[vidéo] Élisabeth Lévy au sujet de Philippe Ballard : “Un journaliste se présente avec le RN. Ça montre la banalisation du RN”

Philippe Ballard

29/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le présentateur de LCI a mis un terme à 37 ans de carrière journalistique pour se lancer dans la bataille des élections régionales, aux côtés du candidat du Rassemblement National (RN) en Île-de-France, Jordan Bardella. Philippe Ballard a donc quitté la chaîne d’information qu’il avait rejoint en 1994.

Ce 29 avril, sur Sud Radio, Élisabeth Lévy a donné son point de vue sur cette affaire. Pour elle, “Ça montre la banalisation du RN”.


Élections, reculer pour mieux museler – Mais comment font nos voisins européens ?

élections covid

Déjà repoussées à l’automne dernier du mois de mars à celui de juin, les élections départementales et régionales, qui doivent normalement se tenir les 13 et 20 juin prochains, vont-elles être à nouveau reportées pour cause de COVID-19 ? Si le Conseil scientifique, tout en insistant lourdement sur le « très grand risque » qu’il y aurait à maintenir ces scrutins, a officiellement refusé lundi de se prononcer sur le sujet, le chef de l’Etat a quant à lui déclaré attendre que le gouvernement lui remette ce jeudi son rapport puis d’avoir consulté les différentes formations politiques du pays avant de trancher définitivement sur cette question. Un « suspense », et surtout un possible nouveau report des élections, qui n’en finissent plus d’agacer l’opposition de droite comme de gauche, qui souligne à juste titre que plusieurs de nos voisins européens ont, eux, maintenu leurs consultations, et insistent avec raison sur le fait que l’actuelle pandémie ne peut indéfiniment « geler » la vie démocratique de notre pays.

La légitime colère de l’opposition

C’est le cas notamment de dix présidents de région, de droite comme de gauche, dont le président LR de l’Association des Régions de France, Renaud Muselier, qui, le 21 mars dernier, ont exprimé dans une tribune publiée par la presse leur opposition à un nouveau report, en précisant que « nous ne pouvons pas suspendre la démocratie à un retour à la normale alors même que tout le monde s’accorde à penser qu’il faudra s’habituer pour longtemps à vivre dans un nouveau contexte sanitaire ». Ou encore de Julie Bayou, responsable d’EELV, qui a expliqué mardi qu’« aucun des treize pays européens concernés par une élection n’a reporté ». Une affirmation cependant inexacte puisque, le 11 mars dernier, le gouvernement italien a officiellement annoncé le report à l’automne 2021 d’une série d’élections locales, dont celle des maires de grandes villes, initialement prévues en juin, en raison de l’aggravation de la situation sanitaire chez nos amis transalpins. Même chose en Grande-Bretagne, où le gouvernement de Boris Johnson a décidé le 12 mars de reporter d’un an les élections locales qui devaient se tenir dans une partie des municipalités du pays, et notamment à Londres, le 7 mai prochain.

La crise sanitaire pour prétexte

Toutefois, respecter le calendrier électoral, et donc la démocratie, en pleine période d’épidémie sans provoquer une catastrophe sanitaire est parfaitement possible, comme nous l’ont récemment montré plusieurs de nos voisins européens. A commencer par l’Allemagne, où les élections régionales dans le Bade-Wurtemberg et en Rhénanie-Palatinat se sont déroulées comme convenu mi-mars, et où le gouvernement n’envisage pas à cette heure de reporter les élections législatives prévues dans six mois. Pareil pour l’Espagne qui, bien que très touchée par l’épidémie de COVID, a quand même maintenu mi-février l’élection du parlement de Catalogne. On pourra encore citer l’exemple du Portugal qui, bien qu’étant à l’époque en plein confinement général et particulièrement strict, a malgré tout maintenu fin janvier son élection présidentielle. Autrement dit, plus qu’une affaire de sécurité sanitaire, le respect ou non par le gouvernement du calendrier démocratique est d’abord et avant tout une affaire politique. Mais l’on comprendra aisément que certains, comme notre gouvernement, n’hésitent pas à prétexter de la crise pour éviter d’essuyer une nouvelle déroute électorale…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 31 mars 2021

