Macron 2 : la victoire des puissants contre les faibles

macron baby boomers

C’était un choix de civilisation. Les électeurs ont tranché. À 38,52 % des inscrits (soit moins de 4 électeurs sur dix), les Français ont donc élu le candidat des riches, celui des gagnants de la mondialisation. Ceux qui ne sont rien, les Gaulois réfractaires, les gilets jaunes, les soignants non vaccinés flanqués à la porte, les oubliés de la France profonde, les économiquement trop faibles pour se payer le luxe d’habiter loin des foyers d’insécurité et les victimes de l’islamisation de la France ont perdu la bataille. Mais pas la guerre. Ils ne sont pas les seuls : il y aura d’autres perdants parmi les plus jeunes et les plus âgés. Sans peut-être avoir pris toute la mesure du choix, les électeurs d’Emmanuel Macron ont signé pour cinq ans de plus d’effacement d’une de ces valeurs cardinales qui ont fait la grandeur de notre civilisation : la défense des faibles.

Macron 1, bilan : la loi de bioéthique de 2021 autorise la création des embryons transgéniques et des chimères animal-homme et supprime la semaine de réflexion avant une IMG et l’accord parental pour une mineure. Des embryons conçus avec des gamètes étrangers et anonymes sont réimplantés dans des ventres de femmes sans hommes sans considération ni principe de prudence pour le devenir de l’enfant (loi PMA). Les familles sont privées de leurs droits les plus élémentaires à instruire leurs propres enfants chez elles (loi sur le séparatisme) alors que les plus petits sont obligés d’aller à l’école dès l’âge de 3 ans.

Macron 2, perspective : les plus vieux d’entre nous, inutiles, non productifs, encombrants et trop coûteux pour le corps social, seront prématurément supprimés. Le scandale des maisons de retraite (Macron 1) aura révélé la cruauté de notre modèle social qui empêche les actifs de prendre soin de leurs parents par manque de disponibilité, par éloignement géographique forcé, nomadisme obligatoire et manque de place dans les logements exigus des métropoles pourvoyeuses d’emplois. Le suicide assisté, promis « grande réforme sociétale » selon le ministrable Richard Ferrand, tombera à point nommé. On désencombrera. Les hôpitaux et les bras des travailleurs. Ironie de l’histoire : ceux qui, en majorité, auront soutenu Emmanuel Macron (71 % pour les plus de 70 ans) risquent bien d’être les premières victimes sur la liste.

Toutes les possibilités d’avorter (IMG, IVG allongées à la 14e semaine) ayant été amplement fortifiées, garanties et consolidées se verront inscrites dans le droit européen. Une ambition à la mesure d’un Emmanuel Macron Président d’une France trop rabougrie, trop petite.

Et parce que les promesses n’engagent que ceux qui les tiennent, la GPA, ou abandon programmé d’enfants à la naissance au profit de riches clients et location de ventres de femmes économiquement faibles, sera, n’en doutons pas, légalisée. On nous dit déjà que 7 Français sur 10 y sont favorables (sondage IFOP pour Femme actuelle, janvier 2022) et que le principe d’égalité nous y oblige, car comment refuser à des couples d’hommes ce qu’on accorde à des couples de femmes ?

Les associations LGBT militantes bien implantées dans les écoles se verront renforcées. Au détriment des enfants masqués, enfermés, privés d’école et soumis aux caprices idéologiques et aux délires d’un Jean-Michel Blanquer leur enseignant, sous Macron 1, la possibilité de changer de sexe à coups d’hormones et d’opérations chirurgicales. Olivier Véran a déjà préparé le terrain sous prétexte d’une « égalité d’accès aux soins des personnes trangenres ». Un groupe de travail est à l’œuvre.

Et, bien sûr, le contribuable français qui a brutalement découvert l’état déplorable de son système de soin lors de la crise du Covid-19 sera tenu de financer encore un peu plus les nouvelles « avancées sociétales » en vue. À moins d’un miracle, d’un sursaut, d’une prise de conscience et de la construction d’un mur de résistance étanche, solide, uni à l’Assemblée nationale : « Faire barrage ! »

Sabine de Villeroché

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Réélection d’Emmanuel Macron – Les Français en redemandent !

macron pass sanitaire

Oubliés, les deux millions d’immigrés débarqués sur notre sol depuis 2017 et les centaines de milliers de naturalisations opérées par la Macronie. Effacés, l’explosion record de la criminalité dans nos campagnes comme dans nos villes, l’ensauvagement effrayant de notre société et la multiplication galopante des enclaves islamistes partout en France. Passés à la trappe, l’augmentation de la dette publique de quelque 680 milliards d’euros, le grand déclassement économique et les 400 000 pauvres supplémentaires en cinq ans. Enterrés, les interminables semaines de confinement, le piétinement incessant de nos libertés individuelles au nom de la lutte anti-Covid, le passe vaccinal et la dictature sanitaire. Exit, enfin, les mois de chaos liés à la crise des Gilets jaunes, la répression ahurissante (et très sélective) à laquelle l’exécutif a eu systématiquement recours contre ses opposants, et les innombrables insultes proférées par le chef de l’Etat à l’encontre des petites gens. Alors que nos concitoyens sortaient tout juste d’un quinquennat véritablement cauchemardesque et avaient été largement avertis des grands enjeux de ce scrutin, notamment sur le plan identitaire, 58,5 % d’entre eux, obéissant comme un seul homme aux consignes de vote données par les grands médias, ont fait dimanche le choix consternant de reconduire à l’Elysée l’homme des cabinets de conseil américains pour un nouveau mandat de cinq ans !

Cinq nouvelles années en enfer

Nul besoin d’être doté d’une créativité intellectuelle débordante pour imaginer la satisfaction malsaine et le sourire narquois d’un Macron qui, après avoir tant méprisé et maltraité les Français lors de son premier quinquennat, se voit maintenant largement réélu par eux, et donc en position de poursuivre sa vaste entreprise de déconstruction, dans tous les domaines, de notre pays. Car, rappelons-le, le programme d’Emmanuel Macron, ou du moins ce que celui-ci a bien voulu en dire, comporte nombre de mesures qui devraient accélérer encore le déclin de la France et sa soumission à l’étranger. Et d’abord à l’Union européenne puisque, dans ce registre, le président réélu entend notamment renforcer la prétendue « souveraineté européenne » et « bâtir une Europe-puissance », deux objectifs qui supposent bien évidemment l’abandon de pans entiers de notre souveraineté et de notre indépendance nationales. En même temps, Macron entend bien poursuivre la politique des grands accords de libre-échange signés par l’Union européenne avec ses pseudo-« partenaires », ce qui aura pour conséquence prévisible d’achever un certain nombre de secteurs de notre économie.

