Jean Messiha : « Emmanuel Macron supprime l’ENA par pure démagogie et pour aligner les gens vers le bas au lieu de les tirer vers le haut par le mérite »

Jean Messiha

Emmanuel Macron a annoncé, le 8 avril, la suppression de l’ENA (École nationale d’administration), symbole de l’élite française, dans le but de diversifier les profils de la haute fonction publique.

Voici la réaction de Jean Messiha, ancien élève de l’ENA, dans les colonnes de Boulevard Voltaire.

Emmanuel Macron l’a annoncé, il va supprimer l’ENA, l’École nationale d’administration. Cette école est prestigieuse et formait les hauts fonctionnaires de ce pays. Vous avez vous-même fait cette école, que pensez-vous de la décision du chef de l’État ?

Je pense qu’Emmanuel Macron n’est pas à un reniement près. Les Français gardent le souvenir d’un Emmanuel Macron qui disait qu’il allait soutenir l’ENA et la réformer, mais au contraire la rendre plus performante et plus accessible. Il a changé d’avis sous le coup de plusieurs facteurs.

D’abord, un facteur démagogique, puisque la crise des gilets jaunes était l’une des réclamations d’un certain nombre de personnes. Démagogiquement parlant, le débat n’est pas sur la suppression de l’ENA, mais plutôt sur la perte du pouvoir du politique. La nature ayant horreur du vide, quand le politique se retire et joue lui-même le pouvoir administratif, il y a une sorte de porosité et d’osmose de la haute administration qui a tendance à cannibaliser l’espace laissé libre par des politiques impuissants.

Notre société reflète davantage l’impuissance, la castration de la puissance politique davantage que la surpuissance de fonctionnaires qui n’ont de légitimité que celle que le politique veut bien leur donner.

Le deuxième problème est celui qu’éprouve une population de plus en plus nombreuse d’origine immigrée, par la démographie, par l’immigration surreprésentée par des minorités actives d’indigénistes, de décoloniaux et de ceux qui soutiennent la discrimination positive et pour qui la méritocratie pose un problème.

La méritocratie républicaine est, historiquement, un système basé sur l’effort et, comme son nom l’indique, sur le mérite. Or, un certain nombre d’individus qui ont des relais puissants jusque dans l’appareil d’État et jusqu’au sommet de l’État pensent que, de par le fait que ce système est exigeant, il devient raciste. Il faudrait niveler toutes les institutions académiques et universitaires de la République vers le bas afin de les rendre accessibles beaucoup plus facilement à des populations ou à des candidats qui n’ont pas le niveau et qui refusent de l’avoir. C’est beaucoup plus facile de contourner la méritocratie républicaine par des dispositifs de discrimination positive plutôt que de se donner les moyens de réussir un concours qui est le même pour tous.

Selon vous, la démagogie va-t-elle amener un nivellement par le bas ?

Oui. Quand on lit l’exposé des motifs de la suppression de l’ENA, il est question que son recrutement soit plus divers et qu’il y ait un certain nombre de candidats issus de populations différentes. Lorsqu’on lit entre les lignes, on voit la logique qui se trouve derrière. La suppression de l’ENA participe de ce qu’on appelle le privilège blanc, le racisme, etc. Tous ces concepts sont autant de pistolets placés sur la tempe de la République française afin qu’elle s’aligne vers le bas plutôt que de tirer les gens vers le haut. Le véritable racisme est là. Considérer que parce que vous avez une certaine couleur de peau ou une certaine origine ethnique vous n’êtes pas capable par vous-même, selon vos propres efforts et votre propre mérite, d’accéder à un concours qui est le même pour tous, c’est du racisme ! On va s’adapter à vous puisqu’on considère que vous êtes différents ou que vous n’avez pas les qualités requises, intrinsèquement parlant et ontologiquement parlant, pour pouvoir réussir dans les mêmes conditions que les autres. Ça, c’est du racisme !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Me Fabrice Di Vizio : « J’attends d’Emmanuel Macron qu’il nous explique que ce n’est pas une petite mafia médicale qui vient décider des politiques de santé publique de ce pays ! »

Fabrice Di Vizio

01/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Boulevard Voltaire a donné la parole au médiatique avocat Fabrice Di Vizio.

Il nous livre son analyse sur la situation sanitaire : pressions des médecins, poids des laboratoires pharmaceutiques et marges de manœuvre de l’exécutif.


Macron et l’arrogance malheureuse, par Maxime Tandonnet

Macron

« Je peux vous affirmer que je n’ai aucun mea culpa à faire, aucun remords, aucun constat d’échec ». L’arrogance et l’autosatisfaction s’imposent aujourd’hui comme des piliers de la méthode de gouvernement. Il faut les voir au quotidien les uns et les autres, pérorant sur les chaînes de télévision. Ils sont toujours droit dans leurs bottes, fiers comme Artaban, sans le moindre scrupule ni le moindre doute. Or, les faits ne sont pas en leur faveur: gigantesques déficits publics, effondrement économique, anéantissement de la société de liberté, impuissance chronique face à la maladie, la souffrance et la mort. Parmi tous les revirements, les contradictions flagrantes et les échecs patents, certains resteront à jamais incompréhensibles.

