La faillite du jupiterisme, par Maxime Tandonnet

« Ca doit changer vite et fort! » Bien sûr. Mais qui prétend diriger? Qui est responsable? Le début de 2021 est marqué par une nouvelle débâcle nationale sur les vaccinations contre le covid 19: une vertigineuse crise de méfiance (60% des Français ne veulent pas se faire vacciner faute de confiance en la parole publique) et la France une fois de plus au dernier rang du nombre des vaccinations réalisées.

Depuis un an, les fiascos français s’enchaînent: l’effarant désastre des masques, des tests virologiques, du nombre de lits en réanimation, l’avalanche des mesures aussi arbitraires, absurdes que liberticides et destructrices de la confiance, un authentique ravage de l’économie française (dette publique, assistanat, prélèvements, chômage, désindustrialisation), persécution avérée des « petits », restaurateurs, commerçants, gens du spectacle.

A quoi fallait-il s’attendre pour les vaccins? Tout ceci est le résultat d’un système, d’une mentalité: le jupiterisme, ou le mirage de « l‘être providentiel » dont la fuite éperdue dans la logorrhée quotidienne ou l’ivresse vaniteuse, sans autre dessein que de se perpétuer, est supposée recouvrir d’un éclat éblouissant la désintégration profonde d’un pays, de son administration, de sa justice, son éducation, sa société civile. Le principe du nouveau monde est relativement simple: le niveau de gesticulation médiatique exactement proportionnel à celui de la décomposition du système. L’autocratie détruit le sens de la responsabilité et de la sanction: après une telle avalanche continue de calamités, il est invraisemblable que les mêmes détenteurs de l’autorité soient toujours là à pérorer et à narguer sur les écrans de télévision les victimes de ce désastre, c’est-à-dire les Français.

Mais il y a pire: quand on explique cela à des surdiplômés (sc po, X, ou hec), ils répondent invariablement, d’un air effaré: « Mais depuis 1958, avec notre demi-dieu élyséen, n’avons-nous la meilleure république au monde? » Nous ne sommes plus en 1958 et de Gaulle n’a rien à voir là-dedans! La catastrophe est là, sous nos yeux, le désastre d’une classe dirigeante, d’un système politique, d’un état d’esprit, d’un régime et de ses hommes, des hommes et de leur régime, mais ils ne veulent pas la voir. L’aveuglement: fléau suprême. Ou, comme disait l’autre, « la bêtise de l’intelligence ».

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Monsieur le président Macron, la langue religieuse des immigrés nord-africains est certes l’arabe, mais leur langue maternelle est majoritairement le berbère, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

Dans son entretien au média Brut donné le 5 décembre dernier, en plus de considérations démagogiques relevant du « café du commerce », le président Macron a enfilé les truismes, aligné les lieux communs et procédé à des généralisations à la fois abusives et erronées. Ainsi quand il déclara :

« Quand votre enfant parle arabe, c’est une chance pour la France, ça a quelque chose à apporter à notre pays », le président français était en réalité sur la même ligne nationaliste arabe que Jack Lang, président de l’Institut du Monde Arabe pour lequel « la langue arabe est une langue et un trésor de France ».

Or, même si l’arabe est la langue religieuse des musulmans, ce n’est pas elle qui est majoritairement parlée en France par la constellation de l’immigration maghrébine, mais la langue berbère (amazighe) sous ses diverses variantes. En faisant ce contre-sens généralisateur, le président Macron livre en réalité les jeunes issus de l’immigration aux radicalistes arabo-islamistes. Donc aux descendants des conquérants arabes qui, au VIIIe siècle, rebaptisèrent Maghreb (le Couchant), la Berbèrie originelle.

Politiquement, la confusion est grave car elle prend le contre-pied de la lutte que les autorités françaises prétendent vouloir mener contre le « séparatisme » islamiste.

Pour le courant arabo-islamiste nord-africain, l’islamisation du VIIIe siècle a en effet marqué la fin de l’histoire des Berbères, leur conversion à l’Islam les ayant inscrits de façon irréversible dans l’aire culturelle de l’arabité. Dans les années 1950, en pleine crise berbériste, la revue Al Maghrib écrivit même que les Berbères ne pouvaient accéder au Paradis que s’ils se rattachaient à des lignées arabes, leur salut passant par leur intégration au peuple ayant donné naissance à l’ultime messager de Dieu. En un mot, le salut par le suicide ethno-national…

En Algérie, mis en accusation, les cadres berbéristes, essentiellement des Kabyles, furent écartés de la direction du mouvement nationaliste, puis exclus. Certains furent même assassinés. Le berbérisme fut ensuite évacué de la revendication nationaliste au profit de l’arabo-islamisme qui devint la doctrine officielle du FLN. En 1962, le gouvernement algérien supprima la chaire de kabyle de l’université d’Alger. Cette mesure symbolique annonçait l’orientation qu’il comptait donner au pays, la légitimité du régime s’ancrant sur la négation de son histoire et de sa composition ethnique. La génétique montre pourtant que le peuplement berbère nord-africain n’a été que très peu pénétré par la colonisation humaine arabe et que le fond ancien de peuplement de toute l’Afrique du Nord, de l’Egypte au Maroc, est Berbère (voir à ce sujet mes livres cités en note infrapaginale).

Paniqués à l’idée d’un réveil de la belle endormie berbère qui risquait d’entraîner à la fois le rejet de l’arabité et celui de l’islam politique, les dirigeants algériens définirent une ligne nationalitariste arabo-islamique. Ayant échoué, les salafistes, les wahhabites et les diverses obédiences islamistes prirent ensuite le relais, cherchant à dissoudre l’identité berbère dans l’universalisme islamique et la Umma. Actuellement, une course contre la montre est engagée entre l’identité berbère enracinée et le broyeur arabo-islamiste universaliste. Or, le président Macron vient de donner un sérieux appui au second en encourageant la langue arabe…

Portés par le réveil identitaire planétaire, les Berbères vont-ils prendre véritablement conscience de leur situation de colonisés ? S’ils y parvenaient, au terme de leur réappropriation historique, culturelle et politique, la géopolitique de la Méditerranée serait alors totalement bouleversée. Redevenu la Berbérie, le Maghreb cesserait en effet de regarder vers l’Orient pour revenir dans sa matrice occidentale. Comme avant la conquête arabo-musulmane du VIIIe siècle[1].

Mais cela, le président Macron et ses conseillers sont incapables de le voir… et encore moins de le comprendre. Par manque de culture ethno-historique, voilà en effet qu’ils font le lit du nationalisme arabo-islamique qu’ils prétendent pourtant combattre…

[1] Pour en savoir plus, voir mes livres : Histoire des Berbères, Histoire de l’Afrique du Nord et Algérie l’histoire à l’endroit.