Sur le plan intérieur, il y a bien sûr cette fameuse réforme des retraites qui prévoit de repousser l’âge légal de départ à 65 ans. Une mesure, rappelons-le, largement impopulaire, mais qui n’a toutefois pas empêché les Français de voter pour Macron. On n’oubliera pas non plus, dans le domaine des mesures sociétales, le projet de créer une « convention citoyenne » chargée de « réfléchir sur l’euthanasie et le suicide assisté », à la suite de laquelle notre pays sombrera encore davantage dans la culture de mort.

Enfin, dernier axe important du nouveau quinquennat d’Emmanuel Macron : l’écologie dans l’une de ses pires versions. C’est ainsi que, s’il entend maintenant « limiter l’éolien terrestre », l’occupant de l’Elysée projette de défigurer notre littoral et de massacrer les écosystèmes marins en lançant la construction de quelque cinquante parcs éoliens en mer d’ici 2050 ! Date à laquelle, rappelons-le, notre pays devra, de gré ou de force, et quoi qu’il en coûte, avoir atteint la fameuse « neutralité carbone »…

Un Premier ministre chargé de la « planification écologique »

En attendant, les grands médias s’amusent aujourd’hui à essayer de deviner à quoi pourrait ressembler le nouveau gouvernement mis en place dans l’optique des prochaines élections législatives. Et notamment le nom de celui qui pourrait remplacer Jean Castex au poste de Premier ministre. Rappelons en effet que Castex a lui-même annoncé son départ le 19 avril dernier sur France Inter, en déclarant : « … comme le veut la tradition, je présenterai ma démission et celle du gouvernement au président de la République. » Si cette démission ne signifie pas automatiquement son départ, Macron pouvant en effet le reconduire dans ses fonctions, l’ancien maire de Prades avait cependant déclaré être « de ceux qui pensent qu’une impulsion nouvelle après la réélection du président doit être trouvée ». Bref, qu’il avait déjà prévu de faire ses cartons et de laisser sa place à un autre.

Reste que, sur ce sujet, Emmanuel Macron s’est jusque-là montré plutôt discret. Si, dans l’entourage du président fraîchement réélu, certains évoquent le nom de Julien Denormandie, désastreux ministre de l’Agriculture et proche parmi les proches du locataire de l’Elysée, ou encore ceux de Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer, et d’Alexis Kohler, actuel secrétaire général de l’Elysée, rien n’a semble-t-il encore été arrêté. A l’exception, toutefois, d’une chose : le prochain Premier ministre, a indiqué Macron lors de son meeting de l’entre-deux-tours à Marseille, se verra attribuer de « nouvelles prérogatives », et notamment celle de la « planification écologique ». Ce qui pousse certains médias à chuchoter le nom d’Elisabeth Borne, l’actuel ministre du Travail, qui pourrait être choisie en raison de son passage par la Transition écologique et la direction du cabinet de Ségolène Royal lorsque celle-ci était ministre de l’Ecologie. A moins que, après un premier quinquennat dirigé par des Premiers ministres ralliés de la droite molle, le chef de l’Etat ne cherche à satisfaire la gauche en piochant parmi les figures écolos. Bref, dans tous les cas, la France et les Français n’ont pas fini de serrer les dents.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 25 avril 2022

Victoire de Macron : les 10 commandements des médias, par Jean-Yves Le Gallou

Macron

Ainsi la pièce est jouée. Comme prévu, le deuxième tour de l’élection présidentielle a vu s’affronter Marine Le Pen et Emmanuel Macron, permettant au Grand Liquidateur d’être réélu malgré l’immense rejet qu’il suscite par son arrogance et son mépris. Du début de la campagne jusqu’à sa clôture, les médias de propagande sont parvenus à garder la situation sous contrôle. Jean-Yves Le Gallou raconte l’histoire en 10 séquences.

1- Le duel Macron-Le Pen tu installeras

Dès le printemps 2021, le scénario de l’élection présidentielle de 2022 a été mis en place. Sur fond de gauche explosée et de LR divisé, les premiers sondages ont annoncé un duel Macron/Le Pen pour le second tour. Or les sondages ne sont pas des simples photographies, ce sont aussi des prophéties auto réalisatrices : si deux postulants sortent en tête on en parle, et en parlant on les conforte dans leur position dominante, et ainsi de suite. C’est le cercle vertueux de la notoriété. Et au cas particulier le schéma idéal pour la réélection de Macron… .

2- Les limites du politiquement correct tu imposeras

En principe les débats sont libres en France. En réalité il est seulement permis de débattre tranquillement à l’intérieur du cercle des convenances politiquement correctes. Si vous êtes pour la « transition énergétique », le progressisme sociétal, l’ouverture des frontières et le « vivre ensemble », tout ira bien pour vous : vous obtiendrez facilement la parole et vous serez interrogés courtoisement. Mais attention ! Toute tentation transgressive vous voudra invisibilisation ou diabolisation. Toute prise de parole dissidente ne pourra se faire que sur un fond d’hostilité dans le but de vous faire passer pour agressif. Avec le risque permanent d’être accusé de « dérapage ». Comme l’exprime François Bousquet : « Le vrai pouvoir, c’est la production de la parole autorisée. Il n’y en a pas d’autre. Cela s’appelle la fenêtre d’Overton. »

3- Du Covid tu parleras un peu, beaucoup, passionnément…

2000 morts (le nombre de décès journaliers en hiver), c’est de la statistique ! Mais cent morts dû au ou avec le Covid, cela émeut à coup de déclarations ministérielles, de Une du JT de 20 heures et de bandeau défilant sur les chaines en continu. Une vraie technique d’ahurissement monopolisant les conversations, soudant derrière le « chef de guerre » et marginalisant tout vrai discours politique. Avec la complicité des médias l’exécutif a calé les mesures sanitaires sur ses intérêts électoraux, en sidérant et en enfermant d’abord, en libérant ensuite à deux mois de l’échéance électorale.

4- Zemmour tu diaboliseras

A l’automne, Eric Zemmour est entré dans ce dispositif comme un chien dans un jeu de quilles. Avec la ferme volonté d’inviter dans la campagne les thèmes de la survie de la France et des mesures à prendre face au Grand Remplacement et au Grand Déclassement. Après une entrée en fanfare et en seulement quelques semaines les médias sont passés du léchage au lâchage puis au lynchage. A chaque fois qu’il approchait les 15% dans les sondages, Zemmour était victime d’un intense bombardement médiatique : en octobre/ novembre pour sa prétendue misogynie et son pétainisme supposé, en janvier pour une cabale autour du handicap, fin février pour un procès en poutinophilie et en inhumanité.

