Emmanuel Macron : champion du monde du grand écart

Macron

20/02/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Il veut avoir un petit mot pour chacun mais du coup ne s’adresse plus à personne : Emmanuel Macron a cette semaine divisé la France, lui qui était habitué à rassembler. En 5 jours, il s’est fâché avec les pied-noirs, les harkis, les gays, la gauche, la droite, le centre…

Tanguy Pastureau dresse un portrait acide du candidat Emmanuel Macron :

Seul souci, Macron demande à un de ses sbires, qui a 15 ampoules par pied à force de marcher, “S’te plait, coco, passe-moi mon programme”. L’autre lui tend une feuille A4 vierge. Macron se rend compte que 0 proposition, c’est peu, et il part en Algérie, pays qui a à sa tête Abdelaziz Bouteflika, seul type à être moins mobile et à avoir moins de patate qu’une statue du musée Grévin. Là, Macron se dit “Flûte, je déboule sans chocolats ni fleurs, déjà que j’ai zappé la Saint-Valentin et que Brigitte fait ceinture, je vais leur faire plaisir”, et paf, il définit la colonisation française comme un crime contre l’humanité. C’est gagné, les Algériens font la ola, il est surclassé en suite junior à l’hôtel avec open-bar sur l’alcool de figues.


La candidature Macron « lancée comme un produit de grande consommation »

Macron marketing bonux

16/02/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Dans une chronique sur RTL, Guillaume Roquette revient sur la stratégie de communication du candidat de “En Marche !“. En effet, avec Emmanuel Macron, rien n’est laissé au hasard : tout est contrôlé, organisé, planifié, même l’enthousiasme de ses fans dans les meetings.

Selon le directeur de la rédaction du Figaro Magazine, la candidature Macron « a été lancée comme un produit de grande consommation, en partant des attentes du consommateur, pardon de l’électeur ». Ainsi « toute sa campagne consiste à mettre en scène cette énergie, avec tous les outils modernes du marketing et de la com ».

Mais Guillaume Roquette rappelle qu’une très bonne com ne peut pas camoufler l’inconsistance du produit :

Dans une entreprise, le marketing c’est tout ce qui permet au patron de mieux vendre ses produits. Mais dans une campagne présidentielle, le candidat est à la fois le patron et le produit. Même la meilleure communication ne peut pas cacher indéfiniment l’inconsistance du produit.

Emmanuel Macron veut criminaliser l’Histoire de France, par Gabriel Robin

Macron

Emmanuel Macron chercherait-il une issue de secours en cas de défaite à la prochaine élection présidentielle ? En déplacement en Algérie, le candidat du mouvement En Marche ! s’est lancé dans une opération de racolage électoral aussi inconsistante que lamentable, qui pourrait le conduire plus facilement à la présidence algérienne qu’à la présidence française. À propos de l’épisode de la colonisation de l’Algérie par la France, il a ainsi déclaré :

« J’ai toujours condamné la colonisation comme un acte de barbarie. La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime contre l’humanité. »

Plus à une contradiction près, l’homme qui revendique un positionnement « mi-moite mi-gauche » sur l’échiquier politique, a sciemment oublié qu’il avait tenu des propos moins tranchés en novembre dernier, dans un entretien accordé au journal Le Point. L’héritier autoproclamé de Jeanne d’Arc estimait, alors, que la colonisation de l’Algérie avait apporté un peu plus que des éléments de barbarie, offrant aux Algériens « l’émergence d’un État, de richesses, de classes moyennes ». L’hologramme de François Hollande n’a pas la hauteur de vue pour diriger la France. Il vient de le prouver.

Je ne me lancerai pas dans un examen historique précis de la période coloniale, débat que je laisse aux universitaires qui étudient cette matière, mais il est, à l’évidence, scandaleux qu’un candidat à l’élection présidentielle puisse se permettre de professer des jugements anachroniques sur sa propre nation depuis un pays étranger. Criminaliser l’Histoire est le propre des régimes totalitaires.

Le petit Emmanuel Macron se rend-il compte du poids de la responsabilité qu’il fait peser sur les Français en agissant de la sorte ? Historiquement, la colonisation de l’Algérie résultait de la conjonction de plusieurs éléments : la prise de conscience du déclin relatif de l’ère musulmane, notamment de l’Empire ottoman, qui occupait alors ce qu’on appelle aujourd’hui l’Algérie, consécutive à la campagne d’Égypte ; la volonté d’en finir avec les barbaresques et la piraterie dans le bassin méditerranéen ; et, enfin, plus crucial, l’écart technologique qui s’était creusé entre les deux rives, concomitamment au développement des idéaux universalistes, chrétiens et issus des Lumières, dont se réclame Emmanuel Macron. C’est une constante historique : dès qu’un bloc civilisationnel prend une avance considérable, il est tenté de conquérir ses voisins. Cela vaut pour toutes les époques et pour toutes les civilisations.

