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Eric Zemmour : « NKM est un résumé caricatural de l’évolution de la droite »

25/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans le VIIe arrondissement de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet – NKM – se voit défiée par deux autres candidats issus de son camp, le gaulliste Henri Guaino et Jean-Pierre Lecocq, maire du Vie arrondissement voisin. Aux yeux d’Eric Zemmour, c’est tout à fait normal et ce n’est que la conséquence logique de l’évolution de la droite.

« C’est la parabole bien connue du lapin pris dans les phares de la voiture, raillait Eric Zemmour ce matin sur RTL. Il sait qu’il va se faire écraser mais il est tellement fasciné par la lumière des phares qu’il reste immobile comme une cible consentante. Kosciusko-Morizet ressemble au lapin dans les phares. Bien sûr, elle ne reste pas immobile, ce n’est pas le genre de la maison. Elle fait campagne sur le terrain et surtout se démultiplie médiatiquement – une gageure pour celle qui a déjà construit toute sa carrière sur la faveur médiatique. »

« Mais son agitation, poursuit Zemmour, ressemble à de la panique. Elle joue sa peau et elle ne sait, mais elle ne peut qu’accepter son destin tragique. Pourtant, elle avait cru tirer le gros lot lorsque François Fillon lui avait légué sa circonscription parisienne du VIIe arrondissement, un héritage en or massif où la droite domine depuis qu’il y a des élections. »

« Mais voilà, le typhon Macron est passé par là. Il a révélé une scission culturelle et politique au sein de la bourgeoisie. D’un côté la bourgeoisie traditionnelle et plus âgée qui a voté Fillon. De l’autre, les bobos, plus jeunes, moins riches, qui ont voté Macron. Les deux sont économiquement libéraux mais se différencient par leurs comportements et leurs valeurs : famille, immigration, laïcité. »

Or, poursuit l’éditorialiste, « NKM a bâti sa gloire médiatique sur son progressisme culturel. […] Sur tous les thèmes de société, ses premiers réflexes sont toujours de gauche. Elle est la parfaite incarnation des bobos, les bobos qui ont voté Macron. Et qui, aux législatives, auront donc leur candidat […]. »

« NKM est un résumé caricatural de l’évolution de la droite depuis la création de l’UMP sous la houlette d’Alain Juppé il y a quinze ans : toujours plus au centre, toujours plus à gauche, toujours plus progressiste, toujours plus politiquement correcte, toujours plus éloignée de l’électorat traditionnel de la droite. »

Conclusion d’Eric Zemmour : « La percée de Macron sonne la fin de la partie. Quand on évolue sur les terres du centre gauche, on se soumet au nouveau président et on se met en marche avec la future majorité présidentielle. Ou on coule. Car c’est bien connu : l’électeur préfère toujours l’original à la copie. »

Éric Zemmour : “Il y a du pathétique dans l’appel au secours de Valls devant son ordinateur”

12/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
L’ancien premier ministre, dans une situation très délicate pour les prochaines législatives, apprend que la vengeance est un plat qui se mange brûlant.

La vengeance est un plat qui se mange chaud, brûlant“, lance Éric Zemmour, qui constate qu'”Emmanuel Macron est bienveillant avec la Terre entière, sauf avec Manuel Valls, et que le Parti socialiste de Jean-Christophe Cambadélis ne veut pas mourir seul“. L’ancien premier ministre se retrouve ainsi “entre le marteau et l’enclume“, et “il est rare qu’on s’en sorte dans cette position“. Pour le journaliste, “il y a du pathétique dans l’appel au secours de Valls devant son ordinateur, pour son inscription sur le listes de candidats de La République En Marche : ‘Je clique, je clique, mais ça ne marche pas !‘”.

Tout le monde veut la peau de Manuel Valls“, poursuit Éric Zemmour. À ses yeux, l’ancien locataire de Matignon “paie cher ses erreurs en série“, comme celle d’avoir “conceptualisé les deux gauches irréconciliables et la fin du Parti socialiste“.