5- Marine Le Pen tu ménageras (provisoirement…)

La présence de Zemmour a servi à Marine Le Pen de paratonnerre : puisqu’il y avait plus méchant qu’elle on pouvait expliquer qu’elle avait changé, de style, d’idées, de comportement (y compris en « Une » de VSD) et lui permettre de faire campagne tranquillement pendant que les milices violentes d’extrême gauche s’acharnaient sur Zemmour, sous l’œil attentif de la caste journalistique.

6- Le thème du pouvoir d’achat tu imposeras

Très vite, il est apparu nécessaire d’évacuer les thèmes civilisationnels et identitaires de même que celui du Grand Déclassement (industriel, éducatif, stratégique) : trop dangereux, pire trop politique. Et c’est ainsi qu’avec l’aide des sondeurs, le thème du pouvoir d’achat a été imposé dans la campagne. Facile pour le pouvoir d’achat de sortir en tête des préoccupations des Français : ce n’est pas clivant (cela ne mange pas de pain, si l’on peut dire…) et cela concerne tout le monde, depuis le gilet jaune qui doit renoncer à un plein d’essence jusqu’au communicant qui doit se priver de sa deuxième Rolex. C’est ainsi qu’à partir de janvier tous les débats électoraux tournent autour de cette question : les trois M – Macron, Mélenchon et Marine – sortant le chéquier plus vite que leur ombre. Sans que jamais un journaliste ( ?) ne s’avise de poser la question suivante : « comment financez-vous cela ? » Alors que quiconque s’aventure à parler de protectionnisme, de contrôle de l’immigration ou de vraies mesures sécuritaires se heurte à une rafale d’objections.

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La France contre les boomers, par Clément Martin (Les Identitaires)

Malgré un quinquennat désastreux sur tous les plans et une détestation populaire rarement vue pour un président de la Ve République, Emmanuel Macron a été réélu. Et ce de façon confortable. Ce paradoxe est incompréhensible pour celui qui ne voit pas que la France est une gérontocratie. Car la victoire d’Emmanuel Macron est avant tout celle des baby-boomers. La démocratie contemporaine n’est rien d’autre qu’une toile sur laquelle la génération des soixante-huitards exprime à l’envi ses velléités anticivilisationnelles.

Pour sauver notre civilisation, il faut combattre le règne du boomer. Et pour vaincre le boomer, il faut le comprendre.

Qu’est-ce qu’un boomer ?

Traditionnellement, on établit que les bornes de la génération des baby-boomers (ou simplement « boomers ») vont de 1946 à 1964[1]. Bien entendu, les générations ne sont pas simplement des catégories temporelles mais également culturelles : les cohortes qui sont nées au cours de la même période grandissent dans le même environnement et font face aux mêmes événements, ce qui se traduit par une culture commune et une vision du monde similaire. Parmi ces moments marquants, on peut citer l’émergence de la contre-culture, le mouvement des droits civiques aux États-Unis ou encore la guerre du Vietnam. Autrement dit, certaines personnes nées légèrement en-dehors de ces bornes (1942 ou 1965) peuvent tout à fait être considérées comme des boomers si leur vision du monde est impossible à différencier de celle d’un boomer « pur » né en 1955.

La culture des boomers se définit par quelques éléments qui distinguent radicalement leur génération des précédentes : un déséquilibre démographique de la jeunesse (qui s’est traduit par une rupture de la transmission de la part des générations précédentes), l’invention de nouveaux médias de masse (dont la normalisation de la télévision dans chaque foyer), l’avènement de la société de consommation (couplée aux Trente Glorieuses et au plein emploi) et le surgissement d’un monde pacifié et libéré de la guerre. Chacun de ces éléments a participé à l’élaboration de leur idiosyncrasie culturelle, caractérisée par un nombrilisme délirant, une recherche constante de l’hédonisme et un autisme politique inégalé. Les boomers sont la preuve que ce sont les quantités qui font l’histoire. Puisqu’ils sont la cohorte générationnelle la plus nombreuse et la plus politiquement mobilisée de France (en plus de voter d’une façon particulièrement monolithique), leurs poids politique est colossal.

Mai 68 n’a jamais pris fin

Qu’on se le dise, l’héritage politique des boomers a été une véritable catastrophe pour la France (et pour l’Occident en général, soit dit en passant). Il serait réducteur de ne considérer l’identité politique des boomers qu’à travers mai 68. Ou plutôt, mai 68 doit se comprendre à deux niveaux : d’une part, l’épisode estudiantin bien connu, dont la tête de proue est sans conteste Daniel Cohn-Bendit. Mais mai 68, c’est aussi une mythologie, une certaine utopie rattachée à une génération motivée par des idées libertaires, humanistes et pacifistes, et dont la manifestation concrète a pu considérablement évoluer au fil des années. Trotskistes ou maoïstes en 1968, beaucoup de boomers sont devenus les chantres d’un conservatisme économique rigide au fil des années[2], à tel point que ceux qui hurlaient pour l’avènement de la société sans classe constituent aujourd’hui une caste de rentiers, arc-boutés sur leur patrimoine et leurs « acquis sociaux ». On pourrait penser qu’il s’agit-là d’un renversement des valeurs de la part de cette génération : généreux et idéalistes dans leur jeunesse, les boomers auraient troqué leurs rêves adolescents pour faire le choix de l’accumulation et de la rente. En réalité, cette transformation du discours n’est pas un reniement, mais une continuation fort logique : la réclamation bruyante d’une Révolution culturelle à la française au vote Emmanuel Macron sont les deux faces d’une même pièce – celle de l’égoïsme. On connaît le dicton : « Un égoïste, c’est quelqu’un qui ne pense pas à moi. » Effectivement, derrière les discours imbéciles et les efforts ininterrompus des soixante-huitards pour ridiculiser tout l’ordre traditionnel et enraciné de la France et de l’Europe, se cachait en réalité une simple demande parfaitement autocentrée de privilèges économiques et culturels. La cohérence de l’itinéraire politique des boomers, c’est d’avoir recentré l’intégralité de la vie culturelle et politique et de la vie économique autour d’eux. Au nom de l’ « humanité » (dont ils étaient, par une heureuse coïncidence, la cohorte générationnelle la plus nombreuse) ils réclamaient la générosité. Au nom du « respect des anciens », ils défendent leurs prébendes.

