Assez des pages sombres de notre Histoire !, par Philippe Bilger

macron histoire repentance

Avec ce président de la République, Dieu sait qu’on est invité à les revisiter, les pages sombres de notre Histoire !

Le 16 octobre, il a reconnu “les crimes du 17 octobre 1961”. Il évoque “des responsabilités” lors des violences policières contre les manifestants algériens.

Il faut créditer Emmanuel Macron d’une constance méritoire : plus le pouvoir algérien se plaint des contritions françaises, plus il en rajoute. Bientôt il ne saura plus où donner du regret ! On ne va tout de même pas aller jusqu’à inventer des horreurs imaginaires pour battre la coulpe française jusqu’à la lie !

Cette volonté présidentielle de cultiver un fort masochisme – les tragédies ont eu lieu mais en plus il faut les faire revivre en pleurant sur elles – n’est d’ailleurs pas perçue à sa déplorable valeur par ses opposants puisque, par exemple, Alexis Corbière en exige plus : “Il reconnaît les morts mais ne dit pas qui sont les tueurs ?” (JDD)

Il n’a mis en cause que Maurice Papon ! Petit bras dans l’affliction, il aurait pu et dû faire mieux. Ou pire !

Emmanuel Macron a beau faire des efforts pour montrer une image de notre pays en “mater dolorosa”, cela ne suffit pas !

Je donne l’impression de badiner mais pourtant il n’y a pas de quoi rire.

D’abord, par quels étranges détours ce président – certes intellectuel de gauche dans beaucoup de domaines encore, ceux qui relèvent notamment de notre Histoire, de notre protection et de l’évolution sociale – s’est-il fait une spécialité de cette volupté de la désolation nationale ? Certes celle-ci peut nourrir de beaux discours mais je ne crois pas que ce soit la raison essentielle. Il me semble que le président n’a au fond qu’un lien abstrait avec la France et les Français de sorte que s’exprimer au nom du pays en l’invitant à se fustiger ne le met pas en position d’appréhender les dégâts concrets, tangibles qu’il cause à notre mémoire nationale, à notre honneur collectif.

Ensuite, à la rigueur, on pourrait admettre de revisiter des pages sombres de notre Histoire si des pages splendides, épiques, glorieuses, ou tout simplement consubstantielles à la destinée de notre pays dans ses bons ou mauvais jours, faisaient l’objet de la même adulation pour le meilleur que celle prodiguée quasi-exclusivement pour le pire !

Comme à chaque fois qu’une date capitale et un hommage incontestable se présentent, on sent la gêne, le malaise, il ne faut pas en faire trop, on chipote, les lumières certes mais aussi les ombres ! Sous l’influence d’un clan d’historiens pour lequel la seule réalité française acceptable est une France couverte de cendres. Austerlitz, Napoléon : pourquoi célébrer avec fierté et munificence ce qui au fond devrait nous donner mauvaise conscience aujourd’hui : repentons-nous car il est arrivé à notre pays d’être grand !

Le paradoxe d’Emmanuel Macron, à bien lire l’ouvrage de Davet et Lhomme, notamment sur ses rapports avec Stéphane Bern et sa conception de l’Histoire, est qu’il semble au contraire friand de l’Histoire spectaculaire et royale, d’une chronologie illustre, de pompe et de gloire moquée par les historiens de gauche (ou progressistes : la même chose !). Ce qui pourrait signifier que le président de la République est un caméléon s’adaptant à chacun de ses interlocuteurs, ou que dans sa mission il est trop tenté de donner raison à ceux qui n’aiment la France qu’en état de contrition. Sûr ainsi de s’attirer l’approbation des intellectuels dits éclairés.

Il faut du courage pour assumer l’Histoire de la France, dans ses péripéties admirables ou discutables, nationales ou coloniales. Il faut déjà accepter que tout n’a pas commencé en 1789 et que, dans la multitude des débats et controverses suscités par l’imprévisibilité et l’ambiguïté des réalités historiques, pour le moins il ne conviendrait pas de faire peser sur la France une présomption de culpabilité systématique.

Demain aura-t-on encore le droit de se rassembler autour d’une personnalité, d’une victoire ou d’une fierté emblématiques de notre pays, ou serons-nous condamnés à continuer d’excuser la France ?

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Un président en campagne ? Macron sort le carnet de chèques

macron

Pour le chef de l’Etat, la campagne présidentielle semble déjà engagée. Mardi dernier, dans la salle des fêtes de l’Elysée, Emmanuel Macron annoncé 30 milliards d’euros d’investissements dans le cadre du plan « France 2030 ». Officiellement, il s’agit de garantir la compétitivité industrielle du pays et de développer les technologies dites d’avenir. Pendant deux heures, le président a présenté son programme, notamment destiné à « faire émerger les champions de demain ». D’où cette injonction volontariste : « Mieux produire, mieux vivre, mieux comprendre le monde. » Les soutiens d’Emmanuel Macron ont distillé les éléments de langage du maître à commencer par celui qui ne veut pas opposer l’industrie classique à la « start-up nation ».

Ce sont donc des sommes généreuses que le locataire élyséen met sur la table : 8 milliards pour l’énergie, 4 milliards pour les nouveaux moyens de transport, 2 milliards pour l’agriculture, 3 milliards pour la santé et 6 milliards pour la production électronique. Les esprits chagrins notent la multiplication des « cadeaux » financiers dont le risque est de creuser la dette. Car l’argent public, c’est toujours celui du contribuable… Depuis le Covid, on peut énumérer ces mesures : plan de relance de 100 milliards d’euros, investissements pour Marseille ou aide aux ménages bénéficiant du chèque énergie.

