« Les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire » : slogan éculé et mensonger

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« Les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire. » Tel est le pont aux ânes des immigrationnistes. Une affirmation constamment répétée depuis un demi-siècle (!) qui mérite un sérieux décryptage. Réfutation en 7 points par Jean-Yves Le Gallou.

Un mensonge total

1– Remarquons d’abord que cet argument s’inscrit dans une stricte logique économique. À supposer qu’il soit vrai (nous démontrerons que ce n’est pas le cas), il devrait être mis en balance avec d’autres facteurs et d’abord avec les conséquences nuisibles de l’immigration en termes d’identité, d’éducation, de sécurité ou encore de budget.

2– Observons ensuite que les étrangers déjà présents en France ont un taux de chômage plus élevé que la moyenne nationale (18 % pour les étrangers venus d’Afrique contre 7 % pour les Français).

Il en va de même pour les descendants d’immigrés non européens dont le taux de chômage cinq ans après l’entrée dans la vie active est deux fois plus élevé que celui d’un Français de souche (voir Immigration la catastrophe, que faire, page 46).
Quitte à garder le slogan « Les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire », il serait donc plus juste de l’adapter et d’affirmer « les nouveaux immigrés font le travail que les Français et surtout les immigrés plus anciens et les descendants d’immigrés ne veulent pas faire. »

3– En fait, la réalité est la suivante : l’entrée de nouveaux immigrés, même réguliers et surtout clandestins, fausse le marché du travail.
L’arrivée d’une main d’œuvre précaire, au départ peu exigeante et souvent clandestine, biaise la concurrence et tire les salaires à la baisse. Ce qui décourage les anciens résidents en France de prendre ces emplois.
Ceci vaut notamment dans les secteurs de l’hôtellerie/restauration, du bâtiment et des travaux publics, du contrôle et de la sécurité ainsi que des services à la personne.

4– Nuançons toutefois ce propos. Cette fuite des Français de certains métiers concerne bien davantage les grandes villes que la France périphérique. Cela s’explique par les surcoûts immobiliers dans les grandes métropoles et le fait que les classes populaires de souche ont été refoulées très loin des centres villes. Ainsi le profil du personnel hospitalier et des soignants en EHPAD n’est pas le même en province et dans les grandes métropoles. Et ce alors même que dans les grands ensembles à forte population immigrée l’aide sociale et les trafics assurent souvent des revenus substantiels.

5– Ceci étant, le recours à une main d’œuvre étrangère – clandestine ou non – n’est pas une fatalité. Bien au contraire il apparaît que les employeurs n’ont pas toujours le libre choix de l’embauche. SOS Racisme a réalisé un test sur les recherches en personnels des entreprises de bâtiment et des travaux publics et déplore que 45 % d’entre elles (45 %, ce n’est pas rien !) auraient aimé pouvoir discriminer à l’embauche selon l’origine en excluant les candidats de type non européen. Preuve s’il en est que l’africanisation de ces métiers n’est pas inéluctable.

Les particuliers cherchant des aides ménagères ou à domicile se heurtent à la même difficulté d’orientation de leur recrutement. Une difficulté contournée par le personnel offrant ses services et précisant parfois « Français » ou « Dame portugaise ».

6– L’argument selon lequel « les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire » est encore plus faux pour les métiers du contrôle et de la sécurité. Il y a encore 20 à 30 ans, beaucoup de jeunes Français de souche ayant poursuivi des études modestes trouvaient des débouchés comme agents de sécurité. L’idéologie « anti raciste » les a progressivement exclus de ces métiers. Pour une raison simple: en cas de conflit entre un agent de sécurité et une personne contrôlée et refoulée c’est la règle du « deux poids, deux mesures » qui s’applique :

– l’agent de sécurité européen en conflit avec un Africain ou un Maghrébin sera souvent présumé « raciste » par les médias et les juges.
– a contrario, c’est le quidam européen en contentieux avec un agent de sécurité africain ou maghrébin qui risquera d’être présumé « raciste ».

