Éric Zemmour : “La prison est devenue une extension du domaine de la banlieue”

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25/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Le gouvernement a décidé de sanctionner par des retenues sur salaire les surveillants de prison qui se sont mis en grève.

Pour Éric Zemmour, les matons subissent en réalité ce que subissent dans certains quartiers les pompiers caillassés ou les profs insultés.

Les prisons françaises sont surpeuplées non parce que la justice est plus sévère, mais parce que la délinquance a explosé et que l’État a refusé de construire des places de prison.

Les matons subissent en réalité ce que subissent dans certains quartiers les pompiers caillassés, les flics rôtis comme des poulets dans leurs voitures, les profs insultés et molestés, les facteurs agressés, les bibliothèques incendiées. La prison est devenue une extension du domaine de la banlieue.


Éric Zemmour : “Jupiter Macron va se soumettre aux dieux de l’Olympe de Davos”

Eric Zemmour Françafrique

24/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Emmanuel Macron se rend ce mercredi 24 janvier au 48e Forum économique mondial de Davos, lieu de rendez-vous annuel des grands patrons de la planète.

Pour Éric Zemmour, le chef de l’État “reconnait” qu’il y a des dieux au-dessus de lui.

Ils l’aiment. Ils l’adulent. Ils le plébiscitent. Ils disent “Wonderful !”. Ils disent “Marvelous !”. Ils disent : “France is back !”. Aussi étonnant que cela puisse paraître, les riches sont comme les autres hommes : ils aiment qu’on les aime. Et Macron leur a sorti le grand jeu.

Déjà pendant sa campagne électorale, il était le seul à parler leur langue, mélange de globish english et de dialecte managérial. Le seul à agiter leurs totems, l’Europe et le monde ouvert. Depuis qu’il est président, il a mis les petits plats dans les grands : il a supprimé l’impôt sur la fortune rien que pour eux, tandis que les imbéciles de la classe moyenne qui mettent leur argent dans la pierre continueront de le payer. Bien fait pour eux, rit-on à Davos !


Éric Zemmour : “L’annulation de ma condamnation par la cour de Cassation ne règle ni le problème de l’invasion migratoire, ni celui de la judiciarisation des débats”

Eric-Zemmour

24/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Éric Zemmour vient donc de bénéficier d’une annulation de sa condamnation pour “provocation à la haine envers les musulmans” par la cour de cassation.
Pour rappel, le polémiste était poursuivi pour avoir notamment écrit ceci : « Je pense que nous nous dirigeons vers le chaos. Cette situation de peuple dans le peuple, des musulmans dans le peuple français, nous conduira au chaos et à la guerre civile. »

Éric Zemmour avait ainsi été condamné à 3 000 euros d’amende pour provocation à la haine envers les musulmans. Il devait également verser, selon les cas, 1 ou 1 000 euros de dommages et intérêts à certaines associations.

Malgré l’annulation de sa condamnation, Éric Zemmour rappelle que le jugement politique et médiatique n’a pas été sans conséquences pour lui :

J’aimerais rappeler que c’est pour cette interview qu’i-Télé m’a viré en 2014 (…). A l’époque, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve incitait les gens à aller faire des manifestations devant chez moi et une députée PS avait demandé que je quitte la France (…) Trois ans plus tard, la cour de Cassation reconnait que cette affaire était un grand n’importe quoi. Le problème, c’est que le jugement politique et médiatique est tombé bien avant. C’est le péché mortel de la démocratie française : la judiciarisation des débats.
(…)
L’annulation de ma condamnation par la cour de Cassation ne règle rien. Ni le problème de l’invasion migratoire que j’évoquais sur le fond, ni celui de cette judiciarisation.


Éric Zemmour : “Donald Trump agit comme un chef d’opposition en exil”

Eric Zemmour Françafrique

22/01/2018 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Le 20 janvier, cela fera tout juste un an que Donald Trump a été officiellement investi à la présidence des États-Unis.

Éric Zemmour revient sur cette première année de pouvoir tout en décrivant les nombreux contre-pouvoirs qui tentent de discréditer Donald Trump :

C’est un fou, un imbécile, un illettré, un fainéant. Donald Trump suscite des jugements pour le moins tranchés. C’est l’habitude en France de se gausser des présidents américains, surtout quand ils sont issus du Parti républicain.

Reagan passait pour un inculte, Gerald Ford pour un brave gars qui ne savait pas marcher et mâcher du chewing-gum en même temps, Bush junior pour un ancien alcoolique et Nixon pour un fou et un menteur. Mais Donald Trump, lui, cumule tout.

Pendant la campagne, les médias américains nous assuraient qu’il ne pourrait jamais être élu. Depuis qu’il est à la Maison-Blanche, ils nous assurent qu’il ne peut pas gouverner. Ce qui n’est pas tout à fait faux.

Le bilan mesuré ne sera jamais tiré. D’abord, parce que Trump lui-même n’est jamais dans la mesure, se qualifiant de “génie” et insultant ses adversaires. Mais aussi parce qu’il subit l’opposition inédite d’un triangle d’une puissance de feu exceptionnelle : médias, Hollywood et Silicon Valley.

Il agit en chef de l’opposition en exil, mais c’est un peu ce qu’il est. Cela lui permet de poursuivre le combat idéologique et de conserver le contact avec son électorat populaire.


Harcèlement : Éric Zemmour regrette que “le féminisme américain donne le la”

Eric Zemmour

16/01/2018 – MONDE (NOVOpress)
La tribune d’une centaine de femmes (dont Catherine Deneuve), dénonçant les excès de la campagne #Balancetonporc et défendant pour les hommes le “droit d’importuner”, a tourné à la foire d’empoigne médiatique entre deux conceptions du féminisme.

Les médias américains n’en sont pas revenus. Comment ont-elles osé ? Comme Catherine Deneuve a-t-elle osé ? Comme des femmes ont-elles osé ? Comment des Françaises ont-elles osé ? Ces questions s’emboîtent les unes dans les autres, comme des poupées russes. Ce n’est pas un hasard si tout est parti d’Hollywood avec l’affaire Weinstein.

Le fameux slogan “Balance ton porc” n’est que la déclinaison de “Me Too”. Le féminisme américain donne le la. Leurs élèves françaises obéissent et suivent. Autour de Catherine Deneuve, c’est le village d’Astérix. Le dernier à résister à l’envahisseur.

Pour les féministes américaines, tous les usages de la galanterie française – les portes ouvertes, les “après vous, madame”, les jeux de la séduction et du libertinage – ne sont que l’habillage sournois du prédateur masculin pour enchaîner son esclave féminine.

Il n’y a que des Françaises pour expliquer que c’est, au contraire, la marque d’un art de vivre, et même du règne de la femme dans l’ancienne sociabilité française.


Droit d’asile – Éric Zemmour : “Nous payons avec nos impôts pour accueillir des gens dont nous ne voulons pas”

Eric Zemmour

09/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Le cap des 100.000 demandeurs d’asile a été franchi en 2017. Pourtant les associations d’aide aux demandeurs d’asile ont rompu les discussions avec un gouvernement qui, selon elles, n’a jamais été aussi répressif.

Éric Zemmour rappelle que nous payons avec nos impôts pour accueillir des gens dont nous ne voulons pas :

C’est comme au théâtre. Des portes qui claquent, des bouderies, des éclats de voix, de grandes tirades, des cadavres dans le placard, des accords secrets. Des réconciliations au dernier acte. La politique de l’immigration, en général, et du droit d’asile, en particulier, est un grand théâtre où chacun joue son rôle.

Les associations et les grandes consciences ont le beau rôle : celui du gentil, du généreux, de l’humaniste, des bras ouverts. D’autant plus ouverts que c’est l’État qui paye, subventionne et rémunère leurs services (…). L’État, c’est-à-dire vous et moi, c’est-à-dire nos impôts. Nous payons avec nos impôts pour accueillir des gens dont nous ne voulons pas.


Éric Zemmour : “Notre-Dame-des-Landes aurait dû être réalisé il y a cinquante ans”

Eric Zemmour Françafrique

16/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le rapport sur le projet controversé d’aéroport a été remis mercredi 13 décembre à Édouard Philippe. Les trois médiateurs refusent de trancher. Ce sera donc au président de la République de le faire à la fin du mois janvier.

C’est une longue histoire qui s’achève. Une très longue histoire. Presque aussi longue que la Ve République. Quand la déclaration d’utilité publique ouvre ce chantier en 1965, Charles de Gaulle est à l’Élysée.

Plus de cinquante ans plus tard, 178 décisions de tribunaux et sept présidents de la République, la première pierre de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes n’a toujours pas été posée. Le temps est passé qui a transformé une idée à la mode en une idée ringarde.

Dans les années 60, c’était le temps de l’État roi, l’État aménageur, l’État modernisateur, l’État bétonneur, l’État planificateur, qui construit à tout va. Tout un programme : la province comme la banlieue sont alors traitées par l’Administration comme une colonie. Dans l’intérêt général du pays, bien sûr, mais en se moquant comme d’une guigne de l’avis des populations.

Depuis, tout a changé. Les colonisés se sont rebiffés. Avec les “zadistes”, on se croirait revenu au temps des bandes qui écumaient la France sous l’Ancien régime. La mort d’un manifestant a durablement tétanisé l’État et ses représentants.

L’État est devenu un Gulliver aux mains attachées (…). L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes aurait dû être réalisé il y a cinquante ans. On a toujours tort d’arriver trop tard.


Éric Zemmour : “Qui est Johnny et qui ne l’est pas ?”

Eric Zemmour Françafrique

13/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Les polémiques se multiplient après la manifestation à La Madeleine autour de Johnny Hallyday. On aurait pu croire pourtant à une unanimité nationale.

Il est mort comme il a vécu. Dans le fracas et le bruit. À 17 ans, la jeunesse cassait les fauteuils pour ses concerts, tandis qu’écrivains et ministres s’étripaient dans la presse à son propos. À sa mort, tout recommence.

Ce n’est ni un calcul, ni un hasard, ni une erreur. C’est un destin. Le destin de Johnny. Jeune, il incarnait le coup d’état de sa génération qui arrachait le pouvoir à une société d’adultes qui ne demandait qu’à se laisser subvertir.

Mort, il voit descendre dans la rue le “petit peuple des petits blancs” (dixit Alain Finkielkrault), cette France périphérique qui communie avec son héros, en se moquant bien de ses frasques fiscales.

Il est amusant d’entendre ceux qui exigent habituellement de voir de la diversité partout (…) prendre soudain des pudeurs de chaisière pour regretter qu’on classe ainsi les gens par races ou religions.

Amusant de voir les thuriféraires exaltés de la France black-blanc-beur et du vivre-ensemble rester cois face à cette preuve par le réel que leurs chimères n’existent pas.


Éric Zemmour : «Et si les Corses étaient moins nationalistes ou autonomistes qu’identitaires ?»

Eric-Zemmour

Au contraire de la Catalogne, la Corse est plus pauvre que le reste du pays et dépend largement de la solidarité nationale. Mais un peuple peut accepter délibérément un sacrifice matériel s’il croit son identité en jeu.

Ils vont gagner. Ils ont gagné. Les «natios», comme on les appelle, sont sûrs d’être les prochains patrons de l’assemblée territoriale de Corse. Le second tour n’est qu’une formalité. Mieux qu’une victoire, un triomphe. Mieux qu’un triomphe, une revanche. Oublié, le préfet Erignac, exécuté il y a vingt ans. Oubliées, les conférences de presse d’encagoulés. Oubliés, les attentats, les liens entre nationalistes et mafieux. Les mallettes de billets aussi, distribuées par le ministère de l’Intérieur pour acheter la paix. C’était il y a cent ans, il y a mille ans. Les terroristes d’hier ont déposé les armes. Les nationalistes sont devenus autonomistes. La France est un pays merveilleux où un simple changement de nom fait croire que tout a changé. «La Corse est un enfant de la République» nous dit, bienveillant, Christophe Castaner, le patron d’En Marche.

Mais on ne sait pas de quelle République il parle. Est-ce encore un enfant de la France? Gilles Simeoni, lui, réclame toujours la reconnaissance du peuple corse. Si les mots ont un sens, l’existence d’un peuple corse attesterait que les Corses ne font pas partie du peuple français. Or, la République française est le régime que s’est donné le peuple français. Il n’a qu’une seule langue, le français. Et Simeoni exige qu’on enseigne le corse aux petits enfants de l’île de Beauté. Qu’on le parle dans l’administration et dans les prétoires, en contradiction de la vieille ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539. Il veut des compétences législatives, éducatives.

Il y a quelques mois, le même Simeoni expliquait benoîtement que la Corse était dans la situation des trois départements d’Algérie la veille de l’indépendance. S’il n’ose plus cette comparaison hasardeuse, c’est qu’entre-temps, la Catalogne a ridiculisé l’idéal indépendantiste. Alors, Simeoni, malin, change de cheval: sa Corse autonome n’a rien à voir avec la Catalogne, et tout avec la Sardaigne. Mais la Sardaigne a le statut que la Catalogne avait il y a vingt ans.

A Paris, on se rassure comme on peut. On se dit qu’au contraire de la Catalogne, la Corse est plus pauvre que le reste du pays ; et qu’elle dépend largement de la solidarité de cette nation dont elle ne pourrait se détacher. Les esprits trop rationnels devraient se méfier. L’économisme rend myope. Comme nous l’a montré le vote sur le Brexit, un peuple peut accepter délibérément un sacrifice matériel s’il croit son identité en jeu.

Or, les mêmes Corses qui votent pour les nationalistes aux élections régionales donnent la première place à Marine le Pen lors de la présidentielle. Cette contradiction apparente a une cohérence cachée: la défense de l’identité corse et française contre un islam qui tend à imposer, dans l’espace public, ses codes et ses mœurs, comme l’ont prouvé les altercations violentes de l’été 2016 sur les plages corses autour du burkini.

Quand le patron de la Région réclame de pouvoir donner la priorité d’embauche ou de logement aux Corses, il défend une préférence nationale qui ne dit pas son nom. La victoire promise à Simeoni et ses «natios» n’est donc pas un vote nationaliste ni autonomiste, mais identitaire. Mais personne – ni le pouvoir, ni les nationalistes, ni même les grands médias – n’ont intérêt à ce que cette réalité soit dite.

Éric Zemmour

Texte daté du 8 décembre et repris du site Le Figaro

Eric Zemmour : « Ce n’est pas la Françafrique que Macron devrait abattre, mais l’AfricaFrance »

Eric Zemmour Françafrique

30/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « La Françafrique, c’est fini. » C’est ce qu’a voulu Emmanuel Macron en déclarant mardi à Ouagadougou qu’« il n’y a plus de politique africaine de la France ». Eric Zemmour s’en est gaussé ce matin sur RTL, car François Hollande avait dit la même chose, ainsi que Nicolas Sarkozy, ainsi que Jacques Chirac, ainsi même que François Mitterrand déjà, lors de son discours de La Baule en 1981 :

« Cent fois tuée et cent fois enterrée », la Françafrique est « tel le phénix », elle « renaît cent fois de ses cendres ».

Mais la Françafrique, explique Eric Zemmour, n’est plus ce qu’elle était. Sa réalité, c’est que ce sont les dirigeants africains, bien plus que la France, qui s’en servent pour défendre leurs intérêts :

« Ce sont eux qui arrosent les partis politiques français pour les influencer, eux qui réclament l’armée française pour se protéger des coups d’Etat et des révolutions, eux qui mettent en France dans leur hôtels particuliers somptueux le fruit de leurs prédations, eux qui refusent de reprendre leurs nationaux qui restent en France illégalement, eux qui utilisent la France comme l’exutoire d’une démographie exubérante qu’ils refusent de juguler par des mesures autoritaires. »

Eric Zemmour conclut par cette formule :

« Ce n’est pas la Françafrique que Macron devrait abattre, mais l’AfricaFrance. »

Éric Zemmour : “Macron rime avec raison, mais pas avec action”

Eric Zemmour Françafrique

23/11/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Ce n’est pas une rime riche, mais Macron a raison. Macron a raison quand il dit à cette femme marocaine qu’elle doit rentrer chez elle et non demander un asile qui n’est fondé en rien. Macron a raison de serrer la vis des collectivités locales qui, depuis trente ans, ont contribué largement à la hausse des impôts et des emplois publics (…) Macron a raison lorsque le Premier ministre interdit l’usage de l’écriture inclusive dans l’administration.

Macron a également raison lorsque son ministre de l’Éducation nationale tance les profs qui veulent changer les règles d’accord grammaticaux au nom d’un féminisme militant, alors qu’elles ne sont même pas capables d’enseigner à leurs élèves les règles existantes. Macron a raison lorsque le même Blanquer annonce des sanctions contre un syndicat d’enseignants qui refuse l’entrée aux blancs.

Enfin, Macron a raison de nommer directement Castaner comme patron de son parti, sans passer par les faux-semblants de la démocratie partisane. C’est l’esprit même de la Ve République avec lequel il renoue. Sauf que Macron rime avec raison, mais pas avec action.


Eric Zemmour : « A vouloir trop rassembler, Wauquiez s’est coupé les deux bras »

Eric Zemmour Françafrique

14/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Décidément, le destin de Laurent Wauquiez inspire Eric Zemmour. Après lui avait prédit, le 26 octobre sur RTL, un proche avenir de « général d’une armée morte », l’éditorialiste en a remis une couche ce matin sur la même antenne : « “Je suis venu trop tard dans un monde trop vieux”. Laurent Wauquiez est un des derniers hommes politiques vivants à savoir que ce vers est d’Alfred de Musset. Mais Laurent Wauquiez est aussi le dernier homme politique à comprendre que cette phrase célèbre pourrait bien résumer son destin politique. Avant même qu’il ne prenne la présidence des Républicains, le parti se désagrège sous ses yeux.

On se croirait dans ces vieux dessins animés où la voiture perd les portes, le capot, le moteur, avant qu’il ne reste que le volant entre les mains du chauffeur interdit.

« Il ne restait déjà plus grand chose après la présidentielle d’un parti lourdement endetté avec ses 70 000 adhérents, estime ensuite Eric Zemmour, mais en quelques jours, tout s’est accéléré. Wauquiez a coupé la tête du patron de Sens Commun, Christophe Le Bihan, coupable d’avoir regardé un éventuel retour en politique de Marion Maréchal-Le Pen avec les yeux de Chimère. […] Ce sacrifice n’était pas facile à faire. Sens Commun, ce n’est pas rien : ce sont des milliers de militants déterminés, sortis de la Manif pour Tous, et qui, on s’en souvient, lors du fameux meeting du Trocadéro, avaient sauvé une candidature Fillon qui prenait l’eau. Mais ce sacrifice n’a servi à rien. »

Explication de texte d’Eric Zemmour : « Wauquiez a en quelques jours perdu sur les deux tableaux, à droite et au centre. A force vouloir rassembler à tout prix, il s’est coupé les deux bras. Sa stratégie était pourtant simple : refaire du Sarkozy ; parler à droite un langage eurosceptique, identitaire, pour ramener l’électorat populaire, mais sans jamais faire de risettes au Front national, pour ne pas s’aliéner les élus modérés, les médias. Il était sûr de sa martingale. […] Mais les électeurs [de Marine Le Pen] ne se laisseront pas forcément prendre une seconde fois aux sirènes de la droite.

Il faudra davantage que quelques signaux, que quelques messages, que “du gros rouge qui tache“ comme disait avec mépris Sarkozy. Là aussi, Sarko a tué le job, pour parler encore comme lui.

« Mais Wauquiez n’a pas compris qu’on n’était plus en 2007. C’est le drame des demi-habiles. Et Wauquiez sait aussi que ça, c’est du Blaise Pascal. »

Éric Zemmour : “Comment Donald Trump cherche à mobiliser l’Asie contre la Chine”

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09/11/2017 – ETATS-UNIS (NOVOpress)
Donald Trump a débuté un voyage officiel en Asie qui durera onze jours. Ce n’est pas un voyage, mais un périple. Pas du spectacle, mais de la grande politique. L’Asie est devenue le cœur des préoccupations américaines. Loin, très loin de l’Europe. Après avoir longtemps joué les modestes, pour mieux attirer les grands groupes américains, la Chine assume désormais son ambition hégémonique : placer la Chine au cœur du libre-échange mondial.

Comme les Américains après 1945, les Chinois multiplient les institutions financières qui attirent le reste du monde. Mais il n’y a pas que l’économie : ils veulent faire de la mer de Chine un lac chinois et en expulser la marine américaine. Alors Donald Trump tente de fédérer tous les pays d’Asie qui ont peur de la domination chinoise. Mais sur le plan économique, les Américains ont déjà perdu la bataille. Il ne leur reste que l’arme militaire.


Éric Zemmour : “Les vraies raisons de la purge en Arabie saoudite”

Eric-Zemmour

07/11/2017 – ARABIE SAOUDITE (NOVOpress)
On l’appelle MBS, comme JFK ou VGE. Cela fait moderne, américain, jeune et fringant“, lance Éric Zemmour.

“À 32 ans, Mohammed ben Salmane est incontestablement jeune, et le prince héritier saoudien a montré qu’il n’avait pas froid aux yeux”, poursuit le journaliste, qui évoque “une poigne de fer qui fait songer à celle de Poutine, qui avait de même réglé leur compte aux oligarques russes”. Il fait néanmoins remarquer qu’en terre d’Islam, “les conflits politiques sont toujours religieux”.

L’Iran chiite reste l’obsession de l’Arabie sunnite. Depuis la révolution iranienne de 1979, l’Arabie saoudite faisait de la surenchère : c’était ‘plus musulman que moi, tu meurs’. Chacun des deux adversaires voulait montrer aux masses arabes et au monde que son islam était le plus pur et le plus farouche.

MBS tourne le dos à cette stratégie. Il fait le pari que son peuple a soif de consommation plus que d’islam“, ajoute Éric Zemmour. Un pari qui, selon le journaliste, n’est “pas gagné d’avance“.


Eric Zemmour : « Laurent Wauquiez va devenir général d’une armée morte »

Eric Zemmour Françafrique

laurent-wauquiez26/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Certes, Laurent Wauquiez devrait être élu à la présidence des Républicains. Mais ceux-ci, qui ont décidé hier d’exclure les Constructifs, n’ont pas pu le faire faute d’avoir atteint le quorum au bureau politique du parti ! Pas très sérieux tout ça mais, pour Eric Zemmour, très révélateur de ce qu’est devenue cette formation, peu digne héritière du mouvement construit par le général de Gaulle.

L’éditorialiste s’en est gaussé avec férocité ce matin sur RTL :

« Il était une fois un grand parti politique, un monument de l’Histoire de France. Il y avait eu dans ses rangs des ministres du général de Gaulle, et même des premiers ministres […] Certains avaient été des résistants, parfois des héros. […] Ces hommes-là tutoyaient l’histoire. »

Et puis…

« Puis ces géants ont eu des enfants qui, eux-mêmes, ont eu des descendants. Les lois de la génétique politique sont parfois imprévisibles : les géants ont donné des nains. »

Et d’enchaîner :

« Les géants se demandaient si la France devait abandonner l’Algérie française, sortir de l’Otan, approuver le traité de Maastricht. Les nains se demandent s’il faut exclure Thierry Solère ou Franck Riester […] Non seulement les Républicains traitent de sujets dérisoires, mais il n’y a plus personne pour les traiter. C’est la double peine. »

Pour Eric Zemmour, l’opposition entre deux droites irréconciliables – entre ceux qui lorgnent vers le FN et ceux qui sont proches de Macron –, est « un jeu de rôles.

« Chacun porte un masque avec une mauvaise foi qui n’a d’égale que leur manque de talent. Les Républicains n’ont plus de raison d’être car ils sont dans l’opposition à un pouvoir qui fait la politique qu’ils auraient conduite s’ils avaient gagné. L’électorat de droite l’a d’ailleurs bien compris qui rallie massivement le nouveau président. »

L’éditorialiste va plus loin et s’en explique :

« Les Constructifs et leurs alliés ministres en rajoutent en prétendant que leur cible principale, Laurent Wauquiez, va droitiser leur cher et vieux parti, qu’il va enfermer Les Républicains dans un réduit droitier identitaire en oubliant que ce sont eux qui depuis la création de l’UMP, ont enfermé la droite dans un réduit centriste et politiquement correct. »

Deux droits irréconciliables, vraiment ? Foutaise !

« Ils théorisent les deux droites irréconciliables alors qu’il devraient parler des deux centres irréconciliables, le centre qui veut aller chez Macron et le centre qui veut rester dans l’opposition. Ils font mine de soupçonner Wauquiez d’abattre la digue qui sépare les Républicains du Front national, ils ont la main sur le cœur, pendant que l’autre main dissimule leur large sourire cynique et goguenard. Ils vouent aux gémonies le groupe Sens commun, émanation politique de la Manif pour tous dont le président a osé évoquer une plate-forme commune avec Marion Maréchal-le Pen – ouh le vilain ! »

Car au final,

« Laurent Wauquiez n’osera jamais s’allier avec le Front national, il va taper sur les doigts du président de Sens commun, il va donner tous les gages qu’on voudra. »

Conclusion d’Eric Zemmour :

« La semaine prochaine, les Constructifs seront définitivement exclus, Wauquiez sera élu président d’un parti fantôme. Il découvrira alors qu’il est devenu le général… d’une armée morte. »

Eric Zemmour célèbre « le bonheur des nations homogènes » à l’Est de l’Europe

Eric Zemmour Françafrique

24/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « La République tchèque vient après l’Autriche qui vient après la Pologne, qui vient après la Slovaquie, qui vient après la Hongrie », a égrené Eric Zemmour ce matin sur RTL, analysant le nouveau succès électoral des « populistes ». Partout à l’Est en effet, les mêmes causes produisent les mêmes effets :

« Mêmes élections qui tournent autour de la question migratoire et de l’islam. Même victoire d’une droite qui les rejette sans état d’âme. Même rapprochement électoral avec une extrême droite qui fait fi de tous les tabous issus de la Seconde Guerre mondiale. Même bras de fer avec la Commission de Bruxelles qui dénonce les atteintes à l’état de droit. » Mais aussi « même mépris des Etats européens contre les populistes. Et mêmes leçons de morale des dirigeants français et allemands. »

Mais qui sont-ils vraiment, ces peuples qui votent comme bon leur semble ? En fait, « ces peuples rejettent un libéralisme qui serait obligatoirement libertaire comme il l’est chez nous depuis Mai 68. Ils refusent aussi des institutions européennes qui leur imposeraient un quota de migrants ou le mariage gay » :

« Les joies de la diversité qui font le bonheur de la France, de l’Allemagne et de l’Angleterre ne leur font nulle envie. Ils ne veulent ni des mosquées, ni du djihad. »

Et puis, poursuit Eric Zemmour, qui a de la mémoire et sait que ces pays sont tous issus de l’empire des Habsbourg, « l’histoire [aussi] les rassemble » et les a conduits à vouloir retrouver

« le bonheur des nations homogènes où la confiance règne parce qu’on partage la même culture et la même histoire »

Or leur histoire, justement, a longtemps croisé la route de l’islam, raconte Eric Zemmour :

« La Hongrie a été occupé trois siècles par l’empire ottoman. Vienne a subi deux sièges, le dernier remonte à 1683. Alors, c’est une troupe européenne dirigée par un général polonais qui repoussa l’envahisseur musulman. Le roi de France, Louis XIV, ne leva pas le petit doigt. Trois siècles… c’était hier. »