Des annonces critiquées

Si le montant de 30 milliards d’euros est considérable, le budget 2022, qui doit être discuté dans les semaines à venir à l’Assemblée nationale, puis au Sénat, ne prévoit que 3 à 4 milliards pour le plan « France 2030 ». Autrement dit, les sommes mises sur le tapis ne seront pas pour tout de suite… Les opposants à Macron mettent en cause les annonces présidentielles, dénonçant une campagne électorale qui ne veut pas dire son nom. Ainsi, Marine Le Pen a dénoncé sur Twitter le « quoi qu’il en coûte, je veux être réélu ! ». La candidate du RN estime par ailleurs que les promesses de Macron « n’engagent que son successeur ». Pour Daniel Fasquelle, maire du Touquet et trésorier du parti Les Républicains, il ne s’agit que de « dépenses électoralistes supplémentaires ». D’autres dénoncent des « limites » en matière d’écologie, à l’instar du député Matthieu Orphelin, ex-LREM et soutien de Yannick Jadot, candidat des Verts à la présidentielle. Mais du côté macroniste, on salue l’action du président. Ainsi, le député LREM du Rhône, Bruno Bonnell, a rappelé que « le président a promis de réformer jusqu’au dernier quart d’heure ».

D’autres élus du groupe parlementaire majoritaire se veulent plus consensuels dans les objectifs. Pour Roland Lescure, député des Français de l’étranger, « il faut mettre le pays sur les bons rails pour répondre au défi de la transition écologique, se projeter vers une France décarbonée, industrielle et moderne » tout en reconnaissant que « le Covid-19 a permis de nous réinterroger, notamment sur la nécessité de réindustrialiser pour garder notre souveraineté ».

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 15 octobre 2021

[Vidéo] “Le traître et le néant” : deux journalistes du Monde fustigent le quinquennat d’Emmanuel Macron dans un livre

Emmanuel Macron, élu meilleur produit de l’année !, par Clément Martin (Les Identitaires)

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Accompagné du Ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, et de Benoît Payan, maire PS de Marseille, Emmanuel Macron a visité Marseille et annoncé quelques mesurettes sans effet… Dans le 13e arrondissement de Marseille, au sein d’une école primaire, alors qu’on l’interpellait sur l’insalubrité des locaux, il a répondu avec sa démagogie habituelle : « On va faire ça ensemble ». Outre la pauvreté du langage, comment ne pas relever le ton ridiculement participatif de cette réponse, comme s’il était le président du consensus alors que le Passe sanitaire démontre le virage autoritariste de plus en plus assumé de l’Elysée. Evoquant Samuel Paty, il a rappelé combien sa mort est un drame inoubliable… sans pointer le problème réel à l’origine de ce crime : la pression démographique de la communauté musulmane. Certains parmi eux, majoritaire ou minoritaire mais véhéments, intimident leur entourage et entravent la liberté d’enseignement. Comment invoquer le sacro-saint Plus jamais ça ! sans remettre en cause le mythe du multiculturalisme heureux ? Du bluff, rien que du bluff.

Après avoir annoncé un grand plan de réhabilitation urbaine, « Le scepticisme, remarque Le Parisien (2 septembre 2021) est partagé par des habitants et des élus locaux, qui rappellent que de nombreux plans ont été annoncés depuis des décennies pour Marseille, sans que la situation s’améliore nettement. » Et pour cause : nul réhabilitation urbaine sans renouvellement de population. Si de nombreux quartiers de Marseille tombent en ruines, c’est parce qu’ils ont été abandonnés par les pouvoirs publics après avoir été saccagés par la racaille immigrée. Ce n’est pas d’un manque de moyen dont souffre Marseille et d’autres grandes villes françaises, mais de courage politique. Dans la politique de grands travaux promise par un président déjà en campagne, il n’y a que du bluff, rien que du bluff.

La structure fantôme « Les jeunes avec Macron » lancent une campagne d’affiches à la sauce Netflix où un futur quinquennat d’Emmanuel Macron nous est annoncé ainsi : « Vivement qu’on signe pour cinq saisons de plus. » Les jeunes avec Macron ? Sérieusement ? Qu’a fait Macron pour les jeunes ? A-t-il réformé l’orientation professionnelle au collège et au lycée ? A-t-il désengorgé les facultés et promu la sélection pour donner un meilleur cadre de travail aux plus motivés ? A-t-il lutté contre l’islamo-gauchisme et les délires woke qui prennent en otage l’Université ? Et qu’a-t-il fait pour le mal-être d’une jeunesse confinée, acculée à prendre des anti-dépresseurs ou qui a renoncé aux études ? Du bluff, rien que du bluff.

A l’ubérisation de l’économie, par la multiplication des petits contrats précaires à l’allemande, succède la netflixisation du politique. Emmanuel Macron, élu « Meilleur produit de l’année » par la société du spectacle !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Cette étrange commission « anti-complotisme », par Maxime Tandonnet

9ème cérémonie des Bobards d’Or, le 12 mars à Paris

Le pouvoir politique vient d’installer une commission dite anti complotiste intitulée « les Lumières à l’ère numérique ». Elle est chargée de débusquer les fausses informations circulant sur Internet et de faire des propositions au gouvernement pour lutter contre le « complotisme ». Elle est composée de 13 « scientifiques » dont son président, le sociologue M. Bronner. [Parmi ses membres, j’en connais deux : un vétéran du journalisme omniprésent sur les médias et caricature du parfait lèche-bottes; et un historien dont je me souviens surtout qu’en 2017, il comparait très sérieusement le nouveau chef de l’Etat à Napoléon Bonaparte].

La démarche relève de l’idéologie du mépris, qui est la caractéristique du régime actuel: un étrange aréopage de beaux esprits désignés par le pouvoir est ainsi mandatés pour débusquer les errements de la vile multitude ou la populace numérique. On est en plein dans la sublimation de la prétendue élite – autoproclamée – contre la masse supposée obscurantiste. L’enjeu est d’instaurer une vérité officielle, unique, scientifique et de pourfendre tout ce qui s’y oppose au prétexte de lutter contre le « complotisme ». Or, cette approche est des plus douteuses. Au début de 2020, la parole officielle et ses caniches se déchaînaient contre les rumeurs attribuant à un laboratoire scientifique l’origine de l’épidémie de covid 19, considérées à l’époque comme la quintessence du complotisme. Or, il s’avère que la thèse dite alors complotiste est aujourd’hui considérée comme tout à fait plausible par les scientifiques eux-mêmes. A quelle littérature nous fait penser donc la nouvelle commission anti-complotiste?

