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Eric Zemmour : « A vouloir trop rassembler, Wauquiez s’est coupé les deux bras »

14/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Décidément, le destin de Laurent Wauquiez inspire Eric Zemmour. Après lui avait prédit, le 26 octobre sur RTL, un proche avenir de « général d’une armée morte », l’éditorialiste en a remis une couche ce matin sur la même antenne : « “Je suis venu trop tard dans un monde trop vieux”. Laurent Wauquiez est un des derniers hommes politiques vivants à savoir que ce vers est d’Alfred de Musset. Mais Laurent Wauquiez est aussi le dernier homme politique à comprendre que cette phrase célèbre pourrait bien résumer son destin politique. Avant même qu’il ne prenne la présidence des Républicains, le parti se désagrège sous ses yeux.

On se croirait dans ces vieux dessins animés où la voiture perd les portes, le capot, le moteur, avant qu’il ne reste que le volant entre les mains du chauffeur interdit.

« Il ne restait déjà plus grand chose après la présidentielle d’un parti lourdement endetté avec ses 70 000 adhérents, estime ensuite Eric Zemmour, mais en quelques jours, tout s’est accéléré. Wauquiez a coupé la tête du patron de Sens Commun, Christophe Le Bihan, coupable d’avoir regardé un éventuel retour en politique de Marion Maréchal-Le Pen avec les yeux de Chimère. […] Ce sacrifice n’était pas facile à faire. Sens Commun, ce n’est pas rien : ce sont des milliers de militants déterminés, sortis de la Manif pour Tous, et qui, on s’en souvient, lors du fameux meeting du Trocadéro, avaient sauvé une candidature Fillon qui prenait l’eau. Mais ce sacrifice n’a servi à rien. »

Explication de texte d’Eric Zemmour : « Wauquiez a en quelques jours perdu sur les deux tableaux, à droite et au centre. A force vouloir rassembler à tout prix, il s’est coupé les deux bras. Sa stratégie était pourtant simple : refaire du Sarkozy ; parler à droite un langage eurosceptique, identitaire, pour ramener l’électorat populaire, mais sans jamais faire de risettes au Front national, pour ne pas s’aliéner les élus modérés, les médias. Il était sûr de sa martingale. […] Mais les électeurs [de Marine Le Pen] ne se laisseront pas forcément prendre une seconde fois aux sirènes de la droite.

Il faudra davantage que quelques signaux, que quelques messages, que “du gros rouge qui tache“ comme disait avec mépris Sarkozy. Là aussi, Sarko a tué le job, pour parler encore comme lui.

« Mais Wauquiez n’a pas compris qu’on n’était plus en 2007. C’est le drame des demi-habiles. Et Wauquiez sait aussi que ça, c’est du Blaise Pascal. »

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Éric Zemmour : “Comment Donald Trump cherche à mobiliser l’Asie contre la Chine”

09/11/2017 – ETATS-UNIS (NOVOpress)
Donald Trump a débuté un voyage officiel en Asie qui durera onze jours. Ce n’est pas un voyage, mais un périple. Pas du spectacle, mais de la grande politique. L’Asie est devenue le cœur des préoccupations américaines. Loin, très loin de l’Europe. Après avoir longtemps joué les modestes, pour mieux attirer les grands groupes américains, la Chine assume désormais son ambition hégémonique : placer la Chine au cœur du libre-échange mondial.

Comme les Américains après 1945, les Chinois multiplient les institutions financières qui attirent le reste du monde. Mais il n’y a pas que l’économie : ils veulent faire de la mer de Chine un lac chinois et en expulser la marine américaine. Alors Donald Trump tente de fédérer tous les pays d’Asie qui ont peur de la domination chinoise. Mais sur le plan économique, les Américains ont déjà perdu la bataille. Il ne leur reste que l’arme militaire.


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Éric Zemmour : “Les vraies raisons de la purge en Arabie saoudite”

07/11/2017 – ARABIE SAOUDITE (NOVOpress)
On l’appelle MBS, comme JFK ou VGE. Cela fait moderne, américain, jeune et fringant“, lance Éric Zemmour.