Contrairement à ce qui est communément avancé, la colonisation n’a pas enrichi la France. En 1959, l’Algérie consommait 20 % du budget de l’État français. À l’identique des autres colonies, l’Algérie a coûté beaucoup d’argent aux contribuables français. Dans le même temps, sa population s’accroissait de manière exponentielle, conséquence de l’apparition de la médecine moderne qui réduisit considérablement la mortalité infantile… Je passe les détails, mais bien des mythes seraient déconstruits si on se donnait la peine d’examiner objectivement les faits plutôt que de croire sur parole les mensonges des serpents à sornettes médiatiques.

Maintenant, une petite devinette : pourquoi tant d’Algériens ont-ils cherché à s’installer dans une nation criminelle après avoir obtenu leur indépendance ? Un phénomène qu’Emmanuel Macron entend favoriser en garantissant, une fois au pouvoir, une plus grande « mobilité entre la France et l’Algérie ». Ses déclarations encourageront les Algériens à réclamer toujours plus de repentance de la part de la France et des Français.

Gabriel Robin

Source : Boulevard Voltaire – « Emmanuel Macron veut criminaliser l’Histoire de France »


Emmanuel Macron : “La colonisation est un crime… par lepointabonnes

Emmanuel Macron se met en marche… contre le Kremlin !

Emmanuel Macron

15/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le sketch des Inconnus parlait du bon et du mauvais chasseur, il y a désormais le bon et le mauvais complotiste ! Nous avons pu voir émerger au moment des élections américaines des accusations d’ingérence de la part des fameux hackers russes sans qu’aucune preuve réelle ne soit jamais avancée, des accusations qui ont pris une ampleur qui aurait fait hurler au complotisme si elles avaient été émises par le camp adverse.

Ces accusations d’ingérence russe s’invitent désormais dans la campagne française puisque le camp Macron, appuyé en partie par la DGSE, accuse très sérieusement les Russes de chercher à saboter sa candidature via des médias comme Sputnik et RT.

Le porte parole d’En Marche ! a ainsi déclaré : « La Russie est en train de s’ingérer dans la campagne présidentielle française et ce n’est pas normal. »

C’est sûr, quand la grande majorité des médias français appartient à des soutiens d’Emmanuel Macron, il est difficile de ne pas voir un complot derrière chaque voix dissonante.

Xavier Raufer : « Sur la sécurité, chez Macron, il n’y a rien… trois lignes ! »

15/02/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Xavier Raufer passe en revue les programmes des principaux candidats à l’élection présidentielle (Macron, Hamon, Mélenchon, Fillon et Le Pen) en matière de sécurité.



Xavier Raufer “Sur la sécurité, chez Macron, y… par bvoltaire

Macron chouchou des médias de l’oligarchie

07/02/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)

A les lire, les médias de l’oligarchie ont décidé d’adouber Emmanuel Macron. Grâce à sa ligne libéralo libertaire et immigrationniste, Macron s’attire les faveurs des grands groupes de médias comme le groupe Drahi (BFM TV, RMC, l’Express et Libération), le groupe Lagardère (Match, Europe 1 et le JDD) et le consortium Pigasse Niel Bergé (Le Monde, L’Obs et aussi La Vie), ainsi que les médias du service public.

Après avoir mis Fillon sur la touche, ces médias encensent Macron et le présentent comme le meilleur duelliste face à Marine Le Pen

Dans un entretien accordé à Monde et Vie, Jean Yves Le Gallou, explique qu’une victoire de Macron constituerait une revanche de la super classe mondiale sur les peuples.

Pour gagner, Emmanuel Macron a construit une stratégie de campagne basée sur la politique de l’algorithme

En effet, d’après Jean Yves Le Gallou, Macron « n’a pas de programme, mais (…) son discours est programmé. Il emploie des formules qui sont tout sauf spontanées. Il utilise les méthodes d’analyse et de stratégie politiques encore inédites en France ».

L’équipe de campagne a compilé près de 25 000 témoignages de Français

L’algorithme a alors traité les résultats et en a fait émerger des verbatims types. Il ne reste plus alors à Macron qu’à doser savamment ces mots clefs dans son discours pour faire mouche. Et Jean Yves Le Gallou de conclure : « Qu’apporte le candidat Macron ?
Des solutions ? Jamais. La compréhension de son public ».

Mais Wikileaks pourrait contrarier le candidat de l’oligarchie…

A l’image des révélations qui ont frappé le clan Clinton, Wikileaks a affirmé récemment posséder « des informations intéressantes concernant (…) Emmanuel
Macron. Les données proviennent de la correspondance privée de l’ex-secrétaire
d’Etat américain, Hillary Clinton », a expliqué Julian Assange au journal russe Izvesta.

Affaire à suivre donc…

Marion Maréchal-Le Pen : “Macron est un candidat qui est pour l’immigration de masse”

06/02/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Interrogée sur le cas Macron, Marion Maréchal-Le Pen a déclaré que celui-ci arrive à créer une émulation autour du vide intersidéral, d’un programme qui n’existe pas.