« Le ministère de la vérité – Miniver en Novlangue – frappait par sa différence avec les objets environnants […] De son poste d’observation, Winston pouvait encore déchiffrer sur la façade l’inscription des trois slogans du parti:

LA GUERRE C’EST LA PAIX
LA LIBERTE C’EST L’ESCLAVAGE
L’IGNORANCE, C’EST LA FORCE

Le ministère de la vérité comprenait, disait-on, trois mille pièces au niveau du sol [Il] s’occupait des divertissements, de l’information, de l’éducation et des beaux-arts. »

Georges Orwell, 1984

Ce qui se passe en ce moment à six mois des élections générales, dans le plus complet abrutissement général, est proprement ahurissant.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

La pagaille d’Alger – La tension monte entre l’Algérie et la France

alger france

Rien ne va plus dans les relations franco-algériennes ! Les tensions, sous-jacentes depuis de longs mois, éclatent aujourd’hui au grand jour. Un échec diplomatique cinglant pour Emmanuel Macron qui avait fait de la « réconciliation » avec l’autre rive de la Méditerranée l’une de ses priorités.

En effet, depuis le début de son quinquennat, le président français a voulu œuvrer à une fumeuse « réconciliation mémorielle avec l’Algérie » mais ses reptations lexicales et ses diverses repentances n’ont pas suffi à lui attirer les sympathies algériennes, bien au contraire. Et désormais le torchon brûle entre les deux capitales à la suite des propos présidentiels, tenus jeudi 30 septembre, dénonçant un « système politico-militaire » algérien « fatigué ».

Déjà échaudé par l’annonce de la diminution du nombre de visas accordés à ses ressortissants, le gouvernement algérien s’est évidemment scandalisé de ces « propos irresponsables » représentant une « ingérence inadmissible dans ses affaires intérieures ». En signe de protestation, Alger a rappelé son ambassadeur à Paris et interdit le survol de son espace aérien aux avions militaires français participant à l’opération Barkhane au Mali.

Selon certains observateurs, cette nouvelle crise pourrait entraîner à terme la reconfiguration du paysage stratégique régional, en rapprochant la France du Maroc. Elle marque en tout cas clairement l’échec de la volonté de « réconciliation mémorielle », illustrée notamment par la publication, en janvier, du rapport commandé à l’historien Benjamin Stora.
La haine de la France

La situation est donc très tendue entre les deux pays, rappelant la dernière crise grave, remontant à 2005, quand le Parlement français avait adopté une loi reconnaissant « le rôle positif de la colonisation ». Malgré son abrogation ultérieure, cette loi avait provoqué l’annulation d’un traité d’amitié voulu par le président Jacques Chirac et son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika.

On peut d’ailleurs s’interroger sur le fait de savoir s’il n’est pas utopique d’espérer établir des relations apaisées avec un Etat qui fait de la haine de la France et de ses prétendus « crimes coloniaux » l’un des derniers éléments de cohésion nationale.

En effet, le régime algérien semble aujourd’hui à bout de souffle, pour ne pas dire aux abois, et lancé dans une course en avant autoritaire face aux nombreuses difficultés qu’il rencontre (manifestations du Hirak, terrorisme, crise avec le Maroc, parodie d’élections portant à la présidence un homme qui a réuni 99 % des suffrages mais moins de 12 % d’électeurs…).

Dans un tel contexte, les propos d’Emmanuel Macron apparaissent non pas comme un dérapage accidentel, mais au contraire comme des déclarations minutieusement soupesées afin de clairement marquer une prise de distance avec des autorités algériennes décrédibilisées et délégitimées mais prêtes à tout pour maintenir leur pouvoir, allant même jusqu’à envisager un suicidaire confit armé avec le voisin marocain.

Pour une fois, on ne pourra que se féliciter de ce choix du président français. A condition, bien sûr, qu’il ne soit pas qu’une éphémère rodomontade de campagne électorale.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 5 octobre 2021

Damien Tarel, le gifleur de Macron, se confie [Interview]

Damien Tarel

Il s’appelle Damien Tarel. Il a giflé Emmanuel Macron au cri de « Montjoie St Denis » et cela lui a coûté trois mois en prison. Nous l’avons interrogé quelques semaines après sa sortie de prison. Entretien brut.

Breizh-info.com : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs, de la façon dont vous souhaiteriez être présenté ?

Damien Tarel : Je suis Damien Tarel, un jeune drômois de 28 ans. J’ai autant travaillé dans les usines que fréquenté les bancs de la fac. Je suis attaché à ma ville de naissance et ma région que j’essaie de dynamiser avec plusieurs associations et suis actuellement étudiant en gestion de projet événementiel. Je pense que l’on peut dire que je suis quelqu’un de curieux avec beaucoup de passion notamment l’histoire et les arts martiaux.

Breizh-info.com : Tout d’abord, comment se sont déroulés vos trois mois en prison ? Dans votre prison, les propos d’un certain Éric Zemmour sur l’origine extra européenne d’une majorité de pensionnaires se sont-ils vérifiés?

Damien Tarel : Après les débuts plutôt difficiles dus en grande partie à l’isolement, le reste ma détention s’est bien passé grâce aux centaines de lettres de soutien ainsi qu’aux livres que j’ai pu recevoir. Il se trouve que les propos d’Éric Zemmour sont tout à fait exacts, 80 à 90 % des détenus sont musulmans. La plupart ont été sympathiques avec moi.

Breizh-info.com : Avez vous été étonné du soutien reçu en prison ? Pourquoi avoir décidé de se rendre chez Hanouna dans la foulée de votre sortie ? N’avez vous pas eu l’impression de participer à un lynchage public dont vous étiez la victime, lynchage émanant de personnalités qui par ailleurs sont souvent émoustillées devant des voyous (issus de la scène rap notamment) invités sur les plateaux télévisions ?

