Le FN, cette maladie…

Le FN, cette maladie...

26/03/2014 – Tribune du blogueur “À moy que chault !” – Lorsque l’on entend, à l’occasion d’une soirée électorale comme celle d’hier, les commentateurs politiques et autre spécialistes aussi autoproclamés qu’indéracinables évoquer le cas du mouvement de Marine Le Pen, on comprend bien que le Front National n’est pas un parti – avec des candidats, un programme, des projets et des électeurs pour souhaiter l’application de ceux-ci – mais bien un symptôme, le stigmate d’un mal aussi terrible qu’incontrôlable, une sorte de calamité supra-naturelle qui s’abat sur le pays comme la vérole sur le bas clergé et qu’on ne peut chercher qu’à endiguer et contenir à défaut de pouvoir l’éradiquer. Les titres des débats sont ainsi particulièrement éloquents : « Front National : A qui la faute ? » (Quel est l’enculé qui m’a refilé ce virus?), « Percée du FN : le malaise » (Vite, mes sels et un CD de Yannick Noah ou je tourne de l’œil !)… D’ailleurs le FN « monte », « grimpe », un peu comme une araignée sombre et velue souillant la peau immaculée de Marianne/Ivana Shevchenko…

Contrairement à celui de l’UMP et du PS, où même du Front de Gauche, l’électeur du FN n’est pas un citoyen éclairé et responsable qui, en bon démocrate, choisit en son âme et conscience un candidat qui lui semble être le plus à même de servir efficacement et honnêtement l’intérêt général. Non, c’est un individu « en souffrance », guidé par ses peurs et ses « phobies », qui exprime sa « protestation » au travers d’un « cri de détresse » adressé au camp du Bien dont il ne s’exclut que temporairement, dans l’attente d’être « entendu » par les tenants de l’esthablissement qui le sodomisent affectueusement et républicainement depuis 40 ans mais qui sont tout à fait fait prêt à changer la couleur ou le goût de la capote. Bref, ce sont des sortes d’ados en révolte doublés de malades dépressifs pour qui on remplacerait bien l’isoloir par un cabinet de psy. En attendant la cellule capitonnée.

Crédit photo : John from Canberra via Flickr (cc)

L’abstention, grand chiffre des municipales

L'abstention, grand chiffre des municipales

26/03/2014 – PARIS (NOVOpress / Bulletin de réinformation) – 51,3 %, ce chiffre qui fait majorité, ce sont les Français qui ont refusé d’aller voter dimanche dernier. L’abstention, c’est bien ce chiffre qui a été omis par tous les analystes. D’autres chiffres en effet ont été analysés : le score de Steeve Briois à Hénin‑Beaumont, ou celui de Robert Ménard à Béziers, celui de Florian Philippot à Forbach, l’éventuel retour de la droite à Paris, le candidat PS réélu à plus de 65 % à Tulle, soi‑disant fief de François Hollande, président de la République…

Les analystes interprètent le vote Front national comme un vote anti-système. Que pourraient‑ils dire des millions de voix qui ont refusé de s’exprimer ? L’abstention est en effet cinq fois plus nombreuse que les suffrages recueillis par le Front national. L’abstention augmente d’année en année et a gagné deux points par rapport au dernier scrutin. Au fil des affaires, de Karachi à Cahuzac, le désintérêt des Français pour la vie politicienne n’a fait que s’accentuer. Les dirigeants français, grands donneurs de leçons de démocratie au monde entier, feraient bien de s’interroger sur l’état de cette même démocratie dans leur pays…

Crédit photo : julien_hillairet via Flickr (cc)