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Elisabeth Lévy : «Les Français veulent qu’on leur parle de la France !»

10/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Elisabeth Lévy a répondu aux questionx de FigaroVox à l’occasion de la sortie du dernier numéro de Causeur consacré à l’élection présidentielle. Elle invite les candidats à répondre à la question : «Qu’est-ce qu’être Français ?».

Selon elle, il devient absolument urgent de définir ce qu’est être Français :

Il me semble que le besoin de se définir est inhérent aux collectivités humaines. Pour que vous acceptiez de payer ma retraite, et je compte bien sur vous!, il faut que nous ayons le sentiment d’être embarqués dans le même bateau. D’aucuns vous diront que le bateau c’est l’espèce humaine, mais toute l’existence concrète prouve que nous avons besoin d’autres appartenances. Cela dit, je vous concède que de l’existence concrète, de l’être-français au ras des paquerettes, il n’en est guère plus question. Comme disait Gombrowicz à propos de la littérature, dans un passage du Journal que Muray adorait, cette campagne «manque singulièrement de pantalons et de téléphones», mais aussi de paysages, de rues, de visages, de morts, de noms. Quand ils parlent de la France, même dans les colonnes de Causeur, les candidats ont du mal à quitter les sommets de l’abstraction et de la proclamation pour nous faire voir, entendre ou sentir notre pays et sa drôle d’humeur. Il nous faudrait un Chateaubriand. Et un Tocqueville. Quoi qu’il en soit, au moment où nous nous apprêtons à désigner celui ou celle qui sera pendant cinq ans le garant de l’unité nationale, faisons au moins semblant de croire que ça a de l’importance et que nous ne choisissons ni un chef de service ni l’adjoint de madame Merkel. Tout le monde se réjouit de ce que la question identitaire n’ait pas plombé la campagne: ainsi la proposition de Marine Le Pen d’interdire tout signe religieux dans l’espace public n’a-t-elle pas suscité l’ombre d’un débat. Au pays des Lumières, on élude les questions qui fâchent, et il faut en plus applaudir parce que les délicates narines de la gauche neu-neu auront été épargnées!

Six candidats ont été interrogés mais Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ont préféré ne pas répondre :

Nous en avons interrogé six, mais Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ne nous ont pas répondu. Nous publions donc les réponses de Nicolas Dupont-Aignan, François Fillon, Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Et, sauf pour le premier, ce sont des entretiens réalisés par écrit ce qui interdit d’asticoter l’interlocuteur et de pointer ses contradictions, les lecteurs les pointeront. Bien sûr, chacun tente de rassurer le lecteur/électeur sur ses points faibles: le terranovisme pour Macron, la mondialisation pour Fillon et l’autoritarisme pour Le Pen. C’est de bonne guerre. Ce qui m’a frappée, ce ne sont pas les différences mais les convergences: tous parlent de la fierté d’être français, qu’il faut retrouver, de la langue française qu’il faut défendre, et même Emmanuel Macron, qui a répondu personnellement, ce dont je le remercie, «fait du Causeur» en proclamant que «la France n’est pas et ne sera jamais une nation multicuturelle». Fort bien mais alors pourquoi diable est-il allé, à Marseille, draguer les communautés? Alors ne mentons pas: on reste sur sa faim.


Pour Causeur, Emmanuel Macron, c’est « Au secours, Hollande revient ! »

02/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Emmanuel Macron fait la une du nouveau numéro de Causeur, mais le n° 44 daté de mars 2017 du magazine dirigé par Elisabeth Lévy n’est pas franchement à sa gloire, contrairement à celles de quasiment toute la presse magazine. Pour Causeur, la perspective de l’élection de Macron à la présidence de la République, c’est « Au secours, Hollande revient ! » Extrait de la présentation de ce numéro par son rédacteur en chef, Daoud Boughezala.

Causeur Couv Macron« Je vous aurais ri au nez. Il y a trois mois, si vous vous étiez hasardé à pronostiquer l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, cette (mauvaise) blague m’aurait fait hausser les sourcils.  Mais voilà, le Penelopegate étant passé par là, le pédalo Hamon peinant à dépasser sa voiture de croisière, voici l’ancien ministre de l’Economie intronisé nouveau favori des sondages, assuré de son élection s’il se retrouvait opposé à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle. Sur l’Algérie française, la Manif pour tous, le passé, le présent et l’avenir, le fils prodigue de Hollande n’est pas à une contradiction près.

Comme le relève malicieusement Elisabeth Lévy, de louvoiements en volte-face, le candidat En marche accorde “cinq minutes pour Jeanne d’Arc, cinq minutes pour Steve Jobs“. A force de vouloir “plaire aux pieds-noirs et aux descendants d’immigrés, aux bobos et aux cathos, il risque évidemment de décevoir tout le monde“.

Un peu à la manière de Hollande, le panache d’un télévangéliste thaumaturge en plus. Conciliant les contraires, Macron incarne le “candidat des milliardaires et des sous-prolétaires » dans la « pure logique de la mondialisation“ pour Jean-Luc Gréau. D’après notre ami économiste, “le candidat du système coupe le pays en deux : d’une part, la France bénéficiaire de la masse de nos aides sociales, mais exonérée de charges sociales ou fiscales, et, d’autre part, la France qui paie plein pot pour bénéficier de la même protection sociale“.

Quoi qu’en dise le chouchou des sondages, l’économie n’explique ni ne résout tout. Ainsi Alain Finkielkraut se désole-t-il de sa “vision économique du monde“ : “Quand il s‘y tient, il laisse échapper l’essentiel. Quand il en sort, il déraille. Et quand il veut se rattraper, il déraille encore“ […]

A Lyon, Luc Rosenzweig a néanmoins rencontré le noyau de l’appareil militant macronien constitué par le maire rhodanien Gérard Collomb, qui fournit un ancrage local à cet ancien conseillé du prince étranger au suffrage universel.

“Surtout si vous n’êtes pas d’accord“, dit notre slogan. Aussi notre camarade macronien lucide Hervé Algalarrondo soutient mordicus le champion de la grande coalition centriste, à une réserve près : EM “assure vouloir réconcilier les deux France, mais en oublie une et de taille : celle des ouvriers et des employés !“ […] »


Causeur #44 – Mars 2017 par causeur

Elisabeth Lévy dénonce le développement d’une contre-société islamiste en France

10/01/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Deux ans après le massacre de Charlie Hebdo, le magazine Causeur a enquêté sur les «Molenbeek» français. Pour Elisabeth Lévy, « Les Français, y compris musulmans, veulent que l’islam s’adapte à la République, pas le contraire ».

Elisabeth Lévy dénonce l’existence d’une contre-société islamiste en France :

S’il nous fallait seulement neutraliser quelques milliers de djihadistes violents, on y arriverait. Mais il n’y a pas un mur étanche entre l’islamisme pacifique et l’islamisme violent. Et aussi douloureuses soient les pertes que nous inflige le terrorisme islamiste, ce n’est pas lui qui menace à long terme la cohésion et l’existence même de notre pays, c’est la sécession culturelle dans laquelle est engagée une partie de l’islam de France et d’Europe. Le problème n’est pas seulement l’arbre mais la forêt dans laquelle il a grandi, cette contre-société islamiste qui s’est constituée au fil des ans, vit dans un entre-soi que brisent seulement les impératifs du travail et voue une hostilité croissante au mode de vie majoritaire. Pendant ce temps, le président nous complimente comme si nous étions des enfants, pour être restés bien gentils les uns avec les autres. Admettez que c’est un peu court.


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Elisabeth Lévy : «Les peuples n’écoutent plus les sermons du clergé médiatique»

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Elisabeth Lévy : «Nous assistons à l’écroulement de l’empire européen»

12/04/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Elisabeth Lévy vient d’accorder un entretien très percutant à FigaroVox. La directrice de la rédaction de Causeur tente d’y décrypter les raisons profondes de la déliquescence de l’union européenne sur fond de terrorisme et d’invasion des migrants.

Elisabeth Lévy considère que la politique migratoire est décidée par l’Allemagne seule – dans un jeu de poker menteur avec la Turquie. Et comment se protéger face à la vague migratoire quand les frontières nationales ont été démantelées et que les frontières européennes ne sont plus défendues ?

Il faut également enfin admettre que le multiculturalisme est un échec :

Ceux qui ont attendu les attentats de Bruxelles pour admettre que le multiculturalisme a échoué ne l’admettront jamais. En réalité, il ne marche même pas dans les pays où il est la règle, comme l’ont reconnu aussi bien Angela Merkel que David Cameron. La preuve de cet échec, ce ne sont pas les attentats, c’est l’installation, dans les sociétés européennes, d’un islam rigoriste, intolérant, coercitif pour les membres du groupe et séparatiste par rapport au reste de la société. En France, l’idée que toutes les cultures doivent avoir en quelque sorte voix égale dans l’espace public, qui est à la base du multiculturalisme, nous a amenés à fermer les yeux sur de nombreuses transgressions à la laïcité ou aux valeurs communes en général.


Rendez-Vous de Béziers

Durant trois jours, Robert Ménard fera de Béziers la capitale de la droite

05/04/2016 – BEZIERS (NOVOpress) : Robert Ménard l’avait annoncé, il l’a fait : la droite aura ses assises à Béziers du 27 au 29 mai 2016. Intitulées « Le Rendez-Vous de Béziers », ces trois journées sont surtitrées : « Pour ne pas attendre 2022 ! » Une référence à tous ceux qui pensent qu’on peut d’ores et déjà faire le deuil de la présidentielle 2017.

« Qu’est-ce que la droite ? Que veulent ceux qui s’en réclament ? Et, surtout, que ne veulent-ils plus ? Famille, identité, économie, Europe… nous aborderons tous les sujets et, surtout, vous aurez la parole, explique Robert Ménard. La parole pour envoyer un message à tous ceux qui briguent nos suffrages, pour leur dire : voici précisément les idées que vous devez défendre, les propositions sur lesquelles vous devrez vous engager. Voici le programme minimum de salut public pour le quinquennat à venir ! »

Un site dédié vient d’être mis en ligne. Il détaille l’organisation en tables rondes thématiques d’où sortiront « 50 mesures patriotes pour ne pas se tromper de droite » qui seront présentées le dimanche matin. Une quarantaine d’intervenants sont déjà annoncés et la liste n’est pas exhaustive, loin de là…

On y trouve déjà, entre autres, Denis Tillinac (qui introduira les débats), Charles Beigbeder, Arnaud Dassier, Christophe Geffroy, Claude Chollet, Elisabeth Lévy, Gilles-William Goldnadel, André Bercoff, Béatrice Bourges, Ludovine de la Rochère, Aude Mirkovic, Guillaume de Prémare, Frédéric Pons, Philippe Bilger, Xavier Raufer, Thibault de Montbrial, Jean-Paul Brighelli, Xavier Lemoine, Chantal Delsol, Alain de Benoist, Hervé Juvin, Bernard Lannes, Eugénie Bastié, etc.

La table ronde sur l’immigration devrait être particulièrement suivie : elle réunira en effet Jean-Yves Le Gallou, Renaud Camus, Ivan Rioufol et Jean-Paul Gourévitch !

Ce Rendez-Vous de Béziers se tiendra dans plusieurs lieux de la ville (Palais des congrès, Théâtre des franciscains, Théâtre municipal, Salle des abbés) et est organisé en partenariat avec Valeurs actuelles et Boulevard Voltaire.

Il reste à connaître la liste des hommes politiques qui feront le déplacement de Béziers. Elle est pour le moment tenue secrète…

Finkielkraut

Alain Finkielkraut : « Je suis allé à Molenbeek. Nous étions hors d’Europe au cœur de l’Europe »

29/03/2016 – PARIS (NOVOpress) : Invité dimanche dernier d’Elisabeth Lévy pour L’Esprit de l’escalier, diffusée sur RCJ, Alain Finkielkraut a porté un regard particulièrement acéré sur le quartier de Molenbeek : « Je suis allé moi-même à Molenbeek. Je m’y suis promené en voiture, j’étais avec le sénateur belge Alain Destexhe et il m’a dit : “Nous n’avons pas intérêt à nous promener à pied, on risque de nous reconnaître et nous serions alors dans une situation très désagréable, nous pourrions être insultés, voire molestés.“

« Donc nous avons traversé Molenbeek en voiture. Toutes les femmes étaient voilées. […] Dans les quartiers que j’ai traversés, dans les rues que j’ai vues, toutes les femmes étaient voilées, tous les gens étaient d’apparence musulmane : les femmes étaient voilées, les hommes portaient des djellabas et des burnous, les enseignes des boutiques étaient rédigées en arabe. […] Nous étions hors de l’Europe, au cœur de l’Europe.

« Evidemment, devant ce phénomène, je suis étreint par le sentiment du trop tard et je me demande si la force du nombre ne réduit pas à néant toutes nos belles résolutions. […] Il y a des Molenbeek en France, en effet, mais je me demande parfois si la reconquête est encore possible. Et surtout, je me dis que la fracture risque de plus en plus de passer entre le djihadisme et le communautarisme : le prix à payer pour le combat contre le djihad sera peu à peu l’acception du communautarisme.

« A partir du moment où l’islam communautaire voudra refusera le djihadisme, alors il faudra soutenir l’islam communautaire. C’est le marché que l’UOIF et ses idiots utiles nous mettent d’ors et déjà en main. Moi je crois que nous devons dire non, mais je ne vois pas ce non apparaître et je ne vois pas non plus quelle forme il pourrait prendre. »

Le philosophe en est presque à reconnaître le Grand Remplacement ! Cette situation désespère Alain Finkielkraut, qui voit bien peu d’espoir :

« Je pense que la réponse serait l’intransigeance sur nos mœurs et nos lois, bien sûr. Mais cette réponse risque de rester un vœu pieux parce que nous sommes confrontés à la force du nombre. »

Nous ne pouvons que féliciter Alain Finkielkraut d’avoir su voir, et osé dire, que le nombre de musulmans était un problème. Il ne lui reste plus qu’à oser parler de la seule solution à ce problème : la remigration.

Migrants, la pitié dangereuse

24/10/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Si Libé l’a décrété, c’est que ça doit être vrai : les « néo-réacs » représentent la nouvelle « pensée unique ». On trouve de tout dans la charrette des accusés, Finkielkraut, Sapir, Onfray, Biraben, comme le note notre chère Elisabeth Lévy dans son édito, « le seul point commun à tous les proscrits est précisément qu’ils sont proscrits » et soupçonnés d’accointances avec la diablesse Le Pen. À force d’être suspecté de pensée satanique par la presse de gôche au moindre mot de travers, « on ira tous au pilori » (même moi…), ce qui n’est somme toute pas bien grave car « le succès persistant de Houellebecq, Finkielkraut ou Zemmour laisse penser que plus personne n’écoute les donneurs de leçons et même que leurs proscriptions fonctionnent comme des prescriptions ».

Ce mois-ci, dans Causeur, le dossier « Migrants : la pitié dangereuse » essaie de concilier « devoir d’empathie » et réflexion critique sur l’accueil des réfugiés, comme nous y invite Elisabeth Lévy, laquelle se tient à distance de « la symphonie empathique » que jouent la plupart des médias, sans sombrer dans l’égoïsme national.
Dans l’échange épistolaire publié dans ce numéro, Alain Finkielkraut et Renaud Camus réinterprètent l’éternelle controverse entre Antigone et Créon, le cœur et la raison, bien que les esprits raisonnables ne soient pas dénués de cœur et les cœurs intelligents s’avèrent également doués de raison.


 

Finkielkraut

Alain Finkielkraut donne son avis sur le Front National

02/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Élisabeth Lévy et Alain Finkielkraut débattent chaque dimanche entre 12h et 12h30 sur les thèmes marquants de l’actualité sur les ondes de RCJ – 94.8 à Paris.

Ils se sont entretenus dans l’émission l’esprit de l’escalier du 29 mars sur la montée constante ces dernières années du parti de Marine Le Pen.

Après avoir palabré sur la déclaration de Serge et Beate Klarsfeld quant à leur éventuel exil si le FN accédait au pouvoir, la chroniqueuse interpelle le philosophe de but en blanc en fin d’émission sur sa posture politique : « je ne comprends plus ce qui vous sépare du Front National, finalement. »

Il rétorque : « Je n’appelle pas ici à voter Front National, tout au contraire. » L’essayiste académicien considère que le mouvement national n’est ni antisémite, ni fasciste, mais qu’il est démagogique et bonapartiste.

Alain Finkielkraut reproche également au FN d’argumenter sur : « l’opposition entre un peuple qui serait sain et une élite forcément pourrie et corrompue. »



Elisabeth Lévy : “Face à l’insécurité, les Français sont tentés par l’autodéfense”

13/12/2014 – FRANCE (NOVOpress)
La revue Causeur a consacré son numéro de décembre à l’insécurité. L’occasion pour Elisabeth Lévy de souligner – dans FigaroVox – que les Français font de moins en moins confiance à la justice pour les protéger.

Les Français sont-ils vraiment tentés par l’autodéfense ? Réponse d’Elisabeth Lévy :

En travaillant sur la question de la sécurité, nous avons découvert un phénomène intéressant et relativement souterrain. Je vous rassure, il ne s’agit pas d’autodéfense au sens «Clint Eastwood du terme» – les Français ne sont pas près de prendre massivement les armes – mais d’une forme embryonnaire et nouvelle d’auto-organisation: des citoyens, des commerçants – ce que les Américains appellent «community» – se regroupent, non pas pour jouer les shérifs à la place de la police, mais pour pallier ses carences et l’épauler, comme le montrent les reportages que nous publions. À Marseille, une association de citoyens vigilants («Papy simple flic») qui a signé une convention avec les autorités, organise une surveillance et se contente de signaler les faits inhabituels ou inquiétants à la police. Et le plus étonnant, c’est que ça marche: d’abord quand ils appellent, la police se déplace ; de plus, comme le dit Jean de Maillard, un magistrat que nous avons interrogé, dès qu’un endroit est placé sous surveillance, l’insécurité régresse. Même chose dans le quartier de la Bastille à Paris, où les commerçants ont recruté des «grands frères», de gros mastards non armés qui font déguerpir les racailles qui envahissent le quartier tous les week-ends. En résumé, je dirais que, pour les Français, le monopole de la force légale doit rester à l’Etat, mais qu’il faut parfois lui forcer la main, à cet Etat, pour qu’il l’exerce. En revanche, on a l’impression que les gens font de moins en moins confiance à une Justice dont ils pensent qu’elle se soucie plus de la rédemption des délinquants que de la protection des braves gens.


Pour Élisabeth Lévy : «L’inquisition d’aujourd’hui est de gauche !»

16/10/2014 – PARIS (NOVOpress) – Elisabeth Lévy vient d’accorder un long entretien à FigaroVox. Elle y évoque «les fractures françaises», «le déni du réel» ou encore «le sectarisme des rebellocrates».

Pour elle, il existe toujours un camp politique qui s’appelle «la gauche» mais il est intellectuellement et idéologiquement moribond. Par ailleurs, au-delà des beaux discours sur la tolérance et l’ouverture à l’Autre, les grandes consciences de gauche apparaissent souvent aujourd’hui comme les plus intolérants :

Quelles que soient ses tares et ses turpitudes, la droite est spontanément plus pluraliste, moins sectaire, moins fanatique que la gauche. L’inquisition d’aujourd’hui est de gauche.