Entretien – Philippe de Villiers : « Nous assistons au Grand Remplacement et au grand effacement. Éric a tout compris et il dit tout »

Philippe de Villiers

Philippe de Villiers est parti en Arménie aux côtés du candidat Éric Zemmour, officialisant ainsi son soutien. Un premier ralliement de grand poids pour le patron du tout nouveau parti Reconquête. Villiers n’apporte pas avec lui un département ou une région comme un roi mage à Noël. Il apporte bien plus : une figure de droiture en politique, un ancrage profondément français et anti-européen, un univers, celui du Puy du Fou, qui a su transcender l’Histoire de France en une geste grandiose, une plume inimitable qui a rendu chair et âme à Clovis, Jeanne d’Arc, Charette ou Saint Louis. C’est évidemment une très belle prise pour Zemmour sur le terrain de la politique dans ce qu’elle a de plus noble. Absent du meeting du candidat Zemmour à Villepinte, Philippe de Villiers a pris sur son programme de voyage en Arménie quelques minutes pour répondre en exclusivité aux questions de Boulevard Voltaire. Avec le sens de la formule, le souci de la vérité, l’amour de la France et le panache qui le caractérisent.

Pourquoi Zemmour ? Qu’est-ce qui vous a séduit dans cette candidature ?

C’est le seul qui dit la vérité, le seul qui a le courage d’affronter la vérité, le seul qui est à la bonne hauteur, pour détecter et proclamer cette vérité qui n’est pas agréable à entendre. À savoir que la France peut mourir, qu’on est au bord de l’abîme car nous vivons un changement de population et un changement de civilisation. Il est le seul à le dire. Il est le seul qui n’a pas un programme au sens électoral du terme, même pas un projet mais une idée qui est une urgence. Si on ne fait rien, on meurt. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi de l’accompagner, à son invitation, en Arménie : c’est un voyage de civilisation, c’est une candidature de civilisation, Éric Zemmour. On se connaît bien, depuis très longtemps. On parle ensemble depuis très longtemps et j’attendais le moment symbolique pour l’accompagner. Ce moment symbolique, c’est le voyage en Arménie, parce que l’Arménie nous précède dans toutes nos souffrances à venir.

Vous ne vous reconnaissez ni dans le Rassemblement national ni dans LR ?

Il ne s’agit pas de comparer, il s’agit de choisir celui qui parle aux Français de l’urgence française. Éric pose toutes les questions de notre avenir en termes de civilisation, en termes de survie. Et il ose dire les choses. Il ose dire que nous assistons en même temps (ce qui est inouï) au Grand Remplacement avec une population nouvelle qui arrive chez nous et qui est appelée à nous remplacer – mais aussi au grand effacement. Nous en parlions ensemble tout à l’heure. À l’origine de ces maux, l’effondrement de nos élites qui n’osent plus dire les choses et sont prêtes à pactiser avec ceux qui veulent notre mort. Ce sont des dhimmis, ils sont soumis. Zemmour est à la politique ce que Houellebecq est à la littérature avec son livre Soumission. Éric a tout compris et il dit tout. Il ose dire la vérité. C’est pour cela que vous allez voir ce qui va se passer : il va être de plus en plus écouté, de plus en plus suivi. Quand il fait une télévision, l’audience explose. Et je peux vous dire qu’ici, partout, même en Arménie, il ne laisse pas indifférent.

Vous avez deux parcours, deux familles et deux personnalités très différentes. Qu’est-ce qui, au fond, vous rapproche ?

Il y a un point commun entre nous. Lui était très bien, il était dans le confort, journaliste reconnu sur CNews, adulé. Il avait sa chronique au Figaro, etc. Et, tout à coup, la chose n’a plus été possible parce qu’on ne peut pas vivre de confort. On ne peut pas vivre de lauriers. Et moi, c’est pareil. Les lauriers, je les ai accumulés depuis que je suis retraité de la politique, je suis même devenu populaire ce qui est une curiosité inattendue pour moi. Mais je m’en fous, de cette popularité. La popularité, on la dépense. Car la couronne de lauriers n’empêche pas la couronne d’épines. Et la couronne d’épines qui est à Notre-Dame de Paris, c’est aussi le symbole d’une France qui a abandonné ses racines, qui a abandonné son identité, avec des élites qui sont devenues des Bourgeois de Calais. Robes de bure, têtes cendrées, ils offrent les clés à ceux qui, de l’intérieur ou de l’extérieur, veulent nous détruire : le « wokisme », l’indigénisme, le décolonialisme, l’intersectionnalité, toutes ces idéologies qui accompagnent la bourgeoisie mondialisée anationale. Ils sont prêts à nous anéantir, à anéantir ce qui reste de la France.

