Syrie : le site de Palmyre à la merci des djihadistes

23/05/2015 – SYRIE (NOVOpress avec le Bulletin de Réinformation)
L’Etat islamique progresse sur le front syrien

Jusqu’alors l’armée syrienne avait réussi à repousser Daech de la ville antique de Palmyre. jeudi, les djihadistes en ont pris possession. Cette ancienne oasis est célèbre pour son site archéologique, classé au patrimoine mondial de l’Unesco

Le saccage de ce site exceptionnel est donc à craindre
On se souvient de l’EI détruisant des statues antiques du musée de Mossoul en février dernier. Aux explosifs ou à la massue, les djihadistes s’attaquent aux sites historiques. Ils sont en cela fidèles au prophète Mohammed. Un peu d’histoire… En 622, Mahomet, fuyant La Mecque, s’empare de Médine, contraint à l’exil deux des trois tribus juives de la ville et fait égorger les 900 hommes de la troisième, réduisant les femmes en esclavage. En 628, c’est en conquérant qu’à la tête d’une armée de 2000 hommes, Mahomet revient à la Mecque, s’empare de la Ka’ba et procède à la destruction des idoles, des bas reliefs et des fresques, faisant ainsi méticuleusement disparaître tout le passé antéislamique de la ville. Mahomet, le « beau modèle », est donc en cela parfaitement imité par ses actuels zélateurs.

Le site plurimillénaire de Palmyre est un mélange d’influences perses et gréco romaines
La directrice générale de l’UNESCO l’a qualifié de « plus important foyer culturel du monde antique ». C’est donc la longue mémoire de l’humanité que de pieux musulmans s’apprêtent à passer au bulldozer.

Palmyre est aussi un enjeu stratégique
Palmyre est en effet située au centre de la Syrie. Daech contrôle à présent 50 % du territoire syrien, et la quasi totalité des camps pétroliers et gaziers du pays. Palmyre pourrait par ailleurs servir à créer la jonction avec l’Irak où l’EI progresse également. La ville de Ramadi dans l’ouest irakien est en effet tombée cette semaine entre les mains des djihadistes, provoquant au passage le massacre de plus de 500 personnes.

Quelles sont les réactions ?
Quelques voix s’élèvent, appelant à défendre la « perle du désert syrien », et selon le mot de Jack Lang, à « massacrer les massacreurs ». Une indignation qui semble pour l’instant parfaitement stérile. Hier, l’EI s’est emparé du dernier point de passage Syrie Irak qui était encore aux mains de l’armée régulière syrienne. Alors que Bachar est le seul sur le terrain à pouvoir faire face aux islamistes, les chancelleries temporisent, attendant sans doute la catastrophe finale.

Crédit photo : capture d’écran d’images amateur montrant les troupes de lEI entrant dans Palmyre, diffusées par lemonde.fr



Les images de l'Etat islamique dans Palmyre, en… par lemondefr


La Turquie, alliée de l’État Islamique, pas de l’occident

Recep Tayyip Erdoğan

Source : Boulevard Voltaire
Qui croit encore que la Turquie est alliée de l’occident ? Entre réislamisation du pays et tropisme géopolitique et historique anti-chiite, le pays soutient de plus en plus ouvertement nos ennemis de l’État Islamique.

Les combattants envoyés et les armes livrées par le Hezbollah libanais, l’Iran et la Russie n’étaient pas pour rien dans la résistance opiniâtre opposée par le régime de Bachar el-Assad à la subversion et dans les quelques succès qu’il avait remportés sur le terrain à la fin de l’année dernière.
Les revers qu’accumulent le régime de Bachar el-Assad depuis quelques semaines doivent moins à l’afflux des djihadistes venus de toute l’Europe et du Moyen-Orient qu’à l’appui financier, matériel et militaire qu’apportent aux insurgés de généreux et discrets donateurs étrangers.

Si la province d’Idleb, dont Damas avait prématurément annoncé la reconquête, lui échappe aujourd’hui en grande partie, si le réduit alaouite lui-même, autour de Tartous et de Lattaquié, semble désormais menacé, la proximité de ces deux zones avec la Turquie de M. Erdoğan n’y est pas pour rien.

