Macron et le Covid-19 : « absurdistan » ou stratégie du choc ?, par Jean-Yves Le Gallou

Le 24 novembre 2020, à 20 heures, Emmanuel Macron était à nouveau devant les Français. Une opération de communication de plus, alors que La peur du Covid-19 est de plus en plus utilisée comme stratégie du choc au service des GAFA et des grands oligarques de la superclasse mondiale. Voici un décryptage – publié juste avant l’intervention de Macron – pour éviter l’enfumage.

« Nous sommes en guerre. » C’est ainsi que Macron annonça le premier confinement en mars 2020. Et « la première victime d’une guerre, c’est la vérité » (Kipling). Depuis cette déclaration, les mensonges sont omniprésents !

1- Communication alarmiste et atmosphère de peur

La communication gouvernementale a été systématiquement alarmiste.

Lors du premier confinement le directeur général de la santé égrenait chaque jour le nombre de morts attribués au Covid-19. Et depuis, Santé publique France et les médias privilégient systématiquement dans leur communication les informations les plus inquiétantes. Selon les circonstances, ils mettent en avant le nombre de contaminations, ou celui des hospitalisations, ou bien les accès en réanimation ou bien encore les décès. En choisissant toujours le chiffre le plus « parlant » : soit le chiffre brut, soit le taux de progression.
Les moyennes mobiles sur 7 jours, beaucoup plus pertinentes, mais lissant les effets de pic si utiles pour effrayer les Français, sont rarement utilisées… Et, quand il y a des bonnes nouvelles, elles sont occultées par des annonces négatives à propos de telle ou telle région ou tel ou tel pays. C’est le monde en noir pour générer une atmosphère de peur.

2- Des mensonges présidentiels

Les Français ont aussi été exposés aux innombrables mensonges ministériels d’Agnès Buzyn, Sibeth Ndiaye et Olivier Véran. Le président Macron lui-même s’est appuyé sur deux mensonges pour imposer le reconfinement en octobre 2020 en affirmant : « Quel que soit ce que l’on fasse il y aura 9 000 personnes en réanimation le 15 novembre » : pourtant il y en eut moins de 5 000 ! Avant de brandir « si on ne fait rien » le chiffre effrayant de 400 000 morts, soit 6 000 morts par millions d’habitants alors qu’aucun pays – sauf la Belgique – n’a jusqu’ici atteint plus de 1 000 morts par habitant.

3- Une Dictature sanitaire implacable

Cet atmosphère effrayante a permis la mise place d’une dictature sanitaire implacable. L’arrêt quasi complet du pays pendant six semaines lors du premier confinement et la mise en place d’une répression d’État spectaculaire : côté plaisant, randonneurs traqués en hélicoptère ; côté tragique, visite aux parents mourants interdite et funérailles quasi impossibles. On pense à Créon refusant à Antigone de rendre les honneurs funèbres à son frère.

Et même si le reconfinement de novembre est plus souple que celui d’avril, les Français n’en subissent pas moins une formidable régression de leurs libertés fondamentales : liberté de circulation, liberté de réunion, liberté de manifestation, liberté du commerce, liberté du culte (catholique), liberté de prescription et de conscience (pour les médecins). En attendant les prochaines mesures qui pourraient régenter la vie à l’intérieur du domicile et créer une obligation vaccinale (pour un vaccin en cours d’expérimentation…) !

4- Des résultats médicaux pour le moins incertains

Le 1er confinement avait pour objectif d’éviter la sur saturation des services d’urgence. Peut-être l’a-t-il permis, même s’il est difficile de savoir ce qui ce serait passé en absence de confinement. La courbe en cloche marquant la progression, puis la régression, du virus aurait-elle été différente ? A minima le doute reste permis.

Pour le couvre-feu d’octobre et le reconfinement de novembre, les faits sont plus clairs : pour les chiffres des contaminations recensées et plus encore pour ceux mesurant la présence du virus dans les eaux d’égouts, le point d’inflexion des courbes est antérieur aux mesures gouvernementales.

On ne peut exclure qu’avec un certain cynisme les communicants macroniens se soient dit : « Ces événements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs ». Bien sûr, les thuriféraires du gouvernement peuvent aussi faire valoir que les décisions prises ont pu empêcher que les courbes, après une pause, ne repartent à la hausse.

5- Un bilan global peu convaincant

Un benchmark de la situation dans différents pays est sévère pour la gouvernance française qui cumule :

mesures bureaucratiques et liberticides (l’ « absurdistan français » selon le grand journal allemand Die Zeit),
une forte régression économique,
un bilan en termes de morts plutôt élevé par rapport aux autre pays : 750 morts par million d’habitants (au 23 novembre) soit un ordre de grandeur comparable à ceux du Brésil et des Etats-Unis, pays accusés par les médias d’avoir très mal géré leur crise et supérieur à la Suède qui n’a jamais confiné…

Ce qui permet de se poser la question : les libertés et l’économie des Français ont-ils été sacrifié pour rien ?

6- Mortalité, natalité, morbidités… un bilan encore difficile à établir

En fin d’année 2020, de l’ordre de 60 000 à 70 000 décès (10 % des morts de l’année) seront attribués au Covid-19. Un chiffre qui sera supérieur à la surmortalité de 2020 sur 2019 ou 2018 (compte-tenu du fait qu’une partie des décès attribués au Covid-19 auraient eu lieu pour une autre cause en absence du Covid-19). Une surmortalité qui selon l’INSEE (en octobre 2020) avait diminué l’espérance de vie des Français de 0,1 an pour les femmes et de 0,2 ans pour les hommes : une chute modeste qui s’explique par le fait que le Covid-19 est très rarement mortel en dehors des populations âgées et à comorbidités.

Le Covid-19 – et surtout les mesures sanitaires prises pour le combattre – auront d’autres conséquences sur la mortalité, la morbidité, la natalité dans les années qui viennent.

Sur la mortalité de 2021, trois effets sont possibles :

une sous mortalité par effet rattrapage (l’excès de décès de 2020 étant en partie compensé),
une poursuite de la surmortalité COVID en cas de nouvel épisode de contagion,
et une surmortalité due aux traitements différés de cancers ou autres pathologies.

Sur la natalité de 2021, deux effet sont possibles :

une augmentation des grossesses non désirées pendant le confinement (argument évoqué par les « progressistes » pour justifier l’allongement des délais d’avortement),
un décalage des projets de maternités et une baisse des naissances voulues compte-tenu de la crise économique, des incertitudes sur l’avenir et de l’ambiance délétère.
Difficile aujourd’hui de savoir ce qu’il en est même si les CAF disposent déjà des déclarations de grossesse. Mais l’omerta statistique en France est un sport politiquement correct…

Sur les morbidités : l’oisiveté, le confinement, l’augmentation du temps passé devant les écrans risquent d’avoir des conséquences sur l’obésité, les maladies cardio-vasculaires et neurologiques. Sans parler des problèmes cognitifs des jeunes enfants.

7- Absurdistan et dadaïsme sanitaire…

Il n’y a pas la moindre preuve de l’efficacité de la politique gouvernementale contre le Covid-19. En tout cas, pas la moindre preuve d’une meilleure efficacité en comparaison des autres pays.

En revanche, il y des présomptions fortes de nuisances en termes de santé publique durable et de natalité.

Et il y a des certitudes sur des conséquences économiques et budgétaires catastrophiques.

Le tout dans un contexte de répression des libertés qui rappelle les années de guerre et les pratiques des États totalitaires.

Ce qui qui conduit à se poser une question légitime : pourquoi ? Comment expliquer le dadaïsme sanitaire de Macron/Castex ? Par peur des médias et des juges ? Par bêtise de la bureaucratie sanitaire ? Par soumission aux appétits de Big pharma ? Difficile de répondre.