Bernard Lugan

Texte repris du Blog de Bernard Lugan

Non, Monsieur Macron, être Français ce n’est pas « adhérer à des valeurs » !

09/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Dans son entretien du vendredi 4 décembre dernier pour le média Brut, Emmanuel Macron a enchaîné les déclarations sidérantes de soumission. L’une d’elle concernait ce qui faisait l’identité française.

Être Français selon Emmanuel Macron :

Être Français selon Jean-Yves Le Gallou et Polémia :

Les préférences étrangères du président Macron

Macron préférences étrangères

Elu en 2017 pour gouverner, Macron continue à communiquer. Une confusion qui explique le long entretien au média en ligne Brut, suivi d’échanges avec des jeunes sur le compte Snapchat du même média. Parmi les sujets abordés : l’immigration et le multiculturalisme.
Macron en a profité pour affirmer clairement sa vision de la France de demain : une France de la préférence étrangère.

Les exemples les plus éloquents ? « Ce que je veux faire, c’est pouvoir remettre l’enseignement de l’arabe : l’une des langues les plus parlées par ces jeunesses dans leur famille, pour éviter que ce soit détourné par d’autres mais aussi pour reconnaître cette part. » L’arabe a quatre millions de locuteurs en France. Pour Macron, « on a en quelque sorte refoulé les langues étrangères de celles et ceux issus d’autres pays ou qui appartenaient à des diasporas, c’est vraiment un processus de refoulement ». Il a même insisté : « Quand vous connaissez l’arabe ou que votre famille parle l’arabe en France, c’est une chance pour la France. Cela a quelque chose à apporter pour notre pays, pour connaître la littérature, l’enseigner à d’autres, pour pouvoir voyager, commercer, rendre le pays plus fort. On apprend tous des langues étrangères. » Considérer que l’arabe est « une chance pour la France », alors que beaucoup des attentats perpétrés sur le sol français l’ont justement été par de jeunes musulmans, les fameuses « chances pour la France », vieille expression qui a amplement démontré sa fausseté, ressemble à une provocation.

Le président a par ailleurs encouragé « la population et les universitaires à constituer une liste de 300 à 500 noms de personnalités historiques noires ou arabes d’ici mars 2021 afin de rebaptiser des noms de rues ou dresser de nouvelles statues », donnant ainsi quitus aux revendications des minorités ethniques, indigénistes et racistes noires. Un comité scientifique, une vingtaine de personnes de la gauche culturelle, a été constitué, proposant les premiers noms : le premier musulman à avoir intégré Polytechnique, par exemple. Lino Ventura aussi, qui ne semblait pourtant ni Noir ni Arabe. La proposition est d’ailleurs raciste : Macron n’évoque pas les Asiatiques, pas plus les bouddhistes.

Selon Brut, l’entretien avec le chef de l’Etat aurait été suivi par plus de sept millions de jeunes, tandis que sa retransmission sur les chaînes d’information aurait rassemblé six millions de personnes. Il y aurait eu « 100 millions » d’interactions sur Snapchat (messages éphémères). C’est à relativiser car les jeunes zappent. Parmi tous ces gens, combien sont allés sur Brut et sur Snapchat juste pour voir, avant de passer à autre chose ? Par ailleurs, sauf les proches de Macron, tant parmi les politiques que les médias, personne n’a été convaincu par cette intervention, ni dans la manière ni dans les propos tenus. Vendredi dernier, c’est Macron le démagogue qui parlait aux « jeunes ».

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 7 décembre 2020

Pour Macron, l’arabe serait une chance pour la France. La réalité dit tout le contraire !

Macron ski

Depuis plus de trois longues années, les Français subissent l’arrogance d’un Président narcissique qui tient chacune de ses idées pour un trait de génie alors qu’elles naissent de la rencontre périlleuse entre quelques préjugés idéologiques superficiels et un total manque d’expérience. La dernière lubie de ce touche-à-tout consiste à mettre en avant la langue arabe chez les immigrés qui, selon lui, la parlent, ce qu’il considère comme une chance pour la France.

Démagogie suicidaire envers les immigrés, mépris constant de la France et de son identité culturelle dont il a déjà nié l’existence, contresens absurde pour lutter contre le séparatisme : on a l’embarras du choix pour qualifier cette sottise. Il n’est pas difficile d’y percevoir un avatar du fumeux « en même temps ». Les enfants de l’immigration nord-africaine ne s’assimilent pas à la France : souvent binationaux, tiraillés entre le pays qui les fait vivre et celui qu’ils aiment « de loin », ils cultivent, lorsqu’ils sont nombreux dans certains quartiers et au sein des écoles et collèges qui s’y trouvent, un séparatisme provocateur. Par voie de conséquence, les valeurs françaises, l’histoire de notre pays en particulier, sa culture sont rejetées. Cette tendance est d’autant plus redoutable que la démographie l’amplifie. Certaines banlieues sont perdues pour la République parce que le pouvoir a accepté qu’elles ne soient plus culturellement françaises. S’y développe une alliance entre une économie parallèle liée essentiellement à la drogue, la religion musulmane brandie comme identité opposée au pays d’accueil, qui tolère plus facilement le Haschisch que l’alcool, et la redécouverte de l’esprit « indigène », anticolonial, qui pousse à la guerre contre les intrus représentant l’État.

La bêtise de nos dirigeants, la gauche en priorité, a consisté à susciter et renforcer ce processus à travers la lutte contre un prétendu racisme, la culture de la repentance et la discrimination positive. Elle pensait y trouver des électeurs et se trouve face à des ennemis qui entendent interdire à la police et parfois aux pompiers d’entrer sur leur territoire afin d’y sauvegarder leurs trafics sous couvert de lutte pour l’égalité. La complicité d’une famille au moins et de collégiens, qui ont désigné la victime, avec l’assassin de Samuel Paty, le déchaînement sur les réseaux sociaux au nom de la lutte contre une prétendue « islamophobie », le grand nombre d’incidents (800) lors de l’hommage au professeur donnent la mesure du face-à-face annoncé par Gérard Collomb.