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L’avocat des djihadistes : ils partent en Syrie pour des raisons d’épanouissement

Le français Raphael Gendron converti et radicalisé

14/05/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation)

L’avocat des 306 djihadistes recherchés par les autorités françaises, Me Floriant Lastelle, a déclaré : « Il ne s’agit pas de 306 djihadistes, mais de 306 personnes en lien avec la Syrie ou l’Irak, mais absolument pas avec le djihad de manière automatique. Elles ne partent pas forcément dans un cadre négatif. C’est parfois le cas et c’est pour cela qu’elles sont interpellées puis condamnées.

Mais il faut rappeler que de temps en temps, des individus partent en Syrie ou en Irak pour des raisons d’épanouissement, de pensées, mais pas pour des raisons violentes ».

Il est vrai que l’État islamique a récemment annoncé la réouverture à Mossoul d’un hôtel de luxe.


Après le blog « Vengeance », les hackers de l’État islamique sévissent

Après le blog « Vengeance », les hackers de l’État islamique sévissent

Source : Boulevard Voltaire – Après le blog « Vengeance », les hackers de l’État islamique sévissent
La « Division des hackers de l’État islamique » a mis en ligne les noms et adresses de membres de l’armée américaine, accompagnés de photographies.

Récemment, nous évoquions dans ces colonnes le sordide blog Vengeance tenu par les nervis de la gauche radicale. Sur ce site Internet se trouvaient des photos de policiers et de leurs familles (dont des enfants en bas âge), accompagnées de commentaires incitant à la violence. Curieusement, ce site para-terroriste n’avait suscité que peu de commentaires de la part des « forces républicaines », lesquelles sont plus promptes à attaquer tout azimut le Front national…

Aujourd’hui, nous apprenons avec effroi que l’État islamique a utilisé une méthode similaire pour menacer des militaires américains. La « Division des hackers de l’État islamique » a mis en ligne les noms et adresses de membres de l’armée américaine, accompagnés de photographies. La méthode ressemble à s’y méprendre à celle employée par les « antifas » français, mais passons.

Le groupe d’informaticiens islamo-djihadiste a appelé aux meurtres de ces soldats : « Grâce à l’énorme quantité de données que nous avons obtenues de différents serveurs et bases de données, nous avons décidé de communiquer 100 adresses afin que nos frères résidant en Amérique puissent s’occuper de vous… » Puis, dans un second temps : « Maintenant que nous vous avons facilité la tâche en vous donnant les adresses, tout ce que vous avez à faire est de franchir le dernier pas, alors qu’est-ce que vous attendez ? »

Le danger posé par les supplétifs des forces de la mort est aujourd’hui à son maximum, en France comme dans le reste de l’Europe, aux États-Unis et, bien entendu, dans l’ensemble du Moyen-Orient. Pour lutter contre les forces militaires conventionnelles susceptibles de les surpasser, les islamistes ont imaginé une nouvelle tactique : menacer directement les soldats et leurs familles qui, ainsi, pourraient refuser d’aller combattre dans ces zones. Pour ce faire, ils s’appuient sur la diaspora islamiste en Europe et aux États-Unis, mais aussi sur les convertis et reconvertis à leur cause.

Ces éléments doivent nous inciter à la plus grande vigilance, a fortiori après les tueries de janvier et les attentats commis par des « déséquilibrés » en décembre. On estime que 10.000 djihadistes « français » seront présents dans l’État islamique au mois de décembre 2015 : il ne faut surtout pas les laisser revenir sur le territoire national.

Autre source d’inquiétude : les djihadistes semblent avoir recruté un personnel hautement qualifié pour les futures « cyber-batailles ». La NSA (National Security Agency) indiquait, il y a quelques semaines, que le prochain Pearl Harbor serait probablement cybernétique.

Ce nouveau champ de bataille dématérialisé apparaît désormais comme vital, et peut-être devrions-nous engager une réflexion stratégique quant à l’opportunité de créer un quatrième corps d’armée dont l’unique objet serait de lutter sur le terrain informatique.

Pour autant, la lutte nécessaire et légitime contre le terrorisme ne doit pas nous amener à prôner une politique restrictive des libertés numériques qui serait totalement contre-productive. Ne répondons pas à ces monstres par l’hystérie et la peur, mais par la fermeté et la discipline collective, déterminés à protéger notre mode de vie et nos libertés contre les intrusions des « antifas » ou de l’État islamique.
Crédit photo : zodman via Flickr (cc)

Gabriel Robin

Le demi-frère de Merah combat dans les rangs de l’État islamique

11/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Dans la famille terroriste Merah, après le tristement célèbre frère Mohamed, la sœur Souad qui fait du tourisme islamique grâce à la CAF, je demande : le demi-frère Sabri Essid.