… ou stratégie du choc ?

Reste qu’il est frappant de constater que les mesures prises ménagent les plus puissants et promeuvent le monde de plus en plus virtuel des robots. Le confinement a été une formidable aubaine :

pour les GAFA et pour Amazon (des commandes passées à des robots et livrées par des esclaves) ;
pour les grandes – et très grandes – surfaces commerciales ;
pour les médias audio visuels qui ont amélioré leurs audiences et leurs capacités de propagande ;
pour les grands de la malbouffe (Mac Donald, Burger King, Colombus, Subway) qui attendent les faillites pour racheter à bas prix les meilleurs emplacements commerciaux (les « corners »).

Une aubaine pour les grands mais une grosse catastrophe pour les petits :

commerces enracinés dans la proximité mais discriminés à mort ;
associations conviviales locales privées d’activités, culturelles, sportives, de randonnées, de loisirs ;
livres et libraires frappés d’interdits ;
bars et restaurants, porteurs d’un savoir-vivre à la française, mais sacrifiés sur l’autel de la dictature sanitaire.

Tout se passe comme si Macron utilisait la stratégie du choc pour achever de normaliser la société française et de l’assujettir toujours davantage aux oligarques de la superclasse mondiale. Bien sûr ils n’ont pas créé le Coronavirus. Mais ils se servent admirablement de la peur qu’il a suscitée (ou qu’ils ont suscitée en son nom) pour faire avancer leurs intérêts. En domestiquant une population à qui on fait oublier qu’il y a plus important que la santé et le prolongement de la vie : la vraie vie, la vie honorable et digne, tout simplement !

Texte repris du site Polémia

Macron contre nos libertés

L’incohérence semble décidément la marque de fabrique du macronisme.

M. Macron prétend lutter contre l’islam radical, mais il maintient les frontières grandes ouvertes et libère des djihadistes qui s’empresseront de reprendre les armes contre nous.

M. Macron prétend encourager l’intégration européenne, mais, contestant l’existence même d’une culture française, il ne peut évidemment pas promouvoir la culture européenne qui est pourtant le socle le plus solide de toute collaboration entre pays européens.

M. Macron avait annoncé une grande entreprise de libération des énergies françaises. Mais jamais les libertés n’ont été aussi attaquées depuis 1944 et la fin de l’occupation allemande. Et jamais la spoliation fiscale n’a atteint un tel sommet.

De ce point de vue, l’actuel chef de l’État a réussi à dépasser son glorieux mentor, François Hollande, ce qui n’est pas un mince exploit!

Aujourd’hui, la majorité LREM prétend lutter contre le terrorisme islamique en censurant les comptes Twitter des Identitaires.

Comprenne qui pourra!

Ou plutôt, on comprend bien que nos braves oligarques n’ont aucune intention de lutter sérieusement contre le terrorisme et qu’ils préfèrent sévir contre les honnêtes gens.

Ils nous rééditent le coup de 2002 où, alors que la campagne présidentielle avait promis davantage de sécurité (ce que tous les Français avaient compris comme davantage de contrôle de l’immigration), le curieux attelage Chirac-Sarkozy nous avait offert davantage de … radars (sous prétexte de sécurité routière).

En tout cas, prétendre défendre le soi-disant «droit au blasphème» en interdisant l’expression de toute pensée dissidente est assez original.

À supposer que la culture française (qui, bien sûr, n’existe pas!) se résume à ce «droit au blasphème» cher à M. Macron, il faudrait en déduire qu’Éric Zemmour, Marine Le Pen (ou Jean-Luc Mélenchon) doivent pouvoir s’exprimer.

Ils le peuvent, nous ne sommes pas en dictature, rugit M. Macron. Certes, mais en prenant le risque de procès devant la 17e chambre correctionnelle où une masse d’associations grassement subventionnées promeut la préférence étrangère.

Pour ne rien dire du risque de perdre son emploi quand l’extrême gauche et le capitalisme de connivence appellent de concert au lynchage médiatique.

En réalité, la seule cohérence dans le modèle macronien, c’est le goût pour le modèle chinois fait de passe-droits pour les oligarques et d’esclavage pour les autres.

Jean Rouxel

Tribune reprise de les4verites.com

Emmanuel Macron victime d’une épidémie d’impopularité ?, par Michel Geoffroy

Emmanuel Macron

Les sondages confirment une forte défiance vis-à-vis de l’exécutif et singulièrement du Premier Ministre, qui n’est jamais parvenu à s’imposer dans l’opinion. La gestion médiatique et politique de l’épidémie de coronavirus ne convainc pas les Français, pas plus que la détermination gouvernementale à lutter contre le terrorisme. Ni les mesures annoncées de soutien à l’économie. A l’évidence la morosité et la défiance gagnent de larges couches de la population.

L’exécutif ne convainc pas les Français

Si la popularité d’Emmanuel Macron progresse de 2 points en septembre, passant à 38% d’opinions positives sur son action, contre 36 % en août, le taux de Français mécontents de l’action du président de la République se situe à 62 %, selon la même étude. Le pourcentage de mécontents de l’action du Premier ministre Jean Castex demeure stable à 46 %.
Source : sondage IFOP Le Journal du Dimanche réalisé du 11 au 19 septembre 2020

49 % des personnes interrogées jugent défavorablement l’action du Premier ministre Jean Castex, avec une augmentation de huit points des avis négatifs en un mois. Depuis sa nomination à Matignon, la chute de popularité du Premier ministre est spectaculaire, puisque les avis défavorables parmi l’ensemble des sondés sont passés de 27% en juillet à 49%, soit une hausse de 22 points.
Source : sondage Ipsos réalisé pour Le Point réalisé les 9 et 10 octobre 2020

Sur les trois grands sujets – crise économique, crise sanitaire, terrorisme islamiste -, la confiance dans le gouvernement recule sur tous les fronts : -6 points en moyenne en dix jours ! Même sur le volet économique et le soutien aux entreprises le gouvernement ne convainc plus que 45 % des personnes interrogées. Sur la lutte contre le coronavirus, elles ne sont plus que 35 %. Sur la lutte contre le terrorisme islamiste, seules 39 % font confiance au gouvernement ; la désaffection vis-à-vis d’Emmanuel Macron est forte, en particulier chez les électeurs LR, pourtant soutiens constants du chef de l’État : ils ne sont plus que 37 % à lui accorder leur confiance.
Source : sondage IFOP pour le JDD réalisé les 5 et 6 novembre 2020

Une gestion impopulaire du Covid-19

60 % des personnes interrogées jugent que “les médias parlent trop de la pandémie” et 75 % que “les médias ont alimenté la peur du virus et ont même utilisé cette peur pour faire de l’audience » et 13% seulement pensent que l’information a aidé à “maîtriser et combattre” cette peur.
Source : sondage Viavoice pour les Assises internationales du journalisme de Tours en partenariat avec France Télévisions, France Médias Monde, Le Journal du dimanche et Radio France réalisée du 4 au 8 septembre 2020

61 % des personnes interrogées estiment que le président Emmanuel Macron n’a pas été à la hauteur de la crise du covid-19 et 55% pensent qu’il n’a pas pris les bonnes décisions sur le plan sanitaire. Concernant les choix économique et sociaux du gouvernement pour gérer la crise, si 52% affirment que le président de la République a pris les bonnes décisions, 48% les décrivent toutefois comme mauvaises. 65 % des Français pensent également que l’exécutif n’a pas tiré les leçons de la première vague du virus. Quant à l’image du chef de l’Etat, elle reste mauvaise. 65 % des sondés le disent « arrogant », 63% le trouvent « autoritaire », et il « inquiète » 59 % des Français.
Source : sondage Elabe pour BFMTV réalisé les 6 et 7 octobre 2020