Ainsi donc, le génial maître du « en même temps » a trouvé la parade : pour éviter que cette identité de confrontation et de séparatisme prospère, notamment grâce à l’apprentissage de l’arabe dans les mosquées, c’est l’État qui va s’en charger, et donc former, miraculeusement sans doute par le biais d’enseignants magiciens, de bons petits Français heureux d’avoir réinventé leurs racines. Par là, on découvre que le « en même temps » élyséen n’est que la traduction du slogan commercial « gagnant-gagnant », en sabir énarchique. « Une chance pour la France », qu’il dit ! Où sont les enseignants de ce miracle à venir ? D’où viendront-ils ? Dans quel esprit enseigneront-ils ? Les élèves enrichis par cette culture d’importation pourront la transmettre aux autres, pourront voyager et « rendre le pays plus fort », qu’il dit ! À ce point du discours, on s’interroge : de quel pays s’agit-il ? En quoi la France sera-t-elle renforcée par des gens qui voyagent sans avoir avant tout appris à exporter la culture française, et notre langue qui la véhicule ? Le rap à l’intérieur jusque dans la cour de l’Élysée et la culture arabe pour rayonner dans le monde : renforcer la différence pour en finir avec la dissidence. Le brillant inspecteur des finances se dévoile en Gribouille !

Malika Sorel (qui conseillait François Fillon) rappelait que, dès 1991, le Haut Conseil à l’intégration préconisait la suppression des langues et des cultures étrangères parce que contraires à l’objectif d’intégration. Celle-ci ne peut se faire vraiment que par l’assimilation culturelle qui passe par la langue. Il sera toujours possible d’apprendre l’arabe littéraire pour les Français intéressés par la diplomatie, le commerce international ou les échanges culturels. Ceux chez qui le patois d’origine est une barrière à l’apprentissage du français et à l’assimilation de la culture française sont les derniers pour lesquels cette trouvaille présidentielle est une chance.

Christian Vanneste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Déconfinement ? Que du pipeau ! – Macron : Petit père des veules

déconfinement pipeau

Cela devient lassant à force de l’écrire. Demi-mesure, tâtonnement, versatilité, autosatisfaction (pour rester courtois). La « performance du président de la République hier soir à 20 heures a tenu toutes ses promesses en la matière. Après la foule d’annonces, s’est ensuivi un habituel prêche lyrique et satisfait, une homélie donc pendant laquelle les Français ont pris l’habitude de pudiquement détourner les yeux. Parmi les décisions du chef de l’Etat : réouverture des commerces, assouplissement du confinement avec une dérogation pour des promenades pouvant durer 3 heures dans une zone de 20 km au lieu du kilomètre réglementaire. Monseigneur est trop bon d’élargir la cour de promenade. En réalité, cette mesure est totalement révélatrice. Elle démontre l’arbitraire abscons d’un exécutif incapable de raisonner autrement, on s’abrite derrière le mantra « Sauver nos urgences ». Mais qui est responsable ? Les Français qui payent des impôts et des taxes sans cesse plus lourdes ? Des impôts qui visiblement ne servent pas à sauver le système de santé car l’épidémie de Covid n’a fait que révéler son démantèlement consciencieux. Un jeune restaurateur répondait il y a quelques jours à la question d’un journaliste de Boulevard Voltaire qui lui demandait s’il avait l’impression d’être abandonné. Voici sa réponse : « Je ne suis pas d’accord, nous n’avons pas été abandonnés. Nous avons été sacrifiés. »

Sacrifiés. Des dizaines de milliers d’entrepreneurs, d’indépendants et de petits commerçants, des saisonniers, des Gilets jaunes, des sans-grade, des gagne-petit, des sans-dents, ceux qui ne sont rien. Ceux qui payent chaque jour davantage pour engraisser un Etat qui ne les protège plus, ne les aide plus et surtout qui les oublient.

Autre mesure qui a entraîné une opposition frontale : le retour des cultes conditionnés à trente personnes maximum. Trente personnes ! Outre l’absurdité d’un tel raisonnement qui met à égalité les cathédrales et les oratoires privés, c’est bien cette politique du hasard, ces mesures de l’arbitraire qui sont à déplorer. La seule bonne nouvelle consiste en, pour une fois, la mobilisation unanime et forte des évêques de France qui en ont oublié de s’étonner qu’il reste des catholiques dans ce pays prêts à manifester pour le retour de la messe et pour qui l’Eucharistie signifie autre chose qu’une vague conscience d’appartenance sociale.

Cette vague d’opposition à Emmanuel Macron n’est plus dictée par un calendrier politique ou une logique de confrontation. Cette opposition, c’est le bon sens contre le hasard, l’enracinement contre le hors-sol, le réel contre le légal.

Cette vague d’opposition à Emmanuel Macron, ce sont les premiers remous d’une lame de fond prête à tout emporter. A force de cliver, de fracturer, d’hystériser, la majorité a réuni tous les ingrédients pour un cocktail explosif dans lequel toute parole de réconciliation, d’apaisement ou de juste mesure ne pourra plus fonctionner et ne sera plus audible. Emmanuel Macron a voulu jouer sans nuance la paix contre la guerre, l’amour contre la haine ? Qu’il récolte à présent.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 25 novembre 2020

Macron et le Covid-19 : « absurdistan » ou stratégie du choc ?, par Jean-Yves Le Gallou

Le 24 novembre 2020, à 20 heures, Emmanuel Macron était à nouveau devant les Français. Une opération de communication de plus, alors que La peur du Covid-19 est de plus en plus utilisée comme stratégie du choc au service des GAFA et des grands oligarques de la superclasse mondiale. Voici un décryptage – publié juste avant l’intervention de Macron – pour éviter l’enfumage.

« Nous sommes en guerre. » C’est ainsi que Macron annonça le premier confinement en mars 2020. Et « la première victime d’une guerre, c’est la vérité » (Kipling). Depuis cette déclaration, les mensonges sont omniprésents !

1- Communication alarmiste et atmosphère de peur

La communication gouvernementale a été systématiquement alarmiste.

Lors du premier confinement le directeur général de la santé égrenait chaque jour le nombre de morts attribués au Covid-19. Et depuis, Santé publique France et les médias privilégient systématiquement dans leur communication les informations les plus inquiétantes. Selon les circonstances, ils mettent en avant le nombre de contaminations, ou celui des hospitalisations, ou bien les accès en réanimation ou bien encore les décès. En choisissant toujours le chiffre le plus « parlant » : soit le chiffre brut, soit le taux de progression.
Les moyennes mobiles sur 7 jours, beaucoup plus pertinentes, mais lissant les effets de pic si utiles pour effrayer les Français, sont rarement utilisées… Et, quand il y a des bonnes nouvelles, elles sont occultées par des annonces négatives à propos de telle ou telle région ou tel ou tel pays. C’est le monde en noir pour générer une atmosphère de peur.