La retraite par répartition et les misères du socialisme

La quasi-intégralité des maux qui frappent aujourd’hui notre pays peut trouver son origine dans l’influence politique, culturelle et économique de la génération du baby-boom. Bien entendu, l’histoire doit se comprendre au prisme de certaines lames de fond, mais les causes profondes, tout comme les concepts philosophiques, ne sont pas automoteurs. Ils sont portés par des groupes et des personnes qui les pensent et les mettent en place. La généalogie du malaise français se confond d’une façon quasiment parfaite avec l’analyse d’une pyramide des âges.

Dresser la liste exhaustive de l’influence nocive de cette génération sur le destin de notre patrie prendrait trop de place ; on peut toutefois se concentrer sur un élément particulièrement emblématique.

La première entaille (tant en termes chronologiques qu’en termes d’importance) portée les « vieux-jeunes » à notre pays est celle de la retraite. Les premiers systèmes de retraite européens surgissent à la charnière entre le xixe et le xxe siècle. Ces systèmes fonctionnent alors sur le système de la capitalisation. En France, c’est, ironiquement, le régime de Vichy qui établira en 1941 le premier système par répartition de l’histoire de France. Repris en 1946 par le Conseil national de la Résistance (CNR) et restructuré notamment par le communiste Ambroise Croizat, le système de retraite par répartition est devenu une des pierres angulaires du « modèle social français ». Au départ, si l’idée de mettre les retraités à la charge des actifs pouvait sembler être un choix pertinent dans un contexte d’explosion démographique, de plein emploi et d’accroissement régulier de la productivité, ce choix est rapidement devenu intenable : aujourd’hui, on compte 1,7 actif cotisant pour un retraité[3] contre 4 actifs par retraité en 1950[4]. Sous couvert de justice sociale, la France a mis en place une véritable pyramide de Ponzi[5], fondée sur la spoliation croissante des actifs au profit des retraités. Bien entendu, les bénéficiaires de ce système ont toutes les raisons de s’en faire les gardiens obtus : alors qu’ils ne travaillent plus, le niveau de vie médian des retraités est légèrement supérieur à celui de l’ensemble de la population[6]. Certes, un examen plus précis des statistiques montre que les revenus (différents du « niveau de vie ») des retraités sont légèrement inférieurs à ceux des « actifs ayant un travail » au sens de l’INSEE. Mais si l’on prend en compte le fait que la moitié des retraités sont nés entre 1928 et 1945[7] (et n’ont par conséquent pas bénéficié de la génération des boomers), on comprend que l’analyse générale demeure la même. Sans compter le patrimoine immobilier de la génération du baby-boom.

Mais au-delà la situation économique des retraités (qui est finalement un point secondaire), le problème du système par répartition tient au fait qu’il procède à une distorsion catastrophique du lien entre les générations : afin de perdurer, un tel système se doit de produire des actifs. Autrement dit, il ne peut fonctionner que si la natalité du pays est dynamique. Or, la génération des boomers est celle qui a sacralisé toutes les mesures et les mœurs qui ont encouragé directement ou indirectement la dénatalité française (avortement remboursé par la Sécu, ponction fiscale, délocalisations des emplois industriels à l’étranger, dédain du mariage et de la monogamie). La solution s’est donc imposée d’elle-même : pour prolonger artificiellement la vie du système de retraite, il ne restait qu’une seule solution – importer des actifs via l’immigration de masse. Une des constantes de la vision politique des baby-boomers est son cosmopolitisme : sans-frontiéristes acharnés, animés par un humanitarisme dégoulinant, ils n’ont pas hésité à ouvrir les vannes de l’invasion migratoire pour continuer à financer leurs retraites. Les conséquences de l’immigration sont bien connues de nos lecteurs : crime, surcharge des systèmes sociaux, islamisation (et donc islamisme) et dilution de l’identité française et européenne. Mais ceux qui ont voté pour les gouvernements qui mirent en place les politiques d’immigration (regroupement familial en 1976 sous Valéry Giscard d’Estaing, entre autres) prirent soin de vivre loin de ces nouveaux arrivants, préférant militer pour leur intégration au sein d’officines immigrationnistes (GISTI, CIMADE, DAL, etc.) tout en achetant des maisons dans les quartiers préservés, bénéficiant du boom de l’immobilier des années suivantes, qui s’est d’ailleurs soldé par la quasi-impossibilité pour les jeunes actifs français de se loger et de fonder une famille dans un lieu paisible. L’ironie de l’histoire, c’est que cette main-d’œuvre importée pour payer les retraites géantes des boomers, bien souvent sous-qualifiée, quand elle n’est pas carrément parasitaire (délinquance, trafic, chômage de masse) sera celle qui sera la plus susceptible de travailler dans les maisons de retraites peuplées par ces mêmes boomers.

La gérontocratie est une oligarchie

Qu’on ne s’y trompe pas : malgré son jeune âge (il est le plus jeune président de la Ve République à 39 ans en 2017), Emmanuel Macron est politiquement gériatrique. Il n’est qu’une version recyclée des promesses de Valéry Giscard d’Estaing, adaptée à un pays vieillissant. Les chiffres le montrent clairement : les 65 ans et plus ont voté à 75 % pour le président sortant au deuxième tour des dernières présidentielles[8]. Son score élevé chez les jeunes s’explique par le report des voix de l’électorat de Mélenchon, très performant chez les 18-24 ans. Autre ruse de l’histoire, les lycéens et étudiants qui ont voté pour Mélenchon au premier tour selon un logiciel « anti-boomer de gauche » (révélé par le mantra « Ok boomer ») se sont ralliés en masse derrière le candidat de la gérontocratie. Derrière le discours de modernisation promis par la macronie se cache en réalité un vote très conservateur, destiné à cimenter l’influence des retraités au sein de la société française. Selon le démographe Emmanuel Todd (notoirement faible sur les questions identitaires mais pertinent sur l’analyse du macronisme), la France subit une situation inédite dans l’histoire de France, ce sont les inactifs (ceux qui ne travaillent pas et n’ont pas d’enfants à charge) qui décident du destin du pays[9].

Comme nous l’avons rappelé dans un article récent, Emmanuel Macron ne doit pas être vu comme un président « libéral » mais comme un manager mondialisé[10]. Cette analyse se conjugue parfaitement à la situation gérontocratique de la France : à la tête d’un pays vieillissant dont la classe retraitée est la clé de voûte de l’organisation socio-économique, Emmanuel Macron a pour mission politique de pérenniser (autant que possible) cet ordre social en poursuivant le transfert de richesses des actifs vers les retraités (notamment via la réforme des retraites, bien plus soutenue par les 65 ans et plus que par les autres[11]).