Pour les employeurs, le choix est donc vite fait ! Sans parler du fait que recruter les membres d’une bande de racaille peut servir de police d’assurance…

Dans ce secteur, il est particulièrement faux de dire qu’on ne trouve pas de Français de souche pour travailler puisqu’ils sont exclus de fait de l’accès à l’emploi !

7– Ajoutons que les politiques publiques ont pu créer des pénuries artificielles de main d’œuvre : on pense en particulier à la médecine et à la chirurgie dentaire.
Difficile d’affirmer que personne ne veut être médecin hospitalier ou dentiste, mais le numerus clausus organisé par les gouvernements successifs a créé des pénuries artificielles.

Recréer une dynamique du travail français

Voilà qui permet d’affirmer que recréer une dynamique du travail français est possible par un ensemble de mesures :

– une dissuasion réelle du travail clandestin par un strict contrôle aux frontières et la fermeture administrative des entreprises employant des clandestins ;
– l’abrogation de la loi Pleven pour rendre aux employeurs le libre choix de leur personnel et recréer un marché d’emploi pour les autochtones ;
– et ce dans le cadre de la préférence nationale rétablie dans la Constitution ;
– la révision du code des marchés publics pour y imposer la préférence nationale à l’emploi et la traque des sous-traitants indélicats.

Cet ensemble des mesures produira mécaniquement une réévaluation de ces métiers (hôtellerie, restauration, sécurité, aides ménagères, aides à la personne, bâtiments/travaux publics) par l’amélioration des conditions et des relations de travail comme par la hausse mécanique des salaires par le jeu de l’offre et de la demande. D’autant que la diminution des coûts sociaux et médicaux du fardeau de l’immigration devrait permettre une baisse des charges sociales.

Enfin les parcours scolaires devraient accompagner ce mouvement en revalorisant les métiers manuels et de force. Par une réhabilitation de l’apprentissage, de l’enseignement professionnel et de l’exercice physique.

Tribune reprise de Polémia

En Afrique du Sud, les Blancs interdits d’accès au nouveau programme d’aide aux jeunes chômeurs

12/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En partenariat avec les entreprises et les organisations syndicales, le président Cyril Ramaphosa a lancé en mars dernier l’initiative YES (Youth Employment Services). Elle a pour but d’aider les jeunes Sud-Africains au chômage depuis plus de six mois à trouver un emploi. Comme dans d’autres pays, cela passe par la création d’emplois aidés, la mise en place d’avantage fiscaux, l’encouragement à la création de micro-entreprises, etc.

A qui ces mesures s’adressent-elles ?

Cette initiative s’adresse à des individus âgés de 18 à 35 ans, mais il se trouve qu’elle est réservée aux candidats qualifiés de “Black People” qui comprend exclusivement, selon l’article B-BBEE de la loi 53 de 2003, les Noirs, les métisses et les Indiens. La nation arc-en-ciel pratiquerait-elle une sorte d’Apartheid à l’envers ?

Mobilisation de la jeunesse contre la loi travail

18/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Jour de colère, acte II. Après les manifestations du 9 mars dernier, des lycées et des universités ont été bloqués jeudi à Paris et en province, à l’appel des organisations lycéennes et étudiantes opposées au projet de loi Travail, et des milliers de jeunes sont dans la rue.

Le gouvernement pourtant avait pourtant remanié son projet face à la levée de boucliers générale, se disait désormais confiant d’avoir une majorité.
En réalité, les opposants à cette réforme du Code du travail entendent bien maintenir la pression après une première mobilisation réussie la semaine dernière, à peine plus d’un an avant la présidentielle. Hier, on comptabilisait 200 lycées mobilisés, dont 40 à Paris, soit deux fois plus que la semaine dernière. Dans la capitale, plusieurs sites universitaires, notamment la Sorbonne, ont été fermés sur décision de l’administration.