Donc, le détour par l’Arménie, c’est un message pour dire aux chrétiens d’Orient et au peuple arménien, la France sera toujours là et aussi pour dire aux Français : veillez sur la petite flamme française, pour qu’elle brûle encore.

Justement, qu’est-ce qui permet d’espérer encore en la France en dehors de cette candidature à laquelle vous croyez ?

Un élément de fond : toute une jeunesse qu’on n’a pas vu venir, qui ne s’en laisse pas compter et qui a compris que, en réalité, la partitocratie traditionnelle nous précipitait à l’abîme. Les autres, c’est simple, si vous voulez savoir ce qu’ils vont faire, il faut lire leur programme. Parce qu’on est sûr qu’ils feront le contraire. C’est comme cela depuis quarante ans. Je vous donne une méthode de discernement. Éric Zemmour me fait penser à Emolaï Soljenitsyne quand il était venu chez moi en Vendée [Emolaï, le fils d’Alexandre Soljenitsyne, est venu visiter le Puy du Fou en juin 2013 avec sa famille, NDLR]). Il m’avait dit : « Les deux choses qui manquent à la politique française, c’est le discernement – être capable de lire dans l’instant des lignes de force – et le courage physique. » Eh bien, quand je vois Éric Zemmour, je peux vous dire qu’il a les deux. À profusion.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Philippe de Villiers explique son ralliement à Eric Zemmour : «J’ai l’impression que mon pays va mourir, et je ne veux pas de ça»

La menace contre Eric Zemmour – L’enquête de Livre Noir

zemmour menaces

10/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Livre Noir a enquêté sur le dispositif de sécurité du candidat à la présidentielle Eric Zemmour. Leurs investigations les ont mené à découvrir de profondes failles de sécurité du côté du SDLP, service de protection de la personne lié au ministère de l’intérieur.

À travers 4 exemples, de Marseille à Villepinte, Livre Noir décrypte les signaux faibles et erreurs commises par ce service d’élite qui n’a pas les moyens suffisants pour remplir son devoir. avec une question : la sécurité d’Eric Zemmour est-elle vraiment garantie par le ministère de l’intérieur dirigé par Gérald Darmanin ?


Équipe, adhésions, législatives : comment le parti de Zemmour s’organise ?

Zemmour, porté par ses ennemis, par Ivan Rioufol

Ivan Rioufol

Eric Zemmour peut dire merci à ses ennemis. Ils montrent l’intolérance et la brutalité du « Camp du Bien » démasqué. Dimanche, lors de son premier meeting à Villepinte (Seine-Saint-Denis), le candidat de la « Reconquête » a été physiquement agressé par un individu alors qu’il s’apprêtait à monter sur scène. Jeudi soir, le président socialiste du département, Stéphane Troussel, avait appelé à s’opposer à sa venue au nom de la défense d’une « diversité » excluant celles des idées. Troussel : « Ni la Seine-Saint-Denis ni la « diversité » ne peuvent servir de faire-valoir à ceux qui attaquent la République, qui haïssent la France et qui sapent ses principes au quotidien ». Jamais Troussel ne s’était ému auparavant, semble-t-il, des congrès tenus dans son département par l’organisation des Musulmans de France (ex-UOIF), où le prédicateur islamiste Tariq Ramadan avait ses entrées.

Samedi, l’Association Action Antifasciste Paris banlieue avait appelé ses sympathisants à « saboter » le meeting. Les risques de violences étaient tels que l’ambassade des Etats-Unis avait conseillé à ses ressortissant d’éviter Villepinte. Or, bizarrement, aucun média ne juge bon ce lundi de s’indigner de cette atmosphère délétère qui insulte la démocratie. Se dévoile le sectarisme de la pensée obligée. Elle veut voir en Zemmour un « fasciste », sans s’inquiéter des intimidations fascistoïdes de l’extrême gauche, bras armé d’un Système aux abois.

