Menaces sur nos libertés publiques, par Guillaume de Thieulloy

Guillaume de Thieulloy

Ces derniers temps, quand on me demande ce que je pense de la nouvelle situation politique de la France, je réponds volontiers que nous pourrions avoir de bonnes surprises en matière économique, mais que ces bonnes surprises ont toutes les chances de se payer cher en termes de restriction des libertés publiques.

S’agissant des bonnes surprises en matière économique, il n’est pas difficile de comprendre qu’un social-démocrate est en bien meilleure situation pour faire les réformes du Code du travail et du Code général des impôts qui s’imposent si nous ne voulons pas que la France soit un cimetière d’entreprises, tout juste bonne à être visitée par les riches étrangers pour sa gastronomie et son patrimoine.

Et M. Macron a de fortes chances de mieux réussir l’entreprise que François Hollande, car, à la suite de l’espèce de coup d’État pacifique qu’a constitué l’élection présidentielle, il devrait disposer d’une majorité informe et à sa botte et donc ne pas être soumis, en permanence, au chantage des « frondeurs ».

Naturellement, il y aura sans doute bien des points avec lesquels je serai en désaccord dans les réformes économiques macroniennes. Je crois qu’augmenter la CSG plutôt que la TVA est un mauvais calcul. Bien sûr, la CSG est un impôt plus efficace que l’IR, mais seuls les Français seront mis à contribution pour payer les « externalités négatives » de la « mondialisation heureuse » (délocalisations, chômage et immigration).

Par ailleurs, l’individualisme de M. Macron m’inquiète. Une nation n’est pas une somme d’individus, comme semblent le croire la quasi-totalité des politiciens ; elle est une famille de familles. Que la plupart des dirigeants européens soient sans enfant, et n’aient donc aucun intérêt personnel à se préoccuper de l’avenir de leur nation, me semble préoccupant.

En tout cas, je ne crois pas que le CDD soit le modèle de l’ensemble des relations sociales. Et je ne crois pas que les hommes soient interchangeables.

Le mondialisme part du postulat que tous les hommes sont des atomes identiques errant au hasard sur la planète, sans racine, ni attache. Mais ce postulat est tout simplement faux.

Cependant, admettons qu’Emmanuel Macron puisse réussir ce que Tony Blair et Gerhard Schöder, eux aussi sociaux-démocrates, ont réussi dans leurs pays. Ce que je crains, c’est donc que cela se paie en termes de libertés publiques.

Tout d’abord, on sait que M. Macron veut encore aggraver la catastrophe migratoire. Cela peut être utile pour les multinationales, pour maintenir la pression sur les salaires. Mais c’est un désastre pour les PME – principale source d’embauche ! Car les PME, com­me tous les contribuables, doi­vent payer le coût d’une assimilation ratée, d’une insécurité galopante, d’une éducation lamentable…

Surtout, l’opposition à ces réformes sera violente. Les amis de M. Mélenchon ne se cachent pas de vouloir un « 3e tour social » et on a vu ce qu’ils savaient faire à Notre-Dame des Landes ou lors des manifestations contre la loi El Khomri.

Je ne serais donc pas surpris que l’état de siège soit déclaré et donc nos libertés suspendues.

Je ne serais pas davantage surpris que l’on persécute des « radicaux » catholiques ou identitaires, pour masquer l’échec de la lutte anti-terroriste. D’ores et déjà, la moitié des « fichés S » ne sont pas des islamistes, mais des cadres de la Manif pour tous ou d’organisations de droite.

Tout récemment, le Danemark a expulsé 6 prédicateurs radicaux : 5 islamistes… et un pasteur américain. On peut craindre que les arrestations concernent bientôt 5 Français « de souche » pour un islamiste !

Guillaume de Thieulloy

Texte repris du site Les 4 Vérités

Macron, vedette internationale – par Guy Rouvrais

Après le soupir de soulagement qui retentit des capitales d’Europe de l’Ouest et ailleurs dans le monde, ce ne fut que cris d’admiration pour le vainqueur de l’élection présidentielle française. Non seulement il avait empêché Marine Le Pen d’accéder au pouvoir mais, en plus, il était europhile, jeune, beau, intelligent, banquier, philosophe, iconoclaste, et il avait même cette touche d’originalité d’avoir épousé son professeur qui, pour lui, laissa mari et enfants. N’est-ce pas merveilleux ?

Ses premiers pas sur la scène internationale étaient donc attendus avec une curiosité gourmande par ses pairs, qui allaient le voir « en vrai » et savoir si son ramage valait son plumage. Le G7 qui s’est déroulé ce week-end en Sicile en a donc été l’occasion. Les chefs d’Etat de gouvernement ne furent pas déçus, qui rivalisèrent de dithyrambes, quoiqu’ils se divisèrent sur le point de savoir s’il fallait le comparer à Kennedy, Obama, Blair ou Trudeau, personne, semble-t-il, ne songea à Giscard, le malheureux. Notre président resplendit d’un éclat d’autant plus vif que, par contraste, on avait un « méchant » qui, lui aussi, arpentait pour la première fois un sommet international, Donald Trump. « Il y avait deux groupes dans la salle : ceux qui étaient tétanisés par Trump et ceux qui gardaient leurs distances », rapporte le Journal du dimanche.

Rien de tel pour Emmanuel Macron, avec qui tous voulurent être sur la photo, le plus près possible. Et que dire de la presse étrangère ? L’éditorialiste de L’Orient-Le Jour a décelé en lui « un petit côté rimbaldien », peut-être parce que la France sous lui va devenir un bateau ivre… Même ce qui pourrait être un défaut devient une qualité : « son manque d’expérience lui donne un côté bienveillant », affirme l’hebdomadaire portugais Visao, une incompétence totale ferait donc de lui un saint. El Pais le décrit comme « un garçon au visage enfantin et aux manières d’homme mûr ». Un quotidien brésilien salue en lui « un commandant monarque à la tête d’un pays start-up » tandis que, selon The Economist, journal britannique, « Avec lui, le climat a changé, le pays est devenu plus créatif et plus novateur. » On lui voit même un côté « un peu suisse dans son approche » ce qui, sans doute, veut être un compliment dans la bouche du journaliste de la Radio télévision suisse.

