Armés et entrainés par les USA, ils rejoignent aussitôt Al-Qaeda

24/09/2015 – MONDE (traduction NOVOpress d’un article de The Telegraph)
Les rebelles modérés formés par le Pentagone en Syrie ont trahi leurs bailleurs de fonds américains et remis leurs armes au front Jabhat al-Nusra, la branche d’al-Qaïda en Syrie immédiatement après être retournés dans leur pays.

Les Combattants de la Division 30, la division de rebelle « modérée » soutenue par les États-Unis, se sont rendus au Jabhat al-Nusra affilié à al-Qaïda, ont affirmé plusieurs sources lundi soir. Cette unité été la première faction dont les combattants ont bénéficié d’un programme de formation dirigé par les États-Unis en Turquie dans le but est de forger une force de terrain en Syrie pour lutter contre l’État islamique en Irak et dans le Levant (EI – Daesh).
Dans une déclaration sur Twitter par un homme se désignant comme Abu Fahd al-Tunisi, un membre du Jabhat al-on peut lire :

Une gifle pour l’Amérique… le nouveau groupe Division 30 a donné l’ensemble de ses armes à Jabhat al-Nusra après avoir obtenu un droit de passage en Syrie.

« Ils nous ont remis une très grande quantité de munitions et des armes lourdes avec de nombreux véhicules tout terrain. »
Abu Khattab al-Maqdisi, qui prétend aussi être un membre de Jabhat al-Nusra, a ajouté que le commandant de la Division 30, Anas Ibrahim Obaid, a expliqué aux dirigeants de Jabhat al-Nusra qu’il avait trompé la coalition parce qu’il avait besoin d’armes.

Il a promis de publier une déclaration… où il répudierait la Division 30, la coalition et ceux qui l’ont formé.

L’Observatoire syrien pour les droits de l’homme (OSDH), un groupe non gouvernemental, a signalé que soixante-quinze combattants de la Division 30 avaient pénétré en Syrie à partir de la Turquie la veille avec « 12 véhicules 4×4 équipés de mitrailleuses et de munitions ». Le U.S. Central Command a confirmé qu’environ 70 hommes brevetés du programme « train and equip » en Syrie avaient rejoint la Syrie avec leurs équipements et agissaient comme une nouvelle Force Syriennes aux côtés des Kurdes et des Arabes sunnites contre l’EI.

Si cette désertion est authentifiée, ce sera le second échec de ce programme. Le mois dernier, un premier groupe de combattants avait été attaqué et mis en déroute par Jabhat al-Nusra, qui a pris d’assaut son QG et enlevé un certain nombre de ses membres. Ce week-end, le chef d’état-major de ce groupe a démissionné en déclarant que le programme de formation n’était « pas sérieux ».
Le lieutenant-colonel Mohammad al-Dhaher s’est plaint d’un nombre insuffisant de stagiaires et combattants, de fournitures inadéquates et même

D’un manque de méthode dans la sélection des cadres de la Division 30.

Les derniers développements ne font qu’ajouter aux critiques sur ce programme de 500 millions de dollars – 450M Euro — qui vise à établir une force de 5 400 hommes de rebelles « modérées » pour lutter contre l’EI.

Les dissensions sont apparues dès le début de la mise en place de la formation avec la sélection es volontaires. Le plus gros point de discorde est qu’ils ne sont autorisés qu’à se battre l’EI et pas le régime d’Assad, qui est l’ennemi principal de la plupart des groupes d’opposition.

Mercredi dernier, général Lloyd Austin, chef du commandement Central Américain, a choqué les dirigeants de la Commission des armées du Sénat américain quand il a annoncé qu’il n’y avait seulement qu’une poignée de combattants entraînés par ce programme qui continuaient de se battre à l’intérieur de la Syrie. « Nous parlons quatre ou cinq hommes », a-t-il dit.

Crédit photo : Patrick Wells via WikiMedias (CC) = A Syrian rebel sniper in Khan al-Assal, Aleppo province.


Mannequin, elle part faire la guerre contre l’État Islamique

Source : traduction NOVOpress d’un article du Daily Mail
Corps déchiquetés, batailles sanglantes et fraternité : Une mannequin partie se battre contre l’EI en Syrie révèle les horreurs qu’elle a vues sur la ligne de front.

Une ancienne mannequin qui a troqué une vie confortable pour se battre contre l’État Islamique en Syrie nous décrit des horreurs des combats sur la ligne de front. Dans une interview exclusive avec MailOnline, Tiger Sun , son nom de combat, nous révèle : « J’ai vu des choses que je n’aurais jamais pu imaginer. J’ai marché sur un doigt une fois — il était carbonisé et plié dans un angle bizarre. Et aucun cadavre nulle part. J’ai vu une petite fille mourir de ses blessures causées par une explosion de mine antipersonnel parce que les Kurdes n’ont aucune formation médicale ou équipement. »
L’ex-mannequin de 46 ans a combattu les musulmans de l’EI pendant quatre mois avec les forces kurdes des YPJ (Unités de Protection du Peuple) jusqu’à son épuisement lié à la malnutrition qui la força à rentrer au Canada.

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Cette mère d’une jeune fille a quitté Vancouver (Canada), pour les champs de bataille du Moyen-Orient après avoir vu une vidéo de propagande de l’EI mettant en vedette John McGuire, un djihadiste converti d’Ottawa. Le 1er mars elle a laissé sa fille et s’est envolée pour l’Irak où elle est passée en fraude à travers le pays pour rejoindre la Syrie. Sans véritable formation autre que l’utilisation d’une arme à feu, elle s’est retrouvée directement dans la bataille.

Est ce que j’ai vu de la violence ? L’EI tuer des innocents ? Oui, j’étais dans ces combats. Je les ai vus en train de nous tuer. Et si nous repérons l’EI nous les tuons, et c’est tout. C’est en fait assez simple.

« Pour être honnête, les cadavres me hantent. Les amis que j’ai perdus me rendent triste, et l’injustice de tout cela me désole. Quand j’ai vu des compagnons tués, j’ai pleuré, mais il faut accepter que cela arrive dans une guerre », a-t-elle expliqué. « C’est incroyablement injuste, mais c’est la réalité dans ces circonstances. Yazidis, Arabes, Kurdes. Tout le monde a perdu quelqu’un, me semble-t-il. Beaucoup rejoignent le YPJ par vengeance, ou parce qu’ils n’ont plus de famille. »

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La Russie entre en guerre contre l’État islamique

22/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Des rapports concordants attestent du renforcement de la présence Russe en Syrie aux côtés de Bachar el-Assad. S’il est trop tôt pour parler d’engagement direct, il est certain que Poutine entend soutenir autant que possible le régime syrien face aux terroristes de l’État islamique.

Les USA ont annoncé que la Russie avait envoyé des avions de chasse et d’attaque au sol en Syrie. Les derniers rapports font état de 28 appareils, une douzaine de bombardier SU-24 et une douzaine d’avions d’attaque au sol SU-25, ainsi que 4 chasseurs, basés sur un terrain d’aviation dans la province de Lattaquié, dans l’Ouest du pays, un fief de Bachar el-Assad. Un autre responsable américain, qui confirme ce chiffre de 28 avions, parle également de drones et d’hélicoptères russes, une vingtaine selon lui, des appareils voués au transport et au combat.

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Au delà des appareils de combat, la Russie serait en train de déployer en Syrie des hélicoptères de combat, d’artillerie ainsi que 500 hommes de l’infanterie de marine.
Ces troupes seraient en cours de déploiement et feraient donc partie des célèbres unités de « la Mort Noire ». Les fusiliers marins russes sont des troupes de choc pouvant être rapidement déployées dans le but de s’emparer de points stratégiques avant d’être soutenues par des renforts conventionnels. Rien n’indique pour le moment leur déploiement offensif, leur mission étant pour l’instant orientée vers la défense des installations russes en Syrie. Cependant,

Ils ont mis la capacité de faire des bombardements. Où, quand, et en appui de qui nous ne savons pas.

a résumé l’un des responsables américains. « Ils ne vont pas se contenter de rester assis à défendre l’aéroport », a renchéri auprès de l’AFP l’analyste Jeffrey White, du Washington Institute for Near East Policy. « Avec ces avions, les Russes “peuvent aller frapper loin en Syrie, même en territoire tenu par l’EI ».

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Hommages à Hervé Gourdel, victime de l’État islamique en Algérie

21/09/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Il y a un an, le guide de montagne Hervé Gourdel était enlevé dans le massif du Djurdjura en Algérie par les terroristes du Jund-al-Khilifa. Ce groupuscule islamiste qui venait de prêter allégeance à l’Etat Islamique (Daesh) annonçait son meurtre, probablement perpétré pour prouver leur détermination à leurs mentors islamistes. Plusieurs hommages sont rendus à Hervé Gourdel ces prochains jours.

La crise des clandestins au centre de l’attention

18/09/2015 – MONDE (NOVOpress avec le Kiosque Courtois)

L’Allemagne, après avoir fait pression sur les Européens qui refusent la folie migratoire, fait marche arrière
Mardi, le ministre de l’Intérieur allemand a émis publiquement le souhait que l’Union européenne réduise les fonds structurels alloués aux pays refusant les quotas de clandestins.
Mais face à l’afflux continu de dizaines de milliers de clandestins, Angela Merkel a finalement décidé de réintroduire des contrôles aux frontières.