Il est aujourd’hui une sorte de produit marketing, chouchouté par les médias. Qu’’est-ce que ça va donner dans les urnes, on ne sait pas. Le tout maintenant est de réussir à démonter un peu cette impression de nouveauté qu’il a construite autour de lui, en rappelant que c’est un candidat qui est pour l’immigration de masse, qui est fasciné par le modèle multiculturel. C’est un homme de gauche dans tout ce qu’il y a de plus sectaire et de plus extrémiste.



Marion Maréchal-Le Pen : Macron arrive “à créer… par publicsenat

La ruée vers Emmanuel Macron de tous les opportunistes

Macron

La gauche, par doctrine, ne croit pas aux hommes providentiels ; pour elle, c’est l’économie qui est le moteur de l’Histoire et non la volonté humaine. Voilà pourtant qu’après la désignation de Benoît Hamon comme champion de la gauche socialiste, les déçus de son camp ont pour le providentiel Emmanuel Macron les yeux de Chimène. Ils n’ont pas attendu un délai de décence pour abandonner celui que le suffrage des électeurs de gauche a plébiscité.

Ils sont députés et ne veulent pas périr dans le naufrage électoral annoncé. Ils ne se demandent pas quel est le meilleur, ou le moins pire, des candidats, mais à qui se raccrocher. Et peu importe que, se réclamant de la gauche depuis des décennies, ces socialistes prétendent se reconnaître en un homme qui ne se veut ni de droite, ni de gauche ! Face au risque de perdre leur circonscription, il ne faut pas faire le difficile ni ergoter sur la doctrine, ce sont là bavardages de soir de congrès quand il n’y a pas péril en la demeure électorale.

Les députés PS Gilles Savary et Christophe Caresche, dans une tribune libre, se sont chargés d’habiller de vertu cet opportunisme. Ils expliquent que les « conditions de soutien » à la candidature Hamon ne sont pas réunies et feignent d’espérer qu’elles le seront alors qu’ils ont déjà un pied chez Macron, il ne dépend que du feu vert de ce dernier qu’ils y mettent officiellement les deux.

L’ancien ministre de l’Economie ayant ouvert la porte d’« En marche », les élus en quête d’investiture crédible ne sont pas les seuls à s’y bousculer. Il y a aussi quelques vieilles gloires de la gauche médiatique qui y voient l’occasion d’une cure de jouvence avant leur fin de parcours définitive. C’est ainsi qu’on a vu le ralliement de Bernard Kouchner qui, pour briller de ses derniers feux, était devenu ministre de Sarkozy ; celui d’Alain Minc, dont la caractéristique inquiétante a été de toujours soutenir un candidat perdant et de l’inévitable Jacques Attali, conseiller du prince, de tous les princes, de gauche et de droite, prêt à offrir ses services à Macron dont il salue « l’audace et la raison ». Evidemment, on fait mieux en matière de renouveau et de rejet du système qu’avec ceux qui en sont les acteurs exténués depuis des décennies et veulent faire un ultime tour sur le manège médiatique, sauf si « En marche » veut aussi devenir le cimetière des éléphants socialistes.

On notera, au passage, que Macron ne laisse pas Cohn-Bendit indifférent, il a envie de le rejoindre a-t-il expliqué, mais il voudrait aussi soutenir le candidat écolo. Tempête sous un crâne ! Son dilemme va bientôt être tranché puisque le Vert Yves Jadot va sans doute rallier Hamon.

Mais, chez les libéraux également, on rejoint le sémillant quadragénaire. Là non plus, ce ne sont pas des perdreaux de l’année mais des seconds couteaux, des laissés pour compte de la chiraquie ou de la sarkozie, entre autres Renaud Dutreil, Serge Lepeltier, Corinne Lepage, Jean-Marie Cavada, Jean Arthuis, etc.

Inutile de dire que ces opportunistes de gauche, de droite, du centre, tourneront casaque et abandonneront Emmanuel Macron dès que les sondages ne seront plus aussi fastes pour lui. Ils retourneront alors à leur mangeoire habituelle.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 2 février 2017
sous le titre « La ruée vers Macron »

Jean-Yves Le Gallou : « Macron n’a pas de programme mais il est programmé »

Macron

Monde et Vie Macron Le Gallou01/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans un long entretien au magazine Monde & Vie, Jean-Yves Le Gallou analyse le « phénomène Macron », cette percée sondagière, qui reste à confirmer, d’un homme sans programme mais dont il explique qu’il est « programmé » :

« Macron n’a pas de programme, mais il a mieux : des formules qui sont tout sauf spontanées car elles sont issues, si basiques soient-elles souvent, des méthodes de stratégie et d’analyse politique qu’une petite start-up française est allé chercher aux États-Unis. C’est la politique par algorithmes. »

Le président de la fondation Polémia se livre également à une comparaison insolite entre l’attitude d’Emmanuel Macron et celle de Marine Le Pen, dont voici un extrait :