2- Des mensonges présidentiels

Les Français ont aussi été exposés aux innombrables mensonges ministériels d’Agnès Buzyn, Sibeth Ndiaye et Olivier Véran. Le président Macron lui-même s’est appuyé sur deux mensonges pour imposer le reconfinement en octobre 2020 en affirmant : « Quel que soit ce que l’on fasse il y aura 9 000 personnes en réanimation le 15 novembre » : pourtant il y en eut moins de 5 000 ! Avant de brandir « si on ne fait rien » le chiffre effrayant de 400 000 morts, soit 6 000 morts par millions d’habitants alors qu’aucun pays – sauf la Belgique – n’a jusqu’ici atteint plus de 1 000 morts par habitant.

3- Une Dictature sanitaire implacable

Cet atmosphère effrayante a permis la mise place d’une dictature sanitaire implacable. L’arrêt quasi complet du pays pendant six semaines lors du premier confinement et la mise en place d’une répression d’État spectaculaire : côté plaisant, randonneurs traqués en hélicoptère ; côté tragique, visite aux parents mourants interdite et funérailles quasi impossibles. On pense à Créon refusant à Antigone de rendre les honneurs funèbres à son frère.

Et même si le reconfinement de novembre est plus souple que celui d’avril, les Français n’en subissent pas moins une formidable régression de leurs libertés fondamentales : liberté de circulation, liberté de réunion, liberté de manifestation, liberté du commerce, liberté du culte (catholique), liberté de prescription et de conscience (pour les médecins). En attendant les prochaines mesures qui pourraient régenter la vie à l’intérieur du domicile et créer une obligation vaccinale (pour un vaccin en cours d’expérimentation…) !

4- Des résultats médicaux pour le moins incertains

Le 1er confinement avait pour objectif d’éviter la sur saturation des services d’urgence. Peut-être l’a-t-il permis, même s’il est difficile de savoir ce qui ce serait passé en absence de confinement. La courbe en cloche marquant la progression, puis la régression, du virus aurait-elle été différente ? A minima le doute reste permis.

Pour le couvre-feu d’octobre et le reconfinement de novembre, les faits sont plus clairs : pour les chiffres des contaminations recensées et plus encore pour ceux mesurant la présence du virus dans les eaux d’égouts, le point d’inflexion des courbes est antérieur aux mesures gouvernementales.

On ne peut exclure qu’avec un certain cynisme les communicants macroniens se soient dit : « Ces événements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs ». Bien sûr, les thuriféraires du gouvernement peuvent aussi faire valoir que les décisions prises ont pu empêcher que les courbes, après une pause, ne repartent à la hausse.

5- Un bilan global peu convaincant

Un benchmark de la situation dans différents pays est sévère pour la gouvernance française qui cumule :

mesures bureaucratiques et liberticides (l’ « absurdistan français » selon le grand journal allemand Die Zeit),
une forte régression économique,
un bilan en termes de morts plutôt élevé par rapport aux autre pays : 750 morts par million d’habitants (au 23 novembre) soit un ordre de grandeur comparable à ceux du Brésil et des Etats-Unis, pays accusés par les médias d’avoir très mal géré leur crise et supérieur à la Suède qui n’a jamais confiné…

Ce qui permet de se poser la question : les libertés et l’économie des Français ont-ils été sacrifié pour rien ?

6- Mortalité, natalité, morbidités… un bilan encore difficile à établir

En fin d’année 2020, de l’ordre de 60 000 à 70 000 décès (10 % des morts de l’année) seront attribués au Covid-19. Un chiffre qui sera supérieur à la surmortalité de 2020 sur 2019 ou 2018 (compte-tenu du fait qu’une partie des décès attribués au Covid-19 auraient eu lieu pour une autre cause en absence du Covid-19). Une surmortalité qui selon l’INSEE (en octobre 2020) avait diminué l’espérance de vie des Français de 0,1 an pour les femmes et de 0,2 ans pour les hommes : une chute modeste qui s’explique par le fait que le Covid-19 est très rarement mortel en dehors des populations âgées et à comorbidités.

Le Covid-19 – et surtout les mesures sanitaires prises pour le combattre – auront d’autres conséquences sur la mortalité, la morbidité, la natalité dans les années qui viennent.

Sur la mortalité de 2021, trois effets sont possibles :

une sous mortalité par effet rattrapage (l’excès de décès de 2020 étant en partie compensé),
une poursuite de la surmortalité COVID en cas de nouvel épisode de contagion,
et une surmortalité due aux traitements différés de cancers ou autres pathologies.

Sur la natalité de 2021, deux effet sont possibles :

une augmentation des grossesses non désirées pendant le confinement (argument évoqué par les « progressistes » pour justifier l’allongement des délais d’avortement),
un décalage des projets de maternités et une baisse des naissances voulues compte-tenu de la crise économique, des incertitudes sur l’avenir et de l’ambiance délétère.
Difficile aujourd’hui de savoir ce qu’il en est même si les CAF disposent déjà des déclarations de grossesse. Mais l’omerta statistique en France est un sport politiquement correct…

Sur les morbidités : l’oisiveté, le confinement, l’augmentation du temps passé devant les écrans risquent d’avoir des conséquences sur l’obésité, les maladies cardio-vasculaires et neurologiques. Sans parler des problèmes cognitifs des jeunes enfants.

7- Absurdistan et dadaïsme sanitaire…

Il n’y a pas la moindre preuve de l’efficacité de la politique gouvernementale contre le Covid-19. En tout cas, pas la moindre preuve d’une meilleure efficacité en comparaison des autres pays.

En revanche, il y des présomptions fortes de nuisances en termes de santé publique durable et de natalité.

Et il y a des certitudes sur des conséquences économiques et budgétaires catastrophiques.

Le tout dans un contexte de répression des libertés qui rappelle les années de guerre et les pratiques des États totalitaires.

Ce qui qui conduit à se poser une question légitime : pourquoi ? Comment expliquer le dadaïsme sanitaire de Macron/Castex ? Par peur des médias et des juges ? Par bêtise de la bureaucratie sanitaire ? Par soumission aux appétits de Big pharma ? Difficile de répondre.

… ou stratégie du choc ?

Reste qu’il est frappant de constater que les mesures prises ménagent les plus puissants et promeuvent le monde de plus en plus virtuel des robots. Le confinement a été une formidable aubaine :

pour les GAFA et pour Amazon (des commandes passées à des robots et livrées par des esclaves) ;
pour les grandes – et très grandes – surfaces commerciales ;
pour les médias audio visuels qui ont amélioré leurs audiences et leurs capacités de propagande ;
pour les grands de la malbouffe (Mac Donald, Burger King, Colombus, Subway) qui attendent les faillites pour racheter à bas prix les meilleurs emplacements commerciaux (les « corners »).