Damien Tarel : J’avoue avoir été légèrement étonné du soutien reçu en prison notamment de la quantité, mais plus que tout de la clairvoyance des lettres que j’ai reçues.

Quand j’ai accepté de participer à l’émission de Touche pas à mon poste j’avais conscience de me diriger vers la fosse aux lions avec l’espoir un peu naïf de pouvoir y présenter une partie de mes idées, mais surtout la conviction profonde que la vérité finirait toujours paraître tant qu’on lui laisse l’occasion.

Le paradoxe que vous soulignez est tout à fait vrai néanmoins, ce n’est pas le seul. Ceux-ci sont nombreux chez les chroniqueurs de la télévision en décalage avec la réalité. Même si mon intervention a effectivement ressemblé à un lynchage public plutôt malhonnête, j’ai l’espoir d’avoir pu ouvrir les yeux des téléspectateurs sur la fausseté de ces soi-disant apôtres de la non-violence.

Breizh-info.com : La justice française vous a empêché de poursuivre une formation… alors même qu’on vous demande de suivre une formation à votre sortie de prison. Ubuesque non ? Pour quelles raisons devez-vous suivre un traitement psychologique ? Est-ce à considérer qu’un opposant à la macronie relève de la psychiatrie ?

Damien Tarel : Oui j’avoue que cela est assez paradoxal, mais comme mon geste est symbolique la peine est elle aussi symbolique, sans autre considération pour la réalité de ma situation. Cette peine a pour unique but de m’accabler de me discréditer. Pour ce qui est des soins psychologiques, j’avoue ne pas savoir quelles sont les raisons invoquées. Comme si pour les juges, il s’agissait d’une évidence, qui n’est pas nécessaire de préciser, que seul un fou peut-être à l’origine de cet acte.

Pour lire la suite, c’est ici !

A Marseille on parle de tout, sauf du principal : l’immigration

marseille immigration

Il est interdit, vous le savez, de lier immigration et criminalité, et des poursuites sont systématiquement engagées pour « provocation publique à la discrimination et à la haine ». Mais le déplacement à Marseille de Macron et de ses sept ministres conduit les journalistes à recueillir des témoignages, à constater par eux-mêmes. En utilisant cette matière, il est alors possible de montrer la vérité des faits. Sous réserve de laisser le lecteur en tirer lui-même les conclusions.

Il est loin, très loin, le temps où le Parti socialiste s’insurgeait contre la répression policière, contre les polices municipales, contre les caméras. Le maire socialiste de Marseille sait par exemple que c’est grâce aux caméras qu’on parvient à identifier, dans la plupart des cas, les assassins qui sévissent dans la ville. Il réclame à cor et à cri des renforts de police, avec un discours que ne renierait pas un Ciotti. Il ne reste guère plus qu’un seul tabou, certes de plus en plus vacillant mais qui s’appuie sur des décisions de justice, sur la jurisprudence : expliquer pourquoi la criminalité augmente ici – comme dans d’autres villes à même type de population – de 10 à 20 % par an. Mais on y viendra.

La Suède, par exemple, ancien bastion de la social-démocratie, pays du tout beau tout propre et de l’autocontrôle social, confronté à une explosion inédite de la délinquance, publie des statistiques d’origine gouvernementale qui établissent que la criminalité est deux fois et demie plus forte chez les immigrés de première génération que chez les Suédois de souche. Pour la seconde génération, contrairement à ce que l’on pourrait croire, c’est même pire : trois fois plus d’immigrés impliqués que de Suédois de souche, « une surreprésentation particulièrement visible dans les affaires de meurtre et de viol ». La citation est tirée du Monde daté du 2 septembre.

Le chef du parti conservateur suédois explique pour sa part qu’« une immigration très importante et une intégration très faible créent des zones d’exclusion et favorisent la criminalité ». Habile explication, mais qui lie bel et bien, en Suède, l’immigration et la délinquance. Sur les huit premiers mois de l’année, la police suédoise a comptabilisé 26 morts et 57 blessés, au cours de 192 fusillades (ces chiffres sont repris dans Le Monde). Est-ce un problème pour la Suède ? Oui, nous dit la correspondante du Monde, car « l’extrême droite » (le parti des Démocrates de Suède) est donnée du coup à 20 % dans les sondages.

« Le clan des Blacks »

Et à Marseille ? C’est exactement la même chose. Un journaliste du Figaro rapporte comment « le clan des Black », un gang de Comoriens, a mis le 13e arrondissement, et plus spécialement le quartier des Lauriers, en coupe réglée. Le gang est contrôlé par les frères Ahamada, nous explique le reporter, Stanislas Poyet. Cette famille est au centre des affaires de drogue, et « des dizaines d’affaires de meurtres » lui seraient imputables. Mais les statistiques ethniques sont interdites et il est donc impossible d’en tirer des conclusions sur ce plan.

Les frères Ahamada ressemblent comme deux gouttes d’eau à la fratrie Traoré qui a défrayé la chronique il y a quelques années sur la région de Beaumont-sur-Oise. Le dossier relatif à la famille Traoré n’est toujours pas clos, après la mort de l’un des frères, lors de la dernière de ses multiples arrestations. A Marseille, des familles Traoré, des familles Ahamada, avec chacune sa zone d’influence, c’est la règle, pas l’exception.

Ne faisons surtout pas de liens avec l’immigration, mais écoutons quand même le secrétaire départemental du syndicat de police Alliance, qui nous dit que lors d’arrestations de migrants, « la plupart des clandestins n’ont pas de papiers sur eux, déclinent de fausses identités et se déclarent mineurs ». Tout cela est parfaitement organisé, les clandestins maîtrisant mieux les procédures que la police et les juges.

