Il s’appelle Macron, mais son nom est Personne, par Michel Geoffroy

Macron Personne

Macron Une chance pour tousIl s’appelle Macron. Mais son nom importe peu car, il y a quelques années encore, personne ne le connaissait. Cela aurait pu être n’importe qui d’autre : Emmanuel Valls, Manuel Macron, François Juppé ou Alain Bayrou, peu importe. Tous interchangeables.

L’oligarchie a choisi Emmanuel Macron car il est jeune, ambitieux et présente bien. Mais Macron n’est en lui-même personne sinon le porte-parole de l’oligarchie. C’est-à-dire le porte-parole d’un pouvoir impersonnel et hors sol : celui de l’argent, de la finance, des grandes firmes mondialisées, des bureaucraties bruxelloises et des bobos cosmopolites.

Personne, l’élu de l’oligarchie

L’oligarchie a choisi M. Personne pour continuer d’exercer, à travers lui, son emprise sur la France et donc sur l’Europe. Elle l’a choisi pour éviter que l’élection présidentielle de 2017 ne permette de changer une politique qui lui réussit si bien. Elle l’a choisi pour empêcher que le peuple français ne se réveille, à l’issue de la calamiteuse présidence Hollande, de sa mortelle dormition.

Elle a donc mis à la disposition de M. Personne trois moyens d’action essentiels pour gagner une élection en Occident : le pouvoir de l’argent, le pouvoir des médias et celui des juges. Trois pouvoirs qui marchent de concert : l’argent achète les médias et les juges agissent avec les médias. Trois pouvoirs qui ont transformé, en quelques mois, l’ambitieux banquier devenu ministre en candidat à l’élection présidentielle.

Parce qu’en France nous ne vivons plus en démocratie, mais sous un régime de post-démocratie. 

Le pouvoir de l’argent au service de M. Personne

La post-démocratie ne repose plus sur le principe « un homme = une voix » comme autrefois, mais sur le principe « un euro = une voix ».

Le pouvoir de l’argent a permis au jeune M. Personne de créer en quelques mois un mouvement de toutes pièces. L’argent lui permet de mobiliser les meilleurs cabinets de communication pour peaufiner sa stratégie, son style, sa com. L’argent lui permet d’être visible partout et de louer les plus belles salles pour tenir ses meetings. L’argent lui permet aussi d’acheter les bons sondages.

Comme l’avouait sans fard Jérôme Fourquet, directeur du Département opinion publique de l’institut de sondage IFOP à l’émission C dans l’air : « On a installé progressivement qu’il [Macron] pouvait être au second tour » de l’élection présidentielle.

L’argent a permis la promotion de la marque Personne comme on le ferait de n’importe quel autre produit de marketing. Dommage que l’on s’en aperçoive.

Le pouvoir médiatique au service de M. Personne

Emmanuel MacronEn post-démocratie le pouvoir passe aussi par les médias. Les médias mainstream, publics ou privés, ne sont plus des contre-pouvoirs mais des rouages du pouvoir. Car l’onction médiatique sert à préparer dans l’opinion l’élection politique.

Les médias mainstream appartiennent aux puissances d’argent en France et c’est pourquoi, au classement de Reporters Sans Frontières sur la liberté des médias, notre pays se trouve en 2016 en 45e position derrière… le Burkina Faso, le Bostwana et Trinité et Tobago…

Soumis au pouvoir de l’argent, les médias mainstream ont donc fait la promotion permanente du candidat Personne : ils ne parlent que de lui, ne le critiquent jamais et ne lui posent aucune question qui pourrait le mettre en difficulté. Avec M. Personne, on ne risque pas de voir une Christine Angot venir l’invectiver sur un plateau télévisé. Et même la revue L’Histoire trouve une occasion de donner la parole au candidat Personne (2) ! Pas aux autres évidemment.

Les journalistes et les éditorialistes ont tous bien mérité de M. Drahi : la propagande médiatique pro-Personne est totale, omniprésente et manifestement tout sauf spontanée. Dommage qu’on finisse par s’en rendre compte.

Le pouvoir des juges au service de M. Personne

La post-démocratie se caractérise enfin par le gouvernement des juges, c’est-à-dire par la soumission des législateurs amovibles au diktat des juges inamovibles et idéologisés.

L’élection présidentielle de 2017 voit ainsi pour la première fois dans notre pays l’intrusion délibérée du gouvernement des juges dans le processus électoral lui-même, au mépris de la traditionnelle période de « réserve républicaine ».