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Vincent Martigny : « Le combat identitaire ne fait que commencer »

Le 1 Marine Le Pen03/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Maître de conférences en science politique à l’Ecole polytechnique et chercheur associé au Cevipof, Vincent Martigny est un homme de gauche qui s’intéresse tout particulièrement au nationalisme et aux débats sur l’identité et co-anime, avec Thomas Wieder du journal Le Monde, L’Atelier du pouvoir sur France Culture. Sous le titre « Ces essayistes qui font monter Marine Le Pen », il signe cette semaine dans Le 1 un article engagé consacré à l’influence des thèses défendues par Patrick Buisson, Eric Zemmour et Philippe de Villiers. En voici la conclusion :

« Quels que soient les résultats du second tour le 7 mai prochain, les trois essayistes [Eric Zemmour, Philippe de Villiers et Patrick Buisson, Ndlr] continueront de semer les graines de leur influence dans les rangs de la droite classique (notamment autour de Laurent Wauquiez), chez les catholiques conservateurs, dans la jeune génération des militants de la droite identitaire (à l’image des journalistes Eugénie Bastié et Geoffroy Lejeune) ou auprès de Marion Maréchal-Le Pen, qu’ils couvent d’attentions. »

L’auteur de Dire La France – Culture(s) et identités nationales ajoute :

« Quand Marine Le Pen oriente ses messages politiques de deuxième tour autour de l’opposition entre patriotes et mondialistes, on mesure l’influence des trois essayistes dans la pensée de la dirigeante frontiste, et au-delà. Dans ce contexte, et tandis que le clivage “France ouverte“ contre “France fermée“ semble appeler à structurer durablement la réorientation de la vie politique française, tout porte à croire que le combat identitaire ne fait que commencer. »

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Zemmour : « L’instrumentalisation du malheur juif : un truc de campagne électorale »

03/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « A suivre la campagne présidentielle ces derniers jours, se désolait Eric Zemmour hier matin sur RTL, on se croirait dans une bande d’actualités de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ne manquent que les images en noir et blanc. […] La classe politique française toute entière joue à plus gaulliste que moi tu meurs. On parle de Pétain, de Laval, on traque les collabos sans relâche. Emmanuel Macron use et abuse des références à la guerre et au nazisme. Comme s’il voulait rejouer contre son adversaire du second tour un imaginaire historique qui avait si bien fonctionné pour marginaliser son père. Marine Le Pen s’en est elle-même inquiétée puisqu’elle se sent obligée d’aller elle aussi se recueillir devant le mémorial de l’extermination des juifs à Marseille. »

Or, pour l’éditorialiste, ces tentatives de rediabolisation ne fonctionnent plus :

« L’instrumentalisation du malheur juif ne marche pas. Elle scandalise davantage qu’elle ne mobilise. Elle apparaît pour ce qu’elle est : un truc de campagne électorale. Trop d’Histoire tue l’Histoire. »

Mais ce n’est pas tout. Pour Eric Zemmour, les références incessantes au général de Gaulle, à droite comme à gauche, sont telles qu’un « téléspectateur distrait » pourrait croire que celui-ci est encore candidat… Et « il est piquant de voir la gauche discerner des leçons et des brevets de gaullisme, alors même qu’elle a longtemps traité le général de Gaulle de fasciste et de factieux ».

« L’obsession historique ne doit pas nous aveugler », poursuit Eric Zemmour, car « c’est au contraire l’avenir politique que forge cet entre-deux tours » et il s’en explique.

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Le scoop de RTL : Bruno Le Maire « court après un Marocain » !

28/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : C’est un scoop de RTL, passé inaperçu, alors que la révélation est pourtant stupéfiante : Bruno Le Maire « court après un Marocain » ! Oui, il s’agit bien de l’ancien candidat à la primaire de la droite, qui soutient désormais Emmanuel Macron ! Et il n’est pas le seul ! Selon Eric Zemmour, qui a divulgué cette information hier matin sur RTL durant sa chronique, « tous les anciens juppéistes » courent eux aussi « après un Marocain », ainsi que Jean-François Copé !

En fait, il semble que RTL ait embauché le célèbre stagiaire de BFM TV, réputé pour ses bandeaux défilants très approximatifs. Bruno Le Maire ne court évidemment pas « après un Marocain », comme il est affiché à l’écran (à revoir ci-dessous à partir de 2 mn), mais « après un maroquin », c’est-à-dire un portefeuille ministériel.

Comme disait Zemmour à propos de l’Education nationale : « Le niveau ne baisse pas, il s’effondre. » En dessous du niveau de la mer… Méditerranée.