Cette « macromania » fait irrésistiblement songer à « l’obamania » qui a flambé au lendemain de l’élection de ce président. Au point qu’on lui décerna le prix Nobel de la paix avant même qu’il accomplisse quoi que ce soit, simplement au nom de ses bonnes intentions et de son origine ethnique. Mais, dix ans plus tard, Obama a fait plus de déçus que de satisfaits, et le sort des Américains n’a guère été changé, en bien du moins. Macron, lui non plus, n’a encore rien fait. La seule réforme qu’il a à son actif date du temps où il était ministre : il a libéralisé le transport par autocars. Cela n’a pas bouleversé la vie des Français. On ne voit vraiment rien qui vaille les regards extatiques qui l’entourent sur la scène mondiale.

Guy Rouvrais

Article publié dans le quotidien Présent daté du 30 mai 2017

Nicolas Dupont-Aignan dénonce «la propagande» de la presse en faveur de Macron

29/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Nicolas Dupont-Aignan s’en est pris à la presse ce lundi jugeant qu’il existait une véritable propagande en faveur d’Emmanuel Macron pour lui donner les « pleins pouvoirs ».



Nicolas Dupont-Aignan dénonce «la propagande… par Lopinionfr

Macron, artefact et marionnette – par Guillaume Faye

27/05/2017 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

Un artefact est une fabrication qui se substitue au réel et dont la vraie nature est travestie. Une marionnette est un personnage de spectacle dirigé par une volonté extérieure. Emmanuel Macron relève peut–être des deux. Feu d’artifice médiatique, brillant et creux, talentueux et retors, il est le produit de forces idéologiques et financières qui l’ont créé afin de neutraliser la menace d’une France identitaire. Macron a été formaté pour donner à la décadence et à la destruction de la France le visage rassurant d’un jeune premier souriant. En outre, son ”libéralisme” économique, sympathique de prime abord dans ce pays objectivement communiste au taux de chômage double de ses voisins, s’avérera vite bidon. Macron sera une poule mouillée en matière de réformes. Trop peur de la bagarre…

L’opération Macron, montée par des réseaux financiers et médiatiques

L’élection d’Emmanuel Macron à l’Élysée serait « le coup de poker le plus sidérant de toute l’histoire politique française » selon Guillaume Tabard (Le Figaro 10/05/2017). En tout cas, il a été bien préparé, notamment par l’exécution de François Fillon grâce à un appareil judiciaire partial, politisé et obéissant à Macron, alors ministre de l ‘Économie de Hollande (voir un article précédent de ce blog).

Tous les médias s’extasient – ou font semblant – de la fulgurante ascension du plus jeune président de la République, 39 ans, hors parti, fondateur d’un mouvement, En marche !, (devenu ” La République En Marche”, LREM) véritable start up politique revendiquant déjà 230.000 adhérents (chiffre exagéré, évidemment) et ridiculisant le PS et la droite. Pas de miracle là dessous : seulement une opération financière massive, préparée dans le secret depuis 2014, destinée à faire élire l’exécutant, le porte–parole de milieux dirigeants cosmopolites, oligarques internationaux alliés à d’importants intérêts musulmans. Pierre Bergé est évidemment de la partie. Tous ont choisi en Macron leur cheval de Troie, pour mettre la main sur la France et enrayer le péril (”populiste” ou plutôt populaire) du Front national présenté comme fascisant. Bien que ce dernier soit bien affaibli par l’agent Philippot et le programme contre–productif qu’il a imposé.

La ligne économique floue de Macron – et nullement ”libérale” ! – n’est pas le plus important pour ceux qui l’ont fabriqué ; ce qui compte, c’est son positionnement politique cosmopolite et islamophile. Macron et son lobby sont le résultat d’une opération financière internationale de grande ampleur – avec des dessous probablement cent fois plus opaques que les petites combines de Fillon poursuivi pour des broutilles par une justice au garde–à–vous. Fillon, qui était le symbole d’une France provinciale et catholique détestée – autant que la France déclassée et prolétarisée qui votre FN. Deux populations de souche méprisées par l’oligarchie cosmopolite qui finance Macron et qu’il représente.

La fulgurante ascension du play boy Emmanuel Macron, jamais vue dans l’histoire de la République ni chez nos voisins, s’explique donc en grande partie par l’ampleur d’une stratégie financière et médiatique préparée depuis quelques années, impliquant de très gros investissements. Jamais Le Canard Enchaîné ni la justice n’oseront se pencher sur les ressorts de l’ascension de Macron. C’est un homme qui a beaucoup plus de pouvoirs d’intimidation et de relations que M. Fillon…

La campagne électorale de Macron a été financée à hauteur de 15 millions d’euros sans qu’aucune investigation judicaire ne survienne. Dans l’opacité la plus totale. À côté de cela, Fillon, le cocu content, est persécuté par une justice aux ordres. Cherchez l’erreur.

Show, vacuité et boniments

Flou et ambigu sur tous les sujets, surtout régaliens, Emmanuel Macron apparaît à la fois brillant et d’une vacuité insipide. Mais dans cette société du spectacle, le vide, la superficialité, le show l’ont emporté sur le raisonnement et la réflexion politiques.

Rien que le vocabulaire d’Émmanuel Macron, se voulant le « progressiste » contre les « réactionnaires » appartient aux clichés de la vieille gauche. Macron est un jeune vieux, qui recycle des poncifs. C’est le produit chromé d’élites médiocres et fluctuantes, intelligentes, certes, mais sans caractère ni convictions.

