Le paradoxe de l’antiracisme

Le paradoxe de l’antiracisme

09/04/2015 – LYON (NOVOpress)
Le paradoxe de l’antiracisme, c’est de vouloir réserver des emplois pour la « diversité » (terme de la novlangue pour désigner les extra-européens) au nom de la lutte contre le racisme !

Le mercredi 1er avril, une dizaine d’entreprises de l’agglomération lyonnaise proposait à l’occasion du Forum pour l’emploi organisé par Jobs & Cité, une centaine d’emplois dans les secteurs de la grande distribution, de la banque, de la restauration, de l’énergie et de l’assurance santé. Le seul hic ? C’est que cette opération est « axée diversité et égalité des chances » et que l’organisateur de cet événement le « cabinet Nes et Cité » met en « relation directe le monde économique et des candidats à l’emploi issus de la diversité ». Et ce grâce à « un réseau d’entreprises », comme Cegid, Coca Cola, NJR, GL Event, Veolia, Gaz de France, « en besoin de recrutements et engagées au quotidien dans la lutte contre la discrimination à l’embauche »

De quelle diversité parlons-nous ?

Le texte de présentation du Nes et Cité est assez sibyllin, la diversité « constitue un potentiel d’hommes et de femmes en qui croire (…) la réalité de la population française avec laquelle il est bénéfique de composer, dans la vie de l’entreprise ou dans la sphère publique. » Ainsi leur « mission est faire valoir une capacité à travailler avec et dans la diversité pour construire la société de demain ». La présentation de Nes et Cité est maline, car en évoquant les mots d’ intégration, de diversité, de lutte contre les discriminations ou de quartiers martelés par les médias à longueur de journée, il n’y a pas besoin de parler frontalement de diversité ethnique, l’opinion publique et les entreprises le font d’elles mêmes et pensent immédiatement aux populations afro-maghrébines.

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Nouveau pic de destruction d’emplois en France

Nouveau pic de destruction d'emplois en France

11/12/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
L’économie française continue de plonger. Entre juillet et septembre 2014, la France a connu 55 000 destructions d’emplois. C’est un pic depuis le deuxième trimestre 2009, dans les pires moments de la crise mondiale. La France était alors en récession.

La population active salariée retombe en fait à son niveau de 2004. L’emploi intérimaire comprend près de la moitié de ces destructions d’emplois. Le secteur des travaux et du BTP est particulièrement touché. Cela témoigne d’un nouvel affaiblissement de l’industrie qui perd 11 300 postes.

Ces nouveaux chiffres interviennent alors que la loi Macron est âprement discutée. Cette loi a suscité de vifs remous dans le camp socialiste. Le maire de Lille et ancien chef du parti socialiste, Martine Aubry, s’est fendu d’une tribune dans la presse pour exprimer sa vive opposition au travail le dimanche. Elle rejoint sur ce point la discrète opposition de l’Eglise catholique qui a longtemps fait du dimanche un enjeu social de premier ordre. Il faut enfin signaler la manifestation de 30 000 à 50 000 juristes à Paris. Les notaires et les avocats se sont unis pour s’opposer à la réforme de leurs statuts.

Crédit photo : Laurence Vagner, via Flickr, (cc).

Alstom : les délires du court-termisme

Alstom : les délires du court-termisme

L’attitude, à courte vue, du président de la République le conduit droit dans un piège.

L’affaire Alstom fait la une des journaux mais on n’en parlera sans doute plus dans quelques semaines. La position du président de la République est frappante : elle conditionne, en substance, son choix au problème du maintien de l’emploi [à court terme], même si d’autres aspects tels que la sécurité énergétique sont évoqués : « La solution qui sera la plus favorable à l’emploi en France. »
Polémia


Puissance industrielle et souveraineté technologique

Bien entendu cette préoccupation est parfaitement légitime d’un point de vue politique immédiat. Mais dans le long terme, période dont personne ne semble plus se soucier aujourd’hui, c’est le problème de la puissance industrielle et, compte tenu du caractère stratégique de l’activité d’Alstom, celui de la souveraineté technologique de la France et donc de l’Europe qui est posé (photo en Une, matériel de Alstom pour une centrale électrique). Or c’est le maintien de cette puissance et de cette souveraineté qui garantira les emplois de demain et, bien entendu, pas seulement les emplois mais l’indépendance même de l’Europe.

