Mélenchon fait ch*** Michel Sardou!

Sardou

La star de la chanson Michel Sardou quittera la France si Jean-Luc Mélenchon devient Premier ministre.

« Attention, je me tire ! » Dans un grand entretien à Paris Match, Michel Sardou révèle qu’il envisage de quitter le pays, si Jean-Luc Mélenchon devient Premier ministre. Dans le même temps, Michel Sardou dit aussi que si cela se produit, il fera un grand-duché en Normandie, protégé par des barrières… Bref, c’est une boutade.

Mélenchon Premier ministre ? Un accident

Mélenchon, exceptionnellement, n’a pas éructé mais a écrit un tweet fort affectueux: « Je veux vous convaincre de rester en France quand nous aurons gagné. Beaucoup de Français vous aiment et le pays a besoin de votre affection aussi. » En revanche, ce qui est vrai, c’est que Michel Sardou ne croit plus à la politique : « Mitterrand avait le charisme, Rocard a donné de l’espoir, Chirac était sympathique, mais Mélenchon promet n’importe quoi. Macron ce qu’il dit, il ne le fait pas. Son en même temps me fait chier. Bref, s’il y a une chanson à faire avec la politique c’est « je n’y crois plus ». Pour faire bonne mesure, il ajoute que ce siècle, pardon, est à chier : avec les réseaux sociaux, metoo ou l’écriture inclusive.

Ce pays est bouffé par les normes et la bureaucratie, selon lui. C’est comme si tous ces règlements avaient été inventés pour aller à l’encontre du bonheur des gens.

Le privilège

N’est-ce pas là la complainte d’un privilégié ? Le vrai privilège, c’est de pouvoir le dire. Comme Sardou, des millions de gens pensent que c’était mieux avant. Mais s’ils le disent, ils sont traités de réacs ou de ploucs. Et s’ils n’aiment pas leur époque, pour parler un peu comme Sardou, c’est parce que ce sont de vieux cons.
Plus sérieusement, la réalité, c’est que beaucoup de Français sont désespérés par l’état de leur pays. Les événements récents du Stade de France sont emblématiques de ce délitement dont parlait déjà la tribune des généraux. Ce désespoir est aggravé par le sentiment d’impuissance. On ne sait plus quoi faire, on ne sait pas comment changer les choses. On ne croit plus à la politique, et on regarde avec envie les Britanniques qui à travers la Reine célèbrent ce qui les rassemble.

La France, un corps mort pour des cormorans?

Sans doute Michel Sardou ne devrait peut-être pas dire, même pour blaguer, qu’il envisage de partir, car des millions de Français qui partagent son désenchantement ne peuvent pas caresser cette échappatoire de leur côté. Mais, il peut au moins être leur porte-parole.

Et puis, comme le disait l’intellectuel italien Antonio Gramsci, il faut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté. Autrement dit, quand une partie des élites pratique le déni de réel, la lucidité est la première forme de résistance… Alors, merci monsieur Sardou !

Cette chronique d’Elisabeth Lévy a initialement été diffusée sur Sud Radio.

Tribune reprise de Causeur

Scandale de l’Opéra de Paris: la gauche décomplexée – Recalée en entretien d’embauche à cause de ses opinions de droite

Opéra de Paris

Elisabeth Lévy revient sur la mésaventure d’Adélaïde, 23 ans, ancienne stagiaire du journal Valeurs actuelles qui postulait pour un emploi à l’Opéra de Paris…

La jeune femme raconte sa mésaventure sur le site de Valeurs actuelles. Sans invectives, et sans citer son interlocutrice.

Bien sûr, nous n’avons que sa version, mais j’ai parlé à Adélaïde et tendance à la croire. Elle est titulaire d’un master 2 de sciences politiques et communication à la Sorbonne et postule en réalité à l’AROP, l’Association pour le rayonnement de l’Opéra – les amis de l’Opéra en quelque sorte- qui s’occupe du mécénat, regroupe 4500 personnes ou entreprises mécènes et est logée au Palais Garnier. Passionnée de ballet et d’opéra, Adélaïde envoie donc son CV à cette AROP, et se voit proposer un entretien. Elle a potassé, elle connaît la politique de l’opéra, notamment en matière de diversité et de mixité sociale. Elle se rend sur place enthousiaste, elle adore ce monde.

Je trouve surprenant que vous postuliez dans le milieu culturel avec votre CV

Dans un premier temps, elle semble faire bonne impression : « Vous connaissez bien les enjeux de l’AROP » lui dit la personne qui la reçoit. Et puis au bout d’un moment, c’est la douche froide : « Je trouve surprenant que vous postuliez dans le milieu culturel avec votre CV. »

Pourquoi lui dit-on ça ? Dans son CV, on peut lire qu’Adélaïde a travaillé pour la presse d’opinion, à Valeurs Actuelles et à Boulevard Voltaire. « La presse d’extrême droite » lui dit son interlocutrice. Les convictions d’Adélaïde (ou du moins celles que l’employée de l’AROP lui prête) ne sont pas celles du directeur de l’Opéra, s’entend-elle dire.

Adélaïde rappelle qu’après cinq ans à la Sorbonne, elle a beaucoup d’amis de gauche. Réponse : dans l’équipe, des gens issus de l’immigration auraient du mal à travailler avec vous ! Et puis, travailler en équipe, c’est aller manger avec les gens… Apparemment, cette dame n’a jamais déjeuné avec une personne de droite ! Pour finir, on balance à la figure d’Adélaïde que le racisme est un délit, pas une opinion.

En dehors de l’évidente sottise de cette dame, voilà ce que m’inspire cette anecdote

Tout d’abord, c’est plus qu’une anecdote, en réalité. Cette affaire est emblématique du sectarisme et de la bonne conscience décomplexée de la gauche. Cette dame travaillant à l’Opéra Garnier ne se cache pas, elle ne fait pas semblant : elle ne lui parle pas de sa compétence ou de son profil qui ne conviendrait pas, mais lui parle d’un délit d’opinion. Une seule opinion est acceptable. “Nous les gens de culture, on est de gauche”. Tu parles, c’est un monde soviétique !

On notera par ailleurs que cette dame adore la diversité sauf en matière d’idées.

Et dans l’entretien tel qu’il nous est raconté, le seul propos raciste vient en réalité d’elle : à l’entendre, les gens issus de l’immigration sont supposés réagir de telle ou telle façon. Elle sait comment ils pensent, ils n’ont plus de libre arbitre.

Là où il y a un vrai scandale, ou du moins ce qui accroit considérablement le scandale de cette affaire, c’est que l’opéra est un établissement public payé par nos impôts. C’est même l’institution culturelle qui nous coûte le plus cher. L’opéra, cela nous coûte un bras ! Ces gens ne refusent pas notre argent me semble-t-il, argent pourtant sali par nos idées nauséabondes. Ni celui des mécènes et des spectateurs qui ne sont pas tous mélenchonistes, loin de là. Voilà comment les cultureux voient les Français de droite : des cochons de payants !

Bravo à Adélaïde. Son avocat Me Gentillet demande une sanction pour la discrimineuse et un nouvel entretien. Il y en a marre de se la fermer : rappelons à cette péronnelle que la discrimination pour opinion, c’est aussi un délit.

Tribune reprise de Causeur

Polémique autour des parrainages – Élisabeth Lévy : « La gauche est convaincue d’être le camp du bien »

Anne Hidalgo

Le problèmes des parrainages suscite beaucoup de réactions politiques.

Trois grands candidats tangents : Après Eric Zemmour, et Nicolas Bay Marine Le Pen a lancé un appel aux maires. Ils parlent d’une situation indigne.

Au-delà des intéressés, le problème inquiète une grande partie de la classe politique qui est consciente que l’absence de candidats représentant des millions de voix entacherait la légitimité de l’élection.

David Lisnard, a donné son parrainage à Mélenchon par souci démocratique. François Bayrou a créé un site web pour inciter les maires à donner la précieuse signature. Il s’interroge : « que serait la situation de la démocratie française si des candidats majeurs ne pouvaient pas se présenter à cette élection ? » Gaspard Koenig, le candidat libéral, estime qu’une telle situation ouvrirait la voie à une crise constitutionnelle, voire à une crise de régime. Même Stanislas Guerrini, le patron de La République En Marche : « Il faut évidemment faire cet appel aux maires à pouvoir parrainer tous les candidats, même ceux dont ils ne partagent pas les idées ». Bref, tous rappellent la différence entre soutien et parrainage.

Au-delà de leurs désaccords, les politiques partagent une même idée de la démocratie

On aimerait le croire. Sauf que ce souci démocratique est surtout exprimé par des élus de droite et du centre. Cela n’empêche pas la gauche de dormir. Hidalgo, malgré ses petits 3 % dans les sondages, a déclaré avec arrogance : « tant pis s’ils n’ont pas réussi à convaincre. Roussel n’était pas loin de se féliciter que l’extrême droite ne les ait pas : « c’est qu’ils ont un problème ». Et Nathalie Arthaud ne s’est pas franchement émue hier, au micro de Sud Radio, convaincue que le système se débrouillera. Il y deux explications : La gauche, dans les choux électoraux, ne détesteraient pas être débarrassés de rivaux. Et c’est surtout révélateur d’une différence idéologique, d’une différence identitaire: c’est le sectarisme contre pluralisme. La gauche est convaincue d’être le camp du bien, d’être détentrice d’une légitimité morale. Simone de Beauvoir disait: « La vérité est une, seule l’erreur est multiple. Ce n’est pas un hasard si la droite professe le pluralisme. » Ce propos délirant a été repris fièrement repris par le sociologue Geoffroy de Lagasnerie, qui expliquait sur France Inter qu’on devrait censurer les discours de droite. C’est ainsi que le camp qui se définit par l’amour de l’autre, la générosité, a érigé l’intolérance en principe. Et voilà pourquoi votre gauche est muette.

Tribune reprise de Sudradio.fr

Élisabeth Lévy : « Aujourd’hui, Zemmour ne peut se déplacer sans se faire pourrir par des antifas » [vidéo]

zemmour doigt

30/11/2021 – FRANCE (NOVOpress)
En visite a Marseille, Eric Zemmour a fait un doigt d’honneur en réponse à celui d’une manifestante et a suscite la polémique. Élisabeth Lévy revient sur ce dérapage du probable futur candidat à la présidentielle.

À entendre les commentateurs, on dirait qu’il a frappé quelqu’un », nuance Élisabeth. Sur twitter, Zemmour explique qu’il a répondu par le seul langage que les antifas comprennent. « Toutefois, vous imiter était fort inélégant, j’en conviens bien volontiers » a ajouté Zemmour ».

C’était un festival de mines outragées. Castaner, l’homme qui fait des afters après les manifs a dit que « pour être président, il faut du sang froid, de la maîtrise, de l’élégance« . Et pour être ministre de l’Intérieur ? Même Marine Le Pen fait l’offusquée et répond à ceux qui parlent d’un geste instinctif : « Quand on a vocation à devenir président de la république, il faut être capable, précisément de maîtriser son instinct« . D’après un article sur BFMTV, ce serait de nature à remettre en cause sa candidature. Bah voyons.

Mais lui-même l’a reconnu ! Ça prouve qu’il est humain. Comme le « casse-toi pauvre con » de Nicolas Sarkozy. Et ce n’est pas ça qui lui a fait rater sa réélection mais les promesses non tenues.

On est heureux d’apprendre que tant de gens sont si à cheval sur les bonnes manières. Les mêmes qui défendent l’écriture inclusive tombent dans les pommes à la vue d’un doigt d’honneur. Rappelons aussi le doigt d’honneur fait par un rappeur hilare et à moitié nu devant le Président de la République ou les roulades de Youtubeurs dans la cour d’Elysée. Les macronistes ne sont pas qualifiés pour donner des leçons de savoir-vivre !

Le scandale, c’est que Zemmour ne puisse pas se déplacer sans que des « antifas » pourrissent ses déplacements par des pressions physiques et des invectives. Le scandale, c’est que le service public manque à son obligation de neutralité en le traitant de facho tous les jours. Cette indignation surjouée révèle surtout le vide sidéral des opposants à Zemmour. S’ils veulent le combattre, qu’ils répondent aux bonnes questions qu’il pose. Cela s’appelle faire de la politique, plutôt que de la morale à deux balles.


Élisabeth Lévy : « Le nouveau boulanger de l’Élysée est un islamiste bon teint. Ses propos le disqualifient pour servir la table présidentielle »

Élisabeth Lévy

Makram Akrout fait la meilleure baguette de Paris et sera donc le nouveau boulanger de l’Élysée. Mais tout n’est pas tout rose pour celui qui était un ancien sans-papier.
Élisabeth Lévy revient sur celui qui a posté des messages sans ambiguïté sur les réseaux sociaux il y a quelques années.

Ça ressemblait à une de ces paraboles sur la Nouvelle France métissée (ou créolisée) qu’on adore à France Inter. Et à un pied de nez aux méchants populistes et autres zemmouriens qui ont peur de l’islamisation dont on se demande pourquoi.

Le prix de la meilleure baguette de Paris a été décerné à Makram Akrout qui officie dans le douzième arrondissement. Il sera donc le boulanger attitré de l’Elysée pour un an.

Makram Akrout (nom prédestiné pour le roi de la baguette) est donc non seulement un fleuron de l’artisanat français, mais un exemple d’intégration réussie. Le Parisien et LCI s’enthousiasment et citent Ridha Kadler, lauréat 2013. Message clair : on peut être arabe musulman et fabriquer merveilleusement un produit symbolisant l’art de vivre à la française. C’est parfaitement exact. France Info et le Parisien nous apprennent qu’Akrout est un ancien sans-papiers arrivé de Tunisie il y a 19 ans. Traduction : voilà les richesses dont veulent nous priver les contempteurs de l’immigration clandestine. Akrout selon Duflot, c’est le vrai visage de la France.
N’empêche, cela prouve qu’un immigré peut faire un excellent Français

On aimerait bien. Mais Hala Ouakili (journaliste à SudRadio et Causeur) a exhumé quelques messages Facebook qui racontent une tout autre histoire.

En 2019: « La France propage la décadence en Tunisie pour protéger ses intérêts colonialistes et nous pousse à nous éloigner de la religion et des valeurs islamiques« .

En 2020: « Nous avons pleuré pour Charlie Hebdo et pour Notre-Dame mais du côté de la France, ils ne pleurent pas, ces chiens lorsqu’on se moque du maître de la création (Allah)« .

Bref, le boulanger est aussi un islamiste bon teint, assez loin des fameuses valeurs de la République. Cela pose un problème de sécurité qui devrait alerter les services élyséens. Aussi délicieuse soit sa baguette, ses propos le disqualifient pour servir la table présidentielle.

Cela montre surtout qu’on peut être parfaitement intégré socialement et pas du tout culturellement. La baguette ne fait pas le français.

Tribune reprise de sudradio.fr

Éric Zemmour, le trublion de 2022 ? [vidéo]

Éric Zemmour

23/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Possible candidat pour 2022, Éric Zemmour a fait savoir qu’il était bien décidé à imposer ses thèmes de campagne. Immigration, insécurité, identité: à en croire l’éditorialiste, de Valérie Pécresse à Marine Le Pen, les candidats déclarés seraient aujourd’hui contraints de revoir leurs positions.
Zemmour est de surcroît au centre de l’attention médiatique et des sondages qui le créditent aujourd’hui de 10% des intentions de vote. Le polémiste bouleverse-t-il déjà le ton et le rythme de la prochaine présidentielle?

Pour en parler, Sputnik donne la parole à l’éditorialiste et directrice du magazine Causeur Élisabeth Lévy.


Elisabeth Lévy – « Un tiers des enfants nés en 2018 en France a au moins un parent étranger ! » [vidéo]

Elisabeth Lévy

01/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Une étude de France Stratégie publiée par Causeur montre une forte augmentation du nombre d’enfants nés de parents immigrés extra-européens.

Alors, faut-il parler de Grand remplacement ?


Élisabeth Lévy – Les contradictions des « woke » à travers l’assiette et « la blanchité alimentaire »

Élisabeth Lévy

On parle ici cuisine et « woke » (et pas « wok »), puisqu’une universitaire s’amuse à déconstruire la cuisine en elle-même, en ce qu’elle serait symptomatique de la « blanchité et du privilège blanc ». Attention à vos assiettes !

Avez-vous entendu parler de « blanchité gastronomique » ?

Pour vous, la cuisine française est ancrée dans la diversité de nos terroirs, irrigue un grand art de vivre. Et bien que nenni. La gastronomie serait le vecteur des moyens de la domination blanche. Ce n’est pas un canular mais des propos très sérieux tenus par une certaine Mathilde Cohen, dans une vidéo diffusée par Sciences Po dans la cadre de sa semaine doctorale.

Quand vous mitonnez des petits plats pour ceux que vous aimez, vous imposeriez donc la blanchité comme identité raciale dominante. Le repas n’est pas un moment de partage mais le véhicule des normes de la classe moyenne blanche, autrement dit, d’une idéologie racialisée de l’universel. En voici deux preuves : le principe de neutralité dans les cantines qui refusent de s’adapter aux demandes particulières et de ce fait imposent à tous les habitudes chrétiennes (et blanches), ensuite, pour octroyer la nationalité française, les administrateurs coloniaux préféraient les candidats mangeant attablés à ceux qui mangeaient assis sur le sol.

Tout n’est pas forcément faux ?

Dans ce galimatias, il y a en effet un noyau rationnel. La nourriture est un marqueur culturel, une obsession des religions et l’enjeu croissant de revendications autour des conflits identitaires : on mange avec les membres de son groupe.

En France, l’assimilation passait aussi par l’assiette. La norme, c’est la culture majoritaire, celle du peuple old school. Aux minorités, aux derniers arrivés, de s’adapter. À Rome, fais comme les Romains. Pour Cohen, c’est du racisme institutionnel. Hélas, elle dénonce un modèle qui n’existe plus : les institutions se plient de plus en plus aux exigences minoritaires et bizarreries culinaires de chacun, des végans aux sans-gluten en passant par le halal et le casher.

Cela serait dérisoire si elle se contentait de divaguer sur YouTube. Sauf qu’elle a une reconnaissance académique : ell est enseignante à l’université du Connecticut, labellisée par Sciences Po qui a courageusement précisé, face au tollé, que ses positions n’engageaient pas l’école. Le plus drôle, c’est qu’elle émarge au CNRS : en somme, l’islamo-gauchisme n’est pas un concept scientifique selon le CNRS mais la blanchité alimentaire si.

Cependant, il est une raison de ce réjouir. Si cette micro-affaire a fait du bruit, c’est que la France résiste à la vague woke et au saucissonnage identitaire des individus.

Pour notre défense : le plat préféré des Français est le couscous. Mais ça c’est de l’appropriation culturelle.

Texte repris du site Sud Radio

Élisabeth Lévy – « Beaucoup de catholiques en ont marre de tendre la joue gauche »

Élisabeth Lévy

Une procession en mémoire des martyrs catholiques de la Commune a été sauvagement attaquée par des antifas qui revendiquaient leur mouvance. Les catholiques, habituellement discrets dès lors qu’ils subissent des actes anti-chrétiens, ont haussé le ton, à l’image de Monseigneur Aupetit dans Le Figaro. Un ras-le-bol ?

Une procession catholique a été attaquée à Paris ce samedi.

Celle-ci était organisée par le diocèse de Paris qu’on ne peut pas qualifier d’intégriste, en mémoire des cinquante otages, dont dix prêtres, fusillés par les communards le 26 mai 1871. Le rassemblement était autorisé, ils étaient environ 300, retraités, scouts et parfaitement pacifiques. Ce 29 mai, pour le 150ème anniversaire de l’écrasement de la Commune, la gauche célébrait d’autres martyrs : 147 communards exécutés devant ce qu’on appelle depuis le mur des Fédérés. Des deux côtés, il y a eu des civils sans défense exécutés. Mais chacun ses morts.

C’est alors que la procession a été prise à partie par des manifestants de gauche scandant « À bas les Versaillais ! ». Puis le cortège a été attaqué par des prétendus antifas encagoulés. Plusieurs processionnaires furent frappés, dont un, blessé au crâne, est encore hospitalisé. Les fachos, ce sont ceux qui agressent des gens sans défense parce qu’ils ne pensent pas comme eux. « La sécurité de cette marche n’était apparemment pas la priorité de la préfecture », écrit Mgr Aupetit, archevêque de Paris dans le Figaro de mardi.

Le plus frappant ? La quasi-absence de réactions. Quelques tweets seulement, de Darmanin et Pécresse, des papiers dans le Figaro, Valeurs Actuelles, L’Obs, Sud Radio et chez Pascal Praud. Sinon, silence glaçant de la gauche et de la majorité des médias.

Quelles conclusions en tirer ?

Que certaines victimes sont plus dignes de compassion et certains coupables plus dignes de réprobation que d’autres. Imaginons des ultra-droite attaquant une manif contre l’islamophobie ou un rassemblement juif. Ce serait un festival de “République en danger” et de “démocratie menacée”. Le président de la République se déplacerait pour jurer que la France ne cédera pas.

Dans les faits, il y a eu en 2019, 1052 faits antichrétiens en 2019 contre 687 à caractère antisémite et 154 antimusulmans. Cela n’émeut personne. On ne craint pas de les froisser, on les caricature à loisir. Ce sont même les cibles préférées des humoristes de France Inter.

Les catholiques pratiquants sont une minorité mais la gauche continue à faire comme si l’Église menaçait nos libertés. Pour beaucoup, l’islam est une religion française mais pas le catholicisme. Certes, les cathos sont bien élevés. À de très rares exceptions près, ils ne recourent pas ou plus à la violence.

Mais beaucoup, surtout les jeunes, en ont marre de tendre la joue gauche. Comme dit Eugénie Bastié, on n’en a qu’une, il faut la garder pour les grandes occasions.

Texte repris du site Sud Radio

Les sourds et la muette – Des Gilets jaunes en uniforme?

Macron militaires

Il flotte un petit air de Gilets jaunes dans les casernes.

On dira que le pouvoir l’a bien cherché. Après la publication de la première tribune, celle des généraux en retraite qui s’alarmaient du délitement de la France, la macronie s’est répandue en criailleries hors de propos, dénonçant factieux, putschistes et autres séditieux. Rejoignant en cela le chœur des vierges de gauche qui, entre deux assassinats de policiers, entendaient des bruits de bottes. Quant à la ministre des Armées, droite dans les siennes, elle a réagi en parfait petit chef, promettant sanctions et tracasseries à des vieux de la vieille qui, deuxième section ou pas, ont quitté l’armée d’active. Il aurait peut-être suffi d’un mot présidentiel, laissant entendre que, malgré tout, le message était passé et qu’on entendait en haut lieu les inquiétudes de ces fidèles serviteurs de l’État, pour désamorcer la suite.

À l’armée, le respect des anciens n’est pas seulement un slogan compassionnel destiné à montrer sa bonté. Le mépris et les sarcasmes déversés sur des hommes qui, quoi qu’on pense d’eux, ont accepté (par contrat) de risquer leur peau pour nous et pour pas un rond, semblent en avoir énervé plus d’un dans les popotes et mess. D’où la tribune numéro deux, signée par des militaires d’active placé sous le patronage du couplet des enfants de La Marseillaise – qui commence par « Nous entrerons dans la carrière quand nos aînés n’y seront plus » et se termine par « nous aurons le sublime orgueil de les venger ou de les suivre ». Les signataires font les deux à la fois pour leurs anciens, plantant au passage une sacrée épine dans le pied de l’exécutif.

Il est assez curieux de leur reprocher leur anonymat quand on se pâme devant le moindre « lanceur d’alerte » dénonçant les turpitudes de son entreprise, de son institution ou de son patron, qu’on s’émerveille devant metoo et sa cohorte de mains dans la culotte de ma sœur alléguées tout aussi anonymement et sans preuve. L’ami Geoffroy Lejeune, patron de Valeurs actuelles, garantit que les signataires initiaux sont effectivement des soldats d’active (et bien entendu je le crois, mais j’ignore quelle proportion des 163 137 signataires enregistrés lundi à 17 heures ils représentent). On voit mal comment ils parleraient ouvertement puisque cela leur est interdit, et cela vaut pour tous les fonctionnaires astreints à un devoir de réserve. Personne ne s’indigne parce que le Watergate a été déclenché et mené de bout en bout par un officier de renseignement. Gorge profonde a transgressé toutes les règles de son institution, sans doute parce qu’il pensait que l’intérêt supérieur du pays l’exigeait.

Cette tribune s’adresse personnellement au président de la République, aux ministres, parlementaires et officiers généraux. Le « délitement » a cédé la place à la « déchéance ». Et cette déchéance, écrivent-ils, « précède l’effondrement ». Il y est question des « camarades qui ont offert leur peau pour détruire l’islamisme auquel vous faites des concessions sur notre sol ». De leur expérience dans Sentinelle, ils tirent un portrait douloureux de notre pays : « Nous voyons la violence dans nos villes et villages. Nous voyons le communautarisme s’installer dans l’espace public, dans le débat public. Nous voyons la haine de la France et de son histoire devenir la norme. » Aussi, ils en sont certains : « la guerre civile couve en France et vous le savez parfaitement ». En réalité, personne ne peut savoir parfaitement qu’une guerre civile couve. J’ignore quant à moi si cette phrase relève de la lucidité du désespoir ou d’un pessimisme excessif. Que la France soit traversée par de multiples fractures, il faudrait avoir été en hibernation depuis dix ans pour l’ignorer. Sommes-nous pour autant proches de la guerre civile, j’ai du mal à le croire mais peut-être devrai-je reconnaître dans un futur proche que j’étais une somnambule. On laissera chacun se faire son idée, laquelle varie d’ailleurs au gré de l’actualité et de l’humeur.

En attendant, contrairement à mon cher William Goldnadel, et en dépit et de l’admiration que m’inspirent ceux qui choisissent le métier des armes, je ne signerai pas ce texte des deux mains, ni d’aucune d’ailleurs.

Inutile de jouer à se faire peur, il ne contient nul appel à la sédition. « Oui, si une guerre civile éclate, l’armée maintiendra l’ordre sur son propre sol, parce qu’on le lui demandera », peut-on encore y lire. Ce qui signifie qu’elle n’interviendra pas si on ne le lui demande pas.

Le problème n’est pas que le constat soit éventuellement exagéré mais qu’il traduise une opinion politique. Peu importe que celle-ci soit ou non pertinente (et en l’occurrence elle l’est au moins en partie), elle rompt avec une tradition démocratique bien établie : la neutralité politique de l’armée. Certes, de Gaulle fait de la politique, dès 1934 quand il publie Vers l’armée de métier, et surtout en 1940. D’abord, pas le moindre de Gaulle à l’horizon. Ensuite, en 1940, la légalité républicaine s’était effondrée. Nous n’en sommes pas là.

On peut penser tout le mal qu’on veut du président de la République et de ses lubies déconstructrices, mais il est élu, ce qui signifie que, comme dirait Mélenchon, sa personne est sacrée. Et il est le chef des armées. Le boulot des militaires, c’est de lui obéir, à moins que sa forfaiture ait été établie et/ou leur intervention requise dans les conditions prévues par la Constitution. En parlant de « fourberie », de « lâcheté » et de « perversion » à propos des autorités politiques et de leur propre hiérarchie, les signataires transgressent la règle première de leur institution, celle qui fait sa force : la discipline, le respect du chef. Tous les soldats veulent que l’État qu’ils servent soit fort et ils ont raison. Le risque est qu’en contestant frontalement ceux qui le dirigent, ils contribuent encore à son affaiblissement.

Reste à savoir si nos gouvernants sont capables de répondre autrement que par des sanctions, des invectives et des tout ça c’est rien que de la racaille d’extrême droite. Si leur seule réaction est de lancer une chasse aux sorcières pour démasquer les contrevenants, elle ne fera que mobiliser autour de leurs camarades de nombreux militaires qui, aujourd’hui, se tiennent à l’écart de cette agitation. Dans la foulée, les policiers, qui en ont gros sur la patate et on les comprend, pourraient eux aussi vouloir interpeller leurs chefs. Et puis, pourquoi pas les Préfets qui, eux aussi, sont aux premières loges pour assister à ce qui se passe, qu’on le nomme délitement, déchéance ou ensauvagement. Autrement dit, si le pouvoir répond par la répression et le raidissement idéologique, il pourrait bien encourager une nouvelle forme de protestation au sein même de l’appareil régalien de l’État. Tous ces fonctionnaires astreints au devoir de réserve ne peuvent pas se mettre en grève et ceux qui ont le droit de manifester comme les policiers savent que cela ne sert pas à grand-chose. En revanche, ils peuvent ouvrir leur gueule – et vu le raffut provoqué par deux tribunes, la méthode risque de faire des émules.

S’il ne veut pas se retrouver confronté à des Gilets jaunes en uniforme, le pouvoir doit jouer fin, désapprouver sans doute, quoiqu’avec modération, mais en montrant qu’il comprend l’angoisse de disparition que nous sommes beaucoup à éprouver. En attendant, ne nous y trompons pas : ce que nous devons craindre, ce n’est pas une intervention intempestive des militaires ou des policiers, c’est qu’arrive un jour où ils refuseront d’intervenir.

Elisabeth Lévy

Tribune reprise de Causeur

[vidéo] Élisabeth Lévy au sujet de Philippe Ballard : « Un journaliste se présente avec le RN. Ça montre la banalisation du RN »

Philippe Ballard

29/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le présentateur de LCI a mis un terme à 37 ans de carrière journalistique pour se lancer dans la bataille des élections régionales, aux côtés du candidat du Rassemblement National (RN) en Île-de-France, Jordan Bardella. Philippe Ballard a donc quitté la chaîne d’information qu’il avait rejoint en 1994.

Ce 29 avril, sur Sud Radio, Élisabeth Lévy a donné son point de vue sur cette affaire. Pour elle, « Ça montre la banalisation du RN ».


Élisabeth Lévy – Projet d’école musulmane : « imposons à Millî Görüş les tracasseries dont nous avons le secret »

Un projet d’école musulmane hors contrat à Albertville suscite l’indignation. La raison est évidente : l’influence de Millî Görüs dans ce cas précis inquiète, mais plus encore, les juges en viennent à avoir – comme souvent – le dernier mot.

L’ouverture d’une école musulmane à Albertville fait polémique.

Je tiens à faire un préalable : mieux vaudrait que cette école de Milli Gorus n’ouvre pas. Cela fait partie d’une nouvelle offensive islamiste : après les mosquées, les écoles. L’objectif ? Empêcher l’assimilation des jeunes musulmans, ce qui est clairement séparatiste.

Le maire a donc refusé le permis de construire sur le terrain acquis par l’association, mais refus invalidé par le Tribunal administratif. Le Préfet, de nombreux élus et commentateurs s’étranglent de voir des magistrats s’opposer à la volonté d’un représentant du peuple souverain.

On peut le comprendre…

Oui. Cela pose la question de la frontière entre l’État de droit et le gouvernement des juges.

Le gouvernement des juges a une définition observable : c’est lorsque les juges se substituent aux élus et imposent une interprétation idéologique du droit. Je vous en donne un exemple : en obligeant les départements à accueillir des faux mineurs non accompagnés. Ou le Conseil d’État enjoignant le gouvernement de mener telle ou telle politique écolo.

L’État de droit, lui, n’est autre que la puissance publique qui doit se conformer à ses propres règles. Il est notre protection contre l’arbitraire. Il ne suffit pas de dire que Milli Gorus ne vous revient pas ou est islamiste pour lui refuser un permis de construire. L’islamisme n’est pas un délit. Il faut un fondement légal. La décision du tribunal administratif fut lunaire : les raisons données par le maire d’Albertville – une histoire de places de parking – ne justifient pas le refus.

En somme, l’État de droit protège les islamistes ?

L’État de droit protège la liberté d’enseignement : c’est un principe constitutionnel auquel Français très attachés. Vous ne pouvez pas interdire aux seuls musulmans l’enseignement privé hors contrat.

On peut alors changer le droit. Le gouvernement a déposé un amendement sur-mesure à la loi séparatisme permettant au préfet de s’opposer à l’ouverture d’écoles soutenues par un État étranger « hostile » à la République. Mais cela, en tant que tel, risque de poser un sacré problème de définition. De plus, selon Milli Gorus, il n’y a dans ce cas précis, pas de financements turcs.

On peut aussi ruser, multiplier les contrôles sanitaires, financiers, pédagogiques, bref, imposer à Milligorus toutes les tracasseries administratives dont nous avons le secret.

En attendant, cela nous montre que le combat contre l’islamisme ne se mènera pas seulement à coups de lois et de droit. C’est à la société tout entière de se mobiliser et de montrer par tous les moyens que nous ne voulons pas de ça chez nous.


Texte repris du site Sud Radio

Élisabeth Lévy : « Chère Défenseure des droits, on ne change pas la loi parce que certains ne la respectent pas »

Claire Hédon

Claire Hédon souhaite instaurer des zones sans contrôle dans certains quartiers. Simplement sur le présupposé racisme dans la police qui s’adonnerait à des prénommés « contrôles au faciès« . Sauf que les contrôles sont faits pour une bonne raison et qu’on ne change pas la loi sous le seul prétexte que certains ne la respectent pas. Alors supprimons cette institution à laquelle on confère trop d’importance.

« Les policiers sont partout chez eux dans la République. Il est hors de question qu’une voiture de police n’aille plus dans un quartier (…). » Avec ces deux phrases prononcées hier soir au commissariat de Poissy, Gérald Darmanin a définitivement enterré la proposition de la Défenseure des droits.

En effet, enivrée par ses bons sentiments, Claire Hédon, ex-journaliste et ex-humanitaire – ce qui la qualifie certainement pour se mêler du travail de la police -, avait eu cette idée totalement délirante : puisque les contrôles d’identité chagrinent les jeunes qui se sentent discriminés, et bien il n’y a qu’à créer des zones sans contrôle qui permettraient d’estimer la part de responsabilité de ces contrôles dans la délinquance. Oui, vous avez bien entendu : Madame Hédon expliquait vendredi matin que c’était la police qui créait de la délinquance. Peut-être les policiers devraient-ils faire repentance ? Et par ailleurs, je trouve insupportable de payer des impôts. Pourrait-on les supprimer ?

Cette proposition a suscité un tollé.

L’idée de créer par le droit des zones de non-droit a en effet fait bondir les policiers. À part Aurélien Taché, il ne s’est pas trouvé grand monde pour défendre la défenseure. Il faut dire que quelques heures après cette déclaration, des policiers étaient agressés à Poissy aux cris de “Tuez-les”. D’où la visite de Darmanin. Il est donc probable que cette visite n’aura aucune suite. Mais cela pose le problème de cette bizarre institution que le Défenseur des droits qui est souvent traitée par les médias comme une juridiction qu’elle n’est absolument pas. Elle n’a aucune légitimité. Nous avons une justice pour sanctionner les délinquants et éventuellement les policiers qui enfreignent la loi (pour ceux-là, il y en a même deux, si l’on compte l’IGPN, la police des polices). Idéologiquement, elle se pose en défenseur des droits des voyous de pourrir la vie des gens. C’est l’officialisation de la politique de l’excuse.

On me dira qu’un Noir ou un Arabe a 20 fois plus de chances d’être contrôlé.

D’abord, j’aimerais savoir d’où sortent ces statistiques. Ensuite, si les Français de la diversité sont plus contrôlés, c’est pour deux raisons évidentes :

    Ils sont souvent majoritaires dans les quartiers difficiles
    Ils sont surreprésentés dans la délinquance, incarnant l’un des exemples de la crise de l’intégration. C’est à cette crise-là qu’il faut s’attaquer. Mais la solution n’est certainement pas de les traiter en victimes. On ne change pas la loi parce que des gens ne la respectent pas.

Alors, comme première mesure simple et de salubrité publique, je suggère de supprimer dans les plus brefs délais cette institution anti-républicaine.

Texte repris du site Sud Radio

Sophie Pétronin, « la France faite cocue » – Le regard libre d’Élisabeth Lévy

Tout, dans la libération de « la dernière otage française », Sophie Pétronin, laisse à penser que la France s’est fait avoir dans l’histoire. Comment expliquer aux soldats morts pour combattre le djihadisme que cette dernière a désormais adopté l’idéologie de ses bourreaux ? Comment croire un instant que la France n’a rien payé dans l’affaire ?

Revenons sur la libération de Sophie Pétronin.

On se réjouit qu’une citoyenne française et trois autres otages aient retrouvé leur famille. Les médias se sont régalés avec la séquence émotion du fiston quinquagénaire poussant des cris d’enfant en retrouvant « Maman ! ».

Cependant, beaucoup de Français ont été sidérés d’entendre l’ex-otage couvrir ses geôliers d’éloges. Elle ne veut pas qu’on les appelle djihadistes ou terroristes mais préfère “opposants armés”. Ils l’ont bien traitée, ont fait venir le médecin. Elle a vécu une retraite spirituelle. Bref, on se demande pourquoi elle a accepté de rentrer. D’ailleurs, et c’est le plus choquant, elle retourne au Mali, pour lequel elle implore la bénédiction d’Allah.

Cela choque qu’elle se soit convertie à l’islam ?

Elle croit en ce qu’elle veut. Mais au-delà de la foi, elle semble adopter l’idéologie de nos ennemis. 45 de nos soldats sont morts pour combattre les groupes tels que celui qui la détenait. On a donc le sentiment que la France s’est fait cocufier dans cette affaire. Cela explique peut-être qu’à Villacoublay, le président de la République ait fait service minimum.

Il est vrai c’est la présidence malienne qui a négocié cette libération. Et Sophie Pétronin n’était pas le sujet de la discussion. Mais difficile de penser que Paris n’a pas donné son accord. Et que sa qualité de française n’a pas joué. De plus, le prix payé nous concerne doublement.

– La libération de 200 prisonniers dont “une dizaine seulement seraient dangereux”. Dix, ça suffit pour commettre des attentats, des embuscades dans lesquels nos soldats peuvent être tués.
– Nous avons sans doute payé. Et cet argent contribuera aux malheurs de ce pays qu’elle aime tant.

Jean Castex affirme le contraire : la France n’aurait pas payé.

Libre à vous de le croire sur parole. Nous n’avons aucune preuve, mais c’est un rituel. À chaque fois, revient le refrain de la France qui ne paie pas et ne négocie pas. Sauf que tout le monde sait que c’est faux. En l’occurrence, on parle de quelques millions d’euros.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup de gens écoeurés affirment qu’on aurait dû abandonner cette vieille dame à son sort. Ils se trompent. La France ne laisse pas tomber ses citoyens, même quand ils sont aussi ingrats que notre Calamity Sophie. C’est peut-être une insupportable donneuse de leçons mais c’est “notre” donneuse de leçons. Ironie du sort : si cette sans-frontiériste au grand cœur est libre, c’est grâce à ce qu’on n’ose pas appeler “la préférence nationale”.

Tribune reprise du site de Sud Radio

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