Il est admis par les observateurs avisés que le principal danger qui menace la France est celui du Grand Remplacement, qui constitue une menace vitale pour notre démographie et donc pour notre identité. Mais sur un plan plus strictement politique, le vieillissement de la société française constitue un obstacle majeur à la lutte contre les menaces qui pèsent sur le destin de la patrie. Le glissement autoritaire de la pratique du pouvoir, le musellement de l’opposition politique, le Grand Déclassement qui guette les actifs et le blocage des institutions démocratiques par l’hégémonie d’un bloc centriste-élitaire sont tous des conséquences directes du poids électoral et culturel colossal des séniors. Si l’on en croit les chiffres constatés et les projections de l’INSEE[12], les boomers (nés entre 1946 et 1964) constituent aujourd’hui 22 % de la population française. Ils seront près de 21 % pour le prochain scrutin présidentiel et 19 % pour le suivant – une perspective peu réjouissante. Leur chute démographique sera politiquement observable à partir de 2037 (16 % de la population). En 2050, ils ne seront plus que 6 %. Arrivés à ce stade, le combat politique pour la reconquête par les urnes sera quasiment impossible à gagner. Espérons que d’ici-là, la crise que traverse la civilisation européenne aura réveillé les consciences depuis longtemps et permis un réalignement politique en profondeur.

[1] Dans leurs travaux, William Strauss et Neil Howe préfèrent la période 1943-1960, alors que le baby-boom en tant quel tel se produit entre 1944 et 1964 selon les données démographiques américaines. Michèle Delaunay, dans son ouvrage Le Fabuleux destin des baby-boomers (Plon, 2019), considère que les boomers français sont nés entre 1946 et 1973. Quant à elle, l’INSEE situe le baby-boom entre 1946 et 1974.
[2] Guy Hocquenghem, Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary, Paris, Albin Michel, 1986.
[3] https://travail-emploi.gouv.fr/retraite/le-systeme-de-retraite-actuel/article/chiffres-cles-retraite
[4] https://www.lepoint.fr/economie/reforme-des-retraites-les-implacables-chiffres-de-la-demographie-13-12-2019-2352931_28.php
[5] https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_Ponzi
[6] https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&ved=2ahUKEwim2–YmK_3AhXfhf0HHcfJAWkQFnoECAUQAQ&url=https%3A%2F%2Fdrees.solidarites-sante.gouv.fr%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2F2021-05%2FFiche%252009%2520-%2520Le%2520niveau%2520de%2520vie%2520des%2520retrait%25C3%25A9s.pdf&usg=AOvVaw3rkDpVTIt9mHP_hYEWt3vP
[7] https://www.ifrap.org/emploi-et-politiques-sociales/actifs-vs-retraites-ne-pas-se-tromper-de-raisons-de-critiquer
[8] https://www.lexpress.fr/actualite/politique/age-villes-profession-qui-a-vote-emmanuel-macron-qui-a-vote-marine-le-pen_2172352.html
[9] https://www.youtube.com/watch?v=m1x_HjDJQU8
[10] Référence vers l’article : « Non, Macron n’est pas libéral »
[11] https://www.ifop.com/publication/les-francais-et-la-suppression-de-la-retraite-a-65-ans-du-programme-demmanuel-macron/
[12] https://www.insee.fr/fr/outil-interactif/5014911/pyramide.htm#!y=2070&c=0

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Emmanuel Macron réélu avec 58 % des voix et promet « cinq années de mieux »…

« Marine Le Pen est dans la vraie vie, Macron est dans le cosmos de McKinsey », a dit le porte-parole du Rassemblement national Julien Odoul

Débat Marine Le Pen-Emmanuel Macron : Une femme face au robot

macron le pen

« Emmanuel Macron, laissez-la parler ! » Il est 22h50 et Léa Salamé rappelle le président de la République à l’ordre. C’est dur d’arrêter le robot présidentiel. Marine Le Pen fait face à une machine. Une machine coupante, méprisante, technoïde et froide, une machine nommée Emmanuel Macron.

Elle s’est mise en route dès les premières minutes du grand débat d’entre-deux tours, à quelques jours du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2022. Marine Le Pen a évoqué le peuple qui a souffert cinq ans, son besoin de protection, son souci de pouvoir d’achat, son besoin de justice. Macron admet que la période a été difficile. Il y a eu la pandémie, le retour de la guerre sur le sol européen. Mais au fond, il s’en moque. Il veut que le pays devienne une grande puissance écologique, il veut une Europe plus forte. Il veut, en somme, développer ce qui a provoqué le malheur des Français. Le ton est donné.

Lorsque Marine Le Pen détaille ses mesures pour l’amélioration du pouvoir d’achat, le robot présidentiel explique qu’il veut sortir des énergies fossiles, qu’il a créé 1,2 million de fiches de paie. Il évalue le niveau des retraites qu’il versera, celui que son adversaire servira, se lance dans des calculs complexes.

Il montera la prime de pouvoir d’achat de 1.000 à 6.000 euros. Avec quel argent ? Et il attaque : « Ce que vous avez dit est factuellement faux ». Il stigmatise « des mesures inefficaces et injustes » et en appelle à « une Europe forte » pour lancer quelques secondes plus tard « Nous ne sommes les vassaux de personne ». En même temps.

Lorsque Marine Le Pen souligne que l’embargo sur le pétrole et le gaz russe « va faire énormément de mal au peuple français. On ne peut pas se faire hara kiri », le robot ne répond pas. Il attaque à nouveau : la Russie est intervenue dans la première campagne présidentielle de Macron « pour me déstabiliser », dit-il. Et il embraye : « Vous dépendez du pouvoir russe ». Il insiste. La banque de la démocratie promise par Macron n’a jamais vu le jour, explique Le Pen, seule cette banque russe l’a financée. Elle est d’ailleurs catégorique pour condamner la guerre en Ukraine. Le robot n’écoute pas. « Ce choix ne vous rend pas indépendante sur cette question ».

Sur l’Europe, Marine Le Pen explique qu’elle veut bâtir une Europe qui respecte l’identité des nations. « Vous voulez en sortir mais vous ne le dites plus », tranche le robot qui, à l’occasion, joue les voyants extra-lucides. S’il le dit, alors… Et il explique que, grâce à l’Europe, on sera plus indépendant pour l’énergie, la défense, l’agriculture. Les agriculteurs étranglés par l’Europe apprécieront. Pour lui, l’Europe, c’est une copropriété. Il interrompt, coupe, tranche, ce vague sourire sardonique aux lèvres.