73 % des personnes interrogées qualifient d’incohérente la communication du gouvernement au sujet des conditions du reconfinement. Et ce alors que la majorité d’entre eux approuve le dispositif. En effet, 65% trouvent cette mesure justifiée pour faire face à la nouvelle vague de l’épidémie et 55% sont même prêts à faire durer la mesure « pendant les vacances de Noël si la situation sanitaire l’exige ». Toujours selon l’étude, seulement 29 % des personnes interrogées font confiance au gouvernement dans ses mesures pour endiguer la nouvelle vague de l’épidémie. Or, les actions d’Édouard Philippe pour gérer l’épidémie avaient été approuvées par 54 % des Français au mois de mars, rappelle le HuffPost, alors que, d’après un sondage Elabe publié le 1er avril, 41% des Français faisaient confiance au pouvoir pour « lutter efficacement contre l’épidémie », selon la chaîne Public Sénat.
Source : sondage YouGov pour Le HuffPost realisé les 2 et 3 novembre 2020

Un manque de crédibilité face au terrorisme

Les Français sont majoritairement favorables au rétablissement de la peine de mort et réclament « un vrai chef pour remettre de l’ordre». Quelque 55 % des personnes interrogées (+11 points sur 2019), affirment ainsi qu’il « faudrait rétablir la peine de mort en France».
En outre 88 % (+5 points sur 2019) considérent que « l’autorité est une valeur qui est trop souvent critiquée aujourd’hui ».
Source : étude Ipsos/Sopra Steria pour Le Monde, la Fondation Jean Jaurès, et l’Institut Montaigne, réalisée du 1er au 3 septembre 2020

Seules 26 % des personnes interrogées font confiance au gouvernement pour les protéger du terrorisme. Bien qu’il ait été effectué juste après l’assassinat de Samuel Paty et l’attaque près des anciens locaux de Charlie Hebdo, jamais ce chiffre n’avait été aussi bas en quatre ans. Depuis le dernier sondage en juillet, il a perdu 18 points. Les personnes interrogées estiment également majoritairement (57 %) qu’il n’y a pas suffisamment de policiers et de gendarmes dans les rues, notamment à proximité des lieux de culte.
Source : baromètre Fiducial/Odoxa pour Le Figaro réalisé les 14 et 15 octobre 2020

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Covid-19 : les Français ne sont pas coupables

Une tribune d’Ivan Rioufol publiée le 28 octobre 2020, juste avant la prise de parole d’Emmanuel Macron.

Non, les Français ne sont pas responsables de l’épidémie de Covid-19. Ils n’ont pas à être punis de n’avoir pas été sages cet été. La deuxième vague, annoncée depuis des mois par le discours catastrophiste, donne enfin raison à Olivier Véran, ministre de la Santé. Selon les projections, cette flambée saisonnière semble sérieuse. Pour autant, il est insupportable d’infantiliser les citoyens en les déclarant coupables. C’est ce raisonnement que devrait tenir, ce mercredi soir, Emmanuel Macron en annonçant d’autres interdits.

Un nouveau confinement est plausible. Or ces mesures liberticides sont prises pour palier les faiblesses du système hospitalier, présenté comme exemplaire. La France est, avec le Danemark, le pays qui dépense le plus pour l’hôpital (4,1% du PIB). Non seulement les soignants sont parmi les plus mal payés, mais des lits de réanimation manquent encore, tandis que les médecins sont en nombre très insuffisant, à cause d’un numerus clausus irréaliste. De surcroît, il apparaît que le gouvernement n’a pas su développer la généralisation des tests auprès des personnes à risque, sachant que 50% des personnes décédées ont plus de 85 ans et que 65% des victimes sont atteintes de comorbidités. Le centralisme technocratique et l’incompétence des dirigeants sont les fautifs.

Ce despotisme hygiéniste est un danger pour l’économie, autant que pour la démocratie. Au louable prétexte de sauver des vies (mais 99,5% des contaminés s’en sortent) l’Etat macronien est en train d’abîmer gravement le pays. L’école, l’entreprise, la culture sont les cibles d’une absurde logique sanitaire : elle ne voit pas plus loin que le bout de son nez. L’Elysée, ce lieu où tout se décide autoritairement, semble être sous l’unique influence des médecins et des scientifiques. Les économistes et les philosophes seraient à écouter davantage, pour mettre en garde le président contre les refus du risque et de la mort. Ces rejets puérils sont des poisons plus mortels que le Covid. Dans l’immédiat, les plus fragiles économiquement et socialement sont les vraies victimes de cette politique faussement humaniste, authentiquement frileuse.

Rien n’est plus contestable, en fait, que les choix de l’Etat jacobin, qui persiste à se croire détenteur de la bonne solution. Celle-ci passe par la responsabilisation des gens et par l’acceptation de la maladie. Il est d’ailleurs irresponsable de la part des autorités sanitaires de faire obstacle à l’usage de l’hydroxychloroquine, qui n’aurait pas l’heur de plaire à Véran. En son temps, Jean-Paul Sartre préconisait “l’intrusion des masses dans la vie politique”. Il est urgent de sauver la France des Diafoirus qui la tuent.

Ivan Rioufol

Texte daté du 28 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Boycott des produits français, cyber-attaques… le monde musulman nous a déclaré la guerre

Alors que le tyran islamiste Erdogan continue de déverser impunément sa bile sur notre pays, le déchaînement de haine anti-française auquel nous assistons depuis plusieurs jours dans ce monde musulman qui ne fait, lui, absolument aucune différence entre « islam » et « islamisme » ne cesse de gagner du terrain, et prend même désormais la forme d’une guerre qui n’ose pas dire son nom. C’est ainsi que, outre le boycott de nos produits déjà officiellement décrété par plusieurs pays musulmans, des dizaines de sites Internet français ont fait l’objet au cours de ces dernières 72 heures de cyber-attaques, accompagnées de messages appelant ouvertement à la décapitation de nos compatriotes et à la destruction de la France.

Cyber-djihad contre la France

Dès dimanche soir, la plate-forme gouvernementale Cybermalveillance.gouv.fr a en effet averti que des dizaines de sites français, souvent mal protégés contre pareille menace tels que ceux de mairies, de PME ou encore d’associations, avaient déjà été victimes de « défiguration » ou de « défaçage ». En clair ? Ils ont vu certaines de leurs pages, en général celle d’accueil, remplacées par des messages islamistes appelant à la décapitation des Français et promettant « l’apocalypse » à notre pays, le tout accompagné de photomontages souvent sanglants. Parmi les nombreux sites victimes : celui du groupe TF1 qui, bien que particulièrement porté sur la dhimmitude, a été inondé de centaines de messages prônant la décapitation et la guerre ouverte avec la France. Des attaques qui, selon les autorités, proviennent essentiellement de hackers musulmans opérant depuis l’Algérie, le Bangladesh, le Yémen, l’Arabie Saoudite, le Pakistan et, bien sûr, de l’Europe en voie d’islamisation. Si le gouvernement assure qu’aucun grand site de l’Etat n’a pour le moment été touché, les réseaux sociaux tels que Twitter et Facebook ont en revanche, eux, été particulièrement frappés par ce cyber-djihad.