Ces procédés d’exclusion ne visent pas tant Zemmour lui-même que son discours, jugé « haineux » et « nauséabond ». Or que dit le candidat sinon qu’il est urgent de se mettre au chevet de la France qui se meurt et d’écouter l’inquiétude des Français méprisés par la pensée officielle ? Il est évidemment loisible de contester son constat, mais il doit être entendu comme celui que porte, par exemple, Jean-Luc Mélenchon dont le meeting d’hier n’a évidemment pas été perturbé.

Imagine-t-on ce que la presse aurait pu dire ce matin si des milices d’extrême droite avaient tenté de faire taire le leader de la France Insoumise ? Zemmour a eu beau jeu de faire valoir aux 13.000 personnes présentes – venues en dépit des difficultés d’accès et des menaces : « S’ils me détestent c’est parce qu’ils vous détestent ». Donald Trump avait utilisé ce même argument pour rallier à lui les « déplorables » (Hillary Clinton) rejetés par le monde politique et médiatique, le show-biz et Wall Street. A moins d’être insensible aux violations des règles du débat pluraliste, le sort de Zemmour, caricaturé en pestiféré, ne peut que susciter la désapprobation. Le politiquement correct, que l’ancien journaliste a entrepris d’abattre, montre son visage hideux.

Il est possible que de nombreux citoyens, rendus inaudibles par une oligarchie soutenue par ses nervis, s’identifient à ce candidat qui se réclame du peuple éveillé. Les ennemis bas du front de Zemmour sont ses meilleurs alliés.

Ivan Rioufol

Texte daté du 6 décembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

À Villepinte, Zemmour enthousiasme une foule compacte de 13 000 partisans et lance son parti, Reconquête

zemmour villepinte

En dépit d’un changement de lieu (du Zenith à Villepinte, à 35 kilomètres au nord de Paris) et d’une absence de flêchage qui rendait le meeting difficile à trouver, quelque 13 000 personnes ont assisté à ce premier rendez-vous du candidat Zemmour. Un exploit réussi un dimanche grisâtre et pluvieux, alors que les médias ont abondamment parlé de la menace des Antifas. Cette menace aurait pu dissuader certains sympathisants, ce n’est pas le cas. Dans un bâtiment immense, l’équipe de Zemmour a dressé de grands écrans. Des chaises occupent les trois quarts de l’espace. Une forêt de drapeaux accompagne la clameur qui monte à chaque « punch line » des orateurs. La foule compte de nombreux jeunes, des familles et des représentants de tous les âges. Assis au premier rang, on reconnait Jean Messiha, la directrice de campagne et compagne de Zemmour Sarah Knafo, très applaudie, mais aussi l’épouse de Zemmour Mylène Chichportich, le journaliste Eric Naulleau ou l’expert de l’émission Affaire conclue Pierre-Jean Chalençon.

Au pupitre, pour chauffer la salle, les personnalités se succèdent. Pour Laurence Trochu, patronne du Mouvement des conservateurs, « Eric Zemmour est le candidat de l’amour de la France ». Jusqu’ici affilié à LR, son Mouvement rejoint la campagne de Zemmour. « Nous ne voulons plus de l’impérialisme des juridictions supranationales », martèle -t-elle sous un tonnerre d’applaudissements, tandis que les écologistes partisans d’une « planète vide et désincarnée » selon elle sont copieusement sifflés. Stanislas Rigault rend hommage aux 6000 jeunes militants de Génération Z. Paul-Marie Couteaux lance une « ode à la souveraineté ». Jean-Frédéric Poisson fait acclamer longuement les forces de l’ordre et huer « les fachistes qui ont tenté d’empêcher la réunion », sans oublier de faire siffler Macron, « briseur de libertés ». Jacline Mouraud qui fut une figure des Gilets jaunes martèle que « la mondialisation assassine les peuples ». « Nous refusons la fatalité imposée par les élites », dit-elle. L’équipe de l’émission Quotidien est huée par la salle : écartée par mesure de sécurité, elle reviendra peu après.

La température est montée de plusieurs degrés lorsqu’Eric Zemmour fait son apparition, dans la ferveur des grands jours. Alpagué au cou par un opposant avant sa montée sur scène, le candidat ne prêtera aucune attention aux quelques échauffourées (trois ou quatre) qui accompagnent des manifestations d’opposants présents dans la salle.