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Zemmour : « Pour Mélenchon, Marine Le Pen n’est pas un adversaire mais un rival »

27/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans ce second tour d’élection présidentielle, « il y a comme un manque », constate Eric Zemmour, un brin moqueur : « Pas de jeunes dans la rue. Pas de cris “le fascisme ne passera pas“. Pas d’émission sur France Télévisions pour rappeler les heures les plus sombres de notre histoire. Tout fout le camp. » « Le front républicain a des ratés », ajoute-t-il, avant de railler ainsi :

« Heureusement, il reste les représentants des religions chrétienne, juive, musulmane pour se mettre comme un seul homme derrière Emmanuel Macron. L’habitude, sans doute, de croire en un seul Dieu. »

« Pourtant, enchaîne l’éditorialiste, tout avait commencé sur les chapeaux de roue. A la manière des dirigeants socialistes le soir du 21 avril 2002, François Fillon s’était empressé d’annoncer son ralliement à son rival heureux […] Mais Jean-Luc Mélenchon, lui, ne jouait pas le jeu et refusait de se coucher devant le nouveau maître ». 

Pour Eric Zemmour, ce n’est apparemment pas une surprise. Selon lui, il n’est pas étonnant que Mélenchon « se soit d’instinct montré le plus revêche au front républicain » :

« Dans sa campagne, le candidat de la France Insoumise a basculé dans le nouveau clivage entre le peuple et les élites, entre le bas et le haut, refusant de rester dans les vieilles cases de l’affrontement droite-gauche. Pour Mélenchon, Marine Le Pen n’est pas un adversaire, mais un rival. Emmanuel Macron a voulu inaugurer une nouvelle ère, il est servi. »

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Eric Zemmour : « L’affrontement Macron-Le Pen est un vote de classes »

25/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « On entre dans le XXIe siècle en retournant en marche arrière, au XIXe siècle, estime Eric Zemmour. L’affrontement Macron-Le Pen est un vote de classes qui nous ramène en 1848, quand il y avait les riches et les pauvres, comme il y a aujourd’hui les vainqueurs et les vaincus de la mondialisation, les bourgeois et les prolétaires, comme il y a les métropoles et le reste de la France, ceux dont les enfants font des études dans les universités américaines et ceux qui rêvent de l’université d’Amiens. »

« Le vote Macron, poursuit-il, c’est l’orléanisme de nos livres de sciences politique, le bourgeois louis-philippard sans la bedaine. Un centrisme libéral qui ne prononce aucun de ces deux mots. La France de Macron, c’est l’optimisme dit-on. Oui, l’optimisme qui chante “Tout va bien très bien, madame la marquise“ et acclame Daladier au retour de Munich. L’optimisme qui prétend que le chancelier Hitler n’est pas si méchant, qu’il va s’assagir si on est gentil avec lui, qu’il a beaucoup souffert. »

L’éditorialiste enchaîne sur cette observation :

« L’histoire n’est pas tragique pensent les électeurs de Macron. La guerre de civilisations n’aura pas lieu. Tout le monde veut acheter des Nike et regarder Hanouna à la télévision. Les partisans de Macron scandent “Brigitte ! Brigitte !“ comme ils ont scandé naguère “Nabilla ! Nabilla !“. »

Et d’enchaîner :

« “Le capitalisme forge sa propre humanité“ écrivait naguère le cinéaste italien Pasolini. Le capitalisme mondialisé a forgé l’électorat de Macron comme il a forgé l’électorat de Justin Trudeau au Canada ou celui de Matteo Renzi en Italie. L’homme qui affirme que la culture française n’existe pas va s’asseoir dans la fauteuil de Charles de Gaulle, Georges Pompidou et François Mitterrand. »

Mais pourquoi parle-t-il déjà au futur, et pas au conditionnel ?

Parce que « Marine Le Pen est son adversaire idéal, qui permet de préparer la grande coalition à l’allemande dont Bayrou, Juppé et Valls ont rêvée, qui lui permet de voir ceux qui à droite l’appelaient Emmanuel Hollande se coucher devant lui et se réclamer du patriotisme contre le nationalisme dans un retournement dialectique habile. »

Eric Zemmour pense en effet que « Marine Le Pen s’est efforcée d’être tout, à la fois Marchais et Mitterrand, à la fois celle qui menace et celle qui rassure, mais elle a troqué une dédiabolisation sur la racisme contre une diabolisation par la monnaie. Marine Le Pen se convertit à l’économisme alors même que les électeurs, les siens mais aussi ceux de Fillon, et même une partie de ceux de Mélenchon, veulent qu’elle leur parle d’identité de la France ».