Qu’attendent tous ces jeunes ?
Certains réclament le retrait du projet, d’autres seulement des modifications, notamment sur les motifs de licenciements économiques ou sur le plafonnement des indemnités aux Prud’hommes. Mais dans les discussions place de la Nation, il est finalement peu question de barèmes d’indemnités ou de forfait-jours. Les élèves ont simplement « pris goût » à la rue, dit un lycéen.

Cependant, un point en particulier a convaincu une partie des syndicats étudiants : la garantie jeunes pour tous.
Il s’agit d’un dispositif d’accompagnement renforcé vers l’emploi. Il existait depuis 2013 déjà, mais était limité à un nombre restreint de jeunes de 18 à 25 ans. Ce dispositif dure un an et consiste en un accompagnement social, une aide financière et des formations et stages pour des jeunes sans diplômes, recrutés par les missions sur un critère de motivation et d’engagements. Cette garantie va devenir un droit pour tous les jeunes sans emploi ni formation.

Pour les contestataires comme l’Unef, « les soi-disant mesures jeunes, c’est de l’enfumage, ça ne mérite pas d’arrêter la mobilisation », car il n’y a pas « l’investissement budgétaire » adéquat pour les 900 000 jeunes concernés.


Hollande et Valls au chevet de la loi El Khomri

15/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

François Hollande et son Premier ministre ont été en contact tout le week-end et se sont retrouvés hier soir pour finaliser un projet amélioré de la réforme du Code du travail. Manuel Valls le présentera aujourd’hui aux partenaires sociaux. Il est à noter que ce morceau à quatre mains entre le président et son numéro 2 s’est joué en l’absence de la ministre du Travail Myriam El Khomri pourtant rapporteuse de la loi. Selon le Premier ministre, il faut « Un compromis qui soit dynamique et ambitieux  corriger, rectifier, changer ce qui doit l’être ».

Deux points cruciaux en question
Ce projet amélioré a pour objectif de revenir sur deux éléments de la réforme particulièrement sensible. En premier lieu, le plafonnement des indemnités prud’homales, c’est en effet ce point du projet de loi qui a agité les syndicats. La loi prévoit des indemnités largement en deçà de ce que les juges prononcent en moyenne aujourd’hui. De plus, les modalités de plafonnement retenues favorisent largement les grandes entreprises par rapport aux PME. Le second grand chantier de ce projet amélioré c’est de calmer les ardeurs des étudiants et lycéens très remontés contre la réforme du Code du travail.
• Le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement sans cause réelle ni sérieuse, mesure très critiquée par les syndicats, est abandonné. Il ne sera maintenu qu’à titre indicatif.
• Le gouvernement a décidé d’élargir la garantie jeunes, initialement limitée à 100.000 personnes d’ici 2017, à tous les jeunes sans emploi ni formation.

Une très forte mobilisation contre le projet de loi
Tout au long de la semaine, de nombreux manifestants ont battu la rue pour faire montre de leur colère. Aux prises avec une tension sociale sans équivalent depuis 2012, et les plus importants mouvements de rue depuis le « mariage pour tous », le couple exécutif est au bord du précipice. Outre les principaux syndicats, de nombreux lycéens participent aux manifestations, partout en France une centaine de lycées ont été bloqués. De nouvelles manifestations étaient prévues hier et jeudi 17 mars dans plusieurs grandes villes.

Manuel Valls réagit à l’impopularité de la réforme sur le droit du travail

07/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le Premier ministre a accordé aujourd’hui un entretien au Journal du Dimanche. Il s’est engagé à améliorer la loi en ce qui concerne le plafonnement des indemnités prud’homales et l’assouplissement des règles de licenciement économique. Ce sont en effet, les deux mesures les plus impopulaires, dont les syndicats ont demandé le retrait. Il a déclaré que : « Ces deux points feront, bien sûr, l’objet d’améliorations […], mais, ce qui serait terrible, c’est le statu quo ». En attendant, Manuel Valls a décalé de 2 semaines le passage de cette loi au conseil des ministres, le reportant au 24 mars.