Celui-ci est une haute figure du salafisme toulousain. Membre influent du radical groupe d’Artigat basé en Ariège, il avait écopé d’une peine de 4 ans alors qu’il tentait de rejoindre l’Irak.

L’islamiste était devenu ensuite grutier à Toulouse avant d’échapper à la vigilance des services de renseignement pour rejoindre la Syrie et intégrer l’EI.

Par le mariage religieux de son père avec la mère de Mohamed Mérah, c’était son demi-frère. Ils étaient proches au point que c’est Sabri Essid qui avait organisé les obsèques du tueur de Toulouse et de Montauban. Il est resté en contact ensuite avec la soeur Souad.

Sabri Essid vient d’être identifié dans une vidéo EI pendant l’exécution par un enfant d’un Arabe israélien supposé être un espion.


Amédy Coulibaly explique ses actes et prête allégeance à l’Etat islamique [Vidéo]

Amédy Coulibaly explique ses actes et prête allégeance à l'Etat islamique [Vidéo]

11/01/2015 – PARIS (NOVOpress)
Dans une vidéo qui prouve qu’il bénéficiait de complicités, Amédy Coulibaly explique ses actes, et revient sur l’attaque meurtrière de Charlie Hebdo par les frères Kouachi. Dans cette vidéo, Amédy Coulibaly prête également allégeance à l’Etat islamique.

Peter Kassig, le nouvel otage américain décapité par l’État islamique

Peter Kassig, le nouvel otage américain décapité par l'État islamique

17/11/2014- PARIS (NOVOpress)
L’Etat islamique a revendiqué dimanche l’exécution de l’otage américain Peter Kassig, 26 ans. Cet ancien soldat, enlevé en Syrie le 1er octobre 2013, avait fondé une organisation humanitaire et s’était converti à l’islam. Portrait.

Ci -dessous la vidéo dans laquelle l’Etat islamique (EI) revendique la décapitation de Peter Kassig et la décapitation de masse de soldats syriens. Ne la regardez que si vous êtes d’accord pour voir l’abominable.

Immigration-invasion et islamo-terrorisme : le conflit syrien s’exporte en Allemagne (Présent 8206)

Immigration-invasion et islamo-terrorisme : le conflit syrien s’exporte en Allemagne (Présent 8206)

09/10/2014- HAMBOURG (NOVOpress)
Annoncée depuis longtemps déjà par tous les observateurs lucides et hautement redoutée par les chefs d’Etats européens, l’exportation du conflit syro-irakien dans une Europe submergée par l’immigration, en voie d’islamisation et minée par le communautarisme, a commencé cette semaine en Allemagne, où plus d’une vingtaine de personnes ont été blessées lors de heurts très violents entre Kurdes et musulmans. Des affrontements qui, selon toute logique, pourraient bien se produire également dans notre pays prochainement, malgré le discours lénifiant tenu par les autorités françaises.

Bombe à retardement

Une du numéro 8206 de "Présent"
Une du numéro 8206 de “Présent”

Entre ses 2,5 millions de musulmans, pour la plupart d’origine turque, son million de Kurdes, ses 3.000 mosquées, ses quelque 400 djihadistes, sa « police de la charia » arpentant les rues de Wuppertal ou encore son imam de Berlin appelant publiquement à « exterminer les Juifs sionistes jusqu’au dernier », l’Allemagne, véritable bombe à retardement, ne pouvait bien sûr échapper à cette contamination, dont nous avions eu un avant-goût lors des violentes manifestations pro-palestiniennes du mois de juillet.

Aussi personne ne s’étonnera que, dans la nuit de mardi à mercredi, des affrontements aient eu lieu à Hambourg ou encore à Celle. Dans la grande ville portuaire du nord, qui compte des quartiers entièrement islamisés mais où vivent aussi quelque 35.000 Kurdes, les heurts se sont produits après une manifestation organisée contre les massacres perpétrés par l’EI dans la ville syrienne de Kobané et ont opposé plusieurs centaines de manifestants kurdes et de militants islamistes, armés de bâtons, d’armes blanches de toutes sortes et même, selon un témoin, d’une « broche de kebab » ! Des affrontements qui ont fait près d’une quinzaine de blessés, dont quatre grièvement, et causé d’énormes dégâts matériels.

A Celle, au nord-est de Hanovre, ce sont des prédicateurs musulmans qui ont carrément appelé, via les réseaux sociaux, leurs coreligionnaires à descendre dans la rue pour en découdre avec les membres de la communauté yazidi, très présente dans cette région, et s’en prendre par la même occasion à la police locale. Des heurts qui ont fait une dizaine de blessés, dont quatre au sein des forces de l’ordre.

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Afrique, terre du “djihad” : l’analyse de Bernard Lugan [Présent 8197]

Afrique, terre du "djihad" : l’analyse de Bernard Lugan [Présent 8197]

26/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Bernard Lugan (photo) est l’un des meilleurs spécialistes français de l’Afrique. Il a réussi (non sans essuyer plusieurs procès et tentatives de censure) à concilier la fidélité à ses convictions avec une brillante carrière d’historien, de chercheur, d’auteur de très nombreux ouvrages spécialisés. Nommé expert par le Tribunal pénal international pour statuer sur les massacres du Rwanda, il enseigne également à l’Ecole de guerre, à Coëtquidan, et donne des conférences à l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) et au Centre des hautes études militaires (CHEM).

Propos recueillis par Caroline Parmentier


Que vous inspire l’engagement de la France par ses frappes aériennes contre l’Etat islamiste ?

Je ne suis pas spécialiste du Moyen-Orient et c’est pourquoi je me garderai bien de me prononcer sur le fond. Cependant, trois points doivent être soulignés :
1– Nous payons les conséquences de la destruction du régime de Saddam Hussein et de la déstabilisation de la Syrie.
2 – La guerre ne pourra être gagnée qu’au sol, car les islamistes vont se disperser parmi la population afin d’échapper aux frappes aériennes contre lesquelles ils ne peuvent pas lutter.
3 – Sans l’Iran, les Kurdes et le régime syrien, l’EIL ne pourra pas être vaincu.

Une du numéro 8197 de "Présent"
Une du numéro 8197 de “Présent”

L’Afrique est-elle devenue la terre du djihad ?

Elle l’est depuis le phénomène almoravide qui, au XIème siècle fut le premier djihad régional ; il eut deux directions, la vallée du fleuve Sénégal au sud et le Maroc au nord. L’une des forces de l’islamisme sahélien est qu’il s’agit d’une résurgence historique ramenant directement aux djihads des XVIIIème et XIXème siècles qui enflammèrent la totalité de la région depuis le Soudan à l’est jusqu’au Sénégal à l’ouest. L’islamisme sahélien d’aujourd’hui s’abreuve à cette « fontaine de rêve » fermée par la colonisation. Cette réalité inscrite dans la longue durée est difficilement perceptible par des observateurs ou des politiciens esclaves de l’immédiateté et de leur inculture.

Comment expliquez-vous la guerre du Mali et quelle est la situation actuelle ?

Quand le sage montre la lune, le sot regarde le doigt. En d’autres termes, l’islamisme n’est ici que la surinfection d’une plaie ouverte depuis la nuit des temps, bien avant l’islam, entre nordistes nomades (Touaregs ou Maures) et sudistes noirs sédentaires. Au Mali, les événements furent déclenchés par les Touaregs qui ne voulaient plus subir les exactions de l’armée de Bamako. D’une manière tout à fait opportuniste, les islamistes se greffèrent sur le mouvement et le coiffèrent. Puis, l’intervention française les ayant chassés, nous en sommes revenus au problème de départ qui est celui de la cohabitation entre nordistes et sudistes.

Comment analysez-vous la guerre que mène Boko Haram au Nigeria ?

Boko Haram est, selon moi, autant une manifestation identitaire nordiste qu’une affirmation religieuse. Il s’inscrit en effet très exactement dans la lignée des sultanats djihadistes nordistes, dont celui de Sokoto, ce dernier fondé par le djihad des Peuls mené par Ousmane dan Fodio à la fin du XVIIIème siècle. Boko Haram( s’explique d’abord parce que le pouvoir a basculé au Nigeria. Jusqu’à ces dernières années, les nordistes contrôlaient l’armée, donc l’Etat, ce qui leur permettait de piller les ressources pétrolières du sud. Or, aujourd’hui, ce sont les sudistes chrétiens qui sont à la fois au pouvoir et à la tête de l’armée. Ce renversement de situation est insupportable aux nordistes, comme j’ai pu le constater lors de mon dernier passage au Nigeria.

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