Et de conclure ainsi :

« Elle fera du combat avec Macron un référendum sur l’Europe alors même que c’est là que Macron l’attend. Comme un piège qu’elle se tend à elle-même… »

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Pour Eric Zemmour, « les électeurs ne sont pas indécis mais stratèges »

20/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « On connaît nos classiques : la “drôle de guerre“ est suivie de la “guerre éclair“ », a expliqué ce matin Eric Zemmour sur RTL : « D’abord, on s’enlise dans une situation de “ni guerre ni paix“ qui épuise les nerfs et les volontés. Puis, soudain, c’est l’offensive meurtrière et mort aux vaincus. Depuis des mois, c’était une drôle de campagne : pas vraiment d’affrontements, pas vraiment de débats, pas vraiment de polémiques. On s’évite, on s’ignore, on se neutralise, on fait de la morale, pas de la politique. Faites la com’, pas la guerre. […] Ce n’était pas une campagne présidentielle, mais un concours de patinage artistique. »

« Et soudain, observe Zemmour, tout s’emballe. On tire de tous les côtés. On parle vraiment de la France, de son devenir, de son identité, de son peuple. On parle vraiment des sujets qui fâchent, on sort du corset étouffant de l’économisme » :

« Les menaces d’attentat donnent une intensité nouvelle au climat. Jusqu’à présent, aucun candidat ne savait exactement de quoi parler car il ne savait pas exactement qui était son adversaire. Cette période est révolue, chacun a trouvé son adversaire. La politique, c’est d’abord la désignation d’un ennemi, eux et nous. »

A trois jours du premier tour, qu’observe-t-on ?

« Hamon est mort et il le sait. Mélenchon a peur de gagner. Débordé par sa base, il est en train de renoncer, dans la panique, à la sortie de l’euro. Dans les meetings de Le Pen, on crie de nouveau : “On est chez nous“. Dans ceux de Macron, on crie désormais : “Et en même temps“. Fillon cesse enfin de parler du déficit et de la dette pour évoquer les racines chrétiennes de la France. Il a enfin compris que l’élection se jouait à droite et pas au centre. Macron dénonce les catholiques de Sens commun qui sont chez Fillon pour mieux cacher Mohamed Saou, l’ami des Frères musulmans qui est chez lui. Autour de SOS Racisme et de Bernard-Henri Lévy, on tente de rejouer les années 1980 pour lancer le combat anti-Le Pen. Mais la petite main jaune ne se vend plus guère. »

Pour Eric Zemmour, ce qui est en train de se passer peut se résumer ainsi :

« La dynamique de Mélenchon réveille le vote Fillon à droite. La résistance de Le Pen consolide le vote Macron à gauche. Les électeurs ne sont pas indécis mais stratèges. Ils se prennent pour des généraux qui font déplacer leur bulletin de vote comme des troupes de soldats. C’est le temps des grandes manœuvres. »

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Eric Zemmour : « C’est l’œuvre de Mustafa Kemal que détruit Erdogan »

18/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pour Eric Zemmour, le résultat du référendum organisé en Turquie marque « une victoire historique. Non par l’ampleur du score – le oui est loin, très loin, des 60 % que réclamait le président Erdogan pour, disait-il, couronner son œuvre –, mais la victoire du président turc est historique au sens propre du terme : elle clôt définitivement une parenthèse historique de près de cent ans. »

« A l’époque, explique Eric Zemmour, la Turquie était dirigée par Mustafa Kemal surnommé Atatürk. Son objectif était d’occidentaliser l’ancien Empire ottoman, de le désislamiser, de le laïciser. De lui apporter l’administration à la française, la liberté économique à l’anglaise et l’armée à l’allemande. Mustafa Kemal ne rêvait que d’européaniser l’homme malade de l’Europe. Il mena une guère impitoyable à l’islam […] »

« Mustafa Kemal fut le grand homme de la Turquie du XXe siècle. Il est le grand adversaire du président Erdogan au XXIe siècle. »

« C’est à lui et à lui seul qu’Erdogan se mesure, poursuit Zemmour. C’est l’œuvre de Mustafa Kemal qu’Erdogan a voulu abattre, détruire, pierre après pierre » :

« Ce référendum consacre la victoire finale d’Erdogan sur Atatürk. »

« La Turquie, ajoute-t-il, n’a jamais été aussi loin des canons européens. Elle devient une véritable dictature, et une dictature islamique. Les prisons sont pleines d’opposants et de journalistes que l’on torture sans vergogne. Pendant la campagne électorale, la campagne du non a été rendue invisible. »

Pour Eric Zemmour, l’objectif d’Erdogan est de devenir « le porte-parole des peuples musulmans opprimés dans un conflit de civilisation à ses yeux inéluctable. Après avoir soutiré des milliards d’euros à Angela Merkel pour soulager la pression migratoire venue de Syrie, il l’a traitée de nazie ! Erdogan a renoncé depuis belle lurette à entrer dans ce club chrétien qu’est à ses yeux l’Union européenne. Il lui préfère son rêve ottoman, c’est-à-dire retrouver une influence dominante sur les anciens pays de l’Empire : Egypte, Syrie, Irak, Liban. »