« Regardez, quand Marine Le Pen enterrait gentiment le 1er mai en en faisant un banquet républicain pour les militants, Macron est à Orléans, la ville de la Pucelle et il dit lui ce que Marine aurait dû dire : « Jeanne d’Arc a fendu le Système et rassemblé la France ». Avec bien sûr ce message subliminal : Jeanne d’Arc, c’est moi… Dans le même registre, il vient, en ministre de l’Économie, au Puy du Fou, chez Philippe de Villiers. Pas Marine Le Pen… On peut multiplier les exemples, et pas seulement à propos de Marine Le Pen. »

Et Jean-Yves Le Gallou d’ajouter, à propos de celui qu’il sait être le candidat des bobos, de l’immigration et l’hyper-classe mondiale :

« Il sait avoir, sinon tout un discours, du moins des attitudes adaptées aux Français enracinés voire aux conservateurs et aux identitaires. En France, dans une campagne électorale présidentielle il faut aussi savoir se placer sous la protection tutélaire de hauts lieux. À croire que le banquier Macron a lu Buisson ! »

Un entretien à lire en intégralité dans Monde & Vie.

 

Comment Emmanuel Macron joue de l’image de son couple

Macron Image Couple

20/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Depuis un an, le couple Macron ne cesse de faire la Une de la presse people : Emmanuel et Brigitte au parc… Emmanuel et Brigitte en vacances… Pourtant sur les plateaux de télé, le candidat à la présidentielle s’énerve : « Je ne fais pas la Une de la presse people, c’est la presse people qui fait sa Une sur moi… et oui ça me gêne ! » L’Œil du 20 heures, rubrique de 20 heures de France 2, a donc enquêté sur le sujet. Et oui, Emmanuel Macron et sa femme jouent bien sur l’image de leur couple. Quitte à ce que les photos, faussement volées, soient retouchées, et avec l’aide de l’agence Bestimage.


L’oeil 20h

Même François Hollande n’ira pas voter à la primaire de la gauche

François Hollande

19/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dimanche, au premier tour des Primaires citoyennes – la primaire de la gauche –, qui n’est déjà pas partie pour faire le plein, il manquera un électeur prestigieux : François Hollande. Le chef de l’Etat n’ira pas départager ses anciens ministres qui rêvent de lui succéder à l’Elysée. Parce qu’il s’en moque ? Disons que son agenda est bien fait : il sera au Chili, étape d’une tournée en Amérique du Sud. Et le vote par procuration n’est pas prévu.

Dimanche dernier, alors que les candidats à la primaire débattaient à la télévision, François Hollande était allé au théâtre des Bouffes-Parisiens, voir et complimenter Michel Drucker. Il avait assuré qu’il regarderait le deuxième débat des candidats de gauche plus tard, en différé…

Macron, parfait agent du mondialisme

Macron

13/01/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Mardi dernier, dans le cadre d’un déplacement de deux jours à Berlin, Emmanuel Macron a prononcé un discours à l’université Humboldt sur les relations franco allemandes et le futur de l’Europe. Pour l’occasion, le candidat à l’élection présidentielle s’est exprimé en anglais, relayant d’ailleurs des éléments de son discours sur son compte Twitter, dans la langue de l’oligarchie.

Commentaire de Marine Le Pen: « Macron va à Berlin faire une conférence en anglais… Pauvre France ». Pour Florian Philippot, vice président du Front National, « Macron montre qu’il n’a aucun respect pour notre langue et qu’il ne croit pas en la France ».

Rappelons que Macron est un ancien de la French American Foundation (la FAF), l’un des principaux biais d’intervention étatsunienne dans les affaires intérieures françaises. Soulignons la puissance de cette organisation, qui a réussi à placer deux de ses membres parmi les candidats à la primaire de droite, Alain Juppé et Nathalie Kosciusko Morizet.

A gauche, outre Macron, Arnaud Montebourg est également passé dans les rangs de la FAF. Laquelle compte de nombreux ministres, Bruno Le Roux, Marisol Touraine ou encore Najat Valleaud Belkacem, sans compter le président Hollande en personne.

Anne Hidalgo : « Macron est l’incarnation de la reproduction sociale des élites »

Emmanuel Macron

12/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Emmanuel Macron, c’est Anne Hidalgo qui en parle le mieux et elle le fait dans une interview au Monde de ce soir : « J’ai pratiqué cet homme comme conseiller de François Hollande puis comme ministre, explique le maire de Paris. Il est l’incarnation de la reproduction sociale des élites. Il porte une vision très autocentrée, jacobine, colbertiste. Je n’ai perçu dans son travail quotidien ni une modernité qui m’aurait éblouie, ni un rapport à la démocratie qui me donnerait confiance. Mais j’imagine qu’il doit servir les intérêts de beaucoup de gens pour faire autant la ” une ” des journaux et pour avoir été à ce point porté comme la figure imposée d’une modernité. Le réveil risque d’être difficile pour ceux qui y croient ! »