« La prochaine élection présidentielle devait être une formalité pour cinq années supplémentaires de macronisme, entame Zemmour, mais un petit grain de sable est venu gripper la machine ». Il commence par faire pièce des critiques et attaques lancées contre lui par ses adversaires. Habilement. « S’ils me détestent, c’est parce qu’ils vous détestent, s’ils me méprisent c’est parce qu’ils vous méprisent », lance-t-il avant de faire le compte de ceux qui veulent sa mort politique, sa mort sociale, jusqu’aux djihadistes « qui veulent ma mort tout court ». Et puis Zemmour bascule vers l’essentiel, la cause de sa candidature. « Nous sommes engagés dans un combat plus grand que nous, dit-il. Celui de transmettre à nos enfants la France telle que nous l’avons connue, telle que nous l’avons reçue ». Alors, il lance « la reconquête de notre pays pour le retrouver ». « Reconquête », c’est donc le nom du mouvement appelé à accompagner la candidature d’Eric Zemmour aux présidentielles et aux législatives qui suivront, en attendant sans doute d’autres scrutins. Au même moment, les sites Internet de ce nouveau parti ouvrent sur le réseau. « Vous ne travaillez pas pour vos petites existences mais pour la France, assure le candidat. Pour que dans un siècle, notre pays soit à nouveau envié, admiré et respecté ».

Zemmour évoque les deux craintes des Français, « celle du déclassement et celle du grand remplacement ». Et il ébauche les rudiments d’un programme libéral en économie. Moins d’impôts de production, moins de charges sur les salaires, le choix d’une priorité donnée à l’industrialisation. Il entend œuvrer pour la simplification administrative, la transmission des entreprises « de génération en génération ». Et reste solide sur ses bases : il veut remettre les flux d’immigration à zéro dès le début de son mandat, limiter le droit d’asile à « une poignée d’individus », supprimer le regroupement familial et le droit du sol et limiter drastiquement l’immigration économique.

Enfin, il fait acclamer Eric Ciotti qui, le même jour, a pris ses distances avec Valérie Pécresse, vainqueur des primaires de la droite. Zemmour rappelle les engagements trahis par la droite. « Pécresse agira comme son mentor Chirac, tranche-t-il : elle promettra tout et ne tiendra rien ». L’ex-polémiste réserve ses attaques les plus dures à Emmanuel Macron. « La France a élu le néant, attaque Eric Zemmour. Nous laisserons cet adolescent se chercher éternellement. Nous allons faire du macronisme un mauvais souvenir. Je veux de l’enthousiasme, des chants, de la fierté ». Et il entonne à gorge déployée une Marseillaise.

Zemmour avait titré son dernier livre La France n’a pas dit son dernier mot. Apparemment, le candidat Zemmour non plus. Il faudra compter dans la campagne avec les mots et les ambitions de ce perturbateur que personne n’attendait voilà encore quelque mois et qui, armé d’un discours patriote au souffle incontestable, percute actuellement toutes les stratégies des états-majors.

Marc Baudriller

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Yann Barthès, le meilleur allié d’Éric Zemmour, par Gabrielle Cluzel

Yann Barthès

Il est là narquois, superbe, drôle, tellement sûr d’être irrésistible. Et fier, avec ça. Youpi, il est sur la video de Zemmour ! C’est un peu comme la Légion d’honneur et la valeur militaire réunies, n’est-ce pas ? Sans compter qu’il y est en bonne compagnie : Attali, Dupont-Moretti… le gratin. Il montre l’extrait à ses camarades autour du plateau, il faut être vigilant car c’est fugace : là, là ! Il est fier, donc, mais mécontent : son image, a été utilisée sans son accord et, en sus, pour dire du mal de lui. Enfin, faussement mécontent, car évidemment, il a ainsi trouvé la faille. « Trouvé » c’est un grand mot, car depuis hier, ceux qui, drapés dans leur dignité, s’alignent devant le bureau des réclamations pour le même motif sont légion. Comme le fait remarquer finalement Eugénie Bastié, sur Tweeter « [On attend] l’interview des descendants de Beethoven pas d’accord avec l’utilisation de la 7ème symphonie dans le clip de Zemmour ».

Yann Barthès s’esclaffe. « Mais qui a fait ce clip ? Des bras cassés ! » Il saisit théâtralement un téléphone antédiluvien pour faire mine d’appeler un avocat. Ils vont voir ce qu’ils vont voir. Ça va leur coûter bonbon. Et de préciser, avec force doigts d’honneur à l’appui, que les dommages et intérêts iront à des associations d’aide aux migrants. Il est vraiment désopilant.