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Eric Zemmour : « Marine Le Pen n’a pas imposé sa marque sur cette présidentielle »

13/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marine Le Pen se tasse dans les sondages. Serait-ce que sa campagne patine ? Pour Éric Zemmour, « ce n’est pas seulement une affaire de sondages », et, de toute façon, beaucoup rêveraient d’être aussi haut. Il n’y a « pas d’effondrement à la Hamon, pas de dynamique à la Mélenchon. Pas de désespoir à la Fillon, mais pas d’euphorie à la Macron ».

En fait, la critique d’Eric Zemmour est bien plus féroce et, pour surprenante qu’elle soit, elle mérite d’être entendue, même si elle semble bien prématurée :

« La campagne de Marine Le Pen n’est pas mauvaise mais elle n’est pas bonne. Elle ne s’essouffle pas car elle n’a jamais eu de souffle. Elle n’est pas inutile, mais on se demande si elle est utile. »

Pourquoi un tel jugement ? Parce que, estime Zemmour,

« Marine Le Pen n’a pas imposé sa marque sur cette présidentielle. Elle n’a pas eu sa “France unie“, à la Mitterrand, ou sa “fracture sociale“, à la Chirac. »

« Pourtant, poursuit l’éditorialiste, l’Histoire semblait avoir dégagé le terrain pour elle. Il y avait eu les attentats islamistes de 2015, les vagues de migrants de 2016. Il y avait eu le Brexit, et Trump. Il y avait eu encore, il y a quelques jours, les attentats de Londres et de Stockholm. Que demander de plus ? »

Alors ? Alors, Marine Le Pen, constate Eric Zemmour, n’en a pas rajoutée sur ce chapitre. « Comme si le sujet ne l’intéressait pas vraiment, comme si elle avait surtout envie de sortir du registre hérité de son père, comme si elle avait envie de parler de sujet nobles : l’Europe, la souveraineté, l’économie, l’industrie, l’euro. » Or « l’euro est justement le thème qui l’empêche de progresser auprès de retraités qui ont peur pour leurs économes ».

« A peine sortie de la diabolisation morale, assène-t-il, elle est entrée dans une diabolisation économique. »

Sans parler de « ceux qui reprochaient à son père d’être pétainiste [et qui] lui reprochent désormais d’être gaulliste » ! Mais « même la mauvaise foi de ses adversaires ne parvient pas à réveiller une campagne atone », ajoute-t-il encore.

Sévère, Zemmour ? Très. Un éditorial insolite, sur celle qui est toujours en tête des intentions de vote, et qui sera à réécouter le 23 avril prochain, à 20 heures, pour savoir qui, de Marine Le Pen ou d’Eric Zemmour, aura eu raison.

Syrie : Pour Éric Zemmour, l’intervention américaine “prend à contre-emploi tout le monde”

08/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Sur RTL, Éric Zemmour et Nicolas Domenach reviennent sur la réponse des États-Unis après l’attaque chimique imputée au régime syrien, qui a causé la mort d’au moins 86 civils mardi 4 avril.

“Avec Donald Trump il y a deux lectures”, estime Nicolas Domenach. “Soit vous pensez qu’il rend le monde encore plus dangereux, ou alors vous évoquez la “stratégie de l’homme fou”, un terme qu’avait employé Kissinger à propos de Nixon pendant la guerre du Vietnam. Il disait que la violence imprévisible de Nixon était une garantie de paix, parce qu’il imposait le respect aux autres, mais aussi la peur, la peur de l’apocalypse”, raconte l’éditorialiste.

Pour Éric Zemmour, cette stratégie s’applique également au dirigeant syrien. “Je ne comprends pas pourquoi Assad a fait cela, il n’a aucun intérêt. Il était en train d’être reconnu par les Américains. L’explication pourrait être qu’il veuille en imposer par son hyper violence pour être irrévocable, mais la stratégie est bizarre”, poursuit-il.

Éric Zemmour précise que cette intervention prend à contre-emploi tout le monde :

Moi qui était plutôt favorable à Donald Trump et à son idéologie non-interventionniste, je suis pris à contre-pied, et les gens qui sont contre lui au nom des droits de l’Homme sont pris eux aussi à contre-pied puisqu’il fait exactement ce que Barack Obama n’a pas osé faire. C’est un moment étrange qui défie les analyses.


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Eric Zemmour : « Léon Trotsky serait fier de ses élèves français »

Leon Trotsky

Léon Trotsky

06/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « C’est encore une exception française, se désolait Eric Zemmour ce matin sur RTL, une exception que l’on croyait disparue, ensevelie dans les poubelles de l’Histoire. Une exception qui a fait le spectacle, une exception qui a sauté comme un bouchon de champagne et a bien arrosé François Fillon et Marine Le Pen : l’exception trotskiste. »

« Plus grand monde, poursuit-il, ne connaît Léon Trotsky, fondateur de l’Armée Rouge soviétique et victime de la vindicte de Staline. Plus personne en Europe ne se réfère à son communisme qui ne s’embarrassait pas de sentiments, ni même souvent de la simple humanité. La France est pourtant le dernier pays au monde où des groupuscules trotskistes parviennent à subsister et même à présenter deux candidats à la présidentielle », à savoir Philippe Poutou et Nathalie Arthaud, auxquels « on pourrait même y ajouter un troisième puisque Jean-Luc Mélenchon, a fait ses classes dans sa jeunesse à l’école trotskiste ».

« Les élèves de Léon sont au communisme ce que les jésuites sont au catholicisme : une formation de redoutables rhétoriciens qui n’ont pas leur pareil pour détruire l’adversaire dans une joute oratoire. »

Parfaitement insérés dans la politique-spectacle, ils se présentent avec « cette fausse décontraction, ce parlé soi-disant spontané, cette rupture des codes qui ne sont en vérité qu’un code inversé » :

« Poutou et sa gouaille d’ouvrier gréviste, Arthaud et sa hargne de tricoteuse au tribunal révolutionnaire, Mélenchon et son onctuosité souveraine de professeur à l’ancienne : de la belle ouvrage, du travail soigné. Léon Trotsky serait fier de ses élèves français. »

Mais, rappelle Eric Zemmour, « Léon Trotsky disait aussi, disait d’abord, qu’il fallait être à l’avant-garde de la classe ouvrière ». Or…

« quand nos trotskistes se retournent, il n’y a pas un ouvrier derrière eux. Même Jean-Luc Mélenchon a un électorat de petits-bourgeois socialistes qui font la révolution comme ils font la guerre avec un ours en peluche et un mojito à la terrasse d’un bistrot. »

Son jugement est sans appel :

« Les petits trotskistes français sont devenus les idiots utiles du grand capital. »

Et devinez pour qui votent désormais les ouvriers et pourquoi…

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Eric Zemmour : la blague corrézienne du vote pour Macron

05/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « C’était une blague corrézienne, raconte Eric Zemmour sur RTL. Une bonne blague comme les aimait Jacques Chirac et comme les aime toujours François Hollande. Une blague qui à l’époque a fait rire tout le monde, sauf Nicolas Sarkozy. En campagne pour sa réélection, le président n’avait pas apprécié alors de voir l’ancien président taper sur l’épaule de son adversaire et annoncer à la cantonade : “Si je ne peux pas voter Juppé, je voterai Hollande !

« Cinq ans plus tard, poursuit Zemmour, Chirac ne dit plus rien mais on croit entendre la suite de sa blague :

“Si je ne peux pas voter Juppé, parce qu’il a été battu à la primaire de la droite, si je ne peux pas voter Hollande parce qu’il ne se représente pas, je vote Macron.“ »

« La blague corrézienne est la blague à la mode », continue Eric Zemmour, qui fait état des rumeurs annonçant les prochains ralliements à Emmanuel Macron de Dominique de Villepin et de la famille Chirac, peut-être dans sa totalité.

Pour Eric Zemmour, au-delà de la blague, il a une (triste) réalité, qui a son explication dans l’évolution idéologique des ténors de la droite et de la gauche :

« Chirac et Juppé ont amené la droite gaulliste sur les terres du centre. Les électeurs sont repartis vers la droite mais eux sont restés. Bayrou avait soutenu Juppé, Juppé a perdu : reste Macron. A gauche, on voit les mêmes mouvements historiques se concrétiser. »

En conséquence :

« Le nouveau nom du rocardisme est Emmanuel Macron. Comme il est le nouveau du chiraquisme et le nouveau nom du juppéisme, et le nouveau nom du bayrouisme, et le nouveau nom du hollandisme. Macron est le candidat du centre-droit et du centre-gauche, qui, profitant de l’appui de l’Europe, ont vaincu leur camp idéologiquement pour mieux le dominer politiquement. »

Pour Eric Zemmour, qui a des lettres :