La « recomposition complète de la vie politique » avec Macron est une plaisanterie. La majorité des médias aux ordres (qui critiquent le ”poutinisme” de leurs confrères russes !) l’ont présenté comme « le président des patriotes contre la menace nationaliste ». Patriote, un homme qui explique qu’il n’y a pas de culture française, mais seulement une ” culture en France ” ?

Un de ses expressions répétitives, « je vais être clair », signifie exactement le contraire. Le ”macronisme” est un syncrétisme opaque et mou qui se compare ridiculement au gaullisme en se voulant ”rassembleur”. En Marche ! signifie aussi l’inverse : Sur Place ! L’immobilisme, le réformisme minimaliste ou fallacieux sont la marque de fabrique de Macron, dont les ”réformes” n’ont été que des crottes de souris quand il était dans le gouvernement socialiste. Il représente le Système avec perfection : une communication flamboyante, des actes et des résultats misérables.

En nommant le juppéiste Edouard Philippe (droitiste mou sans idées précises, girouette, issu du PS passé à droite et…islamophile) comme Premier ministre, Macron veut évidemment casser la droite et récupérer un maximum de voix LR aux législatives. Se concrétise bien là une stratégie de type IIIe et IVe République, politicienne mais non pas politique (c’est-à-dire avec un ”axe de volonté”) au sens de Carl Schmitt.

Macron se présente comme le rassembleur droite–gauche, une sorte de voiture balai. Il est la synthèse du vieux Système, de la gauche d’appareil et de la droite affairiste (et non pas entrepreneuriale), c’est–à–dire les deux faces de la même pièce. Il ne rassemble qu’une oligarchie déjà rassemblée.

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Richard Ferrand, démission !, par Guy Rouvrais

RIchard Ferrand

Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, a un modèle politique. Mais ce n’est pas, comme on le pourrait le penser, celui dont il a été le bras droit pendant la campagne et qui a fait de lui un membre du gouvernement, à savoir Emmanuel Macron, non, c’est celui qu’il a battu, François Fillon.

Dans l’affaire qui l’accable – ou plutôt les affaires – (voir Présent du 26 mai), il calque son attitude sur celle du malheureux candidat républicain, jusqu’à lui emprunter, mots pour mots, ses arguments de défense. Défense mais pourquoi, puisqu’il « n’y a rien d’illégal », dit-il, dans le fait que les Mutuelles de Bretagne, dont il était le directeur général, ayant le choix entre trois sites pour louer des locaux commerciaux, ont opté pour celui de sa compagne ? Ces locaux, ayant été rénovés à grands frais par la mutuelle (184 000 euros), la valeur des parts de la SCI, créée à la hâte, « a été multipliée par 3 000 », six ans plus tard.

Son collègue, Christian Castaner, volant à son secours, reprend sa justification : « Un acte de droit privé parfaitement légal qui n’est ni délictuel, ni pénal. » Lucide, il ajoute : « Ça tombe mal, car cela crée de la suspicion dans un contexte de suspicion. » C’est le moins qu’on puisse dire, encore qu’il soit rare qu’une telle affaire tombe bien pour un gouvernement… Quant au porte-parole de La République en marche, Benjamin Griveaux, il a ce curieux argument : « La moralisation de la vie publique concerne l’argent public. Là, c’était de l’argent privé. » On peut donc être immoral avec de l’argent privé, bien que ce soit celui des mutualistes ? Belle mentalité !

Et l’emploi de son propre fils en tant qu’assistant parlementaire, comme celui de Fillon ? Simple job d’été pour quelque 8 000 euros. Pourquoi lui ? Réponse qui ne va pas lui faire que des amis parmi ses électeurs : « Je vous invite à aller faire un tour en Bretagne. Ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire pour travailler cinq mois qui sait lire et écrire correctement. » A part le fils Ferrand, les jeunes, là-bas, savent à peine lire et écrire, les Bretons sont des demeurés. Là, c’est Macron qui est son modèle, en 2014 ce dernier traitait, lui, les ouvrières des abattoirs bretons Gad d’« illettrées ».

Quoique tout cela soit on ne peut plus légal, il assure, à l’unisson de Fillon : « Si c’était à refaire, je ne le referais pas » et ce, pour le même motif : « Ce qui était autorisé à l’époque ne l’est plus aujourd’hui. » Prise de conscience récente car, croyant toujours cela normal, il n’a rien signalé à Macron au moment de la formation du gouvernement. Laquelle fut retardée de 24 heures, afin de vérifier la probité des pressentis, éplucher leurs comptes, sonder leur passé, tendre l’oreille pour écouter le tintement d’éventuelles casseroles. Ferrand est passé au travers, à moins que Macron, chantre de la transparence, n’y ait rien vu de moralement répréhensible.

Comment Richard Ferrand peut-il rester dans un gouvernement qui va incessamment présenter une loi sur la moralisation de la vie publique, déclarée comme prioritaire et essentielle au renouveau du pays ? La simple décence l’implique : Ferrand démission ! Mais le ministre l’affirme : « Je ne démissionnerai pas. » Ce fut aussi le leitmotiv de Fillon. Ce sont les électeurs qui l’ont chassé.

Guy Rouvrais

Article repris du site du quotidien Présent

Un regard suisse sur Marine Le Pen et Emmanuel Macron

Le Pamphlet Le Pen MacronDurant la campagne qui a précédé l’élection présidentielle française, certains observateurs en Suisse, plutôt favorables à une économie libérale, se sont inquiétés de voir Mme Marine Le Pen défendre dans ce domaine un programme très marqué à gauche, axé sur l’interventionnisme étatique et la surprotection sociale. Par réflexe de rejet, ils se sont réjouis de ce que M. Emmanuel Macron offrait aux Français la possibilité de choisir une politique libérale.