Anne Hidalgo, qui soutient Vincent Peillon à la primaire de la gauche, n’est pas plus tendre à l’égard de François Hollande, ni de Manuel Valls : « Il y a eu beaucoup d’amalgames et d’inculture de la part de ceux qui ont été les chefs de file de ce quinquennat. Ils nous ont conduits à un état de confusion absolue. Je leur en veux pour cela. Je suis triste face à cet énorme gâchis. Nous n’étions pas obligés de nous infliger ça. Je leur ai dit à chaque étape : ils auraient pu faire autrement. »

Emmanuel, roi de la Jungle : les migrants votent pour Macron

Macron

11/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pour l’hebdomadaire Minute, cela ne fait aucun doute : Emmanuel Macron est le candidat des migrants et le symbole de l’alliance libérale-libertaire entre Jacques Attali et Daniel Cohn-Bendit. Avec Macron, « la gauche immigrationniste a trouvé son messie », écrit Philippe Martin, dont nous publions ci-dessous l’article.

En hébreu, Emmanuel signifie « dieu est avec nous ». Il est l’autre nom du messie. Pour les associations qui vivent de l’immigration et des migrants, Emmanuel Macron est l’inattendu, la divine surprise. Alors que tout semblait perdu pour la gauche en avril prochain, il est celui qui redonne l’espoir, celui qui multiplie les intentions de vote. « La chancelière Merkel et la société allemande dans son ensemble ont été à la hauteur de nos valeurs communes ; elles ont sauvé notre dignité collective en accueillant des réfugiés en détresse, en les logeant, en les formant », a proclamé le prophète la semaine dernière.

Message reçu en un temps record. Dimanche dernier, Pierre Henry lui a apporté son soutien. Dans un tweet, il a salué « l’engagement en faveur des réfugiés » d’Emmanuel Macron et sa position en faveur « d’une Europe laïque ». L’influent patron de France Terre d’Asile n’est pas n’importe qui. Il est la quintessence de cette myriade d’associations et de groupuscules qui vivent de l’immigration, via les subventions publiques, et qui, de fait, permettent l’installation, précaire ou non, de l’immigration clandestine et son flux incessant.

Diplômé de l’Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales, licencié de philosophie, Pierre Henry est un ancien militant et élu socialiste. Membre du comité exécutif européen pour les réfugiés et exilés, il a siégé également à l’Office français de l’immigration et à l’Office des migrations internationales. En d’autres termes, Pierre Henry est un homme du système en place, une personnalité habituée à fréquenter les décideurs européens. Si le banquier Macron œuvrait dans le secteur de la libre circulation des capitaux, lui a toujours travaillé dans celui des libres migrations humaines. D’un côté, la fortune anonyme et vagabonde, de l’autre la foule anonyme des vagabonds et autres déshérités de cinquante ans de décolonisation.

Ce rapprochement ne surprendra que les naïfs. L’ascension subite d’Emmanuel Macron, passé de l’anonymat au gouvernement, puis du gouvernement au statut de troisième homme de la présidentielle, relève de la seule décision de ceux qui nous gouvernent vraiment, que ce soit à Bruxelles ou à la Bourse. Alors que l’Allemagne de Merkel annonce vouloir mettre fin au salaire minimum pour mieux intégrer les réfugiés, il est désormais évident que le flux migratoire est indispensable à la finance internationale pour transformer l’Europe en un magma tiers-mondisé enfin exploitable au même titre que n’importe quel pays d’Afrique. Macron ne disait pas autre chose lorsqu’au plus fort de la vague migratoire de 2015, le 7 septembre, il s’enthousiasmait ainsi : « (l’arrivée des réfugiés) est une opportunité économique car ce sont des femmes et des hommes qui ont aussi des qualifications remarquables » ! Trois mois plus tard, c’était Cologne…

En rejoignant Emmanuel Macron, Pierre Henry se retrouve en compagnie de deux symboles : Christine Lagarde, présidente du FMI, Daniel Cohn-Bendit, le septuagénaire soixante-huitard. La liberté du fric et celle du slip. On peut y ajouter Jacques Attali, le prophète du nomadisme, Claude Perdriel, fondateur du « Nouvel Observateur », Roland Castro, grand architecte mitterrandien. Dernière recrue en date, Carla Bruni ! Celle qui évoquait avec répulsion « le vieux sang pourri des Français » s’est découvert une passion pour l’homme de Rothschild.

Cet aréopage souligne à merveille la ligne revendiquée haut et fort par Emmanuel Macron : le libéralisme de gauche. De gauche, pour faire bien, et puisqu’il y a une case de vide sur l’échiquier, libéral, car quand même, on est là pour les affaires. Un libéralisme qui hait les frontières et méprise les peuples. Un libéralisme qui, sous des formes diverses, dirige l’Europe depuis plus de trente ans. Un libéralisme qui est le vieux monde et dont Macron n’est qu’une vergeture.

Dans ce contexte, qu’importe la primaire socialiste opposant les paléo-ringards aux néo-ringards, qu’importe le recul de Fillon dans les sondages, et celui de Marine Le Pen, qu’importe les querelles intestines du Front national, davantage que Mélenchon, Macron est l’homme de l’Internationale, la seule qui existe, celle de l’argent. Dans cette élection, il apparaît comme l’ennemi absolu de la France, de sa souveraineté, de son identité, comme l’ennemi mortel de la véritable Europe.

