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2017 Annee Dupes

Elections 2017 : l’année des dupes, par Michel Geoffroy

L’horoscope chinois a placé l’année 2017 sous le signe du coq. Mais, politiquement, elle restera surtout dans les mémoires françaises comme l’année des dupes, celle où l’on a dupé les électeurs.

La duperie des primaires

François FillonIl y a d’abord eu les dupes des primaires, de droite comme de gauche. Des milliers de dupes se sont ainsi passionnés pour cet exercice, pensant sans doute qu’ils se trouvaient aux Etats-Unis pour élire le futur président : ils ont même payé pour cela !

Résultat : aucun des candidats sélectionnés lors des primaires n’a accédé au second tour de la présidentielle ; ni François Fillon pour « la droite et le centre », ni Benoît Hamon pour le PS.

Les primaires n’ont donc servi à rien, sinon à faire croire aux dupes qu’ils décideraient du sort des présidentielles, alors que la décision allait appartenir aux médias, aux instituts de sondages, aux banques et au parquet financier.

Les dupes de droite, toujours cocus mais encore fidèles

Il y a eu, bien sûr, aussi les dupes de « la droite et du centre ».

Ceux-là ont en effet l’habitude, depuis 1986, de voter régulièrement pour des candidats qui font le contraire de ce qu’ils promettent et qui s’alignent en tout sur la gauche. Mais cela ne décourage pas ces électeurs, grands lecteurs du Figaro et… fidèlement cocus, en quelque sorte.

En 2017 ces dupes ont donc voté pour François Fillon qui a réussi la performance de perdre l’élection imperdable. Ils ont aussi voté aux législatives pour des candidats Les Républicains qui, à l’instar de ce même François Fillon, s’empressent ensuite de rallier Emmanuel Macron.

Des Républicains qui ont donc bien fait marcher, une fois encore, les dupes de droite !

Les dupes de la France insoumise

Les dupes de gauche, déçus par le catastrophique François Hollande et par le petit Benoît Hamon, ont décidé de voter pour La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, habile tribun et clone du défunt Parti communiste. Comme le chantait Charles Aznavour, il s’y voyait déjà… le Jean-Luc. Las, lui et son hologramme ont été éliminés au premier tour des présidentielles. Le tribun n’en revenait pas et, depuis, il boude !

Mais au moins ses électeurs ont eu la consolation de le voir, avec ses députés, lever le poing lors de leur entrée à l’Assemblée. Une odeur de révolution au son de l’Internationale ? Non : une odeur de naphtaline, mais sur fond de rap « nique la France ».

Il y a eu maldonne : les dupes de Mélenchon entreront dans le XXIe siècle en marche arrière. Exit la gauche : le patronat peut dormir tranquille. Bravo les dupes de Mélenchon !

Les dupes de Marine

Marine Le Pen FrexitPlus de 10 millions d’électeurs ont voté pour Marine Le Pen lors de la présidentielle, malgré sa performance catastrophique lors du débat avec Emmanuel Macron le 3 mai. Manifestement, ils n’avaient pas regardé l’émission. 10 millions d’électeurs mus par la perspective exaltante de pouvoir « bientôt acheter leur baguette avec des francs », comme le promettait Florian Philippot ? Ou bien 10 millions de personnes qui voulaient moins d’immigration, moins d’attentats, moins d’islamisation et moins de chômage ? Mais on se demande si Marine avait vraiment ces priorités en tête, pour s’enferrer dans sa promesse anxiogène de sortie de l’euro et dans sa tentative, inutile, de séduire l’électorat de Jean-Luc Mélenchon.

Résultat : malgré une conjoncture politique exceptionnelle du fait de l’élimination du PS et de l’implosion de la droite, Marine Le Pen, la candidate du « premier parti de France » a perdu la présidentielle en faisant élire Emmanuel Macron, et son rassemblement ne pourra pas constituer de groupe parlementaire à l’Assemblée.

On peut difficilement présenter, dans ces conditions, le vote FN comme un vote utile !

Les dupes de Macron

Mais le grand vainqueur toutes catégories de cette année des dupes reste sans conteste Emmanuel Macron. Son élection et celle de ses partisans reposent sur une triple duperie en effet :

– une duperie médiatique d’abord, puisque pour la première fois dans notre histoire politique, l’ensemble des médias se sont faits les zélés propagandistes, sur tous les tons, d’un seul et unique candidat : Emmanuel Macron. Un candidat qui n’avait pourtant pas de programme mais que les médias ont promu par la magie de la communication de masse, comme n’importe quel produit publicitaire. Les Français attendaient un homme d’Etat : dommage, les médias leur ont vendu un communiquant !

– une duperie institutionnelle ensuite, puisqu’En Marche et son candidat ne tiennent leur élection que de l’abstention massive et du système électoral majoritaire : lors de la présidentielle, Emmanuel Macron n’a rassemblé que 47% des inscrits et lors des législatives le taux d’abstention a dépassé les 50% (1). Or dans l’esprit des institutions de 1958, le système électoral vise à permettre à une majorité de gouverner : il ne vise pas à constituer de toute pièce une majorité artificielle coupée du corps électoral ;

– une duperie politique enfin, puisqu’Emmanuel Macron incarnait le candidat de la France d’en haut – celle des winners comme Pierre Bergé et Bernard Arnault (2) – contre la France d’en bas, et non pas celui du renouveau national.

« Ni de gauche ni de droite », Macron ? Les dupes n’ont pas compris qu’avec lui ils auraient à la fois (3) les travers de la gauche et de la droite et les politiciens qui vont avec. Car Emmanuel Macron représentait l’anticorps sécrété par le Système pour empêcher qu’on ne change le Système.

Les dupes qui ont voté pour le candidat d’En Marche et ses députés-chèvres (4) ont suivi le Joueur de flûte de Hamelin. Ils vont bientôt déchanter d’autant que le communiquant présidentiel cache une personnalité autoritaire sous un sourire… médiatique. Bien fait pour eux, mais dommage que les abstentionnistes lui aient donné tous les pouvoirs !

Question pour conclure : Quand nos concitoyens cesseront-ils de se montrer médiatiquement et électoralement dupes ?

Michel Geoffroy

Texte repris du site de Polémia

Notes :

  1. 81 % chez les Français de l’étranger.
  2. Lire notamment sa tribune dans Les Echos du 5 mai 2017.
  3. Emmanuel Macron aime dire en même temps.
  4. « Aujourd’hui, une chèvre avec une étiquette Macron a de bonnes chances d’être élue », BFMTV.fr du 6/6/2017.
Pascal Perrineau

La gauche qui vote FN : un phénomène réel mais minoritaire

Pascal Perrineau Livre FN14/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le politologue Pascal Perrineau (photo) vient de publier un livre intitulé Cette France de gauche qui vote FN (Seuil). Il revient avec force chiffres sur ce phénomène qui est que des électeurs de gauche, qui se revendiquent parfois expressément comme de gauche, votent FN. En termes de flux, Perrineau estime qu’un tiers du surcroît d’électeurs que Marine Le Pen a gagnés entre 2012 et 2017 vient de la gauche. En termes de stock, ce sont cependant seulement 6 % seulement des électeurs de Marine Le Pen en avril dernier qui se disaient « plutôt de gauche ».

Pascal Perrineau le rappelle explicitement : sa thèse n’est pas que le FN est devenu un parti de gauche. En revanche, il estime que la dynamique du Front National depuis 2012 est à mettre au crédit d’une inflexion politique plus ouverte à gauche, à savoir la ligne Marine Le Pen‑Philippot. Le premier tour des législatives a confirmé que, dans les Hauts‑de‑France, le FN a pour partie remplacé le PCF et le PS dans l’électorat populaire.

Perrineau décrit là un phénomène réel mais son analyse est celle d’un politologue et non d’un stratège politique.

D’une part – et il en convient –, ces électeurs de gauche ne sont pas seulement venus au FN pour son discours social, mais aussi pour son discours sur l’immigration.

D’autre part, ce que Marine Le Pen a gagné d’un côté – cet électorat issu de la gauche –, elle l’a reperdu de l’autre côté : c’est cet électorat bourgeois et même celui des classes moyennes – ou tout simplement l’électorat âgé – qui se détourne du FN.