Une aubaine pour les grands mais une grosse catastrophe pour les petits :

commerces enracinés dans la proximité mais discriminés à mort ;
associations conviviales locales privées d’activités, culturelles, sportives, de randonnées, de loisirs ;
livres et libraires frappés d’interdits ;
bars et restaurants, porteurs d’un savoir-vivre à la française, mais sacrifiés sur l’autel de la dictature sanitaire.

Tout se passe comme si Macron utilisait la stratégie du choc pour achever de normaliser la société française et de l’assujettir toujours davantage aux oligarques de la superclasse mondiale. Bien sûr ils n’ont pas créé le Coronavirus. Mais ils se servent admirablement de la peur qu’il a suscitée (ou qu’ils ont suscitée en son nom) pour faire avancer leurs intérêts. En domestiquant une population à qui on fait oublier qu’il y a plus important que la santé et le prolongement de la vie : la vraie vie, la vie honorable et digne, tout simplement !

Texte repris du site Polémia

Macron contre nos libertés

L’incohérence semble décidément la marque de fabrique du macronisme.

M. Macron prétend lutter contre l’islam radical, mais il maintient les frontières grandes ouvertes et libère des djihadistes qui s’empresseront de reprendre les armes contre nous.

M. Macron prétend encourager l’intégration européenne, mais, contestant l’existence même d’une culture française, il ne peut évidemment pas promouvoir la culture européenne qui est pourtant le socle le plus solide de toute collaboration entre pays européens.

M. Macron avait annoncé une grande entreprise de libération des énergies françaises. Mais jamais les libertés n’ont été aussi attaquées depuis 1944 et la fin de l’occupation allemande. Et jamais la spoliation fiscale n’a atteint un tel sommet.

De ce point de vue, l’actuel chef de l’État a réussi à dépasser son glorieux mentor, François Hollande, ce qui n’est pas un mince exploit!

Aujourd’hui, la majorité LREM prétend lutter contre le terrorisme islamique en censurant les comptes Twitter des Identitaires.

Comprenne qui pourra!

Ou plutôt, on comprend bien que nos braves oligarques n’ont aucune intention de lutter sérieusement contre le terrorisme et qu’ils préfèrent sévir contre les honnêtes gens.

Ils nous rééditent le coup de 2002 où, alors que la campagne présidentielle avait promis davantage de sécurité (ce que tous les Français avaient compris comme davantage de contrôle de l’immigration), le curieux attelage Chirac-Sarkozy nous avait offert davantage de … radars (sous prétexte de sécurité routière).

En tout cas, prétendre défendre le soi-disant «droit au blasphème» en interdisant l’expression de toute pensée dissidente est assez original.

À supposer que la culture française (qui, bien sûr, n’existe pas!) se résume à ce «droit au blasphème» cher à M. Macron, il faudrait en déduire qu’Éric Zemmour, Marine Le Pen (ou Jean-Luc Mélenchon) doivent pouvoir s’exprimer.

Ils le peuvent, nous ne sommes pas en dictature, rugit M. Macron. Certes, mais en prenant le risque de procès devant la 17e chambre correctionnelle où une masse d’associations grassement subventionnées promeut la préférence étrangère.

Pour ne rien dire du risque de perdre son emploi quand l’extrême gauche et le capitalisme de connivence appellent de concert au lynchage médiatique.

En réalité, la seule cohérence dans le modèle macronien, c’est le goût pour le modèle chinois fait de passe-droits pour les oligarques et d’esclavage pour les autres.

Jean Rouxel

Tribune reprise de les4verites.com

Emmanuel Macron victime d’une épidémie d’impopularité ?, par Michel Geoffroy

Emmanuel Macron

Les sondages confirment une forte défiance vis-à-vis de l’exécutif et singulièrement du Premier Ministre, qui n’est jamais parvenu à s’imposer dans l’opinion. La gestion médiatique et politique de l’épidémie de coronavirus ne convainc pas les Français, pas plus que la détermination gouvernementale à lutter contre le terrorisme. Ni les mesures annoncées de soutien à l’économie. A l’évidence la morosité et la défiance gagnent de larges couches de la population.

L’exécutif ne convainc pas les Français

Si la popularité d’Emmanuel Macron progresse de 2 points en septembre, passant à 38% d’opinions positives sur son action, contre 36 % en août, le taux de Français mécontents de l’action du président de la République se situe à 62 %, selon la même étude. Le pourcentage de mécontents de l’action du Premier ministre Jean Castex demeure stable à 46 %.
Source : sondage IFOP Le Journal du Dimanche réalisé du 11 au 19 septembre 2020

49 % des personnes interrogées jugent défavorablement l’action du Premier ministre Jean Castex, avec une augmentation de huit points des avis négatifs en un mois. Depuis sa nomination à Matignon, la chute de popularité du Premier ministre est spectaculaire, puisque les avis défavorables parmi l’ensemble des sondés sont passés de 27% en juillet à 49%, soit une hausse de 22 points.
Source : sondage Ipsos réalisé pour Le Point réalisé les 9 et 10 octobre 2020

Sur les trois grands sujets – crise économique, crise sanitaire, terrorisme islamiste -, la confiance dans le gouvernement recule sur tous les fronts : -6 points en moyenne en dix jours ! Même sur le volet économique et le soutien aux entreprises le gouvernement ne convainc plus que 45 % des personnes interrogées. Sur la lutte contre le coronavirus, elles ne sont plus que 35 %. Sur la lutte contre le terrorisme islamiste, seules 39 % font confiance au gouvernement ; la désaffection vis-à-vis d’Emmanuel Macron est forte, en particulier chez les électeurs LR, pourtant soutiens constants du chef de l’État : ils ne sont plus que 37 % à lui accorder leur confiance.
Source : sondage IFOP pour le JDD réalisé les 5 et 6 novembre 2020

Une gestion impopulaire du Covid-19

60 % des personnes interrogées jugent que “les médias parlent trop de la pandémie” et 75 % que “les médias ont alimenté la peur du virus et ont même utilisé cette peur pour faire de l’audience » et 13% seulement pensent que l’information a aidé à “maîtriser et combattre” cette peur.
Source : sondage Viavoice pour les Assises internationales du journalisme de Tours en partenariat avec France Télévisions, France Médias Monde, Le Journal du dimanche et Radio France réalisée du 4 au 8 septembre 2020