Des réactions ont-elles eu lieu parmi l’opposition ?
Cette loi pourrait permettre d’argumenter contre le gouvernement de gauche, en 2017 : « Le changement, il ne viendra pas de la rue, il viendra des urnes » a déclaré Florian Philippot, député européen et numéro 2 du Front National. Cependant, il a prévenu : « Je n’irai pas manifester mercredi, nous laisserons la liberté à nos militants, électeurs et sympathisants d’y aller ou pas (…) Le changement, il ne viendra pas de la rue, il viendra des urnes, et on le verra probablement l’an prochain à l’occasion de la présidentielle et des législatives ».
La réforme du droit du travail ne serait qu’une application des directives de Bruxelles ?

Et Florian Philippot d’ajouter : « Mme El Khomri, elle ne sait pas très bien ce qu’il y a dans sa propre loi, il y a trois mois, elle ne savait pas ce qu’était un CDD (…) Je crois qu’elle est utilisée comme porte-parole, de manière assez cynique d’ailleurs, par le gouvernement et par François Hollande pour dérouler la feuille de route de Bruxelles, qui est d’une violence inouïe et qui ne va pas créer un seul emploi. Ce n’est pas en ayant un salarié Kleenex, ce n’est pas en gérant la pénurie, ce n’est pas en organisant la précarisation générale de la société française (…) qu’on va arranger les affaires de la France ».

Éric Zemmour : « Manuel Valls n’attend même pas que les jeunes soient dans la rue pour être foutu… »

04/03/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Sur RTL, Éric Zemmour livre son analyse sur la manifestation prévue le 9 mars à laquelle sont invités les jeunes.

La loi sur la réforme du marché du travail a été précipitamment retirée par le gouvernement. L’appel à manifester lancé par les syndicats aurait-il fait peur à Manuel Valls ?

Éric Zemmour livre une critique sans concession du gouvernement :

Chirac est foutu, les jeunes sont dans la rue, Rocard est foutu, les jeunes sont dans la rue, Baladur est foutu, les jeunes sont dans la rue, Villepin est foutu, les jeunes sont dans la rue. La rime était riche, mais un brin répétitive. Elle avait besoin d’être renouvelée. On attendait beaucoup de ce nouveau gouvernement, on n’a pas été déçus »

Pour l’éditorialiste, Manuel Valls « se prend pour Clemenceau, mais on surnommait Clemenceau “le Tigre”. Valls est un tigre de papier. Il n’attend même pas que les jeunes soient dans la rue pour être foutu. Avant, nos dirigeants se couchaient dès qu’ils apercevaient plus de trois boutons d’acné boulevard Saint-Germain. »


Projet de loi El Khomri : tentatives de diversion de l’exécutif socialiste ?

02/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Hier, nous avions abordé la question du projet de loi El Khomri à l’égard duquel le gouvernement a reculé de 15 jours sa présentation officielle en conseil des ministres. Mardi, on a assisté à des démarches visant à faire croire qu’il n’y avait pas de recul.

Expliquez-nous !
Si, d’un côté, il y a la peur d’être désavoué, notamment par les syndicats, de l’autre, la peur d’apparaître comme un gouvernement qui recule est présente. Manuel Valls a affirmé : « le recul, ce serait abandonner le texte ». En réalité, François Hollande cherche à masquer un recul, ce qui est habituel depuis plusieurs années. Les gouvernants tentent de dissimuler, quitte à adopter des postures apparemment agressives.
Ainsi, Hollande a déclaré « J’ai fait tout au long de ces années la priorité à l’emploi, je ne changerai pas, pour moi c’est l’essentiel. Il n’y a pas d’autre voie que le mouvement. Rien ne serait pire que l’immobilisme ». Certes, des paroles martiales, mais on peut se demander si elles ne masquent pas des faiblesses. Autre élément de phraséologie hollandienne : « Il vaut mieux prendre du temps pour mieux en gagner ». Bref, la rhétorique offensive quand le bateau coule…