Le Parti Socialiste lutte contre le Front National… à coup de subventions

03/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Un reportage de France 2 a dévoilé comment le groupe socialiste à l’Assemblée nationale a utilisé une partie de sa réserve parlementaire pour financer la Ligue de l’Enseignement, un réseau d’associations ouvertement hostiles au Front National.
À titre d’exemple, lors des élections régionales, ils avaient appelé à faire barrage au Front National, un parti qui renvoie « aux années les plus soooombres de l’histoire de notre pays ».
Le groupe PS ne s’est pas caché de vouloir abonder un fonds « qui sera destiné au soutien du tissu associatif dans les communes administrées par le Front National ».
Les élus socialistes ont ainsi été invités à donner au moins 1 000 € à la Ligue de l’Enseignement « dont le Parti Socialiste est proche » a précisé France 2. Sauf avis contraire, l’allocation de 1 000 € serait réalisée automatiquement. Au final, 201 députés sur 287 ont accordé une partie de leur réserve parlementaire, pour un montant total de 268 300 €.


Que veut le peuple de droite ?

Source : Polémia
Une très intéressante enquête de Polémia sur les aspirations du « peuple de droite », qui fait bien ressortir les points de convergence entre les électeurs de partis de la droite parlementaire et de la droite nationale. Nous vous livrons les éléments clefs par grands thèmes (immigration, famille, Europe, économie, social, laïcité, réforme de l’État,
Sécurité et défense et vous renvoyons au site de Polémia pour l’analyse détaillée de chaque point.

Parmi les Français, les sympathisants du Front national et de l’UMP, aujourd’hui Les Républicains, ont des opinions voisines sur beaucoup de sujets. Ces deux groupes, lorsqu’on les interroge, sont souvent plus proches l’un de l’autre qu’ils ne le sont des électeurs de gauche. Les sympathisants des partis dits du centre, UDI et Modem se rapprochent, à un moindre degré, des électeurs du Front national et des Républicains.

Ce « peuple de droite », formé de deux composantes — une droite populiste, autour du Front national, une droite « classique », celle des Républicains et de leurs alliés centristes — est aujourd’hui, de loin, la force électorale dominante sur l’échiquier politique. Au sein de cette force, l’électorat du Front national est en voie de devenir prépondérant.
Quel serait le programme politique correspondant aux souhaits du peuple de droite ? Pour le savoir, il faut sélectionner sondage après sondage, les propositions auxquelles adhèrent une majorité d’électeurs du Front national et des Républicains. Certaines d’entre elles recueillent aussi l’approbation d’une majorité ou d’une part substantielle des électeurs de gauche. D’autres propositions sont plus clivantes entre la droite et la gauche. Quel que soit le cas de figure, c’est avec de telles propositions que devrait être bâti un programme politique présidentiel capable de rassembler le peuple de droite au-delà de chacune des deux forces qui le composent.

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Apartheid au conseil régional : personne ne veut s’asseoir à côté des élus FN

Source : Boulevard Voltaire
Il y en a pour qui accepter les règles de la démocratie n’est pas chose simple.

Il y en a pour qui accepter les règles de la démocratie n’est pas chose simple. De ces partis politiques pourtant autoproclamés héritiers des valeurs de la République. À s’en attribuer le patronyme. Républicains.
Les élections régionales ont vu entrer des conseillers régionaux FN par dizaines dans des hémicycles peu enclins à partager leur terrain de jeux, et l’aller-retour entre les déclarations de principe et la mise en place de la volonté des urnes tourne au cul-de-sac.
Ainsi, pour la première session du conseil régional d’Île-de-France présidée par Valérie Pécresse, les élus FN ont eu la surprise de voir les sièges autour d’eux vacants.
Isolés de leurs homologues Les Républicains par quatre places laissées vides entre le rang de la majorité et celui des élus frontistes.

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Corse : Valls recule

19/01/2016 – POLITIQUE (Présent 8527)

Lundi, Valls recevait à Matignon les deux indépendantistes Simeoni et Talamoni, respectivement présidents du « conseil exécutif de Corse » et de « l’Assemblée de Corse », afin de discuter d’une éventuelle révision de la Constitution qui permettrait à l’île d’acquérir l’autonomie. Une rencontre lors de laquelle le Premier ministre, tout en affichant son désaccord, a quand même concédé la création de trois « groupes de travail » portant sur la langue corse, les questions foncières et les institutions de l’île.
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Provocations incessantes

Une décision qui constitue une première victoire pour ces gens qui, même s’ils s’en défendent officiellement, visent ni plus ni moins que l’indépendance de l’île et multiplient depuis des semaines les provocations à l’égard de la capitale. On se souvient en effet que, le 17 décembre dernier, lors de la double élection du président de « l’Assemblée de Corse » et du patron du « conseil exécutif », Talamoni n’avait pas hésité à prononcer une bonne partie de son discours en corse et avait évoqué le « premier gouvernement national depuis le XVIIIe ».
Invité lundi matin sur France Info, il est revenu à la charge, expliquant tranquillement à des milliers d’auditeurs que la France est… « un pays ami » ! Et au journaliste qui lui demandait s’il n’était pas un élu de la République française, Talamoni, qui a retiré le drapeau français de son bureau, de répondre : « Je suis un élu de la Corse. »

Une reculade de plus

Bref, venus lundi avec des revendications auxquelles l’exécutif avait déjà dit non, Simeoni et Talamoni auraient, selon toute logique, dû se voir opposer une fin de non-recevoir de la part de Valls qui rappelait, pas plus tard que le 30 décembre, qu’« il n’y a qu’une seule nation, la nation française » et qu’« il est hors de question de revenir là-dessus ».

Or, non content d’accorder près de deux heures d’entretien à ces compagnons de route des assassins du préfet Erignac, Valls est donc allé jusqu’à accepter la création de trois groupes de travail devant marquer « l’ouverture d’un dialogue ».

Les fameuses « lignes rouges » qui « ne peuvent pas être discutées » évoquées par le Premier ministre lors de son passage sur TF1 le 23 décembre dernier semblent donc bien parties pour l’être. Et les indépendantistes l’ont bien compris, qui avertissent déjà que, si l’amnistie de leurs terroristes n’est pas accordée, ils s’adresseront directement à Bruxelles.

Franck Delétraz

Le vote FN progresse dans la fonction publique

12/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

Selon une étude du Cevipof, concernant les choix politiques de la fonction publique, 51,5 % des policiers et militaires voulaient voter pour le Front National avant les élections régionales, contre 30 % en 2012. Dans la fonction publique hospitalière, ce vote passe de 19 à 26 % quand chez les professeurs et enseignants, il reste sous les10 %. Sur le total de la fonction publique, il passe de moins de 20 % en 2012, à 24,6 % en 2015. Le Cevipof en conclut que cela « conduit à relativiser l’argument selon lequel le vote FN serait la marque politique des salariés précaires ou en danger de perdre leur emploi comme des personnes peu diplômées ».

La haine de nos élites

07/01/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Dire aujourd’hui que nos élites européennes nous ont abandonnés ne relève vraiment plus d’une idée farfelue. Affirmer que nos dirigeants déconstruisent patiemment nos territoires charnels, au nom de l’utopie multiculturaliste, ne peut plus être considéré comme une ineptie. Il faut que nous prenions conscience que le changement ne peut plus venir de ceux qui nous trahissent.

Au niveau du « grand foutage de gueule », nous pouvons reconnaître que l’année 2015 fut un excellent cru ! Les attentats à Paris n’ont fait que confirmer l’échec cuisant de notre « vivre ensemble » symbolisé par un communautarisme de plus en plus sectaire et par une islamisation de plus en plus forte des sociétés européennes. Le mensonge des autorités européennes sur l’invasion de masse que subit notre continent, en faisant passer des clandestins pour des réfugiés, n’est que l’aboutissement d’une logique mise en place depuis plus de trente ans par notre classe politique hors-sol. Assister, sans que cela n’éveille un début d’indignation, au lynchage médiatique du Front National, considéré par certains comme la principale menace pour notre pays et considéré par d’autres comme une formation politique proche de Daesh, fut un moment assez troublant pour comprendre finalement que l’État français est réellement entré en guerre. En guerre non pas contre l’islamisme comme il le laisse trop souvent entendre, mais contre son propre peuple qui a osé voter massivement pour un parti patriote !

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Tapie : le retour !

Tapie : le retour !
21/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)

Il ne manquait plus que lui ! C’est la nouvelle de ce week-end : Bernard Tapie revient en politique. Il ne dépareillera pas le tableau de la décomposition ambiante, il en serait même la cerise sur l’indigeste gâteau.

Et pourquoi ce cheval de retour veut-il labourer de nouveau le terrain ? Pour célébrer le 20e anniversaire de la mort de son mentor Mitterrand qui en fit un ministre ? Apparemment non, c’est pour se lancer dans une action sans doute trop négligée à ses yeux par la classe politique : taper sur le Front national.
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Voilà qui est original ! Il est persuadé que, pour ce lynchage permanent, on avait encore besoin de sa grosse voix et de ses petits poings. Car, lui aussi, il a peur que les chemises brunes ne s’abattent sur le pays, les élections régionales lui ayant été « un signal d’alarme ».

À ce signal, un Tapie peut-il rester indifférent ? Nullement, comme toute la classe politique il veut « faire barrage ». Et d’exhiber ses états de service d’ancien combattant contre le Front. N’a-t-il pas traité les électeurs FN de « salauds » en 1992, montrant ainsi toute la délicatesse éthique de sa pensée ?
Cela n’a pas empêché les médias, il est vrai, de le décorer au champ « d’honneur » de la lutte anti-frontiste après son débat, en 1994, avec Jean-Marie Le Pen qu’il aurait terrassé de sa gouaille ! Las ! Moins d’un an plus tard, loin d’être à terre, le Front national triomphait aux municipales de 1995 dans trois villes importantes, Toulon, Marignane, Orange, tandis que Tapie, qui voulait conquérir Marseille, en a été empêché à cause d’énièmes ennuis judiciaires. Venant de sortir de prison à cause de l’affaire Valenciennes-OM, il ne voulait pas y retourner, c’est humain…

Mais l’affairiste a une autre raison de renouveler le don de sa personne à la politique : le chômage qui lui fend le cœur, surtout depuis les régionales, avant c’était moins grave. Ce qui le chagrine, c’est celui des jeunes, celui des seniors, plus massif et plus long, le laisse de marbre.
C’est que 34 % des 18-30 ans se sont prononcés pour le Front national et Tapie croit aussi que le vote FN s’inversera en même temps que la courbe du chômage, toujours promise et sans cesse différée. Il entend rendre « illégal » le chômage des jeunes, il avait même naguère déposé un projet de loi dans ce sens, mais le gouvernement socialiste d’alors n’avait pas cru devoir faire sienne cette idée si simple et si géniale qu’on se demande pourquoi ne pas l’étendre à tous.

On a bien compris que cette haine renaissante pour le Front national et sa nouvelle croisade pour l’emploi des jeunes ne lui sont pas seulement une cure de jouvence. Il s’agit d’habiller de motifs jugés politiquement corrects un sordide règlement de comptes. L’arbitrage de 404 millions en sa faveur ayant été annulé dans l’affaire Adidas-Crédit Lyonnais, il doit rembourser et pleure misère.
Mais exiger le recouvrement, ça dépend du « gouvernement », assure-t-il, il « n’est pas obligé d’exécuter un jugement infamant ». Et s’il le fait ? « S’ils veulent la guerre, ils font l’avoir. » Son retour veut donc être une arme de dissuasion pour rappeler que son pouvoir de nuisance est intact.

Guy Rouvrais

Régionales : Qui est Gilles Simeoni, le nouvel homme fort de Corse

18/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
À 48 ans, Gilles Simeoni devient le nouveau président du conseil exécutif corse, l’équivalent du président de région, avec 35,34% des voix aux élections territoriales. Célèbre en Corse pour avoir défendu Yvan Colonna, condamné à perpétuité pour l’assassinat du préfet Claude Érignac, Gilles Simeoni a connu une ascension politique fulgurante. Elu maire de Bastia lors des élections municipales de 2014, il est dorénavant l’une des figures politiques fortes de l’île.

Les nationalistes corses en force au conseil territorial, à deux sièges de la majorité absolue

17/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Les nationalistes ont crevé et bousculé tous les codes établis à l’occasion des élections territoriales. Traditionnels ou progressistes, les grands courants nationaux ont semblé totalement usés et dépassés.
Les Corses ont en effet décidé d’engager leurs pas sur une voie inédite.

Mais quelles sont les caractéristiques idéologiques et historiques de ce courant ?
Ce courant relativement inclassable même s’il a une essence plutôt « activiste » et contestataire face au pouvoir central parisien est né à la fin des années 60.
Sous bien des aspects, le nationalisme en Corse est bien plus radical que le Front National et ne se cache pas d’être identitaire.

Comment ce mouvement a priori peu structuré et issu de la lutte armée a-t-il pu réaliser ce succès électoral ?
Cette première grande victoire des nationalistes est le fruit du pragmatisme, d’une puissante dynamique militante, notamment auprès de la jeunesse, ainsi que du consensus entre autonomistes et indépendantistes…
Elle ouvre clairement la voie à une recomposition du paysage politique insulaire.
André Fazi, enseignant à l’université de Corse de Corte précise « Après des dizaines d’années de violence clandestine cette stratégie a amené les électeurs n’ayant pas vraiment la fibre nationaliste à voter pour eux ».

Mais ce pragmatisme a été porté par un fort activisme dans l’assemblée sortante ?
En effet, il s’est illustré durant cinq ans par de nombreuses initiatives des 15 élus nationalistes (sur 51), à l’origine de la plupart des réformes votées. Elles concernent notamment la co-officialité de langue corse, l’instauration d’un statut de résident pour juguler la spéculation, d’une fiscalité adaptée et l’adoption d’une collectivité unique.

La collectivité territoriale de Corse, qui possède des pouvoirs plus étendus que les régions continentales, doit en effet être fusionnée en une collectivité unique avec des départements de Corse-du-Sud et de Haute-Corse en janvier 2018. Un nouveau scrutin sera alors organisé.

Notons que le Front National qui réalise systématiquement des scores spectaculaires lors des élections nationales (notamment présidentielles) a fait élire deux conseillers territoriaux, une première.

Au lendemain des régionales, on ne change rien !

16/12/2015 – POLITIQUE (Présent 8505)

C’est le changement !
Au lendemain des régionales, le Premier ministre a saisi « l’injonction » des urnes : « agir, sans relâche, plus vite » contre le chômage. À cette fin, son gouvernement va « mettre le paquet » dès janvier, car « il y a urgence », et ce grâce à « un plan massif. » On croyait que, déjà, Manuel Valls faisait tout pour l’emploi, tout le possible et même l’impossible.
Or il faut croire que, jusqu’au 13 décembre, il ne mettait pas « le paquet », il en avait encore sous le coude. Il pouvait faire plus encore, mais il attendait le verdict des régionales pour décupler d’énergie. Merci qui ? Merci le Front national qui, s’il n’avait pas conquis 6 800 000 suffrages, aurait dispensé l’hôte de Matignon de sortir de « nouvelles » mesures de son chapeau de magicien.
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Telle est la « méthode » Valls : prendre, après un événement retentissant, les décisions qu’il aurait pu adopter avant, ce qui était le cas aussi pour le terrorisme. Bien entendu, pour ce qui est de ce nouveau « plan massif » pour l’emploi lancé à la hâte dans l’affolement, il ne s’agit que de faire croire, une fois plus, que « rien ne sera plus comme avant » et que le pouvoir a « entendu le message des Français. »
Il y a trente ans que ça dure ! Depuis le « coup de tonnerre de Dreux, en 1984, à celui de 2002, en passant par les élections régionales de 1998. Droite et gauche confondues nous annoncent qu’elles ont compris et que ça va complètement changer. Familièrement, on appelle ça des promesses d’ivrogne, après une cuite carabinée, on assure que, cette fois, c’est promis juré, on ne touchera plus à la dive bouteille. Et puis…

Ainsi, quand le vent du boulet s’est éloigné, nos politiques retournent à leur mangeoire et à leurs jeux politiciens. Sarkozy et Hollande et les autres ne songeant qu’à la manière dont ils pourraient rebondir pour la présidentielle. Tout est et sera donc comme avant.

Cela leur permet d’éviter de s’interroger sur les raisons profondes de la colère des Français. Le chômage ? Certes, c’est un mal au flanc de la société française depuis trop longtemps. Mais il ne saurait à lui seul tout expliquer. Le vote Front national ne se réduit pas à une protestation contre l’impuissance du pouvoir vis-à-vis du chômage, il n’en est qu’une des composantes.
Il y a plus de trois millions de chômeurs en France et le double d’électeurs frontistes. Quand Jospin, en 2002, a été battu au premier tour par Jean-Marie Le Pen, un million d’emplois avaient été créés de 1995 à 2002, grâce à l’embellie mondiale. Aujourd’hui, au Danemark où le taux de chômage est deux fois moins important qu’en France, le parti “populiste” est le premier du pays avec 26,5 % des voix. Même chose en Suisse, où il n’y a que 3,3 % de chômeurs. La mondialisation, certes, détruit des emplois en Occident, mais elle ne fait pas que ça, elle dénature nos valeurs chrétiennes, notre identité nationale, par l’immigration légale comme illégale et le métissage des cultures.

D’où le cri des électeurs frontistes, qui n’est pas d’abord “Halte au chômage !”, mais “On est chez nous !” C’est cela que les politiciens installés ne veulent pas entendre, tout en prétendant qu’ils nous ont compris.

Guy Rouvrais

Alain de Benoist : « Manuel Valls s’est transformé en sergent recruteur de Christian Estrosi ! »

Source : Boulevard Voltaire

“Front national, un perdant qui pèse lourd”, titre Le Parisien, tandis que le député FN Gilbert Collard se félicite d’une “défaite victorieuse”. Votre avis ?
Le Front national n’a certes emporté aucune région, mais l’important n’est pas là. L’important est qu’il continue à progresser à chaque élection. Les régionales n’ont pas fait exception. La barre des 40 % a été enfoncée dans plusieurs régions, et le mouvement de Marine Le Pen est désormais assuré d’avoir plus de 350 conseillers régionaux (ce qui résout au passage le problème des parrainages pour la présidentielle).
Le fait essentiel est qu’un parti qui a contre lui la gauche et la droite, tous les grands partis de gouvernement, tous les grands journaux, toutes les stations de radio et de télévision, sans oublier les ligues de vertu, le show-business, le CRIF, le MEDEF et le Grand-Orient, Pierre Gattaz, BHL et Dany Boon, n’en est pas moins en passe de réunir les votes de près d’un Français sur deux. Bref, plus on met en garde les Français contre le FN, et plus ils votent pour lui, ce qui montre à qu’ils ne croient plus rien de ce qu’on leur dit, et à quel point leur colère et leur dégoût sont immenses.

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Alain de Benoist sur le clivage droite-gauche

15/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
De nombreux intellectuels et des hommes politiques affirment que le clivage droite-gauche doit être dépassé pour laisser la place aux « vrais débats ». Alain de Benoist et ses invités vont au fond des choses.

Selon un sondage CEVIPOF de 2014 , 73 % des Français récuseraient aujourd’hui la pertinence des notions de droite et de gauche. Face à l’immigration, aux enjeux écologiques et identitaires, à la contestation de la famille traditionnelle ou à la financiarisation de l’économie mondiale, devons-nous désormais penser la politique au-delà de ce clivage ?

Pour apporter des éléments de réponse à cette vaste question, Alain de Besnoit et Olivier François reçoivent :
— Marco Tarchi, politologue italien, professeur à l’université de Florence et chef de file de la « Nouvelle Droite » transalpine.
— Vincent Coussedière, professeur agrégé de philosophie, auteur d’Éloge du populisme (Elya éditions)
— Paul-Marie Couteaux, essayiste, ancien député européen.
— Christophe Geffroy, journaliste, directeur de la revue La Nef.

Un débat riche et intense, qui dépasse bien sûr les questions politiciennes pour aller au fond des choses. À noter toutefois pour ceux qui s’intéressent au positionnement politique des partis des remarques intéressantes de Paul-Marie Couteaux sur le FN et son incapacité à élargir suffisamment sa base pour espérer prendre le pouvoir. Des remarques qui résonnent de façon particulière au lendemain du second tour des régionales.


https://www.youtube.com/watch?v=-rZHeyR-ReE

36 h après les résultats, retour sur les résultats des élections régionales

Marion Le Pen : pour une immunité diplomatique réservée aux seuls diplomates

15/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Encore une fois, les élections régionales auront donné lieu à leur lot de commentaires dimanche soir. 36 heures après, le temps est venu de tirer les grandes conclusions de ce scrutin.

Le Front National atteint un sommet historique
Le premier tour avait déjà consacré la percée du parti de Marine Le Pen. Le Front était dimanche dernier le premier parti de France. Ce dimanche, le FN n’a gagné aucune région. Ses résultats n’en sont pas pour autant moins impressionnants. 800 000 voix de gagnées entre les deux tours. Soit 6 millions 800 000 électeurs. Plus que pour Marine Le Pen aux dernières élections présidentielles. Au final, le FN aura triplé le nombre de ses conseillers régionaux.

Il semblerait que ce soient les discours sur l’identité et les valeurs traditionnelles qui séduisent le plus l’électorat FN
Marion Maréchal-Le Pen en a été le porte-étendard durant cette campagne. Il n’y a qu’elle qui dépasse les 45 %. Il n’y a que dans le Vaucluse, son fief, que le FN dépasse les 50 % sur l’ensemble du département. À l’inverse, Wallerand de Saint Just qui a tenu une ligne moins affirmée, est le seul candidat FN à avoir perdu des voix entre les deux tours.

On retrouve d’ailleurs cette même tendance chez les candidats Les Républicains
En effet, tous les candidats ayant gagné face au PS l’ont fait en s’affirmant clairement avec La Manif pour tous : Valérie Pécresse, Bruno Retailleau ou encore Laurent Wauquiez. Ce dernier, le plus affirmé, a par ailleurs le résultat le plus élevé avec plus de 40 % des scrutins.

Bien aidé par les médias, le système se maintient…
Robert Ménard évoquait « Une semaine de matraquage nord-coréen ». Ce matraquage s’est fait ressentir. Dans la baisse massive de l’abstention déjà. Et dans le report très supérieur à ce qu’il est habituellement, des voix socialistes sur les candidats Les Républicains.
On retrouve donc un scénario que nous connaissons déjà bien trop… une première place au premier tour, relégués au second rôle après le deuxième…

Débiteurs des socialistes

15/12/2015 – FRANCE (Présent 8504)

Ça n’aura pas traîné : la « droite », leur infini débiteur, doit déjà passer à la caisse. Le Parti socialiste qui n’a pas fini de nous bassiner avec son « sacrifice citoyen » dans le Nord et en PACA (où leurs candidats n’atteignaient pas les 20 % au premier tour) demande des garanties et des gages aux Républicains. « Leur victoire, grâce à la gauche, les engage », a déclaré sur un ton comminatoire le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, dès le lendemain du premier tour.
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Et il a les moyens de tout se permettre : Cambadélis somment Les Républicains de sortir de leur « ambiguïté » vis-à-vis du Front national : « La droite républicaine ne peut plus rester dans cette brume des mots et le brouillard des idées, dans cette droite qui veut à la fois le soutien des républicains [NDLR : de gauche] et du FN. » Avant de menacer lundi matin : « J’espère que nous n’entendrons plus ce que nous avons entendu avant l’élection. » L’ancien trotskyste lambertiste entend aussi contrôler leur discours.

Qu’il se rassure, si certains chez Les Républicains risquent de ne pas apprécier de se mettre sous les ordres du troisième parti de France, d’autres ont devancé l’appel et courent au-devant avec joie : Christian Estrosi et Xavier Bertrand ont promis un conseil parallèle où siégeraient les députés UMPS sans le FN, entre gens convenables…

« Un conseil territorial qui permette à ceux qui ont fait le sacrifice de ne pas être candidats au second tour par esprit républicain, de pouvoir s’exprimer et se prononcer sur la vie de la collectivité », a déclaré Estrosi. Tandis que Bertrand promettait : « Le PS travaillera avec le Conseil régional. » Et qui va financer ces conseils et structures parallèles et antidémocratiques ? On avait pourtant réussi à se débarrasser complètement de la gabegie et de la corruption socialistes dans ces deux régions, le résultat le plus magnifique de ces élections, il faut qu’ils nous les ramènent par la grande porte !

Mais qu’ils se regroupent donc une bonne fois pour toutes en une seule formation (ce n’est pas pour ce qui les sépare…) un seul et unique parti qu’ils n’ont qu’à renommer une fois de plus et où ils pourront s’étriper en famille et trahir leurs électeurs à ciel ouvert.

Caroline Parmentier

Les patriotes pestiférés !

14/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Désormais, nous devons être lucides. Du fait que la France a déjà tellement changé, il sera très compliqué pour un parti patriote d’être convenablement représenté dans une assemblée locale ou nationale. Une grande partie des Français est tellement devenue individualiste, hédoniste, fataliste, adepte du multiculturalisme et indifférente au mot patrie qu’il sera plus qu’improbable de voir le Front National gagner une élection sans que notre pays soit malheureusement au bord du chaos.

Sans aucune contestation possible, le Front National est le premier parti de France. Ce parti patriote, capable de défendre l’identité française ancrée dans son héritage européen, rassemble les voix de près de 30 % de Français ! Aujourd’hui, d’un point de vue électoral, il est la seule formation politique française à s’opposer à la mondialisation, à la perte de souveraineté de notre nation, à l’immigration de masse, à l’islamisation de nos territoires et à la communautarisation de notre espace national.
Face à l’esprit de culpabilisation et de repentance qui anime la quasi-totalité de nos élites et face au Grand remplacement et au Grand métissage voulus par l’ensemble de la classe politique, il est le seul parti à vouloir défendre une France fière de son héritage et de son histoire. Dans une Europe dirigée par des technocrates apatrides, devenus avec le temps membres d’une oligarchie déconnectée des intérêts nationaux, le Front National propose une alternative patriote à la déconstruction des nations européennes et à la dissolution de la civilisation européenne dans une globalisation défendue avec pugnacité par l’ensemble des partis dits de gouvernement.

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L’éternel retour de la « diabolisation » : la victoire des médias de propagande

Source : Boulevard Voltaire
Il est vain de rêver à un changement tranquille. C’est un bouleversement qui est nécessaire.

Il a été de bon ton de croire que la diabolisation du FN venait des soupçons d’antisémitisme qui pesait sur Jean-Marie Le Pen. Nous savons désormais que c’est faux.
Explications.

En mars 2015, Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), a déclaré que sur le sujet de l’antisémitisme Marine Le Pen était « irréprochable » ce qui n’était pas le cas de son père. Depuis « l’irréprochable » Marine Le Pen a exclu Jean-Marie Le Pen du FN. Pourtant à une semaine du premier tour des régionales, c’est Roger Cukierman qui a donné le signal de départ de la campagne anti-FN en déclarant « qu’il n’était pas possible pour un juif de voter FN ».

D’autres oligarques ont suivi : Keller le Grand maître du Grand Orient de France a appelé à faire barrage au FN au nom de la République, malgré le discours sincèrement républicain des dirigeants du FN. Mais il est vrai qu’aujourd’hui les « valeurs républicaines » n’ont plus rien à voir avec la Res Publica. C’est juste le nouveau mot pour dire « politiquement correct ».

Sans craindre la contre-performance, Gattaz le patron du MEDEF a tonné contre le programme économique du FN alors que celui-ci veut développer la formation professionnelle et l’apprentissage dans les régions, qui est l’intérêt des TPE/PME.
Et tous les médias de propagande subventionnés ont pris le relais. Dans une campagne d’ahurissement exemplaire entre les deux tours.

Cela s’explique : le FN s’oppose frontalement au MIM – le mondialisme immigrationnisme marchand – que défend la superclasse mondiale partout dans le monde. Logique dans ces conditions que la section française de la superclasse mondiale diabolise le FN !

Entre le peuple et l’oligarchie qui le trahit et l’ahurit, le conflit est inévitable.

Il est vain de rêver à un changement tranquille. C’est un bouleversement qui est nécessaire.

Jean-Yves Le Gallou