L’UE aux abonnés absents

En même temps, encouragés par Erdogan qui est revenu à la charge lundi contre Macron et la France en annonçant officiellement le boycott de nos produits par la Turquie, de nombreux pays musulmans ont rejoint cette énorme cabale anti-française. Et cela jusqu’au Maroc, pourtant réputé très proche de Paris. Ce qui donne une idée de la fiabilité de notre fameuse politique arabe vantée par les médias depuis tant d’années et de la confiance que nous pouvons encore accorder à nos « alliés musulmans »… Oh bien sûr, suivant les consignes du Quai d’Orsay, nos ambassadeurs en poste dans ces pays tentent depuis vendredi de « déminer », « d’expliquer » et « de faire de la pédagogie ». Mais comment faire comprendre la position de la France aux adeptes d’une religion qui refuse toute distinction entre le temporel et le spirituel, et ne reconnaît pour seule et unique loi que celle de la charia ? Et puis, il y a nos fameux « grands partenaires européens » qui, fidèles à eux-mêmes, font preuve dans cette affaire d’une lâcheté affligeante, se bornant, comme l’a fait Merkel, à « condamner » les propos « diffamatoires » d’Erdogan. Or, comme l’écrivait très justement lundi l’eurodéputé RN Jordan Bardella, « les agressions répétées du sultan islamiste à l’égard de la France ne peuvent plus être reçues avec des condamnations morales […]. L’UE doit désormais engager une riposte économique et diplomatique contre la Turquie, dont il est nécessaire de rappeler qu’elle a bénéficié de près de 50 milliards d’euros d’aides publiques de la part des contribuables européens ces vingt dernières années. » Aussi, a-t-il ajouté, « à l’heure où la Turquie dépend du continent européen pour 41 % de ses échanges commerciaux, qu’elle bénéficie d’une union douanière et de quotas d’importation, la France et l’UE disposent de leviers d’action décisifs pour interrompre l’expansionnisme belliqueux du président turc ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 27 octobre 2020

Après les propos d’Emmanuel Macron sur l’islam, plusieurs pays musulmans décident de boycotter des produits français

Le refus du risque rend la France apeurée, par Ivan Rioufol

Est-ce ainsi que les hommes vont vivre ? Le choix d’une société hygiéniste, imposé sans débat par Emmanuel Macron, est une alarmante régression démocratique. Mercredi soir, le chef de l’État a été jusqu’à recommander aux Français de “se laver les mains“. Au prétexte de sauver l’hôpital public, infecté par la bureaucratie, le pouvoir rabaisse les citoyens infantilisés au rang d’une chiourme à mater : tel est le sens qui peut être donné au couvre-feu (21 h -6 h), cette mesure policière répressive qui sera imposée dès samedi, pour au moins quatre semaines, en Île-de-France et dans d’autres métropoles. En fait, un autre séparatisme disloque la nation.

Ce divorce-là oppose, radicalement, la France d’en haut à celle d’en bas. Ce schisme n’est pas moins dangereux que le sécessionnisme politique qui pousse des cités islamisées à rompre avec la République. Dans les deux cas, l’État dévitalisé et apeuré est prêt aux prudences les plus irréalistes pour éviter les tempêtes.

Protéger la vie : l’argument est avantageusement avancé par le gouvernement pour justifier ses défensives face au virus ou aux guérillas urbaines. Cet apparent humanisme n’a pourtant pas empêché les députés de la majorité, dans la torpeur d’août, de voter pour l’interruption médicale de grossesse (IMG) à neuf mois, c’est-à-dire au terme de la naissance, en cas de “détresse psychosociale” de la mère. Les mêmes « progressistes » de LREM ont, comme la députée Albane Gaillot, crié “Victoire !” après le vote l’autre jour d’un allongement de l’IVG de 12 à 14 semaines. Dans Le Monde (7 octobre), Israël Nisand, chef du service de gynécologie obstétrique au CHU de Strasbourg, a décrit ainsi l’acte médical qu’il réprouve : “À 14 semaines, le fœtus mesure 120 millimètres et la tête est ossifiée. Ce qui veut dire qu’il faut couper le fœtus en morceaux et écraser la tête pour le sortir du ventre.”
Ces gens qui exhibent leur grande bonté sont des monstres.

La France achèverait son déclin si elle devait devenir, sans résister, ce pays lâche et tremblant qui s’étend, sous la direction d’”élites” soucieuses de s’épargner trop d’ennuis. Subrepticement, la société verse dans la paranoïa quotidienne, au prétexte de ne prendre aucun risque.

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Mesures « anti-Covid » annoncées par Macron : les Français payent l’incurie du gouvernement, par Franck Deletraz

Instauration à partir de samedi, et pour au moins un mois, d’un couvre-feu entre 21 heures et 6 heures en Ile-de-France et dans ces huit autres métropoles du pays que sont Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Saint-Etienne et Toulouse ; autorisation de se rendre dans la famille pour la Toussaint mais à condition de « porter le masque » et de « respecter les distances » ; limitation des réunions privées ou au restaurant à « six personnes maximum »…

Comme l’on pouvait s’y attendre, c’est un nouveau et sérieux tour de vis que le président Macron a annoncé mercredi soir, au nom de la lutte anti-Covid, lors de son interview télévisée par les journalistes de TF1 et de France 2. Des mesures liberticides et d’autant plus injustes qu’elles font payer aujourd’hui aux Français l’incurie d’un gouvernement qui, depuis mars dernier et le confinement, n’a quasiment rien prévu en vue de la seconde vague épidémique annoncée.

Nos compatriotes rendus responsables

Le récent coup de gueule de Castex, reprochant à nos compatriotes de ne pas tenir compte des consignes sanitaires diffusées par le gouvernement, avait quelque peu annoncé la couleur : au lieu de faire son autocritique et d’admettre que depuis mars dernier le gouvernement n’a en réalité mis en œuvre aucune mesure vraiment efficace (telle que la création en urgence de lits supplémentaires dans les hôpitaux) en prévision d’une probable seconde vague de l’épidémie, le Premier ministre choisissait la facilité en rendant les Français responsables de la recrudescence des cas de Covid-19. Nous n’aurons donc pas été surpris de voir Macron, certes avec un peu plus de diplomatie, nous faire lui aussi la leçon mercredi soir, en annonçant ces nouvelles mesures destinées surtout à palier l’incompétence de l’Etat. Au nombre de celles-ci, nous l’avons dit, ce fameux couvre-feu, dont la durée pourrait bien être prochainement portée à « six semaines ». Mais aussi la réactivation des mesures de chômage partiel pour les secteurs touchés, le versement aux Français qui perçoivent les APL et le RSA d’une « aide exceptionnelle massive » de 150 euros par famille, à laquelle s’ajouteront 100 euros par enfant, ou encore – sans rire – le lancement d’une nouvelle application pour téléphone portable, appelée « Tous anti-Covid »…

« On a détruit l’hôpital public français »

Autant d’annonces qui ont valu à Macron d’essuyer les critiques nombreuses et justifiées d’une grande partie de l’opposition. A commencer par Marine Le Pen qui a jugé que « les aides financières aux secteurs touchés doivent être plus larges, plus rapides, moins complexes que celles mises en œuvre jusqu’à présent », et souligné que l’amélioration de la politique de tests, qui permettrait « la préservation de nos grandes libertés publiques, doit être une PRIORITÉ ». Mais aussi l’eurodéputé RN Thierry Mariani, qui a fait ce constat sur Twitter : « Incapacité à instaurer la stratégie “tester, tracer, isoler”, refus de reconnaître les erreurs commises, aucune création de places en réanimation supplémentaires ! Les Français et des pans entiers de notre économie vont payer l’incurie de Macron et de ce gouvernement ! » Enfin, on citera encore les mots très justes de Michel Onfray qui, invité un peu plus tôt mercredi sur CNews, a estimé que le gouvernement utilisait « un vocabulaire extrêmement martial, tout ça pour ne pas dire qu’on a détruit l’hôpital public français ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 octobre 2020

Macron face à Anne-Sophie Lapix et Gilles Bouleau – Jean-Yves Le Gallou dénoncent des journalistes au garde-à-vous

Propagande, couvre-feu, délation… C’est reparti comme en 40 !