Il s’agirait donc d’une pure stratégie de communication
Il est intéressant de noter que le malaise du ministre de Travail a fait l’objet d’un traitement médiatique au sommet. Hollande a affirmé que le malaise n’était qu’« un accident domestique » et que l’intéressée serait « sur pied dès ce soir ». Faut-il y voir une volonté d’allumer un contre-feu médiatique, quitte à se servir d’un fait banal ? La question est posée. Bref pour dissimuler une affaire — en l’espèce, un recul qui écorne une image réformiste —, on crée une autre affaire… Stratégie classique. Dans un monde médiatique, tout peut servir. Peut-être faudrait-il voir la récente polémique sous cet angle ?

L’indemnisation chômage au bord de l’implosion

02/02/2016 – ÉCONOMIE (NOVOpress)
Alors que le nombre de chômeurs n’a jamais été aussi haut, les partenaires sociaux sont priés de trouver des économies. Vite, car le système menace d’imposer sous le poids de la dette.

Le gouvernement aux abois met la pression sur les partenaires sociaux pour trouver des économies dans le régime d’indemnisation chômage. L’UNEDIC croule en effet sous le poids de ses 8,1 milliards d’euros de déficit. Sa dette a doublé en cinq ans et devrait atteindre 29 milliards d’euros d’ici la fin de l’année.
En cause, la fameuse courbe du chômage qui n’a cessé de flirter avec les records, négatifs bien sûr. Rien que sur les deux dernières années, ce sont 280.000 chômeurs supplémentaires qui ont dû être pris en charge et l’on compte 3,59 millions de demandeurs d’emploi sans activité en métropole fin 2015.

Alors qu’il revient aux partenaires sociaux de définir le mode d’indemnisation des chômeurs, la ministre du Travail Myriam El Khomri s’invite dans le débat pour remettre sur la table une option controversée, la dégressivité des allocations. « Cela fait partie des choses qui seront discutées par les partenaires sociaux », a renchéri Michel Sapin, ministre des Finances. Emmanuel Macron, ministre de l’Économie en a remis une couche en précisant que « la dégressivité » des allocations chômage faisait partie des options « dont les partenaires sociaux auront à discuter ».

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Hollande a réussi à inverser la courbe… de l’emploi

23/01/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Les chiffres sont terribles: de juillet 2013 à septembre 2015, la France a créé 57.000 emplois privés… l’Allemagne 482.000, l’Espagne 651.000, l’Italie 288.000. L’erreur? Ne pas avoir senti que le pays était à bout de taxes.

Le constat d’Eric Le Boucher est cinglant :

L’échec véritable de François Hollande est là: non pas de n’avoir pas pu inverser la courbe du chômage, d’autres ont échoué avant lui sur cette question, mais d’avoir mis un stop à la création d’emplois privés, les vrais emplois.

Il plaidera que la faible croissance l’excuse: 0,3% en 2013, 0,4% en 2014, 1,1% l’an dernier. Ce sont là des chiffres trop faibles pour abaisser le chômage. Mais pas pour créer des emplois! Contrairement à la croyance répandue dans ce pays, ce n’est pas la croissance qui fait l’emploi, c’est l’inverse: la faible croissance vient précisément de la non-création d’emplois. C’est l’emploi qui fait la croissance, c’est l’artisan qui, refusant une embauche, bloque son chiffre d’affaires et une hausse du PIB pour le pays.


Chômage : le plan d’urgence de Hollande, coup de force ou coup de com’ ?

19/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

À 16 mois de la fin de son mandat François Hollande abat ses dernières cartes pour inverser la courbe du chômage avant la présidentielle de 2017. Il a détaillé son plan d’urgence pour l’emploi lundi devant le Conseil économique, social et environnemental.

Et c’est un plan essentiellement orienté sur la formation et les aides à l’embauche
Tout à fait avec ce chiffre clé : 500 000 formations supplémentaires. Si l’État avait d’ores et déjà annoncé qu’il dégagerait un milliard d’euros pour la formation des chômeurs, il peut compter sur les partenaires sociaux qui viennent de se mettre d’accord pour faire un effort supplémentaire de 80 millions d’euros.
S’agissant des primes d’embauche, elles sont ciblées sur les petites et moyennes entreprises. François Hollande a en effet promis aux entreprises de moins de 250 salariés une prime immédiate de 2 000 € pour toute embauche à petit salaire.

S’ajoute à cela un assouplissement du temps de travail
Le chef de l’État a également annoncé que la future réforme du Code du travail accordera aux entreprises de nouveaux assouplissements. Concrètement, les entreprises qui jusqu’alors étaient tenues de payer les heures supplémentaires 10 % plus cher pourront désormais les payer 5 % voire 2 % plus cher. Rappelons aussi que le décompte de ces heures ne se fera plus à la semaine, mais sur une, voire plusieurs années. En somme, la frontière entre les 35 premières heures et celles d’après s’estompent largement.

Ce n’est pas la première fois que les gouvernements tentent d’influencer la conjoncture au travers de telles actions
En effet, le plan présenté par Hollande n’est pas tellement susceptible d’apporter plus de résultats positifs. Car déjà l’emploi n’a qu’un lointain rapport avec la formation, mais plus généralement, car les dispositifs publics d’aide à l’embauche ressemblent déjà un maquis indéchiffrable qu’il serait opportun de simplifier plutôt que de densifier. Sans oublier que ce sont des mesures très coûteuses ; le chef de l’État les a chiffrés à plus de deux milliards d’euros.

Coup de com » donc plus que coup de force ?
Le but recherché semble en effet plus d’occuper le terrain médiatique avec des mesures consensuelles que de traiter l’emploi. D’autant que l’échéance électorale approche à grands pas pour François Hollande qui avait dès 2012 fait de la lutte contre le chômage son cheval de bataille.

Inversion de la courbe du chômage : la valse hésitation de Myriam El Khomri

15/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

« C’est le propre des hypocrites de parler, ruser et se contredire avec tant d’imagination » disait Théophraste Renaudot
Myriam El Khomri semble être une parfaite illustration de cet aphorisme. Le samedi 9 janvier dernier, notre ministre du Travail expliquait ainsi sur France Inter que la hausse de la croissance attendue pour 2016 serait faible, de l’ordre de 1,5 %, ce qui, selon elle, serait insuffisant pour faire reculer le chômage. Il y a chaque année entre 800 000 et 850 000 entrées sur le marché du travail pour environ 700 000 départs à la retraite, rappelait-elle. Or sur l’année 2015, si les services ont gagné 75 000 postes et l’intérim 49 200, les usines ont en revanche détruit 41 400 emplois et le bâtiment 45 200. Soit un solde négatif compris entre 60 000 et 100 000 emplois. Une tendance lourde qui devrait perdurer, voire s’aggraver, en 2016.

Des propos en totale contradiction avec les déclarations du premier ministre quelques jours avant
Mercredi avant-dernier, sur BFMTV, Manuel Valls n’avait il pas affirmé qu’il « croyait » à la baisse du chômage. « 2016 doit être l’année qui poursuit le travail contre le chômage, a-t-il déclaré. Avec la situation économique que nous avons, même s’il faut faire attention au contexte, tout ce que nous faisons, oui, ça créera plus d’emplois », a martelé le premier ministre. Apparemment, Myriam El Khomri ignorait ces déclarations.

Deux jours plus tard, sur Europe 1, revirement total de la ministre…
Sans doute, sommée par son patron de retourner au charbon, Mme El Khomri nous explique alors qu’on l’avait mal comprise, et que la courbe du chômage s’inverserait bien, en 2016. « Le chômage des jeunes a diminué de 25 000 sur la dernière année, affirme-t-elle et donc la politique que nous menons produit des résultats », affirme-t-elle avec aplomb. Et la ministre de bien préciser que nous sommes dans une « phase de stabilisation ». Elle en rajoute en déclarant « compter sur la réforme du code du travail » prévu en mars, ainsi que sur le « plan d’urgence » annoncé par François Hollande.

Mme El Khomri n’en est pas à sa première bourde
Le 5 novembre dernier, devant un Jean-Jacques Bourdin goguenard, la ministre du Travail avait avoué ignorer le nombre de renouvellements possibles d’un CDD. Dans la perspective d’un remaniement gouvernemental, Myriam El Khomri n’est peut-être pas le moindre des boulets dont Hollande souhaiterait se défaire.

Manipulation en vue des chiffres du chômage

08/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

En trois ans et demi de mandat, François Hollande n’a cessé d’annoncer une inflexion imminente de la courbe du chômage. Or cette dernière n’a cessé de monter : 1,2 million de chômeurs de plus depuis 2012, dont 680 000 de catégorie A. Ainsi qu’il l’a lui-même admis, François Hollande n’est donc moralement pas en mesure de se représenter en 2017. C’est dans ce contexte qu’il faut analyser l’annonce d’un plan de formation de 500 000 chômeurs. En faisant sortir ceux-ci des statistiques, cette mesure servirait opportunément les intérêts du président.

Bernard Tapie revient en politique pour faire barrage au FN

21/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Il n’a rien perdu de son bagou et de son aplomb. C’est quatre jours à peine après avoir été condamné par la justice à rembourser plus de 400 millions d’euros que Bernard Tapie annonce son retour en politique. Dans ses cartons : un plan pour éradiquer le chômage des moins de 25 ans et l’ambition de lutter contre le FN. Et peut-être une forme de chantage déguisé à la gauche pour effacer ses ardoises et/ou obtenir un maroquin en cas de victoire de la gauche en échange de sa non-présentation aux prochaines présidentielles, candidature qui coûterait très probablement une place au second tour au candidat PS. Rappelons-nous que c’est pour uniquement pour l’empêcher de se présenter contre lui que Hollande conserve près de lui Taubira… 

https://www.youtube.com/watch?v=3Osr2lDDRGo


Manuel Valls cherche des mesurettes pas chères pour prétendre agir

16/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Lundi soir, le Premier ministre était sur le plateau du journal de 20 h de France 2, afin de présenter la politique du gouvernement dans les prochains mois.

Quelles sont les priorités et les mesures annoncées ?
La priorité est l’emploi. Manuel Valls a promis un plan « massif » de lutte contre le chômage qui passerait par une meilleure formation des demandeurs d’emploi. Il a également déclaré son attachement à la valeur-travail qui doit être « partagée par tous ». La renégociation de la convention sur l’assurance-chômage est également attendue en 2016 ; Manuel Valls a prévenu les partenaires sociaux qu’il faudrait « aller vite ». Il est par ailleurs question d’encourager les emplois de service tels que l’aide à domicile ou la garde d’enfants.

En sait-on un peu plus sur le contenu de ces mesures ?
On sait d’ores et déjà que le gouvernement refuse l’idée d’un coup de pouce au SMIC, en raison de ses effets néfastes sur le chômage des travailleurs peu qualifiés. Pour le reste, le Premier ministre n’a apporté aucune précision et a renvoyé au mois de janvier.

Le Premier ministre a par ailleurs annoncé qu’il allait réunir régulièrement les présidents de région
Ce afin de parvenir à une meilleure concertation des politiques locales et nationales particulièrement en ce qui concerne l’apprentissage. La compétence en la matière est en effet éclatée entre État, régions et partenaires sociaux.
Rappelons que la baisse du chômage est, selon les déclarations de François Hollande, la condition principale du renouveau de sa candidature à l’élection présidentielle en 2017.

Myriam El Khomri : et si on mettait fin à la période d’essai ?

11/11/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Ne jetons pas (trop) la pierre à Myriam El Khomri. Ce n’est pas de sa faute si elle enchaîne boulette sur boulette, personne ne lui avait dit qu’elle aurait à connaître les dossiers ou à prendre la parole.