« Les héritiers de Chirac, Hollande, Juppé, Rocard sont obligés de se rassembler pour espérer une nouvelle victoire. […] Obligés de choisir un nouveau cheval pour faire croire à la nouveauté. Obligés de faire du neuf avec du vieux. Obligés de tout changer pour que rien ne change. »

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Eric Zemmour : « Aux Pays-Bas, le multiculturalisme a échoué »

16/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Geert Wilders n’a certes pas remporté les élections législatives aux Pays-Bas mais… Mais son parti a encore progressé et, pour Eric Zemmour, il faudrait peut-être commencer à analyser sérieusement les raisons de la montée du « populisme » à travers le monde. Car « quand Donald Trump a gagné, on a dit que les petits Blancs racistes voulaient prendre leur revanche sur un président noir. Quand le Brexit a vaincu, on a dit que les classes populaires britanniques avaient renoué avec l’ancien mépris impérial pour les étrangers. Quand l’extrême droite autrichienne a été à deux doigts de conquérir la présidence du pays, on a dit que le passé nazi remontait à la surface. A chaque fois que le Front national progresse, on rappelle qu’il a hérité du vieux fonds vichyste et que la France n’a jamais digéré la guerre d’Algérie. Pour chacun de ces pays-là et pour d’autres, l’explication économique et sociale est régulièrement avancée : le chômage de masse, les inégalités croissantes et les classes populaires marginalisées, loin des métropoles. »

Or « l’ennui, avec la Hollande, c’est que rien de tout cela ne tient marche. Aucune des explications traditionnelles, au fond si rassurantes, ne tient debout » car la Hollande « est un des pays les plus prospères du monde où le chômage est une des plus bas d’Europe ». Le pays « n’a aucune des tares des autres pays d’Europe, et pourtant elle a la même hantise identitaire ». Alors ? Les explications d’Eric Zemmour, ce matin sur RTL…

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Eric Zemmour : « Hollande cherche à faire peur, mais personne ne tremble »

15/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : François Hollande « parle mais personne n’écoute. Il voyage en France, mais personne ne le suit. Il fait de l’humour, mais personne ne rit. Il cherche à faire peur, mais personne ne tremble. Il veut émouvoir mais personne ne pleure », constate Eric Zemmour. Hollande, poursuit-il, « est encore président de la République, mais personne ne s’en soucie. Il prépare son dernier grand discours, son testament politique, dit-on, mais personne n’en a cure. Pour échapper à la guillotine électorale, Hollande a abdiqué. Mais loin de bénéficier du classique retour d’affection populaire pour celui qui n’est plus rien, il subit au contraire la guillotine morale et politique du dédain, la guillotine du mépris. »

« Il dénonce le danger populiste et nationaliste, mais le Front national continue de monter dans les sondages […] Il se réclame de Jacques Chirac pour dénoncer le poison de l’extrémisme, mais on croit à une nouvelle blague corrézienne. »

« La campagne présidentielle est nulle, se désole encore Eric Zemmour sur RTL, mais personne ne pense que c’est lui François Hollande qui manque pour remonter le niveau. Tous les candidats ont fait leur pelote contre lui. Il est l’argument ultime pour faire la différence, l’argument ultime pour tuer un adversaire. […] Quand Fillon veut remonter Macron, il ne dit qu’une seule chose : “Macron est le fils caché de Hollande, son hologramme en mince aux yeux bleus“. Les partisans de Fillon n’ont qu’une seule phrase à la bouche, la confidence de Hollande à des journalistes : “Macron, c’est moi“. »

Les proches d’entre les proches de François Hollande, Ségolène Royal ou Jean-Yves Le Drian, préparent leur ralliement à Macron, comme l’a déjà fait… le petit-fils de Jacques Chirac ! Ce qui conduit Eric Zemmour à livrer ce commentaire assassin :

« On se souvient que son grand-père avait appelé en 2012 à voter Hollande. A croire que chez les Chirac, le vote à gauche est une tradition familiale. »

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Éric Zemmour : “Comme les Dalton, les candidats à la présidentielle ont leurs boulets”

09/03/2017 – FRANCE (NOVOpress)
De nombreuses tractations entre partis politiques se déroulent au cours de cette campagne présidentielle. Certains candidats en oublient de parler aux électeurs.

Pour Éric Zemmour, nos candidats à la présidentielle ressemblent aux frères Dalton, chacun a ses boulets :

C’est un des gags qui reviennent sans cesse dans les bandes dessinées de Lucky Lucke : quand les frères Dalton parviennent à s’échapper du pénitencier où ils cassent des cailloux, ils conservent aux pieds les boulets qui entravent leur course.