Quel pays au monde est capable en même temps de réfléchir à un couvre-feu généralisé à partir de 20 heures, comme si les Allemands paradaient à nouveau avenue des Champs-Elysées, tout en incitant son bon peuple à partir en vacances à la Toussaint ? Comme si le maréchal Pétain avait appelé Léon Blum à la présidence du Conseil ?

Au moment où nous écrivons ces lignes, Emmanuel Macron ne s’est pas encore exprimé. Parmi les options envisagées pour lutter contre une énième seconde vague qui ne cesse de faire des remous, plusieurs options sont à l’étude. Si un reconfinement généralisé ne semble pas envisageable au risque de définitivement tuer le pays, un couvre-feu dans certaines métropoles semblent à l’étude. Ainsi Paris et sa grande couronne se voient menacés. Il est intéressant de noter qu’il s’agit de la seule option qui ait fuité, comme par hasard. Comme pour tester les réactions de l’opinion publique. Et elle a de quoi rassurer le gouvernement mais prodigieusement inquiéter les hommes libres. Les lecteurs du Figaro ont ainsi, dans un sondage, plébiscité le couvre-feu en bon bourgeois effrayés et prévisibles qu’ils ont toujours été.

Sur les plateaux télé, les chroniqueurs et experts se relaient pour apporter toujours plus d’alarmisme et les médecins conviés se divisent maintenant en deux camps. C’est vous dire si l’époque est formidable et emplie de nuances : les alarmistes et les « rassuristes », ce mot écorche les oreilles tant il n’est pas français. Soit il faut inciter au reconfinement, soit il faut limite passer pour un négationniste et dire que le virus n’existe pas. Les plateaux TV et la surabondance des chroniqueurs débattent visiblement d’un sujet que généralement ils ne maîtrisent pas. La preuve en a été faite sur CNews par l’intermédiaire de Florian Philippot. En effet, l’ex-numéro deux du Rassemblement national et président des Patriotes a assuré qu’entre 20 000 et 30 000 personnes étaient mortes de la grippe en 2017. Enorme tollé sur le plateau. Les chroniqueurs et notamment le Dr Hamon, président d’honneur de l’Ordre des médecins l’ont vertement tancé avec le reste du plateau en l’accusant de fake-news. Une salve qui s’est vite tarie lorsque Philippot a sorti les chiffres officiels de 2017 qui font état de 21 000 décès. Douche froide. Pendant ce temps, des policiers entrent chez vous sur dénonciation pour vérifier combien de convives vous recevez. Couvre-feu, police et dénonciation. De quoi réjouir tous les Adolfo Ramirez de ce pays.

Et les Français dans tout ça ? Tiraillés par la peur d’un virus dont on ne sait pas grand-chose à part que sa dangerosité oscille entre la peste noire et le rhume, que les tests sont d’une fiabilité relative et que les victimes potentielles sont un jour des vieillards, le lendemain des hommes sains et jeunes et le surlendemain des obèses morbides. Le « en même temps », véritable girouette faussée, déroute, aveugle et finalement apeure une société et des êtres perdus qui pensaient bien avoir chassé la mort de leur quotidien. Des êtres qui ont été conditionnés pour préférer vivre esclaves plutôt que de prendre le risque de mourir libres. Au nom de la précaution, nos aînés meurent de solitude dans leurs EHPAD. Une mort bien pire que le Covid.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 14 octobre 2020

Alexis Poulin : «Aucun pouvoir n’a lutté contre un virus avec un couvre-feu»

15/10/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Alexis Poulin, journaliste et éditorialiste, était l’invité de RT France. Il a dénoncé une dérive dystopique et autoritaire de la part de l’exécutif.

Il avance également que les citoyens subissent des décisions injustement imposées par Emmanuel Macron et la caste politique qui l’entoure.


Apprendre l’arabe à l’école pour combattre l’islamisme ?, par Francis Bergeron

Vendredi, Macron avait tenu son discours contre le « séparatisme », sifflé par la gauche, et applaudi par une partie de la droite. Mais le débat se prolonge sur un point précis de son intervention, qui pourrait ruiner le côté « droit dans ses bottes » du discours : c’est l’idée qu’il faudrait développer en parallèle l’apprentissage de l’arabe, à l’école et dans le cadre périscolaire.
On croyait pourtant que la majorité avait tourné le dos à la pratique si confuse et paralysante du « en même temps ». Darmanin, le dur de dur sur ces questions, Blanquer, le Jules Ferry du XXIe siècle, applaudissent pourtant des deux mains.

Les arguments du gouvernement sont les suivants : l’arabe est la cinquième langue du monde, il faut l’enseigner davantage. D’autre part il vaut mieux que son apprentissage se fasse dans des structures « maîtrisées » plutôt que dans des mosquées salafistes. Enfin la « culture plurielle » est une richesse qu’il faut valoriser. Mais l’intégration, qui est la grande question, la question de l’appartenance à une communauté de destin, passent le plus souvent par une langue commune, cette question est éludée.

Certes l’arabe est une belle langue, mais la possibilité de l’apprendre et de l’étudier est une option déjà ouverte. Et puisque l’arabe n’est que la cinquième langue du globe, n’est-il pas plus urgent d’apprendre d’abord les quatre premières, à commencer par le français, insuffisamment possédé et défendu par les Français eux-mêmes, trop souvent remplacé par un sabir anglo-arabe ? Quant à l’idée que la promotion de l’arabe éviterait aux jeunes de se rendre dans les mosquées salafistes, elle est pour le coup empreinte d’une grande naïveté. La bonne question est : que font des mosquées salafistes sur le territoire français ? Les fermer réglerait de façon plus radicale le risque d’endoctrinement islamiste. Quant au dernier argument, il est alambiqué : « la culture plurielle est une richesse » nous dit Macron, et enseigner l’arabe de façon plus systématique permettrait donc le développement de cette richesse…

« Une islamisation de l’Education nationale » (Luc Ferry)

L’ancien ministre de l’Education nationale de Chirac, Luc Ferry, a réagi assez violemment à ce qu’il avait déjà eu l’occasion d’appeler « une fausse bonne idée » : « C’est ridicule ! » a-t-il lâché, expliquant que c’était au contraire le meilleur moyen de favoriser « la prolifération d’écoles coraniques ou d’écoles confessionnelles ». Luc Ferry craint pour sa part « une islamisation de l’Education nationale ».

Curieusement les recettes que les adeptes du « laïcisme républicain » (Macron n’a eu que ces mots à la bouche pendant toute son intervention de vendredi) ont appliqué aux petits Français, sous la IIIe République, consistaient à leur interdire la pratique des langues régionales. Les petits Bretons, en particulier, furent les victimes d’une véritable discrimination, et d’une sorte de génocide culturel. Il s’agissait en fait, dans ces régions, d’arracher les enfants aux « superstitions », et plus globalement à l’influence de l’Eglise. Le nouveau « laïcisme républicain » commande donc à présent d’enseigner la langue qui véhicule l’islam, pour que les enfants ne fréquentent pas les mosquées islamistes. On a du mal à comprendre le raisonnement !

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 8 octobre 2020

Lutte contre le séparatisme ou contre nos libertés?, par Guillaume de Thieulloy

Le 2 octobre, M.Macron a prononcé aux Mureaux (quartier emblématique du merveilleux «vivre-ensemble» chanté sur tous les tons par nos chers dirigeants) un important discours sur le «séparatisme».

J’ai déjà dit que le mot «séparatisme» me semblait particulièrement inadéquat pour définir le problème que l’islam pose à la France: l’objectif ultime des islamistes n’est pas de régner sur des quartiers où la loi française ne s’appliquerait plus (c’est déjà le cas dans plusieurs centaines de quartiers «sensibles»), mais de soumettre tout le territoire français à la charia.

