vengeance est un plat qui se mange brûlant.

La vengeance est un plat qui se mange chaud, brûlant“, lance Éric Zemmour, qui constate qu'”Emmanuel Macron est bienveillant avec la Terre entière, sauf avec Manuel Valls, et que le Parti socialiste de Jean-Christophe Cambadélis ne veut pas mourir seul“. L’ancien premier ministre se retrouve ainsi “entre le marteau et l’enclume“, et “il est rare qu’on s’en sorte dans cette position“. Pour le journaliste, “il y a du pathétique dans l’appel au secours de Valls devant son ordinateur, pour son inscription sur le listes de candidats de La République En Marche : ‘Je clique, je clique, mais ça ne marche pas !‘”.

Tout le monde veut la peau de Manuel Valls“, poursuit Éric Zemmour. À ses yeux, l’ancien locataire de Matignon “paie cher ses erreurs en série“, comme celle d’avoir “conceptualisé les deux gauches irréconciliables et la fin du Parti socialiste“.


Vincent Martigny : « Le combat identitaire ne fait que commencer »

Combat identitaire 2

Le 1 Marine Le Pen03/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Maître de conférences en science politique à l’Ecole polytechnique et chercheur associé au Cevipof, Vincent Martigny est un homme de gauche qui s’intéresse tout particulièrement au nationalisme et aux débats sur l’identité et co-anime, avec Thomas Wieder du journal Le Monde, L’Atelier du pouvoir sur France Culture. Sous le titre « Ces essayistes qui font monter Marine Le Pen », il signe cette semaine dans Le 1 un article engagé consacré à l’influence des thèses défendues par Patrick Buisson, Eric Zemmour et Philippe de Villiers. En voici la conclusion :

« Quels que soient les résultats du second tour le 7 mai prochain, les trois essayistes [Eric Zemmour, Philippe de Villiers et Patrick Buisson, Ndlr] continueront de semer les graines de leur influence dans les rangs de la droite classique (notamment autour de Laurent Wauquiez), chez les catholiques conservateurs, dans la jeune génération des militants de la droite identitaire (à l’image des journalistes Eugénie Bastié et Geoffroy Lejeune) ou auprès de Marion Maréchal-Le Pen, qu’ils couvent d’attentions. »

L’auteur de Dire La France – Culture(s) et identités nationales ajoute :

« Quand Marine Le Pen oriente ses messages politiques de deuxième tour autour de l’opposition entre patriotes et mondialistes, on mesure l’influence des trois essayistes dans la pensée de la dirigeante frontiste, et au-delà. Dans ce contexte, et tandis que le clivage “France ouverte“ contre “France fermée“ semble appeler à structurer durablement la réorientation de la vie politique française, tout porte à croire que le combat identitaire ne fait que commencer. »

Zemmour : « L’instrumentalisation du malheur juif : un truc de campagne électorale »

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03/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « A suivre la campagne présidentielle ces derniers jours, se désolait Eric Zemmour hier matin sur RTL, on se croirait dans une bande d’actualités de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ne manquent que les images en noir et blanc. […] La classe politique française toute entière joue à plus gaulliste que moi tu meurs. On parle de Pétain, de Laval, on traque les collabos sans relâche. Emmanuel Macron use et abuse des références à la guerre et au nazisme. Comme s’il voulait rejouer contre son adversaire du second tour un imaginaire historique qui avait si bien fonctionné pour marginaliser son père. Marine Le Pen s’en est elle-même inquiétée puisqu’elle se sent obligée d’aller elle aussi se recueillir devant le mémorial de l’extermination des juifs à Marseille. »

Or, pour l’éditorialiste, ces tentatives de rediabolisation ne fonctionnent plus :

« L’instrumentalisation du malheur juif ne marche pas. Elle scandalise davantage qu’elle ne mobilise. Elle apparaît pour ce qu’elle est : un truc de campagne électorale. Trop d’Histoire tue l’Histoire. »

Mais ce n’est pas tout. Pour Eric Zemmour, les références incessantes au général de Gaulle, à droite comme à gauche, sont telles qu’un « téléspectateur distrait » pourrait croire que celui-ci est encore candidat… Et « il est piquant de voir la gauche discerner des leçons et des brevets de gaullisme, alors même qu’elle a longtemps traité le général de Gaulle de fasciste et de factieux ».

« L’obsession historique ne doit pas nous aveugler », poursuit Eric Zemmour, car « c’est au contraire l’avenir politique que forge cet entre-deux tours » et il s’en explique.