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Mis en difficulté, Jean-Frédéric Poisson plaide pour une France qui protège

14/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)
Nettement devancé par l’ex-sarkozyste puis ex-juppéiste puis ex-filloniste et désormais macroniste Aurore Bergé, soutenue par Alain Juppé, Jean Frédéric Poisson est mis en ballotage. Avec seulement 19 % des suffrages contre plus de 46 % pour Aurore Bergé, son score sera, selon toute vraisemblance, difficile à remonter !

En difficulté, le chef de file du PCD en a profité pour libérer sa pensée !

En effet, le député sortant s’est d’abord livré à un constat sans concessions : « C’est une gifle pour nous, très clairement. Je souhaite, à ce stade, vous répéter que pour nous, pour moi, c’est une baffe comme on en prend rarement en politique ».

Il poursuit : « Il est, d’une certaine manière, incompréhensible, dans ce contexte qu’après tant d’heures données au service de ce territoire, des habitants et des communes, tout le travail qui a été fourni ne soit pas reconnu dans les urnes ».

Jean Frédéric Poisson n’a toutefois pas économisé la sévérité de son analyse, pour critiquer lucidement la vie parlementaire à venir :

Nous sommes en face d’une forme de 18 brumaire démocratique, il est en train de se préparer à l’Assemblée nationale une domination sans précédent d’une formation politique dont le projet est flou, dirigé par un président de la République qui dévoile peu à peu ses intentions, qui muselle la presse, qui s’apprête à démanteler le code du travail, qui, effectivement, installe petit à petit un matraquage fiscal comme jamais nous n’en avons connu et en définitive, c’est ce projet que les Français choisissent aujourd’hui.

Face à cette perspective, Poisson esquisse sa vision politique :

Je veux une France qui protège les faibles, je veux une France qui soit attentive aux plus fragiles, je veux une France qui accompagne ses tissus locaux, dans laquelle les députés s’occupent de leur territoire parce qu’ils y sont enracinés.

Et l’ancien député de conclure par la devise de Charette : “Combattu, toujours ; battu, parfois ; abattu, jamais“.

Philippe Vardon

Philippe Vardon : « Les sans-voix deviennent des sans-vote »

14/06/2017 – ALPES-MARITIMES (NOVOpress) : Philippe Vardon, candidat (FN) dans la 3e circonscription des Alpes-Maritimes, s’est qualifié pour le second tour dans ce qui était jusqu’alors le fief de Rudy Salles, éliminé ! Il affrontera dimanche prochain le candidat de La République en marche. Celui qui est déjà conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) a accordé un entretien au quotidien Présent, que nous publions ci-dessous.

Philippe Vardon Présent— Dans la 3e circonscription des Alpes-Maritimes, réputée « difficile », vous voilà désormais au deuxième tour en duel face à un candidat LREM, c’est une première victoire ?

— J’ai en effet l’immense satisfaction de « sortir le sortant », Rudy Salles, député UDI élu depuis… 1988 ! Nous mettons ainsi fin à trente ans de mandat sans conviction et sans action pour ce très proche lieutenant de Christian Estrosi, dont il est l’adjoint à la ville de Nice, qui semblait considérer (il était encore extrêmement sûr de lui voici quelques jours) son mandat comme une rente et penser que le clientélisme le protégerait de tout. Je rajouterai que ce dernier n’est pas innocent non plus dans la mainmise communautariste et même islamiste sur des secteurs entiers de cette circonscription. En 2000, il était venu apporter son soutien à une prière de rue pour réclamer une « grande mosquée » à Nice et, quelques années plus tard, on pouvait le retrouver visitant tout sourire la mosquée principale de l’UOIF dans notre ville.

Comme il avait pu lui-même l’écrire, fort inélégamment, lors de l’annonce du retrait de la politique de Marion, souhaitons donc à Rudy Salles « Bon débarras ! »

— Le Front national dont vous êtes l’une des figures dans les Alpes-Maritimes a presque partout balayé les candidats LR. Bien qu’il s’en défende, le FN n’est-il pas devenu le réceptacle de la « vraie droite » ?

— Le FN est surtout le réceptacle, et c’est bien logique, de la vraie contestation du projet politique dangereux de Macron ! Nous sommes présents dans quatre circonscriptions au second tour (contre deux en 2012). Dans trois d’entre elles face à des candidats macronistes et dans la quatrième face à une candidate macrono-compatible puisqu’il s’agit de Marine Brenier, qui a hérité de la circonscription de Christian Estrosi et n’avait pas de candidat En Marche ! face à elle. Les candidats LR éliminés ont durement payé les ambiguïtés et compromissions de leur camp vis-à-vis du nouveau président.

— Ce premier tour a été marqué par une abstention historique, peu à peu le peuple de France semble décrocher, n’est-ce pas irrémédiable ?

— Les gouvernants qui se succèdent et se relaient ont tout fait pour cela : en menant les mêmes politiques, se détestant un jour pour s’embrasser le lendemain, démontrant jour après jour leur inaptitude à agir réellement, déléguant une partie de leur pouvoir à Bruxelles et enfermant le débat politique dans l’économisme et la gestion, là où nous devrions parler vision du monde et valeurs de civilisation.

Nous sommes sans doute parmi les derniers – avec Jean-Luc Mélenchon, reconnaissons-le – à réellement faire de la politique. Je crois qu’il n’y a rien d’irrémédiable, mais la fracture démocratique est profonde et les sans-voix deviennent trop souvent désormais des sans-vote…

— Vous avez axé votre intense campagne sur les thèmes de l’identité et de notre modèle civilisationnel, cette ligne doit-elle prévaloir sur les considérations économiques et sociales ?

— Si, bien entendu, la défense de notre identité est un axe cardinal de mon engagement, je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous concernant ma campagne. J’ai énormément défendu pendant celle-ci les commerces de proximité, l’artisanat, les petites et moyennes entreprises. Non seulement parce qu’ils constituent des poumons économiques, mais aussi parce qu’ils participent à faire vivre nos quartiers et communes et à leur garder un visage humain. Un quartier sans commerces, c’est aussi un quartier où l’insécurité se développe davantage par exemple. Tout est lié. Je crois que nous avons une vision du monde et un projet politique en découlant, articulé et cohérent. Nous devons le défendre dans son ensemble car c’est sans doute aussi une de nos forces.

— Vous abordez le second tour avec combativité, une victoire est-elle possible ?

— Il y a un mois il semblait impossible, dans cette circonscription qui n’est pas l’une des meilleures de notre département, de mettre fin à l’hégémonie estrosiste. Nous y sommes pourtant parvenus !

Le défi est désormais important, mais face à un candidat En Marche ! inconnu, sans aucune prise sur les problématiques de notre circonscription, je continue de mener une campagne au plus près de nos compatriotes.

Ils me connaissent et savent que demain, s’ils m’élisent, à l’Assemblée comme localement, je mettrai mon écharpe à leur service, avec une seule préoccupation : les défendre !

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant

Entretien paru dans Présent daté du 15 juin 2017

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Eric Zemmour : « Macron aura du mal à concilier le Puy du Fou et la Silicon Valley »

13/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Tu as voulu voir la VIe République ? T’as vu la Ve République ! », ricanait ce matin Eric Zemmour sur RTL, en commentant le résultat du premier tour des élections législatives : « La crise de régime annoncée s’est transformée en plébiscite. La Ve république est morte ? Vive la Ve République ! De Gaulle rit de se voir si beau en ce miroir. »

« Sa revanche, poursuit-il, est éclatante sur tous ceux qui crachaient sur sa tombe. Il avait déclaré la guerre aux partis ? Ils ont été exterminés. Il se moquait des hommes politiques, les politichiens comme il disait ? Ils ont été laminés et ils ne pourront pas revenir avec la loi qui interdira le cumul des mandats et qui plafonnera les possibilités de réélection. Il voulait un parlementarisme rationalisé pour que les querelles idéologiques si françaises n’empêchent plus le gouvernement de gouverner : grâce au scrutin majoritaire, le président Macron aura une majorité hégémonique alors que ses partisans n’ont recueilli que 32 % des suffrages, même pas 15 % des inscrits. »

Pour Eric Zemmour,

« Macron joue au petit roi et assume sans états d’âme l’esprit monarchique qui imprègne les institutions. C’est là encore un retour aux sources après que le pays a connu et subi deux rois qui avaient jeté la couronne dans le ruisseau. »

Car « Sarkozy comme Hollande furent deux désacralisateurs, deux déconstructeurs. Le premier au nom de l’argent, le second par un refus très soixante-huitard de toute verticalité. Et le peuple n’a pas aimé, le peuple s’est vengé. Le peuple a laissé faire Macron. »

Mais l’abstention, qui a atteint un sommet ?

« L’abstention fut certes massive mais ce fut une abstention de tolérance. »

Pour Eric Zemmour, le problème n’est pas là. Il est dans le fait que « la Ve République est fondée sur un Etat en majesté, un Etat souverain » et que « les institutions européennes lui ont depuis longtemps coupé les ailes. »

Conclusion :

« Macron aura de plus en plus de mal à être le roi de la France éternelle, et en même temps le patron de la start up nation, à concilier le Puy du Fou et en même temps la Silicon Valley. »

Et puis…

« En France, on aime tellement les rois qu’on montre parfois leur tête au peuple. »

Triomphe de Macron à l’Assemblée : vers le développement d’actions extra-parlementaires pour se faire entendre ?

13/06/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Dans un entretien accordé au site MSN, Jean Garrigues – historien et spécialiste de l’histoire politique contemporaine –, le triomphe probable des candidats d’Emmanuel Macron est totalement inédit et pose un grave problème de représentativité.

Pour ce professeur à l’Université d’Orléans et à Sciences Po, ce succès est incomparable :

Il n’y a pas d’exemple de majorité aussi vaste sous la Ve République. Avec 70 % des sièges, selon les projections des instituts de sondage, la vague de la République En Marche (REM) est au-dessus de celle des socialistes en 1981 et des vagues bleues de la droite, en 1968 et 1993. Surtout, il y a un découplage entre le pourcentage de voix obtenues au premier tour, 32 %, et la proportion de sièges, estimée à environ 70 %. Compte tenu de l’abstention historique de ce premier tour des législatives, le parti d’Emmanuel Macron obtiendrait cette majorité écrasante avec à peine 16 % des inscrits.

Par ailleurs, Jean Garrigues prévient que le manque de représentativité des patriotes pourrait susciter le développement de manifestations extra-parlementaires :

L’introduction de la proportionnelle se justifie pleinement, notamment par la nécessité de mieux représenter les deux partis d’extrême droite et d’extrême gauche. D’autant que l’électorat d’Emmanuel Macron est plutôt celui de la France qui réussit, urbain, cadres et professions libérales. Qui va représenter la France qui souffre et qui subit les dégâts de la mondialisation? Si elle n’entre pas au Parlement, cette France va s’exprimer de façon extra-parlementaire, dans la rue ou les réseaux sociaux.

Pour lire l’interview dans son intégralité, c’est par ici.

Élections législatives : La désertion – par Guy Rouvrais

La fracture béante entre la France d’en bas et celle d’en haut, entre les bénéficiaires de la mondialisation et ses victimes, n’a pas fondu au soleil de juin, pas plus qu’elle n’a disparu en mai avec l’élection d’Emmanuel Macron. C’est la sociologie électorale qui le dit : ceux qui ont voté pour lui le mois dernier et dimanche pour ses candidats, ce sont ceux que les économistes et les têtes chercheuses du marketing et de la publicité appellent les CSP +, les bobos intégrés, comblés par la libéralisation de notre économie, jouissant de confortables revenus. En Marche leur en promet davantage.

Ils sont donc en pâmoison devant le nouveau président, ils chantent le « formidable succès » de ce premier tour. Mais les autres existent toujours, les exclus, les oubliés, les laissés pour compte de la mondialisation, qui souffrent de la condescendance des prétendues élites dont le macronisme est le dernier avatar. Ce sont ceux-là qui sont restés chez eux dimanche, aboutissant à ce triste record d’abstention sous la Ve République, plus de 51 %.

Dans ces conditions, il est indécent que les dévots du gourou Macron célèbrent une victoire bâtie sur la désertion, l’écœurement, le rejet d’un électeur sur deux. Le chef de l’Etat s’est pourtant déclaré « heureux » de ce résultat. Mais comment peut-il l’être quand tant de ses compatriotes ont dit, en boudant les urnes, combien ils étaient malheureux ? Que les vainqueurs n’oublient pas que leur quelque 32 % ne représentent finalement que 15 % des électeurs inscrits, la « majorité » est un colosse aux pieds d’argile.

Que tant de Français ne se sentent plus concernés par le gouvernement, et donc le destin de leur pays, parle plus haut et plus fort que les clameurs triomphalistes des macronistes. Pour combien de temps les premiers se contenteront-ils de cette protestation silencieuse ? Car cette indifférence dissimule aussi de la colère. Si elle ne peut pas s’exprimer à l’Assemblée nationale, c’est dans la rue qu’elle le fera, et nul ne sait jusqu’où elle peut aller quand ce qui, dans le domaine fiscal et social, était projet deviendra réalité, lorsque la majorité des godillots – et des escarpins – d’Emmanuel Macron auront voté sans barguigner tout ce qu’il leur présentera.

Sans le Front national, cette abstention eût été encore plus grande. Car ses détracteurs doivent au moins lui reconnaître ce mérite civique d’avoir ramené aux urnes les milieux populaires qui en étaient détachés. C’est un combat de chaque instant qui n’est pas toujours gagné. Quand le découragement gagne même ceux-là, alors le FN en fait les frais. Son score n’égale pas celui de Marine Le Pen, mais il y a toujours eu ce décalage à la baisse entre le scrutin présidentiel, très personnalisé, et le législatif où les candidatures sont éclatées, sachant qu’il y a une prime aux sortants, or le Front national n’en avait que deux. Il en aura sans doute davantage, ne serait-ce que Marine Le Pen dans sa circonscription. Cela dit, il reste possible pour les patriotes d’arracher des sièges encore en balance à condition que, devant la déferlante Macron, ceux qui refusent une Assemblée nationale sans opposition crédible se mobilisent immédiatement avec ardeur pour que la voix des oubliés puisse résonner fortement sous les voûtes du Palais Bourbon.

Guy Rouvrais

Article publié dans le quotidien Présent daté du 13 juin 2017

Vers une majorité écrasante pour le président à l’issue du second tour ?

12/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En préambule, il convient de souligner certaines défaites cuisantes. Ainsi, comme un symbole du naufrage du PS, Jean Christophe Cambadélis a été battu dans la 16e circonscription de Paris. De même, Benoît Hamon est éliminé dans la 11e circonscription des Yvelines. De son côté, Marine Le Pen arrive en tête dans sa circonscription du Pas de Calais avec près de 45 % des voix. En outre, dans l’Aisne, le FN est présent dans tous les duels du second tour.

Quelles seraient les conséquences sur la composition de l’hémicycle ?

A l’occasion de cette élection, il est à noter que 7 800 candidats sont en lice. 39 % des députés sortants ne se représentent pas. Cela apporte un renouvellement certain. Si les projections du premier tour se confirment, le parti de la majorité frôlerait la performance de 472 députés obtenus par la majorité de droite en 1993.
Par ailleurs, une formation politique qui n’existait pas il y a deux ans est sur le point de rafler une insolente majorité à l’Assemblée nationale, bouleversant du même coup un paysage politique longtemps figé. Le Palais Bourbon devenant, par la même occasion, une chambre annexe du palais de l’Elysée.

Enfin, à l’issue de ce premier tour, le parti dit de droite « Les Républicains » s’est enorgueilli, via son secrétaire général Bernard Accoyer, d’être à la tête de, je cite : « La deuxième force politique du pays ». L’appel à la mobilisation au second tour des principaux chefs de partis, s’il est suivi, permettra-t-il de faire mentir ces prévisions ?

Élections législatives : le Grand Remplacement !, par Nicolas Gauthier

Ce dimanche soir, ce n’est pas seulement une page qui, indubitablement, s’est tournée, mais un nouveau livre qui vient de s’ouvrir.

Première information de taille : plus d’un Français sur deux n’a pas jugé bon de se rendre aux urnes ; du jamais vu sous la Cinquième République, voire même celle l’ayant précédée. D’où qu’ils viennent, les nouveaux élus seront donc mal élus et jamais le fossé n’aura semblé aussi grand entre peuple et représentants du peuple.

La deuxième, c’est évidemment l’indéniable vague de La République en marche, même si ce jeune mouvement ne représente, malgré ses 32 %, que 15 % des électeurs inscrits et profite, évidemment, de l’effondrement du Parti socialiste, tout juste au-dessus de la barre des 10 %, alors que ce dernier était encore aux affaires il y a peu. Les Républicains, eux, sauvent à peu près les meubles, avec 21 %.

On notera, néanmoins, que nombre de ténors de ces deux formations, données pour être « de gouvernement », ont fini par se fondre en ce front libéral et libertaire, de droite et de gauche – de « droiche », dira-t-on. LREM, incarnation de cette UMPS naguère dénoncée par Marine Le Pen ? C’est à croire.

En même temps (comme dirait Emmanuel Macron), les deux principales formations populistes, La France insoumise (11 %) et Front national (14 %), tirent malgré tout leur épingle du jeu.

Même si ce chiffre demeure à méditer : 56 % des électeurs de Marine Le Pen ont boudé les urnes, alors que nombre de ceux de Jean-Luc Mélenchon se sont reportés sur d’autres candidats de gauche, communistes le plus souvent, dans leurs ultimes fiefs rouges.

Qu’en conclure ? Qu’à défaut d’alternance ou d’alternative, les Français ont opté pour le Grand Remplacement ; voire la pêche à la ligne. Et c’est là que deux France commencent à se dessiner, ligne de fracture qui n’est pas sans rappeler celle de la dernière élection présidentielle. Celle des vainqueurs de la mondialisation, jeunes urbains actifs, et dont les préoccupations identitaires sont loin de constituer l’ordinaire. Et celle des perdants de cette même mondialisation, France périphérique, France des oubliés qui, en l’occurrence, a oublié d’aller voter.

C’est cette France que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ne désespèrent pas de mobiliser afin de leur faire reprendre le chemin des urnes ce dimanche prochain. Les bonnes idées ont toujours de l’avenir. Celle consistant à défendre le peuple en est une. Malgré les aléas et les revers : ceux qui finissent par réussir sont souvent les mêmes ayant su persévérer dans les défaites, fussent-elles à répétition.

Nicolas Gauthier

Texte daté du 12 juin et repris de Boulevard Voltaire

Législatives 2017 : la soirée du premier tour résumée en 3 minutes

12/06/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Les sondages l’annonçaient depuis plusieurs semaines : La République en Marche est arrivée en tête du premier tour des élections législatives. Avec 32,2% des voix, le mouvement d’Emmanuel Macron se place loin devant ses concurrents.

Que faut-il retenir de ce premier tour ? Comment ont réagi les différentes figures des partis ? Et à quoi peut-on s’attendre pour le second ? Du taux d’abstention record à la déconfiture du Parti socialiste, en passant par les tentatives de mobilisation des électeurs à gauche et à droite pour constituer une véritable opposition : Résumé en images de la soirée du premier tour.



Législatives 2017 : la soirée du premier tour… par lemondefr

L’abstention, grande gagnante du premier tour

12/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Moins d’un électeur sur deux a voté.
L’événement principal est la participation historiquement faible de 48,8 %, en comparaison avec celles de 2012 (57,2 %) et 2007 (60,4 %). Rappelons que pour se qualifier au 2e tour, un candidat doit obtenir les suffrages d’au moins 12,5 % des électeurs inscrits sur les listes. L’abstention étant très élevée, le seuil se porte à environ 25 %. Par conséquent, peu de triangulaires sont à prévoir, ce qui pénalise les partis comme le Front National .

Quels sont les résultats ?

Les candidats La République en Marche/Modem sont crédités de 32 % des intentions de vote, seraient en mesure d’obtenir entre 390 et 430 sièges et constitueraient une majorité absolue. LR/UDI sont à 21,5 % d’où 85 à 125 sièges ; le FN réalise un « petit » 13 % soit entre 3 et 10 sièges, ce qui ne permet pas de constituer un groupe parlementaire. La France insoumise récolte 11 % et le PS et ses alliés, en déroute, 11 %.

Les motivations sont plus nationales que locales

En effet, les Français ont clairement placé ces élections dans un contexte de politique nationale et ont davantage voté en faveur d’un député en fonction de son étiquette politique. Il semblerait qu’Emmanuel Macron, dans l’exercice de la fonction présidentielle, ait convaincu. Néanmoins, ce premier tour sonne comme une victoire en demi teinte pour LREM : en effet, compte tenu de l’abstention, le président Macron n’a récolté qu’environ 15 % des voix.

Cela affecte également la dotation de fond public attribuée aux partis

En effet, le financement public des partis politiques est calculé d’une part sur la base des voix au 1er tour, à 1,42 € par voix, d’autre part sur le nombre de parlementaires élus. Cela pourra mettre en péril certains partis politiques et donner une manne financière énorme à LREM.

David Rachline : “Nous allons nous faire entendre pendant le second tour”

12/06/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le sénateur-maire Front national de Fréjus était le premier invité de l’édition spécial de RTL Matin le 12 juin. Il répondait aux questions d’Yves Calvi.

David Rachline estime notamment que le mode de scrutin actuel “ne permet pas de représenter les Français” et milite pour l’introduction de la proportionnelle.

La réalité, c’est que par rapport à 2012, nous passons de 60 seconds tours à 120. Nous résistons beaucoup mieux que les autres, il y a un effondrement des Républicains et du Parti socialiste.


Candidate islamiste en Algérie hier, candidate En Marche ! aujourd’hui

Cette double candidature pose la question de la double nationalité et des droits d’éligibilité qu’elle ouvre.

On savait que M. Macron s’était, pendant la campagne, complaisamment affiché avec Mohamed Saou, qu’il n’a jamais désavoué, clientélisme électoraliste oblige, comme l’avait dénoncé un éditorial publié sur Boulevard Voltaire.

Mais on pouvait penser que, l’élection présidentielle acquise, le mouvement En Marche ! aurait fait le ménage, pour ne pas ternir cette grâce et cette pureté qui, selon M. Bilger, nous inondent tous les jours.

Or, l’étrange maintien de M. Ferrand à son poste de ministre, malgré ses montages immobiliers au carrefour de sa vie conjugale et professionnelle, montre que le nouveau pouvoir macronien a décidé de s’accommoder des impuretés de toutes sortes, pourvu qu’elles rapportent électoralement.

Il en est de même pour la complaisance avec les islamistes.

Ainsi apprenons-nous qu’une candidate aux législatives en Algérie, sur la liste d’émigration (comme nous avons, aussi, nos « Français de l’étranger », à vrai dire bien moins nombreux que les « Algériens de l’étranger »…), battue pour le scrutin algérien il y a un mois dans la circonscription « France Nord », se présente en France comme suppléante de M. Jean-Luc Raymond, dans la première circonscription de l’Essonne (Corbeil, Évry, etc.). L’étiquette ? « L’espoir est en marche – Majorité présidentielle ». Elle s’appelle Fella Meslem. Pour les élections algériennes, elle représentait le TAJ, un nouveau parti, le Rassemblement de l’espoir de l’Algérie. Islamiste revendiqué.

L’espoir islamiste pour l’Algérie ? Et l’espoir En Marche ! pour la France ? Est-ce vraiment compatible ? Battue en Algérie, elle a immédiatement effacé toutes ses « traces » islamistes sur les réseaux sociaux.

Pour reparaître candidate En Marche ! toute propre !

On savait que le mouvement de M. Macron était une grande lessiveuse. Il est devenu un professionnel dans le recyclage des produits politiques frelatés, qu’ils soient hollandais, centristes ou islamistes, et l’effaçage des traces. Si M. Bayrou, dans son grand projet de moralisation, pouvait ouvrir un chapitre sur la traçabilité des candidatures, ce serait heureux.

Certes, tout cela est peut-être légal. Mais le parti du Président peut-il tolérer, au nom de l’éthique la plus élémentaire, et dans cette période où le pays est en état d’urgence et où les attentats islamistes se succèdent, la candidature du représentant d’un parti islamiste algérien ?

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Pour ces élections législatives, l’islamisme aussi est en marche

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Les investitures d’En Marche pour les législatives

12/05/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Ce mercredi, la République En Marche a annoncé les candidatures approuvées par le mouvement. De manière très artificielle, 214 hommes et 214 femmes ont été sélectionnés pour représenter les Français. Pour une partie, le renouvellement de la classe politique sera assuré par des députés de l’ancienne majorité. En effet, 24 députés investis hier sont des socialistes sortants.
Sur les 577 sièges de députés seulement 428 ont été investis. Il reste des inconnues : quelles circonscriptions seront laissées au Modem ? Combien de candidats sans être investis seront soutenus par la République en Marche ?

Pourquoi avoir laissé plus de 150 candidatures sans noms ?

Richard Ferrand secrétaire général du mouvement En Marche expliquait à propos des potentiels candidats LR, je cite : « Aujourd’hui, il y a un certain nombre d’élus républicains qui ont déclaré vouloir participer au rassemblement. Nous allons en prendre en compte certains, il leur faut un peu de temps ». Emmanuel Macron ne souhaite pas visiblement perdre de potentiels ralliements.

Qu’en pensent les autres formations politiques ?

C’est surtout François Baroin, chef de file des Républicains pour les élections législatives qui s’est prononcé. Il dénonce les « approximations » d’En Marche et trouve “assez curieux de diffuser à une semaine d’intervalle, avec au milieu la constitution d’un gouvernement, deux vagues de candidats investis de ce parti”.

Manuel Valls est il toujours au cœur de l’actualité ?

Manuel Valls n’est pour l’instant pas investi, mais le mouvement d’Emmanuel Macron ne présentera pas de candidat contre lui. Selon Jean Paul Delevoye, président de la commission d’investiture de La République En Marche la demande d’investiture de Manuel Valls « n’est pas à ce jour dans le critère d’acceptation de sa demande ». Ce à quoi le principal intéressé répond “On verra. Mais il ne faut pas être inquiet. Je suis déterminé à porter les couleurs du progrès et de la République. Et je serai de toute façon engagé dans la majorité présidentielle”.

Affiche PVV Wilders

Le PVV de Geert Wilders mène campagne sur des thèmes identitaires

31/01/2017 – PAYS-BAS (NOVOpress) : Aux Pays-Bas, les élections législatives approchent. Plus que six semaines savant le scrutin, qui aura lieu le 15 mars. Même s’il se tasse un peu, le score accordé par les sondages au Parti de la liberté, le PVV de Geert Wilders, en fait le favori du scrutin. Nous publions ci-dessous quelques-uns des visuels de la campagne très identitaire qu’il mène, dans leur version anglaise, nettement plus aisée à comprendre que la version néerlandaise.

Affiche PVV Wilders 1

Affiche PVV Wilders 2

Affiche PVV Wilders 3

Affiche PVV Wilders 4

Que veut le peuple de droite ?

Source : Polémia
Une très intéressante enquête de Polémia sur les aspirations du « peuple de droite », qui fait bien ressortir les points de convergence entre les électeurs de partis de la droite parlementaire et de la droite nationale. Nous vous livrons les éléments clefs par grands thèmes (immigration, famille, Europe, économie, social, laïcité, réforme de l’État,
Sécurité et défense et vous renvoyons au site de Polémia pour l’analyse détaillée de chaque point.

Parmi les Français, les sympathisants du Front national et de l’UMP, aujourd’hui Les Républicains, ont des opinions voisines sur beaucoup de sujets. Ces deux groupes, lorsqu’on les interroge, sont souvent plus proches l’un de l’autre qu’ils ne le sont des électeurs de gauche. Les sympathisants des partis dits du centre, UDI et Modem se rapprochent, à un moindre degré, des électeurs du Front national et des Républicains.

Ce « peuple de droite », formé de deux composantes — une droite populiste, autour du Front national, une droite « classique », celle des Républicains et de leurs alliés centristes — est aujourd’hui, de loin, la force électorale dominante sur l’échiquier politique. Au sein de cette force, l’électorat du Front national est en voie de devenir prépondérant.
Quel serait le programme politique correspondant aux souhaits du peuple de droite ? Pour le savoir, il faut sélectionner sondage après sondage, les propositions auxquelles adhèrent une majorité d’électeurs du Front national et des Républicains. Certaines d’entre elles recueillent aussi l’approbation d’une majorité ou d’une part substantielle des électeurs de gauche. D’autres propositions sont plus clivantes entre la droite et la gauche. Quel que soit le cas de figure, c’est avec de telles propositions que devrait être bâti un programme politique présidentiel capable de rassembler le peuple de droite au-delà de chacune des deux forces qui le composent.
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François Hollande renonce à la proportionnelle pour les législatives de 2017

18/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)

C’était pourtant une promesse phare de sa campagne de 2012. En 1986, après que François Mitterrand eut instauré une dose de proportionnelle, 35 députés du Parti patriote avaient fait leur entrée à l’Assemblée nationale. « En 2017, ce ne serait pas les 35 députés Front National des législatives de 1986 que vous auriez, mais bien une centaine d’élus frontistes » a confié le chef de l’État à son entourage. Rappelons que le premier parti de France ne compte que deux députés : Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard.


Élections en Birmanie : un événement historique

09/11/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Il s’agit des premières élections générales depuis 1990. Le scrutin de 2010 était boycotté par l’opposition à la junte militaire. Le président Thein Sein, le chef des armées ou encore le président de la Commission électorale n’ont eu de cesse de répéter leur volonté d’organiser un scrutin libre et honnête. Les 32 millions d’électeurs birmans et de nombreux observateurs internationaux ne demandent rien de plus.

Quels sont les enjeux de ces élections ?
Ces élections sont législatives. Elles doivent décider de la prochaine composition de l’Assemblée qui élira le président de la République de Birmanie. Un quart des sièges du Parlement sont réservés à la junte militaire qui a dirigé le pays pendant des années.
La Banque mondiale prédit une croissance en forte augmentation pour la Birmanie, après avoir été ruinée par 50 ans de junte militaire.

Dans quel contexte économique et social se tiennent ces élections ?
Ces trois dernières années, la croissance du PIB brut birman a été très convenable avec une augmentation de 7,6 % du PIB. Cependant, si ce cadre profite de toute évidence à certains segments, il demeure encore fort loin d’être ressenti par la majorité de la population pour qui les bénéfices socio-économiques concrets de la croissance restent très marginaux. Il n’est qu’à se déplacer dans les campagnes, vers les États frontaliers ethniques, où perdurent les conflits entre guérillas ethniques armées et forces régulières, pour s’en convaincre.

Crédit photo : Claude TRUONG-NGOC via WikiCommons (CC) = Remise du Prix Sakharov à Aung San Suu Kyi par Martin Schultz au Parlement européen à Strasbourg le 22 octobre 2013.


Les élections polonaises mettent le parti conservateur dans la lumière

27/10/2015 – EUROPE (NOVOpress)

Dimanche avaient lieu les élections législatives polonaises
Et c’est le parti conservateur de Jaroslaw Kaczynski (photo) qui en sort comme le grand vainqueur avec 37,58 % des voix. Avec 238 sièges de députés sur les 460 que compte l’assemblée polonaise, le Parti Droit et Justice, (PiS en polonais) pourrait gouverner seul ! Fait notable, la gauche ne sera pas représentée.

Les autres partis sont loin derrière. À commencer par les deux partis au pouvoir
Le premier, le PO, d’inclinaison sociale démocrate à fortes tendances libertaires, obtiendrait 23,6 % des voix. Son allié, le parti dit paysan lui, dépasse à peine les 5 %. Un dernier parti se mêle à la course. Il s’agit du parti de Pawel Kukiz, personnalité musicale polonaise qui dépasse les 8 %. Il avait fait la surprise à la présidentielle en atteignant 8 %. Malgré une ligne idéologique confuse, son côté patriotique et anti-système pourrait faire de lui un allié du parti Droit et Justice si besoin est… quoiqu’un allié compliqué à gérer.

S’il arrive à gouverner seul, le PiS devrait mettre en place une politique comparable à celle de Viktor Orban et de la Fidezs en Hongrie
À commencer par le rejet massif de la politique migratoire européenne. Pas d’accueil de clandestins et le refus absolu du système de quotas imposé par Bruxelles et Berlin. On retrouve aussi dans son programme les mesures suivantes : rejet des demandes de la coterie homosexualiste, augmentation des dépenses militaires, taxation des banques et de la grande distribution, politique nataliste.
Le gros point de différence entre les deux nations de l’Europe centrale serait la posture diplomatique. En effet, le PiS est résolument atlantiste et farouchement opposé à toute influence russe.