Éric Zemmour, le trublion de 2022 ? [vidéo]

Éric Zemmour

23/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Possible candidat pour 2022, Éric Zemmour a fait savoir qu’il était bien décidé à imposer ses thèmes de campagne. Immigration, insécurité, identité: à en croire l’éditorialiste, de Valérie Pécresse à Marine Le Pen, les candidats déclarés seraient aujourd’hui contraints de revoir leurs positions.
Zemmour est de surcroît au centre de l’attention médiatique et des sondages qui le créditent aujourd’hui de 10% des intentions de vote. Le polémiste bouleverse-t-il déjà le ton et le rythme de la prochaine présidentielle?

Pour en parler, Sputnik donne la parole à l’éditorialiste et directrice du magazine Causeur Élisabeth Lévy.


Zemmour sur la peine de mort : une rupture nécessaire avec l’idéologie dominante

justice inquisition

« Le débat sur la peine de mort est un débat d’avenir » écrivait Jean-Yves Le Gallou en 2006. Aujourd’hui, 15 ans plus tard, Éric Zemmour remet ce débat sur le devant de la scène politico-médiatique !
Pour bien saisir l’importance de ce débat et fournir des arguments clairs et concis à ceux qui douteraient de l’efficacité de la peine de mort, nous publions cet article paru il y a 15 ans dans les colonnes de Polémia.

La peine de mort frappe d’effroi par son caractère implacable et définitif. Son évocation prête aux emportements passionnels et émotionnels.
Et pourtant, ce sujet symbolique requiert d’être analysé, non à travers le prisme d’une sensiblerie déplacée mais à l’échelle des principes qui légitiment l’action politique et organisent la vie en société. Il mérite aussi d’être étudié d’un point de vue pratique, sans préjugés, au regard de l’observation froide des faits.
C’est l’objet de cette communication prononcée à la XXIIe université annuelle du Club de l’Horloge, le 30 septembre 2006, que Polémia met en ligne.

1. L’abolitionnisme : une figure imposée de l’idéologie dominante

Il est courant de lire que « nous vivons à l’ère de la fin des idéologies ». Et pourtant cette affirmation est un contresens absolu.
Comme l’a remarquablement souligné l’historien Dominique Venner, dans « Le Siècle de 1914 », nous ne vivons pas dans un monde a-idéologique mais, au contraire, dans « un monde saturé d’idéologies » et, en ce qui concerne plus particulièrement l’Europe, d’idéologies culpabilisatrices et incapacitantes.

L’abolition de la peine de mort est au cœur de ce dispositif idéologique auquel est soumis ce que nos voisins suisses appellent le « Gué Pé U », le « Grand Parti unique ». Au sein de ce grand parti unique, il n’est pas possible de faire carrière sans adhérer aux dogmes dominants : l’abolition de la peine de mort en est un, la Tyrannie médiatique étant le moyen utilisé pour refuser tout débat contradictoire selon le schéma suivant :

– les membres de la classe médiatique sont unanimement favorables à l’abolition de la peine de mort (et ceux qui ne le sont pas n’ont pas la possibilité de s’exprimer sur le sujet) ;
– les armes utilisées pour imposer ce point de vue sont celles de L’INDIGNATION, de la DIABOLISATION dont Robert Badinter continue de jouer admirablement dans son dernier livre (« Contre la peine de mort ») où il se veut toujours « aux cotés des femmes lapidées en Afghanistan, des hommes fusillés dans les stades en Chine (…), des enterrés vifs pour adultère en Iran, des homosexuels pendus en Arabie saoudite, des mineurs pénaux et des débiles mentaux empoisonnés, gazés, électrocutés aux Etats-Unis ».

Le rythme des phrases, le choix des lieux, l’accumulation des adjectifs, tout relève d’un art oratoire visant à tétaniser la raison et à interdire toute réplique en jouant exclusivement sur la sensibilité : l’avalanche d’évocations émotionnelles visant à empêcher le libre exercice critique de la pensée.