Cela fait maintenant plusieurs décennies que la France a un problème islamique, mais les dirigeants font mine de ne pas comprendre.

Ainsi, dès le début de son discours, le chef de l’État dénonce le projet politico-religieux du «séparatisme islamique», sans sembler s’apercevoir que c’est le Coran lui-même qui porte un projet politico-religieux.

On notera avec amusement l’évolution du discours. Voici quelques années, nous étions de dangereux complotistes quand nous dénoncions les horaires de piscine réservés aux femmes. Eh bien, désormais, Emmanuel Macron nous emboîte le pas.

Encore quelques années, et il va peut-être «découvrir» que le projet islamiste a quelque chose à voir avec l’islam!

L’aveuglement volontaire de ces prétendues élites devrait radicalement les disqualifier pour conduire la nation. Mais, manifestement, la mémoire courte des Français permet toutes les manipulations. Jusqu’à tenter de faire du successeur de François Hollande un chef d’État capable de lutter sans faiblesse contre « l’islam politique » (comme s’il en existait un autre).

Mais, en dehors de ce spectacle absurde et familier, où les responsables de l’ouverture des frontières et du désarmement de la France osent jouer aux hommes d’État, ce discours est inquiétant.

Car, en ne ciblant pas nommément les incompatibilités entre certains points de l’islam et certaines de nos mœurs et de nos lois, M. Macron envisage d’un cœur serein de mettre toute la société française en prison.

Je ne prendrai dans son discours que deux exemples de ces mesures liberticides, évidemment inefficaces contre l’islamisme, mais ravageuses contre les libertés des vieux Français.

Il est annoncé que la loi interdira désormais l’instruction à la maison, pour que l’école redevienne «un creuset républicain». Pour ma part, je ne crois pas du tout que l’école doive être une officine de propagande robespierriste ou mélanchoniste. Et je crois que les parents doivent être les premiers éducateurs de leurs enfants. C’est ce que dit le droit naturel. C’est aussi ce que dit la déclaration universelle des droits de l’homme.
Très consciemment, je scolarise mes enfants hors du « creuset républicain » où l’on n’apprend plus à lire, écrire, ni compter, mais où, dès la maternelle, on chante les merveilles de cette «diversité» qui fracasse notre patrie.

Deuxième exemple: l’État réclame désormais le droit de dissoudre les associations pour des motifs indéfinis.

Faute de savoir résister à la conquête islamique, M. Macron restera – comme ses prédécesseurs – dans l’histoire comme un fossoyeur des droits naturels des êtres humains et des libertés des Français.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Renforcer l’islam pour contrer l’islamisme: la dangereuse illusion de Macron

Une tribune libre de Nicolas Bay (Rassemblement national), député français au Parlement européen, vice-président du groupe « Identité et Démocratie ».

Les annonces d’Emmanuel Macron contre « les séparatismes », en réalité exclusivement contre le « séparatisme islamiste » comme il l’a reconnu lui-même lors de sa conférence de presse, ne sont pas anodines. On aurait tort de les traiter par le mépris et de n’en discuter que les détails de mise en œuvre. L’essentiel se situe malheureusement dans l’acceptation et la promotion d’une société multiculturelle qui n’aurait plus de France que le nom. Loin de défendre l’idée républicaine française, c’est un accommodement à l’anglo-saxonne que le président de la République souhaite mettre en place rapidement.

Partant du fait, réel mais récent, que « des civilisations cohabitent sur notre sol compte tenu de ce qu’est aujourd’hui le peuple français », mêlant ainsi au passage naturalisés anciens, récents et, dans son esprit, les étrangers naturalisables à terme, Emmanuel Macron en tire des conclusions qui vont bouleverser en profondeur notre pays. Quand il décrète qu’il veut que la France « devienne un pays d’excellence dans l’étude des civilisations musulmanes », quand il décide que la langue arabe doit être enseignée massivement parce que l’arabe est « la richesse » de « nos enfants, de leurs familles » et qu’il convient de « la reconnaître et de l’exalter », Emmanuel Macron semble sincèrement persuadé de combattre le « séparatisme ». Comme Gribouille se jetant à l’eau pour ne pas être mouillé par la pluie, il pense donc combattre l’islamisme en islamisant. Car il faut rappeler que l’arabe est la langue du Coran et de l’islam comme le latin a été celle de la Chrétienté occidentale durant des siècles.

Reconnaître que l’arabe – ou le wolof – est une langue que notre pays doit exalter au nom de la République, ce n’est pas combattre le séparatisme, mais entretenir le communautarisme, et donc armer mentalement les « séparatistes », renforcer ce qu’ils croient être leur légitimité. C’est aussi faire de l’intégration à l’envers.

Emmanuel Macron ne compte pas s’en tenir là. Il entend changer notre perception du passé, le défranciser afin de le rendre compatible avec les vagues migratoires arrivées, en partance ou à venir. Plusieurs éléments de son discours le prouvent. D’abord, sa volonté d’insister sur le passé : « Nous sommes un pays qui a un passé colonial (…) avec des faits fondateurs de notre psyché collective ». Pour la pensée présidentielle, ce passé divise, il oppose deux mémoires nationales, celle des Français, celles des peuples colonisés. Or, nombre de descendants de ces peuples sont installés chez nous, bien souvent naturalisés. Pour Emmanuel Macron, la synthèse de ces deux mémoires ne peut se faire qu’au prix de concessions, de ce qu’il appelle « faire un pas l’un vers l’autre ». Et qu’importe qu’une seule partie, la française, fasse ce pas. Ce pas, c’est pour le président à l’école de la République de le franchir. La France n’existe plus dans ce contexte que comme un passé à dépasser, au risque de le dénaturer.

Dans ce contexte, les mesures concrètes contre l’islamisme comme le (trop faible) renforcement de la neutralité du service public ne peuvent être décisives. Elles ne sont que des réactions ponctuelles face à une offensive qui ne sera nullement gênée et contournera en s’adaptant. Elles frapperont, en revanche, des personnes étrangères à l’islamisme, notamment des familles d’autres confessions ou agnostiques, ayant fait le choix de l’école à la maison.

Emmanuel Macron a cité les Frères musulmans, principalement pour les exonérer d’avoir toujours eu une nature et un projet politique. Mais il n’a annoncé aucune mesure spécifique les concernant. Les mosquées radicales en France ne se chiffrent pas par dizaines mais par centaines. Elles sont et resteront ouvertes, hors exceptions gérées par des maladroits disant tout haut ce que les autres préparent tout bas.

Interrogé sur le rôle des élus, Emmanuel Macron a magnifié leur rôle, refusant ainsi de voir que deux catégories de maires sont les complices de l’islamisme et souvent des Frères musulmans. Les premiers en étant eux-mêmes liés à la mouvance de l’islam politique même si, convenons-en, les cas sont pour l’heure rares. Avec le bouleversement démographique en cours, ce ne sera plus le cas d’ici 2030. La seconde, la plus nombreuse, est celle des édiles qui achètent des voix en subventionnant des clubs et des associations gangrénées par l’islamisme ou en facilitant l’installation de mosquées contrôlées par des radicaux. Ces élus jouent depuis vingt ans un rôle déterminant dans l’avancée islamiste en France. Ne rien dire sur ce sujet, c’est accepter que continuent des tractations et des renoncements pourtant bien peu « républicains ».

Finalement, cette négation de la France, de son histoire, de sa langue, de l’existence d’un peuple historique d’ailleurs jamais consulté sur l’immigration, cette volonté de promouvoir une nouvelle « mémoire », ne peut que renforcer l’offensive islamiste. Cette république séparée de la France, telle que la propose Emmanuel Macron, n’est pas une digue, mais une autoroute pour le séparatisme.