Est-ce que je peux terminer une phrase ?, demande Marine Le Pen.

Face à elle, Macron est tour à tour affalé sur sa chaise ou comme tapi, les yeux perçants, exorbités, prêt à bondir. Il traite son adversaire de « nationaliste » partisane d’un « rabougrissement sur le territoire national ».

Sur l’insécurité, les chiffres ne sont pas bons ? « Parce que la parole s’est libérée », répond le robot. Il vante son action et ce n’est pas subtil. « Je suis crédible, j’ai baissé les impôts », dit-il. Il a couvert la France de dettes mais n’assume pas, s’énerve et se lance dans un découpage confus. Il est encore nerveux, agressif, face à une Marine Le Pen qui encaisse les coups et marque des points sur l’hôpital.

Il se détendra plus tard dans la soirée. « J’ai vieilli, vous ça ne se voit pas, moi j’ai peur que cela se voie ». Le robot prononce une phrase humaine, enfin, comme la conclusion : « Je vous remercie, je vous respecte en tant que personne ». Marine Le Pen pense que le peuple aspire au « retour de la tranquillité et du bon sens dans la gestion des affaires de l’état ». Le match est joué. Les Français ont vu, une fois de plus, dans toute la splendeur de sa supériorité, le président du mépris.

Marc Baudriller

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Macron se revendique à « l’extrême centre », là où grenouillent ceux qui n’ont aucune conviction

Macron

Vous vous souvenez sans doute du sketch de Coluche sur la publicité ? Il ciblait la lessive. OMO, à l’époque, lançait sur le marché celle qui lave « encore plus blanc ». Je vous rafraîchis la mémoire :

« Le nouvel OMO, il lave encore plus blanc. Parce que l’ancien, heu… valait mieux changer. Alors le nouveau, il lave encore plus blanc. Blanc, moi je sais ce que c’est, comme couleur, c’est blanc. Moins blanc que blanc, je me doute, ça doit être gris clair. Mais plus blanc que blanc, qu’est-ce que c’est, comme couleur ? », demandait Coluche.

Pourquoi Coluche ? Parce qu’en entendant la définition qu’a donnée Emmanuel Macron de son positionnement sur l’éventail politique, on ne peut s’empêcher de songer au sketch de la lessive.

ÀA l’entendre, le nouveau Macron est encore plus « en même temps » qu’en même temps. De centriste qu’il était, le cul entre les chaises de droite molle et de gauche tendre, il est devenu « extrême-centriste ». Le nouveau Macron, donc, est plus centriste que centriste. Comme Coluche, on croyait avoir une petite idée de ce qu’est le centre, quelque part entre les deux oreille de François Bayrou, mais l’extrême centre… c’est quoi, au juste ?

Toujours pontifiant, le Président explique : « Les trois quarts des électeurs qui se sont exprimés [au premier tour], ce qui est quand même assez fort, se sont exprimés pour trois projets : un projet d’extrême droite, ce qui est une radicalité ; un projet d’extrême gauche avec Jean-Luc Mélenchon, qui assume une radicalité politique dans les éléments, en particulier liés au capitalisme et au rapport même à l’économie de marché ; et ce que je qualifierais comme un projet d’extrême centre, si on veut qualifier le mien dans le champ central » (Le Point, 18/4/2022).

Cinq ans de macronisme pour accoucher d’un extrême centre moulé dans le champ central, ça vaut le coup d’en reprendre ! Au temps de Coluche, on aurait volontiers parlé de gloubi-boulga. De kloug, peut-être, roulé sous les aisselles…

On est tenté d’en rire. On a tort, car tout est là, c’est-à-dire la quintessence du n’importe quoi. Emmanuel Macron se définit tel qu’en lui-même : sans forme, sans conviction, sans colonne vertébrale. Livré aux vents de l’économie folle et de l’Histoire qui ne l’est pas moins. Prêt à tout accepter et renier dans l’instant, toujours plus « en même temps ».

Avec sa notion d’extrême centre, Emmanuel Macron ne fait rien d’autre qu’entériner le refus du choix. Il théorise le flottement comme mode d’action, l’opportunisme comme ambition, l’échine souple comme ligne politique. Cet homme-là, on le sait maintenant, n’a aucune réelle conviction. Il se laisse porter par les événements, prétend au compromis quand il ne fait que céder par lâcheté devant la pression, qu’elle vienne de l’étranger ou de la rue.

Affaiblie comme jamais, divisée comme rarement elle le fut, la France d’Emmanuel Macron est devenue un paillasson sur lequel le monde entier, des États-Unis à l’Algérie et de la Grande-Bretagne à la Turquie, en passant par l’Allemagne, s’essuie les pieds. Son extrême centre n’est qu’une ornière bourbeuse où le pays s’enlise. Encore cinq ans comme cela – ou pire, sept ans de Macronie – et nous aurons totalement disparu, avalés, dissous dans « la trempette » mondialisée.

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

MENSONGE SUR L’IMMIGRATION : la commission de contrôle favorise Macron

20/04/2022 – FRANCE (NOVOpress)
La commission de contrôle de la campagne électorale a remis en question les chiffres énoncés dans la profession de foi de Marine Le Pen.

Pourtant, ces données sont issues du Ministère de l’Intérieur. Le Rassemblement national dénonce une manœuvre politique pour favoriser Emmanuel Macron.


Emmanuel Macron, une comète dans la galaxie Soros ?

macron soros

Quelle est la proximité idéologique entre le président de la République française, Emmanuel Macron et le milliardaire américain George Soros ? Si cette question mérite d’être posée, c’est parce que certains faits mis en lumière par l’Observatoire du journalisme en avril 2021 sont pour le moins troublants. D’un côté, un milliardaire qui ne cache pas sa stratégie d’influence libérale libertaire. De l’autre, un président de la République française qui partage de nombreuses convictions de George Soros et les met en application. Il nous a paru important de sortir de l’oubli deux articles de l’OJIM publiés l’année dernière, quelque peu remaniés, consacrés à cette question.

George Soros, agent d’influence

Faut-il encore présenter George Soros ? Pour les uns, il figure « parmi les plus grands philanthropes du monde ». Pour d’autres, il utilise sa fortune au profit d’une stratégie d’influence résolument politique.

Le journaliste d’investigation Pierre-Antoine Plaquevent a consacré un livre au milliardaire américain paru en 2018. Son ouvrage permet d’appréhender les visées de George Soros, qui, loin de se cantonner à des actions « humanitaires », se concrétisent dans le soutien à des mouvements politiques et sociaux résolument orientés idéologiquement. Cette stratégie s’illustre dans le promotion de l’ouverture des frontières, des droits des minorités sexuelles, de la dépénalisation du cannabis, du supranationalisme, dans l’aide à l’immigration clandestine, etc.

Toutes ces orientations sont promues par George Soros grâce des moyens financiers considérables déversés dans d’innombrables associations et O.N.G., plus ou moins proches du pouvoir politique des Etats concernés. C’est là le nœud du problème : George Soros met une partie de sa fortune au service de convictions qu’il veut imposer aux peuples occidentaux. Quitte à s’adresser directement aux dirigeants européens, comme en avril 2017 lorsque Soros a rencontré le Président de la commission européenne.

Dans sa croisade pour une « société ouverte », affranchie des pesanteurs du vieux monde et des repères traditionnels (frontière, famille, continuité historique des peuples, etc.), George Soros peut compter sur un relais fiable : Emmanuel Macron. Les exemples de proximité entre George Soros et Emmanuel Macron que nous avons identifiés sont en effet aussi troublants que nombreux.

1. Rothschild & Co.

Avant d’être secrétaire général adjoint de l’Elysée, ministre de l’économie puis président de la République française, Emmanuel Macron a travaillé pendant 4 ans à la banque d’affaires Rothschild & Co. Le créateur de Rothschild & Co, David de Rothschild, est un lointain cousin d’Edmond de Rothschild, qui est à la tête d’une importante banque d’affaires en Suisse. Or, comme l’Observatoire du journalisme le relevait à l’occasion d’une enquête sur David Petraeus, qui a aidé Soros au début de sa carrière ?

« La mise de fonds initiale pour sa startup, Double Eagle Fund, renommée par la suite Quantum Fund, avait été fournie par Georges KarlWeiss de la Banque Privée S.A. de Lugano, détenue par le baron Edmond de Rothschild. D’après Time Magazine, « bientôt les Rothschild et autres riches européens y rajoutaient 6 millions dollars ». De quoi monter en flèche comme l’avenir le prouvera ».

Ces éléments ne démontrent évidemment pas à ce stade l’existence de liens entre Emmanuel Macron et George Soros. Tout au plus peut-on y voir un point commun entre les deux hommes qui ont tous les deux été dans le milieu des banques d’affaires.

2. Un conseiller au parcours linéaire

Lorsqu’il était ministre de l’économie, de 2014 à 2016, Emmanuel Macron a eu comme conseiller un certain Shahin Vallée. Ce dernier a également travaillé pour George Soros sur les questions économiques et monétaires dans la zone euro. Son CV en ligne est d’ailleurs totalement transparent à ce sujet.

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La Macronie fébrile !

Un vent d’inconfort souffle sur la Macronie depuis le lendemain du premier tour, si le scénario de ce dernier a très nettement tourné à l’avantage d’Emmanuel Macron le 9 avril dernier, force est de constater que le scénario du second tour n’est pas celui qu’avaient envisagé les stratèges de Jupiter.

En cause ? La réalité du terrain. Si sur le papier, l’idée d’aller dès lundi matin sur les terres de prédilection du RN à Denain dans le Nord était une bonne idée, dans les faits l’Elysée s’est aperçu qu’on ne pouvait pas prévoir les réactions spontanées des passants. Beaucoup plus complexe de paraître digne lorsque les débats ne sont pas organisés en amont dans des salles lambrissés avec des élus et « militants » triés sur le volet ! Las. Emmanuel Macron a paru fébrile, « fatigué, les yeux rouges et je dirais boosté » a témoigné sur BFM TV l’un de ceux qui l’avaient interpellé. Il faut dire qu’Emmanuel Macron a passé cinq ans dans un Elysée bunkerisé à enchaîner les affaires et les crises sociales.

Du côté de ses soutiens, on peine aussi à se faire entendre. L’agressivité de Gérald Darmanin face à Jordan Bardella en fut une preuve supplémentaire. Peu à l’aise sur ses dossiers, le locataire de la Place Beauvau a été incapable de détailler les contours de la réforme des retraites, pourtant pierre angulaire de l’hypothétique futur quinquennat Macron et seul point du programme du président candidat à peu près certain. Darmanin paye aussi son débat face à Marine Le Pen qu’il avait accusée d’être trop molle. Difficile après cette séquence d’en refaire une candidate d’extrême-droite et de jouer sur les peurs. La candidate du RN peut, sur ce thème, remercier Eric Zemmour qui fut un paratonnerre plus que bienvenu. En bref, Emmanuel Macron patine. Il faut dire que l’autre point de la stratégie, à savoir le front républicain et la diabolisation ne fonctionnent plus. Le front républicain a des allures de linceuls. Tel le petit garçon criant trop souvent au loup pour rire et regardant impuissant son troupeau se faire dévorer lorsque le loup arrive vraiment, Emmanuel Macron voit le confortable rempart contre le fascisme s’éroder et s’effondrer sur lui-même. La farce ne dure qu’un temps et les Français commencent à se lasser d’un comique de répétition trop étiré pour continuer à les divertir. Au fond, le point faible d’Emmanuel Macron c’est son bilan. L’argument Le Pen provoquant le chaos s’est totalement retourné contre lui. Casse sociale, insécurité, appauvrissement, fractures… Tout ce qu’on craignait d’un mandat Le Pen est advenu lors du mandat d’Emmanuel Macron. En fait, ce dernier a perdu l’initiative, il ne lui reste qu’à parier sur le nombre de colonies de castors restant dans le corps électoral. Seront-ils suffisamment nombreux pour établir un barrage assez haut pour contenir la vague bleu marine ? C’est se condamner à la passivité face à une candidate qui pour l’instant réalise un sans-faute et qui, pour une fois n’est pas le monstre à abattre pour la gauche mais plutôt l’un des deux monstres. Reste à savoir pour l’opinion qui est Charybde et qui est Sylla.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 15 avril 2022

Les lemmings votent Macron !

macron

Les lemmings sont de petits rongeurs du nord de l’Europe, qui ont l’habitude de se déplacer en masse et parfois de tomber dans l’eau, tous ensemble, pour s’y noyer. Mais, depuis dimanche dernier, on sait qu’en France aussi il y a des lemmings… mais de la pire espèce : l’espèce électorale.

Les lemmings abstentionnistes n’ont ni mains ni pattes

Les abstentionnistes constituent le premier groupe de lemmings électoraux français.