Pourquoi, malgré la valse des milliards, n’avoir pas réussi à ouvrir une place en réanimation supplémentaire? Cependant, il faut bien admettre que diriger un pays en de telles circonstances est quelque chose d’épouvantable. Qui voudrait de leur place en ce moment? Ils tentent de donner l’illusion de piloter un bateau ivre, balloté entre des vents contraires. L’opinion, attisée par la démence fanatique d’une poignée de « médecins de plateau », exige des mesures de fermeté. Mais elle ne supporte plus les atteintes à la vie quotidienne et les contraintes. De fait, l’arrogance, la morgue, l’autosatisfaction sont les signes d’une profonde faiblesse, d’un délitement intérieur.

Ils sont paumés, ne savent plus où ils en sont. La façade obtuse du contentement est le masque de la désintégration. Plus ils fanfaronnent au dehors, plus ils tremblent au dedans.

Mieux vaudrait l’attitude de Mme Merkel qui demande pardon aux Allemands. Si eux ne le font pas, ce n’est pas tant par manque d’humilité que par manque de lucidité. Ils ne savent plus ou ils en sont.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

I-Média – Présidentielle : l’emprise de Macron sur les médias

I-Média – Présidentielle

19/03/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que l’élection présidentielle de 2022 approche, le groupe M6-RTL est en passe d’être vendu.

Parmi les acheteurs potentiels, des soutiens d’Emmanuel Macron. L’occasion d’effectuer un rappel de la mainmise de certains oligarques sur le paysage médiatique français.


Covid-19, délinquance, terrorisme… Face à Macron, la défiance en marche !

Macron

Les sondages confirment une forte défiance à l’égard de la politique conduite par Emmanuel Macron et son gouvernement, que la gestion de la crise de Covid-19 n’a pas réduite. La coupure entre le pays officiel et le pays réel est consommée.
À 15 mois de l’élection présidentielle de 2022, une telle défiance devient problématique pour le président et sa « majorité ».

La défiance pour deux Français sur trois

60 % des personnes interrogées ne font pas confiance au gouvernement pour la gestion de la crise du Covid-19. 71 % estiment que l’exécutif « n’a pas pris les bonnes décisions au bon moment » et 73 % qu’il ne « leur dit pas la vérité ». Pire encore, 78 % des personnes interrogées jugent que le gouvernement n’est pas « clair » et 81 % qu’il ne « sait pas où il va ». (Sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro et France Info, réalisé les 3 et 4 février 2021.)

Seules 26 % des personnes interrogées font confiance au gouvernement pour les protéger de la menace terroriste, une baisse de 18 points en trois mois.

La capacité du gouvernement à assurer la sécurité du quotidien est également contestée : seuls 21 % lui accordent encore leur confiance pour assurer leur sécurité en matière de délinquance, cambriolage et agression. 67 % d’entre eux se sentent souvent ou de temps en temps en insécurité, 62 % ont été victimes ou témoins de délinquance. (Baromètre Fiducial-Odoxa réalisé les 13, 14, 20 et 21 octobre 2020.)

Seules 17 % des personnes interrogées déclarent faire confiance au gouvernement en matière de cambriolages et d’agressions. Soit une chute de 12 % par rapport à juillet dernier. 83 % jugent que « les condamnations ne sont pas suffisamment sévères » et ils sont 83 % à estimer qu’elles « ne sont pas bien appliquées ». Pour 88 % des Français, la réponse pénale n’est pas efficace pour éviter la récidive. 81 % des personnes interrogées souhaitent que la sécurité privée vienne davantage en renfort des forces régaliennes qui ne peuvent plus tout gérer. (Baromètre Fiducial-Odoxa réalisé les 27 et 28 janvier 2021.)

Un bilan jugé négativement

Emmanuel Macron inspire la « colère » pour 28 % des personnes interrogées, du « dégoût » et du « désespoir » (21 %), de la « honte » (18 %) et de l’« espoir » pour seulement 16 % d’entre elles. Son Premier ministre, Jean Castex, suscite surtout… l’« ennui » et l’« indifférence » pour 19 % des Français, mais aussi le « désespoir » (16 %) et la « colère » (15 %). (Baromètre ViaVoice pour la Fondation Jean-Jaurès et Le Point, réalisé du 11 au 15 février 2021.)

73 % des Français disent se sentir « perdants » de la politique d’Emmanuel Macron depuis son élection. Dans le détail, l’étude précise que 51 % des sondés se considèrent « plutôt perdants » et 22 % « tout à fait perdants ». (Sondage Ifop-Fiducial pour CNEWS et Sud Radio, réalisé les 9 et 10 mars 2021.)

Les Français à rebours du politiquement correct

62 % des personnes interrogées pensent que « l’islam représente une menace pour la République » (OpinionWay pour Cevipof Sciences Po, réalisé du 20 au 31 janvier 2021).

