Entretien avec Fabrice Robert : « Les Identitaires ont un rôle historique à jouer »

Entretien avec Fabrice Robert : “Les Identitaires ont un rôle historique à jouer”

[box class= »info »] A la suite de la publication par le Bloc Identitaire du résultat  de la consultation de ses adhérents sur la position à avoir dans l’élection présidentielle 2012, Fabrice Robert (photo), président du Bloc identitaire, a accordé cet entretien à Novopress : [/box]

Novopress – Le Bloc identitaire vient d’achever sa consultation interne de ses militants sur la position à adopter au cours des prochaines élections présidentielles. Quel a été le choix des identitaires ?

F. R. – Pour commencer, j’aimerais rappeler qu’il s’agit d’un exercice inédit qui démontre une certaine maturité du mouvement identitaire. En décidant de consulter les acteurs du mouvement plutôt que d’imposer une orientation, la direction du Bloc identitaire a prouvé, à la fois, son respect pour les militants et sa volonté de faire vivre une réelle démocratie interne.

Ceci étant dit, certains se sont demandés si cette consultation était nécessaire. Je répondrais qu’après le galop d’essai réussi de notre candidat identitaire – Arnaud Gouillon – à la présidentielle 2012, il me paraissait logique que le mouvement se positionne sur un rendez-vous électoral qui passionne des millions de Français.

Permettez-moi d’insister sur cette recherche de parrainages. Avec des moyens matériels très faibles, vingt fois moins que des partis bien plus riches que nous, avec une équipe réduite, à peine trois personnes, et au cours de seulement quelques mois, nous avons décroché pas moins de soixante-seize signatures. Un bel exploit qui s’explique par l’écho très favorable rencontré par notre candidat auprès des élus de la France profonde.

Nous avions montré un certain intérêt pour cette présidentielle et – une fois acté le retrait de notre candidat -, il aurait fallu que nous fassions la politique de l’autruche ?

Comme vous le savez, le mouvement identitaire s’est donc finalement exprimé, à une large majorité (63%), pour l’absence de consigne de vote. A quoi bon diront alors certains ? Bien au contraire, à travers ce choix, nos cadres et adhérents ont clairement signifié qu’ils tenaient à la spécificité du mouvement identitaire. Le vote personnel est une chose, la position officielle du mouvement en est une autre.

Nous l’avions écrit. Le courant identitaire ne se reconnaît dans aucun des partis politiques importants de ce pays. Certes, il peut partager avec certains d’entre eux, ponctuellement, une analyse, un constat, une réaction. Mais, structurellement, dans son ADN politique, le mouvement identitaire est autre.

Nous sommes bien les seuls aujourd’hui à défendre l’attachement à la triple appartenance région/nation/Europe et à un projet de société promouvant localisme, fédéralisme, démocratie et écologie. Nous sommes bien les seuls à combattre toute logique abusivement intégrationniste ou faussement assimilatrice tout en défendant une vision ethno-culturelle de l’identité.

Pour être franc, je pense que cette élection ne changera, au final, pas grand chose. L’élection présidentielle sera au coeur de l’actualité jusqu’en mai prochain. Puis, les législatives passées, ce sera la fin pour cinq ans de cette télé réalité politicienne où ne gagnent jamais que les favoris de la production.

 

Novopress – Le mouvement Nissa Rebela, associé au Bloc identitaire, a conduit sa propre consultation qui a donné des résultats inverses de ceux du Bloc identitaire. Pensez-vous que ces positions soient conciliables ?

F. R. – Les Identitaires ne sont pas des dogmatiques mais des pragmatiques. Nous refusons toute attitude qui pourrait être assimilée à du sectarisme. Dans un passé assez proche, nous n’avons pas hésité à susciter des alliances ou ententes ponctuelles avec des structures très éloignées de nous sur certains points pour faire avancer les choses. Je pense, par exemple, aux discussions avec certains députés de la Droite populaire qui ont appuyé notre mobilisation en faveur de René Galinier, ce papy jeté en prison sans pitié pour avoir tiré sur des cambrioleurs étrangers. Je pense également à notre collaboration avec Riposte Laïque qui a permis le formidable succès des Assises sur l’islamisation.

Concernant Nissa Rebela et son appel à soutenir Marine Le Pen, je dirais simplement que le contexte local peut favoriser les conditions d’une alliance ponctuelle des patriotes pour faire face à Estrosi, l’actuel maire de Nice. Si cette alliance locale peut permettre aux identitaires de faire entendre leur voix et de peser localement, pourquoi pas ? Mais il convient de bien distinguer une situation très locale des orientations stratégiques du mouvement au niveau national. Le Bloc identitaire doit faire preuve de souplesse et savoir s’adapter en fonction des circonstances.

Enfin, il me semble utile de préciser que nous ne considérons pas le Front national et Marine Le Pen comme des ennemis. Nous sommes simplement des objets politiques différents. Nous n’agissons pas sur les mêmes fronts et nos idées sont parfois très divergentes.

Soyons souples mais restons nous-mêmes. Ce que je veux aujourd’hui, c’est réunir toutes les conditions pour assurer le développement du Bloc identitaire.

 

Ne craignez-vous que des patriotes reprochent au mouvement identitaire de ne pas appeler à voter pour Marine Le Pen lors des prochaines élections présidentielles ? Il se dit pourtant que vous avez rencontré, voici quelques mois, la dirigeante du Front national.

En tant que dirigeant du Bloc identitaire, je rencontre beaucoup de monde. Des journalistes, des écrivains, des économistes, des philosophes et aussi des responsables politiques parmi lesquels Marine Le Pen. Avec cette dernière, le dialogue a toujours été ouvert et franc. Certes, nous avons relevé des points d’accord mais, surtout, constaté avec regret de profondes divergences. Toutefois, puisqu’elle semblait vouloir œuvrer dans une optique de large rassemblement, je l’ai prise au mot et suggéré de lancer des signes forts en direction des Identitaires. Mais ces signaux n’ont pas été envoyés. Probablement parce que Marine Le Pen doit aussi composer avec une tendance – au sein de son parti – qui est fortement hostile aux idées identitaires. Dont acte.

 

Quel rôle attribuer au Bloc identitaire aujourd’hui ?

Les militants identitaires ne se contentent pas de répondre à des journalistes dans le confort ouaté des plateaux de télévision ou de retrouver l’odeur du terrain le temps d’une distribution de tracts sur un marché en période électorale.

La marque de fabrique des identitaires, c’est la rue, c’est l’action permanente, c’est l’agitation des idées.

Je rappelle que notre premier succès est d’ordre sémantique. Qui employait – voici à peine neuf ans – le terme identitaire ? Quasiment personne. Aujourd’hui, tout le monde utilise ce concept. Soit pour le dénoncer soit pour se l’approprier.

Nous remplissons aujourd’hui un rôle d’aiguillon idéologique qui influence, de manière indéniable, le débat politique français. Je crois, en effet, beaucoup plus à la force des stratégies d’influence qu’au déploiement d’une approche uniquement électorale.

Prenons un exemple. L’apéro saucisson-pinard du 18 juin2010 aeu plus d’impact pour populariser nos idées auprès de la population que l’élection de quelques conseillers généraux d’opposition.

Notre mobilisation pour obtenir la libération de René Galinier a davantage fait avancer le débat sur la question de la légitime défense qu’une simple motion déposée au sein d’un conseil municipal.

Et je préfère réussir à empêcher la construction d’une mosquée ou à provoquer la fermeture d’un abattoir qui fait dans le halal que d’atteindre péniblement 1% lors d’un scrutin local.

 

Cela veut-il dire que vous excluez la voie électorale ?

Non, nous n’excluons rien du tout. Nous sommes pragmatiques et adaptons nos initiatives à la situation politique, toujours changeante, et à nos moyens financiers.

Nous sommes des militants du concret, des militants qui s’engagent pour obtenir des résultats tangibles et qui sont capables d’offrir des victoires à notre peuple.

Loin des fausses promesses et des discours creux, nous voulons frapper là où ça fait mal, obtenir des résultats concrets pour la survie de notre peuple. Nous savons que l’heure est grave, mais qu’il est possible de reconquérir – à coups de burin s’il le faut – des parcelles de liberté.

Notre objectif doit bien être de développer des zones de libération, des zones identitaires qui permettent de montrer qu’une autre société est possible. Cela peut se concrétiser à travers des maisons de quartier, des écoles, une maison d’édition, des sites de réinformation, des mobilisations qui réveillent la population et obligent les politiques à prendre position.

Imaginons une ville de France où des parents ne supporteraient plus les agressions dont sont victimes leurs enfants à l’école, qui en auraient assez du bourrage de crâne de la part de professeurs engagés à l’extrême-gauche et qui souhaiteraient un vrai enseignement de qualité. Imaginons encore que ces parents réunissent leurs efforts pour créer une école libre hors contrat. Et bien le Bloc identitaire peut se mobiliser pour que ce projet aboutisse.

Le combat doit être total. Nous devons agir sur un maximum de fronts, ne rien s’interdire, exploiter tous les outils et canaux disponibles pour faire avancer nos idées.

Si l’on dresse un rapide bilan sur ces quelques dernières années, nous pouvons affirmer que les identitaires ont fait avancer le débat sur des questions cruciales telles que l’islamisation de la France, le racisme anti-blanc, la banalisation du halal, le localisme, le discours anti-mondialisation ou bien encore la légitime défense. Nous devons donc continuer à agir pour favoriser une véritable identitarisation des esprits.

Je suis confiant car les idées que nous développons sont en phase avec ce que pensent une majorité de Français. Je pense, par exemple, à cette étude Ifop/Paris Match/Europe 1 (Novembre 2011) qui a révélé que pour 76 % de Français, l’islam progresse trop dans notre pays.

Le réveil des habitants de Montluçon par les enregistrements des appels d’un muezzin qui a été diffusé par M6 le 15 janvier dernier, a permis à des centaines de milliers de Français de prendre connaissance des actions des Identitaires. Le lendemain, nous avons été submergés par des adhésions et des demandes de contact.

 

Qu’est-ce qui caractérise aujourd’hui le mieux le Bloc identitaire dans sa manière d’appréhender le combat politique ?

Le Bloc identitaire, c’est la réflexion couplée à l’action. Au risque d’en étonner certains, nous nous inspirons de modèles aussi différents que le GRECE et Greenpeace.

Depuis 1968, le GRECE a permis de forger les armes intellectuelles pour lutter contre le poison de l’égalitarisme qui a largement contribué à la destruction des systèmes immunitaires de nos sociétés. Les intellectuels de ce groupe, au premier rang desquels Alain de Benoist, ont élaboré une critique de l’homogénéisation du monde, de la société marchande sur laquelle nous nous appuyons pour concevoir un modèle politique identitaire.

De son côté, Greenpeace, a imaginé des méthodes d’action spectaculaires, à fort impact médiatique, qui sont pour nous une source d’inspiration permanente.

C’est le travail sur les idées, associé à des opérations spectaculaires, qui caractérise les identitaires. Cette formule représente, selon moi, un axe stratégique important pour peser et tenter d’influencer en profondeur la société française.

 

Les médias dénoncent ce qu’ils considèrent être une stratégie de la provocation

Le Bloc identitaire reste, plus que jamais, le mouvement qui brise les tabous qui paralysent la société française.

Nous avons dénoncé les prières délictueuses des mahométans dans les rues de nos cités, la construction de mosquées illégales ou encore l’abattage cruel des animaux selon la loi religieuse islamique.

En réunissant nos forces avec d’autres groupes, nous avons été en mesure d’organiser les « Apéros saucisson pinard » et les Assises sur l’islamisation qui ont obligé les médias à informer les Français de l’étendue et de la gravité de cette emprise de l’islam sur notre sol.

Récemment, nos initiatives ont permis de mobiliser les populations dans des villes comme Fayence et Montluçon, pour les informer de projets de constructions de mosquées, parfois avec minaret géant, sans que les électeurs n’en aient été informés. Des initiatives qui ne sont pas sans résultats.

Daniel Dugléry, maire de Montluçon, a été obligé de faire volte-face concernant le minaret tandis que le projet de mosquée de Fayence a bel et bien été enterré.