Tribune reprise de Causeur

Identitaires, communautaires et séparatistes : l’affrontement, par Clément Martin (Les Identitaires)

Le discours d’Emmanuel Macron pour annoncer le futur projet de loi contre le « séparatisme islamique » a été prononcé vendredi 2 octobre. Le projet de loi, quant à lui, sera présenté le 9 décembre en Conseil des ministres.

Le Président évoque les « dérives » islamistes « au sein de nombreux services publics (…) en particulier, les transports en commun ». Il évoque « l’obligation de neutralité ». Mais comment imposer la laïcité aux musulmans alors que, par ailleurs, Emmanuel Macron appelle à créer des « postes supplémentaires dans l’enseignement supérieur » sur la « civilisation musulmane » ? Comment dire aux musulmans que leur foi doit passer après les valeurs républicaines alors que le véhicule culturel de l’islam, la langue arabe, devrait être « reconnue » et « exaltée (…) dans le cadre républicain de manière extraordinairement décomplexée » ? Multiculturalisme et laïcisme sont incompatibles : si l’on veut intégrer l’islam dans la République, on ne peut lui refuser de s’exprimer tel qu’il est. Or, c’est là que le bât blesse. Macron fait du Sarkozy, il rêve d’un islam de France qui ne peut pas exister dans la mesure où, pour le musulman, l’intérêt national est toujours secondaire. L’oumma, communauté des croyants, prime sur les patries, et la charia, loi coranique, sur les lois de la République.

Il est illusoire de réformer l’islam, on ne change pas la foi et la culture des gens, on ne déracine pas les masses : on les accepte telles qu’elles sont au risque de la guerre civile ou on les renvoie au pays afin de préserver la paix. Aucune demi-mesure ne serait tolérée par une population en croissance démographique et sûre de son bon droit dans un pays en dormition identitaire. Une seule solution : la remigration. Que les imams soient formés par des pseudo-experts français ou des centres étrangers, le développement de l’islam en France ne signifie qu’une chose : l’islamisation du territoire.

Par ailleurs, ce discours annonce une dérive totalitaire assumée puisque « il sera permis de dissoudre des associations dont il est établi qu’elles portent des messages qui contreviennent à nos lois à nos principes (…) en vertu de nos principes républicains ». Les associations qui combattent les lois liberticides sur l’expression de ses opinions seront-elles interdites ? Et elles qui prônent un changement de régime, estimant que la république a fait son temps, ou du moins un certain modèle de république ? On le voit : tous ceux qui dévient des valeurs républicaines telles qu’elles sont proclamées et interprétées par le gouvernement sont menacés de bannissement de l’espace public.

Dans la même veine, l’école à la maison est désormais interdite sauf « impératifs de santé », ce qui contraint les familles à mettre leurs enfants dans un établissement scolaire dès trois ans. D’autre part, les écoles hors-contrat seront « davantage contrôlées ». Ce tour de vis sans précédent touche de plein fouet la liberté scolaire, l’autorité parentale et l’intégrité des familles. C’est une accélération grave de la dynamique étatiste qui enserre le pays et détruit les libertés les plus élémentaires. Au plus fort de sa période d’impopularité, traumatisée par les Gilets jaunes, la Macronie élimine son opposition. Plus que jamais, ce n’est pas un vain mot, nous basculons dans le totalitarisme. C’est un système qui se définit par l’application d’une idéologie à la totalité d’une société. Pour cela, nul besoin d’exécutions sommaires. Il suffit d’avoir un peuple volontairement servile et apathique. À nous de le réveiller.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Projet Macron contre les « séparatismes » – Totalement inadapté, voire dangereux, par Franck Deletraz

On aura beau lire et relire attentivement le discours prononcé vendredi dernier par Macron exposant les grands axes de la fameuse loi contre les « séparatismes » (Voir Présent daté du 3 octobre), c’est en vain, ou presque, que l’on essayera d’y trouver une mesure réellement à la hauteur de la gigantesque menace que fait planer sur notre pays l’islam dit « radical ». Certes, en pointant du doigt l’« islamisme », non sans répéter bien sûr qu’il faut absolument « éviter tout amalgame », le Président s’est pour une fois risqué à désigner l’ennemi. Certes, en dénonçant chez ce dernier « une organisation méthodique pour contrevenir aux lois de la République et créer un ordre parallèle (…) séparatiste dans un premier temps, mais dont le but final est de prendre le contrôle, complet celui-ci », de notre société, il a pu donner un instant l’impression d’avoir enfin pris conscience du fait que l’ultime objectif de ces gens n’était autre que de faire de la France un califat islamique. Et cependant, en éludant complètement le problème pourtant capital de l’immigration massive, en appelant une fois de plus nos compatriotes à la repentance pour leur passé colonial, en rendant lamentablement notre pays pour partie responsable de ce « séparatisme », et en énumérant une série de mesures gadgets là où les Français attendaient un véritable plan de guerre, Macron a fait une fois de plus la démonstration de sa totale incapacité à éradiquer la menace islamiste en France. Pire encore, en annonçant plusieurs mesures visant à créer « un islam des Lumières » en France, il a ouvert en grand la porte à une accélération de l’islamisation de notre pays.

Un projet liberticide pour les familles françaises

Seul bon point, peut-être, que l’on puisse accorder à Macron : son choix de nommer pour une fois l’ennemi, en pointant clairement du doigt le « séparatisme islamiste ». Et encore : il y aurait fort à dire au sujet de cette distinction pour le moins subtile que fait le Président (et l’ensemble de la classe politico-médiatique) entre les partisans d’un islam dit « radical » et le reste des musulmans qui, les uns comme les autres, ont tous pour seule véritable loi la Charia et pour unique livre de chevet le Coran. Cet ouvrage dont de nombreuses sourates appellent au meurtre des infidèles… En dehors de ce choix qui constituait un peu, il est vrai, « une première », son discours de plus d’une heure aura surtout consisté en une énumération de mesures, au mieux déjà vues et très insuffisantes (telles que la « réaffirmation de la neutralité des services publics », le « renforcement du contrôle de l’Etat sur les associations », ou bien encore l’« expulsion des imams salafistes »), au pire de nature à attenter gravement à la liberté des familles françaises, et même à accélérer l’islamisation de notre pays. C’est ainsi que, sous couvert de lutte contre les centaines d’écoles coraniques clandestines qui sévissent dans les banlieues ethniques, Macron a annoncé non seulement le renforcement du contrôle de l’Etat sur les établissements privés hors contrat, mais aussi la fin, dès la rentrée 2021, de la scolarisation à domicile (sauf pour raison de santé) : deux mesures qui, chacun l’aura compris, frapperont en priorité non pas les islamistes, qui de toutes façons « s’assoient » sur nos lois et recréeront des madrasas clandestines, mais les nombreuses familles françaises catholiques qui ont fait le choix légitime et jusque-là légal de ce type d’enseignement pour préserver justement leurs enfants de la propagande gauchiste dispensée aujourd’hui par les enseignants et leur éviter de sombrer avec ce navire en perdition qu’est l’Education nationale !