Ce positionnement ni droite ni gauche condamne le FN à l’isolement politique et donc à l’éternel échec. Le second tour de la présidentielle l’a montré avec fracas : l’électorat de gauche a très peu voté Marine Le Pen.

L’électorat de centre‑droit offrait davantage de réserves de voix. Mais cet électorat de centre‑droit a été dissuadé par le discours gauchisant de Marine Le Pen. Or, sans lui, aucune majorité électorale n’est possible.

Pascal Perrineau préfère quant à lui pointer le manque « de gouvernementalité » de Marine Le Pen.

Elisabeth Lévy : “Youpi, la haine est finie!”

08/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Dans une tribune publiée sur le site Causeur, Elisabeth Lévy revient sur le résultat de l’élection présidentielle tout en dénonçant “les manigances qui ont plombé l’avant premier tour” et “l’entre-deux-tours [qui] aura pris les allures d’une quinzaine de la haine, et même de toutes les haines.”

Extraits :

Toutes les haines, bien sûr, n’ont pas joui du même statut. Dans les médias, et chez les people, la haine du Front national et de sa candidate ne se discutait pas, on l’encourageait comme un devoir civique. Forcément, puisque c’était « la haine contre la haine », excuse admirable et tordante (il faudra m’expliquer un jour pourquoi cette haine de la divergence au nom de l’amour de la différence ne fait pas hurler de rire tout le monde). On aura aussi découvert la haine de l’abstentionniste, traité d’irresponsable, de crétin ou de lepéniste passif. Sans oublier les admonestations de François Hollande, jusqu’au jour du vote où son appel cousu de fil blanc à voter Macron, en violation flagrante de la loi, a bien dû rapporter quelques voix à sa rivale.

Tous les commentateurs l’ont noté, les résultats du premier tour ont esquissé le tableau d’une France divisée, entre gagnants et perdants de la mondialisation, entre oubliés et chouchous de l’histoire – bref une France qui ressemble sacrément à celle de Christophe Guilluy, avec ses métropoles qui votent bien et sa périphérie qui vote mal.


Macron élu président : “Je ne regrette pas mon choix”, assure Nicolas Dupont-Aignan

08/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Après la victoire d’Emmanuel Macron, Nicolas Dupont-Aignan, soutien de Marine Le Pen, a déclaré ne pas regretter son choix.

Je l’assume par conviction. Il y a une politique que mènera monsieur Macron qui est très claire, qui rassemble tous ceux qui ont mené la politique qui a été mauvaise notamment européenne. L’élection d’Emmanuel Macron accouche d’une recomposition politique fondamentale. Les Républicains ont voté pour Emmanuel Macron, seront probablement ministres d’Emmanuel Macron. Cela veut dire qu’il faut recomposer l’opposition.


Résultat de l’élection présidentielle : Le peuple n’a pas encore assez souffert

Source : Boulevard Voltaire – “Le peuple n’a pas encore assez souffert”

Les Français, qui se croient un peuple politique, n’auront été qu’un troupeau manipulé.

Macron, dimanche soir, n’a pas été élu.

Il a été porté au pouvoir, nommé devrais-je dire, par la coalition et la collusion des puissances financières internationales, des médias qui leur appartiennent, des syndicats qu’ils ont su corrompre et d’un système politique à bout de souffle mais bien aidé par une justice sans honneur ni décence. Appelons cela les forces capitalistes dans ce que cette acception a de pire. Nous aurons vécu, à l’occasion de cette élection, un véritable coup d’État politico-médiatico-judiciaire.

Ce type de système politique a un nom, et la dictature de fait dans laquelle nous sommes entrés depuis l’adoption en Congrès du TCE, rejeté pourtant par référendum, sera de moins en moins soft. Les ordonnances nous feront même regretter le 49-3, moins sournois.

Les Français, qui se croient un peuple politique, n’auront été qu’un troupeau manipulé. Ce peuple, que l’on disait et que je croyais fier hier encore, s’est avachi sous les coups de boutoir de la pensée unique.

Nous sommes entrés dans le règne des imprécateurs.

Malgré les chômeurs et les pauvres, les SDF et les suicides des agriculteurs, les attentats, les morts et les blessés, et tant d’autres choses inacceptables, il n’a pas encore assez souffert pour se rebeller, mais ceux qui se croient encore à l’abri vont être, eux aussi, peu à peu touchés par la casse sociale que Macron leur réserve et vont rapidement déchanter : ça va commencer par la fin du CDI et ça se terminera avant la fin du mandat par la mort du SMIC. Nos oubliés d’aujourd’hui sont les abandonnés de demain.

Alors, seulement, ils se réveilleront ; espérons qu’il ne sera pas trop tard, parce que, pour moi, il reste encore un danger bien pire et que je redoute : la suppression, par un moyen ou un autre, de l’élection du Président au suffrage universel.

Le communautarisme prôné par Macron, la négation de la nation qu’il professe, l’abandon délibéré de notre culture, la mise en cause de nos arts, de nos traditions, de notre civilisation chrétienne, le dénigrement de nos inspirations philosophiques et politiques gréco-romaines, la repentance permanente qui lui fait courber l’échine devant le premier venu jusqu’à nous accuser collectivement de crime contre l’humanité (imprescriptible par définition) ne vont pas rester sans effet non plus. Les conséquences n’en seront pas seulement matérielles et, dans l’esprit des Français, cette nouvelle vision de notre pays va marquer les subconscients aussi sûrement que les roues des chariots l’ont fait sur la via Romana, en creusant des sillons à combler jusqu’au moment de devoir refaire la route.

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Macron ou Le Pen ? Comment la France a voté, département par département

08/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Emmanuel Macron a été élu 8e président de la Ve République ce dimanche soir avec près de 66% des voix. Le candidat d’En Marche! l’a emporté dans la quasi-intégralité des départements, à l’exception de l’Aisne et du Pas-de-Calais.

Le FN dépasse toutefois les 45% dans plusieurs autres. A titre de comparaison, Marine Le Pen était en tête dans 43 départements au premier tour.



Marine Le Pen s’affiche comme la “première force politique d’opposition”

08/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Avec environ 35% des voix, soit plus de onze millions de suffrages, Marine le Pen obtient un “résultat historique et massif”. Elle revendique désormais le titre de “première force politique d’opposition”.

Le FN, qui s’est engagé dans une stratégie d’alliance, doit, lui aussi, profondément se renouveler, afin d‘être à la hauteur de cette opportunité historique et des attentes des Français exprimées lors de ce second tour. Je proposerai donc d’engager une transformation profonde de notre mouvement, afin de constituer une nouvelle force politique que de nombreux Français appellent de leurs voeux, et qui est plus que jamais nécessaire au redressement du pays. J’appelle tous les patriotes à nous rejoindre, afin de participer au combat politique décisif qui commence dès ce soir. Plus que jamais, dans les mois qui viennent, la France aura besoin de vous. Vive la République, vive la France.



Discours de Marine Le Pen : «Les Français ont… par leparisien

Clichés : La campagne présidentielle vue par les photographes du Parisien

06/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Ils étaient onze sur le ligne de départ, ils ne sont plus que deux à être encore en course pour le 2nd tour de l’élection présidentielle qui a lieu ce dimanche 7 mai 2017. Durant cette longue campagne électorale, qui aura tant fait réagir les français, nos reporters photographes étaient sur le terrain avec l’envie de rendre compte, en informant nos lecteurs grâce à leurs images. Voici un florilège de leur travail resitué dans ce diaporama sonore.



La campagne présidentielle vue par les… par leparisien

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Pourquoi les islamistes de l’UOIF appellent à voter Macron

Publié le

Ludovine de la Rochère : “Emmanuel Macron est hypocrite et mensonger : il est pour une GPA de luxe !”

06/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Durant le débat de l’entre deux tours, Emmanuel Macron a affirmé avec beaucoup de vigueur être opposé à la gestation pour autrui (GPA, ou “recours aux mères porteuses”).

Devant ses déclarations souvent contradictoires sur le sujet, Boulevard Voltaire est allé interroger Ludovine de la Rochère. Qu’en est-il exactement ?



Ludovine de la Rochère : "Emmanuel Macron est… par bvoltaire

La fronde contre les sortants

Sur le papier, le deuxième tour de l’élection présidentielle est « plié » : Emmanuel Macron, sorti en tête du premier tour, est soutenu par tout le microcosme politico-médiatique et on voit donc mal comment Marine Le Pen pourrait le battre le 7 mai.

C’est manifestement pour cela que le sémillant ancien ministre de l’Économie socialiste a fêté sa victoire… dès le premier tour, dans la brasserie chic « La Rotonde » – faisant ainsi encore mieux que Nicolas Sarkozy qui, lui, avait attendu le deuxième tour pour sa soirée au « Fouquet’s ».

Mais il est vrai qu’un homme de gauche peut tout se permettre : tout ce qu’il fait est, par nature, pour le bien du peuple (pour lequel il a, par ailleurs, le plus profond mépris). Jamais les médias ne critiqueront ce « bienfaiteur de l’humanité » !

Au-delà de l’anecdote, révélatrice de la partialité médiatique, le scénario est parfaitement clair : la victoire de Benoît Hamon aux primaires, l’ascension de Jean-Luc Mélenchon, devaient dégager l’espace pour Emmanuel Macron, le véritable dauphin de François Hollande.

Et celui-ci devait donc l’emporter facilement face à Marine Le Pen.

Seulement, le scénario patine un peu.

On commence à s’apercevoir qu’Emmanuel Macron est la garantie d’avoir un nouveau quinquennat Hollande – en pire sans doute, car son programme est quasiment inconnu et que cela ne laisse rien présager de bon pour les 5 ans à venir.

Le deuxième tour est l’occasion de clarifier ce programme et, selon la maxime du cardinal de Retz, on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment.

Mais, pour Emmanuel Macron, il y a pire.

Le principal ressort de son succès, comme des scores surprises des primaires à gauche et à droite, réside dans le fait de « sortir les sortants ». C’est ainsi qu’en 6 mois, les électeurs ont sorti Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Manuel Valls, François Hollande et François Fillon. C’est-àd ire tous ceux qui ont gouverné le pays depuis plus de 20 ans.

Or, tous ces sortants sont aujourd’hui réunis autour d’Emmanuel Macron. Dans une perspective de « front républicain », c’était une chance. Dans le contexte actuel où le front républicain ne parvient pas à se mettre en place – comme en témoignent l’absence de consigne de vote de Jean-Luc Mélenchon et surtout le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan à Marine Le Pen–, le fait d’être soutenu par un syndic de faillite n’est pas forcément une chance…

Jean Rouxel

Article paru sur le site de Les 4 vérités

Marine Le Pen Frexit

Marine Le Pen : “On a parlé d’agressivité mais la terrible agressivité, c’est celle du projet de monsieur Macron”

05/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Ce vendredi, Marine Le Pen a répondu aux questions de la rédaction de RTL. Revenant sur le débat du 3 mai, Marine Le Pen a déclaré avoir “fait exactement ce que le peuple français attendait” d’elle en offusquant les “marquis poudrés“.

Extraits :

Je crois que personne dans les journalistes n’a voulu voir ou entendre que ma parole n’est que l’écho de la violence sociale qui va exploser dans le pays.

On a parlé d’agressivité mais la terrible agressivité, c’est celle du projet de monsieur Macron, qui est en réalité un projet de déconstruction sociale. Monsieur Macron a avancé dans cette campagne avec une complaisance affichée de la part du système, sans que son projet soit très précis ni très connu des Français.

J’ai réussi ce que je souhaitais faire, embêter Emmanuel Macron, mais j’ai vu la violence des réactions de la presse qui était presque une réaction de classe. J’étais la représentante du peuple qui osait venir s’installer à la table que les élites se sont réservées depuis des décennies. Ils n’ont pas supporté que je vienne défendre les préoccupations du peuple, que j’exprime la colère du peuple, son sentiment d’abandon, son sentiment de dépossession.


Vote Musulman Mélenchon

Au premier tour, le vote musulman a favorisé Jean-Luc Mélenchon

03/05/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Dans une étude publiée sur le site de Polémia, Etienne Lahyre a analysé le vote du 23 avril et notamment le vote musulman. Traditionnellement de gauche, l’électorat musulman s’était fortement mobilisé il y a cinq ans pour François Hollande par anti‑sarkozysme. C’est sans doute le rapport des candidats à l’islam qui motive le comportement électoral des musulmans français, dont les revendications concernent principalement la construction de mosquées et la lutte contre l’« islamophobie ». Ce qui ne suffit pas pour proposer une vision de la société française.

En 2017, cet électorat s’est massivement déporté vers Jean-Luc Mélenchon. Les villes à forte population afro‑maghrébine ont massivement voté pour le candidat de la France insoumise.

Prenons le cas de La Courneuve en Seine‑Saint‑Denis. En 2012, Hollande y avait rassemblé 47 % des suffrages au premier tour. En 2017, c’est Mélenchon qui a raflé la mise avec 44 % des voix.

Les signaux envoyés par Emmanuel Macron aux musulmans n’ont donc pas suffi. Son libéralisme libertaire a pu en rebuter plus d’un. Quant au candidat PS, bien que particulièrement islamophile, il n’avait aucune chance d’accéder au second tour. L’électorat immigré s’est donc porté massivement sur Jean‑Luc Mélenchon.

Les résultats électoraux attestent aussi de la réalité du Grand Remplacement. A La Courneuve, Marine Le Pen a obtenu moins de 12 % des voix. A peine mieux qu’en 2012 et nettement moins que les 19 % de la droite nationale en 2002.

De fait, les Français de souche quittent ces villes pour s’installer en secteur périurbain et, surtout, rural.

Minute Marine Le Pen second tour

« Pas une voix ne doit manquer à Marine Le Pen » titre l’hebdomadaire Minute

03/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Pas une voix ne manquer à Marine Le Pen », titre ce matin l’hebdomadaire Minute, qui consacre tout son numéro au second tour de l’élection présidentielle, avec des entretiens avec Karim Ouchikh, président du Siel, Jacques Bompard, député-maire d’Orange et président de la Ligue du Sud, ou Bruno North, président du Centre national des indépendants et paysans (CNIP), qui, tous, sans cacher leurs divergences avec Marine Le Pen, expliquent pourquoi il faut faire barrage à Emmanuel Macron. Extraits de l’éditorial de ce numéro de Minute.

Minute Marine Le Pen second tour« […] Depuis le milieu de la semaine dernière, la campagne du second tour est enclenchée et cette seule bonne nouvelle – quand a-t-on parlé politique, avant ? – est à mettre au crédit de Marine Le Pen, qui a décidé de prendre l’initiative. Marine Le Pen y est pugnace, elle mène une guerre de mouvement alors que son adversaire se serait bien contenté d’une guerre de positions, elle marque Emmanuel Macron à la culotte, mais sans rien faire bouger. Bataille de Whirpool, tournée des cimetières, ralliement de Nicolas Dupont-Aignan : les faits sont sans effet.

Alors quoi ? Tout est figé ? Tout est joué ? Non. Peut-être pas.

Le premier tour a vu une double victoire pour Marine Le Pen. La première, la plus attendue, a été sa qualification pour le second tour. Elle était attendue, certes, mais encore fallait-il confirmer les pronostics. C’est fait.

La seconde, invraisemblable au début de l’année, a été l’élimination du candidat de la droite classique, que tout un chacun voyait à l’Elysée après son sacre à la primaire de la droite (et du centre !) et après le quinquennat de François Hollande. Quoiqu’il se passe le 7 mai, cette droite, telle que nous l’avons connue depuis trente ans, sûre d’elle, dominatrice, mais aussi lâche et sotte, aura reçu une leçon unique sous la Ve République. Blessée, l’est-elle à mort ? Les législatives nous le diront.

Au delà de la victoire au second tour, ce qui se joue cette semaine, c’est la capacité de Marine Le Pen a incarner la principale force de droite. Qu’on la baptise « nationale » – avant-hier –, « patriote » – hier – ou « patriote et républicaine », depuis l’accord entre Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, peu importe. Pour cela, il faut passer la barre des 40 % et même celle des 45 %. Cet objectif est possible.

L’emporter ? Oui, bien sûr, il est beau d’entretenir encore ce rêve durant les quelques jours qui nous séparent de dimanche. Il arrive que les rêves se réalisent. Et le vent espéré qui vous pousserait jusqu’à 45 %, pourquoi faiblirait-il avant 50,1 % ? Certes.

Mais, au-delà de la victoire absolue ou relative, au-delà des objectifs politiques, il existe plusieurs millions de raisons de voter pour Marine Le Pen. Chacun de ses électeurs a une histoire et chacune d’entre elle est une raison. Du prolo du Nord au pied-noir du Sud, du paysan d’Aquitaine au chômeur de l’Est, la phrase du président Nasser trouverait à coup sûr un écho : « Relève la tête, mon frère, car les jours d’humiliation sont passés ! »

Etre privé de travail, être méprisé par le système, être volé ou violée par la racaille toujours impunie, tué par des islamistes, voir le drapeau humilié, les femmes françaises condamnées à ne plus sortir seules, notre histoire insultée, quel électeur de Marine Le Pen – mais aussi de presque tous les autres candidats, à l’exception peut-être de ceux de Philippe Poutou – reste insensible à cette liste abrégée de nos malheurs récents ?

On pourrait ajouter bien d’autres raisons, littéraires comme le « c’est bien plus beau lorsque c’est inutile » du Cyrano d’Edmond Rostand ou toute simple, si vraie, comme celle donnée par Nicolas Dupont-Aignan dans son discours du meeting de Villepinte : « Je n’aurais jamais pu me regarder dans la glace s’il manquait une voix pour gagner dimanche. »

En 1974, Valéry Giscard d’Estaing l’avait emporté sur François Mitterrand de 425 000 voix… Moins que le nombre de suffrages recueillis le 23 avril par Jean Lassalle…

Notre France est en train de crever. Le temps est compté. Il n’y aura peut-être pas d’autres occasions. Alors, oui, sans hésiter, pour la France, pour se libérer de la tyrannie de l’oligarchie, mais aussi pour l’Europe des peuples et des nations, dimanche, pas une voix ne doit manquer.

Au moins, ceux qui ont des enfants sauront quoi leur répondre si un jour ceux-là les interrogent sur leur vote de 2017. Et pour tous, il y aura la conscience d’avoir joué la carte politique jusqu’au bout. »

Extraits de l’éditorial du n° 2820 de Minute daté du 3 mai 2017

Les chances de succès de Marine Le Pen en hausse

Source : Boulevard Voltaire – “Les chances de succès de Marine Le Pen en hausse”

Avec le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan, la base de Marine Le Pen s’élargit d’un apport solide, complété par celui des « petits » candidats.

Le second tour de l’élection présidentielle se présente de mieux en mieux pour Marine Le Pen. Il y a à cela des raisons.
D’abord le fait que le premier n’avait pas été, pour elle, si mauvais qu’on l’a dit. Si Macron apparaît largement en tête, c’est par la conjonction, relativement fortuite, de deux événements. La chute plus grande que prévue de Hamon, descendu à 6,36 %. Le succès relatif des candidats souverainistes indépendants : Dupont-Aignan (4,7 %), Jean Lassalle (1,21 %), Asselineau (0,92 %), Cheminade (0,18 %), soit au total 7,01 %.

Imaginons que, au contraire, les petits candidats souverainistes n’aient pas été là et que le candidat socialiste ait tenu la ligne des 10 % : Marine Le Pen aurait été à 28,31 % et Macron à 20,37 % (en faisant des additions nécessairement simplificatrices) sans qu’il y ait, quant au fond, de changement du rapport de force global droite/gauche.

10 % pour le candidat du PS, cela aurait déjà été un grave revers. Que près de 4 % des électeurs socialistes aient basculé de Hamon à Macron au dernier moment échappait complètement au contrôle des candidats de droite.

Non seulement de Marine Le Pen, mais aussi de François Fillon : un point de plus retenu par Hamon (soit 11 %) et Fillon se serait même retrouvé au second tour ! Parler de défaite retentissante à son sujet est donc exagéré. Dans un contexte national et européen d’effondrement des partis de gouvernement, Les Républicains s’en sont même bien mieux tirés que les socialistes. Imputer l’échec de Fillon à Sens commun est absurde. Le ralliement à Macron d’électeurs du centre a précédé de beaucoup l’intervention de ce mouvement, d’ailleurs très exagérée. C’est à gauche que, dans la dernière ligne droite, Macron a gonflé son score, par la volonté de Hollande et de son entourage. On peut même dire que, compte tenu de tout ce qui lui a été infligé, atteindre les 20 % n’était pas si mal pour Fillon. Chirac avait fait moins que lui au premier tour de 1995.

D’une certaine manière, en n’étant pas en pole position, Marine Le Pen amortit le mouvement « Tout sauf Marine ». L’attention se concentre davantage sur Macron, ce qui est une chance pour elle.

Or, Macron a une grande faiblesse : le seul réservoir de voix qui lui soit assuré (et encore) est celui de Hamon. Les électeurs de Mélenchon et ceux de Fillon sont bien peu motivés pour se rallier à lui. D’avoir, par une audacieuse anticipation, fêté sa victoire finale le soir du premier tour avec la jet-society n’a rien arrangé.

Avec le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan, la base de Marine Le Pen s’élargit au contraire d’un apport solide, complété par celui des « petits » candidats.

Ainsi, pour le second tour, le résultat est plus serré qu’on ne pense : Macron + Hamon + ¼ de Fillon + ¼ de Mélenchon + Arthaud = 40,91 %. Le Pen + NDA, Lassalle, Asselineau, Cheminade + 50 % Fillon + 10 % Mélenchon = 40, 21 %. Ce calcul repose sur des hypothèses qu’on peut juger optimistes mais il n’est pas invraisemblable. En définitive, comme en 2012, gagnera celui qui sera le moins rejeté.

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Jacques de Guillebon : “Face au candidat de la post-humanité, il est logique de soutenir Marine Le Pen”

29/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Cinq membres de l’Avant-Garde ont signé un texte appelant à voter Marine Le Pen. Jacques de Guillebon est l’un d’entre eux. Pour lui, face à Emmanuel Macron – le candidat de la mondialisation, de la GPA, du monde euthanasique et abortif, du dépassement de toutes les frontières, physiques, géographique, humaines, bref, le candidat de la post-humanité – il est logique de soutenir Marine Le Pen qui, quoi qu’on puisse lui reprocher par ailleurs, a un amour de la France, une vraie vision anthropologique. Elle est en sus une candidate proche du peuple quand Emmanuel Macron est le candidat de l’oligarchie.

Il appelle aussi “la droite du toit du manoir” à dépasser enfin ses peurs économiques irrationnelles et à sortir une bonne fois du conformisme imposé depuis 40 ans par la malédiction de François Mitterrand.



Jacques de Guillebon : "Face au candidat de la… par bvoltaire

Le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan à Marine Le Pen provoque un tollé

29/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le candidat de Debout la France, qui est arrivé sixième avec 4,7 % des voix au premier tour de la présidentielle, a affirmé avoir passé un “accord de gouvernement” avec Marine Le Pen. Ce nouveau soutien provoque un tollé.

Je soutiendrai Marine Le Pen, je ferai campagne même avec elle sur un projet de gouvernement élargi.
J’aurais pu faire comme beaucoup de personnalités politiques, me laver les mains au second tour, l’intérêt personnel, c’est de faire ça, l’intérêt de mon parti aussi, qui n’a jamais donné de consigne de vote. Mais je pense que la France est à la croisée des chemins. Notre pays […] a vécu cinq ans terribles avec François Hollande, et je pense que Macron est un François Hollande puissance dix, fabriqué par des intérêts financiers, médiatiques.

Ce soutien apporté à Marine Le Pen a provoqué un tollé. Dominique Jamet, vice-président de Debout la France, a annoncé qu’il quittait le mouvement, tout comme Éric Anceau.
François Bayrou, qui n’a pas honte d’avoir soutenu Hollande, a déclaré : “Dupont-Aignan : qu’on ose se dire gaulliste en faisant un tel choix, immense honte !