L’opération avait pour nom de code Pénélopegate. Car ces juges, tous plus « indépendants » les uns que les autres, ont pour mission de mettre des bâtons judiciaires dans les roues de l’obstacle politique principal à l’élection du candidat Personne : François Fillon.

Car les sponsors d’Emmanuel Personne ne veulent qu’une chose : qu’il se retrouve au second tour face à Marine Le Pen, pour ensuite espérer bénéficier, comme le pitoyable Chirac en 2002, du déchaînement de la tempête médiatique contre la candidate issue du Front national. L’extrême gauche, c’est-à-dire le service action de l’oligarchie, s’y prépare déjà avec entrain, comme on l’a vu à Nantes ou à Bordeaux.

Le Monsieur Va-tout de l’oligarchie

Challenges MacronL’oligarchie joue en réalité son va-tout sur M. Personne. Après le vote britannique pour le Brexit, l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis ou le rejet du référendum de Matteo Renzi en Italie, l’oligarchie ne cesse en effet d’accumuler les déconvenues en Occident. Il ne faudrait pas que le peuple français sorte au surplus de sa léthargie en 2017 !

C’est pourquoi l’oligarchie fait de très gros efforts pour promouvoir M. Personne et aussi pour tenter de cacher ses lacunes, de plus en plus visiblesCar le marketing ne suffit pas à faire un homme d’Etat crédible. Dommage que l’on commence à s’en apercevoir.

Personne et M. Bulle

Personne pensait ainsi se soustraire à l’obligation de présenter un programme cohérent : des formules bien choisies par Proxem pour séduire les gogos et les banlieues devaient suffire.

Pour l’oligarchie, le programme importait peu, en effet : puisqu’au sein de la zone euro, les présidents ne président pas plus que les gouvernements ne gouvernent. Simples mandataires des lobbies et de l’oligarchie, ils ne font que ce qu’on leur dit de faire ou de ne pas faire.

Grave erreur de perspective, car le peuple veut aujourd’hui des gouvernants qui gouvernent !

Dommage pour l’oligarchie. Dommage surtout pour Emmanuel Personne qui risque de rester ce que l’on a fait de lui : une bulle financière et médiatique.

Michel Geoffroy

Texte repris de la Fondation Polémia

 

Quand les preuves s’accumulent : Challenges roule pour Macron

macron

Challenges Macron05/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Si l’abondance des propriétaires de grands médias parmi les soutiens de Macron ne suffisaient pas à l’établir : voici une preuve supplémentaire de la connivence entre Macron et les médias. La Société Des Journalistes (SDJ) de l’hebdomadaire économique Challenges dénonce le parti pris pro Macron de leur direction.

Dans un communiqué publié sur le site de l’Acrimed, la SDJ a formulé trois observations. Deux concernent la presse papier et la dernière l’équipe web. Qu’en est-il pour l’édition papier ? La ligne non partisane de l’hebdomadaire est plutôt correctement observée. En revanche, cet équilibre est lourdement occulté par le nombre d’articles ou favorables à Macron ou défavorables à ses adversaires.

Malgré le recrutement de quelques éditorialistes répertoriés à droite, les articles de Bruno Roger-Petit et de Maurice Szafran sont les plus fréquents et annihilent totalement la tentative de rééquilibrage. Pour vous faire une idée, voici quelques titres de ces éditos sur ces dernières semaines :

– Pourquoi la campagne de Fillon devient vraiment dangereuse ?
– Quand le phénomène Macron fait perdre la raison à droite comme à gauche
– Ce sondage qui change considérablement la donne pour Macron

Mais la Société des Journalistes indique aussi que des pressions se font sur l’équipe web

« La SDJ déplore les interventions multiples et déplacées de Maurice Szafran auprès de la direction et de l’équipe web, suite à la parution d’un article critique à l’égard de Macron, paru le 14 mars sur le site : “Où sont les millions de Macron ?“ »

En conclusion, la SDJ demande donc à leur direction de veiller davantage à l’équilibre politique de Challenges.

Quand Macron ne pompe pas Hollande, c’est qu’il copie Mitterrand !

Macron Mitterrand

05/04/2017 – PARIS (NOVOpress) : « Pour ses discours, expliquait hier soir L’Œil du 20 heures, Emmanuel Macron mélange différents ingrédients. Ce week-end à Marseille, […] on a eu une impression de déjà vu. Il a emprunté une tirade entière que François Hollande avait déclamé en 2012, lui aussi dans la cité phocéenne. » Mais il y a mieux : « Dans les Bouches-du-Rhône, on a aussi reconnu la petite musique de François Mitterrand » !

« Le François Mitterrand de 1988 a beaucoup inspiré les équipes d’En Marche ! », révèle en effet le 20 heures de France 2, qui en apporte les preuves par les images.

Ainsi, en meeting à Lyon en février, Emmanuel Macron arborait le même pupitre que celui de François Mitterrand lors de sa campagne pour sa réélection, en 1988. Et son clip de campagne est, pour le moins, « très proche de celui de François Mitterand à l’époque »…


L’Oeil du 20h 04/04/2017

Eric Zemmour : la blague corrézienne du vote pour Macron

eric-zemmour

05/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « C’était une blague corrézienne, raconte Eric Zemmour sur RTL. Une bonne blague comme les aimait Jacques Chirac et comme les aime toujours François Hollande. Une blague qui à l’époque a fait rire tout le monde, sauf Nicolas Sarkozy. En campagne pour sa réélection, le président n’avait pas apprécié alors de voir l’ancien président taper sur l’épaule de son adversaire et annoncer à la cantonade : “Si je ne peux pas voter Juppé, je voterai Hollande !

« Cinq ans plus tard, poursuit Zemmour, Chirac ne dit plus rien mais on croit entendre la suite de sa blague :

« Si je ne peux pas voter Juppé, parce qu’il a été battu à la primaire de la droite, si je ne peux pas voter Hollande parce qu’il ne se représente pas, je vote Macron.“ »

« La blague corrézienne est la blague à la mode », continue Eric Zemmour, qui fait état des rumeurs annonçant les prochains ralliements à Emmanuel Macron de Dominique de Villepin et de la famille Chirac, peut-être dans sa totalité.

Pour Eric Zemmour, au-delà de la blague, il a une (triste) réalité, qui a son explication dans l’évolution idéologique des ténors de la droite et de la gauche :

« Chirac et Juppé ont amené la droite gaulliste sur les terres du centre. Les électeurs sont repartis vers la droite mais eux sont restés. Bayrou avait soutenu Juppé, Juppé a perdu : reste Macron. A gauche, on voit les mêmes mouvements historiques se concrétiser. »

En conséquence :

« Le nouveau nom du rocardisme est Emmanuel Macron. Comme il est le nouveau du chiraquisme et le nouveau nom du juppéisme, et le nouveau nom du bayrouisme, et le nouveau nom du hollandisme. Macron est le candidat du centre-droit et du centre-gauche, qui, profitant de l’appui de l’Europe, ont vaincu leur camp idéologiquement pour mieux le dominer politiquement. »

Pour Eric Zemmour, qui a des lettres :

« Les héritiers de Chirac, Hollande, Juppé, Rocard sont obligés de se rassembler pour espérer une nouvelle victoire. […] Obligés de choisir un nouveau cheval pour faire croire à la nouveauté. Obligés de faire du neuf avec du vieux. Obligés de tout changer pour que rien ne change. »

EXCLUSIF – Macron pique le slogan « Une chance pour tous » à Jean-Luc Delarue

Delarue Une chance pour tous

Macron Une chance pour tous04/04/2017 – PARIS (NOVOpress) : Le slogan de campagne de Macron est dévoilé : c’est « La France doit être une chance pour tous ». Or « une chance pour tous » est une marque déposée. Par le Groupe Réservoir, autrement dit Réservoir Prod, qui était, à l’époque, la boîte de production de Jean-Luc Delarue, et a été rachetée après sa mort par Lagardère Entertainment, le premier groupe français de production audiovisuelle.

Pour le second tour – s’il s’y trouve… –, on lui suggère de prendre « Ça se discute », ou « Toute une histoire », ou encore « Vis ma vie », « C’est mon choix », « Tous égaux », ou, ce serait encore plus clair : « Recherche appartement ou maison ». De préférence rue du faubourg Saint-Honoré…

Pourrir, divertir, ahurir : de l’art de truquer une élection présidentielle, par Le Gallou

Election présidentielle couple Macron

La campagne présidentielle est prise en étau : doublement prisonnière du Léviathan judiciaire et du Léviathan médiatique. Pour le système dominant, il n’y a pas d’alternance possible : ni au mondialisme, ni au libre échangisme, ni à l’immigrationnisme, ni à la rupture avec les traditions et la déconstruction.

Dans ces conditions, les élections ne sont qu’un simulacre : un simulacre que les oligarchies financières, médiatiques et judiciaires ont choisi de scénariser et de feuillotonniser. En évacuant autant que faire se peut tout débat de fond. Avec une méthode simple : Pourrir, divertir, ahurir.

Pourrir :

Les médias mettent systématiquement en « Une » des affaires à deux balles, à condition qu’elles concernent François Fillon ou Marine Le Pen (pour Macron, des questions à plusieurs millions ou plusieurs… milliards d’euros n’intéressent personne). L’objectif est double : salir et pousser ainsi les électeurs à s’abstenir ou à recourir à des « votes refuges ». Cela tombe bien : les « petits » candidats – Lassalle, Dupont-Aignan, Asselineau ou Arnaud – chassent sur les terres de la France périphérique, la terra incognita du vote Macron.

Election présidentielle peopleDivertir :

Pour Macron, pas question de parler d’affaires (déclarations contradictoires sur son patrimoine, ISF, vente de SFR à Drahi, livraison d’Alstom aux intérêts US) mais on « peopolise ».

Mimi Marchand, spécialiste des people, a rencontré le couple Macron lors d’un dîner organisé par Niel (groupe Le Monde) et sa compagne Delphine Arnault (LVMH, Les EchosLe Parisien). Et elle a pris en charge leur « story telling » : le jeune premier et sa « cougar » font la « Une »  des magazines. Maillot Hawaï, polo et boxer short sur Paris Match. En attendant Gala et les conseils minceur de Brigitte Macron. C’est beau, c’est émouvant et… cela évite de parler de choses sérieuses.

Ahurir et faire frémir :

Comme trois précautions valent mieux qu’une, les médias complètent le dispositif en promettant le chaos économique et social si Marine Le Pen était élue et appellent sans attendre à se rassembler autour du banquier Macron pour « faire barrage ».

Le rejet du Système est tel et la méfiance envers les médias si grande que le succès de leur enfant chéri n’est malgré tout pas assuré. Reste tout de même une question : que pourraient faire de différent Marine Le Pen ou François Fillon sans remettre en cause le pouvoir judiciaire et le pouvoir médiatique qui sont sortis de leur lit ?

Comment rétablir la séparation des pouvoirs ? Montesquieu, reviens !

Comment rétablir la liberté d’expression et retrouver le pluralisme dans les médias ?

On aimerait en entendre davantage, faute de quoi le vote présidentiel risquerait de ne pas changer grand-chose…

Jean-Yves Le Gallou,
président de la Fondation Polémia

Texte repris de Polémia

 

Le grand retour de l’UMPS

Emmanuel Macron, en tournée électorale en PACA, a donc rendu visite au président LR de la région, Christian Estrosi (voir en page 4 l’article de Camille Galic). Ce n’était pas prévu dans l’agenda de l’ex-ministre de Hollande. Mais Macron a tenu à rencontrer Estrosi pour, officiellement, une action réparatrice, si ce n’est expiatrice, à son égard : il avait été hué à un meeting de Fillon que soutient le président de région, enfin… à ce moment car, alors que l’ancien Premier ministre était au 36e dessous, il avait demandé qu’il abandonne sa candidature. D’où les huées des fillonistes purs et durs, qui n’ont pas supporté ce crime de lèse-Fillon.

Macron se sentant une âme de justicier a volé au secours du filloniste à éclipses. Bien entendu, en campagne électorale, tout est électoral ! Il s’agissait, pour le premier marcheur d’En marche, de peaufiner son image de rassembleur « et de droite et de gauche », de candidat qui ne supporte pas que l’on s’en prenne à un autre dans ses propres meetings. Sauf, évidemment, à Marine Le Pen, qu’il traite de menteuse, lançant à ses troupes un belliqueux : « Combattez-la ! Combattez-là ! »

Quant à Estrosi, il feint de ne voir dans la visite d’Emmanuel Macron, scellée par une poignée de mains chaleureuse devant les photographes, qu’un geste de « courtoisie républicaine » auquel il ne faudrait pas donner une quelconque signification politique, car il soutient toujours François Fillon, au moins jusqu’à ce qu’il ne le soutienne plus… Il se moque du monde, bien entendu, tout comme son hôte ! Car ce n’est pas de courtoisie qu’il est question, mais de front républicain. Macron a salué le président de la région Paca en ces termes : « Il a été un rempart contre le Front national ! » Voilà ce qui les a unis hier et les rassemblera demain. En Paca comme dans ce qui s’appelle maintenant les Hauts-de-France, les régionales furent le laboratoire du front républicain en vue des présidentielles.

Fillon n’a condamné ni Estrosi ni Bertrand pour avoir mendié les voix de la gauche et de l’extrême gauche afin de priver les nationaux d’une présidence de région. Il n’a pas davantage désavoué le même Estrosi pour sa mano en la mano avec Macron, il a même dit lui-même qu’il ne refuserait pas de le rencontrer. Et pour cause, ils seront alliés bientôt !

Car les Fillon, Macron, Mélenchon, Hamon et quelques autres s’opposent maintenant, mais s’uniront tous au second tour pour « barrer la route » à Marine Le Pen, comme leurs prédécesseurs le firent contre son père en 2002. Pour tous ceux-là, il n’est pas de « dédiabolisation » qui tienne, ils se moquent aussi du soutien de Français de plus en plus nombreux, qui voient en Marine Le Pen celle qui porte le salut du pays.

Ce front républicain qui ressuscite prépare la « recomposition » politique et gouvernementale qu’annonce Macron, tandis qu’à droite, on s’y prépare aussi en déplorant qu’en 2002, après avoir été élu par les voix de gauche, Chirac n’ait pas ouvert son gouvernement à ses leaders. L’UMP a eu beau changer de nom pour éviter que l’on puisse parler d’« UMPS », qu’importe le mot, c’est la réalité qui compte et celle-là, à la faveur de la supercherie Macron, est plus forte aujourd’hui qu’hier.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 4 avril 2017

Macron le Marseillais : « l’héritier et le traître » au milieu des barbus

Source : Boulevard Voltaire – « Macron le Marseillais : « l’héritier et le traître » au milieu des barbus »

Dans trois semaines, sereinement, les Français vont devoir rappeler à leurs élites qu’ils ne sont pas, comme M. Macron, les « héritiers de rien ».

Cette dernière semaine de mars, nous diront un jour les politologues de Sciences Po quand ils auront atterri, aura été très lourde pour le candidat chéri du système, des sondages et des socialistes. Car lourde est aussi devenue sa barque : Valls y a pris place, et puis M. Estrosi aussi a souhaité y monter, en réservant un « accueil républicain » à M. Macron. A-t-on dit à M. Estrosi que M. Macron n’était pas encore Président ? Qu’il ne serait peut-être même pas au second tour ? Il est vrai que M. Estrosi, qui a si souvent trahi la droite jusqu’au putsch contre Fillon d’il y a un mois, ne représente plus rien, comme les Toulonnais le lui ont bien fait comprendre en le sifflant copieusement la veille. Le radeau des médusés était donc fait pour lui. Et puis la présidence de région, gagnée avec l’appoint des voix de gauche en décembre 2015, valait bien ce petit renvoi d’ascenseur à l’équipe Valls-Macron. La recomposition politique à la Macron ressemblait, ce 1er avril, à une salade niçoise improvisée ou une mauvaise bouillabaisse qui, franchement, ne faisaient pas envie.

C’était donc Marseille que M. Macron avait choisie pour montrer les dents. Il a rappelé que ses adversaires le décrivaient comme « l’héritier et le traître ». Ce qui est, au fond, assez juste. Et, se souvenant des cours de rhétorique de son prof de français de première, il y a répondu de façon touchante : « D’abord, il faut choisir l’histoire qu’on veut raconter. Je ne peux pas être les deux. » Étrange, ce recours au principe de non-contradiction chez ce partisan du ni droite ni gauche, ni français ni étranger, ni culture française ni culture étrangère. Eh bien, si ! Macron est cet objet politique tellement extraordinaire qu’il réussit ce tour de force d’être les deux : héritier de Hollande et de ses trahisons, et traître à la gauche, et aussi à la France et aux Français.

Car, passage obligé pour le candidat multiculturaliste à Marseille, il s’est lancé dans un éloge extatique de la diversité :

Je vois une ville française façonnée par 2.000 ans d’histoire, d’immigration, d’Europe. Je vois des Arméniens, des Comoriens, des Italiens, des Algériens, des Marocains, des Tunisiens, des Maliens, des Sénégalais, des Ivoiriens… Tellement que je ne peux [tous les] citer ! Je crois voir des Marseillais ? Je vois des Français !

Sur une photo, on voyait surtout M. Macron entouré de mâles barbus. Cela manquait quand même de diversité. Son nouveau partisan Valls aurait pu lui souffler de rajouter quelques « Blancos » sur la photo. Et Mme Angot quelques femmes, libérées bien sûr.

Enfin, il y eut ce mot, aussi, qui en disait long sur notre candidat noyé dans sa diversité et ses appels aux votes communautaristes : « Je ne suis l’héritier de rien ! »

Dans la bouche de ce fils de bourgeois picard passé chez Rothschild et qui a préféré une brillante carrière à la responsabilité de la paternité, ce credo pesant de marxisme bourdieusien avait une certaine saveur.

Dans trois semaines, sereinement, les Français vont devoir rappeler à leurs élites qu’ils ne sont pas, comme M. Macron, les « héritiers de rien », qu’être Français ne se réduit pas à l’exaltation naïve d’une diversité dont tout le monde voit les limites et les dangers aujourd’hui. Jamais élu, sans enfant, Macron est finalement un grand cumulard : héritier des traîtres et traître de nos grands héritages. Cela fait un CV vraiment trop chargé, et pas que pour les Marseillais qui, samedi, sur le Vieux-Port, trouvaient son accent bien mauvais.

Pascal Célérier

Estrosi-Macron, rencontre du 3ème type

03/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Emmanuel Macron a bien conscience que s’afficher avec tous les ex de la Hollandie léthargique n’est pas bon pour son image. Samedi matin, il a donc bu un café avec Christian Estrosi afin de donner un coup de barre à droite. Estrosi, sifflé, hué par les fans de Fillon, tient sa revanche…

Tanguy Pastureau n’est pas tendre avec le président de la région PACA :

Christian Estrosi, président de la région PACA, fait parler de lui. Estrosi, c’est ce type au teint hâlé et à la mâchoire carrée qui aurait pu être mannequin slip pour le catalogue Daxon et tomber de la gueuse à bas de contention, mais qui a choisi la politique. Dans la vie, il aime 3 choses : lui-même, mais aussi les photos de lui, et son reflet dans la glace. Christian Estrosi inonde Twitter de clichés de lui en train de courir, faire du tennis, du vélo, du jokari les yeux bandés, de la F1 sans les mains, bref, il est à fond, et quand il joue à la pétanque, il lance le cochonnet à plus de 110 mètres, pour le suivre, tous les boulistes du coin tournent à l’EPO ou à la coke.

Seulement, vendredi, s’est produit l’impensable : des fans de Fillon ont sifflé notre Brad Pitt, cet aimant à cagoles. Estrosi grimpe ce soir-là sur scène, à moto avec des cerceaux en feu, et d’habitude, les gens lui jettent des roses en hurlant « Cricri, si tu veux la mienne, je suis d’accord aussi ! » mais là, ils le huent. Il y a un mois, il avait appelé au retrait de Fillon, là Estrosi ouvre pour Fillon, donc il reçoit l’accueil de Patrick Sébastien s’il montait sur scène interpréter sa chanson « Une p’tite pipe » juste avant un concert autour de l’œuvre de Berlioz, c’est normal.
Sauf que ça se passe à Toulon, le fief d’Estrosi, sa terre. Il a mis 12 ans à faire pipi tout autour de la région afin de marquer son territoire. Donc il est vexé, et se dit « Fillon, je vais le plier, il va aller retrouver Pénélope à la boutique Phildar en pleurant pour qu’elle lui fasse un slip de bain en laine pour les vacances d’été ». Et dès hier matin, Christian Estrosi, qui tient sa revanche, rencontre à Marseille Emmanuel Macron…


Emmanuel Macron et François Hollande, nés sous le signe des jumeaux

Macron Hollande

03/04/2017 – MARSEILLE (NOVOpress) : Si l’ancien ministre Emmanuel Macron avait voulu donner raison à François Fillon, qui l’appelle désormais « Emmanuel Hollande », il ne s’y serait pas pris autrement. Dans son délirant discours de Marseille, hier, il a plagié purement et simplement un discours de Hollande, comme le montre cette vidéo réalisée par Ridicule TV. Comme l’a confié Hollande : « Emmanuel, c’est le fils qu’on voudrait avoir. » Et qu’il a.

Manuel Valls n’a pas d’honneur

Macron Valls

31/03/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Manuel Valls votera donc pour Emmanuel Macron dès le premier tour de l’élection présidentielle, a annoncé mercredi l’ancien Premier ministre et finaliste défait de la primaire socialiste face à Benoît Hamon, affirmant « ne vouloir prendre aucun risque pour la République » face au niveau élevé du Front national.

Selon un sondage Odoxa pour franceinfo rendu public vendredi, 61 % des Français estiment que Manuel Valls a tort de soutenir le candidat d’En Marche ! car il « trahit son engagement à soutenir le vainqueur de la primaire de la gauche ». Sur les seuls sympathisants du PS, il sont également une majorité (52 %) à lui donner tort.

Regarder a posteriori cette petite vidéo est un régal !



Manuel Valls n’a pas d’honneur par bvoltaire

Valls-Macron : le baiser empoisonné, par Caroline Parmentier

Chard Macron Valls

Si Valls avait voulu se venger de Macron (qu’il déteste), il n’aurait pas agi différemment.

Macron, qui se veut « le garant du renouvellement politique des visages et des pratiques », se retrouve avec le ralliement embarrassant de l’un des plus forts symboles du quinquennat Hollande. Nouvelle preuve dont il se passerait bien qu’il est le candidat du hollandisme et que le gouvernement Hollande entend jouer les prolongations chez lui. Après Le Drian, il ne manque plus que ce vieux machin de Taubira pour compléter son écurie de formule 1.

Non seulement Valls a un gros contentieux avec Macron (surnommés « les fistons flinguer », ils étaient les deux rivaux de gauche animés d’une ambition présidentielle identique) mais son arrivée se fait sous le signe de la trahison et du parjure. Il lâche Hamon, le candidat officiel du Parti socialiste, et renie sa parole signée au bas de la charte de la primaire de gauche invoquant une raison supérieure, la seule qui vaille : la menace de l’arrivée de Marine Le Pen au pouvoir, « le danger du populisme, de l’extrême droite, du Front national ». Cela, selon Valls, mérite bien que Caïn rejoigne Abel et le serre dans ses bras à l’étouffer :

« Oui, j’ai signé la charte de la primaire, mais l’intérêt supérieur de la France va au-delà des règles d’un parti, d’une primaire ou d’une commission. Je ne veux prendre aucun risque pour la République. »

Manuel Valls dit avoir de bonnes raisons de penser que « le FN est beaucoup plus haut que ce que disent les sondages ». Intéressant !

Emmanuel Macron, qui a accueilli ce soutien du bout des lèvres, se trouve à la tête d’un troupeau ingérable de personnalités au profil aussi éloigné que Robert Hue et Alain Madelin, Daniel Cohn-Bendit et Alain Minc en passant par Pierre Bergé. Quatorze anciens ministres de Jacques Chirac, quatre ministres ou ancien ministres de François Hollande (Jean-Yves Le Drian, Barbara Pompili, Thierry Braillard et Manuel Valls) et un ex-ministre de François Mitterrand. Selon la formule de Laurent Wauquiez :

« “En Marche” est l’usine de recyclage de tous les opportunistes de la politique française. »

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 31 mars 2017

France Info a cherché à comprendre ce que veut dire Macron et a échoué !

Macron cryptage

30/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : C’est une vidéo poilante, plus drôle encore que celles de Ridicule TV, que France Info, la chaîne d’informations de France Télévisions, a réalisée. Son titre : « Présidentielle : on a tenté de décrypter le langage Macron (en vain) ».

« L’ancien banquier d’affaires, diplômé de philosophie, perd parfois son auditoire à coups de vocabulaire soutenu et de raisonnements improbables », écrit Julie Rasplus, donnant des exemples comme ce 8 mars, où, sur la scène du théâtre Antoine, à Paris, le candidat parle féminisme en cette Journée internationale des droits des femmes. Il « tente un raisonnement improbable :

« L’identité, c’est ‘A = A’. […] Il y a au moins des ‘A’ et des ‘B’. Et je n’ai pas envie que ‘A = B’. » »

Autre exemple avec ces propos tenus le 9 février lors d’un Facebook Live à l’initiative du WWF :

« On est tous des enracinés et donc, parce que nous sommes des enracinés, il y a des arbres à côté de nous, il y a des rivières, il y a des poissons, il y a des frères et des sœurs. »

Une vidéo hilarante, où les propos d’Emmanuel Macron, qui pourraient bien être « le système de cryptage le plus génial de l’histoire », sont entrecoupés de… Regardez plutôt.


on a tenté de décrypter le langage Macron

Le candidat Macron favorable au rétablissement de la charia à Mayotte ?

halo na macron mayotte

29/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Emmanuel Macron est-il favorable au rétablissement de la charia à Mayotte (qui est bien une île) ? C’est du moins ce que laissent penser les déclarations de Mohamadi Bacar Mcolo, représentant du Comité de soutien d’Emmanuel Macron à Mayotte, Halo Na Macron. En effet, dans un entretien accordé au journal de Mayotte 1ère, celui‑ci explique que « les cadis ont été dépouillés de leur pouvoir sur le plan local » :

« On sait très bien que les cadis sont les piliers de la cohésion sociale à Mayotte. Emmanuel Macron est d’accord pour leur redonner ces pouvoirs. »

Pour rappel, les cadis étaient, jusqu’à 2010, les juges de paix religieux, agissant au nom de la charia sur l’ensemble de la population locale pour tout litige portant sur des litiges de plus de 300 €. Ils avaient par ailleurs entre autres « privilèges » la capacité de célébrer des mariages polygames. Voilà qui expliquerait l’engouement autour de la visite de l’intéressé lors de son voyage dimanche dernier sur l’île…


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Docteur Macron et Mister Système, par Marine Le Pen

Macron Valls

Manuel Valls a donc rallié Emmanuel Macron. La réalité de la candidature Macron apparaît dès lors au grand jour : c’est une vaste entreprise de recyclage des sortants du système.

Manuel Valls dit ne pas accepter « la marginalisation de la gauche de gouvernement ». On entend plutôt qu’il n’accepte pas « la marginalisation du gouvernement de gauche » qu’il a dirigé avec Hollande.

L’arrivée de Manuel Valls confirme qu’Emmanuel Macron est devenu un simple rouage dans ce grand plan de sauvetage de la Hollandie. Sa candidature est manifestement sous la tutelle des sortants, sous la tutelle du système qui veut se recaser à tout prix.

Il a beau se démener à nous faire croire le contraire, s’il était élu en mai prochain, il est évident qu’Emmanuel Macron aurait à s’appuyer à l’Assemblée nationale sur une majorité de sortants. Il est aussi évident qu’il continuerait sans en changer une virgule la politique désastreuse menée ces dix dernières années, application stricte de la feuille de route de Bruxelles.

On savait que la candidature d’Emmanuel Macron était la candidature du vide, on sait désormais qu’elle n’est que le paravent du système.

Je suis frappée par l’indécence du comportement de la classe politique française vis-à-vis de la démocratie. D’un côté ou d’un autre s’affiche le mépris pour le résultat des primaires pourtant présentées à l’époque comme le summum de la vie démocratique. A droite, la candidature de François Fillon a failli être remplacée par celle du perdant et elle reste aujourd’hui contestée de toute part. A gauche, le perdant de la primaire, Manuel Valls, qui s’était pourtant engagé à soutenir le gagnant, s’assoit désormais sur sa promesse et rejoint toute honte bue Emmanuel Macron.

On voit bien que pour le système, c’est toute la vie démocratique qui est sous tutelle : le seul objectif, en permanence, est de recaser les sortants, de garder les postes et les places. Du peuple on ne fait jamais aucun cas.

Tout cela est pitoyable et montre à quel point il est temps de tourner la page de la vieille politique. Dans toute cette agitation politicienne, rien n’est sain, rien n’est sincère. Les Français rejetteront dans les semaines qui viennent ces tentatives désespérées d’un système aux abois. Ils se tourneront vers la seule candidature sincère dans cette élection, la seule qui s’appuie sur une vision et un projet clairs, c’est-à-dire ma candidature, celle que je porte au nom du peuple.

Marine Le Pen

Texte repris du blog de Marine Le Pen, Mes carnets d’espérance

Manuel Valls votera pour Emmanuel Macron car « Marine Le Pen peut l’emporter »

Manuel Valls Macron

29/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Je voterai pour Emmanuel Macron », a annoncé ce matin Manuel Valls et il le fera pour deux raisons : la volonté que la « famille progressiste » soit « toujours représentée » et l’impérieuse nécessité de faire barrage « au danger que représente le populisme », « au danger que représente l’extrême droite », car « Marine Le Pen peut l’emporter » :

« Je ne veux pas que nous nous retrouvions au soir du premier tour face au choix entre François Fillon et Marine Le Pen », cas de figure dans lequel, a-t-il concédé, il « prendrait ses responsabilités ».

« Je suis convaincu, a ajouté l’ancien premier ministre socialiste, que le Front national est beaucoup plus haut que ce que nous disent les sondages. »

Le vaincu de la primaire de la gauche, qui s’exprimait face à Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV et RMC, lâche donc Benoît Hamon, qu’il s’était pourtant engagé à soutenir, ce qui devrait accélérer sa « marginalisation », selon le terme utilisé par Valls pour justifier un peu plus qu’il ne le soutienne pas.