Au moment où l’Amérique s’est donnée comme chef un Trump, où Poutine commande à la Russie, le choix par les Français d’un Macron ressemblerait fort à une épitaphe sur 2 000 ans d’histoire.

Philippe Martin

Article paru dans Minute n° 2804 du 11 janvier 2017

L’échiquier de Machiavel : Macron, Fillon, Le Pen, la triangulaire qu’on nous prépare

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L’élection présidentielle française est scénarisée, séquencée, rythmée avec ce qu’il faut de suspense et de rebondissements. Il y a d’abord eu le duel annoncé Juppé/Le Pen.Puis la séquence des primaires de la droite et du centre : avec la victoire surprise de Fillon terrassant « Ali » Juppé. Avec l’abandon de Hollande, on s’acheminait alors vers un duel Fillon/Le Pen. Fillon/Le Pen ? Une hypothèse médiatiquement insoutenable !

Un duel Fillon/Le Pen est une hypothèse médiatiquement insoutenable pour deux raisons :

*L’absence de suspense sur le résultat final : sauf événement majeur interprété avec hauteur historique par Marine Le Pen, Fillon l’emporterait avec 30 points d’avance ;

*L’aspect insupportable pour la bien-pensance d’avoir à arbitrer un duel entre le candidat de la « droite catholique réactionnaire » Fillon et la « candidate de l’extrême droite ».

Il est donc urgent de trouver un « troisième homme ». Le troisième homme est un marronnier de l’élection présidentielle : ce fut Chirac en 1981 ; Barre en 1988 ; Chirac à nouveau en 1995 ; Chevènement (qui finit à 5%) puis Jean-Marie Le Pen en 2002 ; Bayrou en 2007 ; Marine Le Pen en 2012. Il arrive que le troisième homme se hisse en finale (Le Pen en 2002), voire la gagne (Chirac en 1995).

Les médias ont trouvé le « troisième homme » de 2017 : Emmanuel Macron, le candidat des banques et des puissances étrangères (sauf la Russie) et donc… le candidat des médias. Il suffit d’attendre l’échec de la primaire socialiste – c’est-à-dire une faible participation au scrutin – pour voir le scénario se mettre en place.

Certes Macron – en provenance directe de la banque Rothschild et du secrétariat général de l’Elysée – paraît un peu hors sol. Mais il peut néanmoins coaguler un électorat non moins… hors sol :

*Les bobos des centres villes, bénéficiaires de la mondialisation ;

*Les minorités sexuelles et les immigrés dans la foulée de la stratégie de Terra nova.

A cela il faut ajouter la capacité des médias à mobiliser le marais de la bien-pensance et du centrisme mou (pardon du pléonasme !). Lors des dernières élections régionales, la campagne médiatique de diabolisation du FN a mobilisé contre ses candidat(e)s entre 5% à 7% d’abstentionnistes entre les deux tours. L’un des enjeux pour Macron et les médias de propagande qui le soutiennent est de mobiliser ces électeurs dès le premier tour. Pour cela il suffira de leur seriner qu’il faut à tout prix éviter d’avoir un choix limité, selon leur vocabulaire, entre « la droite et l’extrême droite ».

Ce match à trois sera meurtrier pour les autres candidats qui risquent de pâtir du « vote utile » : Nicolas Dupont-Aignan à droite, l’écolo et Mélenchon à gauche.

Ce match à trois sera aussi complexe ! Les enjeux en sont les suivants : pour Macron se hisser au deuxième tour ; pour Fillon arbitrer entre les centristes, les conservateurs et la France périphérique ; pour Le Pen écarter le péril du « vote utile ».

Macron ne peut se hisser au deuxième tour que s’il parvient à agréger à son électorat naturel les voix de ses concurrents qu’il aura préalablement asséchées : jouable, s’agissant du candidat socialiste s’il est mal élu ; plus difficile, pour Mélenchon.

Il lui faudra aussi choisir sur qui « cogner » le plus… sans le renforcer trop. Macron doit-il chercher à éliminer Fillon pour assurer sa victoire au deuxième tour et pour cela s’allier tactiquement à la présidente du FN pour passer Fillon à la centrifugeuse ? Ou bien viser l’élimination au premier tour de Le Pen si celle-ci reste derrière Fillon ? Au risque d’un deuxième tour plus difficile.

Pour Fillon, le risque majeur c’est… l’élongation. Il doit éviter de décevoir son socle conservateur tout en étendant son électorat vers les centristes et la France périphérique. La stratégie centriste qu’il suit depuis sa victoire à la primaire pourrait être mortifère : son porte-parole Apparu (« Ben » Apparu, selon les mauvais esprits !) a déjà contribué à faire perdre Juppé. Sa mise en avant ne peut que démoraliser les conservateurs et les catholiques alors qu’il s’agit d’un des rares députés Les Républicains à avoir voté la loi Taubira. Quant au discours immigrationniste du porte-parole Apparu c’est une provocation pour la France périphérique.

D’une manière ou d’une autre Fillon devra faire un choix : persister dans sa néo-ligne centriste avec l’espoir d’affronter Le Pen au deuxième tour mais aussi avec le risque d’en être éliminé, ce que pronostique Philippe de Villiers ; ou bien s’adresser à la France périphérique – le seul réservoir de voix populaires – au risque d’avoir à affronter Macron au deuxième tour. Cornélien !

Marine Le Pen ne manque pas de cordes à son arc pour conserver sa qualification au deuxième tour :

*Un discours médiatique rassurant, assez en retrait sur l’immigration, assez à gauche sur l’économique et le social, implicitement libertaire sur les valeurs. Une ligne officielle plutôt Philippot/philippotiste (Damien et Florian) ;

*Des visuels plus engagés sous la direction de son beau-frère Philippe Olivier à la sensibilité plus identitaire ;

*Le « sale boulot » étant pratiquement confié aux réseaux sociaux où la mobilisation électorale sur l’immigration est faite, et bien faite, indépendamment du FN – un FN-officiel qui peut toujours désavouer ce que les médias jugent comme des « dérapages ».

L’entrée de Macron dans le grand jeu est à la fois une chance et… une complication :

*Une chance parce qu’un deuxième tour contre Macron serait un deuxième tour FN/gauche, ce qui est électoralement toujours plus favorable au FN qu’un deuxième tour FN/droite, comme on l’a encore observé aux élections départementales de 2014 ;

*Une complication aussi car le dispositif de campagne de Marine Le Pen a été conçu pour recueillir (ou tenter de recueillir, car ce schéma ne s’est jamais vérifié lors des scrutins précédents) un électorat de gauche.

Face à Macron, la ligne Marion, plus identitaire sur l’immigration, plus conservatrice sur les valeurs, plus rassurante économiquement, permettrait sans doute d’envisager une victoire. Mais ce n’est pas la voie qui a été choisie.

Reste un danger pour Marine Le Pen : le retour du « vote utile ». Le « vote utile » est un mécanisme subtil qui voit les électeurs procéder à des votes tactiques autour de deux mécanismes :

*Participer au choix du vainqueur au tour décisif (et en l’état il ne pourrait s’agir que de Fillon ou de Macron) ;

*Eliminer celui dont on ne veut en aucun cas, ce qui peut conduire à voter Fillon (« contre la gauche ») ou Macron (« contre la casse sociale de Fillon »).

Si le match du premier tour se resserrait et que Macron, Fillon et Le Pen apparaissaient avoir des chances voisines d’accéder au second tour, Marine Le Pen serait probablement contrainte de revenir aux fondamentaux du FN pour fidéliser son électorat naturel et mobiliser l’électorat populaire de la France périphérique, un électorat qui ne vote à l’élection présidentielle qu’en fonction des enjeux essentiels pour lui : l’identité et l’immigration ; et à condition que les choses soient dites suffisamment crûment. Un retour aux sources que Marine Le Pen avait déjà dû effectuer en 2012 dans les derniers jours de la campagne pour limiter la casse.

Grands enjeux, grands absents ?

Le spectacle présidentiel peut donc offrir quelques surprises. Il n’est pas certain, en revanche, que les grands enjeux historiques soient posés devant les Français.

Peut-on sérieusement parler d’immigration sans évoquer le Grand Remplacement démographique et civilisationnel ? Peut-on sérieusement croire à l’assimilation d’un grand nombre d’Africains noirs et de musulmans religieux ou culturels alors que l’expérience des 40 dernières années dément cruellement cette hypothèse ?

Peut-on sérieusement dire que 5.000 à 10.000 gendarmes de plus et autant de policiers supplémentaires amélioreront la sécurité alors que ce qu’on appelle l’Etat de droit – c’est-à-dire la dictature des juges – rend quasiment impossible l’expulsion des étrangers en situation irrégulière et la mise hors d’état de nuire des délinquants ?

Peut-on sérieusement envisager un retour à la démocratie et à l’ordre républicain sans remise en cause du pouvoir des juges tel qu’il s’exerce à travers la Cour européenne des droits de l’homme, le Conseil constitutionnel, le Conseil d’Etat, la Cour de cassation ?

Peut-on sérieusement retrouver l’indépendance avec 2000 milliards de dette, un déficit budgétaire représentant le quart des dépenses publiques et un déficit de la balance des paiements courants extérieurs de plusieurs dizaines de milliards ? Le tout débouchant sur la vente à des puissances étrangères de fleurons du patrimoine culturel et économique français ? Chaque élection présidentielle aggravant plutôt la situation à coups de dépenses non financées ou de diminutions d’impôts non gagées.

Pas sûr que 2017 contribue à régler les problèmes de la France.