Cette mesure a été imitée quasi immédiatement par d’autres pays comme l’Autriche ou la République tchèque. L’armée a été appelée aux frontières pour aider la police
Cette décision remet en cause, de fait, le système de Schengen.
L’opinion allemande devient moins favorable à un accueil massif. Il faut dire que la situation devient ingérable. L’Allemagne a déjà accueilli 450 000 réfugiés, et Munich, entre autres, est submergée.
Bloqués à l’entrée de l’espace Schengen à la frontière serbo hongroise, par des barrières, les envahisseurs ont obtenu mercredi l’autorisation d’entrer en Croatie.
En quelques heures, 11 000 sont entrés en Croatie. Débordées par l’afflux, les autorités croates ont décidé, elles aussi, de fermer, jeudi, sept des huit passages frontaliers avec la Serbie.

Contrairement aux dirigeants et aux médias de l’oligarchie, les peuples européens ne sont pas unanimes pour accueillir ces populations
Jusqu’à samedi dernier, des manifestations favorables à l’accueil des clandestins ont eu lieu, notamment à Londres et à Copenhague.
Néanmoins, les pays d’Europe de l’Est marquent fortement leur refus de les accueillir. Plusieurs milliers de manifestants ont défilé à Prague, à Bratislava et à Varsovie contre l’invasion migratoire. Les Polonais, notamment, évoquent le danger de l’islamisation de l’Europe et du terrorisme.

Dans un article récent, le journaliste Alexandre Latsa relevait à juste titre le caractère organisé de ces cortèges
Les clandestins apparaissent propres et bien habillés, équipés de téléphones portables, de banderoles et même de mégaphones.
Difficile d’imaginer que ces mouvements de migration soient totalement spontanés…
La revue autrichienne Info Direkt, citant un agent du renseignement militaire autrichien, affirme que ces mouvements seraient en partie financés par des réseaux américains. S’agirait il d’un plan américain pour déstabiliser l’Europe ? C’est l’opinion exprimée mercredi par Sergueï Narychkine, président de la Douma russe, sans toutefois nommer expressément les États Unis.

Les médias du système poursuivent leurs manipulations, visant à culpabiliser les Européens pour imposer l’invasion
À la frontière hongroise, ils montrent systématiquement les rares femmes et enfants face aux forces de l’ordre, mais fort peu les 90 % d’hommes, qui forcent les barrages ou caillassent les forces de l’ordre…
La propagande avait commencé, le 2 septembre, en faisant tourner en boucle la photo du petit Aylan, échoué sur une plage, en Une des médias. Les Européens devraient se sentir coupables de ne pas ouvrir grand leurs portes.
Curieusement, ils n’ont pas montré les images d’enfants chrétiens martyrisés par les islamistes en Syrie !
De plus, nous avons découvert depuis que son père s’était installé en Turquie pour fuir la Syrie, il y a 3 ans. Il n’était donc plus réfugié, mais migrant économique. Par ailleurs, des témoignages indiquent qu’il serait un passeur dépendant à l’alcool.

Pour le président syrien Bachar Al Assad, l’Occident est coupable de dualité
En aidant d’une part la masse des migrants et d’autre part en alimentant la guerre qui cause la fuite de ces migrants. « C’est comme si l’Occident pleurait d’un œil sur les réfugiés et du second les visait avec une arme » a déclaré le président syrien aux journalistes russes qu’il a reçus mercredi.
Et il continue :

L’Occident (…) soutient les terroristes depuis le début de la crise et (fait porter la responsabilité de ce qui se passe) sur le régime ou sur le président syrien. »

Ce constat est confirmé, par exemple, par Mgr Sako, patriarche chaldéen de Bagdad.

Et quelle est la politique de la France ?
Samedi dernier, le ministre de l’Intérieur a promis, devant plusieurs centaines de maires, qu’il allouerait 1 000 € pour chaque réfugié accueilli dans leurs villes, jusqu’en 2017.
Les Français ont aussi découvert — miracle ! — qu’il existerait 77 000 logements sociaux, prétendument vacants, qui pourraient être attribués à des immigrés ayant obtenu le statut de « réfugiés ». Mais pas pour eux…

Au contraire, le vrai coût de l’accueil des réfugiés s’élève à deux milliards d’euros par an…
Selon la Cour des comptes. Ce coût élevé est notamment dû au fait que, malgré l’obligation de quitter le territoire, la majorité des déboutés du droit d’asile reste en situation irrégulière en France… tout en continuant de bénéficier de droits à la santé, à la scolarité et à l’hébergement.
Mais ce coût du droit d’asile devrait s’alourdir fortement, en 2015. Mercredi, Manuel Valls, a annoncé que 529 millions d’euros supplémentaires seront débloqués pour l’accueil des réfugiés et l’hébergement d’urgence.