Si les ministres reviennent, qu’ils le fassent à l’improviste

Le voyage de Macron et de ses ministres aura donc permis que soient rappelées quelques vérités. Mais la transparence n’a pas été totale. On découvre par exemple que la cité Bassens, visitée par Macron et sa suite ministérielle le 1er septembre, avait été préalablement passée au karcher par des sociétés privées, à l’initiative de la mairie. Les poubelles avaient été vidées, les encombrants, à l’abandon depuis des semaines, transportés à la déchetterie. Cela aurait dû se faire dans la discrétion, mais les habitants ont vendu la mèche. De ce fait le constat des lieux a plutôt ressemblé à cette visite des syndicalistes britanniques à Rostov-sur-le-Don, à l’époque de Staline.

Si les ministres reviennent, qu’ils le fassent à l’improviste, pour voir la réalité du terrain. Quand on sait que « le fusil d’assaut se démocratise », selon les policiers de Marseille, une nouvelle visite tant des calanques que des quartiers nord ne devrait d’ailleurs pas tarder…

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 3 septembre 2021

L’argent de Macron ne sauvera pas Marseille

macron marseille

L’Etat est dans un sale état. Emmanuel Macron aura du mal à démontrer le contraire, en se rendant au chevet de Marseille ce mercredi, pour trois jours. Il est plus simple d’instaurer l’Ordre sanitaire qu’un ordre sécuritaire. Les quartiers Nord de la ville, majoritairement musulmans, ont pris la mesure de l’effondrement de l’autorité publique. Certains d’entre eux se sont constitués en enclaves, protégées par des barrières, des herses, des contrôles aux entrées. Cette contre-société ne s’est assimilée qu’à la tradition du grand banditisme marseillais, en prenant à son tour le contrôle des trafics d’armes et de drogues. Macron n’est pas responsable de cette situation.

Mais les solutions qu’il compte apporter, en distribuant à nouveau des millions d’euros, ne régleront rien dans la durée. Tous les gouvernements successifs ont usé, en vain, de cette « politique de la ville ». Depuis 1989, plus de 100 milliards d’euros ont été déversés sur les banlieues d’immigration. Le dernier plan proposé par Jean-Louis Borloo en mai 2018 prévoyait une enveloppe de 45 milliards d’euros. Macron avait rejeté la méthode en expliquant : « Deux mâles blancs ne vivant pas dans ces quartiers s’échangent l’un un rapport l’autre disant …Cela ne marche pas comme ça ». Il semble avoir changé d’avis…

Le mal dont souffre Marseille est profond. Déjà en 1938, la ville avait été placée sous tutelle de l’Etat, jusqu’à la Libération. Le grand banditisme et le clientélisme ont longtemps fonctionné en parallèle. La French Connection avait ses protections politiques, dans le milieu corse notamment. Demeure ici ou là chez des élus une médiocrité affairiste qui n’arrange pas la gestion de la cité. Mais c’est évidemment la nouvelle immigration musulmane massive, gangrénée par l’islam radical, qui bouleverse désormais l’équilibre de cette ville pauvre et attachante. Les musulmans y étaient 15.000 en 1954, 250.000 en 2011. Leur nombre a augmenté depuis, dans une dynamique démographique qui s’observe partout en France. La ville est coupée en deux. Elle n’est plus reliée, pour l’essentiel, que par le foot.

C’est cette fracture territoriale et identitaire qu’il s’agit de tenter de résorber. Or une pluie d’euros n’y suffira pas. Il faut certes redonner à l’école, à la police et à la justice les moyens d’assurer leurs missions. Mais si l’Etat veut prouver qu’il existe encore, il doit bloquer l’immigration de peuplement, affronter réellement les passeurs, les trafiquants, les dealeurs, les mafias, les imams complices. Dans un lettre publiée mardi, l’archevêque que Marseille, Mgr Jean-Marc Aveline, écrit : « Tous les moyens du monde ne sauraient suffire si les consciences ne se réveillent pas ». Cette attitude porte un nom : le courage.

Ivan Rioufol

Texte daté du 1er septembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Marseille, territoires perdus – Bienvenue, M. Macron !

Macron

Est-il possible de sauver Marseille ? Emmanuel Macron se rendra dans la cité phocéenne la semaine prochaine afin de présenter « un plan de lutte contre la drogue ». Ce déplacement intervient dans une période d’une extrême violence…

Les années passent et le problème demeure. En deux mois, douze personnes sont mortes dans les rues de Marseille – essentiellement dans ses quartiers Nord – lors de « règlements de compte » en lien avec le trafic de drogue. Un trafic qui y générerait de 10 à 15 millions d’euros par mois.

L’un de ces règlements de compte a été filmé en partie et démontre la sauvagerie des criminels. On peut y voir l’enlèvement d’un homme, kidnappé par un commando et enfermé dans le coffre d’une voiture malgré ses supplications.

Une séquence abominable d’autant plus lorsque l’on sait que la voiture fut retrouvée brûlée à proximité avec un corps calciné à l’intérieur. Une scène qui renvoie au film Bac Nord, actuellement au cinéma, qui s’inspire d’événements survenus à Marseille en 2012, avec une police totalement désarmée face à des gangs de cité suréquipés et quasiment tout-puissants sur leur territoire.

Le 21 août, un autre meurtre a fait grand bruit puisqu’il s’agissait de celui d’un adolescent de 14 ans. Etait-il un guetteur, comme le sont beaucoup de délinquants de son âge ? Rien ne permet de l’affirmer à ce jour.

Totalement dépassé par les événements, Eric Dupond-Moretti a promis l’arrivée prochaine de magistrats et préconise de « multiplier les avertissements judiciaires », de « rappeler les lois et faire de la pédagogie aux jeunes pour les détourner de la délinquance ».

Sa réforme de la justice des mineurs, tout aussi naïve, entrera en vigueur le 30 septembre prochain.

Emmanuel Macron va, lui, faire de gros cadeaux aux « jeunes » marseillais. Le président de la République profitera de son déplacement pour détailler son plan de lutte contre la drogue, un plan qui consistera en grande partie à dilapider l’argent public pour calmer les caïds, les dealers et les familles des victimes. Un milliard d’euros devraient être dépensés pour réhabiliter des bâtiments (écoles, gymnases, piscines…) et rénover les transports.

Le but de cette dernière manœuvre ? Rapprocher les quartiers nord du reste de la ville.