La pauvre ministre du Travail n’est, comme la plupart de ses collègues, qu’une preuve vivante que la discrimination positive (recrutement sur des critères sexuels, ethniques, politiques ou autres que la simple compétence) est une absurdité.
Voilà une ministre du Travail incapable de dire combien de fois un CDD peut être renouvelé (2) et qui d’ailleurs connaît à peine la différence avec le CDI. Elle enchaîne quelques jours plus tard en lançant au détour d’une interview qu’« on n’a jamais eu autant de créations nettes d’emplois en France ». Euh, si, sans aller chercher loin, au premier trimestre 2011, 78 300 créations de postes contre 23 800 au deuxième trimestre 2015. Il est vrai que les créations nettes d’emploi sous le quinquennat de Hollande, c’est une première.
Ne lui jetons donc pas trop la pierre et rappelons-nous simplement qu’elle n’est pas là pour sa connaissance des dossiers, pour sa compétence ou quoi que ce soit d’approchant. D’ailleurs, elle est en charge d’une réforme « révolutionnaire » du Code du travail ? Ne vous inquiétez pas, on ne touche ni à la durée du travail, ni au CDI, ni au SMIC…, ni à rien d’important, en fait. Comme c’est juste pour la galerie, on laissera Myriam El Khomri jouer à la réforme.

Et puis elle ne fait que montrer son incompétence et son ignorance absolue des sujets qu’elle est supposée traiter avec plus d’ingénuité que la plupart de ses collègues, à la langue mieux pendue sans doute. Bizarrement, Fleur Pellerin, ministre de la Culture qui avoue ne pas lire ou ne pas aller voir d’exposition passe mieux, plus d’aplomb dans l’inculture crasse. L’air de collégienne convoquée au tableau alors qu’elle n’a pas révisé ses leçons de Myriam El Khomri dès qu’elle passe à la télévision en fait une proie facile.

Elle a beau se cacher derrière son sexe et ses origines marocaines, elle n’a pas l’aplomb ou la morgue idéologique d’une Najat Vallaud-Belkacem pour faire taire les critiques. Et puis, NVB, elle, elle fait exprès de faire du mal à l’école. Elle pourrait peut-être apprendre de Taubira l’art de tweeter sous acide, ça ferait au moins diversion ?
Ce qui la rassure quand elle regarde ses collègues, c’est que licenciement pour incompétence, ça n’existe visiblement pas pour les ministres.

Dommage, car en réalité, c’est à tout ce gouvernement, « président » compris, qu’il faudrait mettre fin à la période d’essai.

Charles Dewotine


 

 

La conférence sociale pour l’emploi se tient aujourd’hui au Palais d’Iéna

19/10/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le gouvernement présente la conférence sociale pour l’emploi comme « le moment où le gouvernement échange avec les acteurs concernés pour définir la feuille de route de la prochaine année ». Par ailleurs, elle a pour but d’inscrire « les actions de chacun dans un mouvement cohérent ». Concrètement elle consiste en une succession de tables rondes portant la sécurisation des parcours professionnels et la création du compte personnel d’activité, puis sur transition énergétique, COP21 : les enjeux pour l’emploi, la croissance verte et la formation et enfin sur Nouvelle-France industrielle et transformation numérique.

L’événement s’annonce particulièrement important
Ouvert par le président de la République en personne, clôturé par le Premier ministre, la mise en scène ne manque pas. Cette journée doit rassembler plus de 300 personnes : syndicats, employeurs et collectivités territoriales.

Cet étalage ne suffit pourtant pas à faire l’unanimité
C’est le moins que l’on puisse dire. Moins de la moitié des Français est convaincue de l’utilité de cette démonstration. Jean-Claude Mailly, patron de la CGT, y est allé de son coup de gueule, estimant « qu’on s’emmerde » dans ces grandes conférences sociales. En réaction à la grave crise sociale à Air France, la CGT a même décidé de boycotter cette conférence. Il faut dire que ce ne sont pas des discours qui vont ramener l’emploi.