Depuis l’élection présidentielle de 2017, ils ont même proliféré en pourcentage du corps électoral : désormais ils représentent 25 % des électeurs inscrits pour le premier tour de l’élection, soit 12 824 149 lemmings exactement !

Comme leurs petits congénères à quatre pattes, on ne sait pas bien ce qui motive leur comportement.

Soit que le destin politique de la nation ne les concerne pas. Soit, que l’offre politique ne leur convienne pas ; mais comme il y avait déjà 12 candidats lors du premier tour de la présidentielle de 2022, on voit donc que ces lemmings ont l’odorat particulièrement délicat ! Soit qu’ils considèrent que les élections ne servent à rien.

Mais, ce faisant, les lemmings abstentionnistes du premier tour adoptent le comportement stupide des pacifistes qui, en refusant de porter les armes, laissent le champ libre à ceux qui en ont. Les lemmings abstentionnistes ont les mains – les pattes – pures : mais parce qu’ils n’ont ni mains ni pattes.

Les Grecs auraient méprisé ces prétendus citoyens qui refusent de s’engager et de se présenter au forum, et ils leur auraient retiré leur… citoyenneté !

Les lemmings macronphiles n’ont pas de tête

Viennent ensuite les lemmings qui ont voté pour Emmanuel Macron : 9 785 578 lemmings macronphiles exactement, soit 1 128 252 de plus qu’au premier tour de l’élection de 2017 ! Dans nos rues, on les reconnaît notamment au fait qu’ils continuent de porter un masque anti-covid ou qu’ils arborent les couleurs de l’Ukraine ou de la lutte contre le sida.

Le comportement électoral de ces lemmings est étonnant. En 2017, ils pouvaient encore invoquer leur manque d’expérience ou le caractère novateur de la candidature du « gendre idéal ». Mais cinq ans après ?

Manifestement, si les lemmings abstentionnistes n’ont ni mains ni pattes, les macronphiles, eux, n’ont pas de tête ! Car ils ne voient rien, n’entendent rien et ne sentent rien.

Ils n’ont rien vu du catastrophique quinquennat d’Emmanuel Macron. Ni l’explosion de l’insécurité, de l’immigration, des taxes, des prix, de la précarité, de la désindustrialisation. Ni le déclassement international de la France. Ni la répression des opposants. Ni les affaires.

Rien ! Ils n’ont rien vu, ils n’ont rien compris, ou alors tout cela ne compte pas à leurs yeux.

Tel le Zadig de Voltaire[1], les macronphiles trouvent en effet que tout va bien quand tout va mal.

Les macronphiles réduisent la politique à l’art du selfie

Un micro-trottoir réalisé par TV Libertés[2] le jour du seul meeting parisien d’Emmanuel Macron, d’avant le premier tour, laisse rêveur quant à ce qui motive les macronphiles : il est bon orateur, il représente bien la France, il est beau, il a bien géré la pandémie, etc.

Les lemmings macronphiles réduisent la politique à l’art du selfie ! Car ils ont quand même voté pour un candidat qui n’a pas fait campagne et qui n’a pas jugé utile de présenter un programme.

Bien sûr, il y a tous ceux qui ont bien compris qu’Emmanuel Macron était bon pour leurs affaires ou leur agenda comme ils disent. Mais ils ne sont pas 9,7 millions, loin de là !

La majorité des lemmings macronphiles votent donc par habitude, par peur du changement, ou parce qu’ils croient à la propagande et aux sondages.

Ils croient donc aussi à l’origine anthropique du changement climatique, aux vertus des vaccins de Pfizer, à la valeureuse démocratie ukrainienne, à l’immigration-chance-pour-la-France, bref à tout ce qui se dit sur BFM TV et dans la presse bien-pensante. Et bien sûr ils ont peur des extrêmes, comme on le leur inculque chaque jour, avec la haine de Poutine et la crainte de la Chine.

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Jérôme Rivière – « Le second tour sera une forme de référendum : pour ou contre Macron »

Jérôme Rivière

14/04/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Jérôme Rivière, Porte-parole d’Eric Zemmour, vice-président de Reconquête et député européen était l’invité du Grand Matin Sud Radio. Il a réagit aux résultats du premier tour de l’élection présidentielle.


Présidentielle, un danger nommé Macron – Sa recette pour le second tour : Provocations, mensonges et refus de débattre

Maître Philippe Prigent : « Rothschild, McKinsey : Macron noyé dans les scandales »

13/04/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Cinq ans après l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, l’heure des comptes a sonné. A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, les affaires se sont accumulées. Après une arrivée au pouvoir discutable en 2017 avec une justice aux ordres qui s’est acharnée sur François Fillon, le masque de l’ancien banquier de chez Rothschild se fissure.

Après un mandat présidentiel, son patrimoine s’est amincit arrivant à une somme bien dérisoire pour l’ouvrier appliqué à l’origine du rachat par Nestlé de la branche nutrition de Pfizer. Une opération à 9 milliards d’euros où Emmanuel Macron avait donc déjà pu largement côtoyer les dirigeants de la firme pharmaceutique qui a produit l’essentiel des dits vaccins administrés en Europe et particulièrement en France. Une coïncidence sans doute…

Une coïncidence semblable se retrouve au sein du cabinet de conseil américain McKinsey. En effet, en 2009, Emmanuel Macron siégeait dans la Commission Attali. A ses côtés, un certain Karim Tadjeddine, désormais directeur associé de la firme. Un consultant sorti de Polytechnique qui avait œuvré bénévolement dans la campagne du candidat en Marche en 2017… à l’instar de bien d’autres consultants McKinsey qui ont depuis dû retomber sur leurs pieds, à plus fortes raison que l’entreprise basée dans l’Etat américain du Delaware semble familière avec l’optimisation fiscale outrancière qui flaire parfois la fraude.

Ainsi, entre les démantèlements industriels (Alstom, Alcatel, Tecnip…), les scandales financiers (Rothschild), les échecs sanitaires (masques, vaccins) et la ruine des services publics (2,4 milliards d’euros en 5 ans pour les cabinets de conseil), l’arrivée d’Emmanuel Macron dans les arcanes du pouvoir puis à sa tête sème inexorablement des doutes. Des doutes de favoritisme, d’occultation et même parfois de pacte avec l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi.
Maître Philippe Prigent, avocat au barreau de Paris, conseil de l’association des victimes du Covid-19 à l’origine d’une plainte contre McKinsey, décrypte avec nous les infractions et le cynisme d’un pouvoir qui a su creuser en un temps record le déclin déjà amorcé de la France.