Ces quarante dernières années, une dizaine de « plans banlieues » de la sorte ont été mis en place et furent souvent expérimentés à Marseille, pour le résultat que l’on connaît.

Distribution de billets de 50 euros

Durant la même période, le trafic de drogue s’est enraciné. Les dealers sont les maîtres, certains ont fourni de l’aide alimentaire lors du premier confinement quand d’autres distribuent des billets de 50 euros aux habitants des immeubles dont ils prennent possession pour leurs affaires.

Un reportage diffusé lors du journal télévisé de France 2 du 24 août donnait l’occasion de voir que des clandestins algériens dressaient de véritables postes-frontières à l’entrée des cités.

Les zones de non-droit n’ont jamais aussi bien porté leur nom.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 26 août 2021

Macron, fort contre le Covid, faible contre l’islamisme

macron pass sanitaire

Emmanuel Macron, protecteur des Français, saura-t-il être à la hauteur du destin qu’il s’est donné ? Le doute est permis. Une chose est de déclarer la « guerre » à un virus en faisant du vaccin un acte moral et patriotique. Une autre est d’être le rempart à l’islamisme revigoré par la victoire des talibans en Afghanistan. Mardi, le président a donné le sentiment d’une confusion volontaire des mots et des rôles en rappelant, à propos de la chute de Kaboul le 15 août, « combien la liberté, la dignité (…) sont fragiles quand l’obscurantisme revient ». Mais de quel obscurantisme parlait-il ? Ce terme est aussi devenu l’accusation rituelle du pouvoir et de ses snippers contre les Français qui manifestent tous les samedis contre le passe sanitaire. De fait, Macron ne retient pas ses coups contre ceux qui jugent disproportionnée sa stratégie sanitaire.

Il explique : « Etre citoyen ce n’est pas demander toujours des droits supplémentaires, c’est veiller d’abord à tenir des devoirs à l’égard de la Nation ». Or ce que ne comprend pas Macron, pour le paraphraser, c’est qu’être président ce n’est pas s’octroyer toujours des droits supplémentaires, c’est veiller d’abord à tenir des devoirs à l’égard de la Nation. Son autoritarisme, qui s’exerce sur la question sanitaire, masque mal ses faiblesses sur les questions identitaires et civilisationnelles. Le président « protecteur » est un commode artifice de communication.

La reconquête de Kaboul par les talibans redonne une dynamique à l’expansion du totalitarisme islamiste. Toutefois, ni l’Occident angélique ni la France pusillanime ne sont armés pour résister à une offensive, qui serait autrement plus dangereuse que le Covid. Mardi, le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a illustré la naïveté officielle en déclarant, parlant de l’Afghanistan : « Il faut un gouvernement inclusif qui montre que les talibans ont changé ». Mais les talibans entendent appliquer l’immuable charia (loi islamique), qui instaure l’infériorité de la femme et la soumission de tous à Allah. Laisser croire qu’il pourrait y avoir des talibans modérés revient à faire l’autruche. Le chef de l’Etat lui-même, s’il donne d’abondantes leçons de civisme pour pousser à la vaccination, se garde de tenir ce discours contre ceux qui, dans les cités islamisées, sèment le désordre permanent.

Quant aux dévots du président Joe Biden, ils ont passé sous silence sa prophétie du 8 juillet : « En aucun cas vous verrez des gens être évacués du toit d’une ambassade…L’hypothèse que les talibans s’emparent de l’ensemble du pays est hautement improbable ». On devine les commentaires si une telle légèreté avait été tenue par son prédécesseur. Les dirigeants français dramatisent le Covid mais relativisent les talibans. Macron est fort contre le virus mais faible contre l’islamisme. On aimerait l’inverse.

Ivan Rioufol

Texte daté du 18 août 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Fabrice Di Vizio – “Macron est plus crédible en influenceur Pfizer qu’en général des Armées !” [vidéo]

Fabrice Di Vizio

05/08/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Maître Fabrice Di Vizio, avocat au barreau de Nanterre, explique les raisons de son recours – soutenu par plus de 70 000 personnes – devant le Conseil constitutionnel contre le passeport sanitaire et la vaccination obligatoire des soignants.

Au micro d’Arthur de Laborde dans “Sud Radio Midi”.


Macron : Diviser pour mieux régenter

macron pass sanitaire

Alors que le Conseil constitutionnel étudie la validité du pass sanitaire, les Français se divisent en pour et contre. Une nouvelle fracture du pays à mettre à l’actif de Macron.

Députés et sénateurs se sont finalement mis d’accord sur le texte de loi mettant la nation sous contrôle sanitaro-judiciaire. Si la chambre haute a apporté quelques (très légères) atténuations au programme coercitif voulu par le gouvernement, la proposition originelle n’a pas connu de remaniement profond. L’Elysée attend maintenant l’avis du Conseil constitutionnel.

Saisi par le Premier ministre, Jean Castex, et par la gauche, le Conseil constitutionnel doit rendre son avis le 5 août prochain. Ce sera la dernière étape avant la promulgation officielle de la loi et l’entrée en vigueur des mesures, à moins que le Conseil constitutionnel ne décide de retoquer certaines d’entre elles. Hélas, on ne peut nourrir que de très minces espoirs quant à cette perspective lorsque l’on sait que le président de ce Conseil n’est autre que l’ancien Premier ministre socialiste, le très complaisant et macrono-compatible Laurent Fabius, grand spécialiste des affaires sanitaires depuis le dramatique scandale du sang contaminé. On se souvient par ailleurs que le gouvernement se fait conseiller, pour sa gestion de la stratégie de vaccination, par le cabinet McKinsey dont le directeur de l’antenne française est Victor Fabius… Peu de chances donc que le Conseil constitutionnel ne vienne gâcher les futurs repas de famille…