D’autres, davantage préoccupés par la défense des communautés nationales contre l’immigration et le mondialisme, se sont déclarés choqués qu’on puisse encourager la candidature de M. Macron pour de simples motifs économiques. Ils y ont vu une forme de soumission à l’idéologie ultra-libérale prônant la guerre de tous contre tous et l’abandon des plus faibles au détriment du «bien commun».

Il ne faut pas utiliser trop vite de grands mots. On peut être opposé au socialisme sans être forcément un suppôt de l’ultra-libéralisme. Il existe heureusement des solutions, corporatistes notamment, pour réguler certains métiers et civiliser certaines relations économiques sans en appeler à une cascade d’interventions législatives. En ce sens, la critique de la politique trop à gauche de Mme Le Pen était pleinement justifiée.

En revanche, on peut faire deux reproches à ceux qui ont cru pouvoir en déduire la nécessité de soutenir M. Macron. Le premier est qu’ils ont sans doute été téméraires, sinon naïfs, car rien ne garantit que celui-ci ne poursuivra pas la même politique socialiste que ses prédécesseurs. C’est en effet la voie la plus facile si l’on veut éviter de trop déplaire à un peuple qui, depuis des décennies, a été habitué à l’assistanat.

Le second reproche qu’on peut leur adresser est qu’ils font passer le souci – certes légitime – d’une économie matériellement prospère avant celui, plus fondamental, de l’existence et de la survie de la communauté. Or, pour prospérer, il faut d’abord vivre. Et à tout prendre, il vaut mieux vivre pauvrement que mourir dans l’opulence.

Cette évidence ne suffit pas à convaincre ceux qui pensent que le danger d’anéantissement de la communauté par une immigration massive n’est que potentiel, et que ce danger peut être conjuré par la prospérité. Celle-ci, selon eux, aurait la vertu d’éliminer ou d’atténuer les frustrations sociales tout en intégrant les nouveaux venus grâce aux relations de travail. Un tel raisonnement trahit toutefois une réflexion insuffisante.

Certes, les tensions sociales sont souvent suscitées ou aiguisées par la pauvreté, mais d’autres facteurs peuvent aussi les faire éclater, à commencer par les fossés culturels ou religieux. Certes, la consommation frénétique et abrutissante peut contribuer à atténuer la conscience communautaire des immigrés, mais elle n’épargne pas les autochtones. Et qui peut croire que les étrangers continueront à s’intégrer par le travail lorsque leur environnement professionnel ne sera composé que d’étrangers ?

En réalité, la vitalité économique aide à intégrer l’immigration tant que celle-ci reste quantitativement et qualitativement raisonnable. Au-delà, elle ne peut avoir au mieux qu’un effet retardateur, avant que les dysfonctionnements inhérents à toute société malade ne commencent à ruiner cette vitalité.

Un chef d’Etat doit tout faire pour assurer la prospérité de la communauté qu’il dirige, mais il ne peut pas compter sur cette seule prospérité pour résoudre tous les problèmes. Il est à craindre que ni Mme Le Pen ni M. Macron n’aient réfléchi à tout cela.

Pollux

Texte paru sous le titre « Exister d’abord, prospérer ensuite » dans Le Pamphlet,
« périodique indépendant », n° 465, daté de mai 2017,
et porté à notre connaissance par la Fondation Polémia.

Jean-Yves Le Gallou décrypte l’orgasme médiatique de l’intronisation de Macron

Macron intronisation

19/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’intronisation d’Emmanuel Macron ? Plutôt le sacre d’Emmanuel Ier, le roi thaumaturge ! Tel est le sujet principal de cette 152e édition d’I-Media, l’émission hebdomadaire de Jean-Yves Le Gallou sur TV Libertés, qui revient également sur le remplacement de David Pujadas au 20 heures de France 2 par Anne-Sophie Lapix et sur l’empire médiatique – et industriel – et Patrick Drahi.

Ce qu’il y a de dangereux chez Macron, par Ivan Rioufol

Tout est bon pour sublimer Emmanuel Macron, ce nouveau Périclès nous dit-on. Les courtisans à cartes de presse se sont bousculés, dimanche, sur les plateaux des télévisions pour louanger chacun à leur manière celui que la foule a plutôt ignoré lors de la passation de pouvoir, tant le long des Champs Elysées que devant l’Hôtel de Ville. Un ébloui, subjugué par le jeune président, a pu écrire dans Le Monde : « Il y a dans le regard au profil d’aigle d’Emmanuel Macron […] la réminiscence du premier consul. » Depuis sa marche théâtrale vers la pyramide du Louvre, le soir de son élection, le souvenir de Bonaparte est dans les esprits de ses thuriféraires.

D’ailleurs, Macron ne pince-t-il pas lui aussi l’oreille de ses vieux grognards, aux yeux humides de reconnaissance ? On l‘a vu faire, dimanche, pour Gérard Collomb en larmes, pour Jean-Yves Le Drian et pour d’autres fidèles. Certes, son « staff » a un peu cassé l’envolée historique en précisant que le costume bleu porté par le chef de l’Etat avait couté 450 euros, chez Jonas et Compagnie, tailleurs de père en fils du 19 de la rue d’Aboukir (fond du couloir, 1 er étage, entrez sans frapper), à Paris. Mais n’est pas Napoléon qui veut. Quand Laurent Fabius, président du conseil Constitutionnel, a cité Chateaubriand en complimentant le président : « Pour être l’homme de son pays il faut être l’homme de son temps », il a oublié que ce temps se laissait aller au cheap, à la bassesse, à la médiocrité, à la lâcheté.

