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Enfants de Daesh

Welcome aux enfants de Daesh, ces « lionceaux du Califat » !, par Caroline Parmentier

Enfants de Daesh PrésentEmmanuel Macron l’a annoncé : on étudie le retour en France des enfants de Daesh « au cas par cas ». Il paraît que c’est notre honneur.

Eux aussi il va falloir les accueillir. Même eux. On n’a pas eu assez d’immigration, de vagues de migrants, de communautarisme, de terrorisme islamiste et d’attentats. On n’a pas eu assez de morts. On nous informe qu’il va falloir s’y préparer. On nous parle de « défi éthique, philosophique et éducatif ».

Nos djihadistes rentrent. Parfois seulement leurs femmes et leurs enfants. On nous explique que la guerre est une chose horrible. Pour tout le monde. Pour Mauranne et Laura comme pour les jeunes égorgeurs de Daesh. Tous victimes.

Le procureur de la République de Paris chargé des questions terroristes, François Molins, a mis en garde :

« Il faut se départir de toute naïveté. Il s’agit de ne pas confondre la déception, la désillusion et le repentir. Ils rentrent déçus mais pas repentis. Il faut faire attention : nous allons être confrontés à des mineurs ou à des femmes qui ont été souvent formés au maniement des armes. Nous faisons face à des appels au djihad qui continuent et qui s’adressent aussi à des mineurs et des femmes en leur demandant d’y prendre une part active. »

Les services secrets français estiment à environ 690 les personnes qui se trouvent dans la zone irako-syrienne. Parmi elles, 295 femmes et 28 mineurs combattants de plus de 15 ans. Dans son chiffre, il ne tient pas compte des mineurs non combattants, dont le nombre est estimé à 500. Plusieurs dizaines sont déjà rentrées.

On ne parle pas de criminels de droit commun ici. Or la justice française au nom de la démocratie et des droits de l’homme, s’apprête à les juger comme tels. Sans jamais aucune remise en cause de l’islam. Nous ne sommes absolument pas armés pour la guerre qu’ils nous livrent, on l’a vu avec le procès Merah. « Tous victimes », nous a également seriné Dupond-Moretti : le frère, la sœur, la mère…

Au nom du « tous victimes », on s’apprête à accueillir une armée de tueurs formés à égorger, à manier la kalach, à fabriquer des gilets d’explosifs et à s’en servir. Ceux-là mêmes qui ont contribué aux attentats en France. Ceux qui ont participé aux atrocités de Daesh et montré en exemple à leurs enfants les prisonniers brûlés vifs ou noyés dans des cages, les décapitations d’otages, les femmes lapidées, les chrétiens crucifiés, les homosexuels balancés du haut des immeubles.

Les journalistes qui ont eu l’occasion de rencontrer ces enfants dans les zones de guerre, racontent dans des reportages entiers combien ils ont été nourris dès le sein maternel à la haine fanatique de l’Occident et des « kouffars ». Ils décrivent leurs gestes d’égorgement dès l’âge de trois ans, à chaque fois qu’ils parlent des « mécréants ».

Pas un seul de ces « enfants de Daesh » ne doit remettre un pied sur le sol français quel que soit son âge. Ils doivent rester avec leurs parents qui ont choisi la charia et l’Etat islamiste et doivent être jugés sur place.

La plupart de ces djihadistes ont été arrêtés dans des Etats souverains. C’est le cas de l’Irak où ils risquent la peine de mort, la prison, et les camps.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 22 novembre 2017