L’Elysée se montre de ce fait très confiant quant à la validation de l’assemblée des « sages » et « la célérité de l’application » des mesures d’imposition du pass sanitaire, malgré l’opposition qui enfle dans la rue quoi qu’en disent les médias aux ordres qui n’ont de cesse que de la minorer et de la caricaturer. En voyage en Polynésie, Emmanuel Macron a d’ailleurs adressé un message aux contestataires en affirmant : « Chacune et chacun est libre de s’exprimer dans le calme, dans le respect de l’autre. » Mais « la liberté où je ne dois rien à personne n’existe pas. Celle-ci repose sur un sens du devoir réciproque. ». En clair, pour le Président, les opposants à l’obligation vaccinale et à la société de contrôle induite par le pass sanitaire sont des égoïstes sans aucun sens civique. Bel exemple d’inversion accusatoire…

De son côté, le ministre du Travail Elisabeth Borne maintient également la pression en détaillant dans les médias, presque avec délectation, les sanctions prévues pour les salariés qui ne se conformeraient pas à l’obligation vaccinale les concernant. Elle a notamment déclaré : « Il ne faut pas laisser croire aux salariés qu’il ne peut pas y avoir de licenciements. Le droit commun du Code du travail s’appliquerait le cas échéant. »

Une formulation peu claire alors que le Sénat a supprimé de la loi la mention d’un possible licenciement après deux mois durant lesquels le salarié soumis à l’obligation vaccinale ne se serait pas mis en règle. Cela signifie-t-il que l’exécutif se moque du vote du parlement et qu’il fera ce que bon lui semble pour punir les récalcitrants aux injonctions vaccinatoires ?

Au regard de son actuelle frénésie d’autoritarisme, cela ne serait, hélas, guère étonnant.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 26 juillet 2021

Pourquoi Emmanuel Macron peut gagner (Acte II)

Macron

Il y a cinq ans, Polémia, sous la plume de Jean-Henri d’Avirac était le premier média à envisager la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle de 2017. À contre-courant des commentaires du moment, Jean-Henri d’Avirac récidive sur un pronostic similaire, dans une vision pour l’heure assez iconoclaste et dont chacun mesure, y compris l’auteur, la fragilité compte tenu de l’extrême versatilité de l’électorat et de l’imprévisibilité des événements politiques ou sanitaires pouvant surgir à dix mois du scrutin.

Pourquoi paradoxalement le résultat des régionales et départementales n’est pas une si mauvaise nouvelle pour la Macronie

Derrière le taux record d’abstention se cache une démobilisation de la protestation, engluée dans une apathie hédonique post-Covid, mélange de résignation et de recentrage individualiste. Va pour un pot en terrasse pour retrouver un minimum de sourire et d’expérience sociale mais le combat politique ne trouve plus un gramme de testostérone, d’envie, d’idée. Tout se passe comme si les confinements successifs avaient stérilisé les cerveaux et avaient eu raison des dernières sentinelles de notre sens critique. Le psychodrame du pass sanitaire ravivera-t-il la rébellion ? Il est permis d’en douter… Dans tous les cas de figure, l’issue ne peut qu’être favorable au pouvoir.

La Macronie avait de toute façon anticipé cette gifle électorale, qui n’est en réalité qu’une petite claque mollassonne administrée à LREM toujours dépourvue de colonne vertébrale.

Rien de très perturbant pour un président sortant qui, pour le scrutin suprême, n’a aucune intention de lier son sort jupitérien à ce fan-club peu fiable… Son programme pour 2022, c’est lui et rien d’autre.

Très excitants pour lui en revanche, ces plateaux télé où les partis du « monde d’avant », PS et LR en tête, se sentent à nouveau pousser des ailes, sur fond de faibles performances écologistes, de déliquescence des représentations populistes… Le bis repetita est à portée de main, l’expérience en plus.

Le plus toxique et le moins ringard des candidats : avec de tels adversaires, Macron n’a pas besoin d’amis

Impopulaire, vous avez dit impopulaire ? Avec 40 % de popularité, notre Emmanuel 2 ferait bien des jaloux chez ses prédécesseurs ou même chez ses concurrents !

Voilà un homme qui aura à peu près tout raté : dès les premiers temps, sa communion de monarque républicain avec le peuple ; ses réformes promises et jamais mises en œuvre ; le cocktail sanitaire calamiteux depuis le début de la crise (masques, tests, tracking, autotests, vaccins…) ; il aura sacrifié la jeunesse sur l’autel des EHPAD et poursuivi le déclassement de la France, dégradé la figure du président, devenu groupie de drag queens ou de McFly, star du « en même temps » et de l’autocontradiction ; il aura enfin laissé s’installer un peu plus encore le Grand Remplacement doublé d’une grande insécurité sur nos territoires. Contre le peuple, il aura favorisé les thématiques sociétales portées par les minorités (LGBT…), fabriqué des comités Théodule contre les islamistes qui en rigolent encore.

Le virus de la mondialisation est bien toujours à l’œuvre dans les stratégies de ce VRP du Système, qui a bien compris qu’il s’adressait à un homo consumens avant de s’adresser à un citoyen !

Le retour de la sacro-sainte croissance (une prévision à plus 5,5 % du PIB dès cette année) fera illusion jusqu’à la présidentielle après laquelle il nous faudra bien débrancher les perfusions d’argent public.

Consommateurs d’images, nos compatriotes auront à choisir entre un Macron pur beurre, pêchu, expert, l’œil clair, capable d’un semblant de clairvoyance, d’envolées lyriques et de promesses insolites, et sa version « monde d’avant » : Xavier Bertrand, le macroniste centre droit en mode nain de jardin avec sa tenue de maçon parti en guerre contre l’extrême droite présentée comme l’enfer sur terre (son « unique ennemi » !), faisant de fait de sa pseudo-droite une sorte de purgatoire nous invitant déjà subliminalement au ralliement à la Macronie.

L’électeur ne devrait pas échapper au spectacle pathétique du tout à l’ego à droite dans un match fratricide Pécresse/Bertrand/Wauquiez/Barnier… qui s’annonce aussi palpitant qu’une compétition de ball-trap.