Dans ce concert de louanges, François Bayrou a lancé un couac, vendredi, en dénonçant une embrouille de la République en marche !. Elle n’aurait pas respecté ses accords avec le Modem concernant les investitures aux législatives. « Je ne participerai pas à une opération de recyclage du PS », a prévenu Bayrou. Il semble avoir obtenu gain de cause. La critique de Manuel Valls dans le JDD est plus grave. Rappelons qu’En marche lui a refusé son investiture mais que le mouvement ne présentera pas de candidat face à lui, eu égard à son passé de premier ministre. Ce qui n’empêche pas Valls de déclarer : « Je suis extrêmement lucide sur Macron et sur son équipe. Hollande est méchant, mais dans un cadre. Macron, lui, est méchant, mais il n’a pas de codes donc pas de limites (…) Je ne veux pas abandonner mon combat idéologique pour la République et la laïcité (…) Sur l’identité on a un vrai désaccord ». En clair, Macron « homme de son temps » s’apprête à suivre une politique d’apaisement vis-à-vis des cités ‘populaires’, sans exigence face à l’islam politique. C’est parce que Malek Boutih, proche de Valls, est sur une ligne de fermeté vis-à-vis du communautarisme islamique qu’il n’a pas été investi et qu’un candidat se présentera face à lui.

Grâce à l’alerte de la Licra, le candidat En Marche Christian Gerin a été suspendu pour avoir appelé au boycott des produits israéliens (BDS), interdit en France. Richard Ferrand, secrétaire général d’En Marche, a financé France Palestine Solidarité en 2016, association proche du BDS. Ce qui se met en place sous les applaudissements des officiels, n’augure rien de bon pour le proche avenir de la France confrontée à l’islamisme. La vigilance est plus que jamais de mise.

Article repris de Le blog d’Ivan Rioufol


Macron et ses alliés centristes veulent faire exploser Les Républicains

Edouard Philippe Macron

17/05/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Comme le bulletin de réinformation en rendait compte hier, le nouveau président de la République a nommé Edouard Philippe Premier ministre. Ce dernier est chargé de composer le gouvernement, qui sera nommé aujourd’hui à 15 heures. Edouard Philippe est aussi chargé d’une mission très politique : faire exploser Les Républicains en suscitant le ralliement à Macron d’hommes politiques du centre droit.

Philippe à peine nommé à Matignon, une vingtaine d’élus dits de droite ont lancé un appel à la collaboration

Ces élus voient en la nomination d’Edouard Philippe un « acte politique de portée considérable ». Je cite leur communiqué : « Nos familles politiques de la droite et du centre doivent répondre à la main tendue par le président de la République ». Une forme d’impératif catégorique signé, sans surprise, par Nathalie Kosciusko Morizet, Franck Riester, Thierry Solère, ou encore Gérald Darmanin, ancien proche de Nicolas Sarkozy. Si Bruno Le Maire ne figure pas dans les signataires, ses récentes déclarations le placent sur une ligne similaire.

Les Républicains ripostent et rappellent leur singularité

Bernard Accoyer, secrétaire général du parti, a récusé la perspective d’une « coalition gouvernementale ». Il voit dans la nomination d’Edouard Philippe une « décision individuelle ». Il se contente de prendre acte de la nomination sans demander une exclusion du parti.

Sur le fond, le projet politique défendu par François Baroin, chef de file des législatives, a été modifié par rapport à celui du candidat Fillon
De quoi mettre l’accent sur les différences, par exemple sur le plan fiscal : Les Républicains veulent baisser l’impôt sur le revenu, comme le FN, alors que Macron veut augmenter la contribution sociale généralisée.

Concours de lèche médiatique après l’élection d’Emmanuel Macron

Macron léchage médiatique

16/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République a été suivie par un déferlement de lèche médiatique. Tel est du moins l’avis de Jean-Yves Le Gallou dans cette édition d’I-Média, diffusée vendredi dernier sur TV Libertés.

A 1:37 Macron président : concours de lèche médiatique ! 

Déroulez-le tapis rouge pour le nouveau président Macron ! Les journaux célèbrent le « kid », le « président aux 39 ans », et TF1 diffuse Les Coulisses d’une victoire au lendemain des résultats. Le reportage, réalisé par Yann L’Hénoret, résume 200 jours de campagne du nouveau président. Les séquences s’enchainent par ordre chronologique mais sans commentaires ni voix off. C’est l’heure de saluer le travail des soldats de la propagande.

A 12:19 Le zapping d’I-Média 

Polémique à Orange, la ville dirigée par Jacques Bompard, dans le Vaucluse, après qu’une électrice s’est plaint d’avoir dû retirer son voile pour voter. Pourtant, l’assesseur est dans l’obligation de contrôler l’identité des votants et la loi française impose d’avoir le visage découvert sur les photos de pièces d’identité.

Jacques Seguela exprime son mépris de la « France des champs » dans l’heure des pros sur CNews : « La France des villes est plus avancée, puisque c’est à la France des villes d’indiquer la nouvelle société. »

A 22:45 Période de silence pré-électoral : la grande escroquerie 

« Macron leaks » : les médias interdits de diffuser les données issues du piratage de l’équipe d’Emmanuel Macron. La raison ? La période de réserve électorale imposant un silence médiatique à quelques heures du scrutin. En fait, les médias ont utilisé cette règle pour servir leur idéologie.

35:09 Les tweets d’I-Média

Médiapart, Charlie Hebdo, Buzzfeed interdits d’accès à la soirée électorale du Front national lors du second tour. Les Inrocks et Libération s’indignent et décident de boycotter la soirée. De son coté, le parti « En marche » a refusé l’accréditation des médias « Russes » RT et Sputnik.

40:14 Portrait piquant 

Nicolas Faure dresse le portrait du journaliste Jean-Michel Apathie, le journaliste de gauche qui se veut « neutre ».