Quand Quotidien a fait un gros plan sur le bouton de fièvre de Jordan Bardella, reprenant les images d’une interview de CNEWS, Europe 1 et Les Échos avec ce commentaire : « Vous le trouvez pas changé Jordan Bardella ? … Non ? Regardez bien : il vous donne envie de vous gratter la lèvre, non ? » , c’était sûrement bienveillant et dûment autorisé par Jordan Bardella et les médias qui l’avaient invité ?

Et si on parlait, enfin, des « bras cassés » anonymes, divers et variés, qui ont été ridiculisés, humiliés, au fil des années pour une phrase bafouillée, dites de travers ou tronquée à la sortie de tel meeting, telle paroisse, telle manifestation malséante ? Ils n’ont eu, pour leur image ainsi détournée et manipulée, livrée par « Quotidien » à la vindicte populaire, que leurs yeux pour pleurer. Ils n’ont pu que baisser la tête et supporter les quolibets – au lycée, au boulot, sur les réseaux sociaux -, en attendant que la lessiveuse du badbuzz s’arrête ou plutôt, un « bras cassé » chassant l’autre, qu’elle change de cible. Et en priant pour ne pas être viré ou saqué à l’issue.

C’est précisément ces « bras cassés », ces « déplorables » comme les appelait Hilary Clinton, à laquelle le mot n’a guère porté chance, qu’Éric Zemmour évoque dans le petit passage où figure Yann Barthès : « Bien sûr, on vous a méprisés, les puissants, les élites, les bien pensants, les journalistes, les politiciens… »

Avant lui, le soir du premier tour de la présidentielle de 2002, Jean-Marie Le Pen avait dédié à ses troupes presqu’incrédules devant la victoire la fameuse tirade de l’Aiglon : « Et nous, les petits, les obscurs, les sans-grades, nous qui marchions fourbus, blessés, crottés : malades, sans espoir de duchés ni de dotations ; nous qui marchions toujours et jamais n’avancions ; trop simples et trop gueux pour que l’espoir nous berne… ».

Faut-il qu’aucune leçon ne serve jamais ? Yann Barthès n’a-t-il pas compris que son fiel était le carburant de ceux qu’il excècre ? Ce qui galvanise cet électorat ? Il prend les soutiens de Zemmour pour des imbéciles mais n’a visiblement pas compris qu’il en était lui-même l’idiot utile.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La vidéo d’Éric Zemmour désormais inaccessible aux mineurs sur YouTube

Éric Zemmour : un candidat différent ?

président

Les critiques qui sont tombées en avalanche sur la déclaration de candidature d’Éric Zemmour témoignent le plus souvent de l’aveuglement, entretenu ou subi, des commentateurs et du grand malentendu qui règne dans la politique française, au moins depuis 2017, et sans doute depuis plus longtemps. Elles épinglent le caractère anxiogène, la référence gaullienne jugée ridicule, le caractère nostalgique marqué par un regard davantage tourné vers le passé que vers l’avenir, et l’absence de propositions précises dans le domaine économique.

En fait, la cohérence du fond et de la forme, du décor et de la démarche, du style et du contenu était parfaite. La candidature de Zemmour est différente des autres parce qu’elle procède d’une vision à la fois plus haute et plus large de notre pays. Certes, il n’est pas le général de Gaulle et ne se prend pas pour lui, mais il regarde la France de la même hauteur, non celle des cinq années d’un mandat présidentiel et des mesures à prendre, mais celle des siècles durant lesquels notre nation est allée « sans relâche de la grandeur au déclin ». Pour lui, l’Histoire n’est pas la comédie de la succession des régimes et des gouvernements, le jeu compliqué et tortueux des hommes qui en sont les acteurs, lequel délecte les commentateurs. Non, l’Histoire est tragique : elle est le tombeau des civilisations et des peuples laissant la place à d’autres civilisations et à d’autres peuples. La mort peut les saisir comme elle saisit les personnes, brutalement ou sournoisement. La débâcle et l’invasion ressemblent à l’infarctus, la lente dégradation de l’esprit public, des mœurs, des capacités de défense, matérielles ou spirituelles, font penser au cancer.