Évoquant Benoît Hamon, Éric Zemmour note qu’après avoir négocié en sa faveur le retrait de l’écologiste Yannick Jadot, le socialiste “passe désormais ses journées à tenter de retenir les bataillons d’élus qui frappent à la porte de Macron“. François Fillon a subi la trahison de l’UDI qui lui a planté un couteau dans le dos et courait déjà chez Juppé ? “Cela n’empêche pas le miraculé du Trocadero de leur ouvrir grand ses bras“, raille Éric Zemmour.


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Eric Zemmour : « Le spectre des émeutes de 2005 hante la présidentielle »

09/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « On avait dit pourtant qu’on n’en parlerait pas. Qu’on ne parlerait pas de banlieues, d’intégration, d’islam. Pas de politique de la ville, pas d’immigration, pas de frontières, pas d’identité, non. Tout cela, c’était bon pour Trump ou pour les partisans du Brexit, mais pas de ça chez nous », entame Eric Zemmour. En fait, « la banlieue et son cortège d’angoisses identitaires était le passager clandestin de la présidentielle ».

Mais avec l’affaire d’Aulnay-sous-Bois, « le passager clandestin est sorti brutalement de la soute où on le confinait », de sorte que « le spectre des émeutes de 2005 hante désormais la présidentielle de 2017 ».

« Aulnay, Sevran, Montfermeil, Blanc-Mesnil, Villepinte, Tremblay, Clichy-sous-Bois, se sont déjà embrasées, et les nuits prochaines seront longues », ajoute-t-il, avec cette précision :

« Sur les réseaux sociaux, les activistes de Nuit Debout et les jeunes communistes ont pris les choses en mains et les associations musulmanes sont sur le pont. Avec un slogan tout trouvé : “Pas de justice, pas de paix“. »

« Les policiers de la BAC, révèle-t-il, ont dû tirer en l’air, à balles réelles, pour échapper à une cinquantaine de jeunes gens qui voulaient leur faire la peau. Une première, qui en annonce d’autres, sans doute. »

Pour Eric Zemmour, qui s’exprimait dans le cadre de sa chronique bi-hebdomadaire sur RTL, « cette violence, cette fureur, cette montée des périls, c’était justement ce que voulaient occulter tous les protagonistes de l’élection présidentielle ». Mais, conclut-il, citant Lénine : « Les faits sont têtus. »

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Eric Zemmour : « Avec les primaires, les patrons ont été liquidés »

31/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Revenant sur les primaires de la droite et de la gauche, sans oublier celle des écologistes, Eric Zemmour disait ce matin sur RTL : « C’était la solution miracle : à la fois le mode de désignation le plus démocratique et celui qui permettait aux partis politiques de verrouiller la sélection des présidentiables. Le peuple et les partis. Un mélange inédit de Ve et de IVe République. Les primaires ont fonctionné tant que les électeurs ont voté sagement pour les candidats que les médias et les sondeurs leur désignaient : Ségolène Royal, puis François Hollande. Mais les partis, les médias et les sondeurs se sont fait voler leur jouet. Le voleur n’est pas celui qu’on croit, le voleur n’est pas le peuple », mais ceux qui sortis de chez eux, « des groupes d’influence bien typés idéologiquement », comme les bobos et l’électorat de banlieue pour Hamon, ou les partisans de La Manif pour tous et « les provinciaux de culture catholique » pour Fillon.

Moyennant quoi, « les patrons ont été liquidés » : « Duflot, Juppé, Sarkozy, Hollande, Valls : liquidés ! Les primaires, c’est la roulette belge : six balles dans le barillet. »

Mais après ces primaires, « on découvre que les heureux élus sont fragiles parce que les conditions de leur victoire les ont fragilisés ». Et « les candidats qui en profitent sont ceux qui ont refusé l’exercice : un peu Mélenchon et beaucoup Macron et Marine Le Pen ». Ainsi « Macron donne l’asile politique à tous les perdants de la primaire : électeurs de Juppé, de Hollande, de Vall, et même anciens électeurs écolos de Cohn-Bendit », et « Marine Le Pen consolide son emprise sur les classes populaires ».

« Macron et Marine Le Pen, ajoute Eric Zemmour, incarnent un clivage presque chimiquement pur entre pro-migrants et anti-migrants, entre libéraux-libertaires et protectionnistes étatistes. Le clivage des référendums sur l’Europe, du Brexit, du combat entre Trump et Clinton. »