Tag Archives: Eric Zemmour

Éric Zemmour : “Le quinquennat de Macron est mort”

10/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Pour Éric Zemmour, la crise des “gilets jaunes” est tellement focalisée sur la personnalité du Président qu’il lui sera difficile de mener les prochaines réformes du quinquennat. “Je pense que son quinquennat est mort”, affirme le polémiste.

On essaie de changer de bouc-émissaire. Comme Emmanuel Macron attirait trop de haine, et ce n’est pas normal dans le fonctionnement des institutions, on essaie de repasser vers Édouard Philippe pour être le méchant Richelieu. Mais il me semble que c’est trop tard. Là, comme Macron a tout pris depuis des mois et qu’il a voulu tout prendre, il va être très difficile de changer d’âne.


Éric Zemmour : “Nos hommes d’État ne voient pas loin, ils veulent faire vite”

21/11/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Invité de l’émission “André Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio est notamment revenu sur l’actuelle fronde contre les taxes sur le carburant qui rappelle que l’histoire n’est qu’un éternel recommencement.

Pour Éric Zemmour, la manifestation des Gilets Jaunes le 17 novembre 2018 a encore une fois rappelé qu’il existe non pas une mais deux France.

Il y a une incarnation dans la rue de ce clivage dont on parle depuis des années, entre la France des métropoles et la France périphérique. On le voit dans la rue : la France périphérique a gagné. C’est cette France qui n’a pas voté Macron, qui a un problème économique, social et identitaire. C’est la France blanche, la France de la petite classe moyenne, à qui on a dit : Vous êtes en dehors du temps. Comme l’a dit Benjamin Griveaux : La France qui fume des clopes et roule en diesel.

Éric Zemmour estime aussi qu’il existe des parallèles entre la réalité d’aujourd’hui et la Révolution française. “En France, la lutte des classes se double d’un conflit culturel et identitaire. Cette lutte rappelle beaucoup les affrontements du passé : les girondins et les montagnards. On voit bien qu’il y a des girondins dans les métropoles mondialisées et des montagnards dans cette France périphérique, qui n’a que l’État pour se protéger. Parce que les autres savent se protéger des effets néfastes de la mondialisation : pour eux il y a la carte scolaire qu’on manipule, les universités américaines ou australiennes etc. La mondialisation du bas, elle a un entre-soi islamique, coranique, ainsi que l’aide de l’État“, a-t-il déclaré.


Gilets jaunes – Éric Zemmour : “Le 17 novembre, une jacquerie fiscale”

16/11/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Blocages des routes et points stratégiques, actions de sensibilisation symboliques, manifestations contre la hausse du prix des carburants… Les “gilets jaunes” veulent mettre la France à l’arrêt, samedi 17 novembre. Plus de 1.500 actions sont attendues sur tout le territoire. Mais seule une centaine a été déclarée en bonne et due forme auprès des autorités. Ces dernières ne craignent pas forcément de débordements majeurs mais restent vigilantes face au haut degré d’improvisation du mouvement.

Emmanuel Macron n’est pas l’expression d’un nouveau monde mais l’aboutissement ultime d’un système qui a plusieurs décennies, déclare Éric Zemmour. C’est l’incarnation de la fin du système qui fait la même politique depuis 30 ou 40 ans (…) qui privilégie les métropoles contre tous les autres territoires“, ajoute-t-il.

Selon Éric Zemmour, la mobilisation du 17 novembre “est ce qu’on appelle une jacquerie. C’est une jacquerie fiscale. C’est très inquiétant mais c’est le gouvernement qui a créé ça“, estime-t-il, à travers “l’augmentation de la fiscalité que l’on dissimule derrière un paravent écologique“.


Éric Zemmour : “Salvini n’est pas Mussolini. Orban n’est pas Hitler”

07/11/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Dans une interview donnée au journal Ouest-France, publiée mercredi 31 octobre, le président de la République s’est dit frappé par la ressemblance “entre le moment que nous vivons et celui de l’entre-deux-guerres”.

Quand j’ai entendu ça, j’ai hésité entre deux réactions : d’abord, le côté dubitatif devant un coup tactique, que je voyais venir gros comme une maison, et en même temps, l’effarement devant tant d’ignorance“, explique Éric Zemmour.

Il n’y a pas les méchants et il n’y a pas les gentils“, martèle Éric Zemmour.

Salvini n’est pas Mussolini. Orban n’est pas Hitler. On sait très bien ce que veut viser Macron. C’est faux. Ils sont élus démocratiquement. Hitler a fait 30% aux élections de 1932. Si la gauche s’était alliée, Hitler n’aurait pas été appelé chancelier par le président Hindenbourg. Mussolini non plus. Staline encore moins. Je ne vois pas la comparaison. Il y a d’autres problèmes, qui peuvent se référer à d’autres situations historiques mais pas aux années 30.


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Éric Zemmour : « Est-ce qu’on a besoin de 400 000 étrangers de plus par an alors que nous avons déjà d’innombrables territoires qui ne sont plus en France ? »

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De la France Interdite à l’islamisation des banlieues, le fantasme devenu réalité décrit par des journalistes

Le 17 octobre 2018, sort un livre écrit par des étudiants en journalisme, traitant de l’islamisation d’une partie des habitants du département de Seine-Saint-Denis. Si les constats réalisés sur le terrain par les apprentis journalistes sont intéressants et argumentés, ils ne viennent que confirmer de nombreuses investigations réalisées ces dernières années. Illustration.

« No go zones »

En 2015, la chaine américaine Fox News consacrait un reportage aux « no go-zones » à Paris. Ce reportage était en de nombreux points caricatural et s’appuyait sur des données inexactes. Cela a amené nombre de médias français à écarter le sujet d’un revers de main dédaigneux. Il aura cependant eu au moins un mérite : celui de s’interroger sur l’existence de parties du territoire français sous l’emprise de l’islamisme, ces « endroits où l’on ne va pas », traduction littérale de « no go zones ».

D’autres travaux d’investigation de terrain plus rigoureux ont été réalisés depuis plusieurs années. Nous en présentons quelques uns.

En 2002 parait chez Pluriel l’ouvrage collectif « Les territoires perdus de la République ». A partir de l’exercice quotidien de leur métier, des professeurs de l’enseignement secondaire de la région parisienne dressent le constat d’une décrépitude des valeurs républicaines et d’une offensive islamiste dans certains quartiers.

En 2016, Géraldine Smith publie chez Stock le livre « Rue Jean Pierre Timbaud, une vie de famille entre bobos et barbus ». Son auteur, une journaliste, a selon Marianne enquêté « sur l’islamisation du quartier où elle a habité, celui de la rue Jean-Pierre-Timbaud, dans le XIe arrondissement de Paris ». Un récit au quotidien tout en nuance sur la confrontation d’idéaux libéraux-libertaires à la réalité d’un quartier en pleine transformation. Le livre se termine par un constat d’échec et le départ de la famille du quartier.

Trappes, Saint-Denis, Sevran

En 2017 aux éditions du Toucan, le journaliste Alexandre Mendel publie une enquête intitulée « Partition », un livre accréditant « l’émergence de frontières invisibles qui divisent le territoire, géographiquement et culturellement ». Il écrit notamment : « À Trappes, Saint-Denis, ou encore Sevran, la mixité n’est plus la règle, elle est l’exception. On enferme ses enfants dans des écoles coraniques, où on leur apprend, à coups de hadiths, à haïr l’Occident et à ne vénérer que l’islam des ancêtres. On ne se marie plus que religieusement, on vit sa polygamie, on répudie les femmes, dans le dos de la République. La présentation de ce livre lors de sa sortie n’a pas dépassé le cercle des médias dits de droite, à l’image du sort réservé à « La France interdite », véritablement ostracisé par les médias mainstream malgré des ventes déjà conséquentes.

La même année parait chez Albin Michel, un ouvrage collectif intitulé « Une France soumise ». Alors que « Les Territoires perdus de la République » pointait le communautarisme dans des écoles de banlieue, les auteurs du livre font le constat que ce sont maintenant de véritables territoires qui vivent en circuit fermé. « Cette enquête révèle le fossé existant entre une partie des élites médiatiques et la masse du peuple français, classes moyennes et populaires confondues. Le discours formaté des élites apparait de moins en moins audible » affirme un de ses auteurs.

Le Monde comme Le Figaro

En février 2018, deux journalistes du Monde, Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué, font selon L’Express, dans le livre « La communauté » (Albin Michel), « un récit implacable de la manière dont la commune de Trappes (Yvelines) est passée en un demi-siècle des “cocos” aux “barbus” ».

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Éric Zemmour : “L’erreur de Jean-Luc Mélenchon, c’est d’avoir critiqué Fillon”

19/10/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Jean-Luc Mélenchon a quelque peu perdu ses nerfs, mardi 16 octobre, lors des perquisitions menées à son domicile et au siège de La France insoumise dans le cadre de deux enquêtes préliminaires ouvertes au parquet de Paris.

Jean-Luc Mélenchon s’est toujours mis en scène. Mais le débat est sur le fond“, estime Éric Zemmour.

Le débat, c’est la propension de la machine judiciaire, de plus en plus, à venir s’impliquer dans la vie politique, et à vouloir avoir un rôle de grand manitou, de dispensateur de leçons aux uns et au autres. Je pense que ça a commencé avec Fillon, on ne l’a pas assez dit, il y a eu un putsch médiatico-judiciaire contre Fillon. Ça a continué avec Marine Le Pen et les prétentions grotesques à l’envoyer en asile psychiatrique et ça continue avec Mélenchon.

Et Éric Zemmour d’ajouter :

L’erreur de Mélenchon, c’est que quand ça s’est passé pour Fillon, il a critiqué Fillon. Il n’a pas crié au scandale.


Eric-Zemmour

Zemmour 1 – CSA 0

17/10/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est une bonne nouvelle pour la liberté d’expression ! Le Conseil d’Etat a donné une bonne claque au Conseil supérieur de l’audiovisuel, présidé par Olivier Schramek. Le juge administratif suprême a fait droit, lundi dernier, au recours pour excès de pouvoir de la station de radio RTL France. Ce recours était dirigé contre la décision de mise en demeure par laquelle le CSA reprochait à RTL des propos tenus par Eric Zemmour dans l’émission « On n’est pas forcément d’accord ».

Les maîtres censeurs du CSA estimaient que, en critiquant un « putsch judiciaire » des juridictions suprêmes qui rendaient impossible toute différence de traitement au nom du principe de non discrimination, le journaliste avait manqué aux devoirs de la radio de promotion des « valeurs d’intégration et de solidarité qui sont celles de la République ».

Le Conseil d’Etat a au contraire estimé que, compte tenu du principe constitutionnel de la liberté de communication des pensées et des opinions, le CSA ne pouvait imposer à la station « de prohiber sur son antenne toute critique des principes et des valeurs républicains ».

[vidéo] Entretien avec Eric Zemmour

11/10/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que la censure s’abat sur Eric Zemmour et que le service public interdit d’antenne l’auteur de l’essai le plus important de la rentrée, TV Libertés est allée à la rencontre du journaliste et écrivain. Il est interrogé par Elise Blaise.


[Vidéo] I-Média : Faut-il censurer Zemmour ?

08/10/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Et si Hapsatou s’appelait Corinne ?

« Votre prénom fait insulte à la France », Ce sont les mots d’Eric Zemmour face à Hapsatou Sy sur le plateau des Terriens Du Dimanche. Le journaliste aurait dérapé et Hapsatou menace de porter plainte. Mais l’indignation apparait comme orchestrée.


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Le retour de la censure : comment le système écarte ses opposants (avec les confidences d’Onfray, Zemmour et Taddeï)

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Pour apporter son soutien à Hapsatou Sy face à Éric Zemmour, Bagelstein renomme tous ses bagels !

02/10/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Suite à l’intervention d’Éric Zemmour dans l’émission des Terriens du dimanche, la société Bagelstein a décidé – pour apporter son soutien à Hapsatou Sy – de renommer tous ses bagels.

Dans un communiqué de presse accompagné d’une vidéo, l’entreprise annonce que tous les Bagels porteront désormais un prénom qui n’est pas dans le calendrier, “car les Bagels sont comme les prénoms, ils sont tous bons !“…

Voici quelques noms choisis par l’entreprise : Rahné (anciennement Isidore), Mehmet (anciennement Hypolite), Nouria (anciennement Joséphine) et Hapsatou (anciennement Albertine).

Vous pouvez toujours leur faire savoir ce que vous pensez de cette campagne en vous rendant sur les liens suivants :
https://www.facebook.com/bagelstein/
https://www.bagelstein.com/contact


La Nouvelle Librairie a organisé avec succès sa première dédicace avec Eric Zemmour

28/09/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’était un événement dans le Quartier latin. Malgré les menaces et intimidations de mouvements antifascistes, la venue d’Eric Zemmour hier à la Nouvelle Librairie a rencontré un succès inattendu. Une manche gagnée pour François Bousquet et la revue Eléments, qui ont récemment rouvert l’ancienne librairie de l’Action française, en plein Quartier latin, 11 rue de Médicis. Un important dispositif policier protégeait la librairie toute la journée, et plusieurs militants d’ultra-gauche ont été arrêtés.

Pour leur première signature, ils ont invité Eric Zemmour, en pleine polémique sur la sortie de son livre.

Plus de 400 personnes ont pu rencontrer Eric Zemmour et obtenir une dédicace de son dernier livre. Intitulé « Destin Français ».

Le livre démontre que de l’ancien régime à la seconde guerre mondiale, de l’Empire romain à Napoléon, le présent se comprend avant tout par le passé.

La presse et les médias télé étaient au rendez-vous pour saluer ou condamner l’événement.

C’est donc un premier pari gagné pour François Bousquet dont l’objectif est de réimplanter les idées nationales et identitaires au cœur du quartier étudiant, à deux pas de la Sorbonne. Dans la guerre culturelle en cours, les contestations intolérantes d’extrême-gauche n’ont pas résisté à la témérité de ceux qui sont venus en masse, pour rencontrer un auteur autant que pour soutenir la liberté d’expression et la pluralité du débat d’idées. Le riche programme de dédicaces se poursuit ce vendredi 28 septembre avec la venue de Christopher Gérard pour son nouveau livre, « Le Prince d’Aquitaine » de 18h30 à 20h30.


Et si le Grand Remplacement commençait par le prénom donné ?, par Caroline Parmentier

Chasse à l’homme contre Zemmour

La gauche culturelle et immigrationniste orchestre depuis des jours un cirque pas possible autour de la comédie d’Hapsatou Sy au sujet de son prénom. La droite Figaro est d’une lâcheté totale (voir l’article de Francis Bergeron dans Présent d’hier). Le but étant de faire interdire définitivement Eric Zemmour d’antenne ce que réclament aujourd’hui Hapsatou Sy et de nombreux journalistes et médias français.

Eric Zemmour, issu d’une famille juive d’Algérie et qui connaît le prix de l’assimilation, estime dans son combat contre le multiculturalisme (qui est le sujet de son dernier livre) que donner un prénom français à ses enfants est une marque d’intégration et d’assimilation. Et qu’à l’inverse, donner un prénom étranger est un signe communautaire : « Prendre un prénom français signifie je veux rentrer dans votre communauté, je veux m’assimiler, je veux adopter votre histoire, préserver l’identité nationale, puisque l’identité d’une nation et de toute communauté de vie commence avec des individus dont le nom les identifie à elle. »

Comment contester que l’africanisation et la maghrébisation des prénoms en France dans les maternités, dans les écoles, sont un signe avancé de grand remplacement ? On ne peut nier que donner un prénom musulman est aussi le signe d’une pratique religieuse. Peut-on adorer la France et appeler son fils Mohamed ? Ou Seif el-Islam (glaive de l’islam) comme le joueur de foot Ribéry ?

Dire cela aujourd’hui, c’est interdit. C’est du racisme, du colonialisme, c’est odieux, c’est ignoble. Zemmour a provoqué un tsunami aussi violent que grotesque où tout le monde y est allé de sa larme ou de sa charge haineuse. Toujours très amusant de voir des vieux journalistes bedonnants qui n’ont jamais habité ailleurs que dans les beaux quartiers et des bourgeoises emperlées du Figaro dont les filles s’appellent Blanche et Bérangère, se croire obligés de dire sur les plateaux télé et radio qu’Hapsatou est un ravissant prénom et qu’on n’a pas fait plus joli.

Le cinéma de François Morel

Il fallait entendre dans la matinale de France Inter François Morel, ex-Deschiens – ce qui fait que l’on a toujours envie de se marrer quand il dit un truc sérieux – déclamer avec lyrisme la litanie solennelle des prénoms étrangers qui « ont fait la France et qui ne figurent pas dans le calendrier chrétien » : Ibrahim Maalouf, Marek Halter, Omar Sy, Pablo Picasso, Marjane Satrapi, Vassily Kandinsky, Joann Sfar, Zinedine Zidane, etc. Se terminant en apothéose par Hapsatou Sy… (il faudra que l’on nous explique en quoi cette chroniqueuse de quatre sous, candidate malheureuse de « Danse avec les stars », représente l’excellence française). Le tout ponctué de « Vive la France, vive la France » grandiloquents. Il fallait voir les journalistes bouleversés sur le plateau essuyant ostensiblement des larmes pour comprendre à quel point de soumission idéologique on est rendu.

A l’image de la réponse d’Ibrahim Maalouf : « Très fier d’être le premier nom cité par François Morel lorsqu’il s’agit de faire la guerre à l’obscurantisme idéologique. Je vous invite à appeler vos fils IBRAHIM. C’est juif, musulman et chrétien. Et ça, ça fera bien chier Zemmour. »

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 25 septembre 2018

Laurent Ruquier

Censure : Éric Zemmour déprogrammé de l’émission “On n’est pas couché” ?

26/09/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Julien Bellver, journaliste de l’émission « Quotidien », l’assure : le polémiste ne serait pas le bienvenu chez Laurent Ruquier, où il a pourtant été chroniqueur pendant plusieurs années.

L’écrivain et journaliste du Figaro devait passer en effet dans « On est N’est Pas Couché » en octobre pour présenter son nouveau livre « Destin Français ».

Mais, depuis la dernière polémique suite au passage d’Éric Zemmour dans l’émission « Salut les Terriens », Laurent Ruquier ne serait plus favorable à la venue du journaliste.

La Croix veut remplacer Zemmour par le pape … Et vice-versa ?, par Francis Bergeron

Le chroniqueur Bruno Frappat, dans les pages du quotidien La Croix, s’en prend à Zemmour dans des termes spécialement grotesques. C’est ce qu’il appelle un « retour aux valeurs simples ».

A La Croix, sévit, depuis maintenant quatre-vingts ans un concentré de chrétiens progressistes, de ces chrétiens progressistes à qui Jean Madiran aimait dire leurs quatre vérités, dans quelques livres restés fameux, tels Ils ne savent pas ce qu’ils disent, ou Ils ne savent pas ce qu’ils font. De ces chrétiens progressistes qui faisaient monter aux rideaux un Pierre Debray, voire un Maurice Clavel. Bruno Frappat est de ce bois-là, un bois dont on ne fait plus les crucifix, depuis longtemps. Sa dernière chronique nous offre un réjouissant parallèle entre Eric Zemmour et le pape François, à l’avantage de ce dernier, bien entendu. « Tous ceux qui croient devoir nous imposer la présence de Zemmour et de ses discours haineux à l’antenne devraient essayer plutôt le pape François. Il a des choses à dire, ce pape […]. » On imagine le pape dans ces débats souvent cinglants et volontairement polémiques. Il pourrait certes y satisfaire cette logorrhée qui le caractérise, mais à ses risques et périls ! Ses propos sur les homosexuels, invités à bénéficier d’un suivi médical, avaient fait scandale. Une telle déclaration, à une heure de grande écoute, sur le plateau de Thierry Ardisson : ce serait le succès assuré !

Et pour le coup si Zemmour prenait la place de François, cela décoifferait ! Une sorte de Pie XII, en un peu plus yop-la-boum…

Zemmour meilleur défenseur de l’Eglise et de sa fille aînée

Frappat dénie à Zemmour le droit de « défendre les valeurs catholiques ». Il justifie sa position en rappelant que Zemmour a traité de « bisounours » et de « belles âmes » ceux qui ont soutenu Macron dans son opération de réhabilitation du traître communiste Maurice Audin. Frappat explique aux malheureux lecteurs de La Croix qu’en Algérie la France a piétiné « l’honneur de la France (sic), de son armée et de ses valeurs ». Ne pas soutenir le traître communiste Audin, c’est donc, pour Frappat, faire preuve de haine. Combattre le FLN, c’était faire preuve de haine, détester Staline et les staliniens, c’était faire preuve de haine.

Mais Zemmour est un « récidiviste de la haine ». N’a-t-il pas reproché son prénom à une journaliste, « femme noire et française » ? Frappat semble sous-entendre en passant que la faute aurait été moins grave s’il avait critiqué le prénom d’un homme blanc étranger. Curieux…

Celui que Frappat qualifie de « défenseur des valeurs nationales-catholiques » (visez le sous-entendu : « valeurs national-socialistes ») lui fait horreur, et il termine donc par cet appel à remplacer Zemmour par le pape François (mais, hélas, sans proposer la réciprocité).

Ce faisant, il oublie deux ou trois choses : d’abord que Zemmour n’est pas catholique, même si, en l’occurrence, il se révèle meilleur défenseur de l’Eglise et de la fille aînée de l’Eglise que tous les journalistes de La Croix réunis. Ensuite que cette fine allusion au national-socialisme est indécente à l’égard d’un Français de confession juive. Dans la bouche d’un autre que Frappat, ce genre de parallèle aurait déclenché les foudres des officines dites antiracistes.

Et le plus triste est que, loin de se réjouir de voir un Français d’une autre religion faire l’apologie du catholicisme, Frappat traite Zemmour de « voyou de studio ». De la part d’un voyou de sacristie, l’injure reste néanmoins de faible portée.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent