Confinement, violences, haine anti-flics : Comment les banlieues font leur loi

Banlieues hors-la-loi – La partition en deux de la France officialisée

Nous le savions déjà depuis longtemps : malgré les affirmations du gouvernement selon lesquelles la loi républicaine s’appliquerait partout et de la même manière sur le territoire français, les banlieues ethniques font de toute évidence, et depuis des années, l’objet d’un traitement particulier en ce sens où l’Etat a renoncé à y mettre de l’ordre et a capitulé face aux délinquants et aux islamistes. Une constatation qu’est venue prouver samedi la révélation dans les médias d’une note interne aux forces de l’ordre dans laquelle la direction de la police du Calvados demande ouvertement à ses agents de ne pas intervenir dans les quartiers « à forte concentration de population suivant le ramadan » afin d’éviter que la situation ne dégénère.

Eviter un surcroît des émeutes ethniques

Adressée vendredi dernier, jour du début du ramadan, à l’ensemble des commissaires du département, cette note interne est en effet on ne peut plus claire. Appelant les policiers à « faire preuve de discernement », le chef de la direction départementale de la sécurité publique du Calvados leur demande de ne pas « intervenir dans des quartiers à forte concentration de population suivant le ramadan, pour relever un tapage, contrôler un regroupement de personnes rassemblées après le coucher du soleil ». La note va même jusqu’à préciser que, « sauf atteinte aux personnes ou atteinte grave aux biens, il faut éviter qu’un manquement aux règles de confinement ne dégénère et provoque un trouble supérieur de violences urbaines » !

Des consignes dont les grands médias ont fait mine de s’étonner et ont cherché à savoir si elles avaient été données en d’autres lieux du territoire français. Et là, la réponse aura bien sûr été sans surprise : l’entourage de Castaner s’est évidemment empressé d’assurer qu’il ne s’agissait que « d’une initiative locale incompréhensible ». Mieux : dans la soirée, on apprenait par le biais d’un communiqué officiel que le directeur général de la police nationale, après avoir affirmé que « la police intervient en tout point du territoire pour assurer la sécurité des personnes et des biens quelles que soient les circonstances », avait demandé à ce qu’« un rapport d’explications lui soit transmis » le soir même…

Des consignes devenues systématiques

La vérité, comme l’a indiqué Fabien Vanhemelryck, secrétaire général d’Alliance, c’est que « contrairement à ce qui a pu être dit […] par le gouvernement, cette note prouve que nous avions raison : on ne veut pas que les policiers entrent dans certains quartiers ». Interrogé par les journalistes, Fabien Vanhemelryck a notamment rappelé les consignes du même type données récemment à ses collègues d’I-D-F. Jeudi dernier, en effet, l’association Mobilisation des policiers en colère publiait sur son compte Twitter une vidéo filmée à bord d’un véhicule de police, dans la nuit du 21 au 22 avril, et alors que plusieurs cités de la banlieue parisienne venaient encore de s’embraser, dans laquelle la radio diffusait le message suivant : « Eviter le contact et la confrontation avec les perturbateurs notamment lors des interventions ne présentant pas de danger immédiat afin d’éviter tout blessé parmi les forces de l’ordre ou les perturbateurs » !

Des consignes données par la Préfecture qui, confient anonymement nombre de policiers, sont « loin d’être exceptionnelles » et tendent même à « devenir officielles ». Dans le même esprit, on pourrait encore citer Linda Kebbab, d’Unité SGP Police FO, qui expliquait aussi la semaine dernière que l’utilisation des voitures banalisées est maintenant fortement recommandée pour ne pas exacerber les tensions « à la vue d’une voiture bleu-blanc-rouge »…

Des préfets qui ne cachent plus la partition

Là encore, évoquant la vidéo diffusée par MPC, Castaner devait tweeter le lendemain qu’« il n’y a pas de quartiers où les forces de l’ordre [n’interviennent] pas ». Mais qui croit-il encore tromper avec des affirmations aussi mensongères ? Son attitude est d’autant plus grotesque que, un peu partout en France, des préfets sont récemment allés jusqu’à officialiser indirectement cette différence de traitement judiciaire entre les Français ordinaires et les habitants des banlieues ethniques. On l’a vu avec le préfet des Bouches-du-Rhône Emmanuel Barbe qui, avouant son impuissance à « éviter que les gens se rendent visite les uns les autres dans une même barre d’immeubles », a au fond autorisé les musulmans des cités marseillaises à enfreindre la loi. Avec Pierre Dartout, préfet de la région PACA, qui s’est associé à cette désertion. Avec Pascal Mailhos, préfet de la zone Sud-Est, qui a déclaré qu’« il ne fallait pas mettre le feu aux banlieues en essayant d’instaurer un strict confinement ». Et même avec Laurent Nuñez qui, selon Le Canard enchaîné, a expliqué le 18 mars aux préfets de zone de défense que « ce n’est pas une priorité que de faire respecter dans certains quartiers les fermetures de commerces et de faire cesser les rassemblements » ! On notera d’ailleurs au passage que tous ces braves gens, adeptes du « pas d’amalgame », n’ont pas manqué à cette occasion de voir le lien évident entre banlieues, bandes ethniques et islam…

« Un événement grave et inacceptable »

Reste que, malgré son extrême gravité, cette officialisation de la partition en deux de notre pays, ne semble pas – et c’est profondément scandaleux – choquer grand monde en dehors du RN et des syndicats de police. Parmi ces derniers, on citera notamment Unité SGP police Ile-de-France, qui a estimé qu’il était « temps pour notre administration de faire preuve de courage et de faire appliquer les consignes données partout et pour tout le monde ». Ou encore France Police-Policiers en colère, qui s’est indigné du fait que l’on donne pour consigne aux policiers de verbaliser « la grand-mère ayant mal rempli son attestation » tout en accordant une « impunité totale pour ceux qui brûlent, pillent et agressent nos collègues toutes les nuits ». Enfin, du côté politique, Nicolas Bay (RN) a estimé très justement qu’à travers la consigne qu’il a donnée aux policiers, « le chef d’état-major de la DDSP du Calvados vient d’entériner que, sur le territoire français, la loi pouvait donc s’appliquer différemment dans la zone où la population musulmane est devenue majoritaire ». Or, en agissant ainsi, a précisé Bay, « le directeur départemental, donc la principale autorité policière du Calvados, réalise là l’objectif direct des factions islamistes à l’œuvre dans notre pays, qui ne peuvent interpréter cela que comme un signe de faiblesse voire un geste de soumission ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 27 avril 2020

Marion Maréchal: “Où sont les blindés face aux émeutiers?” (Villeneuve-La-Garenne)

27/04/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Ce dimanche, Eric Morillot recevait Marion Maréchal qui livrait son point de vue sur la gestion de la crise et les perspectives du “monde de demain”.

Voici un extrait tiré de l’émission “Les Incorrectibles” (Sud Radio) du 26 avril 2020.


Xavier Raufer sur les émeutes dans les banlieues : « Il y a une grande lâcheté de l’appareil d’État »

24/04/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Les banlieues françaises sont-elles en train de s’embraser ? Quelle est la réalité du terrain dans les banlieues ? Ces quartiers « sensibles » vivent-ils un nouveau 2005 ?

Xavier Raufer, criminologue, enseignant au CNAM (Conservatoire national des arts & métiers) au pôle sécurité-défense/criminologie répond à toutes ces questions.


Marine Le Pen : « L’état d’esprit d’un certain nombre de racailles n’a pas du tout changé, ils ne sont pas solidaires ! »

Pantin, Saint-Denis, Champigny-sur-Marne, Strasbourg, Villejuif et d’autres nombreuses communes de France connaissent des émeutes après l’épisode de Villeneuve-la-Garenne.

Voici la Réaction de Marine Le Pen sur le site Boulevard Voltaire.

En France, et particulièrement en Île-de-France, des scènes d’émeutes se sont produites après l’épisode de Villeneuve-la-Garenne. Comme qualifiez-vous la situation ?

On sait, depuis des années, que ce sont des zones de non-droit et sont en partie des zones de non-confinement. L’état d’esprit d’un certain nombre de racailles n’a pas du tout changé avec la crise sanitaire. Ils ne sont pas du tout solidaires de la situation que nous vivons. Par conséquent, la moindre excuse est utilisée pour déclencher des émeutes, s’attaquer aux policiers et aux pompiers. Les mesures mises en œuvre et les instructions données aux forces de l’ordre par le gouvernement relèvent toujours de cette culture de l’excuse et de l’achat à coût très onéreux de la paix civile.

Nos collègues de France Bleu ont déclaré que l’incendie du commissariat de Strasbourg était un incident. Est-ce une situation que les journalistes et les politiques se refusent à voir ?

Faire le constat, c’est être obligé, à un moment donné, d’en tirer les conséquences et de prendre des décisions. Or, ils veulent à tout prix éviter d’être obligés de prendre des décisions. C’est toujours pareil ! Il y a une forme de chantage permanent dans les banlieues qui fait qu’on ne contrôle pas, parce que cela crée des émeutes. On n’arrête pas les motocyclistes, parce que cela crée des émeutes. On n’entre pas dans certains quartiers, parce que cela crée des émeutes. En réalité, le gouvernement accompagne ces zones d’un autre droit. Une fois le droit des islamistes, une autre le droit des dealers. Le droit qui s’y applique est un autre droit que celui de la République.

Ces émeutes se déroulent alors que le ramadan est censé démarrer ce jeudi 23 avril. Habituellement, les forces de sécurité craignent des recrudescences de violence avec le ramadan. Le ramadan doit-il se tenir ? Quelle est votre position vis-à-vis de la communauté musulmane ?

On n’a pas à dire si le ramadan doit se tenir ou non. Le ramadan se tiendra pour les croyants dans le cadre du respect des règles du confinement. C’est aussi simple que cela. Il est vrai que c’est difficile, pour des croyants, d’être obligés de limiter l’exercice de leur foi. C’est ce qu’ont fait les catholiques au moment de Pâques. C’est, normalement, un moment de rassemblement et de communion. Toutes ces activités ont été très fortement diminuées, si ce n’est totalement interdites, en raison du confinement. Tous les croyants au monde sont dans cette situation. Tout le monde doit s’y soumettre. Profiter du confinement pour créer des incidents de ce type n’est pas admissible de la part de ces délinquants. Je me demande s’il ne faudrait pas renforcer les sanctions pour ce type de délits en cette période de crise sanitaire. La situation sanitaire doit justifier non pas une plus grande tolérance mais une plus grande intolérance à ce type d’actes.

Emmanuel Macron a déclaré plusieurs fois que nous étions en guerre contre ce virus. Considérez-vous que la France est en guerre contre ces violences dans ces quartiers ?

La France laisse ces quartiers se dégrader depuis vingt ans. Au passage, j’aimerais rappeler que des populations vivent dans ces quartiers et sont victimes de tout cela. Ils ont été complètement abandonnés par le pouvoir. On n’en parle jamais, mais ces quartiers ne sont pas exclusivement habités par des racailles ou par des gens qui se sentent intellectuellement en complicité avec eux. Énormément de braves et d’honnêtes gens vivent dans ces banlieues avec des dealers au pied de leurs immeubles. Ils doivent montrer leur carte d’identité avant de rentrer chez eux et ont la peur au ventre quand ils rentrent chez eux. Ils se font brûler leur voiture lorsqu’il y a des émeutes. Je pense qu’il faut aussi leur parler, penser à eux et ne pas considérer que ce sont des citoyens de seconde zone. La première des responsabilités de l’État reste la sécurité, et eux aussi y ont droit.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

I-Média – Émeutes à Chanteloup, les médias incapables de parler d’immigration

13/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Nouvelles émeutes urbaines dans plusieurs villes de France dont Chanteloup-les-Vignes où le chapiteau d’un cirque dédié aux enfants de la commune a brûlé.

La situation s’envenime mais les médias rechignent encore à évoquer clairement le profil des racailles.


I-Média – Des émeutes algériennes bon enfant ?

19/07/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Comme chaque semaine, I-Média décrypte l’actualité médiatique en déconstruisant le discours dominant.

Selon les médias qui ont couvert les exactions des supporteurs algériens, il s’agissait de simples incidents.

Une occultation médiatique évidente.


L’islamisme responsable des émeutes à Toulouse ? M. Moudenc ne sait pas !

Toulouse en feu ! Depuis dimanche 15 avril, la Ville rose est le théâtre d’émeutes, avec des dizaines de voitures incendiées dans plusieurs quartiers de la ville, dont le fameux Mirail, émeutes qui, dans la foulée, se sont propagées à Colomiers et Blagnac. « Il est vrai que ce sont des quartiers taraudés par l’islamisme. Mais est-ce le cœur du problème ? » Dans une interview au Point, le maire de la ville avoue qu’il « ne sai[t] pas » !

Ce ne sont pourtant pas les raisons de savoir qui lui manquent, à Jean-Luc Moudenc, lui qui administre 471.941 habitants (enquête de l’INSEE publiée en décembre 2017), dont 50.000 musulmans, chiffre en pleine expansion selon une enquête de La Dépêche de 2015, qui parle d’« une évidente pression musulmane »… Interviewé par Le Point, le 18 avril, il en énumère, d’ailleurs, clairement trois.

D’abord, c’est à cause d’une rumeur selon laquelle un détenu de la maison d’arrêt de Seysses ne se serait pas pendu mais aurait « été assassiné par des gardiens ». Il n’en fallait donc pas plus pour mettre le feu aux poudres au Mirail – le détenu n’était donc pas bouddhiste -, un quartier « qui pose problème depuis des années », lui rappelle le journaliste. Eh bien, grâce au dispositif voulu par le gouvernement, cela va changer car ce quartier va, à partir de septembre, servir de test à « la reconquête républicaine », annonce l’édile. Waouah, ça claque comme la cravache sur le flanc de la jument ! On piaffe d’impatience…

Ensuite, c’est à cause de l’interpellation d’une femme affublée d’un niqab, qui a provoqué « beaucoup d’émoi ». La faute aux policiers, en somme, qui ont insisté parce que la dame refusait de montrer sa bobine. Incroyable, n’est-ce-pas, de ne pas être autorisée à ne pas respecter la loi ! La dame en question rameute immédiatement une trentaine d’individus qui attaquent les policiers à coups de projectiles divers et variés. Et, exactement comme en temps de guerre, ces « jeunes » s’organisent et érigent une barricade.

Enfin, la troisième raison de cette furie, c’est, en quelque sorte, encore la faute aux policiers. En effet, le maire de Toulouse révèle que « la police avait effectué ces derniers jours beaucoup de saisies de drogue sur place, et asséché ainsi le trafic ». Ah, c’est donc cela ! Et, donc, pour retrouver l’apaisement, on va laisser les trafics reprendre ?

Peut-être bien un mélange des trois, la cause de ce désordre, le maire n’est pas sûr.

Et l’islamisme, alors, en rapport avec ces scènes de guérilla urbaine ? Non, monsieur le maire ne sait pas, donc. En revanche, il a ses obsessions. Ramener à tout prix la paix dans ces quartiers qui, la veille encore – grâce à la reprise tranquille d’activités lucratives ? -, étaient sages comme des images. Mais, surtout, « il faut faire attention aux amalgames et éviter les généralités ». Et, surtout, il faut dia-lo-guer. « Dialogue avec les habitants », « situation d’apaisement », « rencontres avec la population sujette à beaucoup de désarroi, d’incompréhension, de manipulations », « rétablir le dialogue » : notre notable LR connaît ses éléments de langage par cœur.

Mais, au fait, « dialoguer » avec qui ? Avec des femmes en burqa et des « jeunes » qui mettent le feu, caillassent et, derrière leurs barricades, hurlent « Vous êtes chez nous ! » ?

Caroline Artus

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Promotion sur le Nutella : “Les nouvelles émeutes de la faim”, selon Éric Zemmour

Eric Zemmour Françafrique

30/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Des bagarres dans une grande surface pour des promotions sur le Nutella ont fait scandale. Le gouvernement a diligenté une enquête pour vérifier si les règles interdisant les ventes à perte ont été respectées.

Ce sont les nouvelles émeutes de la faim. Jadis, on se battait pour du pain. Aujourd’hui, on se bat pour du Nutella. On s’étripait à la porte des boulangeries, parce que le pain était trop cher ou trop rare. On s’étripe dans les supermarchés pour une promotion.

Jadis, on souffrait de disette, voire de famine. On souffre désormais d’obésité et de diabète. Jadis, le pain n’était pas vraiment du pain. Mais les noisettes et le chocolat ne sont pas vraiment des noisettes et du chocolat. La faim frappait surtout les pauvres. La malbouffe, aussi.


Voitures brûlées : le mensonge

Voitures brûlées

Bruno Le Roux, vieil apparatchik du parti qui se retrouve ministre de l’Intérieur en pleine menace terroriste pour services rendus à Hollande, n’a pas fait mentir sa réputation de spécialiste du « sentiment d’insécurité ». Il a fortement minimisé la hausse du nombre de voitures brûlées cette année.

Aucun gouvernement n’est venu à bout de cette belle coutume ethnique de cités restée très vivace en 2016 et qui n’existe nulle autre part ailleurs dans le monde que chez nous. Après Sarkozy qui avait carrément supprimé la publication des chiffres (soi-disant pour éviter l’effet d’émulation entre les quartiers), après Manuel Valls qui avait repris sa publication avec ses moyens de comptage, voici Bruno Le Roux qui a carrément décidé de changer d’indicateur. Pour cacher la hausse.

650 voitures ont été brûlées selon lui le 31 décembre 2016 contre 602 l’an passé, ce qui déjà n’est pas une baisse ! Mais en plus le nouveau ministre donne pour la première fois le chiffre des « mises à feu directes », c’est-à-dire des départs de feu et non pas le nombre de véhicules brûlés au total, dont tous ceux qui se sont enflammés par propagation. Il ne compte plus le nombre total de véhicules brûlés car celui-ci cette année comme le confirme Le Monde, s’élèverait au moins à près d’un millier ce qui nous ramènerait aux pires chiffres de 2013.

Le réveillon, sans « problème majeur » selon Bruno Le Roux, a été émaillé de violences, spécialement à Strasbourg. 454 personnes ont été interpellées dans toute la France, pour des agressions visant les policiers, les CRS et les pompiers : insultes, caillassages, coups et blessures… Un terrorisme de proximité bien ancré et considéré comme normal, rien à signaler.

100 000 membres des forces de sécurité et 40 000 sapeurs-pompiers avaient été mobilisés sur tout le territoire ainsi que des militaires de l’opération Sentinelle avec des dispositifs de sécurité renforcés un peu partout. Malgré ce déploiement exceptionnel, ils ont été harcelés toute une partie de la nuit.

Des violences ont été recensées dans les Bouches-du-Rhône, en Isère en Loire-Atlantique et en Ile-de France. Dix personnes dont un enfant de trois ans ont été grièvement blessés par des pétards à Strasbourg où le phénomène est une véritable calamité. Plusieurs rixes entre bandes ont également éclaté à Strasbourg où un dispositif anti-intrusion bloquait les principaux accès, avec un blessé grave et plusieurs interpellations. Des échauffourées ont eu lieu un peu partout en banlieue avec des dizaines d’interpellations. C’est ce que l’ami Chicorée analyse au petit-déjeuner comme un réveillon qui « s’est particulièrement bien passé ».

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 3 janvier 2017

Mayotte, un territoire français au bord de l’insurrection

Mayotte barrage

14/04/2016 – MAMOUDZOU (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : L’île de Mayotte paralysée par une grève générale depuis le 30 mars. Et, en marge de ce mouvement social, la situation a dégénéré. Un conflit social oppose depuis deux semaines les autorités mahoraises et plusieurs syndicats revendiquant « l’égalité réelle » entre la métropole et le département d’outre‑mer. Cette intersyndicale qui regroupe notamment la CGT, la CFDT et Force ouvrière, a installé des barrages filtrants dans le Nord et le Sud de l’île pour faire entendre ses revendications. Parmi celles‑ci : l’alignement des allocations familiales et autres prestations sociales au même niveau qu’en métropole, la construction d’infrastructures scolaires mais aussi l’application du Code du travail national – il doit être aligné sur la métropole en 2018 – et l’abandon du projet de loi El Khomri.

Mais depuis la situation a dégénéré. Des violences ont éclaté dans la nuit de lundi à mardi à Mamoudzou, chef‑lieu du 101e département de France, en marge de la grève. Des bandes de jeunes cagoulés et armés de barres de fer se sont postées entre les villages et rackettent les automobilistes. Avec, depuis samedi, des blessés. La préfecture de Mayotte a précisé qu’il s’agissait d’affrontements entre bandes rivales, qui ont provoqué des dégâts matériels (85 véhicules saccagés) et fait au moins un blessé. Selon la chaîne Outre-Mer 1re, du groupe France Télévisons, les affrontements prennent des airs de guérilla urbaine.

La grève engendre aussi des perturbations sur l’île. Depuis le lancement de la grève générale, l’île (qui est devenue département français en 2011) est confrontée à de graves perturbations, avec le blocage des principales routes. Les activités économiques fonctionnent au ralenti au grand dam de nombreux entrepreneurs qui n’ont pas hésité mardi à s’en prendre verbalement aux leaders syndicaux. Certaines écoles sont aussi touchées par des fermetures, faute de transports scolaires.

Mais que fait le gouvernement ? Visiblement davantage concerné par le mouvement Nuit Debout qui attire tous les projecteurs médiatiques, le gouvernement s’est contenté de faire intervenir le ministre d’Outre‑Mer, George Pau‑Langevin, qui a laconiquement appelé au calme et à la patience. Reste à savoir si cela suffira à calmer les ardeurs des casseurs de Mayotte…

Lire aussi Mayotte en insurrection, par Michel Lhomme, sur Metamag

Christiane Taubira nommée Premier ministre

Circulaire Taubira : "Passeport pour la GPA " (Présent 8252)

1/04/2016 – FRANCE (NOVOpress) — (Information publiée en exclusivité par Le Salon beige)
Échaudé par les reculs de François Hollande sur la déchéance de nationalité et la loi Travail, Manuel Valls a claqué la porte cette nuit, après la gestion désastreuse des manifestations de jeudi. De Nantes à Paris, les violences ont été nombreuses et il semble que la police avait reçu l’ordre de ne pas bouger. La mairie de Nantes a été caillassée :

Ce3aRQ8VIAAwW3U

Les terrasses parisiennes ont été saccagées :

Ce4_y9lUYAAguFG

Et l’extrême gauche s’en est donnée à cœur joie :

Ce4nNxjVAAIXr7f

Suite à la défection de Manuel Valls, et dans sa volonté de rassurer tous les voyous de France, François Hollande, lucide également sur le fait que la seule réforme qu’il ait réussi à passer depuis son élection est celle dénaturant le mariage, a décidé ce matin de nommer Christiane Taubira à Matignon.

Le nouveau gouvernement devrait être annoncé dans la journée sur cette page.

Le bobard du jour est un triple bobard !

08/03/2016 – MÉDIAS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation) La cérémonie des Bobards d’or approche à grand pas, aussi nous poursuivons notre présentation des candidats. Aujourd’hui, c’est un triple bobard, raciste qui pis est !

Plus de dix ans après les émeutes du ramadan en 2005, les médias se font toujours l’écho de ces trois bobards. Le premier bobard concerne l’affaire qui aurait déclenché les émeutes de 2005, la mort de Zyed et Bouna dans un transformateur électrique. Cet accident peint en bavure policière avait mis le feu aux poudres suite à son traitement dans les médias. Dix ans plus tard, et malgré une relaxe des policiers par le tribunal correctionnel de Rennes, les médias continuent à parler, je cite : « D’impunité policière ».

Le deuxième bobard est celui du silence autour des quatre morts liées directement aux émeutes. Là où la presse a consacré près de 340 articles à la mort de Zyed et Bouna, on ne compte que 16 articles au total faisant état de la mort de Jean-Jacques Le Chenadec, frappé à mort en bas de chez lui, de Salah Gaham, asphyxié lors d’un incendie volontaire, d’Alain Lambert, asphyxié lors d’un incendie volontaire, de Jean-Claude Irvoas, battu à mort devant sa famille. Le troisième bobard concerne l’identité des meurtriers de Jean-Claude Irvoas et sur leurs origines.

Conscients de la menace que représentent les faits pour le dogme immigrationiste, les médias ont menti, prétendant que quatre des cinq agresseurs étaient d’origine européenne. Parmi ces agresseurs on retrouve un franco-congolais, un franco-algérien, un franco-sénégalais et un antillais. Ce triple bobard a la vie dure puisque cette année, c’est Etienne Baldit, journaliste au Lab d’Europe 1 qui est candidat au Bobard d’Or pour son traitement de l’affaire 10 ans après.

CRS et gendarmes mobiles débordés ! Cazeneuve tente de limiter les dégâts

23/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Les unités des Forces Mobiles (CRS et gendarmes mobiles) sont tellement débordées que Cazeneuve est obligé de centraliser leur gestion pour sacrifier certaines de leurs missions.

C’est une information passée totalement inaperçue dans la presse généraliste , mais qui est pourtant d’une importance capitale : les unités de Forces Mobiles (Compagnies républicaines de sécurité et escadrons de gendarmerie mobile) cessent d’être gérées au niveau zonal et passent directement « sous l’autorité du ministre de l’Intérieur », via une unité de coordination au sein du cabinet du Directeur général de la Police nationale.
Cette évolution fait suite à une étude soulignant que « l’augmentation croissante des missions de maintien de l’ordre » ne permettait plus de répondre aux besoins.

Concrètement, cela veut dire que les forces mobiles de police et de gendarmerie, saignées à blanc par la sécurisation de Calais, par les missions Vigipirate et par les innombrables troubles à l’ordre public, ne sont pas assez nombreuses pour répondre aux besoins. Le ministère de l’Intérieur se trouve donc contraint de rationaliser au maximum leur emploi, sacrifiant certaines missions.
Dorénavant, les directives sont claires : dans une note adressée aux préfets, Bernard Cazeneuve demande « d’appliquer le principe de stricte suffisance des moyens engagés, de prioriser objectivement les demandes de renforts et d’évaluer […] la pertinence des dispositifs mis en œuvre ».

Débordé par la masse de désordres touchant la France, le ministère de l’Intérieur n’est plus capable de maintenir l’ordre et doit choisir quelles missions sont sacrifiables sans que ça ne se voie trop.
Ce qui appelle, au vu de l’augmentation des tensions, à une interrogation primordiale : quand est-ce que les tensions seront telles que l’État ne pourra plus répondre, même aux missions prioritaires ?

Crédit photo : philippe leroyer via Flickr (CC) = French Indignant’s Demonstration (25) – 14Jul11, Paris

Forces de l’ordre, 90 agressions par jour

20/01/2016 – FRANCE (Présent 8528)

Plus de 30 000 agressions par an contre les forces de l’ordre. Un chiffre jamais atteint qui évoque en effet celui d’un pays en guerre. 32 964 faits de « violences à dépositaires de l’autorité » ont été signalés en 2015 d’après les chiffres (officiels) du ministère de l’Intérieur. Soit 90 agressions par jour contre les gendarmes et les policiers. Une violence en hausse par rapport à 2014 et multipliée par trois depuis 2012.
8528present
Le secrétaire général de Synergie Officiers Patrice Ribeiro l’avait déclaré à Présent la veille de la manifestation des policiers sous les fenêtres de Taubira : « Les policiers sont à bout et ne sont plus en mesure d’assurer au quotidien leurs missions. Là-dessus sont venues s’ajouter des charges particulièrement lourdes comme les attentats et les migrants avec tout ce que cela implique. »

Tout ce que cela implique de rixes, de fusillades, de lynchages, de voitures qui foncent sur les flics, d’attentats à coups de hachoir aux cris d’« Allah Akbar »… Le quotidien des policiers dans la France de 2016, c’est celui-là. Avec des effectifs tellement réduits face à une situation qui s’aggrave chaque jour et des sollicitations en hausse constante que cela pose un problème majeur : « Quand les gens appellent la police, elle ne vient plus » (Présent du 14 octobre).

« Le problème de fond est celui de l’autorité de l’État, car celle-ci n’est pas affirmée par une réponse pénale adaptée », déclare Patrice Ribeiro.
Les syndicalistes policiers dénoncent tous cette absence de réponse pénale et l’impunité généralisée qu’elle entraîne. Lors de la grande manif des policiers pour réclamer la démission de Taubira, la patronne du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), Céline Berthon, avait décrit « les couacs procéduraux et les libérations intempestives s’enchaînant avec une déconcertante régularité alors qu’augmente chaque jour dans nos rangs le nombre des blessés ».

L’autre problème de fond dont ne vous parleront jamais les syndicats de police, c’est celui de l’origine des agresseurs. Soigneusement dissimulée. Éternellement. Pire qu’en Allemagne. Aussi instructive et dévastatrice si on la révélait, que celle des agresseurs de Cologne.

Caroline Parmentier