Jean-Yves Le Gallou

Texte repris du site de la Fondation Polémia

Eric Zemmour : « Dans quel monde vit Emmanuel Macron ? »

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13/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Eric Zemmour est revenu sur le meeting d’Emmanuel Macron, samedi dernier, porte de Versailles, où il y avait en effet beaucoup de monde, et « pas amené par autocars » s’amuse-t-il. Mais beaucoup de quoi, beaucoup de qui ? Beaucoup de « diversité, comme on dit maintenant », et beaucoup de ceux qui sont – ou rêvent d’être – « des winners », « des vainqueurs de la mondialisation ». De ces gens qui « trouvent la gauche pas assez libérale, et la droite pas assez libertaire ».

Les ouvriers, les chômeurs, les jeunes sans diplômes, tous ceux qui ne vivent pas dans les grandes villes, « tous ceux que les médias accusent de populisme » ne sont pas venus acclamer Macron. Ces « affreux de service ne sont pas encore rentrés dans la bataille présidentielle ». Ils « ne sortiront de leur désintérêt que peu de temps avant le premier tour, au grand dam des sondeur »…

François Hollande a fait des offres de service à la Banque Rothschild !

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07/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Dans l’hebdomadaire Le 1, le banquier d’affaires Michel Jacob révèle que François Hollande, battu en Corrèze aux législatives de 1993, l’avait approché pour entrer à la Compagnie financière Edmond de Rothschild, plus connue sous le nom de Banque Rothschild ! Celle-ci exerce décidément une fascination sur les principaux dirigeants de la gauche socialiste. C’est à la Banque Rothschild qu’avait déjà travaillé durant dix ans Henri Emmanuelli, futur premier secrétaire du Parti socialiste, et c’est là qu’œuvrera plus tard (en 1993, il n’a que 16 ans) un certain Emmanuel Macron. Comme disait Hollande en 2012 dans son discours du Bourget : « Mon adversaire, c’est la finance »…

« À la fin de l’année 1993, témoigne Michel Jacob, alors que j’étais depuis quelques mois directeur général de la Compagnie financière Edmond de Rothschild, je fus approché par Paul Boury, grand pape des réseaux qui nous aidait à communiquer sur les sujets de banque d’affaires. Il avait connu François Hollande dans les circuits de HEC et me demandait de le recevoir. […] Lorsque nous nous sommes retrouvés pour la première fois sous les lambris dorés du 47, rue du Faubourg-Saint–Honoré, François Hollande, qui venait de perdre son siège de député de la Corrèze, s’interrogeait sur son avenir. À sa requête, je lui décrivis les grandeurs et les servitudes du métier de banquier d’affaires. Il m’interrogea sur les compétences et les qualités requises pour y réussir. Je lui expliquai qu’à mes yeux, l’imagination, l’opiniâtreté et la capacité à avaler des couleuvres sont trois des vertus cardinales de la profession. »

Cette « capacité à avaler des couleuvres » n’ayant pas rebuté celui qui en avait déjà fait profession durant toutes les années Mitterrand, un deuxième rendez-vous eut lieu, au cours duquel « François Hollande se fit plus précis et me demanda si je pensais qu’il avait les qualités nécessaires pour ce métier et si la Compagnie financière pourrait éventuellement l’accueillir. Je répondis que seule la pratique permettrait de déceler s’il avait ou non les caractéristiques qui forgent un grand banquier d’affaires et que, compte tenu de son profil, je souhaitais parler d’un éventuel recrutement à Edmond de Rothschild. » Ce qui fut fait.

Michel Jacob rapporte qu’Edmond de Rothschild posa « une condition à l’éventuel recrutement de François Hollande : il voulait être assuré que ce dernier avait définitivement tourné la page et ne repartirait pas, à la première occasion, solliciter les suffrages des Corréziens », car « la Compagnie financière était une trop petite structure pour assurer la formation permanente de candidats indécis ».

La balle était donc dans le camp de François Hollande, qui y réfléchit et, pour une fois, prit une décision : « Il me téléphona après une quinzaine de jours et m’expliqua qu’il était toujours très désemparé par son échec électoral, qu’il n’avait pas définitivement choisi son avenir mais que, au fond de lui, il gardait le virus de la politique et préférait ne pas me mettre un jour dans l’embarras vis-à-vis d’Edmond de Rothschild. » Dommage.

Pascal Praud : “Macron, un révolutionnaire en papier glacé”

25/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
“Révolutions : c’est le nom du livre d’Emmanuel Macron”, rappelle Pascal Praud. “Révolution, précise le Robert, c’est un changement brutal. La ‘une’ de Paris Match, c’est populaire, c’est classique, c’est glamour si on veut, mais ce n’est pas vraiment un changement brutal“, ironise le journaliste.

Pascal Praud rappelle qu’Emmanuel Macron n’est qu’un révolutionnaire en papier glacé :

Finalement Macron c’est Paris Match, un révolutionnaire en papier glacé, un rebelle en Weston. Macron avance, le QI de 130 en bandoulière. Une stratégie : la solitude. Une tactique : la trahison. Une ambition : le pouvoir.