63 % des personnes interrogées désapprouvent l’écriture inclusive, 55 % les luttes en non-mixité, 72 % la « cancel culture », et 54 % pensent que le concept du privilège blanc n’est pas une réalité (sondage Ifop pour L’Express, réalisé les 23 et 24 février 2021).

Michel Geoffroy

Texte repris du site de : Polémia

“La nouvelle violence dans nos démocraties” : Macron compare l’invasion du Capitole américain au mouvement des “gilets jaunes”

Lors d’un entretien avec un think tank américain, le président de la République a osé une analogie entre les deux événements, déplorant un “nouveau mode de vie” basé sur la violence.

Réputé, depuis le début de son quinquennat, pour ses petites phrases qui ont le don d’enflammer le débat, Emmanuel Macron a récidivé. Lors d’un entretien avec le think tank américain Atlantic Council, auquel il s’est longuement confié en anglais, le président de la République a en effet dressé une analogie qui risque de faire parler, rapporte notamment BFMTV, le 4 février. Alors qu’il évoquait la violence dans notre société, accentuée par les réseaux sociaux, le chef de l’Etat a tout simplement comparé le mouvement des « gilets jaunes »… à l’invasion du Capitole le 6 janvier dernier, à Washington D.C.

« Un grand changement anthropologique »

« 2018 en France, 2021 aux Etats-Unis : voilà en effet la nouvelle violence dans nos démocraties, largement liée à ces réseaux sociaux », a-t-il regretté au terme d’un long raisonnement. « C’est un nouveau mode de vie », a-t-il ajouté. Emmanuel Macron semble ici avoir oublié que les « gilets jaunes » étaient avant tout un mouvement social, protestant contre la précarité et les conditions de vie d’une partie des Français, là où l’invasion du Capitole n’était qu’un mouvement de révolte plus ou moins spontané d’une partie du peuple américain. « Je pense d’abord que la violence, la haine, la xénophobie sont de retour dans nos sociétés », avait expliqué le président en amont de cette déclaration. « Et je pense que c’est tout nouveau. C’est poussé et légitimé par certains groupes politiques et pour moi, il s’agit d’un grand changement anthropologique », a-t-il poursuivi.

Ce climat de violence, Emmanuel Macron le voit d’ailleurs comme un défi. « Pour les gens normaux, c’est inacceptable et ils attendent de nous que nous fassions cesser de telles violences », a-t-il martelé, faisant un usage au mieux maladroit du terme « normal » dans ce raisonnement. « Mais cela devient difficile quand cette violence est perçue par beaucoup de gens comme étant légitime. Et c’est exactement ce que nous vivons », a conclu le chef d’Etat sur le sujet.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

[Vidéo] Zemmour : “Quand Macron disait ‘le virus n’a pas de passeport’, il s’est bien foutu de nous”

La faillite du jupiterisme, par Maxime Tandonnet

« Ca doit changer vite et fort! » Bien sûr. Mais qui prétend diriger? Qui est responsable? Le début de 2021 est marqué par une nouvelle débâcle nationale sur les vaccinations contre le covid 19: une vertigineuse crise de méfiance (60% des Français ne veulent pas se faire vacciner faute de confiance en la parole publique) et la France une fois de plus au dernier rang du nombre des vaccinations réalisées.

Depuis un an, les fiascos français s’enchaînent: l’effarant désastre des masques, des tests virologiques, du nombre de lits en réanimation, l’avalanche des mesures aussi arbitraires, absurdes que liberticides et destructrices de la confiance, un authentique ravage de l’économie française (dette publique, assistanat, prélèvements, chômage, désindustrialisation), persécution avérée des « petits », restaurateurs, commerçants, gens du spectacle.

A quoi fallait-il s’attendre pour les vaccins? Tout ceci est le résultat d’un système, d’une mentalité: le jupiterisme, ou le mirage de « l‘être providentiel » dont la fuite éperdue dans la logorrhée quotidienne ou l’ivresse vaniteuse, sans autre dessein que de se perpétuer, est supposée recouvrir d’un éclat éblouissant la désintégration profonde d’un pays, de son administration, de sa justice, son éducation, sa société civile. Le principe du nouveau monde est relativement simple: le niveau de gesticulation médiatique exactement proportionnel à celui de la décomposition du système. L’autocratie détruit le sens de la responsabilité et de la sanction: après une telle avalanche continue de calamités, il est invraisemblable que les mêmes détenteurs de l’autorité soient toujours là à pérorer et à narguer sur les écrans de télévision les victimes de ce désastre, c’est-à-dire les Français.

Mais il y a pire: quand on explique cela à des surdiplômés (sc po, X, ou hec), ils répondent invariablement, d’un air effaré: « Mais depuis 1958, avec notre demi-dieu élyséen, n’avons-nous la meilleure république au monde? » Nous ne sommes plus en 1958 et de Gaulle n’a rien à voir là-dedans! La catastrophe est là, sous nos yeux, le désastre d’une classe dirigeante, d’un système politique, d’un état d’esprit, d’un régime et de ses hommes, des hommes et de leur régime, mais ils ne veulent pas la voir. L’aveuglement: fléau suprême. Ou, comme disait l’autre, « la bêtise de l’intelligence ».

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Monsieur le président Macron, la langue religieuse des immigrés nord-africains est certes l’arabe, mais leur langue maternelle est majoritairement le berbère, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

Dans son entretien au média Brut donné le 5 décembre dernier, en plus de considérations démagogiques relevant du « café du commerce », le président Macron a enfilé les truismes, aligné les lieux communs et procédé à des généralisations à la fois abusives et erronées. Ainsi quand il déclara :

« Quand votre enfant parle arabe, c’est une chance pour la France, ça a quelque chose à apporter à notre pays », le président français était en réalité sur la même ligne nationaliste arabe que Jack Lang, président de l’Institut du Monde Arabe pour lequel « la langue arabe est une langue et un trésor de France ».

Or, même si l’arabe est la langue religieuse des musulmans, ce n’est pas elle qui est majoritairement parlée en France par la constellation de l’immigration maghrébine, mais la langue berbère (amazighe) sous ses diverses variantes. En faisant ce contre-sens généralisateur, le président Macron livre en réalité les jeunes issus de l’immigration aux radicalistes arabo-islamistes. Donc aux descendants des conquérants arabes qui, au VIIIe siècle, rebaptisèrent Maghreb (le Couchant), la Berbèrie originelle.

Politiquement, la confusion est grave car elle prend le contre-pied de la lutte que les autorités françaises prétendent vouloir mener contre le « séparatisme » islamiste.

Pour le courant arabo-islamiste nord-africain, l’islamisation du VIIIe siècle a en effet marqué la fin de l’histoire des Berbères, leur conversion à l’Islam les ayant inscrits de façon irréversible dans l’aire culturelle de l’arabité. Dans les années 1950, en pleine crise berbériste, la revue Al Maghrib écrivit même que les Berbères ne pouvaient accéder au Paradis que s’ils se rattachaient à des lignées arabes, leur salut passant par leur intégration au peuple ayant donné naissance à l’ultime messager de Dieu. En un mot, le salut par le suicide ethno-national…

En Algérie, mis en accusation, les cadres berbéristes, essentiellement des Kabyles, furent écartés de la direction du mouvement nationaliste, puis exclus. Certains furent même assassinés. Le berbérisme fut ensuite évacué de la revendication nationaliste au profit de l’arabo-islamisme qui devint la doctrine officielle du FLN. En 1962, le gouvernement algérien supprima la chaire de kabyle de l’université d’Alger. Cette mesure symbolique annonçait l’orientation qu’il comptait donner au pays, la légitimité du régime s’ancrant sur la négation de son histoire et de sa composition ethnique. La génétique montre pourtant que le peuplement berbère nord-africain n’a été que très peu pénétré par la colonisation humaine arabe et que le fond ancien de peuplement de toute l’Afrique du Nord, de l’Egypte au Maroc, est Berbère (voir à ce sujet mes livres cités en note infrapaginale).

Paniqués à l’idée d’un réveil de la belle endormie berbère qui risquait d’entraîner à la fois le rejet de l’arabité et celui de l’islam politique, les dirigeants algériens définirent une ligne nationalitariste arabo-islamique. Ayant échoué, les salafistes, les wahhabites et les diverses obédiences islamistes prirent ensuite le relais, cherchant à dissoudre l’identité berbère dans l’universalisme islamique et la Umma. Actuellement, une course contre la montre est engagée entre l’identité berbère enracinée et le broyeur arabo-islamiste universaliste. Or, le président Macron vient de donner un sérieux appui au second en encourageant la langue arabe…

Portés par le réveil identitaire planétaire, les Berbères vont-ils prendre véritablement conscience de leur situation de colonisés ? S’ils y parvenaient, au terme de leur réappropriation historique, culturelle et politique, la géopolitique de la Méditerranée serait alors totalement bouleversée. Redevenu la Berbérie, le Maghreb cesserait en effet de regarder vers l’Orient pour revenir dans sa matrice occidentale. Comme avant la conquête arabo-musulmane du VIIIe siècle[1].

Mais cela, le président Macron et ses conseillers sont incapables de le voir… et encore moins de le comprendre. Par manque de culture ethno-historique, voilà en effet qu’ils font le lit du nationalisme arabo-islamique qu’ils prétendent pourtant combattre…

[1] Pour en savoir plus, voir mes livres : Histoire des Berbères, Histoire de l’Afrique du Nord et Algérie l’histoire à l’endroit.

Bernard Lugan

Texte repris du Blog de Bernard Lugan

Non, Monsieur Macron, être Français ce n’est pas « adhérer à des valeurs » !

09/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Dans son entretien du vendredi 4 décembre dernier pour le média Brut, Emmanuel Macron a enchaîné les déclarations sidérantes de soumission. L’une d’elle concernait ce qui faisait l’identité française.

Être Français selon Emmanuel Macron :

Être Français selon Jean-Yves Le Gallou et Polémia :

Les préférences étrangères du président Macron

Macron préférences étrangères

Elu en 2017 pour gouverner, Macron continue à communiquer. Une confusion qui explique le long entretien au média en ligne Brut, suivi d’échanges avec des jeunes sur le compte Snapchat du même média. Parmi les sujets abordés : l’immigration et le multiculturalisme.
Macron en a profité pour affirmer clairement sa vision de la France de demain : une France de la préférence étrangère.

Les exemples les plus éloquents ? « Ce que je veux faire, c’est pouvoir remettre l’enseignement de l’arabe : l’une des langues les plus parlées par ces jeunesses dans leur famille, pour éviter que ce soit détourné par d’autres mais aussi pour reconnaître cette part. » L’arabe a quatre millions de locuteurs en France. Pour Macron, « on a en quelque sorte refoulé les langues étrangères de celles et ceux issus d’autres pays ou qui appartenaient à des diasporas, c’est vraiment un processus de refoulement ». Il a même insisté : « Quand vous connaissez l’arabe ou que votre famille parle l’arabe en France, c’est une chance pour la France. Cela a quelque chose à apporter pour notre pays, pour connaître la littérature, l’enseigner à d’autres, pour pouvoir voyager, commercer, rendre le pays plus fort. On apprend tous des langues étrangères. » Considérer que l’arabe est « une chance pour la France », alors que beaucoup des attentats perpétrés sur le sol français l’ont justement été par de jeunes musulmans, les fameuses « chances pour la France », vieille expression qui a amplement démontré sa fausseté, ressemble à une provocation.

Le président a par ailleurs encouragé « la population et les universitaires à constituer une liste de 300 à 500 noms de personnalités historiques noires ou arabes d’ici mars 2021 afin de rebaptiser des noms de rues ou dresser de nouvelles statues », donnant ainsi quitus aux revendications des minorités ethniques, indigénistes et racistes noires. Un comité scientifique, une vingtaine de personnes de la gauche culturelle, a été constitué, proposant les premiers noms : le premier musulman à avoir intégré Polytechnique, par exemple. Lino Ventura aussi, qui ne semblait pourtant ni Noir ni Arabe. La proposition est d’ailleurs raciste : Macron n’évoque pas les Asiatiques, pas plus les bouddhistes.

Selon Brut, l’entretien avec le chef de l’Etat aurait été suivi par plus de sept millions de jeunes, tandis que sa retransmission sur les chaînes d’information aurait rassemblé six millions de personnes. Il y aurait eu « 100 millions » d’interactions sur Snapchat (messages éphémères). C’est à relativiser car les jeunes zappent. Parmi tous ces gens, combien sont allés sur Brut et sur Snapchat juste pour voir, avant de passer à autre chose ? Par ailleurs, sauf les proches de Macron, tant parmi les politiques que les médias, personne n’a été convaincu par cette intervention, ni dans la manière ni dans les propos tenus. Vendredi dernier, c’est Macron le démagogue qui parlait aux « jeunes ».

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 7 décembre 2020

Pour Macron, l’arabe serait une chance pour la France. La réalité dit tout le contraire !

Macron ski

Depuis plus de trois longues années, les Français subissent l’arrogance d’un Président narcissique qui tient chacune de ses idées pour un trait de génie alors qu’elles naissent de la rencontre périlleuse entre quelques préjugés idéologiques superficiels et un total manque d’expérience. La dernière lubie de ce touche-à-tout consiste à mettre en avant la langue arabe chez les immigrés qui, selon lui, la parlent, ce qu’il considère comme une chance pour la France.

Démagogie suicidaire envers les immigrés, mépris constant de la France et de son identité culturelle dont il a déjà nié l’existence, contresens absurde pour lutter contre le séparatisme : on a l’embarras du choix pour qualifier cette sottise. Il n’est pas difficile d’y percevoir un avatar du fumeux « en même temps ». Les enfants de l’immigration nord-africaine ne s’assimilent pas à la France : souvent binationaux, tiraillés entre le pays qui les fait vivre et celui qu’ils aiment « de loin », ils cultivent, lorsqu’ils sont nombreux dans certains quartiers et au sein des écoles et collèges qui s’y trouvent, un séparatisme provocateur. Par voie de conséquence, les valeurs françaises, l’histoire de notre pays en particulier, sa culture sont rejetées. Cette tendance est d’autant plus redoutable que la démographie l’amplifie. Certaines banlieues sont perdues pour la République parce que le pouvoir a accepté qu’elles ne soient plus culturellement françaises. S’y développe une alliance entre une économie parallèle liée essentiellement à la drogue, la religion musulmane brandie comme identité opposée au pays d’accueil, qui tolère plus facilement le Haschisch que l’alcool, et la redécouverte de l’esprit « indigène », anticolonial, qui pousse à la guerre contre les intrus représentant l’État.

La bêtise de nos dirigeants, la gauche en priorité, a consisté à susciter et renforcer ce processus à travers la lutte contre un prétendu racisme, la culture de la repentance et la discrimination positive. Elle pensait y trouver des électeurs et se trouve face à des ennemis qui entendent interdire à la police et parfois aux pompiers d’entrer sur leur territoire afin d’y sauvegarder leurs trafics sous couvert de lutte pour l’égalité. La complicité d’une famille au moins et de collégiens, qui ont désigné la victime, avec l’assassin de Samuel Paty, le déchaînement sur les réseaux sociaux au nom de la lutte contre une prétendue « islamophobie », le grand nombre d’incidents (800) lors de l’hommage au professeur donnent la mesure du face-à-face annoncé par Gérard Collomb.

Ainsi donc, le génial maître du « en même temps » a trouvé la parade : pour éviter que cette identité de confrontation et de séparatisme prospère, notamment grâce à l’apprentissage de l’arabe dans les mosquées, c’est l’État qui va s’en charger, et donc former, miraculeusement sans doute par le biais d’enseignants magiciens, de bons petits Français heureux d’avoir réinventé leurs racines. Par là, on découvre que le « en même temps » élyséen n’est que la traduction du slogan commercial « gagnant-gagnant », en sabir énarchique. « Une chance pour la France », qu’il dit ! Où sont les enseignants de ce miracle à venir ? D’où viendront-ils ? Dans quel esprit enseigneront-ils ? Les élèves enrichis par cette culture d’importation pourront la transmettre aux autres, pourront voyager et « rendre le pays plus fort », qu’il dit ! À ce point du discours, on s’interroge : de quel pays s’agit-il ? En quoi la France sera-t-elle renforcée par des gens qui voyagent sans avoir avant tout appris à exporter la culture française, et notre langue qui la véhicule ? Le rap à l’intérieur jusque dans la cour de l’Élysée et la culture arabe pour rayonner dans le monde : renforcer la différence pour en finir avec la dissidence. Le brillant inspecteur des finances se dévoile en Gribouille !

Malika Sorel (qui conseillait François Fillon) rappelait que, dès 1991, le Haut Conseil à l’intégration préconisait la suppression des langues et des cultures étrangères parce que contraires à l’objectif d’intégration. Celle-ci ne peut se faire vraiment que par l’assimilation culturelle qui passe par la langue. Il sera toujours possible d’apprendre l’arabe littéraire pour les Français intéressés par la diplomatie, le commerce international ou les échanges culturels. Ceux chez qui le patois d’origine est une barrière à l’apprentissage du français et à l’assimilation de la culture française sont les derniers pour lesquels cette trouvaille présidentielle est une chance.

Christian Vanneste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Déconfinement ? Que du pipeau ! – Macron : Petit père des veules

déconfinement pipeau

Cela devient lassant à force de l’écrire. Demi-mesure, tâtonnement, versatilité, autosatisfaction (pour rester courtois). La « performance du président de la République hier soir à 20 heures a tenu toutes ses promesses en la matière. Après la foule d’annonces, s’est ensuivi un habituel prêche lyrique et satisfait, une homélie donc pendant laquelle les Français ont pris l’habitude de pudiquement détourner les yeux. Parmi les décisions du chef de l’Etat : réouverture des commerces, assouplissement du confinement avec une dérogation pour des promenades pouvant durer 3 heures dans une zone de 20 km au lieu du kilomètre réglementaire. Monseigneur est trop bon d’élargir la cour de promenade. En réalité, cette mesure est totalement révélatrice. Elle démontre l’arbitraire abscons d’un exécutif incapable de raisonner autrement, on s’abrite derrière le mantra « Sauver nos urgences ». Mais qui est responsable ? Les Français qui payent des impôts et des taxes sans cesse plus lourdes ? Des impôts qui visiblement ne servent pas à sauver le système de santé car l’épidémie de Covid n’a fait que révéler son démantèlement consciencieux. Un jeune restaurateur répondait il y a quelques jours à la question d’un journaliste de Boulevard Voltaire qui lui demandait s’il avait l’impression d’être abandonné. Voici sa réponse : « Je ne suis pas d’accord, nous n’avons pas été abandonnés. Nous avons été sacrifiés. »

Sacrifiés. Des dizaines de milliers d’entrepreneurs, d’indépendants et de petits commerçants, des saisonniers, des Gilets jaunes, des sans-grade, des gagne-petit, des sans-dents, ceux qui ne sont rien. Ceux qui payent chaque jour davantage pour engraisser un Etat qui ne les protège plus, ne les aide plus et surtout qui les oublient.

Autre mesure qui a entraîné une opposition frontale : le retour des cultes conditionnés à trente personnes maximum. Trente personnes ! Outre l’absurdité d’un tel raisonnement qui met à égalité les cathédrales et les oratoires privés, c’est bien cette politique du hasard, ces mesures de l’arbitraire qui sont à déplorer. La seule bonne nouvelle consiste en, pour une fois, la mobilisation unanime et forte des évêques de France qui en ont oublié de s’étonner qu’il reste des catholiques dans ce pays prêts à manifester pour le retour de la messe et pour qui l’Eucharistie signifie autre chose qu’une vague conscience d’appartenance sociale.

Cette vague d’opposition à Emmanuel Macron n’est plus dictée par un calendrier politique ou une logique de confrontation. Cette opposition, c’est le bon sens contre le hasard, l’enracinement contre le hors-sol, le réel contre le légal.

Cette vague d’opposition à Emmanuel Macron, ce sont les premiers remous d’une lame de fond prête à tout emporter. A force de cliver, de fracturer, d’hystériser, la majorité a réuni tous les ingrédients pour un cocktail explosif dans lequel toute parole de réconciliation, d’apaisement ou de juste mesure ne pourra plus fonctionner et ne sera plus audible. Emmanuel Macron a voulu jouer sans nuance la paix contre la guerre, l’amour contre la haine ? Qu’il récolte à présent.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 25 novembre 2020

Macron et le Covid-19 : « absurdistan » ou stratégie du choc ?, par Jean-Yves Le Gallou

Le 24 novembre 2020, à 20 heures, Emmanuel Macron était à nouveau devant les Français. Une opération de communication de plus, alors que La peur du Covid-19 est de plus en plus utilisée comme stratégie du choc au service des GAFA et des grands oligarques de la superclasse mondiale. Voici un décryptage – publié juste avant l’intervention de Macron – pour éviter l’enfumage.

« Nous sommes en guerre. » C’est ainsi que Macron annonça le premier confinement en mars 2020. Et « la première victime d’une guerre, c’est la vérité » (Kipling). Depuis cette déclaration, les mensonges sont omniprésents !

1- Communication alarmiste et atmosphère de peur

La communication gouvernementale a été systématiquement alarmiste.

Lors du premier confinement le directeur général de la santé égrenait chaque jour le nombre de morts attribués au Covid-19. Et depuis, Santé publique France et les médias privilégient systématiquement dans leur communication les informations les plus inquiétantes. Selon les circonstances, ils mettent en avant le nombre de contaminations, ou celui des hospitalisations, ou bien les accès en réanimation ou bien encore les décès. En choisissant toujours le chiffre le plus « parlant » : soit le chiffre brut, soit le taux de progression.
Les moyennes mobiles sur 7 jours, beaucoup plus pertinentes, mais lissant les effets de pic si utiles pour effrayer les Français, sont rarement utilisées… Et, quand il y a des bonnes nouvelles, elles sont occultées par des annonces négatives à propos de telle ou telle région ou tel ou tel pays. C’est le monde en noir pour générer une atmosphère de peur.

2- Des mensonges présidentiels

Les Français ont aussi été exposés aux innombrables mensonges ministériels d’Agnès Buzyn, Sibeth Ndiaye et Olivier Véran. Le président Macron lui-même s’est appuyé sur deux mensonges pour imposer le reconfinement en octobre 2020 en affirmant : « Quel que soit ce que l’on fasse il y aura 9 000 personnes en réanimation le 15 novembre » : pourtant il y en eut moins de 5 000 ! Avant de brandir « si on ne fait rien » le chiffre effrayant de 400 000 morts, soit 6 000 morts par millions d’habitants alors qu’aucun pays – sauf la Belgique – n’a jusqu’ici atteint plus de 1 000 morts par habitant.

3- Une Dictature sanitaire implacable

Cet atmosphère effrayante a permis la mise place d’une dictature sanitaire implacable. L’arrêt quasi complet du pays pendant six semaines lors du premier confinement et la mise en place d’une répression d’État spectaculaire : côté plaisant, randonneurs traqués en hélicoptère ; côté tragique, visite aux parents mourants interdite et funérailles quasi impossibles. On pense à Créon refusant à Antigone de rendre les honneurs funèbres à son frère.

Et même si le reconfinement de novembre est plus souple que celui d’avril, les Français n’en subissent pas moins une formidable régression de leurs libertés fondamentales : liberté de circulation, liberté de réunion, liberté de manifestation, liberté du commerce, liberté du culte (catholique), liberté de prescription et de conscience (pour les médecins). En attendant les prochaines mesures qui pourraient régenter la vie à l’intérieur du domicile et créer une obligation vaccinale (pour un vaccin en cours d’expérimentation…) !

4- Des résultats médicaux pour le moins incertains

Le 1er confinement avait pour objectif d’éviter la sur saturation des services d’urgence. Peut-être l’a-t-il permis, même s’il est difficile de savoir ce qui ce serait passé en absence de confinement. La courbe en cloche marquant la progression, puis la régression, du virus aurait-elle été différente ? A minima le doute reste permis.

Pour le couvre-feu d’octobre et le reconfinement de novembre, les faits sont plus clairs : pour les chiffres des contaminations recensées et plus encore pour ceux mesurant la présence du virus dans les eaux d’égouts, le point d’inflexion des courbes est antérieur aux mesures gouvernementales.

On ne peut exclure qu’avec un certain cynisme les communicants macroniens se soient dit : « Ces événements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs ». Bien sûr, les thuriféraires du gouvernement peuvent aussi faire valoir que les décisions prises ont pu empêcher que les courbes, après une pause, ne repartent à la hausse.

5- Un bilan global peu convaincant

Un benchmark de la situation dans différents pays est sévère pour la gouvernance française qui cumule :

mesures bureaucratiques et liberticides (l’ « absurdistan français » selon le grand journal allemand Die Zeit),
une forte régression économique,
un bilan en termes de morts plutôt élevé par rapport aux autre pays : 750 morts par million d’habitants (au 23 novembre) soit un ordre de grandeur comparable à ceux du Brésil et des Etats-Unis, pays accusés par les médias d’avoir très mal géré leur crise et supérieur à la Suède qui n’a jamais confiné…

Ce qui permet de se poser la question : les libertés et l’économie des Français ont-ils été sacrifié pour rien ?

6- Mortalité, natalité, morbidités… un bilan encore difficile à établir

En fin d’année 2020, de l’ordre de 60 000 à 70 000 décès (10 % des morts de l’année) seront attribués au Covid-19. Un chiffre qui sera supérieur à la surmortalité de 2020 sur 2019 ou 2018 (compte-tenu du fait qu’une partie des décès attribués au Covid-19 auraient eu lieu pour une autre cause en absence du Covid-19). Une surmortalité qui selon l’INSEE (en octobre 2020) avait diminué l’espérance de vie des Français de 0,1 an pour les femmes et de 0,2 ans pour les hommes : une chute modeste qui s’explique par le fait que le Covid-19 est très rarement mortel en dehors des populations âgées et à comorbidités.

Le Covid-19 – et surtout les mesures sanitaires prises pour le combattre – auront d’autres conséquences sur la mortalité, la morbidité, la natalité dans les années qui viennent.

Sur la mortalité de 2021, trois effets sont possibles :

une sous mortalité par effet rattrapage (l’excès de décès de 2020 étant en partie compensé),
une poursuite de la surmortalité COVID en cas de nouvel épisode de contagion,
et une surmortalité due aux traitements différés de cancers ou autres pathologies.

Sur la natalité de 2021, deux effet sont possibles :

une augmentation des grossesses non désirées pendant le confinement (argument évoqué par les « progressistes » pour justifier l’allongement des délais d’avortement),
un décalage des projets de maternités et une baisse des naissances voulues compte-tenu de la crise économique, des incertitudes sur l’avenir et de l’ambiance délétère.
Difficile aujourd’hui de savoir ce qu’il en est même si les CAF disposent déjà des déclarations de grossesse. Mais l’omerta statistique en France est un sport politiquement correct…

Sur les morbidités : l’oisiveté, le confinement, l’augmentation du temps passé devant les écrans risquent d’avoir des conséquences sur l’obésité, les maladies cardio-vasculaires et neurologiques. Sans parler des problèmes cognitifs des jeunes enfants.

7- Absurdistan et dadaïsme sanitaire…

Il n’y a pas la moindre preuve de l’efficacité de la politique gouvernementale contre le Covid-19. En tout cas, pas la moindre preuve d’une meilleure efficacité en comparaison des autres pays.

En revanche, il y des présomptions fortes de nuisances en termes de santé publique durable et de natalité.

Et il y a des certitudes sur des conséquences économiques et budgétaires catastrophiques.

Le tout dans un contexte de répression des libertés qui rappelle les années de guerre et les pratiques des États totalitaires.

Ce qui qui conduit à se poser une question légitime : pourquoi ? Comment expliquer le dadaïsme sanitaire de Macron/Castex ? Par peur des médias et des juges ? Par bêtise de la bureaucratie sanitaire ? Par soumission aux appétits de Big pharma ? Difficile de répondre.

… ou stratégie du choc ?

Reste qu’il est frappant de constater que les mesures prises ménagent les plus puissants et promeuvent le monde de plus en plus virtuel des robots. Le confinement a été une formidable aubaine :

pour les GAFA et pour Amazon (des commandes passées à des robots et livrées par des esclaves) ;
pour les grandes – et très grandes – surfaces commerciales ;
pour les médias audio visuels qui ont amélioré leurs audiences et leurs capacités de propagande ;
pour les grands de la malbouffe (Mac Donald, Burger King, Colombus, Subway) qui attendent les faillites pour racheter à bas prix les meilleurs emplacements commerciaux (les « corners »).

Une aubaine pour les grands mais une grosse catastrophe pour les petits :

commerces enracinés dans la proximité mais discriminés à mort ;
associations conviviales locales privées d’activités, culturelles, sportives, de randonnées, de loisirs ;
livres et libraires frappés d’interdits ;
bars et restaurants, porteurs d’un savoir-vivre à la française, mais sacrifiés sur l’autel de la dictature sanitaire.

Tout se passe comme si Macron utilisait la stratégie du choc pour achever de normaliser la société française et de l’assujettir toujours davantage aux oligarques de la superclasse mondiale. Bien sûr ils n’ont pas créé le Coronavirus. Mais ils se servent admirablement de la peur qu’il a suscitée (ou qu’ils ont suscitée en son nom) pour faire avancer leurs intérêts. En domestiquant une population à qui on fait oublier qu’il y a plus important que la santé et le prolongement de la vie : la vraie vie, la vie honorable et digne, tout simplement !

Texte repris du site Polémia