L’après–présidentielle vue par François Bousquet sur TV Libertés

François Bousquet

16/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pour ce nouveau numéro de Bistro Libertés sur TV Libertés, Martial Bild et les sociétaires reçoivent François Bousquet, auteur de La France buissonnière, pour une édition spéciale élection présidentielle. L’image est devenue célèbre : Emmanuel Macron hurlant et s’époumonant lors d’un meeting aux cris de : « Ce que je veux, c’est que vous alliez faire gagner notre projet ! » Emmanuel Macron a gagné. Va-t-il pour autant réussir à imposer son projet ? Malgré un score historique et un nombre d’électeurs deux fois supérieur à celui du second tour de 2002, la présidente du Front national essuie de nombreuses critiques. Certaines voix s’élèvent pour remettre en cause son leadership. Peut-on parler d’une victoire à la Pyrrhus pour Marine Le Pen ? Les 11 et 18 juin prochains se dérouleront les élections législatives dont les enjeux sont essentiels : majorité absolue pour Emmanuel Macron, retour en grâce des élus Les Républicains, arrivée en force du Front national ou de la France insoumise… Avance-t-on vers une Assemblée nationale renouvelée préfigurant une recomposition profonde du paysage politique français ?

Emmanuel Macron : le sacre de la continuité

A vrai dire, ce ne fut pas une passation de pouvoirs, mais le père qui confie les clefs de la maison à son fils – « spirituel », dit-il dans Un président ne devrait pas dire ça –, son héritier à qui il confie le soin de continuer son œuvre. Evoquant ce changement à l’Elysée et le comparant aux précédents, François Hollande a constaté : « Ce n’est pas une alternance. » On ne saurait lui donner tort.

Situation inespérée pour le plus impopulaire, le plus décrié, le plus inefficace des présidents de la Ve République, malgré une rude concurrence. Il peut dire merci à Fillon qui, alchimiste maladroit, a réussi à transmuer l’or d’une élection réputée par son camp « imperdable » en plomb d’un scrutin « ingagnable ». Il doit remercier aussi, en chœur avec son légataire et successeur, la formidable machine médiatique, financière, politique, religieuse, syndicale qui, de la CGT au Medef, de Libération au Figaro en passant par La Croix, de l’UOIF au CRIF, a soutenu Macron, contre la candidate de la droite patriotique.

Se succéder à lui-même sous un autre visage, alors qu’il n’a pas pu se représenter, c’était une perspective que Hollande ne pouvait caresser, même en rêve. Mais pourquoi le chef d’Etat a-t-il cru devoir achever son mandat par un ultime mensonge en assurant qu’il laissait la France « dans un bien meilleur état qu’il ne l’avait trouvée » ? Les chômeurs apprécieront ce satisfecit, ils sont 700 000 de plus qu’en 2012 ! Mais, bien sûr, Macron va s’y affronter, lui aussi, au chômage, promis, même s’il n’a pas donné de date butoir, comme son mentor, mais il terrassera l’hydre ! C’est dire si, aux déçus du hollandisme, nous ajouterons sous peu les déçus de sa variante qu’est le macronisme. Tous ceux qui ont voté et fait voter pour lui, même au second tour, seront les derniers à pouvoir se plaindre : ils l’ont voulu, ils l’ont eu !

Mais n’est-ce pas pessimisme, défaitisme, que de prévoir l’échec ? Nullement, c’est lucidité. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la même politique aura les mêmes conséquences sociales. L’ex-Premier ministre Cazeneuve, pour mobiliser la gauche en faveur de Macron, a lancé, dans un meeting, qu’il fallait voter pour le candidat d’En marche « avec la fierté de ce que nous avons accompli et le désir de voir ce que nous avons accompli se poursuivre ».

La politique qui engendre peu de croissance et beaucoup de chômage, c’est Bruxelles qui la dicte et l’austérité, appelée « rigueur » pour se soumettre aux exigences de la mondialisation, provoque l’appauvrissement des gens modestes. Macron entend non seulement la poursuivre mais l’aggraver sous la houlette de Berlin. Comme Hollande et Sarkozy avant lui, sa première démarche présidentielle, c’est de rencontrer Angela Merkel, comme si le mandat reçu du peuple français devait être validé par Merkel pour être légitime. Le nouveau président va plus loin que les autres dans son obédience à l’Allemagne puisqu’il a déclaré au cours de sa campagne : « Je ne suis pas face à Berlin mais avec Berlin. » Il devra en répondre, face aux Français.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 16 mai 2017

Les musulmans soulagés par la victoire d’Emmanuel Macron – par Fabrice Robert

Ces organisations islamiques ne se sont pas trompées en apportant leur soutien à Macron.

La victoire d’Emmanuel Macron signifie-t-elle une France en marche vers une plus grande islamisation de notre société ? C’est en tout cas ce que laissent craindre les prises de position de l’ex-banquier ainsi que le soutien indéfectible dont il a bénéficié au sein des organisations islamiques en France. La Grande Mosquée de Paris avait ainsi appelé – c’est une première – les musulmans « à voter massivement » pour lui au second tour de l’élection présidentielle. Sa victoire a été saluée avec soulagement par Dalil Boubakeur, qui a déclaré : « C’est le signe, pour les musulmans de France, d’une nette espérance dans une vision du vivre ensemble rassemblée autour des valeurs républicaines humanistes, patriotiques, démocratiques et laïques. »

De son côté, l’UOIF s’est montrée assez dithyrambique : « Cette victoire représente pour nous la volonté du peuple de France de mettre les valeurs de la République au centre du quinquennat qui s’ouvre. L’Union des organisations islamiques de France espère que ce mandat présidentiel sera celui qui consolidera la paix sociale, installera une prospérité durable et fera vivre les valeurs de fraternité, de liberté et d’égalité. » Une communication qui ne manque pas de saveur quand on sait que l’UOIF est le faux-nez des Frères musulmans, un mouvement considéré comme terroriste par plusieurs pays et qui invite chaque année – au congrès du Bourget – des prêcheurs de haine ayant déclaré la guerre aux valeurs de la civilisation européenne. « Que Dieu protège notre pays et l’aide à agir pour le bien », a même déclaré Amar Lasfar, le président de l’UOIF qui rêve de mosquées cathédrales en France. Voici ce qu’il déclarait en 2015 : « Il faut des mosquées avec pignon sur rue, des mosquées spacieuses, pourquoi pas des mosquées cathédrales. »

Alors que Marine Le Pen, comme les Identitaires, avaient appelé à la dissolution de l’UOIF, Emmanuel Macron s’est montré réticent, restant ainsi fidèle à sa démarche clientéliste et communautariste. Souvenons-nous de l’affaire Mohamed Saou, le référent En Marche !, soutien actif des Indigènes de la République et du CCIF.

Cet islamiste n’a pas été écarté de son équipe malgré certaines prises de position pour le moins radicales. En effet, Mohamed Saou avait notamment estimé qu’il ne serait jamais Charlie. En juillet 2014, il avait aussi « aimé » sur Facebook la photo de l’imam Tarik Chadlioui, qui a radicalisé un kamikaze du Bataclan. Alors, comment s’étonner de voir Hani Ramadan – le prédicateur islamiste qui avait justifié la lapidation des femmes – apporter son soutien à Emmanuel Macron face à Marine Le Pen ?

Les organisations islamiques ne se sont pas trompées en apportant leur soutien à Macron. D’ailleurs, selon une étude IFOP réalisée pour Pèlerin et La Croix, 92 % des électeurs musulmans ont voté Macron. Celui-ci va poursuivre – et même probablement accentuer – la politique d’islamisation de la France engagée par ses prédécesseurs. Si la Fondation pour l’islam de France a vu le jour en 2016, il semble que Macron, si l’on en croit son programme, soit décidé à mettre en place une nouvelle structure permettant de relancer la construction de lieux de culte et la formation en France des imams. Mieux : la formation des imams pourrait être complétée en France par un diplôme universitaire.

Après la victoire d’Emmanuel Macron, Abdelaziz Bouteflika a tenu à le féliciter en le présentant comme « un ami de l’Algérie ». Normal, quand on se rappelle qu’en pleine campagne, le candidat d’En Marche ! n’avait pas hésité à présenter la colonisation comme un crime contre l’humanité.

Celui qui est censé représenter la France se retrouve donc étrangement soutenu par ceux qui piétinent notre Histoire, notre culture et notre identité multiséculaire.

Fabrice Robert,
directeur national à l’action des Identitaires

Texte publié initialement par Boulevard Voltaire

Miracle à l’Élysée : Hollande se réincarne en Macron !

Source : Boulevard Voltaire – « Miracle à l’Élysée : Hollande se réincarne en Macron ! »

On a appris, ce matin, les premières nominations dans son cabinet : rien que des énarques et des proches du Parti socialiste.

On a le droit de contester les conditions dans lesquelles Emmanuel Macron fut élu Président. On ne peut contester que, selon la Constitution, il est légitimement devenu, ce dimanche, le huitième président de la Ve République. Dans son discours, il a notamment déclaré vouloir « rendre aux Français cette confiance en eux, depuis trop longtemps affaiblie ». Belle ambition, surtout quand on est issu du sérail responsable de leur désespérance !

L’avenir dira s’il parviendra à tenir cet engagement : ne veut-il pas être le Président du renouveau, se conformer à l’image moderne qu’il a affichée durant sa campagne ? Quelles que soient les préventions légitimes qu’on nourrisse à son égard, ne faut-il pas lui donner sa chance et juger son action sur pièces ? Après tout, un miracle est toujours possible : si l’habit ne fait pas le moine, la fonction peut parfois transformer l’homme.

Las ! C’est bien mal parti ! On a appris, ce matin, les premières nominations dans son cabinet : rien que des énarques et des proches du Parti socialiste. Comme si de nouveaux noms suffisaient à renouveler une politique. À croire que François Hollande les a soufflés.

Comme secrétaire général de l’Élysée, on trouve Alexis Kohler, un fidèle d’Emmanuel Macron. Cet énarque de 44 ans occupait le poste de directeur financier de MSC (Mediterranean Shipping Company), cette société italienne qui va acquérir STX de Saint-Nazaire. En 2012, il était entré à Bercy aux côtés de Pierre Moscovici.

Il connaît les rouages des affaires.

Patrice Strzoda devient directeur du cabinet. Énarque lui aussi, ce préfet a dirigé le cabinet de Bernard Cazeneuve au ministère de l’Intérieur, puis à Matignon. Philippe Étienne prend la fonction de conseiller diplomatique. Membre de la promotion Voltaire, comme François Hollande, cet ambassadeur a longtemps travaillé dans des cabinets ministériels, notamment du temps de Bernard Kouchner. De 2009 à 2014, il a été représentant permanent de la France auprès de l’Union européenne.
Une place de conseiller spécial est réservée à Ismaël Emelien. Diplômé de Sciences Po (on ne sait pas s’il a échoué à l’ENA), bras droit d’Emmanuel Macron durant sa campagne, il avait déjà fait partie de l’équipe Strauss-Kahn, en 2006, pour la primaire socialiste. Il a fréquenté la fondation Jean-Jaurès et était, en 2014, le conseiller « communication et affaires stratégiques » du ministre de l’Économie.

Bien sûr, d’autres conseillers doivent être nommés, lundi le chef du gouvernement, mardi les ministres. L’on peut avoir des surprises. Mais, à considérer ces premières nominations, on peut légitimement se demander si la nouvelle équipe de l’Élysée n’est pas une doublure de l’ancienne.

Souhaitons que les Français, avant de se prononcer sur le choix de leurs candidats aux législatives, prennent conscience que le fantôme de François Hollande hante toujours le palais du Faubourg-Saint-Honoré. Emmanuel Macron en est la réincarnation, rajeunie, modernisée, un peu plus présentable, et ses proches conseillers ont longtemps mijoté dans la sauce socialiste, financière et européenne.

Difficile de croire qu’il puisse en sortir quelque nouveauté ! Il est à parier que ce sera la même politique, menée plus efficacement : ce qui n’est pas forcément rassurant !

Philippe Kerlouan

Jean Sévillia explique comment le système médiatique a créé le personnage Macron

jean-sevillia

12/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Lors d’un entretien au bimensuel catholique l’Homme nouveau, le journaliste et historien, a évoqué la façon dont le système médiatique a créé le personnage Macron…

La mécanique du terrorisme intellectuel bat son plein. Un terrorisme intellectuel dont les références puisent dans la pensée de gauche : il convient d’être moderne, ouvert, tolérant, partisan d’une société multiculturelle et adepte d’un monde fluide débarrassé des préjugés du passé. (…) Toute la classe politique et médiatique partage cette vision ou s’y soumet par lâcheté ou par crainte des représailles.

La méthode, pour Jean Sévillia : « diabolisation, amalgame, indignation sélective ».

Deux candidats en ont été largement les victimes, selon Jean Sévillia. François Fillon, modéré transformé en militant de la droite dure, et Marine Le Pen, cible d’un tir de barrage sans relâche de l’antiracisme et de l’antifascisme institutionnalisé.

Emmanuel Macron va poursuivre la politique d’islamisation de la France de ses prédécesseurs

11/05/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les musulmans ont largement contribué à l’accession à la présidence de la République d’Emmanuel Macron. Selon une étude IFOP réalisée pour Pelerin magazine et La Croix, 92 % des électeurs musulmans, ont voté Macron.

Macron est donc le candidat des musulmans… auxquels il a assuré sa reconnaissance

Le président élu assure de sa reconnaissance dans son programme, je cite : « La liberté religieuse s’exprime tant qu’elle ne trouble pas l’ordre public ».
Ce qui dans son programme se traduit par son refus de s’opposer au port du voile à l’université.
Il souhaite aussi, je cite : « Laisser de la marge de manœuvre aux entreprises pour régler les questions religieuses au travail ».

Dans son programme, Macron souhaite faciliter la construction des mosquées

Déjà, en 2016, le gouvernement socialiste a créé la Fondation pour l’islam de France. Conformément à la loi de 1905, elle prend en charge les projets sociaux et culturels.
Macron souhaite que, demain, une nouvelle structure permette de relancer la construction de lieux de culte et la formation en France des imams.
Mieux, la formation des imams sera complétée en France par un diplôme universitaire.

Bref, rien qui aille limiter l’expansion du voile, du burkini, du halal…

Ces mesures ont de quoi inquiéter, à l’heure de la radicalisation croissante des musulmans en France

L’Institut Montaigne révélait en 2016 :

– Que 1/4 des musulmans tempérés considèrent l’islam comme un moyen de s’affirmer en marge de la société française, en s’attaquant en premier lieu à l’égalité entre les femmes et les hommes.

– 15% des lycéens musulmans pensent acceptable dans certains cas de combattre les armes à la main pour sa religion.

La politique de Macron renforcera donc l’islam en France. Tandis que l’identité de la France, la réparation de la nation désincarnée, abandonnée… ce n’est pas au programme.

Election présidentielle : 66 % de suffrages exprimés ne font pas une majorité

Election présidentielle Macron

10/05/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Paradoxe : avec ses 66 %, Macron n’a pas été bon lui non plus. Le candidat d’En marche ! doit relativiser son succès acquis dans l’indifférence, voire le rejet, qui l’appelle à l’humilité et à l’écoute. Contre Marine Le Pen, qui a recueilli avec 10 650 000 suffrages, Emmanuel Macron, avec 20 750 000 voix, s’est vu refuser l’onction du sacro‑saint « front républicain » dont avait bénéficié Jacques Chirac avec ses 25 500 000 voix face à Jean‑Marie Le Pen (5 520 000 voix) en 2002.

Emmanuel Macron n’a pas remporté les suffrages de la majorité des Français inscrits sur les listes électorales, dimanche 7 mai. Les abstentionnistes, les bulletins blans ou nuls ont représenté 34 % du corps électoral soit 16,2 millions de Françaises et de Français inscrits sur les listes électorales.

Si l’on tient compte de l’ensemble de ces blancs, les nuls et les abstentions, le score d’Emmanuel Macron tombe à 43,6 % du corps électoral face à Marine Le Pen, qui, elle, se situe à 22,4 % des électeurs inscrits.

Emmanuel Macron ferait‑il moins bien que son mentor en 2012 ? Rappelons d’une part que Jacques Chirac, en 2002, avait rassemblé 62 % du corps électoral contre 43 % à Macron aujourd’hui. 62 % pour Jacques Chirac avec un corps électoral moindre de six millions de Françaises et de Français par rapport à l’élection de ce dimanche.

Mais surtout, Emmanuel Macron n’a obtenu que 8 656 000 voix au premier tour de la présidentielle contre 10 270 000 au premier tour pour François Hollande en 2012. Il fait donc nettement moins bon que son mentor.

En résumé, avec 4,2 millions de bulletins blancs ou nuls, ajoutés aux de 11 millions de bulletins frontistes, Emmanuel Macron part avec un handicap d’environ 15 millions de Français hostiles, alors qu’il ne disposerait que d’environ 20 millions de plus ou moins sympathisants à ne pas braquer.

Emmanuel Macron, le président de tous les Français, ne dispose à l’heure actuelle véritablement que de 8 656 000 de partisans – ses électeurs du premier tour –, soit 18 % seulement du corps électoral.