Il y a aussi une autre méthode pour imposer l’idéologie dominante : tout simplement celle du silence. Pourquoi donner la parole aux partisans de la peine de mort puisque le débat est réputé clos ? Pourtant la meilleure preuve qu’il n’en est rien, ce sont les abolitionnistes eux-mêmes qui la donnent en renouvelant régulièrement les campagnes médiatiques qu’ils inspirent contre la peine de mort. La vérité c’est que le débat sur la peine de mort reste un débat d’avenir.

2. Le débat sur la peine de mort est un débat d’avenir

Le débat sur la peine de mort a fait rage, en France, dans les années 1970. Cette période s’est achevée, en 1981, par le vote de la loi Badinter d’abolition.

Les abolitionnistes ont gagné la bataille, puis clos le débat, autour de trois arguments :

– le spectre de l’erreur judiciaire (« Le Pullover rouge », de Gilles Perrault) ;
– le caractère non dissuasif de la peine (selon Robert Badinter, Patrick Henry, futur assassin, se trouvait parmi la foule qui, au Palais de justice de Troyes, réclamait la mort pour Buffet et Bontemps) ;
– l’avancée inéluctable des démocraties vers l’abolitionnisme.

Le débat est aujourd’hui rouvert, car aucun de ces arguments, qu’il soit émotionnel (l’erreur judiciaire) ou d’autorité (le manque de dissuasion, le sens de l’histoire), ne tient face aux faits.

3. La thématique de l’erreur judiciaire n’est pas réellement pertinente

L’évocation du risque d’erreur judiciaire est centrale aux États-Unis dans le combat des abolitionnistes ; elle s’appuie sur les faiblesses du système judiciaire américain. Elle se heurte toutefois à une limite factuelle : jusqu’ici la justice américaine n’a jamais reconnu comme innocent quelqu’un qui aurait été préalablement exécuté. Il est vrai que la multitude des procédures de recours limite les risques.

En France la même thématique a été reprise par Jacques Chirac. Dans la réponse qu’il a apportée à l’association « Ensemble contre la peine de mort », le 21 juin 2001, le président de la République a déclaré : « C’est un combat qu’il faut mener avec détermination et conviction. Car nulle justice n’est infaillible et chaque exécution peut tuer un innocent. »

L’écrivain d’extrême gauche Gilles Perrault a beaucoup exploité cette rhétorique à travers un livre et un film « Le Pullover rouge », œuvres de fiction censées innocenter, par la mise en avant de cet élément vestimentaire troublant, Christian Ranucci, exécuté le 28 juillet 1976 pour l’enlèvement et le meurtre d’une fillette. Mais le montage cinématographique ne résiste pas aux faits :

– Ranucci a conduit lui-même les enquêteurs sur les lieux où il avait enterré l’arme du crime ;
– Un pantalon maculé de sang (du même groupe que sa victime) et un cheveu semblable à celui de sa victime ont été retrouvés dans sa Peugeot.

Pour lire la suite, c’est ici !

Zemmour : le faire taire pour préserver le désordre ?, par Christian Vanneste

zemmour censure

On peut aimer ou non ce que dit Éric Zemmour. On peut le trouver courageux, voire génial, lorsqu’il s’évade allègrement du « politiquement correct » et exprime enfin ce que de nombreux Français souhaitent entendre. On peut admirer ses connaissances historiques et littéraires. Mais on peut aussi le trouver plus léger sur certains sujets, approximatif sur les chiffres. On peut, enfin, détester sa pensée. En revanche, le fait que tout soit mis en œuvre pour le faire taire est un signal inquiétant pour notre pays, le signe d’une dérive qui éloigne la France de la démocratie et, plus encore, de l’esprit français qui a précédé la démocratie.

Depuis bien longtemps, la liberté d’expression, le cheval de bataille de Voltaire, est assassinée, en France. Au XVIIIe siècle, c’était le combat de la liberté contre un certain ordre. Cette fois, on tue la liberté pour préserver le désordre, pour assurer le triomphe de notre décadence. Et les victimes de cette « terreur » intellectuelle et morale sont, paradoxalement, les conservateurs, ceux qui, comme la majorité des Français, souhaitent que la France demeure la France, sauvegarde sa culture et la transmette, assimile les étrangers qui viennent en France parce qu’ils l’aiment et désirent devenir français. Éric Zemmour est devenu le héros et le martyr de ce processus qui fait honte à notre pays.

L’extension regrettable des limites apportées à l’expression par les additions à la loi sur la liberté de la presse, ou par d’autres textes, dits « mémoriels », comme la loi Taubira sur l’esclavage, a permis d’enfermer le débat politique dans le risque pénal. La possibilité, pour des associations militantes, de jouer les commissaires politiques, de poursuivre les dissidents devant les tribunaux et d’obtenir leur condamnation grâce à la complaisance, voire à la connivence, de magistrats marqués idéologiquement ou soucieux d’obéir par carriérisme a totalement déséquilibré l’échange des opinions. Les pires stupidités sur l’islam, religion d’amour et de paix, sur le racisme systémique français ou sur les « genres » comme vérités des sexes ont permis à l’ignorance d’interdire la réflexion en accusant celle-ci de « phobie », islamophobie, homophobie, etc., c’est-à-dire de maladie mentale. L’URSS ne faisait pas autre chose à l’encontre de ses dissidents. Dieu merci, pour une fois, la CEDH veille puisque sa jurisprudence a établi que le débat démocratique pouvait justifier de dire des choses désagréables dès lors qu’il ne s’agit ni d’injures ni de diffamations. Néanmoins, les procès font mauvais effet, la pression s’accentue sur les médias, les annonceurs qui les nourrissent sont menacés et se montrent lâches. Les possibilités, pour un dissident, de s’exprimer peuvent aussi être réduites par la loi du marché.

Éric Zemmour a résisté aux vagues inquisitoriales. Il a survécu à des salves judiciaires et il a même joué du boomerang. Assenant certaines vérités à la limite de la provocation, il a gagné la bataille de la couverture médiatique : ses formules volontairement généralisatrices étaient des constats de faits réels dont le grossissement se voulait pédagogique. Elles ont fait mouche, et lorsque CNews lui a offert le remarquable plateau de « Face à l’info », animé par l’excellente Christine Kelly, il a fait un tabac. C’était une leçon pour Ruquier et France 2, d’« On n’est pas couché » ou pour Yves Calvi sur RTL. Récemment, Zemmour avait gagné un procès en appel. Mais c’est alors que le CSA, une autorité administrative fort peu indépendante, est venue porter l’estocade : Zemmour, qui n’est pour l’instant ni élu ni candidat, fait de la politique et il faut décompter son temps de parole. Le coup a atteint sa cible : CNews doit renoncer à Zemmour ! Comme si les Salamé, les Ruquier, les Duhamel, les Domenach, les Calvi, les Aphatie, les Fogiel, etc., ne faisaient pas de la politique, une politique qui explique ce qu’ils disent et pourquoi ils sont là.

On peut être d’accord ou non avec Zemmour, on peut souhaiter ou non qu’il soit candidat à la présidence de la République : on n’a pas le droit de le faire taire !

Christian Vanneste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Eric Zemmour : « Nous sommes en train de changer de civilisation car nous sommes en train de changer de peuple. Ce n’est pas une petite chose ! »

Le CSA en plein délire totalitaire contre Éric Zemmour

C’est officiel depuis ce 13 septembre au matin, Éric Zemmour ne participera plus à l’émission Face à l’info dont il était la figure de proue pendant deux années. Après avoir connu un succès d’audience et d’estime considérable, il est privé de cette émission par une décision incroyablement liberticide du CSA qui a décidé de tout faire pour l’empêcher de s’exprimer publiquement d’ici sa probable annonce de candidature. Retour sur cette décision alarmante avec Pierre Boisguilbert.

Ils n’ont pas trouvé le vaccin anti-Zemmour. Le taux de transmission du virus des vérités est très important. La contamination est en croissance exponentielle. Cette drôle d’épidémie produit de plus de nombreux anticorps, mais contre le discours officiel. C’est pourquoi le système menacé dans sa doxa n’a qu’une solution, il faut confiner le soldat Zemmour. Ils pensaient que la justice s’en chargerait. Mais, pour le moment les résultats ne sont pas à la hauteur. Le pouvoir a donc eu recours à un « machin » médiatique, le Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA). On doutait de son indépendance, on est maintenant convaincu de sa soumission.

Le CSA aux ordres

Le CSA demande aux médias de décompter les interventions de Zemmour de son temps de parole de la campagne présidentielle. Une forfaiture qui est une imbécillité, qui s’est déjà retournée contre ses auteurs et leurs inspirateurs. Zemmour est un éditorialiste et un polémiste ; l’empêcher de s’exprimer, c’est l’empêcher de travailler. Si demain il est candidat, ce serait une autre affaire mais pour le moment ce n’est pas le cas et sont donc appliquées à un non-candidat les règles réservées aux candidats. On attend avec impatience une décision décomptant du temps de Macron les éditoriaux en sa faveur dans les médias : rien qu’avec BFM TV, il n’aurait plus droit avant le vote à la parole !

Le CSA est critiqué, prudemment par Christine Kelly, ancien membre du Conseil mais, animatrice des chroniques zemmouriennes, elle passe certainement une mauvaise période. Le Conseil a aussi été étrillé par Françoise Laborde, ancien membre également du « machin », dans une démonstration aussi implacable que courageuse. On sait qu’elle est à l’opposé des idées du chroniqueur ce qui rend son réquisitoire encore plus convaincant : « Quelle honte ! Depuis quand le CSA censure les journalistes ? Ce CSA qui n’a jamais fait preuve du moindre courage, se discrédite définitivement… C’est une dérive très grave. ‘Je ne partage pas vos idées mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez les exprimer.’ »

Hugo ou Lamartine ?

L’audience d’Éric Zemmour est forte et son discours porte. Il est limité cependant à ceux qui veulent l’écouter sur CNews. Or, le CSA lui donne une visibilité nationale et fait son jeu. Ce serait suspect si on ne connaissait pas la puissance la haine idéologique des bien-pensants autoproclamés à l’égard de ceux qui ne pensent pas comme eux et surtout qui le disent. La force de Zemmour tient en une formule : « Il dit tout haut ce que Marine Le Pen n’ose même plus penser tout bas. ». Il faut donc limiter au maximum sa liberté d’expression. Car si le virus de la France Française se propage et que Zemmour passe dans les sondages les 10 %, cela pourrait tout changer. Il peut vouloir aussi se présenter uniquement pour témoigner et porter ses idées au plus haut niveau du débat politique français, la présidentielle. S’il le fait, il manifestera un courage moral très rare, car rien ne lui sera épargné.

La justice n’a pas dit son dernier mot, on traquera ses homards et ses costumes, le financement de ses soutiens, des relations sexuelles fantasmées ou inventées. Il prendra le risque de tout perdre son statut médiatique mais aussi sa vie privée, sa famille souffrira. Un suicide, lui disent certains de ses amis. Les suicides sont souvent glorieux mais presque toujours inutiles. Que reste-t-il au Japon de celui de Mishima et, en France, de celui plus récent de Dominique Venner ? Il aurait été plus utile en continuant son combat intellectuel, même désespéré. Faut-il être Hugo ou Lamartine ?

Seul Zemmour pourra apporter sa réponse et son choix, quel qu’il soit, sera honorable.

Pierre Boisguilbert

Tribune reprise de Polémia

Dans son nouveau livre, Zemmour qualifie la Seine-Saint-Denis d’”enclave étrangère” victime d’”une colonisation”

Zemmour sur l’idéologie woke : « C’est la défaite de l’intelligence. Ce sont des gens qui n’ont pas le niveau et qui veulent censurer et abattre ceux qui leur sont supérieurs, afin de les remplacer »

Un dîner presque parfait – Zemmour à la croisée des chemins

diner zemmour

Eric Zemmour a lancé ce samedi son site Croisée des chemins, destiné à promouvoir son livre à paraître le 16 septembre : La France n’a pas dit son dernier mot, dans lequel il poursuit « le récit des choses vues, des choses tues, trop longtemps tues. Pour que la France ne se contente pas d’avoir un futur mais trace aussi les voies d’un avenir ». Le site permet de s’inscrire pour rencontrer Zemmour à Toulon le 17, à Nice le 18, et ainsi de suite, l’auteur s’étant mis en congé du Figaro pour assurer cette tournée promotionnelle, tout en continuant ses brillantes interventions sur CNews.

Cela ressemble à un test auprès du public pour mesurer les possibilités d’une candidature à la présidentielle d’avril 2022 à laquelle il n’est pour l’heure toujours pas candidat. A la croisée des chemins, la France ? Elle semble être engagée dans de boueuses ornières depuis des décennies. C’est davantage Eric Zemmour qui l’est. Auteur, éditorialiste, prendra-t-il la voie susceptible de le mener à l’Elysée ? La décision sera lourde de conséquences, comme dans ces contes où le héros a à choisir entre deux chemins, non sans qu’un mauvais génie n’essaye de l’influencer.

Son indécision ne pourra se prolonger indéfiniment, pour la clarté du débat et la sérénité des électeurs de la droite nationale. Eric Zemmour ayant proposé un débat public à Marine Le Pen, celle-ci a argué du fait qu’il n’est pas candidat pour repousser l’idée. En revanche, elle l’inviterait volontiers à dîner en privé, en compagnie de Robert Ménard – rencontre sans caméras, qui n’intéresserait pas Zemmour. Au fond, la seule vraie rencontre intéressante, ne serait-ce pas un débat d’entre deux tours entre Marine Le Pen et Eric Zemmour ? Bien sûr, d’un point de vue comptable et sondagier, c’est impossible.

La droite molle ne croit guère à une victoire de Zemmour, en témoigne Eric Ciotti dimanche dans l’émission « Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro » : « Le seul candidat qui peut gagner cette élection, qui peut troubler le duel entre M. Macron et Mme Le Pen, […] c’est le candidat de la droite républicaine. Je ne pense pas qu’Eric Zemmour pourrait gagner ce match ». Cependant, Zemmour présent au second tour, Ciotti voterait pour lui contre Macron ; alors qu’il mettrait un bulletin blanc en cas de duel Marine-Macron. Si des planches plus ou moins pourries comme Ciotti préfèrent Zemmour, notoirement plus tranché que Marine sur l’islam par exemple, à Marine elle-même parce qu’elle aurait des idées trop extrêmes, c’est à n’y plus rien comprendre. Comme l’écrivait dans nos colonnes la Sardine samedi dernier : « En démocratie la politique serait-elle irrationnelle ? »

Dans une étude intitulée « Sur Charles Maurras », Jules Monnerot a mis en lumière un point qu’il s’agit d’avoir à l’esprit au long de toute campagne présidentielle : « Le suffrage universel, à son avènement, opère une dissociation radicale et définitive entre les idées politiques et la politique. […] On doit dater de l’avènement du suffrage universel l’époque où les idées politiques sont pratiquement frappées d’impuissance en politique. […] Il faut leur dire [aux électeurs] que tout ira bien. » Un constat qui n’est encourageant ni pour Marine Le Pen, ni pour Eric Zemmour. L’un comme l’autre ont des idées politiques affirmées qui ne les inclinent pas à professer un optimisme béat. Macron, lui, saura s’adapter à l’électorat.

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Guy Denaere

Article paru dans Présent daté du 6 septembre 2021

Eric Zemmour : « Il y a des quartiers et des villes où il n’y a plus que des immigrés, ce phénomène s’étend partout, cela s’appelle le Grand remplacement » (Vidéo)

Censuré sur Instagram – Éric Zemmour : « Certains doivent se dire qu’il est urgent de me faire taire »

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Alors que son compte Instagram a été fermé ce jeudi matin pour des raisons encore inconnues, mais que l’on peut sans peine prédire, le journaliste et essayiste s’exprime en exclusivité pour L’Incorrect sur la censure dont il fait l’objet.

Votre compte Instagram a été fermé ce matin : pensez-vous que la doxa est désormais prête à tout pour censurer ?

La censure dont je viens de faire l’objet de la part d’Instagram – réseau, je le rappelle, détenu par Facebook – montre que les GAFAM ne veulent plus voir une seule tête dépasser. Non contents d’échapper à la plupart des régulations du fait de leur taille gigantesque, les GAFAM cherchent donc à réguler eux-mêmes chaque débat national en censurant ceux qui leur déplaisent. Personne ne doit pouvoir contester l’idéologie inclusive et multiculturelle en vigueur en Californie. Ils sont en train de transformer internet en un campus américain géant !

On assiste à l’alliance, qui peut faire sourire, entre les géants américains de la Tech, toujours plus ivres de leur pouvoir, et des activistes d’extrême gauche qui, ne supportant plus d’entendre des opinions qui les dérangent, les dénoncent en meute sur les réseaux sociaux avec leurs raids de signalements. Ce n’est plus « le vice appuyé sur le bras du crime » de Chateaubriand, c’est la délation rageuse appuyée sur les monopoles privés ! D’ailleurs, l’extrême gauche n’est pas la seule en cause : les gouvernements français et européens encouragent aussi ces entreprises à se faire police de la pensée.

En réalité, les GAFAM ne supportent pas les frontières car leur zone de jeu est mondiale et que cela leur permet d’échapper à toute régulation efficace. Ils sont donc engagés dans une lutte féroce contre tous ceux qui défendent l’identité des peuples et des nations. Ce n’est donc pas une surprise qu’ils s’en prennent d’abord à moi en France.

En réalité, ce type de réaction témoigne d’une panique totale de la part du politiquement correct. La doxa et le conformisme se radicalisent à mesure qu’ils perdent pied dans l’opinion publique. Ayant perdu la bataille des idées, ils voient dans la censure leur ultime recours.

Peut-on comparer cette censure à celle qui a frappé Donald Trump sur Twitter ?

Trump avait montré la redoutable efficacité des réseaux sociaux pour dynamiter la doxa médiatique. Il devait être puni. Les GAFAM ont appris de leur laxisme. Ils ont vu la possibilité démocratique qu’ils avaient offerte et ils ne veulent plus voir se reproduire ce qu’ils ont considéré comme un hold up populiste.

Pour Donald Trump, les GAFAM, à commencer par Twitter, ont feint de disposer d’un prétexte, avec le discours de l’ancien Président américain juste avant les incidents au Capitole. Officiellement, ils prétendaient lutter contre la violence politique. Bien entendu, il n’en était rien et leur entreprise était déjà clairement idéologique.

Désormais, les GAFAM ne semblent plus s’encombrer de prétextes. Ils censurent et puis c’est tout. Bien entendu, ils ne tapent pas au hasard : si je suis ciblé aujourd’hui, c’est bien parce que j’incarne l’opposition résolue au politiquement correct et à la déconstruction de l’identité de ma patrie, la France. Pour susciter de telles réactions démesurées, certains doivent se dire qu’il est urgent de me faire taire.

Comment comptez-vous réagir ?

D’abord, il faut protester et alerter l’opinion pour qu’elle fasse pression sur eux et je remercie tous les responsables politiques, quel que soit leur positionnement sur le spectre politique, qui se sont insurgés contre cette censure. Je remercie également les très nombreux témoignages de soutien que j’ai reçus depuis ce matin et tous ceux qui ont signé la pétition pour la liberté d’expression sur jesoutienszemmour.fr

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Eric Zemmour, l’interview coup de poing : “Je ne suis pas là pour jouer”

[Entretien] Brigitte Bardot : « Si Éric Zemmour se présentait, ce serait une très belle chose pour la France »