Notre-Dame-des-Landes : Ségolène Royal tacle Jean-Marc Ayrault sur ses terres

Notre-Dame-des-Landes : Ségolène Royal tacle Jean-Marc Ayrault sur ses terres

02/10/2011 – 15h20
NANTES (NOVOpress Breizh) – « Oui, je vous dis très clairement : je prendrai la décision de réouvrir l’enquête publique sur cet aéroport ». En déclarant à Nantes hier que, si elle était élue, elle remettrait en cause le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Ségolène Royal a mis une très grosse pierre dans le jardin de Jean-Marc-Ayrault. Le maire de Nantes, qui soutient François Hollande, n’a pas du tout apprécié
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Invitée à participer à un débat organisé dans la cité des Ducs par la fondation Terra Nova, le Nouvel Observateur, l’Agence France Presse et Dailymotion, la candidate à la primaire socialiste a affirmé, devant 200 de ses partisans, qu’elle demanderait la réouverture d’une enquête publique. « Ce projet date d’il y a quinze ans. Les infrastructures ont évolué depuis, les circuits économiques aussi. Il faut remettre les partenaires autour de la table pour voir si cela correspond toujours aux besoins d’aujourd’hui » a déclaré la présidente de région Poitou-Charentes.

Enfonçant le clou, elle a ajouté, selon PresseOcéan.fr., « je sais bien quel est l’engagement du maire de Nantes et du président de région. Tout se passe comme si chacun ne voulait pas bouger pour ne pas perdre la face ».

Pas contents du tout, Jean-Marc Ayrault, Philippe Grovallet ( président du Conseil général de Loire-Atlantique) et Jacques Auxiette ( président de la région des Pays de la Loire), se sont aussitôt fendus d’un communiqué sévère, rappelant que la question est, selon eux, définitivement tranchée.

Pour les trois oligarques socialistes, Ségolène Royal « met en cause les procédures d’enquêtes publiques qui ont été menées jusqu’à ce jour, ignorant très probablement que la plupart de ces enquêtes ont été l’objet de contestations et de contentieux définitivement jugés et rejetés; et ignorant sans doute aussi l’état d’avancement réel du projet, les contrats d’ores et déjà signés, et la réalité d’un financement public limité ». Autrement dit : Ségolène ne connait pas le dossier et dit n’importe quoi. On n’est pas plus aimable.

Réjouis de ce soutien inattendu, les membres d’Europe Ecologie Les Verts ont déclaré de leur côté avoir pris « connaissance avec un vif intérêt » de la position prise par la prétendante à la candidature socialiste.

Mais qu’on se rassure : si l’aéroport de Notre-Dame-des- Landes est un sujet de discorde entre le PS et EELV, cela n’a pas empêché et cela n’empêchera pas les alliances électorales entre les deux formations. Les places avant tout.

Passation de pouvoir Poutine/Medvedev, Par Xavier Moreau [tribune libre]

Passation de pouvoir Poutine / Medvedev. Par Xavier Moreau

Dimitri Medvedev a invité Vladimir Poutine à devenir le prochain Président de la Fédération de Russie. De son côté, Vladimir Poutine a invité Dimitri Medvedev à devenir le Président du “Front Populaire”, le mouvement qui doit représenter “Russie Unie” aux élections de la Douma. Les lecteurs de Realpolitik ne sont sans doute pas surpris par cette annonce. Nous avions il y a juste un an expliqué que le conflit Poutine Medvedev n’avait aucune réalité, mais qu’il correspondait au secret espoir des atlantistes, désespérés devant le retour de la puissance russe.

Passation de pouvoir Poutine / Medvedev. Par Xavier MoreauLa presse occidentale emploie désormais un ton à la limite du mépris pour Dimitri Medvedev, dont elle ne pardonne pas la loyauté vis-à-vis de Vladimir Poutine. Le dernier en date, celui d’Arnaud Kalika  est un modèle du genre, mélangeant allègrement considérations psychologiques et touristiques sur la Russie et ses dirigeants.

En épargnant à la Russie un affrontement au sommet de l’État, Dimitri Medvedev a démontré qu’il était de la même trempe que son mentor. Vladimir Poutine renonça lui aussi à la présidence, il y a quatre ans, estimant que la consolidation des institutions russes était plus importante que son ambition personnelle.

Avec cette annonce, Poutine et Medvedev procurent à la Russie cette stabilité politique, sans laquelle aucune des réformes menées depuis 2000 n’auraient pu être réalisées. C’est d’ailleurs la poursuite de ces réformes qui constituera le grand défi de la nouvelle Présidence de six ans de Vladimir Poutine.

Source : Realpolitik.tv

[box class= »info »] Xavier Moreau : Saint-Cyrien et officier parachutiste, titulaire d’un DEA de relations internationales à Paris IV Sorbonne, spécialisé sur les relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide. Fondateur d’une société de conseil en sûreté des affaires, installé en Russie depuis 10 ans, travaillant également sur l’Ukraine, le Kazakhstan et la Serbie. [/box]

[box] Photo : Dmitri Medvedev prête serment à la Constitution après son élection à la présidence en 2008. Source de la photo : www.kremlin.ru, licence CC.[/box]

Présidentielle irlandaise : le Sinn Féin présente Martin McGuinness

18/09/2011 – 08h30
DUBLIN (NOVOpress Breizh) – Martin McGuinness, vice-Premier ministre d’Ulster et ancien chef militaire de l’IRA, vient d’annoncer qu’il sera le candidat de son parti, le Sinn Féin, à l’élection présidentielle qui aura lieu en république d’Irlande le 27 octobre prochain.

Né à Derry le 23 mai 1950 Martin McGuinness rejoint à 19 ans les rangs de l’Armée républicaine irlandaise (IRA). En janvier 1972, lorsque surviennent les tragiques événements du « Bloody Sunday » – 13 militants républicains furent tués par l’armée britannique – il est commandant en second de l’IRA dans la zone de Derry. Arrêté et condamné l’année suivante par le tribunal criminel spécial d’Irlande il affirmera sa fierté de faire partie de l’organisation paramilitaire et d’avoir « combattu contre le meurtre de notre peuple ».

Libéré et à nouveau condamné pour son appartenance à l’IRA provisoire, il prend, entre 1979 et 1982, la direction de l’état-major de l’organisation et commence son ascension dans l’appareil du Sinn Féin. En 1982 il est élu membre de l’Assemblée nord-irlandaise pour la circonscription de Derry, assemblée dans laquelle il refusera de siéger. La même année, il se verra interdire l’entrée sur le territoire de Grande-Bretagne, en vertu de la loi sur la prévention du terrorisme.

Elu en 1997 député de la circonscription de Mid Ulster à la Chambre des communes du Royaume-Uni, il est désigné négociateur en chef du Sinn Féin aux pourparlers qui conduisent à la signature, l’année suivante, des accords dits du « Vendredi saint », qui mettront fin à trente années de conflit.

Depuis 2007 Martin McGuinness exerce les fonctions de vice-Premier ministre d’Irlande du Nord en compagnie de Ian Paisley, leader du Parti unioniste démocrate (DUP, protestant).

Invité surprise au congrès annuel du Sinn Féin le week-end dernier, le révérend David Latimer, un pasteur presbytérien ami de McGuinness, a déclaré : «Je considère Martin McGuinness comme l’un des grands dirigeants politiques de notre époque. Puisse-t-il bénéficier du soutien dont il a besoin et de la vision politique qui lui permettra de faire aboutir son rêve de société pluraliste. » Un point de vue que manifestement la communauté protestante est encore très loin de partager. Selon le quotidien unioniste News Letter, le discours du pasteur Latimer « insulte les victimes [protestantes, NDLR] ».

2012 : les identitaires se retirent de la campagne présidentielle

2012 : les identitaires se retirent de la campagne présidentielle

[box]Initiée en novembre 2010, la participation du Bloc Identitaire à la campagne présidentielle vient de prendre un tournant décisif avec le retrait du jeune Arnaud Gouillon, 25 ans, qui représentait ce mouvement. Il s’en explique dans un communiqué diffusé sur son site internet et dont nous reproduisons l’intégralité ci-dessous.
Novopress[/box]

Aujourd’hui prend fin une belle aventure politique et humaine commencée en novembre 2010 lorsque j’annonçais ma candidature à l’élection présidentielle. À l’aube de mes 25 ans, j’acceptais la proposition qui m’était faite de représenter un mouvement jeune et novateur, le Bloc Identitaire.

Pour des raisons financières nous devons malheureusement mettre fin à ce cycle militant. Avec davantage de moyens financiers nous pouvons légitimement penser qu’il y aurait eu une possibilité… Un nouveau cycle politique s’ouvre donc à nous à partir d’aujourd’hui. Les élections sont pour les Identitaires un moyen et non une fin en soi. Nous allons poursuivre le combat sous d’autres formes démocratiques dont certaines, j’en suis certain, en surprendront plus d’un dans les mois à venir !

Nous pouvons dresser un bilan positif du travail intellectuel, de terrain et médiatique qui a été mené avec des moyens souvent dérisoires durant cette campagne. Le Bloc Identitaire sort grandi de cette expérience audacieuse. Notre visibilité, notre crédibilité et notre structuration se sont renforcés par le travail effectué dans le cadre de cette démarche présidentielle. Nous nous sommes rendu compte que nos thématiques étaient en phase avec la réalité vécue par les élus locaux. Par l’obtention de 76 parrainages, nous avons désormais un véritable maillage de maires et de sympathisants avec lesquels des projets sont déjà en cours. Les tournées à travers la France, de Toulouse à Charleville Mézières, de Brest à Strasbourg, ont permis de faire entendre une voix identitaire différente, celle du localisme et de l’Europe, celle de la défense de la diversité du monde face à l’acculturation occidentale ou musulmane. La mise en place d’une équipe média dédiée à cette campagne nous a également donné un auditoire plus large pour exprimer nos idées nouvelles au plus grand nombre. Les débats auxquels j’ai participé, ont montré la cohérence intellectuelle des Identitaires. On peut ne pas être d’accord avec nous, mais il est difficile de montrer les failles de notre raisonnement basé sur la réalité des faits. Non sur l’idéologie.

Je tiens à remercier ici les élus qui m’ont accordé leur confiance, les militants identitaires avec lesquels j’ai travaillé en étroite collaboration durant cette année de campagne, et tous ceux qui de quelque manière que ce soit m’ont apporté leur soutien.

Arnaud Gouillon

Mise en examen de Jean-Michel Baylet, candidat à la primaire socialiste

Mise en examen de Jean-Michel Baylet, candidat à la primaire socialiste

02/09/2011 – 14h15
BORDEAUX (via Info-Bordeaux.fr) — Le parquet de Bordeaux a confirmé hier la mise en examen de Jean-Michel Baylet, candidat du Parti radical de gauche (PRG) à la primaire socialiste en vue de l’élection présidentielle de 2012.

Le sénateur a été mis en examen en juin 2009 pour « infraction au code des marchés publics ». L’instruction est en cours.

Président du Conseil général du Tarn-et-Garonne, franc-maçon notoire, Jean-Michel Baylet est à la tête d’un empire médiatique, le Groupe La Dépêche. Déjà condamné en 2003 par la Cour d’appel de Toulouse pour abus de biens sociaux, il est classé à la 509ème place du classement du magazine Challenges, qui recense les français les plus fortunés.

L’UMP Nicolas Pompigne-Mognard, son adversaire politique dans le département, a pressé le premier secrétaire du PS par intérim, Harlem Désir, d’exiger le retrait de la candidature du président du PRG. À noter que l’ancien président de Sos-Racisme a lui-même été condamné en 1998 à 18 mois de prison avec sursis pour avoir perçu des salaires fictifs !

L’affaire tombe mal à gauche, et notamment pour le Parti socialiste qui doit affronter le cas Jean-Noël Guérini. En effet, le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône pourrait mis en examen dans un dossier de présumées malversations sur des marchés publics !

[box]Photo : Jean-Michel Baylet lors du meeting de Toulouse du 13 avril 2007 de Dominique Strauss-Kahn, venu promouvoir la candidature de Ségolène Royal à l’élection présidentielle de 2007. Auteur : Guillaume Paumier. Image sous licence creative commons[/box]

Un plan spécial « anti-Marine » pour les troupes de Jean-Luc Mélenchon

Un plan spécial « anti-Marine » pour les troupes de Jean-Luc Mélenchon

28/08/11 – 17h00
GRENOBLE (NOVOpress)
– Qui est l’adversaire principal du « Front de Gauche » de Jean-Luc Mélenchon ? Le capitalisme ? Le « système » ? La banque ? Les exploiteurs ? Non, c’est Marine Le Pen !

En effet, réunis à Grenoble pour leur rentrée, les militants du Parti de Gauche ont planché en atelier spécial sur les moyens d’enrayer la progression de Marine Le Pen.

Il est vrai que Jean-Luc Mélenchon avait prévenu: «Mon adversaire, c’est elle».

Etrange sens des priorités à l’heure de la crise économique et de la précarisation des classes populaires et moyennes, mais c’est avec beaucoup d’attention qu’une centaine d’adhérents, carnets de notes et stylos en mains, ont planché sur le thème: «Comprendre et lutter contre le FN de Marine Le Pen».

Accusée de « chasser » sur des terres qu’ils croient leur être réservées avec son patriotisme social, Marine est donc la cible numéro un des membres de Front de Gauche qui souhaitent « mettre davantage en avant le fait que dans la vie sociale économique et politique de notre pays il y a eu un apport considérable des étrangers dans notre histoire passée, présente et future».

Un discours qui ressemblent étrangement à celui du Medef qui appelle des ses vœux de nouvelles vagues d’immigration pour « soutenir » l’économie.

Législatives 2012 : le Parti pirate organise des pique-niques

Législatives 2012 : le Parti pirate organise des pique-niques

En vue des prochaines élections législatives, les responsables du Parti pirate invitent les partisans à venir les rencontrer lors de pique-niques qui se dérouleront dans toute la France.

Le Parti pirate prépare sa campagne pour les prochaines élections législatives. Pour mobiliser ses troupes, et les potentiels électeurs, le mouvement propose à ses adhérents d’organiser des pique-niques décentralisés. Les responsables du mouvement invitent les partisans à venir les rencontrer lors de ces manifestations qui se dérouleront dans toute la France. […]

Dans un communiqué, le Parti pirate rappelle : « C’est pour en finir avec les lois injustes et dépassées avant même d’être promulguées que l’on rejoint le Parti pirate. Il faut prendre le vent des nouvelles technologies et des nouveaux usages, plutôt que s’ancrer dans des idéologies du passé et défendre des situations de monopole qui n’avantagent plus que quelques intermédiaires. » Dans sa ligne de mire, la Hadopi et la Loppsi 2. […]

[box class= »info »] Source et l’article complet : 01net. [/box]

Franck Louvrier se met à son compte

Franck Louvrier se met à son compte

[box]Franck Louvrier (42 ans) prend place petit à petit dans la vie politique nantaise. Membre du premier cercle présidentiel, il dirige à l’Elysée le service communication (presse, internet, audiovisuel), soit une cinquantaine de personnes.[/box]

On l’a vu effectuer un tour de chauffe lors des dernières élections régionales en se faisant élire dans les Pays de la Loire. Simple amusement lorsqu’on a affaire à une élection à la proportionnelle ; il suffit de se trouver en position éligible sur la liste.

C’est en 2012 que les choses sérieuses vont commencer. En effet, monsieur Louvrier à l’intention de se jeter à l’eau en mettant un terme à sa carrière de communicant – après l’élection présidentielle. Fin de l’aventure élyséenne. On devrait donc le voir poser sa candidature dans une circonscription de l’agglomération nantaise aux élections législatives de juin 2012.

Etape indispensable pours se faire connaître du grand public et s’imposer à la droite locale. Avant la grande bataille de 2014 : les élections municipales à Nantes. « Il y a un mandat qui me plait énormément, c’est celui de maire », aime-t-il raconter aux journalistes qui l’interrogent sur ses ambitions.

Une certitude, Franck Louvrier est un professionnel de la politique et de la communication – au plus haut niveau. Donc un concurrent dangereux pour Jean-Marc Ayrault. Pour ce dernier les élections municipales ressemblaient fort – jusqu’à ce jour – à une promenade de santé puisque les locomotives choisies par la droite (Daniel Augereau, Elisabeth Hubert…) ne brillaient pas par leur efficacité. Des petites pointures incapables de battre Ayrault.

La prochaine fois, le facteur usure jouera contre M. Ayrault, maire depuis mars 1989. Il sera facile à l’équipe Louvrier de lancer à l’intention du sortant : « 25 ans, ca suffit ! ». Et de dénoncer son état de cumulard : maire de Nantes, président de la communauté urbaine, député, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Quatre métiers pour un seul homme…donc un élu absent, indisponible et inapprochable par le nantais de base.

Notons également qu’en cas de victoire de la gauche en 2012, Jean-Marc Ayrault deviendra forcément ministre. Ce qui le rendra encore un peu moins présent. D’où un inévitable affaiblissement sur le plan électoral.

Le programme socialiste pour la présidentielle de 2012 ambitionne, timidement, de limiter le cumul des mandats. Il est ainsi indiqué que « la modernisation de la vie politique ne peut faire l’économie de l’interdiction du cumul d’un mandat exécutif local avec un mandat parlementaire ». Si ces bonnes intentions devenaient réalité, Jean-Marc Ayrault, ministre ou pas, devrait choisir entre Paris et Nantes. Parions que sa préférence ira à la capitale. Ce qui arrangerait bien les affaires de Franck Louvrier…

*** Photo : La mairie de Nantes.

Les nationalistes hongrois du parti Jobbik remportent l’élection municipale partielle de Gyöngyöspata

Les nationalistes Hongrois du parti Jobbik remportent l’élection municipale partielle de Gyöngyöspata

18/07/2011 – 17h30
BUDAPEST (NOVOpress) – Petite ville de 2500 habitants située au nord-est de Budapest, Gyöngyöspata a été évoquée dans les médias du monde entier ces derniers mois : après plusieurs assassinats commis par des personnes issues de l’importante communauté Rom, des milices civiles liées pour certaines d’entre elles au parti Jobbik étaient venues défiler à Gyöngyöspata et y assurer l’ordre et la sécurité.

Gyöngyöspata
Gyöngyöspata

La communauté rom avait même été un temps déplacée du village, en raison de la tenue d’un camp d’entraînement paramilitaire d’une autre milice, Véderő, non liée au Jobbik (en Hongrie, les milices civiles municipales sont autorisées ; elles n’existent toutefois que là où elles ont leur utilité… en particulier dans le nord-est du pays).

Ces événements avaient provoqué des réactions politiques et une campagne médiatique extraordinaire autour de ce village, les médias ne cessant d’évoquer d’effroyables milices d’extrême droite venues terroriser les Roms, mais se gardant bien de mentionner l’épouvantable insécurité régnant à Gyöngyöspata.

La succession d’événements a ainsi amené le maire à démissionner, provoquant ainsi une élection municipale anticipée, qui a eu lieu ce dimanche 17 juillet 2011.

À la surprise générale des médias, c’est Oszkár Juhász, le candidat du Jobbik qui l’a assez largement emporté, avec 33% des votes, devançant le maire-adjoint sortant soutenu par le Fidesz (actuellement au pouvoir) qui a receuilli 26% des voix. Le leader de la milice nationaliste Véderő a quant à lui reçu plus de 10% des voix.

Les nationalistes Hongrois du parti Jobbik remportent l’élection municipale partielle de Gyöngyöspata
Les nationalistes Hongrois du parti Jobbik remportent l’élection municipale partielle de Gyöngyöspata

Cette nette victoire du Jobbik a montré le décalage conséquent qui peut exister entre une présentation médiatique extrêmement partiale des événements, et la réalité du vécu quotidien de la population. C’est aussi une grande avancée au niveau national pour le Jobbik, tandis que certains observateurs politiques prédisaient que l’exercice du pouvoir par les conservateurs du Fidesz amoindrirait le poids politique des nationalistes.

Juste après sa victoire, Oszkár Juhász, qui n’a cessé de recevoir applaudissements et accolades tout au long de la soirée, a déclaré à la presse qu’il s’emploierait « à débarrasser sa commune de l’insécurité et à rétablir la concorde civile entre tous les habitants de Gyöngyöspata (sous-entendu entre Hongrois et Roms), et que tous ceux désireux de s’insérer et de travailler auraient leur chance. »

[box class= »info »]Photos : barikad.hu[/box]

Autriche : le FPÖ vole de succès en succès, selon Der Spiegel

Autriche : le FPÖ vole de succès en succès, selon Der Spiegel

16/07/2011 – 12h00
VIENNE (NOVOpress) – À l’instar du Frankfurter Allgemeine Zeitung il y a quelques jours, c’est au tour du très sérieux Der Spiegel, le « grand » hebdomadaire allemand de centre-gauche, de s’intéresser au « phénomène FPÖ ». Dans un article daté du 14 juillet dernier, Walter Mayr dresse un constat sans appel : le « parti populiste de droite » autrichien a non seulement le vent en poupe, il « est devenu une force qui compte dans le paysage politique autrichien depuis que son nouveau leader, Heinz-Christian Strache, en a pris la direction. »

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Vers une alliance Peyrat-Nissa Rebela aux prochaines municipales à Nice : entretien exclusif avec Jacques Peyrat [audio]

Vers une alliance Peyrat-Nissa Rebella aux prochaines municipales à Nice : entretien exclusif avec Jacques Peyrat

Nous vous rapportions avant-hier le ralliement imminent d’un membre de l’Entente Républicaine de Jacques Peyrat au profit de la majorité estrosiste à la municipalité de Nice.

Nous avons souhaité interroger l’ancien sénateur-maire sur ces nombreuses défections au sein du camp Peyrat mais également sur les alliances envisagées pour les prochaines élections municipales de 2014.

Propos recueillis par Yann Vallerie

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