“À 32 ans, Mohammed ben Salmane est incontestablement jeune, et le prince héritier saoudien a montré qu’il n’avait pas froid aux yeux”, poursuit le journaliste, qui évoque “une poigne de fer qui fait songer à celle de Poutine, qui avait de même réglé leur compte aux oligarques russes”. Il fait néanmoins remarquer qu’en terre d’Islam, “les conflits politiques sont toujours religieux”.

L’Iran chiite reste l’obsession de l’Arabie sunnite. Depuis la révolution iranienne de 1979, l’Arabie saoudite faisait de la surenchère : c’était ‘plus musulman que moi, tu meurs’. Chacun des deux adversaires voulait montrer aux masses arabes et au monde que son islam était le plus pur et le plus farouche.

MBS tourne le dos à cette stratégie. Il fait le pari que son peuple a soif de consommation plus que d’islam“, ajoute Éric Zemmour. Un pari qui, selon le journaliste, n’est “pas gagné d’avance“.


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Eric Zemmour : « Laurent Wauquiez va devenir général d’une armée morte »

laurent-wauquiez26/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Certes, Laurent Wauquiez devrait être élu à la présidence des Républicains. Mais ceux-ci, qui ont décidé hier d’exclure les Constructifs, n’ont pas pu le faire faute d’avoir atteint le quorum au bureau politique du parti ! Pas très sérieux tout ça mais, pour Eric Zemmour, très révélateur de ce qu’est devenue cette formation, peu digne héritière du mouvement construit par le général de Gaulle.

L’éditorialiste s’en est gaussé avec férocité ce matin sur RTL :

« Il était une fois un grand parti politique, un monument de l’Histoire de France. Il y avait eu dans ses rangs des ministres du général de Gaulle, et même des premiers ministres […] Certains avaient été des résistants, parfois des héros. […] Ces hommes-là tutoyaient l’histoire. »

Et puis…

« Puis ces géants ont eu des enfants qui, eux-mêmes, ont eu des descendants. Les lois de la génétique politique sont parfois imprévisibles : les géants ont donné des nains. »

Et d’enchaîner :

« Les géants se demandaient si la France devait abandonner l’Algérie française, sortir de l’Otan, approuver le traité de Maastricht. Les nains se demandent s’il faut exclure Thierry Solère ou Franck Riester […] Non seulement les Républicains traitent de sujets dérisoires, mais il n’y a plus personne pour les traiter. C’est la double peine. »

Pour Eric Zemmour, l’opposition entre deux droites irréconciliables – entre ceux qui lorgnent vers le FN et ceux qui sont proches de Macron –, est « un jeu de rôles.

« Chacun porte un masque avec une mauvaise foi qui n’a d’égale que leur manque de talent. Les Républicains n’ont plus de raison d’être car ils sont dans l’opposition à un pouvoir qui fait la politique qu’ils auraient conduite s’ils avaient gagné. L’électorat de droite l’a d’ailleurs bien compris qui rallie massivement le nouveau président. »

L’éditorialiste va plus loin et s’en explique :

« Les Constructifs et leurs alliés ministres en rajoutent en prétendant que leur cible principale, Laurent Wauquiez, va droitiser leur cher et vieux parti, qu’il va enfermer Les Républicains dans un réduit droitier identitaire en oubliant que ce sont eux qui depuis la création de l’UMP, ont enfermé la droite dans un réduit centriste et politiquement correct. »

Deux droits irréconciliables, vraiment ? Foutaise !

« Ils théorisent les deux droites irréconciliables alors qu’il devraient parler des deux centres irréconciliables, le centre qui veut aller chez Macron et le centre qui veut rester dans l’opposition. Ils font mine de soupçonner Wauquiez d’abattre la digue qui sépare les Républicains du Front national, ils ont la main sur le cœur, pendant que l’autre main dissimule leur large sourire cynique et goguenard. Ils vouent aux gémonies le groupe Sens commun, émanation politique de la Manif pour tous dont le président a osé évoquer une plate-forme commune avec Marion Maréchal-le Pen – ouh le vilain ! »

Car au final,

« Laurent Wauquiez n’osera jamais s’allier avec le Front national, il va taper sur les doigts du président de Sens commun, il va donner tous les gages qu’on voudra. »

Conclusion d’Eric Zemmour :

« La semaine prochaine, les Constructifs seront définitivement exclus, Wauquiez sera élu président d’un parti fantôme. Il découvrira alors qu’il est devenu le général… d’une armée morte. »

