I-Média – Twitter : Musk VS Soros

09/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Elon Musk se heurte aux intérêts internationaux du financier George Soros et se met à dos l’Union Européenne et les journalistes, dans le cadre du rachat de la plateforme Twitter.

Découvrez les dessous d’un combat qui s’annonce épique entre les censeurs sorosiens et le Spartacus de la liberté.


Elon Musk rachète Twitter : une bonne nouvelle pour la liberté d’expression ?

Elon Musk

Quand Le Monde s’étouffe, la liberté d’expression respire mieux. C’est pourquoi, en étant très prudent sur l’avenir du « Twitter gouvernance Musk », on peut se réjouir de certaines réactions à ce rachat. La démocratie enfermiste de la liberté de pensée est en transe. C’est bon signe. L’homme le plus riche de la planète, suivi par 83 millions de personnes, compte bien bousculer le petit oiseau bleu qu’il a racheté 46 milliards de dollars.
Une tribune signée Pierre Boisguilbert.

Twitter est quand même le réseau social qui a banni, au nom de la lutte contre la haine, un président élu puis un candidat ayant approché les 80 millions de suffrages aux USA. Le Net, un temps espace de liberté, était en train de se transformer en bras armé de l’idéologie dominante. Que veut donc ce Musk qui fait si peur au Monde ? Le milliardaire veut faire du réseau social « une arène ouverte pour la liberté d’expression » en libéralisant ses règles de modération. Le sénateur républicain Jim Jordan, par exemple, a salué « le retour de la liberté d’expression » sur la plate-forme, tandis que la sénatrice du Tennessee, Marsha Blackburn, connue pour ses positions conservatrices, a déclaré qu’il s’agissait d’un « grand jour pour être conservateur sur Twitter » et qu’il était « temps que Twitter devienne ce qu’il est censé être : une plate-forme numérique ouverte à toutes les opinions ». Et le journal français qui fut de référence de préciser son inquiétude : « On s’inquiète de ce culte d’une liberté d’expression absolue défendue par le nouveau patron de Twitter, à rebours des efforts menés depuis plusieurs années par la plate-forme pour améliorer la modération des contenus haineux. » La sénatrice démocrate Elizabeth Warren a immédiatement mis en garde contre un « accord dangereux pour notre démocratie ». Dans l’Union européenne, le commissaire responsable du marché intérieur, Thierry Breton, a prévenu que le réseau social « devrait s’adapter totalement aux règles européennes », tandis que le secrétaire d’État chargé de la transition numérique en France, Cédric O, a tenu à rappeler que « le Digital Services Act – et donc l’obligation de lutter contre la désinformation, la haine en ligne, etc. – s’applique[rait] quelle que soit l’idéologie » du propriétaire de Twitter.

Ce qui est sûr, c’est que la censure du bien autoproclamé et du politiquement correct insupporte le milliardaire. Sur son compte Twitter, M. Musk a longuement détaillé sa défiance et sa réprobation vis-à-vis des médias traditionnels, caressant même l’idée de créer un service de notation des médias et des journalistes. Il est vrai qu’il est à contre-courant très souvent. Il a dénoncé avec force un « virus woke » ou la politique sanitaire de la pandémie de Covid-19 – dont il qualifiait la panique en découlant de « stupide » ;

Il est contre l’idéologie enfermiste au nom du bien, c’est son côté libertarien. C’est de plus une réussite blanche avec des racines en Afrique du Sud, on comprend l’hostilité quasi génétique de la planète woke. Son grand-père maternel, Joshua Haldeman (1902-1974) vécut en Afrique du Sud une existence d’aventurier, reliant Alger au Cap en voiture ou explorant une mythique citée perdue dans le désert du Kalahari. Elon Musk, qui émigra de son Afrique du Sud natale en Amérique du Nord en 1989, est de la même veine : cet ingénieur de génie aux convictions libertariennes trouve que les États-Unis deviennent trop progressistes. Le courant libertarien fait directement écho à un libéralisme radical ainsi qu’à une liberté totale et absolue d’expression.

Si le milliardaire Elon Musk avait déjà affiché une certaine sympathie pour le mouvement conservateur, en découlent des passerelles avec une orientation politique en direction des valeurs défendues par l’ancien président Donald Trump, notamment en ce qui concerne la liberté d’expression. Bien qu’il se soit longtemps revendiqué comme démocrate, Elon Musk avait déjà affiché son soutien à l’ancien président sur Twitter. Après l’assaut du capitole à Washington, qui avait enflammé les réseaux, les comptes Twitter, Facebook et Instagram de l’ancien président des États-Unis avaient été suspendus pour une durée indéterminée. De nombreux messages considérés comme « incitant à la haine » avaient également été supprimés des réseaux. C’est peut-être ce qui a motivé Musk. On comprend la crainte des réseaux actuellement dominants vis-à-vis du rachat de la plate-forme par un libertarien comme Elon Musk.

Le retour d’une liberté d’expression absolue ferait donc les affaires des clans pro-Trump, particulièrement actifs sur les réseaux sociaux, analysent les médias mainstream. Marianne redoute même le retour d’opinions racistes autorisées aux USA. Elon Musk affirme, lui, vouloir « la fin du bannissement permanent de certains utilisateurs ». Il découvre une vérité, la liberté d’expression est faite pour ceux qui ne pensent pas comme les autres, la majorité ou le pouvoir. Il était urgent de le rappeler, c’est ce que fait Elon Musk : « J’espère que même mes pires détracteurs resteront sur Twitter, parce que c’est ce que signifie la liberté d’expression. »

Tribune reprise de Polémia

Elon Musk, Twitter et la liberté d’expression au XXIe siècle, par Clément Martin (Les Identitaires)

Elon Musk

Elon Musk, le milliardaire américain d’origine sud-africaine, président de l’entreprise aérospatiale SpaceX et directeur-général de Tesla, vient d’entrer au capital de Twitter (9 % des parts) et d’en devenir le premier actionnaire. Sa volonté affichée de réformer la plateforme[1] et d’y faire respecter la liberté d’expression est l’occasion de réfléchir sur l’avenir de la protection de l’expression politique.

La liberté d’expression : comparaison des 2 côtés de l’Atlantique

Les États-Unis constituent un cas intéressant à étudier pour comprendre en profondeur le combat autour de la liberté d’expression. Le premier amendement de la Constitution garantit aux citoyens américains que sous aucun prétexte le gouvernement ne saurait mettre en place des lois restreignant l’expression publique, quelle qu’elle soit. Autrement dit, il n’existe aucune loi antiraciste (type loi Pléven) ou mémorielle (comme la loi Taubira). On pourrait donc considérer que la liberté d’expression est totale chez l’Oncle Sam. Or, s’il est certain que la situation est bien meilleure qu’en France, elle n’est sûrement pas parfaite. En effet, c’est bien aux États-Unis que s’est développée la fameuse « cancel culture » décriée (à juste titre) par les patriotes et les conservateurs d’Occident. Cette culture du lynchage médiatique et de l’exclusion de tous les canaux d’expression (réseaux sociaux, magazines, émissions télévisées, etc.) à la suite de propos jugés hétérodoxes par les seigneurs culturels révèle une réalité souvent oubliée : la liberté d’expression n’est pas seulement un dispositif légal permettant à chacun de s’exprimer sans craindre la répression de l’État, mais une culture qui a pour but de garantir que la discussion publique ne cède pas au monologue et à la domination des bien-pensants. Aujourd’hui, même si le citoyen, l’homme politique ou le journaliste dissidents américain ne risquent pas de finir en prison pour leurs propos, ils peuvent se faire intégralement exclure des plateformes privées, harceler et finir marginalisés dans le débat public. Dans ce cas de figure, le résultat n’est pas si différent, puisqu’on arrive au même point que dans les pays comme la France où il n’existe guère de premier amendement : la pensée à contre-courant est absente, invisibilisée de la conscience collective.

C’est la raison pour laquelle l’administration Trump avait un temps pensé, pour lutter contre l’hégémonie progressiste, à réguler les réseaux sociaux en situation de monopole (tels que Twitter ou Facebook) afin de forcer les acteurs privés à garantir la liberté d’expression au même titre que le gouvernement via le premier amendement[2]. Malheureusement, cette volonté de réforme est laissée lettre morte.

Certes, il est crucial de se débarrasser des lois restreignant l’expression politique en France, mais cela ne suffira pas : il faudra aussi chercher à faire respecter ce principe au sein du secteur privé.

Du spontanéisme populiste à la constitution d’un bloc historique de droite

Ce que le geste d’Elon Musk révèle, c’est que le volontarisme individuel de membres de l’élite économique peut se révéler plus efficace que la législation de l’État. Les leviers classiques du monde économique moderne (acquérir des parts pour influencer sur la gestion d’une entreprise) ont l’avantage d’être plus rapides à mettre en place que de devoir gagner une élection et d’espérer que le nouveau pouvoir politique réforme (lentement, forcément) l’environnement légal de tout un pays.

Mais plus encore, cela illustre l’arrivée sur la scène publique de milliardaires décidés à lutter contre l’hégémonie culturelle de la gauche : toujours aux États-Unis, on peut penser à Peter Thiel, fondateur de PayPal et donateur à la campagne de Trump, qui avait traîné en justice Gawker, journal people qui avait publié sans son accord une sex tape du célèbre catcheur Hulk Hogan, dans une entreprise de démolition de sa réputation. Au terme de la procédure, la justice avait donné raison à Hogan et Thiel, se soldant par la liquidation et la disparition de Gawker[3] ; cet épisode marquait une victoire contre l’impunité d’une presse aux ordres, utilisant la liberté de la presse comme un privilège corporatiste et une méthode d’humiliation. La leçon est claire : pour se défaire de la tyrannie du complexe médiatico-industriel, la droite ne peut plus se limiter au combat légal, mais doit cultiver des champions suffisamment puissants et influents pour faire prévaloir ses intérêts.

Si l’on va plus loin, cela permet d’apercevoir une issue de sortie pour le blocage politique qui définit l’Occident : on le sait, nombre de revendications identitaires et opposées à l’ingénierie sociale progressiste sont portés par un bloc populiste, qui souffre, par sa nature propre, de son exclusion économique et culturelle. Grâce à ces relais au sein de l’élite économique, la lutte identitaire et populiste est certaine de passer à la vitesse supérieure.

Au-delà de la question de la liberté d’expression, c’est l’enjeu principal pour la droite de conviction : si la critique des « élites » actuelles est fondamentale, elle ne doit pas tomber dans le piège d’un dégagisme démagogique et impuissant. L’objectif pour les leaders politiques de la révolte enracinée ne devrait pas être de placer ses espoirs dans un spontanéisme de droite (type Gilets jaunes), incapable d’apporter un changement de façon autonome, mais de chercher à former avec des membres dissidents de l’élite (notamment économique) un bloc historique capable d’influencer, de lutter et, in fine, de gouverner.

Clément Martin

[1] https://www.latribune.fr/technos-medias/internet/twitter-a-peine-arrive-elon-musk-continue-de-jouer-les-trublions-913421.html
[2] https://edition.cnn.com/2020/05/27/politics/donald-trump-twitter-threat-regulate/index.html
[3] https://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2016/08/20/le-milliardaire-peter-thiel-remporte-son-combat-contre-le-site-gawker_4985321_3236.html

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le wokistan perd les pédales

wokisme

Pour qui a l’occasion de discuter avec des jeunes wokistes autour d’un verre, ce qui saute aux yeux, ce n’est pas seulement leur étroitesse d’esprit idéologique, mais aussi leur aveuglement face à de dangereuses contradictions…
Eric Fabry a bu un verre avec des woke.

Il y a quelques jours ma colocataire, à peine plus jeune que moi (22 ans), me propose d’aller boire un verre. « Des amis vont nous rejoindre » précise-t-elle. Une douce soirée en perspective. Tous étudiants en école de graphisme, lesdits amis, entre 19 et 21 ans, se montrent assez sympathiques et agréables. Des pintes sont commandées mais un débat arrive, avant elles, sur la table.

TERF : les méchantes

Que faut-il penser des féministes qui reprochent aux trans de nuire au combat féministe ? Celles que les plus radicaux appellent les « TERF » (Trans-exclusionary radical feminist).
Si j’ai bien compris, ce qui est farouchement reproché à ces « TERF », c’est d’une part qu’elles considèrent que la femme se définit avant tout d’un point de vue biologique, et d’autre part qu’elles désapprouvent que les femmes transgenres essayent par tous les moyens d’affirmer leur identité féminine en se calquant sur des stéréotypes de genre – cheveux longs, poitrines proéminentes, etc. Des femmes trans qui, par principe, exigent de concourir dans la catégorie féminine dans des compétitions sportives; qui exigent d’avoir accès aux espaces normalement réservés aux femmes biologiques, comme les toilettes, les prisons, ou les foyers d’accueil pour femmes victimes de violence…; et qui vont parfois jusqu’à qualifier les lesbiennes qui refusent d’avoir des relations sexuelles avec elles de “transphobes”!
J.K Rowling est par exemple classée parmi les « TERF », puisqu’elle préfère dire “femme” plutôt que “personnes qui ont leurs règles”. En somme, les TERF ne sont pas assez fluides.

Je me sens vite affligé par ce débat. J’aurais dû rugir mais je me suis fait tout petit, pour ne pas gêner ma colocataire que j’adore. « Les féministes transphobes ça me dégoûte », dit l’une des amies. « Elles sont dépassées mais on leur doit beaucoup » répond une autre.

Les prénoms, toujours les prénoms…

Les discussions se poursuivent, plus woke les unes que les autres, recouvertes par le magma d’une “cancel culture” qui calcine tout sur son passage. On me demande mon avis, j’essaye d’aller vers le bon sens : on me regarde avec de gros yeux.

Puis, je ne me souviens plus par quel tunnel de la sémantique wokiste surgit une discussion étonnante. Voilà nos futurs graphistes qui se moquent d’Elon Musk, parce que celui-ci a appelé l’un de ses fils (le petit dernier) par un prénom pour le moins hors du commun : « X Æ A-12 ».
« Il a cru qu’on était en 2630 ? », « c’est un humain son gosse, pas un robot bordel ! », puis-je alors entendre, entre autres railleries, dans la bouche de mes nouveaux amis woke.

Voilà donc l’une des sources du problème. Ils ne voient pas qu’Elon Musk est simplement en avance sur eux. Ils ne voient pas le lien entre leur dégoût pour les « TERF » et le prénom délirant que porte le fils du milliardaire. Ils ne savent pas que les transhumanistes sont les rois de la déconstruction, qu’ils défendent une fluidification totale du genre et du sexe, en même temps que la disparition des patronymes familiaux. L’un des papes du transhumanisme californien a changé de nom pour s’appeler « Max More », et sa femme « Natasha Vita-More ». L’un des premiers transhumanistes, mort en l’an 2000, s’était baptisé « FM-2030 ». Le but étant de détacher l’individu de toutes les sortes d’héritages et de conventions qui sont autant de reliques du “passé tribal de l’humanité” : la famille, la nation, la civilisation…

Peut-être que les amis de ma colocataire défendront, dans quelques années (espérons le plus tard possible), le droit à chacun de se nommer comme il le souhaite, y compris « X Æ A-12 », « Pastèque » ou « Danse-avec-les-loups ».

Pour l’instant, il leur reste visiblement quelques grammes de bon sens… Sont-ils au courant que Zemmour veut s’en tenir aux prénoms du calendrier ?

Tribune reprise de Causeur

Elon Musk veut faire noter les journalistes

Qui n’a pas entendu parler d’Elon Musk au nom étrange ? Le serial entrepreneur, créateur de SpaceX qui concurrence Ariane, l’homme qui veut coloniser Mars, qui veut faire traverser Los Angeles par un train sous vide, qui enfin veut populariser la voiture électrique avec Tesla. Et qui maintenant veut créer un portail de notation des journalistes.

Publicité et contre publicité

Tesla est en retard dans son calendrier de production, une voiture Tesla a provoqué un accident, la presse américaine s’en empare et Musk voit rouge. Il dénonce les médias américains « achetés par la publicité des entreprises qui exploitent les énergies fossiles », les pétroliers, les vendeurs d’essence, les gaziers, les producteurs de charbon. Alors que Tesla ne fait aucune publicité et ne dispose donc pas de ce moyen d’influence sur les journalistes.

Bienvenue sur Pravda

En un mot : les médias sont achetés par les publicitaires qui épiloguent sur un accident avec une voiture Tesla mais ne parlent pas des quarante mille morts par an sur les routes américaines. Pour allumer un contre feu, Musk veut créer le site Pravda (Vérité en russe). Un site « où le public peut noter la crédibilité d’un article et rechercher le score de crédibilité de chaque journaliste, chaque éditeur, chaque média » a annoncé Musk sur son compte Twitter.

Et les médias commencent à se demander si c’est un coup de colère ou au contraire une entreprise longuement méditée. Une société Pravda a été incorporée dans le Delaware par Musk dès octobre 2017. Surtout Musk dispose de plus de 21 millions de suiveurs sur son compte Twitter. Déjà plus de sept cent mille ont répondu à sa demande et 90% de ceux-ci se sont déclarés intéressés par le projet.

Ne résistons au plaisir de citer la conclusion de Musk « Les médias dominants prétendent à la vérité mais publient juste ce qu’il faut pour enrober de sucre (sugarcoat) le mensonge, voilà pourquoi le public ne les respecte pas ».

Tribune reprise du site OJIM