Curieusement cette analyse est absente de la plupart des discours ou commentaires que nous entendons sur ce sujet.

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Nicolas Doze : la France est une trappe à Smic (vidéo)

08/03/2014 – PARIS (NOVOpress) – Pour Nicolas Doze, sur BFMTV, depuis 20 ans la France encourage les bas salaires en les subventionnant et c’est une erreur. Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et pacte de responsabilité continuent dans le même principe.

Bilan : 5,5 millions de chômeurs, 3,2 millions de smicards et la croissance qui perd un point par décennie.

http://www.youtube.com/watch?v=5kUDWkolAXo

[Tribune libre] Airbus : Il faudrait un contrat du siècle toutes les semaines ! – par Georges Gourdin

[Tribune libre] Airbus : Il faudrait un contrat du siècle toutes les semaines ! - par Georges Gourdin

Aibus A320-200 D-AIPS de la Lufthansa. Crédit photo : Quentin Douchet via Wikipédia (cc)

22/03/2013 – 18h00
PARIS (NOVOpress) – La presse unanime s’enflamme pour annoncer le contrat de vente de 234 avions A320 à la compagnie aérienne indonésienne low cost Lion Air :
“Les leçons du mégacontrat” dans Les Échos, “Contrat Airbus : une signature qui tombe à pic pour Hollande” dans Le Monde, “Airbus remporte le plus gros contrat de son histoire” toujours dans Les Échos, “Airbus : pourquoi le contrat a été signé à l’Élysée” dans L’Express. La presse toujours aussi unanime nous annonce que ce contrat « sécurise » 5.000 emplois : “Airbus: 5.000 emplois sur 10 ans grâce au ‘contrat du siècle'” dans L’Humanité, “Airbus ‘5.000 emplois sécurisés’ avec ce nouveau contrat” dans La Dépêche. Le site du Parti socialiste omet de préciser que toutes les négociations sur ce contrat furent menées sous la présidence de Nicolas Sarkozy, et triche en annonçant : « 5.000 emplois créés pour 10 ans », tandis qu’Airbus, plus réaliste, précise que 5.000 emplois sont sécurisés et non pas créés.

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35 heures : Rendons à César ce qui appartient à Jules – Par Yves Cadic

35 heures : Rendons à César ce qui appartient à Jules – Par Yves Cadic

02/12/2012 — 08h30
NANTES (NOVOpress Breizh) –  Le 10 octobre 1997, Lionel Jospin, Premier ministre, annonçait le dépôt d’un projet de loi concernant la réduction du temps de travail, au nom de la lutte contre le chômage et du progrès social. Il revient naturellement à Martine Aubry, ministre du Travail et de l’Emploi, de mettre en musique cette grande affaire. Les 35 heures deviennent la durée légale du travail au moyen de deux lois votées en juin 1998 (Aubry 1) et en décembre 200 (Aubry 2).

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Le Noël du patriotisme économique, acheter français pour travailler français – Par Patrick Cousteau

Le Noël du patriotisme économique, acheter français pour travailler français - Par Patrick Cousteau

Le salon du « Made in France » a réuni plus de 20000 visiteurs en deux jours. Signe des temps: même les publicitaires se mettent à vanter les mérites du produit « bien de chez nous ». Le patriotisme économique a décidément le vent en poupe, dommage que son salon s’appelle « Made in France » !

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Confrontée au chômage des Français, la Préfecture de l’Isère refuse le renouvellement d’autorisation de travail d’un ingénieur libanais

Confrontée au chômage des Français, la Préfecture de l’Isère refuse le renouvellement d’autorisation de travail d’un ingénieur libanais

14/10/11 – 18h00
GRENOBLE (NOVOpress)
– Coup médiatique à visée électoraliste sarkozyste ou début de prise conscience de la nécessité d’une « préférence nationale » en matière d’emploi ?
Le cas est trop neuf et trop isolé pour répondre à cette question, mais il n’en reste pas moins que la préfecture de l’Isère a refusé le renouvellement de l’autorisation de travail d’un ingénieur libanais, au motif qu’il y a actuellement 58 ingénieurs français au chômage dans le bassin grenoblois.

Les compétences d’Amro Al Khatib, Libanais de 25 ans et diplômé de l’Université de technologie de Compiègne (UTC), ne sont nullement remises en cause et devraient d’ailleurs trouver pleinement à s’employer dans un pays à reconstruire comme le Liban.

Mais le 3 octobre, Air Liquide, l’employeur de l’ingénieur Libanais, a néanmoins reçu de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail, de l’emploi une lettre l’informant du rejet de la demande d’autorisation de travail d’Amro Al Khatib. Motif ? Près de 60 ingénieurs français sont actuellement au chômage dans la région.

Apparemment insensible aux intérêts du « localisme », le groupe industriel, qui reconnaît lui-même n’avoir pas fait de recherche particulière sur le bassin d’emplois grenoblois, regrette la décision de la préfecture et a soutenu la pétition lancée par les syndicats pour dénoncer cette décision.

[box class=”info”]Crédit photo : Instituts de recherche en santé du Canada sous licence Creative Common[/box]

En Lorraine comme en Bretagne, Arcelor-Mittal réduit fortement son activité

En Lorraine comme en Bretagne, Arcelor-Mittal réduit fortement son activité

01/10/2011 – 08h30
NANTES (NOVOpress Breizh) – L’inquiétude règne parmi les 600 salariés du site d’Arcelor-Mittal de Basse-Indre, une commune de l’agglomération nantaise. La direction de l’entreprise a en effet annoncé hier, lors d’un CE extraordinaire, sa décision de recourir au chômage partiel pour le dernier trimestre 2011. Une situation qu’on retrouve en Lorraine où le groupe indien a décidé l’arrêt temporaire de la filière liquide Lorraine qui intervient dès le 1er octobre
.

Selon les déclarations d’un militant CGT à Ouest-France, l’entreprise « est confrontée, depuis juin, à une baisse progressive des commandes, ce qui affecte la production… Alors qu’on tournait en 5X8 et à plein pot jusqu’en juin, on est tombés à un rythme en 3X8, 4 jours par semaine au lieu de 7 jours sur 7 (2) et à 12 postes au lieu de 21. » Toujours selon celui-ci « La perte financière pour les salariés (indemnisés à hauteur de 75 % du salaire brut, soit environ 90 % du salaire net), représente entre 20 et 30 % si l’on inclut la perte de l’indemnité d’astreinte pour le travail en 5X8... ».

En lorraine, ce sont 1511 salariés dont 595 des sites de Florange (CDI, intérimaires et apprentis) et 390 sous-traitants qui vont être touchés par cette fermeture. Pour justifier celle-ci, le magnat indien de l’acier invoque une baisse des commandes, due notamment « aux conséquences de la sécheresse » sur le marché de l’acier.

Après l’arrêt du haut-fourneau P3 le 6 juin dernier, c’est le P6, second haut-fourneau dela Fensch, qui va à sont son tour être arrêté dès demain, de même que la totalité du train à chaud et ce pour une période indéterminée. Une décision qui pourrait être lourde de conséquence, car rallumer un haut-fourneau est une opération délicate et aucune date n’a été annoncée pour la reprise de l’activité.

Pour certains cette fermeture s’explique surtout par une stratégie purement spéculative du groupe visant à réduire l’activité des sites de Lorraine pour maintenir le prix de l’acier à un haut niveau, ce qui lui procure des marges confortables. Alors que le site de Dunkerque tourne à plein régime et que Fos-sur-Mer achève sa rénovation, Arcelor Mittal n’a procédé, depuis de nombreuses années à aucun investissement en Lorraine. N° 1 mondial de la sidérurgie, le groupe a réalisé en 2010 un chiffre d’affaires de près de 59 milliards d’euros pour un résultat net de 2.200 millions d’euros.

Interrogé sur ce dossier, Eric Besson, ministre chargé de l’Industrie, s’est borné à dire en réponse à une question de Michel Liebgott (PS, Moselle) qu’il « espérait pour le début de l’année prochaine » le redémarrage du haut fourneau mis en veille par Arcelor-Mittal à Florange. « Le groupe Arcelor (…) continue à présenter un programme précis et chiffré de maintenance, qui permettra de maintenir l’outil de production dans de bonnes conditions et le redémarrage que nous espérons – je dis bien nous espérons – pour le début de l’année prochaine ». Une phrase qui en dit long sur le pouvoir, en 2011, d’un ministre de l’Industrie face à une multinationale indienne, dans un secteur aussi stratégique que la production d’acier.

Région Bretagne : le chômage progresse plus vite qu’en France métropolitaine

Région Bretagne : le chômage progresse plus vite qu’en France métopolitaine

27/09/2011 – 17h30
RENNES (NOVOpress Breizh) –
Le nombre de chômeurs enregistrés par Pôle Emploi pour la région administrative Bretagne a encore progressé au mois d’août. Plus rapidement que pour l’ensemble de la France métropolitaine, dont la situation n’apparait pourtant guère brillante.

Selon les chiffres communiqués par le ministère du Travail, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A – c’est-à-dire sans aucun emploi – s’établit à 115 220 pour les quatre départements de la région Bretagne. Ce nombre augmente de 1 530 par rapport à la fin juillet 2011, soit une progression de 1,3%. Sur un an, la variation est de +3 490 personnes, soit 3,1% contre 2,3% en France métropolitaine.

Dans le détail, pour le mois d’août, c’est le département d’Ille-et-Vilaine qui progresse le plus (+1,7%), suivi du Morbihan (+1,5%), des Côtes-d’Armor (+1,2%) et du Finistère (+1%). Sur un an, c’est le département des Côtes-d’Armor qui est le plus touché avec une augmentation de 5,2%, devant l’Ille-et-Vilaine (+3%), le Morbihan (2,6%) et le Finistère (+2,4%).

Le nombre des demandeurs d’emploi des catégories B et C était de 69 990 il y a un an, de 75 210 fin juillet 2011 et de 75 330 fin août, soit une progression de 0,2% sur un mois et de 7,6% sur un an. Pour mémoire, la catégorie B concerne les demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte (de 78 heures ou moins au cours du mois) ; la catégorie C concerne elle les demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue (de plus de 78 heures au cours du mois). L’augmentation du nombre des demandeurs d’emploi de ces deux catégories témoigne de la part croissante des petits boulots à temps partiel sur le marché de l’emploi.

Pour l’ensemble des catégories A, B et C les chiffres pour la région Bretagne sont également à la hausse : 190.550 personnes soit +0,9% en août par rapport à juillet. Et sur un an la progression est de 4,9%. En comparaison, pour la France métropolitaine le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B, C s’établit à 4.148.200 fin août. Soit une hausse de 0,5 % (+20.200) par rapport à fin juillet et une augmentation de 4,3 % sur un an.

Sur le plan national, l’Unedic vient de réviser ses prévisions financières et d’emploi pour 2011 et pour l’an prochain. Alors que le régime d’assurance-chômage prévoyait fin mai une faible hausse du nombre de chômeurs cette année (+12.000), il estime désormais que le nombre des nouveaux demandeurs d’emploi sera de 144.000, soit 132.000 de plus que prévu. Et l’année 2012 ne s’annonce pas meilleure : alors que les prévisions effectuées avant l’été tablaient sur une baisse de 91.000 chômeurs en 2012, le nombre de ceux-ci devrait finalement croître de 123.100.

[Kiosque étranger] Le choc de l’immigration de masse

[Kiosque étranger] Le choc de l'immigration de masse

18/09/2011 – 12h00
LONDRES (NOVOpress) –
Peter Hitchens, le célèbre commentateur conservateur, à la liberté de ton reconnue, s’est rendu dans une petite ville du nord de l’Angleterre, Boston (Lincolnshire), pour observer l’impact de l’immigration de masse sur une communauté rurale. L’article est d’autant plus intéressant que cette immigration est d’origine européenne. Si les effets sont moins destructeurs que dans le cas d’autres vagues migratoires, l’observation de ses conséquences ici sert grandement le propos de l’auteur.

Peter Hitchens rappelle notamment comment Andrew Neather avait révélé en 2009 que l’ouverture des frontières à une immigration de peuplement avait été décidée par le gouvernement de gauche afin de changer le paysage électoral du pays et de confronter la droite à la « diversité ».

Toutefois, l’auteur insiste sur le fait qu’une des spécificités de cette immigration des Européens de l’Est est le manque de volonté des chômeurs anglais de prendre des emplois disponibles. Les Polonais, les Baltes ou les Russes qui arrivent dans ce coin perdu de l’Angleterre rurale sont certains de trouver très rapidement des emplois dans l’agriculture ou dans les usines de transformation. Certes, ce sont des emplois peu valorisants, sales et pénibles; en revanche, ils sont bien mieux payés que des emplois convenables dans leurs pays.

Pour Peter Hitchens, la principale raison dans la démobilisation des Anglais de souche, l’explication de leur apathie et leur inclinaison à rester au chômage réside dans l’étendue de l’«Etat de bien-être», qui considère que chaque faiblesse humaine, chaque erreur, chaque mauvaise habitude se corrige à l’aide de fonds publics dispensés généreusement.

Dans ce cas, comment s’étonner que des jeunes anglais puissent naître dans des familles où personne n’a travaillé depuis trois générations ?

Le contraste ne peut pas être plus frappant avec les jeunes qui débarquent de l’Est. Ils y ont appris la vie à la dure. S’ils ne travaillent pas bien à l’école, ils ne décrochent pas leurs examens, s’ils ne travaillent pas, ils n’ont rien à manger, s’ils se conduisent mal dans la rue, ils sont sévèrement punis.

[box]Image : Une rue de la ville. Photo de Kelly Horry, licence CC.[/box]

Restauration scolaire : la FCPE veut saisir la justice

Restauration scolaire : la FCPE veut saisir la justice

14/09/2011 – 08h15
BORDEAUX (via Info Bordeaux) —
À Bordeaux, comme dans d’autres villes de France, les cantines scolaires restreignent l’accès aux enfants de chômeurs. En cause, un nombre trop important d’inscrits par rapport aux places disponibles. Étant dans l’obligation de faire un choix, la mairie de Bordeaux a décidé de restreindre l’accès de ces cantines aux enfants de chômeurs.

Les enfants des parents chômeurs n’y ont accès que 2 à 3 jours par semaine. Plus précisément, sur 15 200 élèves scolarisés en écoles publiques, 13 200 sont inscrits à la cantine et 200 cas seraient en attente de réponse. L’adjointe à la vie scolaire Brigitte Collet l’a reconnu hier sur l’antenne de France-Bleu-Gironde : « Nous donnons donc la priorité aux enfants dont les deux parents travaillent ».

Protestant contre cette décision, le président de la FCPE Gironde, Jean-François Darracq, a annoncé que des recours allaient être lancés au tribunal administratif contre ce qu’il considère être une discrimination. « Nous avons été patients. Nous avons donné toutes les chances à la municipalité de réagir. Mais nous n’avons pas été entendus. Nous allons donc entamer des procédures ».

La FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) n’a jamais fait mystère de sa proximité idéologique avec la gauche. Son président départemental était d’ailleurs candidat aux municipales à Lacanau sur une liste « soutenue par le Parti socialiste ». Les jeunes socialistes n’ont d’ailleurs pas manqué de s’attaquer à Alain Juppé. Dans un communiqué de presse, ceux-ci « dénoncent le message en filigrane de cette décision : faire passer les chômeurs pour des fainéants qui profitent du système ». Le député socialiste de Bordeaux, Michèle Delaunay, a également réagi sur son compte Twitter : « je prépare une proposition de loi pour établir comme un droit l’accès à la cantine pour tous ».

Pour le troisième mois consécutif, forte progression du chômage en France

Pour le troisième mois consécutif, forte progression du chômage en France

26/08/2011 – 19h10
PARIS(NOVOpress) – Confirmant la tendance observée depuis mai, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté en France de 1,3 % en juillet. On compte désormais 2.756.500 chômeurs de catégorie A, du jamais-vu depuis janvier 2000.

Selon les statistiques du ministère du Travail le pays a enregistré en juillet 36 100 demandeurs d’emploi de catégorie A supplémentaires. Il faut remonter à octobre 2009 pour retrouver une telle augmentation sur un mois. Une hausse d’autant plus inquiétante que c’est le troisième mois d’affilée de hausse et que les résultats de juillet ont été encore plus mauvais que pour le mois de juin.

Pour le troisième mois consécutif, forte progression du chômage en France Toutes les classes d’âge sont touchées, en particulier les plus jeunes dont le nombre d’inscrits a progressé de 1,4 % en catégorie A pour le 3ème mois consécutif, et ce malgré les dispositifs mis en place par le gouvernement comme le développement de l’apprentissage ou le renforcement des contrats aidés. Le chômage touchant les seniors progresse quant à lui de 15 % sur un an.

La part du nombre des demandeurs d’emplois depuis plus d’un an par rapport au nombre total d’inscrits, ne cesse elle aussi d’augmenter pour atteindre 38,1 %, contre moins de 30 % il y a encore deux ans. Sur cette même période l’ancienneté moyenne au chômage a bondi de 60 jours pour atteindre désormais 453 jours.

Cette importante augmentation serait due en partie, selon le ministère du Travail, à un surcroît inexpliqué de jeunes qui entrent sur le marché du travail. Selon les dernières prévisions de l’Insee, le nombre d’actifs augmentera en effet de 153 000 en 2011, contre 100 000 escomptés. Selon une source gouvernementale que rapporte le Figaro « on recoupe les données pour comprendre d’où ils viennent » (sic).

Après avoir reconnu que les chiffres étaient « mauvais », Xavier Bertrand (photo), le ministre du Travail, s’est déclaré « optimiste pour la suite, parce qu’on s’aperçoit aujourd’hui qu’il y a des créations d’emploi ». Alors que le gouvernement est incapable d’expliquer l’origine des 53 000 actifs supplémentaires arrivant sur le marché du travail en 2011, on ne peut qu’être très réservé quant à l’optimisme de façade affiché par ce fidèle de Nicolas Sarkozy.

CV anonyme : le fiasco confirmé par un rapport officiel

CV anonyme : le fiasco confirmé par un rapport officiel

19/08/11 – 14h15
PARIS (NOVOpress)
– Le CV anonyme, gadget démagogique destiné prétendument à lutter contre de supposées « discriminations » à l’embauche, est aujourd’hui lourdement épinglé dans un rapport remis par le pôle Emploi et validé par Yazid Sabeg, le commissaire à la Diversité et à l’Egalité des chances, pourtant originellement favorable à cette mesure.

Le bilan réalisé par le Pôle Emploi est tellement accablant que le CV anonyme ne devrait pas être rendu obligatoire, contrairement à ce que prévoit une loi de 2006.

Pôle Emploi a en effet expérimenté le CV anonyme auprès de 1 000 entreprises de 50 salariés ou plus dans huit départements (Nord, Bas-Rhin, Seine-Saint-Denis, Paris, Hauts-de-Seine, Loire-Atlantique, Rhône, Bouches-du-Rhône) entre novembre 2009 et novembre 2010. L’étude portait sur des recrutements en CDI ou en CDD d’au moins trois mois

Si l’enquête affirme que « le CV anonyme agit contre la tendance des recruteurs à privilégier des candidats du même genre qu’eux », elle conclut « qu’il n’a pas d’effet détectable sur les chances d’accès à l’emploi » et son impact sur la réduction des discriminations est « en moyenne neutre ou négatif ».

Cerise sur le gâteau, selon l’organisme public, les candidats issus de l’immigration et/ou résidents de Zone urbaine sensible (ZUS) ou bénéficiares de Contrat urbain de cohésion sociale (CUCS) seraient même plus lésés par le CV anonyme que lorsqu’ils donnent ouvertement leur état-civil.

La Réunion : priorité absolue à l’embauche des réunionnais VS main-d’œuvre européenne [vidéo]

Réunion : priorité absolue à l’embauche des réunionnais VS main d'œuvre européenne

04/08/2011 – 10h00
SAINT-DENIS (NOVOpress) –
L’Alliance des jeunes pour la formation et l’emploi à la Réunion, “Agir pou nout tout”, l’Alliance des Réunionnais contre la pauvreté, le Comité des chômeurs du Port et l’Unef, ont manifesté devant la préfecture de l’île de la Réunion pour demander la fin de l’arrivée de la main d’œuvre extérieure sur les chantiers et notamment de main d’œuvre européenne sur celui de la nouvelle centrale EDF du Port, et la priorité absolue à l’embauche des réunionnais.

Pour Gilles Leperlier, président de l’AJFER, “aujourd’hui à la Réunion, des postes existent et ne sont pas occupés par des Réunionnaises et des Réunionnais, qui sont qualifiés et compétents. Il est temps de dénoncer cette situation qui n’a que trop duré”.