Une brèche ouverte pour les islamistes

Mais il y a plus inquiétant encore : cette volonté très ferme affichée vendredi par Macron d’« aider (l’islam) à se structurer » en France afin d’y « construire un islam des Lumières ». Un projet complètement inepte, qui trahit non seulement une profonde et grave méconnaissance de la vraie nature de cette religion par le chef de l’Etat, mais qui, en outre, aura pour principal effet d’accélérer l’islamisation déjà galopante de notre pays. Ainsi, là où les Français n’attendaient de l’Etat que fermeté et intransigeance, Macron a, pour mieux faire passer ces quelques mesurettes contre l’« islam radical », ouvert en réalité une brèche pou les islamistes. D’abord, en confiant la formation et le contrôle des futurs « imams français » à ce fameux Conseil français du culte musulman dont chacun sait qu’il est depuis des années noyauté par les Frères musulmans. Ensuite, en accordant une jolie enveloppe de « 10 millions d’euros » à la Fondation pour l’islam de France, afin de contribuer « au développement des études islamiques de haut niveau ». Comprenez à un renforcement de la présence de la culture islamique dans notre société. Et enfin, pour couronner le tout, en « enseignant davantage la langue arabe à l’école » ! Dernière mesure qui n’a pu être accueillie que comme une magistrale victoire par tous les salafistes présents sur notre sol… Bref, derrière cette prétendue loi contre le séparatisme islamiste, c’est quasiment une islamisation officielle, pensée et organisée de notre pays qui se dessine. La droite nationale et ceux qui gravitent autour ne s’y sont d’ailleurs pas trompés. Comme Sébastien Chenu (RN), qui a jugé ces mesures « timides et parfois inquiétantes ». Ou encore Dupont-Aignan (DLF), qui a déclaré de son côté : « alors que 27 % des musulmans de France considèrent la charia supérieure à la loi républicaine, ce ne sont pas les faibles annonces de Macron qui défendront nos modes de vie et valeurs ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 5 octobre 2020

Islam radical : le lent “réveil républicain”, par Ivan Rioufol

Faut-il croire au “réveil républicain” annoncé, vendredi, par Emmanuel Macron ? Reconnaissons au chef de l’Etat d’avoir mis fin, dans les mots, au somnambulisme d’Etat face à l’islam radical. “Force est de constater qu’il y a un islamisme radical qui conduit à nier les lois de la République, qui conduit à banaliser la violence (…)“, a déclaré le chef de l’Etat, en visite aux Mureaux (Yvelines). Certes, on pourra ergoter sur le pléonasme contenu dans le recours à l’expression d’un “islamisme radical”, qui semble vouloir déresponsabiliser l’islam de ses propres dérives. Cependant, il faut reconnaître à Macron de n’avoir pas reculé devant le procès en islamophobie et en racisme que ne manqueront pas de lui faire les tenants de cet islam politique et totalitaire, qu’il a choisi de dénoncer comme étant un “danger”.

Applaudissons donc à ce discours contre le “séparatisme islamiste”, clairement et uniquement focalisé contre la nouvelle “contre-société”, si souvent décrite ici. Récemment, un sondage Ifop a rappelé que 40% des Français musulmans et 75% des moins de 25 ans font passer leurs convictions religieuses avant les valeurs de la République.

Néanmoins, quand Macron prétend que “le chemin, c’est celui que je viens de tracer“, il s’approprie un diagnostic qui a été fait par d’autres depuis des décennies. L’audace dont il se flatte est toute relative. D’autant que les mesures qu’il préconise, et qui s’étaleront dans le temps, ne répondent pas à l’urgence de la menace. En réalité, si le chef de l’Etat a rompu le tabou d’un islam radical intouchable, il n’a pas osé remonter à la source de son implantation en France. La cause est à rechercher dans une constante immigration de peuplement et un abandon des exigences d’assimilation à la communauté nationale.

Quand Macron constate : “Nous avons nous-mêmes construit notre propre séparatisme“, en regrettant la participation de l’Etat à la ghettoisation des quartiers, il se laisse aller à la rituelle séance de culpabilisation face aux minorités. Cependant, les vrais responsables du séparatisme islamiste sont tous ceux, Macron compris, qui continuent à laisser venir une massive immigration musulmane appelée à devenir française par le droit du sol et de la nationalité automatique.

Le réveil républicain, dont s’enorgueillit Macron, n’a ouvert qu’un oeil…

Ivan Rioufol

Texte daté du 5 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Inséparables ? – Cyril Raul (Les Identitaires)

Dans son discours de vendredi dernier, Emmanuel Macron a présenté sa « loi contre le séparatisme » qui doit être débattue au Parlement en décembre. Un texte présenté par le service communication du Président comme une réponse à « l’islamisme », mais dont l’intitulé se gardera bien de reprendre le terme. Et pour cause.

Immigration et double-peine

Le « séparatisme islamiste » n’est en effet qu’une conséquence de l’islamisation, elle-même conséquence de l’immigration maghrébine et africaine. Pas une seule fois évoquée par l’exécutif lors de la présentation du projet loi, cette immigration massive continuera d’alimenter l’islamisation de la France, engendrant ainsi ses multiples prises de contrôles de rues, de quartiers, d’associations, de commerces ou de mairies. En somme, ce « séparatisme » que le gouvernement prétend combattre.

Pire : les Français vont même subir la double-peine. Face à l’islamisation, Emmanuel Macron a annoncé vouloir enseigner davantage la langue arabe à l’école ainsi qu’une enveloppe de 10 millions d’euros pour financer les études islamiques à l’université. Une nouvelle double-dose pour les Français ! On leur parlait d’immigration choisie par opposition à l’immigration subie ? Ils ont finalement l’immigration subie et choisie. On leur annonce un Islam financé et encadré par l’Etat en réponse à l’islamisme ? Ils auront finalement l’islamisme et l’Islam subventionné avec leurs impôts.

Toujours moins de libertés

Pas de société multiculturelle sans déclin des libertés individuelles. En ce sens, ce projet de loi s’inscrit dans la lignée des lois anti-terroristes. Derrière le paravent islamiste, le texte en préparation est avant tout restrictif de libertés.

Des libertés d’association et d’expression d’abord. Dans son intervention, le Président a visé la dissolution des associations contrevenant aux « principes républicains ». Marlène Schiappa a quant à elle évoqué une lutte contre des « suprématistes blancs » sortis de ses énièmes fantasmes. Dans l’esprit de ses fondateurs, le projet de loi dépasse donc de loin le cadre de la question islamiste.

De la liberté d’enseignement ensuite. Le gouvernement compte interdire l’instruction à domicile à la rentrée 2021. Alors même que, du fait de la baisse du niveau scolaire et de la fermeture des écoles dans la France désertifiée, de plus en plus de Français réfléchissent à ce mode d’instruction ? Alors même que les terroristes islamistes de nationalité française sont tous issus des bancs de l’école de la République ? A travers un énième artifice médiatique dont il use et abuse, le gouvernement opère un glissement du débat : la racine du « séparatisme islamiste » n’est plus l’immigration mais l’école à la maison.

Nous sommes déjà séparés

Le choix du terme « séparatisme » par le gouvernement est évocateur. L’exécutif aurait pu opter pour les mots « communautarisme » ou « islamisme ». Signe que, au-delà de la question de l’islamisme, c’est bien plus largement la volonté de se séparer qui est ici condamnée. Ce choix sémantique sonne comme un aveu d’échec : oui, dans l’Archipel français, les gens se séparent. Ils le font aussi bien mentalement, en se détachant de dogmes républicains de plus en plus surannés et abscons, que physiquement, avec un refus toujours plus marqué du vivre-ensemble.

Immigration rime en effet avec séparation. Séparatistes ! Ces parents qui choisissent l’école privée pour éviter la racaille à leurs enfants. Séparatistes ! Ces automobilistes qui refusent de prendre les transports en commun face à l’insécurité. Séparatistes ! Ces Français quittant des villes et des quartiers de plus en plus africanisés. 40 ans de « vivre-ensemble », 40 ans d’une lente décantation. Face à ce phénomène massif, prégnant et incontestable, l’Etat serre la visse. Le vivre-ensemble se fera de gré ou de force. Loi SRU dans les petites villes, installation forcée de migrants dans les villages, école – et carte scolaire – obligatoire pour toutes les familles… En s’attaquant au séparatisme, le gouvernement ne cible pas tant un islamisme sur lequel il tire à côté, mais une séparation tendant toujours plus vers l’inéluctable.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires