L’Occident prépare son ingérence dans les élections russes

L’Occident prépare son ingérence dans les élections russes

01/12/2011- 12h00
MOSCOU (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) – Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a officiellement annoncé, dimanche dernier, sa candidature à la présidence de la République. Et la superclasse mondiale est sur le pied de guerre pour discréditer les élections russes et présenter Poutine comme un crypto-dictateur ! Le site internet du journal Le Figaro a, par exemple, mis en place un blog intitulé « Echos de Russie », qui s’inspire du modèle des révolutions arabes : il s’agit de donner un écho en France à des contenus audiovisuels présentés comme confidentiels, voire supposés censurés par le pouvoir russe. Cette opération concerne surtout à mettre en exergue une opposition assez fantomatique.

Qui sont les opposants russes ?

L’ opposition russe au parti de Poutine peut être classée en deux branches : d’un côté les opposants traditionnels, les communistes et les nationalistes, qui ne se privent pas d’exprimer leurs désaccords et ne sont pas diabolisés par les médias russes — à la différence de certains opposants au système en France. D’un autre côté, les partis dits libéraux soutenus par des ONG occidentales sont ultra‑minoritaires. Financés par les Etats-Unis et divers milliardaires dont Georges Soros, leurs rôles consistent à fomenter des « révolutions dites de couleur » sur le modèle ukrainien, pour que les Américains et leurs alliés puissent accuser la Russie d’être un régime autoritaire et donc ennemi.

[box class=info]Phto : Dmitri Medvedev et Vladimir Poutine/DR[/box]

Hongrie : tentative d’assassinat du maire nationaliste de Gyöngyöspata

Hongrie : tentative d’assassinat du maire nationaliste de Gyöngyöspata

30/11/2011 – 09h00
GYÖNGYÖSPATA (NOVOpress) —
Le maire Jobbik (nationaliste) de Gyöngyöspata Oszkár Juhász a subi deux tirs d’arme à feu, ce lundi 28 novembre à 23h, en quittant son bureau. L’expertise balistique des impacts a révélé que les munitions ont été tirées par un fusil de chasse. Le maire, lorsqu’il a vu l’arme à feu pointée à 20 mètres de lui sur sa personne, s’est abaissé et a ainsi échappé aux tirs. Il est sain et sauf.

Depuis qu’il a été élu maire de Gyöngyöspata en juillet, Oszkár Juhász y a rétabli la loi et l’ordre, notamment en instaurant le travail obligatoire pour certaines personnes inactives, parmi lesquelles des membres de la communauté Rom. Interrogée par la télévision, une habitante du village a déclaré comprendre cet acte, car « tout le monde est fâché après lui » !

Il y a un mois, Gyöngyöspata avait encore été à l’une de l’actualité hongroise : un autre leader nationaliste de Gyöngyöspata, Tamás Eszes, qui dirigeait une milice nationaliste (Véderő) et avait présenté une liste concurrente à celle du Jobbik aux élections municipales (obtenant 10% des voix), avait été retrouvé mort dans sa maison. La police avait conclu à suicide.

Crédit photo : DR

Marine Le Pen veut une « présomption de légitime défense » pour la police

Marine Le Pen veut une « présomption de légitime défense » pour la police

29/11/11 – 12h45
PARIS (NOVOpress)
– Réagissant aux fusillades meurtrières de Marseille et Vitrolles, la présidente du Front national a proposé que soit reconnue une « présomption de légitime défense » pour les forces de l’ordre,

« Je suis pour la mise en place d’une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, parce qu’il faut que les policiers soient capables, mentalement et moralement, d’être dans leur bon droit lorsqu’ils défendent leur peau face à des criminels » a déclaré Marine Le Pen sur la chaîne I-Télé.

Marien Le Pen a même soutenu cette déclaration en affirmant qu’elle assumait « le risque de bavures » que celle-ci pourrait entraîner.

Si, face au grand banditisme et à la racaille, la proposition peut sans doute séduire des citoyens de plus en plus inquiets de l’insécurité galopante, reste, comme toujours en matière sécuritaire, à savoir contre qui serait véritablement utilisée cette « présomption de légitime défense ». Et sur ce point, le tragique précédent de la mort de Julien Quemener laisse planer les plus grands doutes…

Crédit photo : julien.licourt, licence CC.

[Exclusif] Interview d’Enrique Ravello (PxC) après les élections espagnoles [vidéo]

Interview d'Enrique Ravello (PxC) après les élections espagnoles

Photo en Une : de droite à gauche, Enrique Ravello (affaires extérieures de PxC), Josep Anglada (président de PxC), August Armengol (vice-président de PxC). Crédit : DR.

[box class= »warning »] Dimanche, les élections législatives espagnoles ont vu la victoire écrasante des conservateurs sur les socialistes, au pouvoir depuis 2004 (ils avaient à l’époque profité de façon inattendue des attentats du 11 mars 2004).

Outre cette victoire de la droite, le parti identitaire catalan Plataforma per Catalunya (PxC) a confirmé sa laborieuse percée politique, qui s’affirme élection après élection. Cette année, PxC avait présenté des listes dans les quatre provinces de Catalogne (Barcelona, Tarragona, Lérida, Gerona). Les identitaires catalans n’ont pas encore réussi à décrocher un siège de député (il leur aurait fallu obtenir 3% des suffrages dans la province de Barcelone, mais PxC est resté scotché à 2%). Cependant c’est la première fois depuis longtemps qu’une formation identitaire ou nationaliste pouvait espérer décrocher un siège. Et devrait être en mesure de le faire lors des prochains scrutins.

Pour faire le point sur la situation politique en Espagne et l’avenir du mouvement identitaire outre-Pyrénées, nous avons rencontré Enrique Ravello, responsable des affaires extérieures de Plataforma per Catalunya.[/box]

 

Quel est votre sentiment sur les résultats de votre mouvement aux élections législatives ?

Nous obtenons 60.000 voix sur l’ensemble de la Catalogne (59781 pour être précis), dont 52985 dans la province de Barcelone (soit 2,02% des voix à Barcelone). Nous avons beaucoup travaillé et progressé dans la banlieue de Barcelone, mais la capitale catalane nécessite encore du temps pour que nous y progressions de façon suffisante pour obtenir un siège de député dans la province.

Nous sommes un mouvement jeune, il nous a donc manqué encore quelques années de travail et un peu de couverture médiatique, mais pour la prochaine fois cela devrait être la bonne !

En comparaison, les autres partis espagnols de tendance nationaliste ont obtenu des scores extrêmement faibles, aucun d’entre eux ne rassemblant plus de 10.000 voix sur l’ensemble du territoire espagnol, alors que nous en rassemblons 60.000 sur la seule Catalogne.