Marine Le Pen a fait remarquer « qu’une fois de plus, les Français [sont les] derniers servis »
En réaction à cette politique de préférence étrangère, nos compatriotes sont 51 % à estimer que, je cite : « Le FN a raison de défendre une position ferme », selon un récent sondage OpinionWay. L’utilisation politique de la mort tragique du petit Alyan ne semble donc pas avoir produit les effets escomptés sur l’opinion publique.
Autre fait instructif, on y apprend que les électeurs des Républicains sont 66 % à penser de même.

Fidèle à ses habitudes, le gouvernement socialiste soutient au contraire une énième campagne de propagande dite antiraciste…
On ne sait pas si la dernière était terminée, mais une nouvelle campagne contre le racisme et l’antisémitisme est organisée par plusieurs associations antiracistes. Elle va bénéficier du label « grande cause nationale » a annoncé Matignon.
Une manière de contraindre les Français à avaler la pilule de l’afflux de clandestins et à faire taire les éventuelles oppositions ?

L’homme qui résume le mieux la situation est Philippe de Villiers
A l’occasion de la publication de son ouvrage : Le moment de dire ce que j’ai vu, il affirme :

Le désastre ne peut plus être maquillé. Partout, monte, chez les Français, le sentiment de dépossession. Nous sommes entrés dans le temps où l’imposture n’a plus ni ressource ni réserve. La classe politique va connaître le chaos. Il n’y a plus ni précaution à prendre ni personne à ménager. Il faut que les Français sachent.

Aider les chrétiens d’Orient : entretien avec Marc Fromager

18/09/2015 – MONDE (8443 Présent)
Fin août, le directeur de l’association Aide à l’Église en Détresse était en Syrie où guerre et reconstruction se côtoient.

— Quel était le but de ce voyage en Syrie ?
— J’accompagnais Mgr Rey qui est très sensible au sort des chrétiens d’Orient. Il voulait faire quelque chose de concret, aussi a-t-il décidé de jumeler son diocèse avec celui de Homs. Il s’est rendu sur place afin de rencontrer l’évêque et le clergé du diocèse, mais aussi de montrer aux chrétiens d’Orient que nous ne les oublions pas. Vous savez qu’un évêque qui se déplace est un signe fort. Nous voir sur place est encourageant pour ceux qui sont restés, parce qu’ils ont souvent l’impression d’être isolés, voire abandonnés.
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— Comment se déroule le quotidien là-bas ?
— Damas est plus ou moins à l’abri des combats. Mais le front avec l’État islamique demeure proche, il y a régulièrement des explosions. Pourtant la vie continue. Nous sommes allés à Yabroud, qui est une ville très ancienne. La ville était tombée aux mains des rebelles, comme Homs ou Maaloula. Mais maintenant que les villes sont à nouveau sous l’autorité de l’État syrien, la paix est revenue. La vie a repris et la ville est en pleine reconstruction.

— La Syrie est-elle complètement détruite ?
— Elle est en ruine dans certaines parties du pays. Mais pas partout. Là où l’État syrien a repris le contrôle, la reconstruction bat son plein. C’est très encourageant. Une partie des Syriens conserve encore un espoir de pouvoir rentrer chez eux. De fait, la vision que l’on a du pays est assez paradoxale. D’un côté, vous avez un pays en guerre, d’où les gens tentent de fuir – Alep est sous les bombes. De l’autre, vous passez dans des zones libérées où la vie reprend ses droits.

— Dans quel état d’esprit sont les Syriens ?
— Ils ne croient plus du tout en une intervention occidentale qui viendrait les aider. Ils ne veulent qu’une chose : que cette situation cesse. Nous avons constaté un changement d’état d’esprit depuis quelques mois : tout le monde se dit qu’il faut partir. Auparavant, ils avaient la volonté de rester, du moins d’aller dans les pays voisins afin de revenir dès que la situation se serait arrangée. Mais aujourd’hui, l’Europe envoie des signaux pour dire qu’ils sont les bienvenus. Ils ont l’impression que l’Occident est prêt à les recevoir tous. Or, ces signaux sont pour le moins surprenants : nous ne pouvons pas accueillir tout le Moyen-Orient. Ce feu vert donné est une invitation explicite à quitter leur pays. Ce n’est pas la meilleure solution pour reconstruire son pays. Mais vue de l’extérieur, l’Europe est un eldorado.