61 % des personnes interrogées estiment que le président Emmanuel Macron n’a pas été à la hauteur de la crise du covid-19 et 55% pensent qu’il n’a pas pris les bonnes décisions sur le plan sanitaire. Concernant les choix économique et sociaux du gouvernement pour gérer la crise, si 52% affirment que le président de la République a pris les bonnes décisions, 48% les décrivent toutefois comme mauvaises. 65 % des Français pensent également que l’exécutif n’a pas tiré les leçons de la première vague du virus. Quant à l’image du chef de l’Etat, elle reste mauvaise. 65 % des sondés le disent « arrogant », 63% le trouvent « autoritaire », et il « inquiète » 59 % des Français.
Source : sondage Elabe pour BFMTV réalisé les 6 et 7 octobre 2020

73 % des personnes interrogées qualifient d’incohérente la communication du gouvernement au sujet des conditions du reconfinement. Et ce alors que la majorité d’entre eux approuve le dispositif. En effet, 65% trouvent cette mesure justifiée pour faire face à la nouvelle vague de l’épidémie et 55% sont même prêts à faire durer la mesure « pendant les vacances de Noël si la situation sanitaire l’exige ». Toujours selon l’étude, seulement 29 % des personnes interrogées font confiance au gouvernement dans ses mesures pour endiguer la nouvelle vague de l’épidémie. Or, les actions d’Édouard Philippe pour gérer l’épidémie avaient été approuvées par 54 % des Français au mois de mars, rappelle le HuffPost, alors que, d’après un sondage Elabe publié le 1er avril, 41% des Français faisaient confiance au pouvoir pour « lutter efficacement contre l’épidémie », selon la chaîne Public Sénat.
Source : sondage YouGov pour Le HuffPost realisé les 2 et 3 novembre 2020

Un manque de crédibilité face au terrorisme

Les Français sont majoritairement favorables au rétablissement de la peine de mort et réclament « un vrai chef pour remettre de l’ordre». Quelque 55 % des personnes interrogées (+11 points sur 2019), affirment ainsi qu’il « faudrait rétablir la peine de mort en France».
En outre 88 % (+5 points sur 2019) considérent que « l’autorité est une valeur qui est trop souvent critiquée aujourd’hui ».
Source : étude Ipsos/Sopra Steria pour Le Monde, la Fondation Jean Jaurès, et l’Institut Montaigne, réalisée du 1er au 3 septembre 2020

Seules 26 % des personnes interrogées font confiance au gouvernement pour les protéger du terrorisme. Bien qu’il ait été effectué juste après l’assassinat de Samuel Paty et l’attaque près des anciens locaux de Charlie Hebdo, jamais ce chiffre n’avait été aussi bas en quatre ans. Depuis le dernier sondage en juillet, il a perdu 18 points. Les personnes interrogées estiment également majoritairement (57 %) qu’il n’y a pas suffisamment de policiers et de gendarmes dans les rues, notamment à proximité des lieux de culte.
Source : baromètre Fiducial/Odoxa pour Le Figaro réalisé les 14 et 15 octobre 2020

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Covid-19 : les Français ne sont pas coupables

Une tribune d’Ivan Rioufol publiée le 28 octobre 2020, juste avant la prise de parole d’Emmanuel Macron.

Non, les Français ne sont pas responsables de l’épidémie de Covid-19. Ils n’ont pas à être punis de n’avoir pas été sages cet été. La deuxième vague, annoncée depuis des mois par le discours catastrophiste, donne enfin raison à Olivier Véran, ministre de la Santé. Selon les projections, cette flambée saisonnière semble sérieuse. Pour autant, il est insupportable d’infantiliser les citoyens en les déclarant coupables. C’est ce raisonnement que devrait tenir, ce mercredi soir, Emmanuel Macron en annonçant d’autres interdits.

Un nouveau confinement est plausible. Or ces mesures liberticides sont prises pour palier les faiblesses du système hospitalier, présenté comme exemplaire. La France est, avec le Danemark, le pays qui dépense le plus pour l’hôpital (4,1% du PIB). Non seulement les soignants sont parmi les plus mal payés, mais des lits de réanimation manquent encore, tandis que les médecins sont en nombre très insuffisant, à cause d’un numerus clausus irréaliste. De surcroît, il apparaît que le gouvernement n’a pas su développer la généralisation des tests auprès des personnes à risque, sachant que 50% des personnes décédées ont plus de 85 ans et que 65% des victimes sont atteintes de comorbidités. Le centralisme technocratique et l’incompétence des dirigeants sont les fautifs.

Ce despotisme hygiéniste est un danger pour l’économie, autant que pour la démocratie. Au louable prétexte de sauver des vies (mais 99,5% des contaminés s’en sortent) l’Etat macronien est en train d’abîmer gravement le pays. L’école, l’entreprise, la culture sont les cibles d’une absurde logique sanitaire : elle ne voit pas plus loin que le bout de son nez. L’Elysée, ce lieu où tout se décide autoritairement, semble être sous l’unique influence des médecins et des scientifiques. Les économistes et les philosophes seraient à écouter davantage, pour mettre en garde le président contre les refus du risque et de la mort. Ces rejets puérils sont des poisons plus mortels que le Covid. Dans l’immédiat, les plus fragiles économiquement et socialement sont les vraies victimes de cette politique faussement humaniste, authentiquement frileuse.

Rien n’est plus contestable, en fait, que les choix de l’Etat jacobin, qui persiste à se croire détenteur de la bonne solution. Celle-ci passe par la responsabilisation des gens et par l’acceptation de la maladie. Il est d’ailleurs irresponsable de la part des autorités sanitaires de faire obstacle à l’usage de l’hydroxychloroquine, qui n’aurait pas l’heur de plaire à Véran. En son temps, Jean-Paul Sartre préconisait “l’intrusion des masses dans la vie politique”. Il est urgent de sauver la France des Diafoirus qui la tuent.

Ivan Rioufol

Texte daté du 28 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Boycott des produits français, cyber-attaques… le monde musulman nous a déclaré la guerre

Alors que le tyran islamiste Erdogan continue de déverser impunément sa bile sur notre pays, le déchaînement de haine anti-française auquel nous assistons depuis plusieurs jours dans ce monde musulman qui ne fait, lui, absolument aucune différence entre « islam » et « islamisme » ne cesse de gagner du terrain, et prend même désormais la forme d’une guerre qui n’ose pas dire son nom. C’est ainsi que, outre le boycott de nos produits déjà officiellement décrété par plusieurs pays musulmans, des dizaines de sites Internet français ont fait l’objet au cours de ces dernières 72 heures de cyber-attaques, accompagnées de messages appelant ouvertement à la décapitation de nos compatriotes et à la destruction de la France.