Zemmour privilégie logiquement cette angoisse-là parce qu’elle est essentielle. Elle est la seule que peut vaincre un pouvoir politique souverain et responsable quand les autres dépendent d’autres niveaux. Sauver notre pays du déclin et de la décadence est la priorité absolue. Le déclin se mesure à notre recul économique que la longue série de nos déficits et de notre dette prouve amplement malgré les artifices de la planche à billets. Il se mesure aussi à notre perte d’influence géopolitique du Liban au Pacifique en passant par l’Afrique francophone. Notre décadence s’affiche aux yeux de tous par le règne des minorités qui minent la cohésion nationale, ruinent notre démographie, altèrent notre culture et démoralisent le peuple français, aux deux sens du terme, celui du moral ou de la morale. La priorité de l’économie est un leurre. Celle-ci ne peut être que la conséquence d’un redressement politique comme la France l’a vécu en 1958, pour la dernière fois.

Seul un pouvoir fort appuyé sur une majorité ardente et inspirée par le patriotisme plus que par le pouvoir d’achat pourra procéder aux réformes nécessaires dont dépend, en fait, le niveau de vie des Français. Les électeurs de François Fillon et ceux de Marine Le Pen peuvent s’unir dans cet élan, dans ce combat. Bien d’autres peuvent les rejoindre pour échapper à la férule des technocrates dont l’inefficacité, notamment en économie, se mesure aux résultats de notre pays, pour se libérer de la baguette des oligarques de la pensée et de la finance qui imposent leur idéologie ou leurs intérêts, lesquels s’accordent souvent étrangement.

Zemmour est le seul à incarner cette espérance. Que son profil, son origine, sa profession, sa confession soient inattendus révèle l’état de la France incapable de produire un héros issu de sa majorité, un homme politique ou un général. C’est, néanmoins, vouloir tromper les Français que de le réduire à n’être qu’un « polémiste d’extrême droite ». C’est un écrivain qui possède une connaissance de notre Histoire et des principales questions actuelles qui se posent à notre pays bien supérieure à celle des politiciens ou des commentateurs. Cette compétence remarquable dans les débats en fait un meilleur candidat que la présidente du Rassemblement national.

Désormais, sa réussite ou son échec dépendent, d’une part, du poids immense des intérêts qu’il bouscule, comme l’ont montré l’acharnement médiatique contre l’homme, l’utilisation de la moindre rumeur, du moindre geste à son encontre, d’autre part, de sa capacité à s’élever sans cesse à la hauteur de son idéal : le V de la victoire aurait été une meilleure réponse au doigt d’honneur !

Christian Vanneste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Eric Zemmour épinglé pour avoir utilisé des images sans autorisation, son camp assume

Zemmour candidat : une communication réussie ? [vidéo]

zemmour

01/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le polémiste Eric Zemmour a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle le 30 novembre par une vidéo sur sa chaîne YouTube. Que penser de ce clip constitué de référence historico-nostalgiques diffusé sur une plateforme américaine ?

Pour répondre aux questions de Stéphanie De Muru le 30 novembre : Eric Revel, éditorialiste politique, Alexis Poulin, éditorialiste RT France, et Jérémie Michel, avocat et membre des Amis d’Eric Zemmour.


Éric Zemmour annonce sa candidature à l’élection présidentielle [vidéo]

zemmour

30/11/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Éric Zemmour a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle ce mardi, via une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, quelques heures seulement avant un ultime débat des candidats LR.

« J’ai décidé de me présenter à l’élection présidentielle« , a-t-il déclaré, « pour que nos enfants ne connaissent pas la barbarie, pour que nos filles ne soient pas voilées et nos fils soumis« .


Élisabeth Lévy : « Aujourd’hui, Zemmour ne peut se déplacer sans se faire pourrir par des antifas » [vidéo]

zemmour doigt

30/11/2021 – FRANCE (NOVOpress)
En visite a Marseille, Eric Zemmour a fait un doigt d’honneur en réponse à celui d’une manifestante et a suscite la polémique. Élisabeth Lévy revient sur ce dérapage du probable futur candidat à la présidentielle.

À entendre les commentateurs, on dirait qu’il a frappé quelqu’un », nuance Élisabeth. Sur twitter, Zemmour explique qu’il a répondu par le seul langage que les antifas comprennent. « Toutefois, vous imiter était fort inélégant, j’en conviens bien volontiers » a ajouté Zemmour ».