— La situation est-elle désespérée ?
— Si nos gouvernements avaient vraiment envie d’en finir avec l’État islamique, ils pourraient le faire très rapidement. Mais ils n’ont pas envie. Pourquoi ? Les causes sont multiples. Il y a le problème de la radicalisation, mais pas uniquement. La question des intérêts énergétiques joue un grand rôle. C’est ce que j’explique dans mon livre Guerres, pétrole et radicalisme. Malgré tout ce que nous disent les politiques et les médias, nous ne faisons pas le nécessaire pour combattre l’État islamique là-bas.

— Qui sont ces réfugiés qui arrivent sur nos côtes ?
— La plupart ont déjà quitté leurs pays depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, pour s’installer dans les pays limitrophes. Ils ne sont pas en danger de mort pour la plupart. Nous aurions donc tout intérêt à les aider à vivre dans les pays voisins en attendant que la guerre se termine chez eux.

— Que pensez-vous du discours que nos gouvernements dispensent aujourd’hui au sujet de l’arrivée de ces migrants ?
— On ne nous donne pas le droit de réfléchir. Même au sein de l’Église où certains ressortent sans cesse le même verset qui demande l’accueil de l’étranger. Verset qui est mal interprété. Le Christ n’a jamais demandé de succomber à la migration de masse. On ne peut pas se contenter de dire qu’il faut accueillir tout le monde. Il faut réfléchir à ce qui est en train de se produire. Il faut soigner les causes de la crise avant de s’attaquer aux effets.

Propos recueillis par Anne Isabeth

Bachar el-Assad : «Si vous vous inquiétez des réfugiés, arrêtez le soutien aux terroristes»

16/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Dans un long entretien accordé aux médias russes, le président syrien Bachar el-Assad donne une leçon de realpolitik à l’occident. L’occasion de revenir sur la situation dans la région et les prises de position de nos hommes politiques sur le sujet.

Certes, le régime de Bachar el Assad n’a rien de sympathique : c’est une dictature d’un modèle assez « traditionnel », qui a conduit son lot de guerres d’agression, de répression brutale et, à une époque, a soutenu des mouvements terroristes au Moyen-Orient.
C’est aussi un régime qui permet à ses ressortissants une certaine liberté, notamment religieuse, et qui assurait à son peuple un certain bien-être matériel avant le déclenchement de la guerre.
C’est surtout actuellement le seul rempart à l’État Islamique sur le terrain et à, ce titre, un acteur incontournable de la région.

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Paix en Syrie : une coopération avec la Russie ?

Un résistant syrien comme Laurent Fabius les affectionne

14/09/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La paix en Syrie suppose t elle une coopération avec la Russie ?
La question est suscitée par la déclaration du président de la CSU, le parti chrétien-démocrate allemand, dans l’hebdomadaire, Der Spiegel. L’homme politique allemand considère que « On ne saura pas contrôler la situation en Syrie sans coopération avec Poutine ». Cette déclaration est à l’encontre de la politique étrangère de l’Allemagne qui entend suivre la politique énoncée par Washington.

Quelle est la politique de Washington sur l’affaire de la Syrie ?
Depuis le début du conflit, Washington s’est affiché à la fois contre Bachar Al-Assad et contre l’État islamique. Dans ce schéma l’ennemi de mon ennemi n’est pas mon ami. Les Américains prétendent affaiblir les deux ennemis sans renforcer l’un au profit de l’autre. Depuis quelques mois des responsables américains se sont pourtant fait remarquer en appelant à un rapprochement avec le régime syrien légal pour lutter contre l’État islamique, sans effet pour l’instant. La France de son côté reste crispée dans son opposition au gouvernement de Bachar Al-Assad.

Quelle est la position de la Russie sur ce sujet ?
La position de la Russie est énoncée par le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov : lutter contre le terrorisme ce qui implique une coopération avec le gouvernement syrien. Le 11 septembre dernier, il a confié au journal Sputnik,

Aujourd’hui, mieux vaut tard que jamais, nous appelons les membres de la coalition à commencer à coopérer avec le gouvernement et l’armée syrienne. Si la priorité est la lutte contre le terrorisme, nous devons mettre de côté toutes les considérations conjoncturelles telles que le changement de régime en Syrie.

Cette position est aussi celle recommandée par Kader Abderrahim, chercheur associé à l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques : « Sans compromis politique entre les différents protagonistes de la guerre civile, pour combattre Daech, il n’y aura pas de stabilisation ni de retour à l’ordre institutionnel ».


Les Américains recherchent-ils un affrontement militaire avec les Russes en Syrie ?

Source : Europe Solidaire

Après avoir au début du mois paru se féliciter d’un engagement russe en faveur de Bashar al Assad, présenté comme pouvant participer à la coalition contre Daesh, les Américains semblent ces derniers jours avoir pris une position contraire.
Autrement dit, ils dénoncent à grand bruit les aides matérielles apportées par Moscou à Bashar, ainsi que les quelques centaines d’« instructeurs » les accompagnant. Moscou ne nie plus cette aide apportée à Damas, mais se refuse encore à parler d’un engagement de quelque importance de troupes à terre.

Peu importe d’ailleurs. Tout laisse penser que cet engagement russe se fera inévitablement. Voir Bashar renversé par Daesh serait pour Moscou un désastre, tactique, stratégique et politique. Ils seraient durablement évincés de la région. Ce serait d’ailleurs aussi un désastre pour le Moyen-Orient et même l’Europe, de plus en plus soumis aux assauts des djihadistes, contre lesquels Bashar est le dernier rempart.
Or Washington semble avoir compris qu’il avait là une carte à jouer dans la guerre qu’il mène contre les Russes, ouvertement en Ukraine, comme sur bien d’autres théâtres. Laisser les Russes conforter leur présence en Syrie, et corrélativement leur influence auprès de l’Iran et auprès d’autres États arabes, telle l’Arabie saoudite, serait un recul majeur pour les intérêts américains. Il faut donc faire le maximum pour éviter cela.

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Alain de Benoist sur Daech : « Les iconoclastes de Palmyre sont assurément des barbares, pas des idiots »

Source : Boulevard Voltaire

Dans le jeu éminemment complexe de Daech au Proche comme au Moyen-Orient, jusqu’où ces islamistes de combat peuvent-ils aller ? Mais pour commencer, cet « État islamiste » est-il vraiment un État ?

Alors qu’Al-Qaïda était entièrement déterritorialisée, Daech s’est aujourd’hui implanté sur un territoire grand comme la Grande-Bretagne, qui s’étend de Ramadi en Irak jusqu’à l’est de la Syrie. Ce territoire, doté d’une capitale de fait, Raqqa, est divisé en sept provinces dotées d’une administration locale, de services publics, d’une police et de tribunaux. Si l’on définit un État comme un « organe doté d’un pouvoir souverain s’exerçant sur un territoire et une population » (Frédéric Rouvillois), force est de constater qu’un an après la proclamation du califat, Daech est bel et bien en passe d’en devenir un. Il en est même d’ailleurs à battre monnaie.
L’État islamique représente cependant un phénomène jusqu’ici inédit. Bénéficiant du savoir stratégique de certains anciens chefs militaires irakiens de l’époque de Saddam Hussein, il a su jusqu’à présent recourir à la fois au terrorisme et aux méthodes de guerre conventionnelles. Il a attiré des dizaines de milliers de volontaires étrangers et s’est emparé des zones énergétiques du désert syrien.
Fait également nouveau : au lieu de dissimuler ses crimes de guerre, il leur assure la plus grande publicité, tant pour séduire ses sympathisants que pour jeter l’effroi chez ses ennemis. Tout cela est parfaitement mis en scène et très bien calculé. Les iconoclastes de Palmyre sont assurément des barbares, pas des idiots.

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Afrique, terre du “djihad” : l’analyse de Bernard Lugan [Présent 8197]

Afrique, terre du "djihad" : l’analyse de Bernard Lugan [Présent 8197]

26/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Bernard Lugan (photo) est l’un des meilleurs spécialistes français de l’Afrique. Il a réussi (non sans essuyer plusieurs procès et tentatives de censure) à concilier la fidélité à ses convictions avec une brillante carrière d’historien, de chercheur, d’auteur de très nombreux ouvrages spécialisés. Nommé expert par le Tribunal pénal international pour statuer sur les massacres du Rwanda, il enseigne également à l’Ecole de guerre, à Coëtquidan, et donne des conférences à l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) et au Centre des hautes études militaires (CHEM).

Propos recueillis par Caroline Parmentier


Que vous inspire l’engagement de la France par ses frappes aériennes contre l’Etat islamiste ?

Je ne suis pas spécialiste du Moyen-Orient et c’est pourquoi je me garderai bien de me prononcer sur le fond. Cependant, trois points doivent être soulignés :
1– Nous payons les conséquences de la destruction du régime de Saddam Hussein et de la déstabilisation de la Syrie.
2 – La guerre ne pourra être gagnée qu’au sol, car les islamistes vont se disperser parmi la population afin d’échapper aux frappes aériennes contre lesquelles ils ne peuvent pas lutter.
3 – Sans l’Iran, les Kurdes et le régime syrien, l’EIL ne pourra pas être vaincu.

Une du numéro 8197 de "Présent"
Une du numéro 8197 de “Présent”

L’Afrique est-elle devenue la terre du djihad ?

Elle l’est depuis le phénomène almoravide qui, au XIème siècle fut le premier djihad régional ; il eut deux directions, la vallée du fleuve Sénégal au sud et le Maroc au nord. L’une des forces de l’islamisme sahélien est qu’il s’agit d’une résurgence historique ramenant directement aux djihads des XVIIIème et XIXème siècles qui enflammèrent la totalité de la région depuis le Soudan à l’est jusqu’au Sénégal à l’ouest. L’islamisme sahélien d’aujourd’hui s’abreuve à cette « fontaine de rêve » fermée par la colonisation. Cette réalité inscrite dans la longue durée est difficilement perceptible par des observateurs ou des politiciens esclaves de l’immédiateté et de leur inculture.

Comment expliquez-vous la guerre du Mali et quelle est la situation actuelle ?

Quand le sage montre la lune, le sot regarde le doigt. En d’autres termes, l’islamisme n’est ici que la surinfection d’une plaie ouverte depuis la nuit des temps, bien avant l’islam, entre nordistes nomades (Touaregs ou Maures) et sudistes noirs sédentaires. Au Mali, les événements furent déclenchés par les Touaregs qui ne voulaient plus subir les exactions de l’armée de Bamako. D’une manière tout à fait opportuniste, les islamistes se greffèrent sur le mouvement et le coiffèrent. Puis, l’intervention française les ayant chassés, nous en sommes revenus au problème de départ qui est celui de la cohabitation entre nordistes et sudistes.

Comment analysez-vous la guerre que mène Boko Haram au Nigeria ?

Boko Haram est, selon moi, autant une manifestation identitaire nordiste qu’une affirmation religieuse. Il s’inscrit en effet très exactement dans la lignée des sultanats djihadistes nordistes, dont celui de Sokoto, ce dernier fondé par le djihad des Peuls mené par Ousmane dan Fodio à la fin du XVIIIème siècle. Boko Haram( s’explique d’abord parce que le pouvoir a basculé au Nigeria. Jusqu’à ces dernières années, les nordistes contrôlaient l’armée, donc l’Etat, ce qui leur permettait de piller les ressources pétrolières du sud. Or, aujourd’hui, ce sont les sudistes chrétiens qui sont à la fois au pouvoir et à la tête de l’armée. Ce renversement de situation est insupportable aux nordistes, comme j’ai pu le constater lors de mon dernier passage au Nigeria.

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Barack Obama lance une grande offensive contre l’Etat islamique en Irak comme en Syrie

[Editorial Novopress] Daesh ou Etat islamique ? Qu'importe, ils tuent bien au nom de l'islam ! par Fabrice Robert

11/09/2014 – WASHINGTON (via Bulletin de réinformation)
C’est dans un discours solennel, devant les chaînes de télévision américaines, que le président des Etats‑Unis a annoncé le déploiement d’une coalition internationale d’envergure pour combattre l’Etat islamique (drapeau en Une) qui sévit au Moyen‑Orient.

Une allocution d’autant plus solennelle que la date n’était pas choisie par hasard…

En effet, l’Amérique commémore aujourd’hui les attentats du 11 septembre, qui avaient entraîné l’Afghanistan puis l’Irak dans la guerre. Mais Barack Obama cherche avant tout à éviter le bourbier irakien dans lequel son prédécesseur George Bush avait enlisé l’armée américaine.

Sous l’égide de l’OTAN, cette coalition sera composée d’une quarantaine de pays pour, selon le président américain « Affaiblir et, au final, détruire le groupe terroriste ».

Mais les contours exacts de cette intervention restent flous…

Nous n’avons pas d’indication ni sur la durée, ni sur le coût de l’opération. On ne sait donc pas, combien de temps pourrait durer cette intervention (« un, deux ou trois ans » avait déclaré hier le secrétaire d’Etat américain John Kerry).

L’objectif des Etats‑Unis est d’intensifier les frappes aériennes qui étaient restées très limitées jusqu’à présent, mais également de reconstituer et d’entraîner l’armée irakienne démantelée par les troupes islamistes de l’EIIL.

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Chrétiens d’Irak : La valise ou le cercueil (Présent n° 8150)

Le bourreau de James Foley identifié : combien d’Abdel-Majed Abdel Bary outre-Manche ? (Présent n°8173)

23/07/2014 – BAGDAD (NOVOpress) – Dans un silence médiatique impressionnant, la vie des 3.000 derniers chrétiens de Mossoul tourne au calvaire.
Chassés de leurs maisons ou forcés à se convertir à l’islam, sinon c’est la mort : des milliers de chrétiens, laissant tout derrière eux, ont fui avec leur famille sous la menace de l’ultimatum des djihadistes prononcé vendredi, qui ont instauré un califat après s’être emparés de la ville le 10 juin dernier. Tous leurs biens et possessions seront bien sûr pillés. Ceux qui n’ont pas eu les moyens de partir sont parfois réfugiés chez des amis musulmans qui les cachent pour leur éviter d’être tués.

Chrétiens d’Irak : La valise ou le cercueil (Présent n° 8150)Mardi dernier les maisons des chrétiens ont été taguées de la lettre «N», comme nassarah (chrétiens) en forme d’ultime avertissement. Les notables ont été convoqués par les djihadistes à l’archevêché syriaque catholique pour leur expliquer les « nouvelles règles de vie ». Le soir même, des haut-parleurs, hissés sur des véhicules circulant dans les quartiers chrétiens, expliquaient ces « nouvelles règles de vie » :

«Devenez musulmans et sujets du califat, ou alors payez la jyziah (l’impôt que les mécréants doivent payer aux musulmans), ce qui n’empêchera pas les hommes de devoir combattre avec nous. Sinon, partez, sans emporter quoi que ce soit. Et si vous ne respectez aucune de ces conditions, entre vous et nous, il n’y aura que l’épée. »

Crime contre l’humanité

Le site Salon Beige rapporte que d’après le site chaldéen Ankawa (en arabe) le Dr Mahmoud al-Asali, professeur à l’université de Mossoul, a été assassiné par les jihadistes de l’E.I.I.L (drapeau en Une) pour avoir protesté contre l’exil forcé des chrétiens.

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Un responsable Unicef : une “épuration ethnique et religieuse” dans le Nord de l’Irak

Un responsable Unicef : une "épuration ethnique et religieuse" dans le Nord de l’Irak

02/07/2014 – ERBIL (NOVOpress via Agence Fides) – La vague de réfugiés qui fuient Qaraqosh et les autres villages chrétiens de la Plaine de Ninive sous la pression militaire des insurgés sunnites conduits par les islamistes de l’ État islamique en Irak et au Levant (EIIL) (drapeau en Une) a pris une tournure de catastrophe humanitaire. A Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, la situation critique a été affrontée avec des organismes d’intervention internationaux et des initiatives d’assistance mises en chantier par les communautés chrétiennes.

« Pour le moment – explique à l’Agence Fides le médecin Marzio Babille, originaire de Trieste (Ialie) et responsable de l’Unicef pour l’Irak « dans la seule ville d’Erbil au moins 8000 réfugiés provenant de la Plaine de Ninive ont trouvé refuge dans des bâtiments publics ou communautaires. Ils ont été répartis entre 19 points d’accueil, en bonne partie concentrés dans le quartier d’Ankawa, principalement habité par des chrétiens. Les premiers arrivés semblaient littéralement terrorisés, après que leur ville avait été assaillie à coups de mortier. En tant qu’Unicef, depuis le début de l’urgence, nous assurons la distribution de biens et de services de première nécessité et, en particulier, nous avons institué deux centres pour l’enfance, où notre personnel s’occupe quotidiennement de plus de 700 enfants, garçons et filles, âgés de moins de 7 ans ».

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“Il n’y a pas de vie sans le jihad”. L’EIIL recrute des musulmans vivant en occident

“Il n’y a pas de vie sans le jihad”. L'EIIL recrute des musulmans vivant en occident

22/06/2014 – LONDRES (NOVOpress) – “Il n’y a pas de vie sans le jihad” affirme une vidéo de propagande de l’EIIL (État islamique en Irak et au Levant) pour recruter des musulmans vivant en occident. Cette vidéo est apparue jeudi sur internet via un réseau social.

Les déclarations sont faites en anglais par des hommes qui disent être des combattants “anglais” et “australiens”.

La chaine de télévision i24News a indiqué que l’un des djihadistes qui s’exprime a été identifié comme étant Nasser Muthanna, 20 ans, originaire de Cardiff, en Angleterre. Son père, Ahmed Muthanna, a déclaré à la chaine de télévision britannique ITV que Nasser avait récemment été accepté dans plusieurs universités anglaises pour étudier la médecine, mais au lieu de commencer ses études, il est parti se battre avec EIIL accompagné par son frère de 17 ans

http://youtu.be/ElhhPDfInYM