Autre motif de satisfaction pour la Macronie, l’effondrement (provisoire) des populismes, depuis le RN (non dédiabolisé mais déradicalisé, normalisé, lyophilisé, pasteurisé) jusqu’à LFI (islamo-gaucho-LGBTO-écolo) ; ceux-ci entrent désormais en dormition… avec en prime, pour les promoteurs d’Emmanuel 2, la délicieuse perspective de revivre un débat Macron/Le Pen en version estocade si et seulement si Mister Z ne vient pas troubler le jeu.

Et de réactiver avec moult soutiens le spectre toujours opérationnel de la droite extrême, de la bête immonde et des « heures les plus sombres de notre histoire »… un peu comme si l’OMS lançait aujourd’hui une fatwa contre la peste bubonique… Anecdotique, manipulatoire, anachronique, pathétique !

Toutefois, l’amateurisme des opposants à la fois non crédibles, peu rigoureux et excités devrait suffire à valoriser l’expérience de Jupiter sans usage démesuré d’artifices diabolisateurs.

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L’impasse sanitaire : comment le pouvoir se noie et hystérise la société

Baisse des expulsions, accélération de l’immigration : que fait Macron ?

macron pass sanitaire

Moins de liberté pour les Français, plus de liberté pour les immigrés clandestins : telle semble être la devise d’Emmanuel Macron. La crise sanitaire a des conséquences paradoxales : des mesures de plus en plus contraignantes à l’égard de nos compatriotes, mais une indulgence coupable à l’égard des étrangers en situation irrégulière.

Le Figaro, s’appuyant sur un rapport de la CIMADE et d’autres associations d’aide aux migrants, souligne que, durant cette année de Covid, les placement en rétention d’illégaux en vue de les renvoyer dans leur pays d’origine ont été divisés par deux.

Au mois de juin, Macron a bien demandé aux ministres concernés « d’activer de manière volontariste les dispositifs en vigueur » pour les expulsions, laissant, selon son habitude, retomber sur ses subalternes la responsabilité des défaillances de sa politique ; mais force est de constater, selon les chiffres de la CIMADE, que, pour l’année 2020, sur la seule Métropole, les enfermements sont passés de 24.149 à 13.011 (-46 %). Comme le rapporte Le Figaro, « jamais il n’y a eu autant d’illégaux en France et jamais les expulsions n’ont été aussi faibless ».

L’opposition LR, qui fait, un peu tardivement, de l’immigration son cheval de bataille, s’inquiète et redoute qu’après ce ralentissement des expulsions, la machine ne reste grippée – à supposer que le gouvernement veuille vraiment la relancer. La droite, qui a longtemps été au pouvoir sans agir efficacement, n’est sans doute pas la mieux placée pour tirer la sonnette d’alarme, mais la situation qu’elle dénonce, à la suite du Rassemblement national et de quelques personnalités lucides, n’en est pas moins réelle.

Un paradoxe manifeste entre discours et passage à l’acte

Guillaume Larrivé, député de l’Yonne, estime le nombre de clandestins à « plus d’un demi-million ». Il rappelle que « les procédures d’éloignement ne sont toujours pas à la hauteur de l’explosion de l’immigration illégale ». Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration sous le mandat de Nicolas Sarkozy, va encore plus loin. Il estime que « ces chiffres de la rétention sont en trompe-l’œil et ne doivent pas masquer une réalité : le ralentissement du Covid entraînera l’accélération des migrations ». L’habitude devenant une seconde nature, le laxisme produira un appel d’air pour la venue de nouveaux clandestins.

Selon François-Noël Buffet, président de la commission des lois du Sénat, « le problème reste la très grande faiblesse des réadmissions et donc de l’accord des pays d’origine pour accueillir leurs ressortissants ». Il avait proposé de conditionner l’octroi de visas par la France à l’obtention de laissez-passer consulaires et d’inscrire cette disposition dans la loi, mais le gouvernement s’y est opposé. Comme le conclut l’article du Figaro dans un euphémisme, il y a un « hiatus » entre « la fermeté affichée par les autorités et la réalité de la politique migratoire française ».

Cette politique migratoire est à l’image du chef de l’État : quand un sujet le gêne, il est apparemment ferme dans ses déclarations, mais fluctuant, tiède, voire pleutre dans ses actes. Il n’a pas la volonté de s’attaquer à ce problème, qui contrevient à sa vision multiculturaliste du monde. Il considère la France comme un simple espace économique, ne croit ni à sa culture ni à ses racines judéo-chrétiennes. Il n’a cure de l’identité de la France, de sa survie même, si ce n’est en période électorale. L’immigration n’est pour Macron un problème que si elle peut nuire à sa réélection.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Laurent Obertone – Passe-sanitaire, vaccins : La révolte contre Macron [vidéo]

20/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Emmanuel Macron a décidé de fracturer les Français. L’annonce de la mise en place du passe-sanitaire met le feu au pays. Après deux ans de crise sanitaire gérée de manière catastrophique, entre mensonges, conflits d’intérêts et irresponsabilité politique, le président de la République, pourtant garant de la cohésion de la nation, impose son choix arbitraire et infondé de l’unique stratégie vaccinale. Chaque individu se résumera désormais à sa situation médicale, au mépris du secret qui lui était réservée, contenue dans un QR Code à présenter comme un laisser-passer gage de « bonne docilité ».

Alors que le pays accuse une criminalité et une délinquance impunie, le président de la République a décidé de faire peser la répression sur les citoyens qui veulent encore disposer d’eux-mêmes, de leur corps, et être souverain.

Face à cette décision inédite qui engendrera une séparation entre les citoyens et créera de fait une ségrégation pour les personnes non-vaccinées, les Français vont-ils se lever ? Peuvent-ils faire reculer le gouvernement ? La Police va-t-elle suivre les ordres ?

Laurent Obertone est journaliste et écrivain. Au fil de ses ouvrages (dont beaucoup sont disponibles sur la boutique officielle de TVLibertés), il dresse des scenarii catastrophes. Avait-il prévu celui-là ? Croit-il en la détermination des Français à s’élever face à cette tentative de contrôle social et sanitaire?