Mais ces actions ne sont pas sans risques. C’est ainsi qu’après avoir protesté quelques instants avant le début de séance du conseil municipal d’Angers contre le financement par la commune d’une mosquée cathédrale dominant la cité, Benoît Couëtoux – un des responsables identitaires de l’Anjou – a fait l’objet de poursuites judiciaires et le Parquet a requis contre lui quatre mois, de prison, 105 heures de travail d’intérêt général et un an de suspension de ses droits civiques.

La mobilisation des identitaires, la qualité de nos juristes, le battage médiatique que nous avons organisé, ont fortement pesé. Le tribunal a finalement condamné Benoît Couetoux à 1500 euros d’amende.

L’Association des musulmans d’Angers a donc été déboutée dans ses demandes. Son avocat, Me Bertrand Salquain, a souligné que la communauté islamique était « déçue et choquée » du jugement. « Quel intérêt y avait-il à mener une enquête pour provocation à la haine raciale pour ne retenir au final qu’une infraction mineure ? », s’est-il interrogé.

Par des opérations fortes sur le terrain – sur l’islam, mais également sur d’autres sujets importants tels que l’immigration-invasion et la fracture ethnique-, nous obligeons les médias à parler des dangers qui menacent notre pays.

Nous nous faisons les porte-paroles de ces Blancs qui semblent aujourd’hui abandonnés et insultés dans leur propre pays. Nous l’avons encore récemment démontré en manifestant à Toulouse lors du procès d’Houria Bouteldja, poursuivie pour avoir traité les Français de souche de sous-chiens.

 

L’année 2012 semble bien commencer avec la mise en examen de Bernard-Henri Levy par les identitaires. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Oui, c’est un joli cadeau de Noël pour tous les Identitaires. Dans un article paru à la fin 2010, Bernard-Henri Lévy prétendait défendre « l’honneur des musulmans » menacé par l’organisation des Assises contre l’islamisation de la France. Pour ce faire, il avait qualifié le Bloc identitaire de « groupuscule néonazi ».

Après une année d’instruction, Bernard-Henri Lévy a finalement été mis en examen. Il passera devant un tribunal correctionnel d’ici à quelques mois pour répondre de l’infraction de diffamation publique envers le Bloc identitaire.

C’est une bonne nouvelle qui devrait ravir beaucoup de monde au-delà de la sphère identitaire. C’est aussi la preuve que les identitaires ne lâchent rien et qu’il faut les soutenir dans leur développement. Plus nous serons forts, plus nous ferons mordre la poussière aux fossoyeurs de notre civilisation.

 

Quels sont vos projets pour les tout prochains mois?

Lors de l’université de rentrée du Bloc identitaire, j’avais déjà esquissé quelques axes qui permettaient d’établir une feuille de route pour l’année 2012.

Il me semble, tout d’abord, important de lancer de nouvelles actions d’envergure pour nous faire connaître davantage auprès du grand public. Permettez-moi d’insister sur ce point : l’apéro saucisson-pinard a plus fait pour nous qu’une distribution d’un million de tracts. À nous de développer d’autres d’initiatives de ce genre, mais sur des thématiques différentes. Je pense notamment à des domaines tels que le social ou l’écologie.

Nous devons également augmenter notre puissance de feu financière pour tendre vers une professionnalisation de nos activités. Nous avons pris certaines dispositions pour tenter d’atteindre cet objectif. Pour être optimiste, je dirais que le meilleur reste à venir. Nous n’en sommes qu’au début d’un processus qui pourrait porter ses fruits sur le moyen terme.

Il nous faut développer la communauté militante. Non seulement en accroissant le nombre de nos adhérents, mais aussi en augmentant notre présence dans les différents secteurs de la société française.

Nous devons investir le maximum de projets et d’espaces qui nous permettront de diffuser notre vision du monde. Je pense, par exemple, aux maisons de l’identité à l’inauguration de deux nouvelles antennes – Bordeaux et Toulouse – dans les prochaines semaines. Elles viennent s’ajouter à celles de Nice, Lyon et Bretagne.

Je pense aussi aux fédérations du Bloc identitaire qui connaissent un véritable essor depuis plusieurs mois. Il nous faut profiter de l’année 2012 pour renforcer et structurer le mouvement, détecter de nouveaux cadres, lancer de nouvelles sections et ainsi donner au Bloc identitaire, les moyens d’un développement exponentiel.

Dans l’immédiat, le Bloc identitaire lance une nouvelle campagne militante autour de la nationalité et de l’identité de la France. Ce sera un moyen de marquer notre opposition face aux menées de ceux qui souhaitent imposer le droit de vote aux étrangers. Ce sera également l’occasion de rappeler qu’être Français, c’est une identité, pas des papiers !

Cette campagne va se décliner autour d’un triptyque tract-affiche-autocollants. Mais nous prévoyons, bien évidemment, des actions d’éclat pour faire entendre notre voix dans le débat politique en France.

 

Un dernier mot. Quelle évaluation faites-vous des élections présidentielles ?

Pour conclure, nous comptons donc bien rester en première ligne pour défendre notre identité, avant, pendant et après ces élections présidentielles qui ne vont – au final – rien changer pour l’avenir de notre peuple.

Je pense sincèrement que le spectacle médiatico-politique auquel nous assistons valide la stratégie du Bloc identitaire.

L’action se gagne dans les esprits et dans la rue avant d’être gagnée dans les urnes. Les élections concluent un processus, elles ne le commencent pas. Pour exemple, la victoire de Mitterrand en 1981 n’a pas signifié le début du basculement de la France à gauche, mais fut plutôt le résultat logique d’un processus commencé bien avant 1968.

Les Identitaires ont un rôle historique à jouer. Nous devons continuer à être ces éveilleurs de peuple qui imposeront l’enjeu identitaire au centre des grands bouleversements à venir.

Présidentielles : le mouvement identitaire ne soutiendra aucun candidat

Présidentielles : le mouvement identitaire ne soutiendra aucun candidat

24/01/2012 – 23h00
PARIS (NOVOpress) –
Fin 2010, après avoir consulté ses adhérents, le Bloc Identitaire décidait de présenter un candidat à l’élection présidentielle 2012 car il ne se reconnaissait complètement dans aucun des partis politiques français importants.
Mais les frais d’une campagne se sont avérés trop élevés pour le budget de ce mouvement.

Le Bloc Identitaire décidait alors en décembre dernier de consulter démocratiquement ses adhérents ainsi que les acteurs du mouvement identitaire (Autre Jeunesse, Maisons de l’Identité, Alsace d’Abord, Nissa Rebela, Ligue du Midi…) sur la position à avoir dans cette élection. Ce parti vient de communiquer les résultats de cette consultation dans un communiqué que nous reproduisons ci-dessous.

Présidentielles : le mouvement identitaire ne soutiendra aucun candidat

Communiqué du 24 janvier 2012

La communauté identitaire s’est exprimée. Le mouvement ne soutiendra aucun candidat dans le cadre des élections présidentielles 2012.

Voici les résultats de la consultation :

Votants : 2 104.
Pas de consignes de vote : 62,64%
Marine Le Pen : 33,46%
François Bayrou : 2,04%
Frédéric Nihous : 1,66%
Autres : 0,20%

Ce résultat reflète la conviction d’une majorité d’acteurs du mouvement identitaire de ne pouvoir se reconnaitre dans aucun candidat en lice ni dans aucun de leurs programmes. Courant politique à part entière, doté d’une ADN spécifique, le mouvement identitaire ne peut donc être le satellite d’aucune formation du paysage politique français.

Cependant, un tiers des votants aurait souhaité que le mouvement apporte son soutien à Marine Le Pen. Ce n’est pas un pourcentage faible. Il aurait peut-être été plus élevé si la candidate du FN avait exprimé sur l’Europe, sur les régions, sur le localisme, des points de vue plus nuancés. L’hostilité déclarée de certains dirigeants du FN envers les identitaires a certainement joué aussi un rôle dans ce résultat.
Les autres candidatures ne recueillent que des scores marginaux.

Il appartient désormais à chaque identitaire de décider en son âme et conscience après avoir évalué les programmes de chaque candidat sur toutes les questions que nous considérons comme essentielles pour l’avenir de notre combat.

Au-delà du résultat de cette consultation, le mot d’ordre identitaire de ce début d’année 2012 est : leur campagne commence, notre combat continue ! Ainsi, et dans la droite ligne du combat politique, social et culturel entamé depuis bientôt dix ans, le mouvement identitaire interviendra dans cette campagne avec ses méthodes et son savoir-faire.

Le Bloc Identitaire lance dès aujourd’hui une nouvelle campagne militante autour de la nationalité et de l’identité de la France afin de rappeler qu’être Français, c’est une identité, pas des papiers ! Cette campagne se déclinera autour d’un triptyque tracts-affiches-autocollants, sans oublier des actions sur le terrain bien entendu.

Que ce soit la question fondamentale de l’altération de notre identité profonde par les phénomènes massifs et incontrôlés d’immigration et d’islamisation, la nécessaire rupture avec la mondialisation à travers le localisme, la construction d’une Europe politique forte et indépendante, la sécurité de nos compatriotes face au règne de la racaille, rien sur ces sujets essentiels pour l’avenir de la France et de la civilisation européenne ne sera réglé au lendemain du deuxième tour de la Présidentielle.

Notre pays et notre continent sont entrés dans des années décisives. Nous comptons bien rester en première ligne pour défendre notre identité, avant-pendant-après ces élections.

Interview de Nicolas Bay : « Marine Le Pen incarne une réelle alternative »

Interview de Nicolas Bay : « Marine Le Pen incarne une réelle alternative »

[box class= »info »] A l’occasion de la venue de Marine Le Pen dimanche à Bordeaux, Nicolas Bay a accordé un entretien à Infos Bordeaux. Porte-parole de la candidate à l’élection présidentielle, celui qui est « conseiller sur les questions d’immigration » livre son point de vue sur ce début de campagne. [/box]

Infos Bordeaux : Quelle est votre réaction aux derniers sondages donnant Marine Le Pen aux alentours de 20% ?

Nicolas Bay : Quand on analyse avec précision les sondages d’intentions de vote depuis 1 an, il apparaît que Marine Le Pen est en hausse constante avec des pics lors des périodes de forte médiatisation. Après une phase de consolidation ces derniers mois, on observe une nouvelle hausse récente depuis que Marine Le Pen a présenté son projet ainsi que le chiffrage de celui-ci, aucun de ses concurrents n’osant se livrer à cet exercice de crédibilité et de transparence. Marine a une longueur d’avance certaine sur ses adversaires et incarne une voie réellement alternative aux ornières dans lesquelles l’UMP et le PS ont conduit la France et les Français depuis 30 ans. Plus que jamais, nous pouvons créer la surprise le 22 avril en arrivant en tête du 1er tour.

Quels sont les principales thématiques de sa campagne ?

N.B : L’actualité place la question des finances publiques et de l’économie en sujet principal de la campagne électorale. Et deux visions s’opposent clairement : celle de Hollande-Sarkozy et Bayrou qui sont mondialistes, qui souhaitent encore plus de fédéralisme européen et qui refusent de protéger notre économie, nos emplois et nos travailleurs. De l’autre, celle de Marine Le Pen qui souhaite mettre fin au système mortifère du libre-échange de la disparition des frontières, en rétablissant un état fort, stratège et protecteur.

Les plans de rigueur imposés aux Français pour sauver l’euro et les banquiers ne sont plus supportables alors que notre pays compte de près de 5 millions de chômeurs et 8,2 millions de personnes (14% de la population française) qui vivent en dessous du seuil de pauvreté !

Mais d’autres thèmes vont bien sûr être abordés au cours de la campagne. L’immigration reste un problème grave et, dans ce domaine, l’échec de Sarkozy est patent : 200 000 titres de séjour délivrés chaque année (120 000 sous Jospin entre 1997 et 2002). S’agissant de l’insécurité, la situation continue de s’aggraver avec 45% de hausse des atteintes aux personnes depuis 9 ans. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant puisque le gouvernement UMP a supprimé 3000 postes de policiers et gendarmes chaque année depuis 5 ans…

Pensez-vous que Nicolas Sarkozy puisse relancer une dynamique lors de cette campagne présidentielle ?

N.B : Sarkozy avait utilisé les idées du Front National pour se faire élire en 2007. Mais les promesses n’ont pas été tenues. Non seulement, il n’a pas fait ce qu’il avait promis, mais il a souvent faire le contraire ! Beaucoup de Français avaient été dupés. Ils ont cru en Sarkozy, pensant qu’il incarnerait la fameuse « rupture ».

Aujourd’hui, la déception est à la mesure de l’espoir qu’il avait suscité : immense ! Dans ces conditions, et sans sous-estimer son habileté, il m’apparaît difficile pour Sarkozy de créer une dynamique autour de sa candidature.

Vous êtes « conseiller sur les questions d’immigration » de Marine Le Pen. L’inversion des flux migratoires est-elle toujours d’actualité ?

N.B : La France subit une immigration massive et incontrôlée. Il est urgent en effet d’inverser la tendance. Voici les principales mesures que Marine Le Pen souhaite mettre en œuvre :

Réduction en 5 ans de l’immigration légale de 200 000 entrées par an à 10 000 entrées par an (division par 20).

Suppression du regroupement familial.

Réduction drastique du nombre de demandeurs d’asile admis à rester en France.

Remise en cause des accords de Schengen sur la libre circulation des personnes : la France reprendra le contrôle de ses frontières.

Réduire la durée maximale de la carte de séjour de 10 ans actuellement à 3 ans renouvelable avec un strict contrôle des conditions d’obtention.

Suppression du droit du sol et réforme en profondeur du code de la nationalité française afin que l’acquisition de la nationalité ne soit plus une simple formalité administrative.

Expulsion systématique de toute personne qui entre ou se maintient illégalement sur le territoire national.

Suppression des pompes aspirantes de l’immigration clandestine, telle que l’Aide Médicale d’Etat, réservée aux migrants clandestins.

Suppression, dans le droit français, de la possibilité de régulariser des clandestins.

Application de la priorité nationale pour l’emploi, le logement et les aides sociales.

Propos recueillis par Bertrand Lescure pour Infos Bordeaux

[box class= »info »] Source : Infos Bordeaux. [/box]

Noël Mamère va-t-il pouvoir se représenter aux élections législatives ?

Noël Mamère va-t-il pouvoir se représenter aux élections législatives ?

14/11/2011 – 18h00
BORDEAUX (via Info Bordeaux) — Le conseil statutaire d’Europe-Ecologie Les Verts (EELV) a invalidé quatre candidatures, dont celle du député-maire de Bègles, pour cause de cumul des mandats. Celui-ci a estimé jeudi matin que « trois investitures de personnes en situation de cumul ne sont pas conformes au règlement intérieur des Verts », a-t-il précisé.

Noël Mamère se retrouve donc, provisoirement, sans siège à briguer pour les législatives de 2012 qui suivront les présidentielles. En septembre 2007, Noël Mamère avait pourtant accusé Jean-François Copé de cumuler les mandats, « la logique voudrait que quand on est député, on est seulement député ».

Ce n’est pas la première fois que le maire de Bègles ne met pas ses actes en conformité avec ses prescriptions. En février 2007, une vidéo (voir ci-dessous) fait le tour du net . On y voit l’ancien candidat à l’élection présidentielle dans une émission de télévision affirmer : « Je suis d’autant plus en forme que je suis venu de République à bicyclette. Je n’ai plus de voiture dans Paris depuis 21 ans. Et on m’en donnerait une que je ne l’accepterais pas ». Cependant quelques minutes auparavant, la caméra de télévision le filme lors de son arrivée au studio, en… voiture !

Crédit photo : Kenji-Baptiste Oikawa, licence CC.

Entretien avec Christophe Madrolle, secrétaire national adjoint du Modem [audio]

09/01/2012 – 12h
PARIS (NOVOpress) –
Alors que la consultation interne a été lancée pour savoir si le Bloc Identitaire allait ou pas appeler à voter pour un candidat aux élections présidentielles, un des choix proposés par ce parti à pu faire « bondir » de nombreux électeurs de ce mouvement tout comme il a suscité l’interrogation parmi bon nombres d’observateurs de la politique française : le choix d’appeler à soutenir la candidature de François Bayrou.

Il nous a paru intéressant d’interroger un responsable du Modem sur les positions de Mr Bayrou par rapport aux régions, à l’Europe,  à l’immigration , à l’Islam, au protectionnisme économique notamment. Christophe Madrolle, secrétaire national adjoint du Modem, a accepté de nous répondre, restant très « politiquement correct » et laissant présager au final peu de « révolution » si François Bayrou venait à accéder à la plus haute marche de l’Etat.

Propos recueillis par Yann Vallerie pour Novopress

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Présidentielles 2012 : les adhérents de Nissa Rebela se prononcent pour le soutien à Marine Le Pen

Présidentielles 2012 : les adhérents de Nissa Rebela se prononcent pour le soutien à Marine Le Pen

06/01/2012 – 19h
NICE (NOVOpress) – C’est à l’occasion de la traditionnelle galette des rois et de la présentation de ses vœux que Philippe Vardon-Raybaud a dévoilé ce soir le résultat de la consultation locale organisée auprès des adhérents de Nissa Rebela. En effet, en tant que mouvement associé au Bloc Identitaire mais néanmoins autonome, Nissa Rebela – au même titre qu’Alsace d’Abord – s’est vu offrir la possibilité de se positionner dans le cadre des élections présidentielles indépendamment de la consultation organisée au niveau national. Une belle démonstration de démocratie interne, de souplesse organisationnelle et de maturité politique de la part de l’ensemble du mouvement identitaire.

Si la direction d’Alsace d’Abord a choisi de ne soutenir aucun candidat, il en sera donc tout autrement des identitaires du Pays Niçois. Ce sont 79 % des adhérents qui se sont prononcés pour un soutien à la candidature de Marine Le Pen. Cette position avait été défendue par le bureau dirigeant du mouvement niçois, mettant en avant la volonté affichée par Marine Le Pen d’en finir avec le droit du sol et le regroupement familial (« de véritables mesures de salut public » selon le courrier envoyé aux adhérents) mais aussi la défense par la candidate de mesures de démocratie directe et participative. Un résultat sans appel donc, et pouvant être vu comme tout à fait significatif car Benoît Loeuillet – secrétaire général de Nissa Rebela – a indiqué que plus de la moitié des adhérents s’étaient prononcés dans le cadre de cette consultation. Parmi les autres propositions, l’alignement sur la position qu’exprimera nationalement le Bloc Identitaire a recueilli 9 % des suffrages, et le choix de ne soutenir aucun candidat 12 %. La proposition d’un soutien à Frédéric Nihous, candidat de la ruralité, n’a recueilli aucun vote. Le leader de Chasse-Pêche-Nature-Traditions payant certainement un manque de notoriété et de visibilité dans cette campagne.

Des cadres locaux du Front National ainsi que de l’Entente Républicaine, le parti de Jacques Peyrat (le maire de Nice étant représenté par sa secrétaire générale Catherine Garcia), étaient présents lors de cette galette des rois et Philippe Vardon-Raybaud en a profité pour réaffirmer sa candidature dans la 5ème circonscription aux élections législatives, en appelant au soutien de « tout le camp anti-mondialiste » dans son duel face à Christian Estrosi.

Ce soutien de Nissa Rebela ne préfigure pas forcément le résultat de la consultation nationale organisée par le Bloc Identitaire qui se clôturera le 17 janvier. En effet il reflète aussi une situation locale et des enjeux bien particuliers.

[Tribune libre] Russie : enquête sur une tentative de déstabilisation – Par Olrik

[Tribune libre] Russie : enquête sur une tentative de déstabilisation - Par Olrik

La nouvelle a inondé la toile comme un raz-de-marée. Il suffisait de taper le mot « élections russes » sur un quelconque moteur de recherche pour que des centaines et des centaines de sites ou de blogs reprenant tous la même dépêche – la plupart du temps à peine retouchée – soient recensés. Cette dépêche faisait état, sans ambages, de fraudes massives aux élections législatives russes du 4 décembre et reprenait comme une vérité biblique un obscur sondage attribué à l’ONG « l’Observateur citoyen ». Or ce sondage, qui a été en fait publié par l’institut FOM, n’est désormais curieusement plus en ligne. Après qu’il ait été rendu public par l’ONG animé par Dmitri Orechkine et repris en boucle par toutes les agences de presse de la planète, ce sondage controversé qui mettait « Russie unie », le parti de Medvedev, à 30% au lieu des 49,5 validées par la commission électorale russe n’est donc plus consultable… Notre enquête commence donc par une étrange et inexplicable disparition. Le sondage qui déclencha l’intense bronca médiatique mondiale et légitima à travers toute la Russie une brulante agitation a disparu… La raison en est simple, ce sondage était un faux grossier !

 

La fraude est-elle réellement ce qu’on en a dit ?

Mais alors qu’en est-il réellement des fraudes qu’une presse occidentale n’a pas manqué de qualifier de massives ? L’ensemble des irrégularités observées par l’ONG Golos, prétendument indépendante, a été recensé sur le site http://www.kartanarusheniy.ru/. Dans une tribune libre publiée sur l’agence de presse RIA Novosti, l’analyste francophone de la vie politique russe, Alexandre Latsa, s’est livré à un examen méticuleux de tous les cas de fraude. Loin de l’hystérie médiatique occidentale, force est de constater que la baudruche d’un vaste truquage électoral se dégonfle immédiatement. Au total, 7780 incidents divers ont été relevés

lors des dernières élections législatives russes. Cependant, si l’on ramène ces cas litigieux à ceux ne concernant que des « plaintes pour fraude au niveau de la comptabilisation des voix », le chiffre s’effondre littéralement pour ne totaliser qu’à peine 437 incidents. Et encore, ces incidents ne concernent à chaque fois que des écarts de 100 à 300 voix tout au plus. Par ailleurs, l’essentiel d’entre eux se concentre dans les régions du Caucase (une zone quasiment en guerre, ceci expliquant peut-être cela) et dans celle de Moscou. Or, en prenant la fourchette haute des voix en litiges simplement sur la ville de Moscou, on totalise à peine 20.000 votes douteux. Peut-on décemment imaginer que 20.000 voix en litige auraient permis au parti Russie unie de doubler son score sur Moscou ? En comparaison, rappelons qu’aux USA 100.000 voix avaient disparu aux législatives de 1982 à Chicago et que 19.000 bulletins litigieux furent comptabilisés à la présidentielle de 2000 rien qu’en Floride.

Après analyse des éléments à charge, rien ne vient établir que cette élection fût outrancièrement truquée ou que le score de Russie unie fût frauduleusement gonflé. Au contraire, le résultat en recul du parti majoritaire, dont la tête de liste était Medvedev et dont d’ailleurs Poutine s’était démarqué, démontrerait plutôt une normalisation du jeu politique – nous rappellerons aux journalistes occidentaux que Poutine n’est plus membre de Russie unie et œuvre actuellement à la création d’un nouveau parti panrusse. En outre, tous les observateurs s’accordent pour reconnaitre que les temps de paroles entre les compétiteurs ont été scrupuleusement respectés, ce qui, cela dit en passant, est malheureusement de moins en moins le cas en Occident et notamment en France. L’existence même de larges manifestations dénonçant la validité des résultats et qui se sont déroulées sans heurts ni violences, prouve à elle seule qu’un niveau supplémentaire de maturité démocratique a été franchi en Russie. Ajoutons encore que des organisations politiques rassemblant à peine 10% des électeurs entrent au parlement au moment même où en France un parti réunissant entre 17 et 20% des intentions de vote n’a et n’aura sans doute aucun député. Il est donc triste de constater que même sur ce terrain, la Russie se trouve en position de donner des leçons de démocratie à un pays comme la France.

 

L’ONG Golos est-elle aussi indépendante qu’elle le prétend ?

Mais alors pourquoi une telle agitation dans les chancelleries occidentales ? Pour la comprendre, il suffit de renifler qui se cache derrière l’ONG Golos que dirige M. Gregory Melkoyants, au cœur de la polémique. Cette ONG, qui se présente comme indépendante, s’est montrée extrêmement intrusive dans le processus électoral russe sous prétexte de l’observer. L’Observateur citoyen, une autre ONG également très impliquée dans la controverse et souvent citée par les médias occidentaux, se révèle n’être qu’un des multiples pseudopodes de l’ONG Golos. C’est donc bien Golos l’acteur central de l’agitation. Or si l’on remonte les ficelles de son financement, on découvre que Golos est financée non seulement par la Commission européenne, mais aussi et surtout par le gouvernement américain via l’USAID, une officine plus que controversée et soupçonnée de servir de paravent à la CIA. L’association Golos figure également sur la liste des ONG assistées par la National Endowment for Democracy (NED), une fondation qui s’emploie, depuis 1991, à étendre l’influence de Washington dans tout l’espace ex-soviétique et relaie les directives du Conseil de sécurité nationale étatsunien (NSC). Cerise sur le gâteau, les médias russes ont publié un échange mail dans lequel la responsable de Golos demandait aux responsables de l’USAID combien l’ONG pourrait leur facturer « des dénonciations de fraudes et d’abus ». On est ici vraiment loin d’une ONG indépendante !

 

Qui se cache derrière Alexeï Navalny ?

Bref, tout indique que nous assistons en Russie à une tentative de déstabilisation selon les méthodes bien éprouvées, notamment en Ukraine, des révolutions de couleur. Mais les simples agissements d’une ONG n’auraient pas suffi. Parallèlement à cela, il s’est déployé sur Internet un intense activisme de bloggeurs dont le plus célèbre, Alexeï Navalny, présente un pedigree plus que troublant. Surfant sur la légitime exaspération populaire que suscite en Russie la corruption à tous les niveaux de l’Etat, cet ex-boursicoteur de 35 ans, encore inconnu il y a trois ans, est devenu la figure de proue de l’opposition à Poutine au point d’en faire désormais un candidat crédible à la présidence de la Russie. D’abord proche des Libéraux pro-occidentaux, Navalny a pris part à la « Marche russe », une manifestation annuelle rassemblant les diverses « extrême-droites » russes et organisée par l’ultra-nationaliste Dmitri Demouchkine. Ce surprenant ralliement ne laisse rien au hasard et le journaliste Oleg Kachine l’analyse bien ainsi : « l’opposition libérale peine à rassembler, il va donc chercher les bras là où ils sont, c’est-à-dire auprès des Russes de la classe moyenne qui se sentent menacés par l’immigration».

Seulement voilà, Navalny traine derrière lui des casseroles qui ne manquent pas de plonger les plus sceptiques dans la circonspection. Diplômé de l’université américaine de Yale, il y a suivi le World Fellows Program, un projet créé par le président de l’université Richard Levin en coopération avec l’ancien président mexicain Zedillo (proche de George Soros) afin de « créer un réseau global de leaders émergents ». Ses participants ont l’honneur d’être formés par des agents étatsuniens ou britanniques notoires comme Lord Malloch Brown (ancien du Foreign Office), Aryeh Neier, présidente de l’Open Society Institute de George Soros, ou encore Tom Scholar, l’ancien chef de cabinet de Gordon Brown. Autre révélation à son sujet : après s’être fait piraté sa boite mail, on apprend que Navalny est salarié de l’association américaine NED (toujours elle) et en lien étroit avec Alexandre Belov, le représentant d’une milice xénophobe viscéralement anti Kremlin: l’ex-DPNI. Lorsqu’il s’agit d’alimenter l’instabilité sociale en Russie, toutes les compromissions semblent donc permises ! En outre, nous n’évoquerons pas ici le cas d’Édouard Limonov, gourou punk des Nationaux-bolcheviques russes, dont les gesticulations outrancières et les provocations burlesques auront finalement fait le jeu du très discrédité libéral Garry Kasparov avec qui il finira par s’allier au mépris de toute cohérence politique élémentaire. Sur ce point nous renvoyons nos lecteurs à l’excellent livre d’Emmanuel Carrère « Limonov », aux éditions POL.

 

Que pèsent réellement les Libéraux ?

Sans s’étendre sur les finalités géopolitiques et économiques attendues d’un telle déstabilisation, il est permis de douter des progrès démocratiques qui pourraient en ressortir. Rappelons que le rapport des forces en Russie est largement défavorable au courant libéral, et ce de manière écrasante. Le parti Iabloko* plafonne à 4% dans les sondages et peine à mobiliser parmi la population russe, même issue de la classe moyenne. Hormis les libéraux minoritaires, l’ensemble des forces politiques ayant pignon sur rue en Russie sont farouchement anti-occidentales. C’est d’ailleurs la seule position commune par-delà le caractère extrêmement hétéroclite des participants aux grands rassemblements de contestation du 11 et 24 décembre – 30.000 et 50.000 manifestants à Moscou, ce qui reste un succès très relatif pour une agglomération de 14 millions d’habitants. On pouvait y voir en grande majorité des Ultra-nationalistes, des Monarchistes russes, des Communistes radicaux du Front de gauche, quelques Anarchistes, des Nationaux-bolcheviques et, noyés au milieu de tout ça, une maigrichonne poignée de Libéraux esseulés. Pire encore, lors du rassemble du 24 décembre dernier, les principales personnalités du courant libéral comme Garry Kasparov ou Alexeï Koudrine ont été copieusement huées par la foule.

Seul l’intrigant Alexeï Navalny semble jouir d’une réelle célébrité en jouant des malentendus et en surfant sur l’exaspération populaire contre la corruption. On est vraiment loin de ce vent libéral et démocratique chanté par les médias occidentaux. Rappelons également que les leaders du KRPF** (parti communiste) et du LDPR** (nationalistes) – qui ne se sont pas privés de contester les résultats des élections législatives – ont qualifié le rassemblement du 12 décembre de « bêtise orange » et de « machination des services secrets américains ». Rien n’indique donc que la déstabilisation profiterait in fine aux forces pro-occidentales. Ce serait même certainement tout le contraire qui adviendrait. La Russie reste un pays convalescent en proie à de vieux démons. La corruption est endémique et les mafias restent puissantes. A l’instar des révolutions arabes, une révolution des neiges ne ferait qu’ouvrir un boulevard aux franges les plus extrémistes et incontrôlables de la société russe.

Olrik

* Parti libéral russe dont la plupart des leaders sont, soit comme Vladimir Ryzhkov salariés par la NED, soit comme Boris Nemtsov en contact régulier avec des sbires du milliardaire américain George Soros.

** Le KRPF et le LDPR sont avec Russie juste (gauche nationaliste) les trois organisations ayant rassemblé suffisamment de suffrages pour siéger au nouveau parlement. Toutes trois, quoiqu’opposées à Russie unie, sont farouchement nationalistes et anti-occidentales.

[box class= »info »]Source : Le blog des hussards de la Droite Strasbourgeoise.  [/box]

Les élections congolaises mettent en évidence la submersion migratoire de l’Europe [vidéos]

Les élections congolaises mettent en évidence la submersion migratoire de l’Europe

19/12/2011 – 12h30
BRUXELLES (NOVOpress) – Les élections en République démocratique du Congo (RDC) créent des tensions un peu partout en Europe !

Après Paris et d’autres villes, c’est au tour de la capitale belge, Bruxelles, d’être le théâtre d’affrontements et d’actes de vandalisme de la part des opposants à la réélection de Joseph Kabila à la tête de la RDC.

Des vitrines de magasins ont été brisées, une bijouterie dévalisée, des véhicules endommagés et seize policiers ont été blessés au cours des incidents. La police a procédé à 95 interpellations parmi les manifestants.

Comme pour bien d’autres élections et conflits en Afrique ou en Asie, les élections en RDC créent des affrontements un peu partout en Europe parmi les personnes originaires de ces pays, mettant en évidence la substitution de population en cours acceptée ou organisée par les gouvernants européens !

Le monde à l’envers : en Russie, les communistes réclament des « élections honnêtes »

Le monde à l’envers : en Russie, les communistes réclament des « élections honnêtes » !

18/12/11 – 21h45
MOSCOU (NOVOpress)
– Si certains doutes peuvent être légitimement émis quand à la parfaite transparence des dernières élections législatives russes, on peut toutefois s’interroger sur la légitimité du « parti communiste » pour se poser en parangon de vertu dans ce domaine et exiger des « élections honnêtes ».

A défaut de crédibilité, lorsque l’on se remémore la farce tragique que sont les élections, lorsqu’il y en a, dans les pays sous régime communiste, on peut toutefois reconnaître une certaine ténacité aux quelques 300 personnes qui se sont rassemblées lors d’un meeting « Pour les élections honnêtes« , organisé dimanche par le Parti communiste de Russie à Omsk dans le sud-ouest de la Sibérie.

Il faisait en effet moins 28 degrés Celsius lors du rassemblement, ce qui n’a pas découragé les manifestants.

« Nous exigeons la tenue d’élections honnêtes et rien de plus« , a déclaré le deuxième secrétaire du bureau régional du parti communiste, Andreï Aliokhine, qui a également annoncé avoir saisi la justice d’une d’une demande de révision des résultats des élections législatives du 4 décembre.

Crédit photo : MrOmega via Flickr (cc)

Etats-Unis : Newt Gingrich favorable au travail des enfants

Etats-Unis : Newt Gingrich favorable au travail des enfants

13/11/11 – 18h00
WASHINGTON (NOVOpress) –
Le candidat aux primaires républicaines, Newt Gingrich, a déclaré lors d’une intervention publique que c’était une bonne expérience de vie, pour des enfants d’à peine cinq ou six ans, d’avoir un travail.

Le candidat s’est ainsi lancé dans une véritable ode aux vertus du travail des enfants, qualifiant les actuelles restrictions à l’exploitation mercantile de l’enfance de « vraiment stupides. »

« Ainsi, prenons le coût des portiers de New York, les portiers les plus chers à New York sont mieux payés que les professeurs. Le portier débutant est payé deux fois plus qu’un professeur débutant. Tout cela à cause des syndicats ! Alors, je dis : gardons, pour chaque immeuble, deux portiers adultes et professionnels et qui font toutes les choses pénibles et dangereuses, et prenons pour tous les autres emplois des enfants à temps partiel« , a notamment proposé Newt Gingrich.

Le retour au travail des enfants en bas âge comme solution à la crise économique, il fallait y penser…

Crédit photo : Gage Sikdmore/Flickr via CC

Le droit de vote des immigrés, l’arbre qui cache la forêt des naturalisations

Le droit de vote des immigrés, l’arbre qui cache la forêt des naturalisations

[box class= »warning »] Cet article a été écrit le 2 décembre 2011 ce qui explique le temps de la première phrase. Comme prévu dans l’article le Sénat a adopté la proposition de loi écolo‑socialo‑communiste visant à autoriser le vote aux scrutins municipaux des étrangers extra‑communautaires. [/box]

C’est ce jeudi 8 décembre 2011 que le projet de loi sur le droit de vote des immigrés sera examiné — et sans doute voté — au Sénat par la nouvelle majorité socialiste. Avec d’autant plus d’enthousiasme que 61% des Français (soit 6% de plus par rapport à un précédent sondage, réalisé en janvier 2010) y seraient favorables selon une enquête BVA publiée le 28 novembre par Le Parisien. Le quotidien populaire note avec satisfaction que « l’acceptation du droit de vote des étrangers a tout particulièrement augmenté auprès des sympathisants de droite (+ 15 points), même si ceux-ci y restent majoritairement opposés ». Sans surprise, les électeurs du Front national y sont ainsi hostiles à 61% cependant que 58% des sympathisants du Nouveau Centre d’Hervé Morin seraient au contraire prêts à partager leur isoloir avec des étrangers.

Du moins, selon BVA. Comme tous ses homologues sondagiques, cet organisme observe en effet une certaine rigueur en matière politique car les chiffres des enquêtes d’opinion doivent correspondre peu ou prou à ceux qui sortiront des urnes sous peine pour les instituts spécialisés de perdre toute crédibilité, mais se montre beaucoup plus laxiste quand il s’agit des questions de société, aucune sanction n’étant alors à craindre.

Faux problème et gadget électoral

1981-2011, voici donc trente ans que, d’élection en élection, resurgit le spectre du droit de vote aux élections locales des étrangers en situation régulière. Une mesure, allèguent ses partisans, déjà en vigueur dans plusieurs pays européens (Suède, Danemark ou encore Pays-Bas) dans lesquels, soutiennent ces bons apôtres, elle n’aurait apporté aucun bouleversement. Pourtant, un Marocain est devenu maire de Rotterdam, l’un des principaux ports européens, et tout indique que cette mesure aboutirait également chez nous, vu la concentration de certaines communautés, à faire tomber dans l’escarcelle d’édiles musulmans, voire islamistes, une bonne partie des communes de la Seine-Saint-Denis, des villes du Nord comme Roubaix et plusieurs arrondissements marseillais. Pas moins !

Le problème est donc très sérieux ; ce droit de vote démesurément élargi — dans le même temps où les autochtones se voient systématiquement retirer peu à peu tous leurs droits spécifiques, en raison de l’inique mise hors-la-loi de la préférence nationale — est pourtant un faux problème, ce qui ne l’empêche pas d’être régulièrement agité par des politiciens en mal de victoire.

  • à gauche, (où Mitterrand se garda bien d’inclure cette sensationnelle nouveauté dans la Constitution bien que les 110 Propositions du PS lui en aient fait obligation) parce que cela permet de se montrer « fidèle à sa mission humaniste » et ouvert aux (prétendus) exclus ;
  • à droite, parce qu’agiter ce chiffon rouge permet de rallier à son panache tricolore le bon peuple resté national et français toujours.

Ainsi Nicolas Sarkozy qui, en 2005, dans une tribune du Monde, se disait, « sur la base de la réciprocité », favorable au vote des étrangers vivant depuis cinq ans sur notre territoire, affirmait solennellement le 23 novembre 2011 devant quelque trois mille maires réunis en congrès que « le droit de voter et le droit d’être élu dans nos territoires doit demeurer un droit attaché à la nationalité française ».

2 millions de néo-Français de plus en 14 ans !

Le droit de vote des immigrés, l’arbre qui cache la forêt des naturalisationsMais c’est justement en cela que le droit de vote des immigrés aux élections locales est un faux problème et un gadget électoral. Car, n’en déplaise à l’UMP et à M. Sarkozy lui-même, la nationalité française est bradée, avec plus de deux millions de néo-Français créés entre 1995 et 2009. Le chiffre a bondi, sous les deux dernières présidences, de 95.410 naturalisés en 1995 à 133.479 en 2009, avec un pic de 165.140 en 2004 ; M. Sarkozy était alors ministre de l’Intérieur.

Or, ces 2 millions de néo-Français, très majoritairement originaires d’Afrique (62,7 % de l’ensemble, dont 41,2% de Maghrébins) et parents de millions d’enfants bientôt inscrits automatiquement sur les listes électorales, non seulement votent à toutes les élections, mais se font élire — ou nommer — aux postes les plus prestigieux. Ainsi, parmi quantité d’autres, on trouve les députés européens Fodé Sylla et Alina Boumedienne-Thierry ou la nouvelle vice-présidente du Sénat, l’Algérienne Bariza Khiari qui, depuis son arrivée au Palais du Luxembourg en 2004, a multiplié les propositions de lois favorables à ses congénères, par exemple pour leur faciliter l’accès aux professions libérales ou privées encore réglementées.

Et des ministres, parlons-en :

  • le Togolais mitterrandien Kofi Yamgnane (plus tard candidat à la présidentielle dans son pays d’origine, ce qui en dit long sur son intégration !) ;
  • la Sénégalaise également socialiste puis sarkozyste Rama Yadé ;
  • l’Algéro-Marocaine Rachida Dati, titulaire de surcroît d’un ministère régalien, celui de la Justice ;
  • mieux ou pis encore : parmi les candidats déclarés à la présidentielle 2012 figurent deux naturalisés, le Béninois Patrick Lozès, président (en délicatesse avec la justice pour détournement de subventions publiques) du Conseil Représentatif des Associations Noires de France et dont le slogan « Ne votez plus blanc » s’adresse explicitement aux allochtones; et bien sûr la Norvégienne Eva Joly dont le conseiller très spécial Serge Coronado, fils de réfugiés chiliens anti-Pinochet, n’est français que depuis 1994.

Paris, ville ouverte aux étrangers

Or, répétons-le, ce mouvement-là si lourd de conséquences n’a cessé de s’accélérer sous le mandat de Nicolas Sarkozy. Ce qui lui valait en 2009 les éloges du site marocain yabiladi.com : alors que « le Royaume-Uni et l’Allemagne ont diminué l’octroi de nationalités à hauteur de -21% et -16% respectivement (…) la France est le pays européen où le plus d’étrangers ont été naturalisés en 2008 : 137.000, contre 129.000 au Royaume-Uni et 94.000 en Allemagne », le Maroc arrivant « en tête des pays d’origine des nouveaux nationaux ». D’où le satisfecit, dont on se passerait bien, accordé par le site chérifien : « En termes absolus, la France est bien le pays le plus ouvert sur le plan des naturalisations », avec « 2,1 naturalisations sur 1000 citoyens ».

« Les naturalisations explosent à Paris », titrait de son côté le quotidien Aujourd’hui en France le 3 mai 2010 en précisant que, grâce à « la récente simplification des démarches », le nombre des étrangers naturalisés français, 4000 au cours du seul premier trimestre 2010, « a doublé dans la capitale par rapport au premier trimestre 2009 ». Résultat, selon la préfecture de police de Paris, dans la seule capitale, « environ 16.000 ressortissants étrangers pourraient acquérir la nationalité française d’ici à la fin de l’année, soit une augmentation de 52% par rapport à l’année dernière ».

Substitution de population, substitution d’électorat

Cinquante-deux pour cent d’augmentation, voilà qui va changer toute la donne raciale, sociologique et politique dans la ville dont on chantait naguère « Paris, c’est une blonde » ! Et la cadence n’a pas fléchi depuis, la France ayant délivré en 2010 près de 200.000 autorisations de long séjour — une croissance de 9,7% par rapport à 2009 bien que l’immigration de travail n’ait quant à elle progressé que de 1,8% — dont les heureux bénéficiaires ont vocation à être naturalisés au plus vite.

Ainsi s’opère en douce, sans que le citoyen ordinaire s’en doute puisque chaque préfecture fait sa petite cuisine sur son petit réchaud et qu’on ne dispose plus de chiffres globaux mais uniquement de données départementales, beaucoup plus difficiles à obtenir et à additionner, ce qu’il faut bien appeler une substitution de population, et donc d’électorat. Ainsi donc il n’est plus besoin pour ce faire de modifier la Constitution par voie de référendum, avec tous les aléas qu’une telle opération comporte. Qu’on se souvienne du « non » de mai 2005 au projet de nouvelle Constitution qu’avaient pourtant plébiscité sondés et partis politiques !

Claude Lorne
2/12/2011

[box class= »info »] Source : Correspondance Polémia – 3/12/2011 [/box]

Manipulations américaines en Russie : « La révolution des rubans blancs n’a pas eu lieu »

Manipulations américaines en Russie : "La révolution des rubans blancs n’a pas eu lieu"

[box class= »warning »]Article de Xavier Moreau, repris du site d’analyses géopolitiques Realpolitik.tv[/box]

La révolution des rubans blancs n’a pas eu lieu

L’Histoire ne retiendra pas le 10 décembre 2011. Malgré un battage internet intense et la promesse par les médias occidentaux d’une révolution orange, les manifestations organisées dans différentes villes de Russie par l’opposition pro-occidentale n’ont évité le ridicule qu’à Moscou et Saint-Pétersbourg. Dans le reste de la Russie, elles n’ont pas atteint la taille critique qui en auraient fait des événements politiques significatifs.

À Moscou, la manifestation devait commencer à 14h00, mais dès 13h30, le flux massifs et continu des manifestants commença à envahir la place Bolotnaïa. Il en fut ainsi jusque vers 16h00. Cependant dès 14h40, un flux inverse de gens quittant la manifestation commença à s’écouler et vers 15h30, il devint plus important que le flux rentrant. Beaucoup de Moscovites sont sans doute venus plus curieux que militants. Ces allées et venues font que si 25 à 30000 manifestants participèrent au meeting, la place fut occupée en permanence par environ 15 à 20000 personnes. L’atmosphère fut dans l’ensemble assez bon enfant, la majorité des gens n’étaient pas venus pour faire la révolution. Les forces de l’ordre se sont montrées bienveillantes et sont intervenues vers 16h30 pour permettre au flux grossissant des partants de ne pas se faire écraser par les voitures.

À l’intérieur de la manifestation se trouvaient un ensemble de groupuscules et de partis politiques hétéroclites, ce qui en dit long sur le « programme commun » de nos démocrates américanophiles. Le « levy front » antifasciste (front de gauche) de Sergeï Udaltsov, côtoya ainsi les monarchistes et les anarchistes, qui eux-mêmes, défilaient au côté des communistes du KPRF, fraichement ralliés à la manifestation, comme les quelques représentants de Russie Juste. Vers 15h00, un à deux milliers de  fascistes visiblement issus de la galaxie qui tournait autour du groupe récemment dissout, le DPNI, arrivèrent dans la manifestation, encagoulés, prêts à en découdre avec les «Tchétchènes de Poutine ». Sur la scène les intervenants se succédaient avec un message politique qui réclamait de nouvelles élections et affirmait le rejet de  Vladimir Poutine, revendiquant ouvertement le soutien d’Hilary Clinton, devenu l’égérie des quelques centaines de libéraux regroupés autour du podium.

Beaucoup, y compris l’auteur de ces lignes, avaient redouté le pire, mais dès 17h00 il devint clair que la manifestation se disperserait sans problème sous l’œil bienveillant des OMON.

Même si nous sommes donc bien loin d’un début de révolution colorée, cette manifestation est cependant riche en enseignements.

– 25 à 30000 manifestants pour 18 millions d’habitants, cela peut paraître insignifiant, mais pour Moscou, on peut estimer que c’est une manifestation importante. Si le noyau dur était composé de plusieurs groupuscules fascistes, antifascistes, libéraux, monarchistes ou anarchistes, la majorité des participants étaient sincères dans sa démarche. Il y a donc bien une inquiétude d’une partie de la population russe, qui doit être prise en compte par le Kremlin.

– Le gouvernement russe a bien joué cette partie, en autorisant la manifestation et en évitant les provocations avec les forces de l’ordre. L’absence de répression est un mauvais point pour les libéraux, qui préfèrent se rassembler sans autorisation pour provoquer les arrestations sous les yeux des caméras occidentales.

– Le mouvement libéralo-fascisto-gauchiste a montré ses limites :

  • Pas de programme commun possible entre ces factions que tout oppose.
  • Pas de résultats immédiats tangibles suite à la manifestation.
  • Pas de leader valable pour mener ce conglomérat hétéroclite. Boris Nemtsov, réduit à distribuer ses livres gratuitement pendant la manifestation, est surtout connu pour son incompétence en tant que ministre, qui mena la Russie à la crise d’août 1998. Mikhaïl Kassianov, l’homme du clan Eltsine et de la spéculation sur les GKO (bons du trésor), est surnommé de temps à autre, Misha 2%, en souvenir de ce temps où il était si facile de s’enrichir rapidement.

– Bien que pris au dépourvu, les partisans du Kremlin commencent à réagir. La collusion entre le célèbre opposant Navalny, l’ONG Golos et l’ambassade américaine est désormais étalée sur la place publique. Le fait que le domaine www.belayalenta.com (rubans blancs) a été enregistré en octobre 2011 démontre bien que ce mouvement n’a rien de spontané. La collaboration de Navalny aux mouvements racistes démontre de son côté que la démocratie en Russie n’est sans doute pas le but recherché par le département d’État américain. Plusieurs bloggeurs russes ont en outre souligné la double nationalité russo-israélienne des agitateurs pro-américains, certains comme Anton Nosik ayant même servi dans Tsahal. Le ministère des Affaires Étrangères israélien ayant soutenu clairement le Kremlin quant au déroulement des élections russes, il semble cependant que les ficelles soient davantage tirées de Londres ou de New York, plutôt que Tel-Aviv.

La médiocrité de l’opposition russe pro-américaine ne doit cependant pas atténuer le fait que la Russie de Vladimir Poutine doit faire face à une usure réelle du pouvoir, qui s’ajoute à une inquiétude globale, tandis que le monde entier s’enfonce dans une crise sans précédent. Il est impératif que le futur gouvernement russe reprenne les réformes au même rythme qu’entre 2000 et 2004. Selon son propre aveu, seules 39% de celles qui étaient prévues ont été accomplies. Le meilleur moyen de contrer les opérations de déstabilisation du département d’État américain est de ne laisser aucune prise aux agitateurs.

Xavier Moreau

[box class= »info »]Saint-Cyrien et officier parachutiste, titulaire d’un DEA de relations internationales à Paris IV Sorbonne, spécialisé sur les relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide. Fondateur d’une société de conseil en sûreté des affaires, installé en Russie depuis 10 ans, travaillant également sur l’Ukraine, le Kazakhstan et la Serbie.[/box]
Crédit photo : www.alexandrelatsa.ru

Kiosque Courtois du samedi 10/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi - Logo – L’actualité de la semaine en écrit

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des « Bulletins de Réinformation » de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Henri Dubost et Catherine Noailles.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte enrichi d’images.[/box]

FRANCE

Droit de vote des étrangers extracommunautaires : un nouvel exercice de haute trahison pour la gauche

Kiosque Courtois du samedi 10/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Sans surprise, le Sénat, qui a basculé à gauche en septembre dernier, a adopté dans la nuit de jeudi à vendredi la proposition de loi écolo‑socialo‑communiste visant à autoriser le vote aux scrutins municipaux des étrangers extra‑communautaires. Ce texte n’a aucune chance d’entrer en vigueur en l’état actuel des choses puisqu’il doit repasser devant l’Assemblée, majoritairement à droite, qui devrait en principe le rejeter. Sauf nouveau revirement, toujours possible, de Nicolas Sarkozy…

Pour la gauche, il s’agissait surtout de montrer qu’elle entend coûte que coûte mettre en œuvre la stratégie exposée dans le rapport Terra Nova. Terra Nova est l’un des principaux « laboratoire d’idées » du Parti socialiste. Son rapport, paru début 2011, préconise ni plus ni moins que d’abandonner à leur sort les classes moyennes et populaires qui ont largement déserté la gauche au profit du Front national, et de privilégier l’immigration afro‑maghrébine, laquelle constitue pour l’ensemble des partis de gauche un énorme vivier électoral. Comme le note ce rapport, je cite : « La France des quartiers populaires [comprendre des quartiers ethniques] est massivement à gauche ». « Le rapport de forces gauche‑droite y est extrême, de l’ordre de 80%‑20% voire 90‑10 ». « C’est un fait politique important, ajoute le rapport : la France de la diversité est aujourd’hui la composante la plus dynamique, tant électoralement que démographiquement, de la gauche en France ». Fin de citation.

Lors d’une manifestation de protestation organisée jeudi devant le Sénat par le Front national, Marine Le Pen a dénoncé la politique de trahison de la gauche et la versatilité du président de la République. « Les socialistes réclament de nouveaux droits pour les étrangers alors que les Français sont écrasés par le chômage, l’appauvrissement, la désindustrialisation, les délocalisations, les taxes et les impôts » a ironisé Marine Le Pen. « Je suis également venue dénoncer l’hypocrisie de Nicolas Sarkozy, a‑t‑elle poursuivi. On ne change pas d’avis sur un sujet aussi important, ou alors ça veut dire qu’on n’a pas de conviction. On n’a pas besoin de girouette à la tête de l’Etat » a conclu la présidente du Front national.

Claude Guéant s’en va à la pêche aux voix frontistes

Kiosque Courtois du samedi 10/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Interrogé sur l’immigration par le Journal du Dimanche, le ministre de l’intérieur déclare : « J’observe qu’un fossé s’est creusé entre les Français et leurs élites. Moi j’essaie de répondre aux attentes des Français qui demandent une meilleure maîtrise des flux migratoires. » Et Claude Guéant (photo) d’affirmer sans vergogne : « Sur l’année, il faut réduire de 10 % le nombre d’étrangers en situation régulière admis sur notre territoire ». Des propos totalement opportunistes, qui seront vite oubliés en cas de victoire de l’UMP à la présidentielle de 2012, comme l’ont été les promesses du candidat Sarkozy après 2007. Rappelons qu’il est entré quelque 200.000 immigrés légaux en 2010, un record absolu écrasant les chiffres de la gauche en la matière. Selon le démographe Yves-Marie Laulan, le coût annuel net de l’immigration est de 70 milliards d’euros, soit quelque 35% des recettes nettes du budget général de l’Etat. Eminence grise de M. Sarkozy en tant que secrétaire général de l’Elysée dès le 16 mai 2007 puis ministre de l’intérieur, Guéant est le principal maître d’œuvre de cette politique mortifère.

Le même Claude Guéant annonce des « opérations de récupération » d’armes à Marseille

Kiosque Courtois du samedi 10/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Le ministre de l’Intérieur va, paraît-il, entreprendre de récupérer des armes dans l’agglomération marseillaise qui a connu ces derniers temps des attaques violentes avec mort d’homme. Guéant a déclaré, je cite : « Nous irons chercher les armes dans certaines cités. Nous y mettrons les moyens nécessaires ». Tel le ravi de la crèche, Guéant déclarait au moment des règlements de comptes entre bandes ethniques, qu’à Marseille, la sécurité  s’était plutôt améliorée ces derniers temps… 3.300 armes ont déjà été récupérées depuis début 2011 par les services de police, les dernières armes saisies provenant semble-t-il des arsenaux libyens.

La police peine à accomplir ses missions avec de l’artillerie légère

Lutter contre la délinquance et le grand banditisme ne laisse plus de place aux petits calibres et autres flash balls. Face à des caïds de plus en plus violents, Alliance, le deuxième syndicat de police, demande le retour des armes lourdes pour aider les forces de l’ordre dans leurs missions. Le syndicat suggère de doter à nouveau de fusils à pompe la Brigade anti criminalité, cette arme permettant d’effectuer des dosages en terme de munition et de s’adapter à des situations diverses.

L’armée française a-t-elle encore les moyens de payer ses hommes ?

Pendant que les bandes ethniques s’arment, l’armée française se clochardise. Depuis plusieurs semaines, près de 1.400 militaires de l’armée de terre n’ont été que partiellement payés, voire pas du tout. C’est le constat alarmant que vient de faire le colonel Jacques Bessy, président de l’Association de défense des droits des militaires. De son côté, l’administration nie toute difficulté budgétaire, prétextant un simple problème de logiciel de paye. Fin de non‑recevoir, cependant, pour les militaires qui se sont tournés vers le fonds d’aide sociale du ministère de la Défense : ce dernier avoue ne plus avoir d’argent…

La commission parlementaire sur l’argent des syndicats détruit son travail

Kiosque Courtois du samedi 10/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Une commission d’enquête parlementaire, après six mois de travail, l’audition d’une cinquantaine de personnes, a mis son rapport au pilon. Toute trace des auditions comme du rapport définitif a disparu des archives de l’Assemblée nationale. Mieux : toute communication sur le texte final est proscrite, sous peine de poursuites au pénal. Cette commission d’enquête aurait établi que les syndicats touchent chaque année quelque quatre milliards d’euros de l’Etat et des collectivités territoriales, alors que les cotisations ne représentent que 3 à 4 % de leur budget. Chiffres indémontrables, faute, précisément, de rapport parlementaire… La décision d’enterrer le rapport a été prise mardi matin au bureau du groupe UMP de l’Assemblée nationale.

Kiosque Courtois du samedi 10/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit 76 % des Français estiment que l’islam tient une place excessive en France

C’est plus qu’en 2010. Selon ce sondage Ifop, les Français ne sont que 14 % à estimer que l’État devrait aider financièrement la construction de mosquées : un pourcentage à peine supérieur à la proportion de musulmans dans la société française.

Résolument fière de sa région, Miss Alsace est devenue Miss France 2012 samedi dernier.

Kiosque Courtois du samedi 10/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Après l’annonce de sa victoire à cette élection nationale, la jeune alsacienne (photo) a déclaré : « Je suis déterminée à faire quelque chose de ce titre. Je souhaite que cette notoriété arrive à inciter les gens et les jeunes à s’intéresser un peu plus à leur patrimoine régional et leur langue régionale ». Une reine de beauté identitaire, voilà qui devrait ravir – deux fois – nos compatriotes soucieux de culture et de traditions françaises.

 

MONDE

Merkel et Sarkozy veulent imposer un nouveau traité européen « à marche forcée »

Kiosque Courtois du samedi 10/12/2011 – L’actualité de la semaine en écritA l’issue d’une énième rencontre « cruciale » à l’Elysée, le couple franco‑allemand a accouché en début de semaine d’un projet commun de révision des traités européens. Mesures-clé : des « sanctions automatiques » et « immédiates », visant les Etats dont le déficit dépasserait les 3 % du PIB. Ni plus ni moins qu’un retour aux fondamentaux de Maastricht. Le couple franco–allemand a manifesté sa préférence pour une approbation à vingt‑sept Etats du nouveau traité, tout en se déclarant « tout à fait prêts » à passer par un traité à dix‑sept, ouvert à tous les Etats volontaires. Le président Sarkozy a déclaré que les discussions seront menées, je cite, « à marche forcée ». Le nouveau traité serait conclu « au mois de mars » et ratifié après les élections françaises du printemps 2012.

Le sommet européen de jeudi et vendredi à Bruxelles, qui avait précisément pour objectif de renforcer la gouvernance économique de la zone euro, était clairement sous influence étatsunienne

Face à des dirigeants européens divisés, le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, lors d’une tournée de trois jours en Europe, a prodigué moult bons conseils pour sortir de la crise. Peu importe que les Etats‑Unis aient eux aussi d’immenses problèmes de dette et de déficit, accentués depuis l’arrivée de l’administration Obama. L’intervention des Etats‑Unis dans les affaires européennes pourrait se concrétiser par une contribution aux mécanismes financiers de sauvetage de l’euro. Le FMI serait amené à intervenir en cas de difficultés prolongées en Italie ou en Espagne, en plus des contributions actuelles apportées à l’Irlande et à la Grèce. Après s’être dessaisis de leur souveraineté monétaire, les peuples de la Vieille Europe sont désormais sommés d’abandonner leurs derniers reliquats de souveraineté, au profit de règles venues de Washington.

Dix-sept pays de la zone euro sous surveillance négative, dont les six pays notés « triple A »

L’agence Standard & Poor’s pourrait dégrader leur notation dans les trois prochains mois. C’est la première fois que la vertueuse et riche Allemagne se voit mise en danger par l’agence américaine. Standard & Poor’s s’inquiète de voir ce pays plonger, je cite : « dans des problèmes politiques, financiers et monétaires » avec ses partenaires européens.

L’Europe de la défense en état d’hibernation

C’est l’amiral Edouard Guillaud, pourtant grand partisan et promoteur d’une défense européenne, qui l’affirme : celle-ci est aujourd’hui en « hibernation ». Jean‑Dominique Merchet, journaliste spécialiste des questions de défense, la juge carrément « dans le coma ». Le moteur franco-britannique est au point mort : le sommet bipartite qui devait se tenir vendredi à Paris pour faire le point sur la coopération militaire a été annulé au dernier moment. Officiellement pour cause de crise de l’euro. Plus vraisemblablement parce que les partenaires n’ont pas grand‑chose à proposer sur le sujet. Déjà grandement mise à mal par la décision de Nicolas Sarkozy de remettre la France dans le giron otanesque, une défense européenne autonome et indépendante des Etats-Unis tient désormais de la pure chimère.

L’Arabie saoudite songe à rejoindre le club des pays dotés de l’arme nucléaire.

Kiosque Courtois du samedi 10/12/2011 – L’actualité de la semaine en écritC’est ce qu’a annoncé le prince saoudien Turki Al‑Fayçal (photo), un membre influent de la famille régnante. Je cite : « Tous nos efforts et ceux du monde ont échoué à convaincre Israël à renoncer à ses armes de destruction massive. Il est donc de notre devoir à l’égard de nos peuples d’envisager toutes les options possibles, y compris l’acquisition d’armes nucléaires ». Le Prince Al-Fayçal s’est également inquiété du programme nucléaire iranien, une inquiétude fondée sur le profond clivage entre sunnites et chiites dans le Dar al Islam.

Le Journal de Montréal  dénonce l’ethno-masochisme des « de souche »

Kiosque Courtois du samedi 10/12/2011 – L’actualité de la semaine en écritC’est dans un article du Journal de Montréal, quotidien francophone du Québec, intitulé « Les méchants, c’est nous autres » que le chroniqueur Gilles Proulx (photo) exprime son exaspération face à la passivité et au masochisme de la plupart des Québécois vis‑à‑vis de ceux qui refusent, nient ou insultent leurs cultures et leur identité. Cet article fait suite à l’agression dont ont été victimes des souverainistes québécois qui entendaient défiler sous le drapeau bleu fleurdelysé et qui ont été pris à partie par des « néo‑québécois » aux origines diverses. « Quoi que nous fassions, nous inspirerons de l’horreur et du dégoût aux gentils « néos », qui ont parfois la chance de ne pas parler le français et d’être indemnes de la souillure de notre culture » ironise Gilles Proulx dans cette chronique roborative. Un humour inimaginable dans les gros médias français perclus de politiquement correct

Les villes à la meilleure qualité de vie au monde sont largement européennes

Kiosque Courtois du samedi 10/12/2011 – L’actualité de la semaine en écritEn 2011, c’est Vienne qui s’arroge le titre de la ville disposant de la meilleure qualité de vie au monde, suivie de Zurich. 221 villes du monde ont été évaluées à partir d’une série de critères, comme la stabilité du pays, la qualité des transports ou encore l’accès au logement. Sur les vingt premières villes, pas moins de treize sont européennes. Dans le fond du classement, loin de la douceur de vivre européenne, on retrouve des villes du Sud, comme Khartoum au Soudan, ou encore Port‑au‑Prince en Haïti.

Russie : Vladimir Poutine accuse les Etats-Unis de financer la contestation

Russie : Vladimir Poutine accuse les Etats-Unis de financer la contestation

09/12/11 – 11h30
MOSCOU (NOVOpress)
– Alors que la remise en cause des résultats des élections législatives enfle en Occident, le Premier ministre russe Valdimir Poutine a contre-attaqué, hier ,en accusant la diplomatie américaine d’encourager « le chaos » en finançant la contestation pour déstabiliser la russie.

Première visée, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, qui, en critiquant sévèrement lundi le déroulement des législatives russes, aurait « donné le la pour certains activistes à l’intérieur du pays ».

Vladimir Poutine a également dénoncé le versement de « centaines de millions de dollars » de fonds étrangers, « dans les activités politiques de notre pays ».

Le Premier ministre a évoqué les précédents des « révolutions de couleurs » ayant agité plusieurs ex-républiques soviétiques, et derrière lesquelles se dissimulaient la main et l’argent du département d’Etat américain et des intérêts occidentaux.

«Mais le peuple russe ne veut pas d’une telle évolution et ne se laissera pas manipuler par l’étranger », a conclu Vladimir Poutine.

[box class= »info »]Crédit photo : paulafunnel/Flickr sous licence Creative Common[/box]

Les élections russes ou le rejet de l’Occident – Par Xavier Moreau

Les élections russes ou le rejet de l’Occident - Par Xavier Moreau

Les élections législatives marquent à n’en pas douter, un ancrage définitif de la Russie dans un modèle de développement démocratique autonome, éloigné des influences occidentales.

La baisse de Russie Unie était prévisible tant le résultat de 2007 fut exceptionnel, avec plus de 60% des voix. Le parti au pouvoir conserve une confortable avance sur ses rivaux. L’importance de ces élections n’est pas dans cette baisse de Russie Unie, qui n’empêchera pas, de toute façon, Vladimir Poutine de gouverner pendant son prochain mandat. Ce qui compte avant tout, c’est le rejet massif de l’influence occidentale par le peuple russe. Les moyens engagés par les ONG américaines l’auront été en pure perte. Même à Moscou, le parti Yabloko, considéré comme le plus libéral, recueille à peine 10%. La nouvelle classe moyenne russe ou les milieux populaires, lorsqu’ils n’ont pas voté Russie unie (49,7%), ont voté communiste (KPRF : 19,15%), Russie Juste (parti proche de Russie Unie : 13,16%) ou pour les ultra-nationalistes de Vladimir Jirinowski (LDPR : 11,7%). Au total, plus de 90% du corps électoral russe rejette l’influence occidentale.

La Russie semble définitivement guérie de son engouement pour le modèle occidental du début des années 90. Le modèle consumériste, si visible à Moscou, n’est pas venu à bout de l’âme russe. Les trois millions de fidèles qui ont défilé devant la ceinture de la Vierge dans toute la Russie, attendant pendant des heures, la nuit et dans le froid sont là pour en témoigner. Les Russes, soutenus en cela par leurs élites reconstruisent leur identité autour du christianisme, ce qui est également une rupture nette avec l’Occident où la laïcité militante est devenue religion d’État.

Absence de partis pro-occidentaux à la Douma, reconstruction de l’identité russe autour du christianisme, piété populaire, refus de l’affrontement civilisationnel, interdiction du prosélytisme homosexuel, c’est le modèle européiste au complet qui est rejeté par le peuple russe et ses élites dirigeantes. Paradoxalement, c’est un modèle de développement qui pourrait inspirer les sociétés européennes enfoncées dans une crise autant économique que morale.

Xavier Moreau

[box class= »info »] Source : Realpolitik.tv. [/box]

Photo : la Douma. Crédit photo : moacirpdsp, licence CC.

Kiosque Courtois du samedi 3/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi - Logo – L’actualité de la semaine en écrit

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus « Bulletins de Réinformation » de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Henri Dubost et Catherine Noailles.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte enrichi d’images.[/box]

FRANCE

Marine Le Pen défend la présomption de légitime défense des policiers

Kiosque Courtois du samedi 3/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit À la suite, récemment, de plusieurs fusillades, dont l’une s’est traduite par la mort d’une policière, Marine Le Pen s’est prononcée sur la question taboue de la légitime défense des policiers. « Je suis pour la mise en place d’une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, parce qu’il faut que les policiers soient capables, mentalement et moralement, d’être dans leur bon droit lorsqu’ils défendent leur peau face à des criminels », a‑t‑elle déclaré. Aux éventuels risques de bavure, elle a répondu : « Je préfère compter un mort chez les criminels qu’un mort chez les forces de l’ordre ».

Les ménages aisés profitent plus de la mondialisation que les ménages modestes

C’est ce qu’affirme la dernière lettre de la direction du trésor, qui s’intéresse à l’effet de la mondialisation sur les prix à la consommation en Europe. Je cite : « Les ménages relativement aisés sont ceux qui ont le plus bénéficié de cette moindre inflation. » La lettre explique que les ménages les plus modestes consacrent une part plus importante de leurs revenus à des biens non mondialisés, tel que le logement et les produits agroalimentaires.

Relocaliser : oui, c’est possible !

Kiosque Courtois du samedi 3/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Rossignol, le célèbre fabricant français de skis, qui subissait une crise très grave depuis plusieurs années, a dû revoir de fond en comble son mode de fonctionnement. Entre autres mesures, les paires de skis pour enfants qui étaient jusque là fabriquées à Taïwan, où Rossignol avait délocalisé une partie de ses usines, seront désormais fabriquées à Sallanches. Une relocalisation créatrice de quarante emplois sur le site savoyard. Le président de Rossignol affirme vouloir privilégier la proximité avec les consommateurs, majoritairement situés dans l’arc alpin. L’entreprise française a retrouvé son équilibre budgétaire et a enregistré un chiffre d’affaires de 134,8 millions d’euros, avec retour aux bénéfices.

Vote des étrangers : entre sondages douteux et division UMPS de façade

61 % des Français seraient favorables au vote des étrangers aux élections locales. C’est ce qui ressort d’un « sondage » BVA réalisé pour le Parisien. On ne peut que rester sceptique devant de tels chiffres qui confortent à point nommé l’idéologie de l’UMPS sur le sujet. Jeudi, le site MesOpinions.com a posé aux internautes la question suivante : « Etes-vous favorables au droit de vote des immigrés aux élections locales ? ». Sur près de 20.000 réponses, le non l’emporte à 67 %. Le droit de vote des étrangers est le cheval de bataille de la gauche. Le PS ne dissimule plus son abandon de l’électorat populaire au profit des immigrés, comme le montre clairement le rapport Terra Nova. Quant à la droite sarko-affairiste, il convient de rappeler que c’est à l’action de l’actuel président de la République et de son premier ministre que l’on doit des chiffres record en matière d’immigration,  avec plus de 200.000 entrées en 2010, chiffre déjà dépassé sur les neufs premiers mois de l’année 2011.

Le « racisme antichrétien » en procès à Toulouse

Kiosque Courtois du samedi 3/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Une centaine de tombes avaient été profanées à Toulouse en 2007. Le procès des profanateurs présumés a eu lieu la semaine dernière, et le procureur a retenu la circonstance aggravante, je cite de « racisme antichrétien » que demandait l’AGRIF, l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’Identité française et chrétienne (logo ci-contre). Par ailleurs selon un rapport officiel publié mardi, 85% des lieux profanés en 2010 sont chrétiens. Le nombre d’églises et de cimetières chrétiens profanés a augmenté de 33% entre 2009 et 2010.

Fillon s’oppose à l’anonymat des parrainages pour la prochaine élection présidentielle.

Kiosque Courtois du samedi 3/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Une demande qui avait été faite par Marine Le Pen. En cas de « mauvais » choix, les parrains, de par la publication de leur nom au Journal officiel, s’exposent à des mesures de rétorsion (annulation de subventions, non reconduction de l’investiture, etc.). Un moyen totalement antidémocratique choisi par le Système pour barrer la route au Front national. Avec une tartuferie consommée, Fillon (photo avec Sarkozy) justifie sa décision en arguant de « l’exigence de transparence des Français »

Face à la crise, la fuite en avant fédéraliste de Nicolas Sarkozy

En 2008, à Toulon, le chef de l’Etat avait promis juré de « moraliser le capitalisme ». Restructurer le secteur bancaire mondial, lutter contre les paradis fiscaux, mettre fin à la pratique des ventes à découvert, réformer les agences de notation, maîtriser la dette : aucune de ces promesses n’aura été tenue.

Trois ans après, le chef de l’Etat est revenu sur les lieux du crime… Jeudi, à Toulon donc, s’exprimant devant un parterre de militants UMP tout acquis à sa cause, Nicolas Sarkozy a tenté, au cours d’une heure et demie de discours de proposer des solutions face à la crise. « La peur est de retour » a affirmé le président qui a appelé à une « refondation de l’Europe », avec à la clé, un « nouveau traité européen ».

A l’heure où la France va perdre son triple A, et où l’OCDE elle-même redoute un éclatement de la zone euro, que peut faire Nicolas Sarkozy ? A vrai dire, pas grand-chose, sinon, de son point de vue, se mettre à la remorque de l’Allemagne, avec une fuite en avant fédéraliste et une accélération de la mise en place d’une « gouvernance économique européenne ». Marine Le Pen a, d’ailleurs ironisé sur « l’Europe à la schlague » annoncée par M. Sarkozy. « Ce discours qui devait être l’un des plus marquants de son quinquennat a ajouté la présidente du Front national, ça a été le vide sidéral, une succession de poncifs ». « Les choses sont claires aujourd’hui, a‑t‑elle poursuivi, M. Sarkozy prend la tête de l’intégration fédéraliste et de l’abandon de toute souveraineté française ».

Kiosque Courtois du samedi 3/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit 10 milliards d’euros !

Un chiffre incroyable, alors que la France croule sous les déficits et les dettes. Selon l’agence d’information économique Ecofin, basée à Dakar, : « Malgré la crise financière et le plan de réduction des dépenses de l’Etat, les députés français se sont prononcés pour le maintien de « l’aide publique au développement ». Fin de citation. Il s’agit naturellement de l’aide de la France aux pays du tiers monde pour 2012. Son montant, écoutez bien chers auditeurs : dix milliards d’euros ! Et encore a‑t‑on échappé au pire, puisque la France n’a pas tenu sa promesse de consacrer à cette noble cause 0,7 % de son PIB, ce qui aurait porté la somme à plus de quinze milliards d’euros ! C’est naturellement le continent noir qui empoche le gros lot puisque près de 60 % de notre aide publique au développement se portent vers l’Afrique subsaharienne.

Le Téléthon réquisitionne le parvis de Notre-Dame de Paris

Il y a quelques années, des évêques avaient mis en garde les donateurs : les sommes collectées servent entre autre à financer la recherche sur les cellules souches embryonnaires, une technique non seulement contraire à l’éthique de la vie, mais également jugée dangereuse et inutile par un nombre croissant de chercheurs

Pour les agriculteurs français, ressemer sa propre récolte sera désormais taxé

Kiosque Courtois du samedi 3/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit La moitié des céréales cultivées étaient jusqu’ici ressemées par les agriculteurs.  Une proposition de loi UMP, adoptée cette semaine, obligera les agriculteurs désirant réutiliser leurs semences à s’acquitter d’une taxe. L’UMP joue son rôle de chien de garde pour la France des entreprises semencières, dont le géant américain Monsanto, pompeusement rebaptisées pour la circonstance : « créateurs de variétés végétales ».

 

MONDE

Poutine sera candidat à la présidentielle russe

Kiosque Courtois du samedi 3/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Ovationné devant dix mille partisans à Moscou, Vladimir Poutine a déclaré qu’il acceptait la nomination de son parti « Russie unie », pour être candidat à l’élection présidentielle du 4 mars prochain. Vladimir Poutine (photo), chef du gouvernement depuis 2008, devrait revenir au Kremlin, qu’il a dirigé de 2000 à 2008. Medvedev, l’actuel président, pourrait retrouver le poste de Premier ministre. Poutine ne s’est pas privé, en annonçant sa candidature, de fustiger l’ingérence des Etats-Unis et de leurs vassaux, par ONG interposées, dans les campagnes électorales russes. La superclasse mondiale est en effet sur le pied de guerre pour discréditer ces opérations électorales et présenter Poutine comme un dictateur. Le Figaro a par exemple mis en place un blog intitulé « Echos de Russie », qui s’inspire du modèle des révolutions arabes : il s’agit de donner un écho en France à des contenus audiovisuels présentés comme confidentiels, voire supposés censurés par le pouvoir russe. S’il existe une opposition russe au parti de Poutine (communistes et nationalistes), elle n’est pas diabolisée par les médias russes — à la différence du Front national, en France. En revanche, les partis dits libéraux soutenus par des ONG occidentales sont ultra minoritaires.

Les Américains ont encore huit jours pour quitter le Pakistan

Le Pakistan a décidé en fin de semaine dernière de donner 15 jours aux Américains pour quitter la base aérienne de Shamsi, située dans le sud-ouest du pays. Cette décision intervient suite à l’attaque par erreur de l’OTAN où vingt quatre soldats pakistanais ont été tués et treize autres blessés. Le Pakistan a aussi décidé la fermeture immédiate des lignes de ravitaillement de l’OTAN et de l’ISAF, la force internationale d’assistance et de sécurité. Le gouvernement pakistanais devrait réviser tous les programmes de coopération avec les Etats-Unis, l’OTAN et l’ISAF, tant sur le sur le plan diplomatique, que politique et militaire

Après le printemps arabe, un automne islamiste ?

Kiosque Courtois du samedi 3/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Après la victoire des islamistes en Tunisie, l’instauration de la charia en Libye, les islamistes s’approchent du pouvoir en Egypte et au Maroc. Le 25 novembre dernier, le parti islamiste marocain Justice et développement a emporté 107 sièges sur 395 au Parlement. Le roi Mohammed VI a nommé Premier ministre Abdelilah Benkirane, le chef du parti Justice et développement, conformément à la nouvelle constitution marocaine qui l’oblige à prendre comme chef du gouvernement un membre du parti arrivé en tête. En Égypte, l’élection qui s’est tenue les 28 et 29 novembre derniers, doit se poursuivre en janvier 2012, verra sans doute la victoire des  Frères musulmans (ci-contre leur logo officiel). Ces élections mettent au grand jour la réislamisation en profondeur des sociétés arabes en cours depuis plusieurs décennies. A l’occasion de ces scrutins, politiques et médias français, soumis à la dictature du politiquement correct, s’emploient à qualifier les partis islamistes de « modérés », un oxymore qui tente de rassurer la population française confrontée à une poussée de l’islam sur son propre territoire.

50 % de clandestins en plus dans l’Union européenne ! ‏

Les chiffres donnés par Gil Arias Fernandez, directeur adjoint de l’agence européenne de contrôle des frontières, Frontex, font froid dans le dos. Entre le 1er janvier et le 30 septembre 2011, le nombre d’immigrés clandestins a augmenté de 50 % par rapport à la même période de l’année précédente ! 113.000 immigrés clandestins sont entrés dans l’Union européenne depuis le début de l’année, contre 77.000 l’année dernière. Gil Arias Fernandez explique que : « Cette explosion est due à l’afflux massif d’immigrés originaires des pays d’Afrique du Nord directement vers l’Italie et Malte, au premier semestre de cette année ». Au cours du seul mois de mars dernier, 20.000 clandestins en provenance du Maghreb avaient tenté de pénétrer dans l’Union européenne, beaucoup réussissant d’ailleurs à s’installer en France.

Démonstration de force de Casapound à Naples

Kiosque Courtois du samedi 3/12/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Malgré l’interdiction de la mairie napolitaine, plus de 2000 militants du mouvement de la droite radicale et sociale italienne Casapound se sont rassemblés samedi au cœur de la ville pour imposer leur droit à la parole et à l’expression publique. L’objectif de ce rassemblement était double : protester contre le coup d’Etat légal représenté par l’arrivée de l’oligarque Carlo Monti au pouvoir et répondre aux violentes agressions dont ont été victimes les militants napolitains de Casapound ces derniers mois. Les militants ont su observer une attitude calme et digne qui tranche avec les exactions et pillages commis quelques semaines auparavant par les groupes d’extrême gauche à Rome. C’est donc au terme d’une journée sans incidents que Gianlucca Iannone, président de Casapound, a pu prendre la parole pour dénoncer avec force la dictature de la banque et de l’usure dont les groupes prétendument « antifascistes » sont les idiots utiles.

Patrick Lozès, ex-président du Cran, poursuivi par la Brigade de la répression de la délinquance économique

Patrick Lozès, ex-président du Cran, poursuivi par la Brigade de la répression de la délinquance économique

02/11/11 – 16h00
PARIS (NOVOpress)
– Le fondateur et ex-président du Conseil représentatif des associations noires poursuivi pour blanchiment, cela pourrait sembler être une plaisanterie de plus ou moins bon goût.

Mais c’est en réalité une affaire très sérieuse qui pourrait compromettre l’avenir du candidat à l’élection présidentielle qui est l’objet d’une enquête préliminaire pour abus de confiance et blanchiment.

L’enquête, confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique, se pencherait notamment sur des transferts de fonds entre le compte du Cran et le compte personnel de Patrick Lozès.

De son côté Patrick Lozès, dont le slogan électoral est « En 2012, ne votez pas blanc », clame bien entendu son innocence et en appelle au procureur pour être rapidement lavé de tout soupçon.

L’actuelle direction du Cran a tenu, pour sa part, à « se dissocier catégoriquement de Monsieur Lozès » et se dit prête à fournir tous les pièces nécessaires au bon déroulement de l’enquête.

Crédit photo : betacontinua via Flickr, licence CC.

Réflexion sur la “victoire politique” des islamistes marocains, par Bernard Lugan [Tribune libre]

[box class= »info »]Tribune reprise du site Realpolitik[/box]

Contrairement à ce qui est affirmé par les médias, c’est une victoire relative que viennent de remporter les islamistes marocains alors même qu’ils menèrent une très forte campagne de mobilisation et annonçaient un raz de marée électoral. Leur victoire apparente n’est due en effet qu’à une nouvelle disposition constitutionnelle faisant obligation au roi de nommer un Premier ministre issu du parti arrivé en tête lors des élections législatives. Sans cela, ils auraient été mathématiquement écartés du pouvoir.

Que l’on en juge :
Le parti islamiste PJD (Parti de la Justice et du développement) qui affirme à la fois sa « modération » et son attachement à la monarchie, a réuni 30 % des votants, soit 15% des inscrits, et obtenu 107 sièges sur 395 dans la nouvelle assemblée. Il est donc clairement minoritaire, à la fois dans l’absolu mais également face aux deux grandes coalitions sortantes. En renversant la perspective nous constatons en effet que 70% des votants ne lui ont pas accordé leurs suffrages et qu’au parlement, 288 députés appartiennent à des formations autres que la sienne.

Le parti arrivé en seconde position est l’Istiqlal, parti nationaliste historique ancré comme le PJD sur le terreau islamique et qui remporte 60 sièges au Parlement. En troisième et quatrième position, nous trouvons deux partis liés au Palais, à savoir le RNI (Rassemblement national des Indépendants) qui obtient 52 sièges et le PAM (Parti Authenticité et Modernité) 42 sièges, soit à eux deux quasiment autant que le PJD. En cinquième place, l’USFP (Union socialiste des Forces Populaires) poursuit son délitement avec 39 sièges, puis, arrivent le MP (Mouvement Populaire), parti berbériste monarchiste avec 32 sièges, l’Union Constitutionnelle avec 23 sièges et le PPS (Parti du progrès et du Socialisme) avec 18 sièges. Dix autres partis totalisent les sièges restants.

Les responsables du PJD ont déclaré qu’ils étaient prêts à former un gouvernement de coalition, ce que, avec sa légèreté coutumière, la presse française a salué comme une preuve de maturité politique. Or, cette « conscience démocratique » doit, elle aussi, être relativisée car le PJD n’a pas d’autre choix que de nouer des alliances. Il est même acculé à trouver des alliés puisqu’il lui manque au moins 90 sièges pour disposer d’une majorité de gouvernement.

Quelques réflexions et questions :
– On ne peut comparer le référendum du 1° juillet 2011 sur la Constitution qui a rassemblé 72% des inscrits et les dernières élections législatives, avec un taux de participation de 45,4%. Le premier fut en réalité un référendum sur la Monarchie au moment où, monté en épingle par la presse internationale, un mouvement révolutionnaire agitait la rue, demandant sa mise sous tutelle ou même sa disparition. Or, 99 % des Marocains, ont voté en faveur d’une monarchie certes modernisée, mais d’abord traditionnelle avec un roi qui continue à régner, même s’il ne dirige plus seul. Si le présent scrutin législatif n’a réuni qu’un peu plus de 45 % des citoyens inscrits sur les listes électorales – pour mémoire celui de 2002 n’en avait attiré que 37 % -, la raison de cette faible participation n’est pas à rechercher dans un désaveu du souverain, mais dans celui de la classe politique et de partis totalement discrédités.
– Le roi Mohammed VI va laisser les partis jouer le jeu constitutionnel après avoir nommé un membre du PJD comme Premier ministre. Puis, deux cas de figure se présenteront :
Une majorité de gouvernement sera constituée avec pour conséquence la dissolution des revendications du PJD qui n’aura pas la force politique lui permettant d’imposer un retour en arrière au sujet des grandes réformes entreprises par le souverain au début de son règne, notamment le code de la famille.
Un blocage du système avec anarchie parlementaire et impossibilité de constituer une véritable et stable majorité de gouvernement, ce qui contraindrait alors le roi à intervenir pour mettre fin à la crise. Ne perdons pas de vue, et le règne d’Hassan II l’a montré, que chaque tentative d’instauration d’une démocratie véritable au Maroc a, par le passé, débouché sur des évènements gravissimes obligeant le souverain à reprendre directement le contrôle des affaires [1].
– Autre question : le PJD a-t-il atteint son étiage ou bien ce scrutin n’est-il qu’une étape dans une lente et inexorable progression ? Ne va-t-il pas profiter du discrédit qui va encore davantage entourer des partis politiques s’entre-déchirant pour le pouvoir et ses avantages ? Ne risque t-il pas au contraire d’être emporté dans le tourbillon des intrigues parlementaires qui s’annoncent et dans ce cas, laisser filer ses électeurs déçus vers ces radicaux extra parlementaires qui contestent à la fois la monarchie et la notion de Commandeur des Croyants ?

[1] Voir à ce sujet les pages 327 à 332 de mon livre intitulé Histoire du Maroc, Ellipses, 2011.

[box class= »info »]Crédit photo : Zanthia (Flickr cc)[/box]