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Corse : Raz-de-marée nationaliste au premier tour des élections territoriales

04/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
«Raz de marée», annonce le quotidien local Corse Matin, qui précise que la liste emmenée par le nationaliste et président sortant de l’Assemblée corse, Gilles Simeoni, est arrivée largement en tête, avec plus de 47% des voix. Un «raz de marée» dont fait également état le Figaro, qui confirme que la liste «Pè a Corsica» a «littéralement écrasé ses adversaires» – un «triomphe» du «réalisme», selon le journal, qui explique que les séparatistes (corses), «contrairement à leurs camarades (catalans)», «ont fini par comprendre qu’ils n’ont pas les moyens de leur ambition».«Le virage en tête de la liste nationaliste n’est donc plus un motif d’inquiétude», assure le Figaro, qui explique que «pour beaucoup de Corses, «l’enjeu consiste (désormais) à réussir la conjugaison du développement économique et du respect des valeurs locales à l’intérieur de la République française».

Qu’en disent les intéressés? «Je crois qu’aujourd’hui la Corse envoie un signal très fort à Paris, et dit d’une voix très largement majoritaire: nous voulons la paix, nous voulons la démocratie, nous voulons construire une île émancipée. A Paris de faire sa part de chemin», a réagi Gilles Simeoni, cité par le Monde – Simeoni qu’un de ses sympathisants présente comme «le Obama corse», l’incarnation du «renouveau, (de) la jeunesse, (et de) la droiture». «Le système d’avant, c’est fini», promet ce militant.

D’après le politologue André Fazi, dans l’Obs, les nationalistes auraient réussi à «capter des voix quasiment partout », «brassant à la fois à droite, à gauche, chez le Front national, partout», mais avec «un style qui apparaît plus dynamique, plus moderne». Leur leader, Gilles Simeoni, aurait par ailleurs «un caractère très rassurant, très rassembleur» – ce qui a aussi peut-être contribué au faible score de la République en marche, qui a recueilli moins de 12% des voix, hier.


Le Parti Socialiste lutte contre le Front National… à coup de subventions

03/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Un reportage de France 2 a dévoilé comment le groupe socialiste à l’Assemblée nationale a utilisé une partie de sa réserve parlementaire pour financer la Ligue de l’Enseignement, un réseau d’associations ouvertement hostiles au Front National.
À titre d’exemple, lors des élections régionales, ils avaient appelé à faire barrage au Front National, un parti qui renvoie « aux années les plus soooombres de l’histoire de notre pays ».
Le groupe PS ne s’est pas caché de vouloir abonder un fonds « qui sera destiné au soutien du tissu associatif dans les communes administrées par le Front National ».
Les élus socialistes ont ainsi été invités à donner au moins 1 000 € à la Ligue de l’Enseignement « dont le Parti Socialiste est proche » a précisé France 2. Sauf avis contraire, l’allocation de 1 000 € serait réalisée automatiquement. Au final, 201 députés sur 287 ont accordé une partie de leur réserve parlementaire, pour un montant total de 268 300 €.


Corse : Valls recule

19/01/2016 – POLITIQUE (Présent 8527)

Lundi, Valls recevait à Matignon les deux indépendantistes Simeoni et Talamoni, respectivement présidents du « conseil exécutif de Corse » et de « l’Assemblée de Corse », afin de discuter d’une éventuelle révision de la Constitution qui permettrait à l’île d’acquérir l’autonomie. Une rencontre lors de laquelle le Premier ministre, tout en affichant son désaccord, a quand même concédé la création de trois « groupes de travail » portant sur la langue corse, les questions foncières et les institutions de l’île.
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Provocations incessantes

Une décision qui constitue une première victoire pour ces gens qui, même s’ils s’en défendent officiellement, visent ni plus ni moins que l’indépendance de l’île et multiplient depuis des semaines les provocations à l’égard de la capitale. On se souvient en effet que, le 17 décembre dernier, lors de la double élection du président de « l’Assemblée de Corse » et du patron du « conseil exécutif », Talamoni n’avait pas hésité à prononcer une bonne partie de son discours en corse et avait évoqué le « premier gouvernement national depuis le XVIIIe ».
Invité lundi matin sur France Info, il est revenu à la charge, expliquant tranquillement à des milliers d’auditeurs que la France est… « un pays ami » ! Et au journaliste qui lui demandait s’il n’était pas un élu de la République française, Talamoni, qui a retiré le drapeau français de son bureau, de répondre : « Je suis un élu de la Corse. »

Une reculade de plus

Bref, venus lundi avec des revendications auxquelles l’exécutif avait déjà dit non, Simeoni et Talamoni auraient, selon toute logique, dû se voir opposer une fin de non-recevoir de la part de Valls qui rappelait, pas plus tard que le 30 décembre, qu’« il n’y a qu’une seule nation, la nation française » et qu’« il est hors de question de revenir là-dessus ».

Or, non content d’accorder près de deux heures d’entretien à ces compagnons de route des assassins du préfet Erignac, Valls est donc allé jusqu’à accepter la création de trois groupes de travail devant marquer « l’ouverture d’un dialogue ».

Les fameuses « lignes rouges » qui « ne peuvent pas être discutées » évoquées par le Premier ministre lors de son passage sur TF1 le 23 décembre dernier semblent donc bien parties pour l’être. Et les indépendantistes l’ont bien compris, qui avertissent déjà que, si l’amnistie de leurs terroristes n’est pas accordée, ils s’adresseront directement à Bruxelles.

Franck Delétraz

Régionales : Qui est Gilles Simeoni, le nouvel homme fort de Corse

18/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
À 48 ans, Gilles Simeoni devient le nouveau président du conseil exécutif corse, l’équivalent du président de région, avec 35,34% des voix aux élections territoriales. Célèbre en Corse pour avoir défendu Yvan Colonna, condamné à perpétuité pour l’assassinat du préfet Claude Érignac, Gilles Simeoni a connu une ascension politique fulgurante. Elu maire de Bastia lors des élections municipales de 2014, il est dorénavant l’une des figures politiques fortes de l’île.

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