Cyber-djihad contre la France

Dès dimanche soir, la plate-forme gouvernementale Cybermalveillance.gouv.fr a en effet averti que des dizaines de sites français, souvent mal protégés contre pareille menace tels que ceux de mairies, de PME ou encore d’associations, avaient déjà été victimes de « défiguration » ou de « défaçage ». En clair ? Ils ont vu certaines de leurs pages, en général celle d’accueil, remplacées par des messages islamistes appelant à la décapitation des Français et promettant « l’apocalypse » à notre pays, le tout accompagné de photomontages souvent sanglants. Parmi les nombreux sites victimes : celui du groupe TF1 qui, bien que particulièrement porté sur la dhimmitude, a été inondé de centaines de messages prônant la décapitation et la guerre ouverte avec la France. Des attaques qui, selon les autorités, proviennent essentiellement de hackers musulmans opérant depuis l’Algérie, le Bangladesh, le Yémen, l’Arabie Saoudite, le Pakistan et, bien sûr, de l’Europe en voie d’islamisation. Si le gouvernement assure qu’aucun grand site de l’Etat n’a pour le moment été touché, les réseaux sociaux tels que Twitter et Facebook ont en revanche, eux, été particulièrement frappés par ce cyber-djihad.

L’UE aux abonnés absents

En même temps, encouragés par Erdogan qui est revenu à la charge lundi contre Macron et la France en annonçant officiellement le boycott de nos produits par la Turquie, de nombreux pays musulmans ont rejoint cette énorme cabale anti-française. Et cela jusqu’au Maroc, pourtant réputé très proche de Paris. Ce qui donne une idée de la fiabilité de notre fameuse politique arabe vantée par les médias depuis tant d’années et de la confiance que nous pouvons encore accorder à nos « alliés musulmans »… Oh bien sûr, suivant les consignes du Quai d’Orsay, nos ambassadeurs en poste dans ces pays tentent depuis vendredi de « déminer », « d’expliquer » et « de faire de la pédagogie ». Mais comment faire comprendre la position de la France aux adeptes d’une religion qui refuse toute distinction entre le temporel et le spirituel, et ne reconnaît pour seule et unique loi que celle de la charia ? Et puis, il y a nos fameux « grands partenaires européens » qui, fidèles à eux-mêmes, font preuve dans cette affaire d’une lâcheté affligeante, se bornant, comme l’a fait Merkel, à « condamner » les propos « diffamatoires » d’Erdogan. Or, comme l’écrivait très justement lundi l’eurodéputé RN Jordan Bardella, « les agressions répétées du sultan islamiste à l’égard de la France ne peuvent plus être reçues avec des condamnations morales […]. L’UE doit désormais engager une riposte économique et diplomatique contre la Turquie, dont il est nécessaire de rappeler qu’elle a bénéficié de près de 50 milliards d’euros d’aides publiques de la part des contribuables européens ces vingt dernières années. » Aussi, a-t-il ajouté, « à l’heure où la Turquie dépend du continent européen pour 41 % de ses échanges commerciaux, qu’elle bénéficie d’une union douanière et de quotas d’importation, la France et l’UE disposent de leviers d’action décisifs pour interrompre l’expansionnisme belliqueux du président turc ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 27 octobre 2020

Après les propos d’Emmanuel Macron sur l’islam, plusieurs pays musulmans décident de boycotter des produits français

Le refus du risque rend la France apeurée, par Ivan Rioufol

Est-ce ainsi que les hommes vont vivre ? Le choix d’une société hygiéniste, imposé sans débat par Emmanuel Macron, est une alarmante régression démocratique. Mercredi soir, le chef de l’État a été jusqu’à recommander aux Français de “se laver les mains“. Au prétexte de sauver l’hôpital public, infecté par la bureaucratie, le pouvoir rabaisse les citoyens infantilisés au rang d’une chiourme à mater : tel est le sens qui peut être donné au couvre-feu (21 h -6 h), cette mesure policière répressive qui sera imposée dès samedi, pour au moins quatre semaines, en Île-de-France et dans d’autres métropoles. En fait, un autre séparatisme disloque la nation.

Ce divorce-là oppose, radicalement, la France d’en haut à celle d’en bas. Ce schisme n’est pas moins dangereux que le sécessionnisme politique qui pousse des cités islamisées à rompre avec la République. Dans les deux cas, l’État dévitalisé et apeuré est prêt aux prudences les plus irréalistes pour éviter les tempêtes.

Protéger la vie : l’argument est avantageusement avancé par le gouvernement pour justifier ses défensives face au virus ou aux guérillas urbaines. Cet apparent humanisme n’a pourtant pas empêché les députés de la majorité, dans la torpeur d’août, de voter pour l’interruption médicale de grossesse (IMG) à neuf mois, c’est-à-dire au terme de la naissance, en cas de “détresse psychosociale” de la mère. Les mêmes « progressistes » de LREM ont, comme la députée Albane Gaillot, crié “Victoire !” après le vote l’autre jour d’un allongement de l’IVG de 12 à 14 semaines. Dans Le Monde (7 octobre), Israël Nisand, chef du service de gynécologie obstétrique au CHU de Strasbourg, a décrit ainsi l’acte médical qu’il réprouve : “À 14 semaines, le fœtus mesure 120 millimètres et la tête est ossifiée. Ce qui veut dire qu’il faut couper le fœtus en morceaux et écraser la tête pour le sortir du ventre.”
Ces gens qui exhibent leur grande bonté sont des monstres.

La France achèverait son déclin si elle devait devenir, sans résister, ce pays lâche et tremblant qui s’étend, sous la direction d’”élites” soucieuses de s’épargner trop d’ennuis. Subrepticement, la société verse dans la paranoïa quotidienne, au prétexte de ne prendre aucun risque.

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Mesures « anti-Covid » annoncées par Macron : les Français payent l’incurie du gouvernement, par Franck Deletraz

Instauration à partir de samedi, et pour au moins un mois, d’un couvre-feu entre 21 heures et 6 heures en Ile-de-France et dans ces huit autres métropoles du pays que sont Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Saint-Etienne et Toulouse ; autorisation de se rendre dans la famille pour la Toussaint mais à condition de « porter le masque » et de « respecter les distances » ; limitation des réunions privées ou au restaurant à « six personnes maximum »…

Comme l’on pouvait s’y attendre, c’est un nouveau et sérieux tour de vis que le président Macron a annoncé mercredi soir, au nom de la lutte anti-Covid, lors de son interview télévisée par les journalistes de TF1 et de France 2. Des mesures liberticides et d’autant plus injustes qu’elles font payer aujourd’hui aux Français l’incurie d’un gouvernement qui, depuis mars dernier et le confinement, n’a quasiment rien prévu en vue de la seconde vague épidémique annoncée.