C’était un festival de mines outragées. Castaner, l’homme qui fait des afters après les manifs a dit que « pour être président, il faut du sang froid, de la maîtrise, de l’élégance« . Et pour être ministre de l’Intérieur ? Même Marine Le Pen fait l’offusquée et répond à ceux qui parlent d’un geste instinctif : « Quand on a vocation à devenir président de la république, il faut être capable, précisément de maîtriser son instinct« . D’après un article sur BFMTV, ce serait de nature à remettre en cause sa candidature. Bah voyons.

Mais lui-même l’a reconnu ! Ça prouve qu’il est humain. Comme le « casse-toi pauvre con » de Nicolas Sarkozy. Et ce n’est pas ça qui lui a fait rater sa réélection mais les promesses non tenues.

On est heureux d’apprendre que tant de gens sont si à cheval sur les bonnes manières. Les mêmes qui défendent l’écriture inclusive tombent dans les pommes à la vue d’un doigt d’honneur. Rappelons aussi le doigt d’honneur fait par un rappeur hilare et à moitié nu devant le Président de la République ou les roulades de Youtubeurs dans la cour d’Elysée. Les macronistes ne sont pas qualifiés pour donner des leçons de savoir-vivre !

Le scandale, c’est que Zemmour ne puisse pas se déplacer sans que des « antifas » pourrissent ses déplacements par des pressions physiques et des invectives. Le scandale, c’est que le service public manque à son obligation de neutralité en le traitant de facho tous les jours. Cette indignation surjouée révèle surtout le vide sidéral des opposants à Zemmour. S’ils veulent le combattre, qu’ils répondent aux bonnes questions qu’il pose. Cela s’appelle faire de la politique, plutôt que de la morale à deux balles.


La victoire que Zemmour a déjà remportée, par Ivan Rioufol

Ivan Rioufol

Eric Zemmour a-t-il déjà perdu ? Un consensus médiatique rédige sa nécrologie politique. Sa faute ultime aurait été, samedi à Marseille, de faire un doigt d’honneur en réponse à une femme qui lui en faisait autant. « Et bien profond », a-t-il ajouté. Cet épisode est évidemment navrant de vulgarité. L’intéressé a reconnu lui-même, dans un tweet, un geste « fort inélégant ». Reste que cette incontestable indélicatesse n’est pas spécifique à Zemmour. L’avachissement de la politique se retrouve jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Les commentateurs rappellent le : « Casse-toi pauv ‘con », lancé par le président Nicolas Sarkozy a un homme qui l’avait insulté.

Mais Emmanuel Macron, en apparence davantage policé, n’est guère plus exemplaire lorsqu’il invite à l’Elysée un groupe d’« électro » en bas résille pour la Fête de la musique, ou quand il laisse MacFly et Carlito faire une galipette dans les jardins. Samedi, le tutoiement du chef de l’Etat au pape François est une autre forme d’indifférence portée aux usages et aux conventions. Macron, reçu au Vatican, a offert à François un ouvrage d’Ignace de Loyola « que tu connais mieux de moi », a-t-dit. Sarkozy s’était contenté de consulter son portable durant une allocution du saint Père. La délicatesse n’est plus ce qui caractérise un monde politique mal élevé.

Toutefois, ce n’est pas son doigt d’honneur qui accable Zemmour. Au contraire : il est possible que ce geste spontané soit approuvé par une opinion en rébellion contre les faux-culs. Il faut toujours avoir en tête, à l’approche de l’échéance présidentielle, ces sondages récurrents qui montrent que plus de trois Français sur quatre envisageraient un vote antisystème en 2022. Le vote protestataire peut excuser les fautes de goût, pourvus que celles-ci aient du sens. En l’espèce, Zemmour répondait plus généralement à ceux qui, à Marseille, avaient cherché à le faire taire ou à perturber sa visite. Plus inquiétante en revanche semble être l’impréparation du possible candidat, qui a annoncé un grand meeting de lancement de son projet au Zénith dimanche.

Les déçus commencent à se confier et à faire nombre. Ils pointent un amateurisme et une désinvolture, au cœur même du couple désormais formé par Zemmour et Sarah Knafo. Zemmour saura-t-il redonner du souffle à sa campagne ? Les prochaines semaines le diront très vite. L’obstacle des 500 signatures risque d’être également difficile à franchir. Pour autant, Zemmour peut déjà être tenu comme celui grâce à qui la question de la survie de la France a été posée comme un thème central. Sa première victoire lui est déjà acquise. Il est possible qu’il en reste là.

Ivan Rioufol

Texte daté du 29 novembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol