Affrontement communautaire en Espagne

Affrontement communautaire en Espagne

10/08/2011 – 14h30
MADRID (NOVOpress) —
Des affrontements violents ont opposé, lundi soir, immigrés marocains et dominicains dans la ville espagnole de Colmenar Viejo (photo) située à une trentaine de kilomètres de Madrid.

Les échauffourées ont fait suite à l’agression d’un Marocain, âgé de 28 ans, blessé à l’arme blanche par un groupe d’immigrés de la République dominicaine à la sortie d’un café de cette localité connue pour concentrer une forte communauté immigrée. Le présumé auteur de l’agression et ses complices ont été arrêtés plus tard par la Garde civile pour “tentative de meurtre”. Le Marocain, qui a reçu plusieurs coups de couteau au poumon, a été évacué vers un hôpital de Madrid dans un état très grave.

A la suite de cette agression, environ 200 marocains s’en sont pris aux immigrés dominicains, blessant huit personnes, saccageant leurs locaux et incendiant plusieurs voitures. Un important dispositif policier a été déployé sur place par la garde civile qui a du faire appel à des renforts d’autres localités proches comme Soto del Real, San Agustin de Guadalix, Manzanares el Real et Tres Cantos.

Émeutes ethniques en Grande Bretagne : l’ancienne circonscription d’Enoch Powell en proie au pillage

Grande Bretagne : l’ancienne circonscription d’Enoch Powell en proie au pillage

10/08/2011 – 11h00
LONDRES (NOVOpress) — Les émeutes qui s’étendent progressivement à toute l’Angleterre ont symboliquement gagné cet après-midi la ville de Wolverhampton, dans les Midlands.

300 « jeunes » se sont rassemblés dans le centre de la ville peu après 16h30 et ont joué au chat et à la souris avec la police jusqu’à la fin de l’après-midi. De nombreuses vitrines ont été fracassées, dont celles de la Royal Bank of Scotland, d’une bijouterie et d’un pub. Des groupes ont pénétré dans les magasins et se sont livrés au pillage, en particulier de téléphones portables.

Wolverhampton est la circonscription dont Enoch Powell fut député pendant un quart de siècle, de 1950 à 1974. Ce furent le spectacle de ce qui se passait à Wolverhampton et les récits des habitants, confrontés aux débuts de l’immigration de masse, qui le déterminèrent à prononcer le fameux discours « Des fleuves de sang », le 20 avril 1968, qui lui valut d’être mis au ban de l’Establishment politico-médiatique et ruina sa carrière.

Dans un passage poignant, Powell évoquait le sort d’une femme âgée, qui avait perdu son mari et ses deux fils à la guerre, et qui se retrouvait désormais seule Blanche de sa rue de Wolverhampton. Elle avait refusé de laisser rentrer deux Noirs qui avaient sonné chez elle à 7 heures du matin et avaient demandé à utiliser son téléphone. « Elle commence à avoir peur de sortir de chez elle. Ses carreaux sont cassés. Elle trouve des excréments dans sa boîte aux lettres. (…) Lorsque la nouvelle loi sur les relations entre les races sera votée, cette femme est convaincue qu’elle ira en prison. Et a-t-elle tellement tort ? Je commence à me le demander ».

Royaume Uni : l’armée mise en alerte

Royaume Uni : l'armée mise en alerte - crédit photo : Bayerberg
Un soldat du "Spearhead Lead Element" à l'entrainement
Un soldat du "Spearhead Lead Element" à l'entraînement

10/08/2011 – 09h17
LONDRES (NOVOpress) — Selon des informations recueillies par le Telegraph, le Spearhead Lead Element, l’unité spéciale de l’Armée britannique qui peut être mobilisée pour mater des révoltes intérieures, a été mise en alerte pour faire face à toute éventualité.

Forte de cinq cents hommes, cette unité peut intervenir désormais pour venir en renfort aux unités de police qui seraient débordées par les émeutiers.

Toutefois, on peut s’interroger sur la capacité réelle de ces militaires à combattre une guérilla urbaine de très basse intensité.

Royaume-Uni : les émeutes s’étendent au nord de Londres

Royaume-Uni : les émeutes s'étendent au nord de Londres

10/08/2011 – 09h15
MANCHESTER (NOVOpress) — La mobilisation massive des forces de police dans Londres et sa région, l’annonce de l’autorisation d’emploi de balles en plastique, le manque de cibles à proximité de leurs quartiers d’habitation, ont découragé les émeutiers de la capitale.

En revanche, à Liverpool, à Manchester et dans les Midlands, des douzaines de boutiques ont été pillées par des groupes de jeunes gens masqués. Dans la King Street de Manchester, les émeutiers ont dévalisé des boutiques de luxe comme les magasins Bang & Olufsen ou Diesel. Un peu plus loin, c’est au tour de Louis Vuitton, Selfridges et Harvey Nichols.

Le choix de ces boutiques indique que l’on se trouve en plein dans un phénomène d’«émeutes-shopping».

Si les émeutiers à Londres semblaient en majorité appartenir à des populations afro-caraïbes, ce n’est plus le cas dans le nord du pays. Ici, les événements de la nuit de mardi à mercredi placent sous les projecteurs le déclassement d’une partie de la jeunesse européenne.

Royaume-Uni : les émeutes s'étendent au nord de LondresComme le déclare Garry Shewan, l’adjoint au chef de la police de Manchester : « Ce sont des criminels qui se sont défoulés ce soir. Ils n’ont aucune cause à défendre, rien contre quoi protester. Il n’y a pas eu de fait déclencheur ici. Tout ceci n’a aucun sens, c’est une violence comme je n’ai rien vu de semblable au cours de ma carrière. »

Ce point de vue est confirmé par le député travailliste local Graham Stringer : « Ces événements ont et coordonnée et organisés par des criminels et des gangsters bien connus. Ils ont voulu profiter de la situation. Ce n’était pas spontané. C’était organisé. »

Toutefois, la violence ne s’est pas limitée au pillage. Un commissariat de police à Nottingham a été attaqué par un groupe d’une trentaine d’émeutiers à l’aide d’engins incendiaires.

La composition des bandes, à majorité européenne, explique probablement des attaques à des cibles moins habituelles comme la mosquée Central Jamia à Leeds.

Pour le moment, la majorité des musulmans d’origine pakistanaise semble rester en dehors du mouvement. Les jeunes de cette origine sont pourtant dans une situation sociale qui n’est guère meilleure à celle des jeunes européens déclassés.

D'autres communautés se mobilisent pour défendre leurs biens comme les Sikhs ou les Turcs.
D'autres communautés se mobilisent pour défendre leurs biens comme les Sikhs ou les Turcs.

Cette retenue s’explique probablement par des structures familiales plus fortes qui les aident à se tenir à l’écart. D’autres communautés, bien au contraire, se mobilisent pour défendre leurs biens comme les Sikhs ou les Turcs.

Le pire semble passé et les rues des villes britanniques vont retrouver leur calme habituel, seulement dérangé par les bandes d’ivrognes vomissant dans le caniveau.

Mais ces événements vont contribuer à ouvrir les yeux des Britanniques sur trois phénomènes :le plus visible, la dérive de nombreux jeunes afro-caribéens qui ne trouvent pas de place dans une société industrielle avancée comme celle du Royaume-Uni ; le plus préoccupant, le drame d’une partie de la jeunesse européenne marginalisée par un système éducatif ignorant par préjugé idéologique les besoins spécifiques des jeunes garçons ; enfin, les largesses empoisonnées d’un état providence déboussolé qui maintient des populations entières dans l’oisiveté et attire chaque jour davantage des étrangers à la recherche d’une vie facile.

Émeutes à Londres : le Dailymail lance un appel à témoins et diffuse des photos des pillards

Pillages à Londres : le Dailymail lance un appel à témoins

09/08/2011 – 22h12
LONDRES (NOVOpress) — La police londonienne est vivement critiquée Outre-Manche pour son manque d’efficacité et de prévention face aux destructions et pillages qui secouent la capitale britannique depuis maintenant plus de 72h et qui ont impliqué, selon le Daily Mail, des centaines de protagonistes.

Si seulement 12 photos de suspects ont été officiellement diffusées à ce jour par ses services dans le cadre d’un appel à témoins, 30 autres clichés ont été diffusés par le Daily Mail.

Émeutes  à Londres : le Dailymail lance un appel à témoins et diffuse des photos des pillards
Émeutes  à Londres : le Dailymail lance un appel à témoins et diffuse des photos des pillards
Émeutes  à Londres : le Dailymail lance un appel à témoins et diffuse des photos des pillards

[box class=”info”]Source : Daily Telegraph / l’intégralité des clichés diffusés est disponible à cette adresse www.dailymail.co.uk[/box]

Grande-Bretagne : le gouvernement refuse d’utiliser des canons à eau contre les émeutes

Grande-Bretagne : le gouvernement refuse d’utiliser des canons à eau contre les émeutes

[box]Photo : carte des émeutes. Cette carte est non exhaustive, et ne montre que les banlieues de Londres, il y a des émeutes également ailleurs.[/box]

09/08/2011 – 17h00
LONDRES (NOVOpress) — Alors que la police ne parvient pas à reprendre le contrôle de Londres et que les émeutes s’étendent dans le pays, plusieurs personnalités, dont l’ancien maire travailliste de Londres, Ken Livingstone, ont réclamé que la police puisse utiliser des canons à eau contre les émeutiers.

Le ministre de l’Intérieur, Theresa May, avait d’abord déclaré qu’elle étudiait « toutes les options », mais a finalement exclu cette solution aujourd’hui sur Sky News, comme contraire à « la culture du maintien de l’ordre en Grande-Bretagne ». « La manière dont nous maintenons l’ordre en Grande-Bretagne », a-t-elle déclaré, « ne passe pas par l’usage de canons à eau, elle passe par le consentement des communautés ».

Les canons à eau sont régulièrement utilisés en Irlande du Nord mais ne l’ont jamais été en Angleterre. Il faudrait donc les faire venir d’Irlande du Nord.

Patrick Mercer, député conservateur et ancien officier, conteste la décision de Mme May. « Je trouve étrange », a-t-il dit, « que nous soyons prêts à utiliser des mesures de ce genre contre les Irlandais, mais que, quand des Anglais [sic] commettent des délits et se comportent de cette manière atroce et épouvantable, nous prenions plaisir à les chouchouter. Si la police veut des canons à eau, elle devrait être autorisée à les employer ».

Le député britannique Roger Helmer en appelle à tirer à vue sur les émeutiers [Exclusif]

Le député britannique Roger Hemer en appelle à tirer à vue sur les émeutiers. [Exclusif]

09/08/2011 – 15h30
LONDRES (NOVOpress) —
Le député conservateur britannique au Parlement européen Roger Helmer en appelle à tirer à vue sur les émeutiers.

Alors que le premier ministre David Cameron réunit d’urgence un conseil de sécurité intérieure (COBRA), le député conservateur au Parlement européen Roger Helmer lui a adressé un message par le biais de twitter qui a le mérite de la simplicité : « Mémo pour COBRA. Il est temps d’être fermes. Mobilisez l’armée. Tirez à vue sur les pilleurs et les incendiaires ».

Il est peu probable que le message du député soit entendu. Déjà des commentateurs en appellent à sa démission et le Parti conservateur a pris ses distances avec son député à Strasbourg.

Néanmoins, il est tout aussi probable que la suggestion du député trouvera un écho certain dans les populations britanniques confrontées à une violence face à laquelle la police semble bien désarmée.

Émeutes : le Royaume-Uni envisage des mesures extrêmes

Émeutes : le Royaume-Uni envisage des mesures extrêmes

09/08/2011 – 12h45
LONDRES (NOVOpress) — La lecture de la presse conservatrice est éclairante sur l’état d’esprit du gouvernement britannique et sur les limites de l’action publique dans ce pays.

Face à une série d’émeutes dans un nombre de villes croissant, dans lesquelles sont impliquées des minorités ultraviolentes issues de la communauté afro-caraïbéenne mais aussi des secteurs les plus déclassés des « pauvres blancs », les forces de l’ordre manquent cruellement d’effectifs.

La crise que vit la police est illustrée par sa lenteur à répondre aux appels de citoyens en détresse. Dans la ville d’Acton, dans la nuit de lundi à mardi, les habitants qui subissaient dans leurs maisons l’intrusion d’émeutiers cherchant à les piller ont attendu près de 90 minutes les forces de police. C’est un miracle si ces cambriolages en force n’ont pas entraîné de pertes en vies humaines.

Paradoxalement, ce sont les équipes de la télévision qui, arrivées avant la police, ont contribué à protéger par leur présence les résidents des émeutiers.

À la suite de ces événements, les habitants les plus fortunés de ces quartiers à proximité des banlieues les plus pluriethniques de Londres prévoient de quitter leur domicile pour mettre leurs familles à l’abri comme, par exemple, dans les hôtels de la zone aéroportuaire de Heathrow.

Ce nettoyage ethnique par le crime et la violence a déjà commencé et il est probable que certaines banlieues de la capitale seront de plus en plus « monocolores » à la suite du phénomène bien connu de « white flight » (la fuite des Blancs) qui se produit quand la violence devient insupportable.

La police britannique, paralysée par une idéologie antiraciste incohérente, a du mal à répondre efficacement aux émeutes. Leur progressive diffusion géographique, Londres, puis Birmingham, Bristol, Liverpool, réduit les réserves disponibles. Si les populations islamo-pakistanaises se mobilisent et descendent dans la rue, la situation peut devenir incontrôlable.

Les options disponibles se réduisent. Le gouvernement qui se réunit aujourd’hui mardi peut autoriser l’emploi de canons à eau, mais leur nombre est réduit et les équipages formés à leur emploi insuffisants pour assurer leur mise en œuvre.

Les spécialistes font observer que ces véhicules sont adaptés contre des manifestations importantes, pas contre des petits groupes d’émeutiers très mobiles qui agressent les forces de l’ordre puis disparaissent pour attaquer à nouveau un peu plus loin.

En outre, les moyens électroniques de communication comme twitter garantissent aux émeutiers une mobilité inédite, les informant en temps réel de la présence des forces de police et des lieux de pillage en cours.

Pour forcer le gouvernement à prendre des mesures, des rumeurs circulent suggérant que des contacts existeraient entre le ministère de l’Intérieur britannique et son homologue français concernant le prêt de matériel antiémeutes et même de la possibilité de demander l’envoi des escadrons de gendarmes mobiles ou des compagnies de CRS.

Tout porte à croire que ces prétendus contacts n’existent pas. Toutefois, ces rumeurs ont pour objectif la publication d’articles vengeurs dans la presse populaire, du Sun au Daily Mail, stigmatisant la faiblesse d’un gouvernement tombé si bas qu’il en est réduit à demander l’aide de la France.

Cette levée de boucliers de la presse tabloïde deviendrait un argument psychologique décisif si le gouvernement en arrivait à imposer l’état d’urgence et à faire appel à l’armée ainsi que le demandent des commentateurs influents comme Toby Young dans les colonnes du très respectable Telegraph de ce matin.

[box class=”warning”]Crédit photo : Michael Elliot / image sous licence creative commons[/box]

Emeutes ethniques en Angleterre : obligés de se mettre nus dans la rue

Emeutes ethniques en Angleterre : obligés de se mettre nus dans la rue

09/08/2011 – 11h50
LONDRES (NOVOpress) —
Au cours des émeutes ethniques qui ravagent l’Angleterre depuis plusieurs jours, des émeutiers obligent des passants à se mettre nus dans la rue pour voler leurs vêtements ou pour les humilier, ou les deux.

La femme nue est à coté d’un policier. Les photos ont été prises à Londres.

Emeutes ethniques en Angleterre : obligés de se mettre nus dans la rue

Emeutes ethniques en Angleterre : obligés de se mettre nus dans la rue

Quand la gauche française allait prendre des leçons de multiculturalisme à Tottenham

Quand la gauche française allait prendre des leçons de multiculturalisme à Tottenham

08/08/2011 – 11h00
LONDRES (NOVOpress) — Le 16 novembre 2005, le journal de 20 heures de France 2 avait suivi une délégation de jeunes d’Evry, venue à Tottenham (aux frais de qui ?) “pour s’inspirer de la politique de promotion des minorités ethniques menée dans ce quartier de Londres, régulièrement secoué par des émeutes il y a une vingtaine d’années”.

Tous s’extasient en chœur sur la “transformation exemplaire” de Tottenham, où l’on a “la fierté d’avoir un espace multiculturel”.

Émeute ethnique dans la banlieue de Londres

Émeute ethnique dans la banlieue de Londres

07/08/2011 – 14h20
LONDRES (NOVOpress) –
Nuit d’émeute et de pillage à Tottenham, dans la banlieue nord de Londres : des voitures de police et un autobus ont été incendiés, les magasins ont été dévalisés, huit policiers ont été blessés, et au moins un est dans un état grave.

Tout a commencé par une manifestation pour demander « justice », après la mort d’un certain Mark Duggan, âgé de 29 ans, abattu par la police jeudi. Cet individu avait tiré sur un policier qui le poursuivait mais la balle s’était logée dans l’émetteur radio que le policier avait dans sa poche. En réponse, les policiers avaient ouvert le feu.

Cette version des faits est contestée par les amis de Duggan, qui était très populaire dans sa communauté. Selon une proche de la famille, parlant anonymement au Daily Telegraph, Duggan « n’était pas violent. Certes, il était impliqués dans des trucs mais ce n’était pas quelqu’un d’agressif. Il n’avait jamais fait de mal à personne ».

À l’issue de la manifestation, plus de 300 personnes ont attaqué les policiers à côté du commissariat de Tottenham, notamment en leur jetant des cocktail Molotov. Tottenham avait été le théâtre d’émeutes particulièrement violentes, selon un enchaînement similaire, en 1985 : un policier avait été tué, le premier policier mort dans une émeute en Angleterre depuis 1833.

D’après le recensement de 2001 (dernier recensement publié pour la Grande-Bretagne), l’arrondissement de Tottenham ne comprenait déjà plus à cette époque que 48,8% d’habitants classifiés comme Blancs et seulement 30,5 % de « Blancs britanniques ». Les « Noirs ou Noirs britanniques » étaient 34,8%, les « Asiatiques ou Asiatiques britanniques » 6,3%, les métis 5,4%. Compte tenu de l’importance de l’immigration non-européenne en Angleterre depuis 2001 et de sa surnatalité, les proportions ont dû évoluer depuis !

*** Crédit photo : Beacon Radio. CC.

Les émeutiers de Bari sont « des professionnels de la guérilla »

Les émeutiers de Bari sont « des professionnels de la guérilla »

03/08/2011 – 15h00
BARI (NOVOpress) —
Bilan officiel définitif des huit heures d’émeute immigrée à Bari lundi : 98 blessés, dont 42 policiers, 40 carabiniers et 16 particuliers, caillassés dans leurs voitures ou dans l’autobus des transports en commun pris d’assaut par les Africains. Aucun clandestin, on le voit, ne semble avoir subi une égratignure. On a frôlé un vrai massacre puisque les immigrés s’apprêtaient à mettre le feu à l’autobus, où se trouvaient encore le chauffeur et trois femmes, si un policier n’était pas courageusement intervenu tout seul pour les en empêcher. Quant aux dégâts matériels, ceux du Centre d’accueil se montent à eux seuls à 200 000 euros.

La question est à présent de savoir s’il y aura des suites judiciaires ou si les clandestins vont jouir d’une impunité complète, en plus du statut de réfugié politique qu’on est parti pour leur accorder en urgence. Le parquet de Bari a retenu une série de charges qui, sur le papier, est impressionnante : violence et résistance à la force publique, avec armes (barres de fer et pierres), menaces, interruption du service public pour le blocage de la route nationale 16, dégâts volontaires suivis d’incendie, violence privée, lésions personnelles aggravées, dégâts sur automobiles et sur transports en commun, vol et blocage ferroviaire. Ce dernier délit, réprimé par une loi de 1948, est parmi les plus graves puisqu’il prévoit une peine de 2 à 12 ans de réclusion.

Les émeutiers de Bari sont « des professionnels de la guérilla »

Comme toujours s’agissant d’immigration, il y a pourtant loin de la loi à son application. Le parquet s’est mis au travail mais ne sait pas encore comment procéder. 28 clandestins (sur plusieurs centaines d’émeutiers) ont été arrêtés en flagrant délit mais il faut désormais établir avec certitude qui a fait quoi (en langage juridique, « attribuer des conduites spécifiques à chaque inculpé ») et c’est, semble-t-il, très compliqué. Comme l’ont expliqué les enquêteurs de la police judiciaire à La Gazzetta del Mezzogiorno, « celui qui a occupé la voie de chemin de fer n’a pas occupé la route nationale et vice-versa. Celui qui a cassé les dents à un policier ou rompu les côtes à un carabinier n’a peut-être allumé aucun incendie ». Pour arriver à la certitude, les enquêteurs sont en train d’analyser les photos et les films pris durant l’émeute, surtout les films pris depuis l’hélicoptère de la police. Les reportages de la télévision ont également été acquis. Rien ne sera négligé, on nous l’assure, « pour trouver de possibles éléments de preuve à l’appui de l’hypothèse des enquêteurs », à savoir que les 28 personnes arrêtées lundi (et bien sûr présumées innocentes) ont effectivement commis les délits en question.

Selon des informations confidentielles recueillies par La Gazzetta del Mezzogiorno, la police estime en tout cas avoir affaire à de vrais « professionnels de la guérilla », qui se déplacent dans les centres d’accueil de toute l’Italie pour y déchaîner la violence. Une soixantaine d’immigrés qui venaient d’arriver au Centre d’accueil de Bari avaient participé, mercredi dernier, à l’émeute de Mineo (province de Catania, en Sicile). Les clandestins avaient occupé la route nationale 417 Catania-Gela pour demander le statut de réfugiés politiques. Il y avait également eu des incendies et des dégradations, quoique moins graves que ce qui s’est passé depuis à Bari.

Les enquêteurs de Bari disent n’avoir jamais été confrontés à rien de semblable jusqu’ici. Les émeutiers ont agi selon un plan soigneusement étudié. « Leur stratégie prévoyait le déploiement de petits groupes, avec des objectifs fixés à l’avance. Un groupe sur la voie ferrée, l’autre sur la route nationale 16. Des pierres enveloppées dans des chiffons, qu’ils faisaient tournoyer et qu’ils lançaient à toute force pour avoir une plus longue portée et pour augmenter l’effet destructeur. Chaque fois que les forces de l’ordre s’approchaient d’un groupe d’immigrés, un autre groupe, moins nombreux mais toujours aguerri, surgissait d’un autre côté. Il était impossible de combattre sur deux fronts ». « Dans leurs yeux, témoigne un policier, il y avait la haine ».

Émeute immigrée à Bari : centre incendié, routes et chemin de fer coupés, 30 blessés

Émeute immigrée à Bari : centre incendié, routes coupées, 30 blessés

01/08/2011 – 12h15
BARI (NOVOpress) –
Scènes d’émeute depuis ce matin à Bari, en Italie dans les Pouilles. Plusieurs centaines d’immigrés clandestins du Centre d’accueil pour les demandeurs d’asile (Cara) de la ville bloquent depuis ce matin la route nationale 16 bis ainsi que la voie de chemin de fer. Ils ont mis le feu à des bidons et à des couvertures. Ils réclament leur régularisation et le statut de réfugiés politiques.

Les forces de l’ordre sont intervenues pour tenter de rétablir la circulation. Selon les premières informations, les immigrés auraient jeté des pierres sur les policiers puis les auraient attaqués, armés de barres de fer. Plusieurs voitures de police ont été endommagées.

On dénombre une trentaine de blessés, surtout parmi les policiers mais aussi parmi des passants. Les immigrés ont en outre pris d’assaut un autobus des transports en commun, qui a été bloqué et dévasté. Une équipe de la télévision, qui voulait interviewer les clandestins pour leur faire expliquer leurs revendications, a été attaquée à coups de pierres.

La situation reste actuellement très tendue. La route est toujours coupée. La circulation ferroviaire est également interrompue sur la ligne Bari-Foggia. Dix trains régionaux ont d’ores et déjà été annulés, six trains de grande ligne subissent des retards. D’autres immigrés ont pendant ce temps mis le feu au Centre d’accueil.

Emeutes et guérilla en Tunisie

Emeutes et guérilla en Tunisie

18/07/11 – 10h30
TUNIS (NOVOpress) —
L’avènement de la « démocratie » suite à la « révolution tunisienne» tant applaudie par les pays occidentaux semble beaucoup plus chaotique que prévu et le gouvernement ayant remplacé celui de Ben Ali est déjà très violemment contesté.

Ainsi, des postes de police à Tunis et à Menzel Bourguiba (65 km au nord de la capitale) ont été attaqués la nuit dernière, et au moins quatre personnes ont été gravement blessées.

À Tunis, c’est dans la cité populaire d’Intilaka que près de 400 personnes armés de pierres, de bâtons et de cocktails molotov, ont tenté de prendre d’assaut le principal poste de police. Les affrontements entre émeutiers et policiers ont duré de longues heures.

C’est un spectacle de désolation qui régnait donc dans ce quartier de Tunis, des pneus incendiés, des pierres et des restes de barricades jonchant le sol des rues et la place devant le poste de police aux vitres brisées et aux murs marqués par les explosions de cocktails molotov. Quasiment au même moment, des attaques contre la police et des magasins se sont également produites à Menzel Bourguiba, ville industrielle au nord de Tunis où quatre personnes ont été gravement blessées et transférées à Tunis.