En conclusion, nous aurions bien évidemment préféré faire un peu plus et entrer au Parlement espagnol, mais ce n’est vraiment pas un mauvais résultat pour nous.

Pouvez-vous nous décrire rapidement l’histoire de votre mouvement, ses orientations politiques ? Comment conciliez-vous votre régionalisme catalan avec l’Espagne ?

Plataforma per Catalunya a vu le jour en 2001, lorsque Josep Anglada décida de se présenter aux municipales dans sa ville, Vic (ville de 40.000 habitants près de Barcelone), avec pour slogan « pour un meilleur contrôle de l’immigration, améliorons la sécurité de la ville ». En 2001, l’Espagne vivait en pleine démagogie immigrationiste, et autant les conservateurs du Parti Populaire que les socialistes du PSOE clamaient les bienfaits de la légalisation massive des immigrés qui « contribuaient au développement économique du pays » et « s’intégraient très bien dans notre société ». Anglada fut l’un des premiers à remarquer que ce n’était pas le cas, et aujourd’hui ce sont ces mêmes conservateurs et socialistes qui veulent se rapprocher de notre discours anti-immigration devant le chaos généré par la légalisation de millions d’étrangers dans notre pays.

En 2002, Plataforma per Catalunya a effectué sa première percée médiatique, après avoir rassemblé de nombreux manifestants contre la construction d’une mosquée à Premia de Mar, que nous avons réussi à stopper.

Interview d'Enrique Ravello (PxC) après les élections espagnoles
Manifestation en 2010 contre le projet de construction de nouvelle mosquée à Badalona.

Rappelons qu’en 1996, l’Espagne comptait 1% de population étrangère (quasiment tous venus de l’Europe du nord, vivant ici leur retraite et étant parfaitement acceptés par la population espagnole). Aujourd’hui, nous avons 14% d’étrangers en Espagne, légalisés de nombreuses façons, et provenant de divers pays du Tiers Monde.

Aux élections locales de 2003, cinq conseillers municipaux ont été élus et la presse commence à parler de « l’effet Anglada ». En 2007, le nombre de conseillers municipaux s’élève à 17. Cette même année, des délégations du Vlaams Belang et de la Lega Nord participent au 5ème congrès du parti, marquant l’intégration de PxC au réseau des partis identitaires européens.

En novembre 2010 ont eu lieu les élections au Parlement catalan : Plataforma per Catalunya a obtenu 2,6% des votes, il ne nous a manqué que quelques milliers de voix pour atteindre les 3% nécessaires pour obtenir une représentation au Parlement catalan. Au printemps suivant, en mai 2011, PxC a rencontré le succès aux élections locales, en obtenant 67 élus.

Concernant les relations entre notre défense de la Catalogne au sein de l’Espagne notre position est claire : nous plaidons la défense et la promotion maximales de la langue, de la culture et de l’identité catalanes, par là nous demandons également un maximum d’autonomie, tout en restant au sein de l’Etat espagnol et en faisant preuve de solidarité et de coopération avec les autres populations (basque, castillane, gallique) qui composent notre Etat historique.

Il faut savoir que le processus de formation de l’Espagne est assez différent de celui de la France, qui est depuis toujours beaucoup plus centralisée. Durant l’Espagne des rois catholiques, on ne parlait que le catalan en Catalogne, et le castillan ne commença à être introduit qu’à partir de 1714 et Philippe V, premier Bourbon à régner en Espagne. Jusqu’alors, la Catalogne avait gardé sa langue, ses lois et son autonomie et cela ne l’empêche pas de se sentir pleinement espagnole, tout comme la Castille.

En ce sens, Plaraforma per Catalunya est pour réactualiser la forme traditionnelle selon laquelle l’Espagne fut organisée durant des siècles, qui n’était pas celle de l’assimilation à un modèle central unique, mais l’intégration harmonieuse de tous les territoires et peuples qui composent l’Espagne dans le plus grand respect et la promotion de ses identités respectives.

 Les medias parlent de votre projet de créer un parti national, avec d’autres « Plataforma ». Pourriez-vous nous en dire plus ?

Lors de notre prochain congrès, nous annoncerons la création de ce parti national avec un nouvel acronyme et avec une action dans tout le territoire espagnol. Ce parti aura des délégations dans chacune des communautés autonomes (régions) espagnoles, où il pourra agir sous un acronyme général et, comme cela est le cas en Catalogne, avec l’acronyme de cette communauté (région). En Catalogne, nous continuerons donc à rester Plataforma per Catalunya.

Le parti national continuera à avoir une structure unique d’organisation et de direction, et sera dirigé par l’actuel président et comité exécutif de Plataforma per Catalunya, qui logiquement iront investir des personnes d’autres lieux en Espagne.

Nous ferons une présentation médiatique au courant de l’année à venir. Nous sommes totalement assurés que ce parti sera la force identitaire de référence pour tous nos amis européens.

 Lors de votre campagne, vous avez reçu le soutien de partis populistes et nationalistes comme le Vlaams Belang, le FPÖ ou la Lega Nord. En France, vous avez des contacts avec plusieurs structures. Quelle est votre stratégie au niveau européen ?

Avant toute chose, nous souhaitons exprimer notre gratitude envers le FPÖ et le Vlaams Belang, pour tout l’appui logistique, politique, personnel sorte qu’ils nous ont donné durant ces dernières années.

Nous entretenons avec ces deux mouvements d’étroites relations officielles, et ils sont notre référence pour toute alliance et discussions au niveau européen. Nous tenons aussi à signaler que nous avons une relation fluide avec la Lega Nord, dont nous savons qu’elle va être plus étroite encore dans un futur proche.

Interview d’Enrique Ravello (PxC) après les élections espagnoles [vidéo]
Représentants de la Lega Nord au dernier congrès de PxC
Notre stratégie européenne est simple. Nous pensons que la coordination et la collaboration entre tous les mouvements identitaires européens est une nécessité absolue par ce que nous voulons éviter la déliquescence de notre continent et répondre à la menace mortelle que rencontre notre civilisation millénaire : l’immigration, la mondialisation, l’islamisation, la régression démographique, la colonisation par des millions d’immigrés installés sur notre territoire, la soumission de notre économies aux marchés financiers internationaux sont des dangers d’une telle dimension à laquelle seule une réponse coordonnée de toutes les forces identitaires européennes peuvent faire face.

Mais soyons clairs : nous ne pouvons pas subordonner les intérêts de l’Europe au bénéfice des pouvoirs atlantistes pilotés par Washington au nom d’une soi-disant « lutte contre l’Islam », qui est un sophisme de la propagande du système, comme on a pu le constater récemment en Libye.

 L’Espagne fait partie des pays en situation délicate en ce qui concerne sa dette publique. Quelles en sont selon vous les causes, et quelles solutions préconisez-vous ? Etes-vous partisan, comme Marine Le Pen, d’une sortie de l’euro ?

Le niveau de la dette de l’Espagne est intolérable, comme pour tous les pays de notre environnement (y compris les Etats-Unis), nous sommes arrivés à un niveau de dette que nous ne sommes plus en mesure de dominer.

Cette situation est une conséquence d’une des plus grandes erreurs de la classe politique occidentale : penser à court terme et privilégier l’intérêt du parti à celui de la communauté nationale. C’est ainsi que les politiques se sont endettés (ou plus exactement nous ont endetté) de manière irresponsable, uniquement pour obtenir les faveurs de l’électorat et réussir leur réélection, sans se soucier des proportions que prenait la dette.

Eh bien, le moment du remboursement arrive désormais, et il n’y a plus d’argent pour le faire. Dans ces circonstances, le pire est que les banques qui ont prêté cet argent ne veulent pas seulement être remboursées mais veulent aussi obtenir la subordination intégrale du pouvoir politique au pouvoir économique, avec pour conséquence le sacrifice de l’Etat-providence pour les intérêts des marchés financiers internationaux. Un désastre, avec des coupables connus : les hommes politiques libéraux et socio-démocrates.

Dans ce contexte, à court terme, il faut générer urgemment des excédents budgétaires aptes à réduire progressivement la dette. Mais il faudra pour cela obligatoirement encadrer le paiement des intérêts de la dette, et imposer à l’avenir des limites légales aux conditions d’endettement.

Dans le même temps, il faut taxer l’hyper-classe et l’Empire bancaire, notamment les bénéfices bancaires et les transactions financières internationales, et éliminer tous les paradis fiscaux et autres stratégies de défiscalisation (résidences et nationalités de « convenance ») qui sont la base de l’évasion fiscale. Le remboursement de la dette ne peut pas se faire que sur le seul dos de la classe moyenne !

Bien que l’Euro ait appauvri l’économie espagnole, une sortie unilatérale ne serait pas possible, et en ce moment cela générerait plus de problèmes que de solutions pour l’Espagne. Le problème de l’Euro, c’est qu’il n’est soumis au contrôle d’aucun pouvoir public, sinon à celui de la Banque Centrale Européenne, une entité financière indépendante et sans responsabilité ni légitimité politique ou démocratique. C’est cet aspect que nous reprochons à l’UE, qui est hélas une institution technocratique et mondialiste, c’est pour cela que nous disons non à l’Europe des banquiers et des technocrates, mais nous dirons toujours oui à l’Europe des peuples et des nations, à cette Europe que nous voulons construire autrement.

Par ailleurs, nous sommes en accord avec les déclarations de Marine Le Pen demandant une sortie de la France de l’OTAN, une politique de défense indépendante des Etats-Unis, et un rapprochement stratégique avec la Russie. Cela pourrait modifier l’équilibre international actuel et permettre d’en finir avec l’hégémonie des Etats-Unis sur la scène mondiale.

 Comment expliquez-vous qu’en dehors de votre mouvement, les autres partis nationalistes en Espagne réalisent des scores incroyablement faibles ?

Il me semble difficile de critiquer le travail des autres partis nationalistes, ce sont eux qui doivent établir une autocritique, qui doit être basée sur un seule mot d’ordre : rénovation et capacité de communication avec les électeurs.

Plataforma per Catalunya a réussi parce que nous avons su aborder les problèmes contemporains (immigration, islamisation, mondialisation, finance internationale) et présenter nos solutions sans les interférer avec des considérations passéistes. Beaucoup de partis nationalistes espagnols ont trop de tabous sur les identités régionales et continuent de s’arcbouter sur une conception centraliste de l’Etat espagnol.

Je ne suis pas là pour décider à leur place, mais je crois que tant qu’ils ne rompront pas avec les références centralistes du passé, ils ne pourront pas escompter de se développer. C’est d’autant plus regrettable que ces mouvements disposent de personnes de grande valeur.

Cependant, nous sommes convaincus que lorsque nous aurons fait l’annonce de notre parti national, nous serons un catalyseur pour tous ceux qui veulent avec nous renouveler et faire avancer les idées identitaires et sociales.

 Propos recueillis par Philippe Derricks

 

Spot électoral de PxC.

Parti socialiste : rififi autour de la diversité !

Parti socialiste : rififi autour de la diversité !

25/11/2011 – 16h45
LYON (NOVLyon) – Au Parti Socialiste, les esprits commencent à sérieusement s’échauffer à l’approche des élections législatives. Après l’attaque brutale de Gérard Collomb à l’encontre de Philippe Meirieu, affublé du sobriquet de « khmer vert » et accusé de pratiquer un certain « terrorisme intellectuel » dans l’agglomération lyonnaise, la lettre adressée (ci-dessous) par Lotfi Ben Khelifa (élu PS et adjoint à la mairie de Vénissieux) à la fédération du Rhône du Parti Socialiste et notamment à son premier secrétaire, Jacky Darne, risque de mettre le feu aux poudres.

Selon l’élu PS de Vénissieux, lors du conseil fédéral du 9 novembre dernier, des « propos indignes » furent échangés entre la « principale collaboratrice » de Jacky Darne et une élue de St-Fons membre de la direction fédérale. Lors d’un débat entre ces deux socialistes sur la réservation de circonscriptions à des élus issus de la diversité lors des prochaines élections législatives, Lotfi Ben Khelifa affirme les avoir entendu dire : « Tu ne vas pas nous faire ton arabe de service » et « Y’en a marre des communautés à qui ont doit réserver des places ».

En tout cas, cette missive montre l’extrême nervosité régnant dans les rangs du Parti socialiste au sujet de la diversité. La semaine dernière, l’accord entre le PS et les Verts concernant une soixantaine de circonscriptions, dont une trentaine gagnables, est très mal passé du côté des instances de la communauté juive. Une petite cuisine électoraliste qui se traduit forcément par des « sacrifiés » du côté PS. A Paris et en banlieue, certains évincés ont même parlé d’antisémitisme.

Selon le président du Crif, Richard Prasquier: « L’effet d’affichage des noms des évincés est désastreux. Il est tentant de parler d’antisémitisme, certains l’ont déjà fait et je me garderai de les suivre. Je pense que nous n’en sommes pas là. Les situations internes des uns et des autres sont différentes, comme le sont d’ailleurs leurs liens avec le judaïsme, la communauté juive organisée ou l’Etat d’Israël. Ce que je sais néanmoins, c’est que plusieurs de ces « évincés » sont garants, dans leur histoire assumée personnelle et familiale, d’une mémoire des persécutions et des luttes communes dont nous ne pouvons accepter qu’elle soit rangée au rayon des vieilles lunes à honorer du bout des lèvres. Plusieurs sont, dans cette agglomération parisienne où la représentation politique juive diminue de façon progressive, des ponts avec la tradition socialiste. Cette tradition historique doit être préservée sans céder aux sirènes de la détestation d’Israël dont malheureusement les Verts ont absurdement fait un de leurs étendards. »

Parrainages présidentiels : Speed dating au Congrès des maires de France

Parrainages présidentiels : Speed dating au Congrès des maires de France

[box class= »info »] Les candidatures à l’élection présidentielle échouent souvent sur l’obstacle des 500 parrainages obligatoires. Le Congrès des maires de France, qui se tient cette semaine, est donc un point de passage obligé pour les postulants à l’Elysée. [/box]

Ça drague sévère, au congrès de l’Association des maires de France (36000 membres), qui se tient du 21 au 24 novembre à Paris. On y croise notamment nombre de petits candidats à la présidentielle venus courtiser, entre deux tables rondes, les principaux détenteurs des précieuses signatures… En effet, les élus les plus sollicités par les postulants à l’Elysée sont les maires de petites communes, très nombreux et moins engagés dans des structures partisanes que les parlementaires ou les élus des grandes villes.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la république, y vient presque en touriste, puisqu’il dit avoir déjà 380 promesses de signatures… Un chiffre identique, ce pendant, à celui qu’il annonçait déjà il y a deux mois! Mais contrairement à 2007, où il n’avait pas pu se présenter, il assure qu’il aura une récolte suffisante pour se soumettre au suffrage des Français.

Idem pour Jacques Cheminade, président du groupuscule de gauche Solidarité et Progrès, qui aurait déjà plus de 500 parrainages pour la présidentielle! Pour Philippe Poutou, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), en revanche, c’est l’inverse: encore moins connu que Cheminade, le candidat quasi anonyme du NPA annonce en avoir 250, mais oscillerait, lui, entre 100 et 150 promesses de signatures, risquant fort de ne pas dépasser ce chiffre de beaucoup… Une candidature plutôt mal barrée, donc, pour une extrême gauche qui peine à se faire entendre en dehors des médias et de l’électorat des quartiers de bobos.

Les parrains sont tenus par la famille

Jean-Pierre Chevènement, bien que tardivement entré en compétition, semble marcher sur l’eau (ou être totalement inconscient). Son équipe refuse de communiquer sur les chiffres, mais se dit « résolument optimiste et parfaitement dans le bon rythme par rapport au calendrier ».

Eva Joly, candidate des Verts, prétend que sa quête « avance bien » et estime qu’il n’y aura « pas de problème » pour se présenter. Un enthousiasme que ne partage pas Frédéric Nihous, président de CPNT-Le mouvement de la ruralité, qui se rendra au congrès ce jeudi. Il aurait déjà 140 promesses d’élus et espère bien augmenter son stock grâce à ce rendez-vous…

Même si l’expérience a montré, tout particulièrement durant les précédentes éditions de ce congrès, que les promesses (de signature) n’engagent que ceux qui y croient. Selon Nihous, « il faut dépenser beaucoup d’énergie pour convaincre les maires un à un ».

Beaucoup restent en retrait, craignant de déplaire à un président de communauté de communes qui pourrait ne pas leur accorder les sub ventions pour construire l’indis pensable rond-point fleuri à l’entrée de la ville; ou, soumis à un grand parti, attendent un signal fort de Paris ou du député local… Bref, ils ne signent pas.

Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate, tombe d’ailleurs des nues. Celle qui disait récemment à Radio Courtoisie n’avoir « aucun problème » pour récolter 500 parrainages s’aperçoit que les choses sont loin d’être jouées.

Pour l’instant, elle n’aurait pas plus de 100 promesses, même si son équipe de campagne en annonce 300! De fait, sur les 700 maires qui avaient accordé leur soutien à Christine Boutin en 2002, 50 % ne sont plus en place aujourd’hui.

Et les autres semblent réticents ou engagés au profit d’un autre candidat.

Ces voix manquantes profiteront- elles au fondateur du Conseil re présentatif des associations noires de France (Cran), Patrick Lozès? Ce dernier, en effet, se dit certain d’avoir ses 500 signatures! Celui qui entend défendre « l’ascension sociale » des immigrés avec un slogan à la limite de la discrimination raciale – « En 2012, ne votez pas blanc » – prétend avoir déjà une centaine de promesses.

Pourquoi les signatures doivent être secrètes

Seule originalité dans ce tableau: Marine Le Pen. Loin d’être une petite candidate, la présidente du Front national, qui talonne Nicolas Sarkozy dans les sondages électoraux (19 %) aurait pourtant le plus grand mal à recueillir les parrainages. Elle a dû lancer un appel pressant au congrès des maires de France, mardi.

Il se dit pourtant qu’elle approche rait les 400 promesses – chiffre que ne confirment pas ses proches. Dominique Martin, chargé de la récolte des signatures, est formel: lui seul sait combien de parrainages ont été promis et personne d’autre – « Même Marine ne connaît pas les chiffres exacts et nous refusons, par principe, de communiquer sur ce sujet. Je ne vois donc pas comment un tel chiffre a pu être avancé, ni par qui ».

Une chose est sûre: en 2007, le FN n’avait obtenu, in extremis, que 535 signatures. Le missus dominicus des parrainages frontistes se désole d’ailleurs: « Les élus sont de plus en plus réticents à donner leur signature, par peur des retombées négatives pour leur commune ou leur réélection ». Sur 50000 parrains potentiels (sénateurs, députés, députés français au Parlement européen, conseillers régionaux, maires et présidents de communautés de communes), seuls 16000 ont donné leur précieux paraphe en 2002; et 14000 en 2007. Les plus faciles à con vaincre de signer sont généralement les élus en fin de carrière, n’ayant pas grand-chose à perdre.

Pour Dominique Martin, il devient urgent de réformer le système: « Les 500 parrainages ont été voulus par le général De Gaulle pour éviter les candidatures fantaisistes [en réalité De Gaulle imposa 100 parrainages, les 500 parrainages furent instaurés en 1976, ce qui empêcha Jean-Marie Le Pen d’être présent à l’élection présidentielle de 1981, Ndddlp].

Mais il y a eu détournement du barrage, qui est devenu une arme pour instaurer le bipartisme. Les élus ont peur de valider le sérieux d’une candidature car ce se rait pris comme une forme de soutien – ce qui n’est absolument pas le cas! » Que faire? « Il faudrait par exemple faire du parrainage des candidats non plus un droit, mais un devoir. Mais le plus important, c’est d’obtenir l’anonymat des signataires ! » Illustration par l’exemple de cette nécessité: « Aux sénatoriales, avec un vote secret, le FN a recueilli 1031 voix de grands électeurs, tous en mesure d’accorder leur parrainage à la présidentielle. Comment se fait-il que la récolte des signatures pour Marine Le Pen ne soit pas une formalité ? »

Patrick Cousteau

[box class= »info »] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 23 novembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Crédit de la photo en Une : Jean-noël Lafargue, cette œuvre est libre.

Parrainages présidentiels : Speed dating au Congrès des maires de France

Espagne : la droite libérale gagne par défaut

Espagne : la droite libérale gagne par défaut

21/11/2011 – 13h30
MADRID (NOVOpress) —
 Avec 186 sièges, le Parti populaire espagnol (PP) obtient la plus belle victoire électorale depuis la mort de Franco en 1975, trois sièges de plus qu’en 2000 avec José Maria Aznar. Cette majorité absolue en sièges lui confère la possibilité de gouverner sans l’appui des partis nationalistes du Pays basque et de Catalogne.

En additionnant toutes les forces qui rejoignent le PP sur tout ou partie de son programme économique, la droite libérale peut compter sur un total théorique de 215 sièges sur un total de 350, soit bien plus que la majorité de 176 sièges.

Ces résultats cachent deux réalités qui nuancent l’euphorie des libéraux.

Ces résultats ne reflètent pas tant l’adhésion d’une majorité d’Espagnols au programme libéral du PP, mais ils résultent plutôt d’un effondrement sans précédent du Parti socialiste espagnol (PSOE) dans un climat de désenchantement de l’ensemble du pays à l’égard de la politique.

Le PP a perdu un demi million de voix par rapport aux élections de 2008. Sa victoire ne s’explique que par la chute vertigineuse du nombre d’électeurs du PSOE dont plus de quatre millions sont restés à la maison.

La seconde réalité dont il faut tenir compte est l’injustice électorale dont souffrent les formations minoritaires « nationales ». Pour obtenir l’appui des formations nationalistes périphériques, notamment au Pays Basque et en Catalogne, la loi électorale accorde une prime aux formations politiques qui concentrent leurs électeurs dans une communauté autonome.

A titre d’exemple, les libéraux Catalans de Convergencia e Unio obtiennent 16 députés avec un million d’électeurs. Les communistes doivent se contenter de 11 sièges avec plus d’un million et demi d’électeurs. Le parti de l’ancienne députée socialiste Rosa Diez obtient seulement 5 députés avec plus d’électeurs que la droite catalane.

Une des nouveautés du parlement est l’arrivée en force de la gauche basque proche de l’ETA. Renforcée par l’armistice unilatéral annoncé par l’ETA, cette coalition de petits partis de l’extrême-gauche basque obtient 7 sièges alors que le traditionnel Parti nationaliste basque (PNV) se contente de 5 sièges.

Avec une Espagne majoritairement acquise à ca cause, le PP a devant lui un boulevard pour imposer les réformes dont le pays a besoin pour affronter la crise économique, le chômage massif et la crise de la dette publique, notamment celle des communautés autonome.

Si on peut s’attendre à ce que les libéraux du PP s’attaquent de front à la crise économique, il ne faut pas les voir se mobiliser contre l’immigration massive contre les mesures d’ingénierie sociale inventées par les socialistes comme la loi de « Mémoire historique » qui a profondément divisé le pays en rouvrant les anciennes plaies de la Guerre civile depuis longtemps oubliées.

C’est en refusant le volet culturel du combat politique que la droite libérale sème les graines de sa future défaite.

Photo en Une : Mariano Rajoy, président du Partido Popular. Photo prise le 15/11/2011 à Santander. Crédit : Partido Popular de Cantabria via Flickr (cc)

Élections présidentielles : Eva Joly absente du débat

Élections présidentielles : Eva Joly absente du débat

21/11/2011 – 11h55
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo) —
 La semaine dernière, les Verts ont occupé les Unes des journaux français avec d’invraisemblables négociations d’avant premier tour avec les socialistes.

À cette occasion, leur candidate Eva Joly a brillé par son absence alors que les responsables de son parti troquaient des réacteurs EPR contre l’abandon de quelques circonscriptions par le PS.

Elle est même allée jusqu’à annuler à la dernière minute sa participation à un débat qui devait l’opposer au secrétaire général de l’UMP, Jean François Copé, sur France 2 jeudi soir. Eva Joly ou la politique de la chaise vide.

[box class=info]Dépêche publiée en partenariat avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie.[/box]
Crédit photo : Parlement Européen via Flickr (cc)

Suisse / élections fédérales : l’UDC appelle à un renouveau du « principe de concordance »

Suisse : l'UDC appelle à un renouveau du "principe de concordance"

04/11/2011 – 11h30
GENÈVE (NOVOpress) —
Dans un communiqué du 1er novembre 2011, le secrétaire général de l’Union Démocratique du Centre, Martin Baltisser, a défendu avec vigueur le maintien, sinon la réintroduction du principe de concordance dans le système politique Suisse. Ce principe, apparu dans les années 30 et durablement introduit depuis 1959 à la suite de crises politiques, repose non sur le principe de majorité comme en France, mais sur « la recherche d’accords à l’amiable et de compromis largement acceptés par l’ensemble des partis » (Dictionnaire historique de la Suisse).

Techniquement, cela signifie que les trois premiers partis par le nombre de leurs électeurs ont traditionnellement droit à deux sièges au gouvernement et le quatrième parti à un siège. Un débat semble toutefois avoir été lancé, notamment par la gauche, à l’occasion des prochaines élections fédérales suisses (le 14 décembre prochain) quant à la nécessité d’attribuer de nouvelles règles, visant à intégrer de nouveaux partis dont les scores ne justifieraient toutefois pas l’importance.

Débat jugé inutile par Martin Baltisser. Selon lui,  le système de concordance « a fait ses preuves » et « reste toujours le meilleur garant d’une stabilité politique au long terme », « permettant une implication à part entière des forces politiques les plus importantes dans toutes les décisions ».

L’UDC fait de la défense du système de concordance l’un de ses cheval de bataille dans le cadre des élections générales au Conseil fédéral du 14 décembre 2011 et appelle les autres partis à « ne pas s’adonner à des jeux de pouvoir. »

Photo en Une : vue aérienne de Genève. Crédits : Wikipédia Commons

Philippe Poutou chez Ruquier : des débuts bien peu prometteurs

Philippe Poutou chez Ruquier : Des débuts bien peu prometteurs

01/11/2011 – 12h00
BORDEAUX (via Info Bordeaux) –
Le girondin Philippe Poutou, candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste, était l’invité de l’émission de Laurent Ruquier, « On n’est pas couché », samedi 29 octobre sur France 2. Pour sa première grande télévision, le bilan est pour le moins… mitigé.

Après avoir subi l’humour (pas bien drôle, il faut le dire) de l’animateur et de ses invités, Philippe Poutou a répondu aux questions avec autant d’aplomb que de contradictions, et des arguments pour le moins discutables.

Candidat propulsé, incarnant son parti à son corps défendant, adepte des mesures autoritaires mais prônant la prise de décision collective pour « faire entendre la voix des salariés et des opprimés », il déclare néanmoins « je n’ai pas envie d’être populaire ». Et le moins que l’on puisse dire, est qu’il ne fait rien pour. Il est loin, le temps où Olivier Besancenot, habile rhéteur, était capable de transformer les vieilles lunes révolutionnaires en produits marketing presque sexys.

Combinant tant bien que mal un radicalisme d’opérette et un amateurisme atterrant, Poutou enchaîne les aberrations sous le regard, mi-amusé, mi-consterné des personnes présentes sur le plateau : arrêter le paiement de la dette (« y’en a qui appelle ça un moratoire »), « tout inverser », « prendre le contrôle » de toute « l’Europe des capitalistes » en « foutant en l’air » le système, sortie du nucléaire en 10 ans (sans proposer de source d’énergie alternative), interdiction des licenciements, régularisations massives et droit de vote des étrangers… Bref, le candidat du NPA s’est montré grand pourfendeur du réalisme, défendu en l’occurrence (cruel destin) par Audrey Pulvar, la compagne d’Arnaud Montebourg…

Le coup de grâce est asséné à un Poutou hagard par le philosophe d’extrême gauche Michel Onfray qui, d’un ton paternaliste, relève l’indigence du discours du NPA, qualifié de « désespoir » des travailleurs. Pas sûr qu’avec un tel lancement, la campagne du groupuscule d’extrême gauche aille jusqu’au bout. Mais qui s’en soucie encore ?

Crédits photo : DR

Bretagne : Primaires socialistes, ne pas confondre sympathisants et militants

Bretagne : Primaires socialistes, ne pas confondre sympathisants et militants

A coup sûr, le Parti socialiste dispose en Bretagne d’une base solide. C’est ainsi depuis les années Mitterrand, qui virent le jeune PS remplacer le très fatigué MRP. Et si le père ou la mère votaient démocrate-chrétien, les enfants se mirent à voter socialiste. Idéologiquement parlant il n’y avait pas de grandes différences puisque, dans les deux cas, on trouvait la même teinture chrétienne. Un exemple parmi cent : dans sa jeunesse Jean-Marc Ayrault était permanent d’un mouvement catholique en Anjou. Aujourd’hui il est l’un des grands oligarques du PS, membre incontesté du cercle des éléphants.

Le 16 octobre 2011, pour le deuxième tour des primaires dites « citoyennes », 258.282 Bretonnes et Bretons se sont rendus aux urnes pour départager Hollande et Aubry. Si on ramène ce chiffre aux 3.240.868 inscrits affichés lors du deuxième tour des élections régionales du 21 mars 2010, cela donne un pourcentage de 7,96 pour l’ensemble de la Bretagne. Voilà un taux de participation impressionnant pour une affaire « privée ». Le meilleur score est obtenu par le PS dans les Côtes-d’Armor avec 8,61% (38.435 votants/446.308 inscrits). Puis vient la Loire-Atlantique avec 8,48% (77.036 votants/907.813 inscrits). En troisième position on trouve l’Ille-et-Vilaine avec 8% (54.151 votants/676.328 inscrits). Suit le Finistère avec 7,68% (51.403 votants/668.781 inscrits). Enfin le Morbihan avec 6,87% (37.247 votants/541.868 inscrits).

Notons que dans les cinq départements, François Hollande est arrivé nettement en tête : 58,9% dans le Morbihan, 58,6% dans les Côtes-d’Armor, 56,3% dans le Finistère, 55,9% en Loire-Atlantique et 53,48% en Ille-et-Vilaine. Pourtant, dans ce département, les hiérarques locaux, Edmond Hervé (« patron » de l’Ille-et-Vilaine), Daniel Delaveau (Maire de Rennes),Jean-Michel Boucheron (député de Rennes-sud) Marcel Rogement (député de Rennes-Nord) avaient appelé à voter pour Martine Aubry. Même à Rennes, le fief par excellence du sénateur Hervé qui a dirigé la ville pendant une trentaine d’années et qui bénéficie de l’estime générale, François Hollande fait la course en tête avec 51,33%. Il semble que les sympathisants ne suivent pas les consignes des « chefs » le petit doigt sur la couture du pantalon… ils ne réagissent pas comme les militants, personnages plus « obéissants ».

Le siège du PS, rue de Solférino à Paris

Les chiffres de participation pourraient contredire le discours officiel entendu ici et là. « Or la rénovation n’a été qu’une incantation jamais suivie d’effets et le PS est resté un parti d’élus, qui n’a pas réussi à élargir sa base militante », assure ainsi Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à l’Université de Lille II (Le Monde, 28 juin 2011). Dominique Reynié, directeur général de la Fondation pour l’innovation politique, proche de l’UMP, se place sur la même ligne : « Le Parti socialiste est devenu un parti d’élus dont les électeurs n’appartiennent plus à la classe populaire » (Le Figaro, 8/9 octobre 2011).

Bien entendu il serait inexact de déclarer que le PS possède 258.282 élus en Bretagne… Ces femmes et ces hommes qui se sont déplacés appartiennent au noyau dur de l’électorat de gauche – les motivés. Des sympathisants capables de faire un effort dans les grands moments (aller voter aux primaires, assister à un meeting pendant la campagne présidentielle, signer une pétition…).

A partir de cette armée – 258.282 vaillants soldats en Bretagne – le PS pourrait ambitionner d’augmenter notablement le nombre de ses adhérents, donc à terme celui de ses cadres. Présenter aux prochaines élections municipales, une liste dans toutes les communes dont la population excède deux mille habitants semble un jeu d’enfants au vu de ces effectifs.

Mais il n’est pas certain que les dirigeants socialistes souhaitent recruter de gros bataillons. L’entre-soi apparaît nettement plus pratique, alors que l’adhérent fait souvent figure de personnage difficilement gérable.

Pour voter aux primaires ou pour remplir une salle lors de l’élection présidentielle, le sympathisant a son rôle à jouer ; on a besoin de lui. Mais dès qu’il s’agit d’effectuer un véritable travail politique, rien de remplace les « pros » – donc les élus – doit penser la rue de Solférino. Parions que la rue de La Boétie (UMP) pense la même chose.

Crédit photos : François Hollande en visite dans le quartier « sensible » de Rennes Le Blosne le 27 septembre dernier, Frennes (cc).
Siège du Parti Socialiste, Hegor, GNU Free Documentation License.

Les tunisiens de France choisissent les islamistes

Les tunisiens de France choisissent les islamistes

25/10/11 – 19h00
PARIS (NOVOpress)
– Avant la proclamation des résultats en Tunisie même, c’est déjà le mouvement islamiste Ennahda qui sort grand vainqueur de l’élection dans les deux circonscriptions (Nord et Sud) de France où il a respectivement obtenu 33,70% et 30,23% des suffrages exprimés, emportant ainsi 4 des 10 sièges en jeu.

Ennahdaa a une énorme avance sur le parti qui le suit en nombre de voix : le Congrès pour la République (CPR, gauche nationaliste) de Moncef Marzouki a lui obtenu 12,55% et 9,05% des suffrages, soit à peu près trois fois moins.

Ces chiffres sont particulièrement significatifs puisque la communauté de tunisiens présente en France est la plus importante au monde avec officiellement plus de 500 000 membres et sans doute sensiblement plus.

Selon des résultats provisoires communiqués par la commission électorale à Tunis, Ennahda a déjà obtenu la moitié des 18 sièges réservés à la diaspora tunisienne.

Crédit photo : anw.fr. Licence CC.

Primaires socialistes : le CRIF se réjouit de la victoire de François Hollande

Primaires socialistes: le CRIF se réjouit de la victoire de François Hollande

17/10/11 – 17h30
PARIS (NOVOpress)
– La communauté juive de France semble pleinement satisfaite de la victoire de François Hollande sur Martine Aubry.

En effet, le Conseil Représentatif des Institutions juives de France, le CRIF, a adressé ses chaleureuses félicitations à François Hollande pour sa brillante victoire lors des élections pour la primaire du Parti Socialiste.

Le CRIF souligne également qu’il connaît de longue date « le profond attachement de François Hollande au respect des individus dans leur diversité » et « espère qu’il fera valoir au cours de sa campagne présidentielle les sentiments d’amitié pour la communauté juive de France et de compréhension empathique vis-à-vis de l’Etat d’Israël qu’il a toujours manifestés jusqu’à maintenant. »

Des encouragements qui résonnent comme des conseils et malmènent quelque peu la position laïciste et anti-communautariste affichée par le candidat socialiste, tout comme ils peuvent laisser planer des doutes quant à l’objectivité de sa future politique étrangère.

Crédit photo : idf-photos via Flickr. Licence CC

Tunisie : vers une victoire des islamistes ?

Tunisie : vers une victoire des islamistes ?

17/10/11 – 13h30
TUNIS (NOVOpress)
– Comme souvent (toujours ?), il semblerait que les bonnes âmes démocratiques se soient réjouies un peu vite de la chute de l’autocrate Ben Ali.
En effet, à peine neuf mois après la « révolution » dite de Jasmin, les Tunisiens sont appelés aux urnes dimanche prochain et de nombreux observateurs craignent la victoire du mouvement islamiste radical Ennahda.

Pour cette première élection « libre » depuis la chute de Ben Ali, les candidatures sont pléthoriques (1.500 listes présentées par 111 partis différents) et cette multiplication des candidatures pourrait jouer en faveur des islamistes, qui sont le seul véritable mouvement organisé du lot.

Le mouvement islamiste, dirigé par l’ancien exilé Rached Ghannouchi, a de très fortes chances de devenir le parti le plus important dans les zones populaires. Ce qui suscite une inquiétude grandissante au sein des classes moyennes, de la bourgeoisie et des femmes, qui craignent d’importantes restrictions de liberté. Une situation qui pourrait entraîner de nouvelles vagues d’émigration vers l’Europe, alors que les flux d’immigrés sont déjà très importants depuis la « révolution ».

Un pouvoir religieux radical imposé par les « barbus » sur les ruines d’un état laïc autoritaire mis à bas avec l’aide de l’Occident, un scénario désormais tristement banal…

[box class= »info »]Crédit photo : Magharebia/Flickr sous licence Creative Common[/box]

Une rentrée politique offensive pour l’ex-maire de Nice Jacques Peyrat

Une rentrée politique offensive pour l'ex-maire de Nice Jacques Peyrat

16/10/2011 – 11h30
NICE (NOVOpress) — Vendredi 14 octobre, l’ancien Sénateur-maire de Nice Jacques Peyrat a réuni ses amis et les adhérents de son parti local – l’Entente Républicaine, inspirée du Rassemblement Républicain de Jean puis Jacques Médecin – pour sa rentrée politique.

C’est devant une salle comble que Jacques Peyrat s’est livré à une intervention prenant comme base le fameux « Indignez-vous » de Stéphane Hessel, mais avec des indignations bien différentes évidemment. Portant dans un premier temps son regard sur l’actualité nationale et internationale (et n’hésitant pas à s’attaquer à des sujets tabous tels que la pression démographique des populations extra-européennes sur notre sol), Jacques Peyrat s’est bien sûr longuement attardé sur la situation de la ville de Nice dont il a été le premier magistrat de 1995 à 2008. Il n’a pas épargné le maire actuel, Christian Estrosi, revenant notamment sur son étrange proximité (révélée mardi par l’émission de France 2 Complément d’enquête) avec le porteur de mallettes Ziad Takieddine, lui-même mêlé à la dramatique affaire Karachi.

Une rentrée politique offensive pour l'ex-maire de Nice Jacques Peyrat
Une rentrée politique offensive pour l'ex-maire de Nice Jacques Peyrat. Photo : DR Nissa Rebela

Jacques Peyrat a confirmé sa volonté de repartir à la bataille dans le canton de Nice 14, si la décision du tribunal administratif venait à être confirmée et donc l’élection de mars dernier annulée (un candidat avait inscrit Front National sur ses bulletins alors que le FN soutenait Jacques Peyrat !), mais il a aussi évoqué la possibilité d’une candidature aux législatives face à Eric Ciotti – ancien bras droit de Christian Estrosi et président du Conseil général des Alpes-Maritimes – en juin prochain. Concernant les échéances présidentielles, Jacques Peyrat a déclaré ne vouloir donné aucune consigne de vote, notamment parce qu’au sein de l’Entente Républicaine se côtoient des personnes ne partageant pas les mêmes opinions sur le plan national, mais a clairement affirmé que pour sa part il soutiendrait et voterait pour Marine Le Pen.

Enfin, pour ce qui est apparu dans le discours de Jacques Peyrat comme l’objectif prioritaire, à savoir les élections municipales de 2014 (« seulement deux ans et demi » rappeler l’ancien maire à la tribune), Jacques Peyrat a rappelé sa volonté d’union et de rassemblement derrière une plateforme commune. Cette volonté de rassemblement semblait symboliser par la présence au tout premier rang d’Igor Kurek (secrétaire général du RPF gaulliste), de Frédéric Bocaletti (responsable régional du FN), et de Philippe Vardon (président des identitaires niçois de Nissa Rebela). Les journalistes de Canal + couvrant cette réunion ont notamment interrogé ce dernier à propos de cette configuration assez originale pouvant faire penser davantage à la vie politique italienne qu’aux scénarios habituels en France où le système électoral tend à privilégier les divisions partisanes.
Photo en une : Nice Matin du 15/10/2011

Promesse tenue : le PS a fait voter des immigrés !

Promesse tenue : le PS a fait voter des immigrés!

Au fait, parmi les 2,5 millions de votants à la primaire socialiste – officiellement intitulée « primaire citoyenne », dans cette logique qui voit la gauche s’attribuer le monopole de la « citoyenneté » –, combien y avait-il d’étrangers et de mineurs qui ne participeront pas à l’élection présidentielle ?

Le Parti socialiste avait en effet décrété que pouvaient voter « les citoyens étrangers membres du PS ou du MJS » (le Mouvement des jeunes socialistes, présidé par Laurianne Deniaud), ainsi que « les mineurs membres du PS ou du MJS », qu’ils soient ou non en âge de voter en avril prochain. En revanche, les étrangers non encartés au PS n’avaient pas, eux, le droit de voter… Faut pas déconner.

« Citoyen étranger »

Par sa formule de « citoyen étranger », le PS bafoue carrément la Constitution de la Ve République qui associe nationalité et citoyenneté. Selon la loi française, un citoyen est un « homme ou [une] femme âgé(e) de plus de 18 ans, né(e) de parents français ou étrangers naturalisés », qui, par définition et sauf décision de justice contraire, possède le droit de vote et celui d’être élu.

Parler de « citoyen » au sujet d’un ressortissant étranger relève de l’idéologie pure, de celle qui con duit à parler de « citoyen du monde » ou à vouloir instaurer le droit de vote pour les étrangers.

De fait, la composition du corps électoral de cette primaire confirme la pertinence de l’analyse du think tank de gauche Terra Nova, estimant que le PS cherche à remplacer la défection des « classes populaires » au profit des citoyens issus de l’immigration, voire des immigrés eux-mêmes.

Promesse tenue : le PS a fait voter des immigrés!

« La France de demain »

Au jour symbolique du 10 mai 2011, Terra Nova avait publié une étude sociologique très commentée : « Gauche: quelle majorité électorale pour 2012 ? ».

Notant le rétrécissement du « socle historique de la gauche », du fait de la contraction de la population ouvrière et du glissement à droite de celle-ci, les trois auteurs notaient l’apparition d’un nouvel électorat de gauche, désigné sous le nom de « La France de demain », à savoir « les minorités et les quartiers populaires »

« La France de la diversité, expliquaient- ils, est presque intégralement à gauche. L’auto-positionnement des individus révèle un alignement des Français d’origine immigrée, et plus encore de la deuxième génération, à gauche – de l’ordre de 80-20. On retrouve des scores de cette ampleur dans les bureaux de vote des quartiers populaires, et encore de 62-38 dans les zones urbaines sensibles. »

Telle est bien la tentation de la gauche en général et du Parti socialiste en particulier: puisque les prolos votent « populiste » ou tout simplement à droite – comme au deuxième tour de la présidentielle de 2007, où l’électorat ouvrier s’est porté à 50 % sur le candidat de droite, fait sans précédent dans l’histoire de la démocratie française –, il faut modifier le peuple et même le dissoudre, au sens propre, au sein d’un corps électoral élargi à tous ceux qui résident en France…

Si certains doutaient que le PS veuille véritablement accorder à son arrivée au pouvoir le droit de vote aux immigrés, la primaire vient de montrer que, dès qu’ils tiennent les urnes, c’est chose faite.

Antoine Vouillazère

[box class= »info »] Article de l’hebdomadaire “Minute” de ce mercredi 12 octobre. En kiosque ou sur Internet.
Dessin d’Aramis dans le même numéro de Minute. [/box]

Université du Club de l’Horloge : « Pour que les électeurs de droite ne soient plus trompés » [audio]

Université du Club de l'Horloge : "Pour que les électeurs de droite ne soient plus trompés" [audio]

06/09/2011 – 14h30
PARIS (NOVOpress) – Samedi 8 et dimanche 9 octobre se tiendra la 27ème Université du Club de l’Horloge, sur le thème : “Présidentielle 2012 : pour que les électeurs de droite ne soient plus trompés”.

Maître Gilbert Collard et Jean-Yves le Gallou font partie des intervenants.

Pour présenter cette université, le président du Club de l’Horloge, Henry de Lesquen, répond aux questions de Novopress.

[box class= »info »]Crédit photo : DR[/box]

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Présidentielle : Départ catastrophique pour Philippe Poutou, candidat du NPA

Présidentielle : Départ catastrophique pour Philippe Poutou, candidat du NPA

05/10/2011 – 08h00
BORDEAUX (via Info Bordeaux) –
Le responsable CGT de l’usine Ford de Blanquefort (Gironde) a du souci à se faire. Son début de campagne pour l’élection présidentielle de 2012 est réellement catastrophique. Très critiqué en interne, Philippe Poutou manque d’envergure. Sa crédibilité et sa compétence paraissent faibles, son absence médiatique est totale, enfin le créneau anticapitaliste qu’il souhaite occuper est très concurrentiel.

Son nom ne vous dit sûrement rien, Philippe Poutou est pourtant le successeur du très médiatique Olivier Besancenot. Le syndicaliste, ancien de Lutte Ouvrière, représente la branche dure du NPA, celle pour qui aucun accord n’est possible avec les autres formations d’extrême-gauche (Front de Gauche, LO). Pour celui qui s’est lancé dans la politique au lycée, étant « anti-Pinochet, pour Mandela, contre l’Apartheid, antinucléaire et baba-cool », la quête des 500 parrainages est un obstacle qui suscite beaucoup d’inquiétude. En effet, son taux de notoriété étant proche de zéro, la course aux signatures des élus, par les militants du NPA, risque d’être plus difficile que pour les campagnes précédentes.

Mais surtout sa principale faiblesse réside dans la comparaison avec Jean-Luc Mélenchon, le très médiatique leader du Front de Gauche (Parti de Gauche + PCF). Alors que l’ancien socialiste est donné à 8% dans les sondages (LH2 pour Yahoo), le syndicaliste bordelais est crédité de 0% !

Son 1er meeting de campagne aura lieu le 12 octobre prochain à Bordeaux sur le thème « aux capitalistes de payer leur crise ». A propos de crise, le NPA n’en est pas sorti !

Photo : Source Photothèque Rouge/JMB, libre de droits.