Nos compatriotes rendus responsables

Le récent coup de gueule de Castex, reprochant à nos compatriotes de ne pas tenir compte des consignes sanitaires diffusées par le gouvernement, avait quelque peu annoncé la couleur : au lieu de faire son autocritique et d’admettre que depuis mars dernier le gouvernement n’a en réalité mis en œuvre aucune mesure vraiment efficace (telle que la création en urgence de lits supplémentaires dans les hôpitaux) en prévision d’une probable seconde vague de l’épidémie, le Premier ministre choisissait la facilité en rendant les Français responsables de la recrudescence des cas de Covid-19. Nous n’aurons donc pas été surpris de voir Macron, certes avec un peu plus de diplomatie, nous faire lui aussi la leçon mercredi soir, en annonçant ces nouvelles mesures destinées surtout à palier l’incompétence de l’Etat. Au nombre de celles-ci, nous l’avons dit, ce fameux couvre-feu, dont la durée pourrait bien être prochainement portée à « six semaines ». Mais aussi la réactivation des mesures de chômage partiel pour les secteurs touchés, le versement aux Français qui perçoivent les APL et le RSA d’une « aide exceptionnelle massive » de 150 euros par famille, à laquelle s’ajouteront 100 euros par enfant, ou encore – sans rire – le lancement d’une nouvelle application pour téléphone portable, appelée « Tous anti-Covid »…

« On a détruit l’hôpital public français »

Autant d’annonces qui ont valu à Macron d’essuyer les critiques nombreuses et justifiées d’une grande partie de l’opposition. A commencer par Marine Le Pen qui a jugé que « les aides financières aux secteurs touchés doivent être plus larges, plus rapides, moins complexes que celles mises en œuvre jusqu’à présent », et souligné que l’amélioration de la politique de tests, qui permettrait « la préservation de nos grandes libertés publiques, doit être une PRIORITÉ ». Mais aussi l’eurodéputé RN Thierry Mariani, qui a fait ce constat sur Twitter : « Incapacité à instaurer la stratégie “tester, tracer, isoler”, refus de reconnaître les erreurs commises, aucune création de places en réanimation supplémentaires ! Les Français et des pans entiers de notre économie vont payer l’incurie de Macron et de ce gouvernement ! » Enfin, on citera encore les mots très justes de Michel Onfray qui, invité un peu plus tôt mercredi sur CNews, a estimé que le gouvernement utilisait « un vocabulaire extrêmement martial, tout ça pour ne pas dire qu’on a détruit l’hôpital public français ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 octobre 2020

Macron face à Anne-Sophie Lapix et Gilles Bouleau – Jean-Yves Le Gallou dénoncent des journalistes au garde-à-vous

Propagande, couvre-feu, délation… C’est reparti comme en 40 !

Quel pays au monde est capable en même temps de réfléchir à un couvre-feu généralisé à partir de 20 heures, comme si les Allemands paradaient à nouveau avenue des Champs-Elysées, tout en incitant son bon peuple à partir en vacances à la Toussaint ? Comme si le maréchal Pétain avait appelé Léon Blum à la présidence du Conseil ?

Au moment où nous écrivons ces lignes, Emmanuel Macron ne s’est pas encore exprimé. Parmi les options envisagées pour lutter contre une énième seconde vague qui ne cesse de faire des remous, plusieurs options sont à l’étude. Si un reconfinement généralisé ne semble pas envisageable au risque de définitivement tuer le pays, un couvre-feu dans certaines métropoles semblent à l’étude. Ainsi Paris et sa grande couronne se voient menacés. Il est intéressant de noter qu’il s’agit de la seule option qui ait fuité, comme par hasard. Comme pour tester les réactions de l’opinion publique. Et elle a de quoi rassurer le gouvernement mais prodigieusement inquiéter les hommes libres. Les lecteurs du Figaro ont ainsi, dans un sondage, plébiscité le couvre-feu en bon bourgeois effrayés et prévisibles qu’ils ont toujours été.

Sur les plateaux télé, les chroniqueurs et experts se relaient pour apporter toujours plus d’alarmisme et les médecins conviés se divisent maintenant en deux camps. C’est vous dire si l’époque est formidable et emplie de nuances : les alarmistes et les « rassuristes », ce mot écorche les oreilles tant il n’est pas français. Soit il faut inciter au reconfinement, soit il faut limite passer pour un négationniste et dire que le virus n’existe pas. Les plateaux TV et la surabondance des chroniqueurs débattent visiblement d’un sujet que généralement ils ne maîtrisent pas. La preuve en a été faite sur CNews par l’intermédiaire de Florian Philippot. En effet, l’ex-numéro deux du Rassemblement national et président des Patriotes a assuré qu’entre 20 000 et 30 000 personnes étaient mortes de la grippe en 2017. Enorme tollé sur le plateau. Les chroniqueurs et notamment le Dr Hamon, président d’honneur de l’Ordre des médecins l’ont vertement tancé avec le reste du plateau en l’accusant de fake-news. Une salve qui s’est vite tarie lorsque Philippot a sorti les chiffres officiels de 2017 qui font état de 21 000 décès. Douche froide. Pendant ce temps, des policiers entrent chez vous sur dénonciation pour vérifier combien de convives vous recevez. Couvre-feu, police et dénonciation. De quoi réjouir tous les Adolfo Ramirez de ce pays.

Et les Français dans tout ça ? Tiraillés par la peur d’un virus dont on ne sait pas grand-chose à part que sa dangerosité oscille entre la peste noire et le rhume, que les tests sont d’une fiabilité relative et que les victimes potentielles sont un jour des vieillards, le lendemain des hommes sains et jeunes et le surlendemain des obèses morbides. Le « en même temps », véritable girouette faussée, déroute, aveugle et finalement apeure une société et des êtres perdus qui pensaient bien avoir chassé la mort de leur quotidien. Des êtres qui ont été conditionnés pour préférer vivre esclaves plutôt que de prendre le risque de mourir libres. Au nom de la précaution, nos aînés meurent de solitude dans leurs EHPAD. Une mort bien pire que le Covid.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 14 octobre 2020

Alexis Poulin : «Aucun pouvoir n’a lutté contre un virus avec un couvre-feu»

15/10/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Alexis Poulin, journaliste et éditorialiste, était l’invité de RT France. Il a dénoncé une dérive dystopique et autoritaire de la part de l’exécutif.

Il avance également que les citoyens subissent des décisions injustement imposées par Emmanuel Macron et la caste politique qui l’entoure.