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Eric Zemmour célèbre « le bonheur des nations homogènes » à l’Est de l’Europe

24/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « La République tchèque vient après l’Autriche qui vient après la Pologne, qui vient après la Slovaquie, qui vient après la Hongrie », a égrené Eric Zemmour ce matin sur RTL, analysant le nouveau succès électoral des « populistes ». Partout à l’Est en effet, les mêmes causes produisent les mêmes effets :

« Mêmes élections qui tournent autour de la question migratoire et de l’islam. Même victoire d’une droite qui les rejette sans état d’âme. Même rapprochement électoral avec une extrême droite qui fait fi de tous les tabous issus de la Seconde Guerre mondiale. Même bras de fer avec la Commission de Bruxelles qui dénonce les atteintes à l’état de droit. » Mais aussi « même mépris des Etats européens contre les populistes. Et mêmes leçons de morale des dirigeants français et allemands. »

Mais qui sont-ils vraiment, ces peuples qui votent comme bon leur semble ? En fait, « ces peuples rejettent un libéralisme qui serait obligatoirement libertaire comme il l’est chez nous depuis Mai 68. Ils refusent aussi des institutions européennes qui leur imposeraient un quota de migrants ou le mariage gay » :

« Les joies de la diversité qui font le bonheur de la France, de l’Allemagne et de l’Angleterre ne leur font nulle envie. Ils ne veulent ni des mosquées, ni du djihad. »

Et puis, poursuit Eric Zemmour, qui a de la mémoire et sait que ces pays sont tous issus de l’empire des Habsbourg, « l’histoire [aussi] les rassemble » et les a conduits à vouloir retrouver

« le bonheur des nations homogènes où la confiance règne parce qu’on partage la même culture et la même histoire »

Or leur histoire, justement, a longtemps croisé la route de l’islam, raconte Eric Zemmour :

« La Hongrie a été occupé trois siècles par l’empire ottoman. Vienne a subi deux sièges, le dernier remonte à 1683. Alors, c’est une troupe européenne dirigée par un général polonais qui repoussa l’envahisseur musulman. Le roi de France, Louis XIV, ne leva pas le petit doigt. Trois siècles… c’était hier. »

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Eric Zemmour : « La Chine s’est réveillée et le monde n’a pas fini de trembler »

19/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « On nous avait dit : quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera. » Or, observe Eric Zemmour, « la Chine s’est réveillée, et le monde n’a pas fini de trembler ». « Mais on nous avait dit aussi : quand la Chine se libéralisera, la Chine se démocratisera », L’économie de marché devait entraîner mécaniquement la démocratie libérale, sur le modèle de l’Angleterre du XIXe siècle. Sauf que « les patrons du parti communiste chinois avaient un autre modèle en tête. Ou plutôt un contre-modèle : l’URSS de Gorbatchev » :

« La fameuse perestroïka, qui vit s’effondrer le Parti communiste soviétique après qu’il eut libéralisé l’économie et la société, était leur cauchemar. »

Ce cauchemar, a poursuivi Eric Zemmour ce matin sur RTL, « ils ont réussi à le conjurer » :

« Non seulement le Parti communiste chinois ne s’est pas écroulé, mais il a repris la main. »

Pour Eric Zemmour, « le nouveau patron du pays est plus proche de Mao Zedong que de la reine d’Angleterre ». Il note que « même en économie, les Chinois rejettent nos modèles […] Désormais, ils assument sans complexe un dirigisme d’Etat qui rappelle beaucoup plus le colbertisme pompidolien que le libéralisme thatchérien ».

Éric Zemmour considère que “Les Républicains sont morts”

13/10/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Éric Zemmour considère que la structure des partis actuels est totalement changée et que les partis traditionnels sont voués à disparaître : “Les Républicains sont morts“. Nicolas Domenach estime lui “qu’en politique rien ne meurt, tout se transforme”. Il affirme au micro de RTL que “Les Républicains ne sont donc pas complètement morts”.

Éric Zemmour et Nicolas Domenach s’accordent sur une chose : autrefois la droite centriste était dominé par une droite gaulliste. Mais le désaccord se situe sur le diagnostic actuel, Éric Zemmour considère que la droite d’aujourd’hui est en fait une droite centriste, “qui fait semblant d’être de droite, et quand elle gouverne, gouverne au centre gauche. C’est ce qu’ont fait Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et c’est ce que fera Laurent Wauquiez.”


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Pour Éric Zemmour, l’invasion migratoire est une bombe à retardement qui a déjà fait un mort : Angela Merkel

26/09/2017 – FRANCE (NOVOpress)
“C’est la victoire en déchantant, une victoire pire qu’une défaite, une victoire à la Pyrrhus”, a lancé Éric Zemmour pour qui Angela Merkel “va continuer d’habiter la chancellerie à Berlin mais ce sera un palais fantôme”.

Et Éric Zemmour d’enfoncer le clou :

Depuis dimanche (24 septembre) soir, la vie politique allemande est entrée dans l’après-Merkel.

L’autre enseignement du scrutin est l’arrivée au Bundestag d’une “droite identitaire”, incarnée par l’Alternative pour l’Allemagne (AfD).

Les deux sont liés : Angela Merkel est la mère nourricière, la bonne fée de l’AfD. Pendant toute la campagne, la chancelière a réussi à étouffer tous les débats dangereux, et en particulier celui sur l’immigration.

Pour Éric Zemmour, l’invasion migratoire est une bombe qui a provoqué la “mort” d’Angela Merkel :

Dans le désert démographique qu’est l’Allemagne depuis quarante ans, cette transfusion massive d’une population de culture, de religion, de mœurs, de modèles familiaux étrangers, est une véritable bombe à retardement. Une bombe qui a déjà fait un mort : Angela Merkel.


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Zemmour : « Les pauvres, par leurs cotisations, paieront la PMA, caprice de riches »

14/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’annonce, par le gouvernement, de l’autorisation prochaine de la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes, mêmes celles qui ne sont pas stériles, agace vivement Eric Zemmour. « Elles feront toutes des bébés toutes seules. Quand elles voudront, comme elles voudront. Sans devoir supporter ces affreux hommes qui leur pourrissent la vie depuis des millions d’années, a-t-il raillé ce matin sur RTL. « Bienvenue dans le monde de la liberté, clament déjà les mouvements féministes. Bienvenue dans le monde de l’égalité, ajoutent les mouvements homosexuels. »

Mais si on parlait pognon ? « Dieu est comme les Français, il est nul en économie. Il faut donc l’externaliser du corps de la femme pour qu’elle devienne artificielle, complexe et très chère », ose-t-il.

« Au nom de l’égalité entre les enfants, on aura le remboursement par la Sécurité sociale. Les pauvres, par leurs cotisations, paieront les caprices des riches. »

Pour Eric Zemmour d’inviter, Emmanuel Macron ferait bien de se méfier :

« Après l’obligation des onze vaccins, il va finir par le apparaître comme l’homme-lige des grands laboratoires pharmaceutiques et du big business médical. »

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Éric Zemmour : “Fainéants” : “Emmanuel devrait un peu plus écouter Macron”

12/09/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Fainéants. Un mot qui “fera flores” dans la manifestation de ce mardi 12 septembre contre la réforme du Code du travail, lance Éric Zemmour.

Les leaders de la CGT seront des fainéants glorieux ; et Mélenchon et ses acolytes de la France insoumise, des fainéants d’honneur. Tous ceux qui voudront s’opposer à la politique gouvernementale s’affubleront de l’adjectif maudit. Ou plutôt béni.

Pour Éric Zemmour : “Macron ne pouvait pas leur faire un plus beau cadeau. Insulter un adversaire l’anoblit“.

Si Emmanuel Macron n’est pas le premier président “à se fourvoyer ainsi“, Éric Zemmour rappelle que l’actuel locataire de l’Élysée avait “choisi de renoncer à cette stratégie, de rétablir la parole rare“. Pour le journaliste, “Emmanuel Macron, c’est Docteur Jekyll et Mister Hyde : Emmanuel qui parle à tort et à travers, et Macron qui théorise le silence monarchique“.

Avant de lancer en guise de conseil : “Emmanuel devrait un peu plus écouter Macron”.


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Le coup de gueule d’Eric Zemmour contre la baisse du budget de la Défense

13/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Eric Zemmour a poussé un coup de gueule contre la baisse annoncée du budget de la Défense, qui perdrait la somme rondelette de 850 millions d’euros, soit 20 % de l’ensemble des coups budgétaires prévues, ce qui a déjà fait dire au chef d’état-major des armées dans Les Echos : « Je ne me laisserai pas baiser par Bercy » !

Dire que le candidat Emmanuel Macron avait promis d’augmenter les dépenses militaires afin qu’elles atteignent les 2 % du PIB – ce qui est déjà peu au regard de ce qu’elles étaient sous De Gaulle (5 %) et même sous Mitterrand (3 %).

Comme le dit Eric Zemmour :

« Jouer au petit soldat est le nec plus ultra de nos présidents, mais la vareuse est élimée et il y a des trous dans les poches et dans les chaussures. Nos soldats jouent leur vie pendant qu’à Bercy, on joue avec les millions d’euros. L’armée française gagne toutes les batailles, grâce à l’excellence de ses hommes, et perd toutes les guerres, à cause du manque de moyens. »

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Code du travail : Eric Zemmour dénonce « une soumission à l’idéologie libérale »

11/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La réforme du Code du travail, explique Eric Zemmour sur RTL, est, pour Emmanuel Macron et Edouard Philippe, « la mère de toutes les batailles, la réforme emblématique de tout le quinquennat ». Mais « deux précautions valent mieux qu’une, ironise-t-il. Non seulement le pouvoir passe par la procédure accélérée des ordonnances, mais en plus il opère pendant l’été et les vacances des Français. » En fait, cette réforme constitue à ses yeux « la revanche de la loi El Khomri qui devait s’appeler initialement loi Macron ».

« Les communicants officiels, relayés par les grands médias, ne cessent de nous rabâcher que cette réforme est l’instrument essentiel au service de l’emploi, l’arme absolue contre le chômage », et « ce message prolonge la doxa dominante qui règne depuis des années dans les milieux patronaux et technocratiques ». « Mais la vérité oblige à dire que rien n’est sûr », ajoute Eric Zemmour pour lequel, en réalité, « cette réforme était devenue le symbole trop longtemps attendu d’une France irréformable aux yeux de Bruxelles et de Berlin ».

Pour Zemmour, l’objectif principal de la réforme du Code du travail « n’est pas économique mais idéologique, et même psychologique » :

« C’est moins la lutte contre le chômage qui est visée que la transformation de la société française. »

Il s’agit de « se conformer à l’idéologie qui règne en Europe et d’y soumettre enfin une France étatiste et corporatiste, une idéologie libérale, qui privilégie l’individu sur les corps intermédiaires, et le travailleur indépendant sur le salarié, l’idée selon laquelle chacun doit devenir l’entrepreneur de sa propre vie ».

« Cette idéologie libérale et individualiste, poursuit Zemmour, imprégnait la campagne d’Emmanuel Macron et a suscité l’enthousiasme de ceux qui ont voté pour lui au premier tour. Mais ceux-ci ne sont pas la majorité de la population. » Dans un récent sondage, rappelle-t-il, « les Français estimaient à plus de 60 % que l’islam radical était le sujet majeur de préoccupation, loin, très loin des 36 % qui plaçaient le chômage en tête de leurs priorités ». Voilà « deux façons opposées de voir le monde » et « deux France opposées qui se regardent de travers »…

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Eric Zemmour : « Blanquer tel un toréador face au mammouth de l’Education nationale »

27/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : C’est à la mode drolatique que Eric Zemmour a commenté, ce matin sur RTL, les premières semaines de Jean-Michel Blanquer au ministère de l’Education nationale : « Il y a quelques milliers d’années, l’homo sapiens sapiens a su faire preuve de ruse, de malice, de rapidité d’exécution pour survivre face à des animaux préhistoriques bien plus forts que lui. En l’an de grâce 2017, un descendant à lunettes et calvitie de l’homo sapiens sapiens continue le combat contre une forme redoutable d’animal préhistorique, le mammouth. Il doit lui aussi utiliser la ruse, la malice, la rapidité d’exécution pour ne pas mourir écrasé sous le poids de son dangereux adversaire. L’homo sapiens sapiens a pour nom Jean-Michel Blanquer, et le mammouth a pignon sur la rue de Grenelle.

« Blanquer est officiellement ministre de l’Education nationale mais en réalité il est toréador et son taureau à lui est un mammouth. Depuis des semaines, il passe ses journées à agiter une muleta rouge devant le mammouth et à lui planter des banderilles sur tout le corps. »

« Il a été particulièrement efficace », constate Zemmour :

« En quelques coups, il a détruit toute l’œuvre de son prédécesseur. Il a remis les classes bilingues, la semaine de quatre jours, les cours de latin, rétabli les redoublements : le mammouth en est resté pantois. Pris de vitesse, débordé, pas le temps de réagir notre mammouth ! »

Eric Zemmour ne boude pas son plaisir :

« C’est un plaisir de fin gourmet que de déconstruire les déconstructeurs. »

« Mais tout a une fin, surtout le bon temps », poursuit-il. Selon l’éditorialiste, « Blanquer a mangé son pain blanc » : « Le mammouth a de la ressource. Il a toujours fait ce qu’il a voulu. Même sous le général De Gaulle, il n’en a fait qu’à sa tête. »

Et Zemmour, au lieu de continuer à se réjouir du bras de fer qui va s’engager, et, pourquoi pas, d’apporter tout son soutien au ministre, d’expliquer en quoi le mammouth peut jouer sur les contradictions de Jean-Michel Blanquer, qui est loin d’en être exempt.

Mercato Purge Polony

I-Média de Jean-Yves Le Gallou : mercato médiatique et purge idéologique

Grand mercato estival dans le PAF, les radios et télévisions remanient leurs équipes. Contrairement aux habitudes, le critère des audiences n’est pas utilisé. Cette année, les journalistes sont virés pour « incompatibilité idéologique » !

Patrick Cohen, le pape de France Inter, fera sa rentrée sur les ondes d’Europe 1. En cadeau,il amène dans ses jupons Daphné Burki, l’animatrice bobo de La Nouvelle Edition sur Canal Plus.

Sort inverse pour Natacha Polony : malgré les très bonnes audiences, Europe 1 a mis fin au contrat de la journaliste qui animait une revue de presse éditorialisée. Un coup dur de plus pour la directrice du comité Orwell après l’arrêt de son émission Polonium.

Le Zapping d’I-Média

Journée mondiale des réfugiés : les médias se sont mis au diapason. Les réfugiés sont des Syriens avec un niveau d’étude important. La réalité est tout autre… les clandestins sont majoritairement des africains, à peine alphabétisés.

L’immigration tue ! Un barrage, dressé par des clandestins, est à l’origine de la mort d’un conducteur sur l’A 16 à proximité de Calais. Les migrants voulaient s’infiltrer des camions pour rejoindre en Angleterre.

Législatives, les caves se rebiffent

Coup de gueule des caves de la politique ! Quand BFM et Midi libre font de la propagande électorale, Gilbert Collard et Nicolas Dupont Aignan montent au créneau et dénoncent en direct le manque de partialité des médias.

Les Tweets d’I-Média

Twitter au service de la bien pensance ? A l’occasion de la journée mondiale des réfugiés, TV Libertés rediffusait un reportage sur l’épidémie de gale dans les campements de clandestins à Paris. Vérité dérangeante ? Le tweet a été, en parti, censuré par Twitter.

Galaxie médiatique : Bernard Arnault, l’empereur du luxe dans les médias, propriétaire de nombreux médias parmi lesquels les Echos, le Parisien et Radio Classique.

Une émission de TV Libertés

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Eric Zemmour : « Les électeurs ont ramené brutalement Mélenchon et Le Pen sur terre »

16/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Eric Zemmour est revenu, hier matin sur RTL, sur le premier tour des élections législatives, et les scores des candidats du Front national de Marine Le Pne et de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. « Ils étaient les patrons, les chefs de l’opposition. Le premier parti de France, disait l’une ; la force centrale, disait l’autre. La seule alternative à Macron, prétendaient-ils tous deux. Jean-Luc Mélenchon était sûr de remplacer le Parti socialiste et de devenir le seul maître à gauche. Marine Le Pen méprisait tellement Les Républicains qu’elle ne cherchait même pas à se substituer à cette droite à moitié macronisée. »

Or « les électeurs les ont ramenés brutalement sur terre. Le Front national comme la France insoumise ont perdu huit points par rapport aux scores présidentiels de leurs leaders. […] Le Front national fait moins bien qu’en 1997, avant la dédiabolisation de l’ère Marine. »

« Les deux battus accusent de concert l’abstention. Mais l’abstention équivalente des européennes de 2014 n’avait pas empêché le Front national d’atteindre les 28 % de voix. »

Alors pourquoi un tel échec ?

« Ce qui est bien avec Marine Le Pen, c’est qu’elle n’apprend pas de ses erreurs. A la présidentielle, elle avait vitupéré le banquier Macron, et, pour les législatives, elle a dénoncé la casse sociale. Cette campagne de gauche, mélenchonienne, prouve qu’elle ne connaît pas ou ne veut pas connaître les motivations profondes de son électorat. […] Trois millions d’électeurs seulement se sont déplacés sur les sept du premier tour à la présidentielle et les dix du second. Ses élus se compteront donc sur les doigts d’une main, une punition. »

« Mélenchon, poursuit Eric Zemmour, n’est pas aussi mauvais stratège, lui n’a pas fait campagne contre le Grand Remplacement. Mais lui aussi a mal appréhendé les contours de son électorat », ce que développe l’éditorialiste avant d’en déduire très justement que

« contrairement aux fantasmes marinien et philippotien, personne n’est en mesure de rassembler les deux électorats dits populaires et populistes, car un mur culturel et identitaire les sépare irrémédiablement ».

Conclusion :

« Avec des adversaires comme cela, Emmanuel Macron peut dormir sur ses deux oreilles. »

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Zemmour : « Le multiculturalisme britannique est dans la loi, le nôtre est dans les faits. »

06/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Peut-être que notre multiculturalisme est un problème », a déclaré le premier ministre britannique Theresa May après les derniers attentats de Londres. « Peut-être » ? Il n’en fallait pas plus à Eric Zemmour pour se livrer à un réquisitoire contre ledit multiculturalisme et ceux qui s’interrogent toujours sur ses bienfaits ou pas.

« Theresa May, se gausse Eric Zemmour, n’a jamais aussi bien porté son surnom de “Theresa Maybe“, “Madame peut-être“. Ce n’est qu’un peut-être, mais ce peut-être ira droit au cœur des Français, depuis le temps qu’on subissait les leçons de morale des Anglo-saxons lorsqu’on interdisait le voile à l’école et leurs sarcasmes lorsqu’on s’horrifiait de voir des burkinis à la plage, et qu’on se faisait traiter de ringard liberticide parce qu’on défendait notre bon vieux système d’assimilation. Mais notre satisfaction sera de courte durée. Nous avons connu nous aussi des Londres et des Manchester. Nous avons entendu nous aussi les “Allah Akbar“. Nous avons nous aussi eu nos dirigeants et nos intellectuels qui parlaient pudiquement de terrorisme, d’extrémisme, de radicalisation. Mais surtout rien à voir avec l’islam nous dit-on dans les deux langues. »

L’éditorialiste poursuit, synthétique et cinglant :

« Le multiculturalisme britannique est dans la loi, le nôtre est dans les faits. Ils ont leurs “sharia zone“ avec police islamique et même tribunaux islamiques, nous avons nos territoires perdus de la République où toutes les boutiques sont halal, où des jeunes caïds surveillent ceux qui mangent pendant le ramadan et les filles aux jupes trop courtes. Les mots et les principes nous éloignent, la réalité nous rapproche. »

Et encore :

« Daesh a inventé l’Uber du terrorisme. La main-d’œuvre est inépuisable et pas cher puisqu’elle est formée d’enfants de l’immigration qui vivent dans nos banlieues, petit voyous qui rêvent de devenir grands. Et la plateforme, c’est le djihad, c’est-à-dire la guerre sainte islamique. »

Conclusion d’Eric Zemmour :

« “L’islam a du sang à toutes ses frontières.“ L’Américain Samuel Huntington avait fait scandale en écrivant cette phrase dans son célèbre livre sur le choc des civilisations. L’Angleterre comme la France et toute l’Europe sont devenues une de ces frontières de l’islam. Mais il est de bon ton, en France et en Europe, de se gausser de l’analyse prophétique de l’Américain. Peut-être parce que c’est la seule explication lucide de ce qui nous arrive. Peut-être parce qu’il est trop difficile de regarder la réalité en face. Peut-être parce qu’il est tellement plus agréable de psalmodier les “pas d’amalgame“ et le vivre ensemble. Peut-être. À chacun son “peut-être“. »